16 mars 2012

Avant-première: Missing [Pilot]

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Pilot // Article publié à l'origine le 14 Octobre 2011

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What About ?

 Une ancienne agent de la CIA dont la vie a été bouleversée par un événement tragique voit le sort la frapper à nouveau dix ans plus tard lorsque son fils disparait dans d'étranges circonstances alors qu'il suit des études à Rome. Commence alors pour elle une course contre la montre dangereuse à travers l'Europe...

Who's Who ?

 Créée par Gregory Poirier (Benjamin Gates, Fausses Rumeurs...) et produite par Gina Matthews (Jake 2.0., The Gates). Avec Ashley Judd (Heat, Le Collectionneur, Double Jeu...), Cliff Curtis (Die Hard 4, Les rois du désert, Training Day, Trauma), Adrianno Giannini (Ocean's Twelve, A la dérive), Sean Bean (Game Of Thrones, Le Seigneur des Anneaux), Nick Eversman, Keith Carradine...

So What ?

   Ce que vous allez lire là, je vous le dis avec fierté mais en toute humilité : c'est de l'EXCLU MONDIALE. J'ai fouiné un peu sur la toile et je n'ai pas encore trouvé d'autres reviews du pilote de Missing à ce jour. La série ne débutera qu'à la mi-saison sur ABC (mais l'été reste encore une option plus qu'envisageable). Le pilote a été projeté en avant-première à une poignée de privilégiés il y a quelques jours lors du MIPCOM (marché international des contenus audiovisuels) à Cannes et j'ai eu la chance d'être de la partie. La première saison, dont le tournage s'est achevé il y a seulement deux semaines, ne comprend que 10 épisodes et c'est certainement l'une des plus grandes forces de la série qui, dès le pilote, ne perd pas de temps pour faire avancer sa trame principale à un rythme effrené. 

   Si je devais classer la série dans une catégorie, je dirais qu'elle est un "thriller d'action" comme on en a peu vu à la télévision jusqu'à maintenant; et si je devais jouer au petit jeu des comparaisons, je dirais qu'elle se rapproche plus de 24 et de Prison Break dans la forme mais sa vraie source d'inspiration, c'est clairement le cinéma d'action des années 90 dont Ashley Judd, l'actrice principale, était justement l'un des visages féminins les plus connus. Plus proche de nous, disons qu'on est assez proche d'un Taken. C'est typiquement le genre de programme qu'il faut regarder en mettant son cerveau au placard, chose que je n'ai pas totalement réussi à faire. Les maladresses et surtout les facilités sont nombreuses au cours de ce premier épisode. L'héroïne tombe par exemple pile sur ce qu'elle cherche lors du visionnage d'une vidéo de surveillance alors que l'événement en question s'est déroulé plusieurs jours plus tôt. Beaucoup de chance... Les scénes de course-poursuites et de combats sont nombreuses. Ashley Judd -enfin sa doublure- fait de la moto à toute vitesse dans les rues de Rome, se fait balancer avec une violence inouïe contre des armoires, assomme un homme, en tue un autre... tout ça en l'espace de quelques minutes ! J'avais très peur que la réalisation soit cheap du fait qu'il s'agisse d'une coproduction et c'est souvent ce qui est arrive malgré les sommes engagées mais mes craintes ont vite été balayées. Tout est convaincant, à défaut d'être bluffant. Absolument rien n'a été tourné en studios avec fonds verts. L'équipe a vraiment sillonné l'Europe, l'idée étant de visiter une ville par épisode sachant que le pilote se déroule déjà entre la capitale italienne et Paris. Tous les décors sont donc naturels, bien filmés et pas trop clichés. Cela change d'un Alias qui ne bougeait pas de Los Angeles (no offense). Ashley Judd -soeur cachée de Katherine Heigl ?- est plutôt bonne, aussi bien quand elle doit courir après les méchants que quand elle doit pleurer, mais les scènes d'émotion restent grossièrement écrites et ça, elle n'y peut rien. Les personnages masculins ont tendance à être trop unidimