11 février 2014

Marry Me [Pilot Script]

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MARRY ME

Comédie (single-camera) // 22 minutes

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Ecrit par David Caspe (Happy Endings). Réalisé par Seth Gordon (The Goldbergs). Pour NBC, Sony Pictures Television & FanFare Productions. 36 pages.

Ensemble depuis six ans, Annie et Jake ne vivent toujours pas ensemble. Elle attend désespérément qu’il la demande en mariage. Le jour où il se lance enfin, rien ne se passe comme prévu. Et si ces ratés successifs étaient le signe qu’ils ne sont pas faits pour être en couple ? Le cap des 7 ans s’annonce difficile, mais ils sont prêts à mettre toute la bonne volonté du monde pour le passer, en commençant par se fiancer… 

Avec Casey Wilson (Happy Endings), Ken Marino (Party Down, Veronice Mars, Dawson)... (casting en cours)

 

   Cette saison, l’une des grosses tendances côté comédies, c’est le retour des couples ! On se demande d’ailleurs un peu d’où ça vient. Aucune comédie récente n’a particulièrement brillé dans ce domaine. Ma théorie, c’est qu’après les comédies familiales en tous genres -The Goldbergs, Trophy Wife et Mom sont trois belles réussites récentes dans le domaine-, après la vague des comédies de potes pour la plupart ratées il y a quelques années (Mixed Signals, Perfect Couples, Friends with benefits, 100 Questions, et autres oubliées) et après les comédies de bureau au succès plus critique que public (The Office, Parks And Rec, Brooklyn 99, The Crazy Ones) les scénaristes n’ont plus eu d’autres choix que de se tourner, à nouveau, vers la comédie romantique. Le modèle du genre est et restera Dingue de toi, partie depuis bien longtemps déjà. Il sera donc intéressant de voir combien de ces projets se démarqueront le plus sur le papier et combien transformeront l’essai. Marry Me a un avantage considérable : elle est écrite par le créateur de Happy Endings, une comédie de potes qui fonctionnait à merveille grâce à l’alchimie de la distribution et les trois paires de personnages : les hilarants Jane et Brad; les attachants Dave et Alex; et les drôlissimes BFF Penny & Max. Ce qui en a fait un digne héritier de Friends, toutes proportions gardées bien entendu.

   Là où Happy Endings commençait par un classique plantage à l'autel suffisamment bien amené pour ne pas sentir totalement le réchauffé, Marry Me fait quelques pas en arrière et débute par l’habituelle demande en mariage. Sauf qu’elle est totalement inhabituelle dans le sens où elle est complètement ratée, catastrophique même ! Pourquoi ? Parce que l’héroïne, Annie, est une hystérique. Vous voyez Penny ? En comparaison, elle passerait presque pour une fille pas très bavarde et plutôt saine d’esprit ! Je suis désolé de le dire mais Annie m’a gonflé. Dès le pilote. C’est un exploit. Et il se trouve qu’elle va être interprétée par… Casey Wilson ! Celle qui incarnait Penny donc. Et il n’y a pas de hasard là-dedans : Casey Wilson est la femme de David Caspe, le créateur. Bref, je ne sais pas s’il y a une part autobiographique dans Marry Me, mais j’espère vraiment pour eux que non. Ce serait très effrayant. J’adore Casey Wilson, mais elle est toujours à deux doigts d’en faire trop. Et ici, je ne vois pas comment elle pourrait ne pas dépasser les limites. On peut éventuellement miser sur sa douceur pour arrondir les angles. Ce qui est également très embêtant, c’est que Jake, le numéro 2 du couple, n’est pas un partenaire à sa hauteur (et soit dit en passant, je suis tout sauf fan de Ken Marino). Il est un peu mou, super victime, il évoluera peut-être dans le bon sens mais en l’état le personnage ne tient pas totalement la route. Tout le pilote consiste à refaire la demande en mariage, histoire de la réussir et n’en garder qu’un merveilleux souvenir, mais à chaque fois l’entreprise échoue car Annie fait n’importe quoi. C’est amusant la première fois, un peu la deuxième, moins la troisième. Je me suis senti plus embarrassé pour eux qu’autre chose au bout du compte. Et ce n’est pas un sentiment que j’apprécie devant une comédie. L’embarras, on ne sait jamais quoi en faire.

   On ne peut pas vraiment dire que la série se rattrape sur les personnages secondaires. La meilleure amie d’Annie, Dennah, est le prototype de la fille « libre » qui refuse l’idée même de l’engagement ; et le meilleur ami de Jake, Gil, est un jeune divorcé qui ne veut plus entendre parler d’engagement non plus. Même si l’auteur ne souligne pas avec un gros trait que ces deux-là vont finir ensemble un jour ou l’autre, on comprend bien que c’est l’objectif. La bonne idée un peu originale c’est qu’Annie a deux papas gays, qui s’appellent tous les deux Kevin. Les petites vannes qu’ils se balancent sont piquantes. C’est peut-être finalement ce que la série a de mieux à nous offrir. Je ne peux pas dire que les répliques ne m’ont pas plu dans l’ensemble puisque c’est du Happy Endings tout craché, donc j’ai adoré 90% du temps. Mais il est certain que sur le papier, sans les mimiques, la complicité et les mots prononcés n’importe comment, on rit moins.

   Marry Me me donne vraiment l’impression d’un copier-coller de Happy Endings recentré sur seulement deux personnages. Un peu comme si Penny sortait avec Dave. Si la série peut nous consoler de l’absence de la petite bande de Chicago alors je ne dis pas non, encore faut-il que la magie soit de nouveau au rendez-vous. A première vue, ce n’est pas gagné. Et sur le longueur, je ne vois pas bien ce qu’elle pourra nous offrir de neuf, semaine après semaine…

 

NEXT : A TO Z, ELLEN MORE OR LESS, DAMAGED GOODS, FITH WHEEL, GOOD SESSIONS, FRESH OFF THE BOAT, LIFESAVER, OLD SOUL, ONE BIG HAPPY, LOVE IS RELATIVE, MISSION CONTROL, SELFIE, SOBER COMPANION, THE MASON TWINS, THE MISTAKE, THE MONEY PIT, THE PRO, TOOKEN, TWO TO GO, CABOT COLLEGE, UNTITLED BRIAN GALLIVAN PROJECT, COSMOPOLITAN, CUZ-BROS, MY THOUGHTS EXACTLY...

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13 octobre 2009

Private Practice [3x 02]

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The Way We Were // 9 5oo ooo tlsp.

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   Il va falloir que l'on m'explique quelque chose : pourquoi aucun directeur de casting n'offre à l'excellente Kellie Martin un rôle à la hauteur de son talent ? Elle était très bien dans Grey's Anatomy l'année dernière, elle était très bien aussi dans cet épisode de Private Practice mais ne mérite-t-elle pas mieux qu'un simple second rôle ? Depuis son départ d'Urgences (Lucy, ah Lucy...), elle ne fait que des téléfilms sans intérêt et des apparitions discrétes dans de grosses séries et c'est bien triste. Qui sait, c'est peut-être un choix ? En attendant, l'intrigue médicale qui lui a été confiée, à elle et à Ken Marino qui joue ici son mari, partait mal. Encore une femme battue ? Heureusement, très vite, les choses prennent une tournure suprenante. C'est la petite fille du couple qui a poignardé son père ! Il y a évidemment une explication logique et médicale à cela et c'est presque décevant. Il y a eu pire intrigue médicale dans la série ceci dit. Ca passe.

   Définitivement, Addison est devenue l'ombre de son ombre. On la voit peu, voire même moins que certains personnages secondaires, et il ne lui arrive rien de spécial en dehors de ses interventions médicales. Son affaire avec Noah qui occupait une partie du Season Finale est effacée en quelques mots : elle lui a dit de retourner vers sa femme, il l'a fait. Ca la fait souffrir. Point à la ligne. C'est un peu facile. Josh Hopkins aurait bien pu revenir le temps d'un épisode histoire de conclure cette storyline mieux que ça. Puis ce n'est pas sa présence énorme dans Cougar Town qui l'en empêche franchement... Vivement qu'Addison se trouve un autre mec, ou une intrigue digne de ce nom, la série est quand même bâtie autour d'elle à la base. Du coup, j'ai l'impression, comme à l'épisode précédent, qu'il manque quelque chose. Et ce quelque chose c'est la fraîcheur et l'alliance de la force et de la fragilité d'Addison.

   Violet et Pete sont toujours au centre de toutes les attentions, à la fois celles des scénaristes et des personnages. Violet n'arrive pas à aimer son enfant et s'en occuper dignement. Au point qu'elle le confie à Pete. Cette scène était terrible et émouvante mais il y a un problème, un truc vraiment pas crédible : Pete n'est peut-être pas le père de l'enfant ! A partir de ce moment-là, pourquoi Violet le lui confit ? Elle pourrait se décider d'abord à faire le fameux test de paternité, non ? A moins que ça ne soit prévu que pour la saison prochaine... Les quelques interventions de Sheldon assurent la partie comique de l'épisode, ainsi que les allers-retours de Violet dans son placard. On notera que c'est à partir de l'intervention de Charlotte que tout devient plus digeste. Elle a le don pour mettre à l'aise à sa façon ! A part ça, je n'ai pas grand chose à dire sur les tensions entre Addison et Naomi (et Sam, plus timidement), si ce n'est que c'était prévisible et que c'est traité de manière peu surprenante. Je ne sais pas où l'on va avec cette intrigue mais il n'y a rien de prometteur, rien du tout.

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// Bilan // Private Practice n'est toujours pas au top de sa forme en ce début de saison et manque sérieusement de légéreté. Un cap à passer suite au Season Finale ? Qu'il passe vite alors !   

30 mars 2009

Party Down [Pilot]

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Willow Canyon Homeowner’s Annual Party //

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What About ?

Les déboires d'un groupe de six amis trentenaires qui ont toujours rêvé d'accéder au rêve Hollywoodien sans jamais y parvenir et qui doivent faire face à la dure réalité. Afin de gagner leurs vies, ils décident de se lancer dans le business de la restauration en tant que traiteurs. (AlloCiné)

Who's Who ?

Un casting bien fourni pour cette comédie puisque l'on y retrouve plusieurs anciens de Veronica Mars : Ken Marino, ex-Vinnie Van Lowe qui devient ici Ron Donald, le petit chef de la bande; Ryan Hansen, ex-Dick Casablancas qui interpréte ici le petit jeune de la bande; et des apparitions en guests (car il y en a dans chaque épisode) de Enrico Colantoni, ex-Keith Mars, dans le pilote, Jason Dohring, ex-Logan Echolls, et pas moins que Kristen Bell, LA Veronica, dans le season finale. Rien de plus logique, Party Down est une création de Rob Thomas ! Parmi les réguliers, on retrouve également Lizzy Caplan (The Class, Cloverfield, True Blood), Adam Scott (Tell Me You Love Me) et Jane Lynch, bientôt dans Glee ! Y'a pas à tortiller du *** pour ***** droit, ce casting est solide !   

So What ?

De bons acteurs, c'est bien. Mais de bons personnages, c'est encore mieux. C'est même indispensable. Et c'est ce dont manque cruellement Party Down. C'est en tous cas l'impression que laisse ce pilote. Il y a d'un coté ceux qui agacent tout de suite : Ron Donald, juste insupportable, il parle tout le temps et la moitié de ses vannes tombent à plat; et Kyle Bradway (Ryan Hansen), qui est trop idiot pour être attachant. Il y a de l'autre coté des personnages a priori sans saveur aucune : Casey Klein (Lizzy Caplan) qui manque clairement de mordant, Henry Pollard (Adam Scott) qui est simplement transparent et Roman DeBeers (Martin Starr), juste pas drôle. Heureusement, les personnages secondaires de cet épisode valent le détour ! Le concept de la série est simple : un épisode = une soirée/fête. Ce qui veut forcément dire que selon le contexte, les épisodes seront plus ou moins réussis. Peut-être qu'il aurait fallu taper un peu plus fort pour le pilote que de se contenter d'une party bourgeoise de quartier. Ce n'est pas très original et terriblement convenu. Dans l'ensemble, ce n'est pas drôle, malgré quelques gags sympas. Puis aligner les "fuck" ne suffit plus. On a compris que le câble était un bel espace de liberté depuis le temps, ce serait bien de le prouver en passant par autre chose que les gros mots. Ou alors il faudait les varier davantage ! Le signe qui ne trompe jamais : j'ai passé mon temps à regarder ma montre. Je me suis ennuyé. Manque de rythme et d'énergie ! Bref, je n'ai pas envie d'en voir plus mais je laisserai quand même une seconde chance à la série car elle possède un certain potentiel. 


// Bonus // L'épisode dans son intégralité est dispo sur YouTube, profitez-en pour vous faire votre avis !

16 mars 2009

The United States Of Tara [1x o9]

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Possibilty //

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   Yepa ! Marshall et son pote sont enfin passés à la vitesse supérieur. C'était criant de réalisme. L'impression d'avoir déjà vécu cette scène. Bon, en fait, c'était pas une impression. On ne sait pas bien ce qu'il se passe dans la tête de Jason. Ce baiser lui a-t-il plu ? Ca l'a visiblement déboussolé mais ça ne lui a pas forcément déplu. Et puis personne ne l'obligeait à rendre à Marshall son premier baiser. On a un peu de peine pour Marshall quand même. En tous cas, il a beaucoup de chance. Il a des parents formidables qui l'accepte comme il est, son père notamment. Y'a-t-il beaucoup de pères qui sont si à l'aise avec l'homosexualité de leur fils ? Je ne crois pas. La petite discussion entre Marshall et Charmaine était très drôle dans son genre. Cette fille m'éclate.

   Une grande partie de l'épisode est consacrée à un petit road-trip entre mère et fille. C'est agréable de découvrir Kate et Tara dans un autre environnement et avec d'autres gens. En l'occurence, on a droit à deux guests : Ryan Eggold, le seul acteur de Dirt et de 90210 qui aurait presque pu me donner envie de rester, et Ken Marino, le Vinnie Van Lowe de Veronica Mars. Je n'en suis pas spécialement fan mais il joue bien le dragueur looser. Les conversations entre Tara et sa fille sont intéressantes et l'arrivée de T. bouscule un peu tout ça pour notre plus grand bonheur ! Ce n'est pas mon alter préféré mais Toni Collette joue vraiment super bien la chaudasse vulgaire (car il y a des chaudasses pas vulgaires mais c'est un autre sujet ...). Finalement, le seul point légérement négatif de l'épisode, c'est les recherches de Max qui se poursuivent. Je sais bien qu'il veut l'aider mais il devient plus lourd qu'autre chose. Qu'il la laisse comprendre les choses par elle-même...


// Bilan // En fait, une vraie bonne dramédie, c'est ça, c'est Tara.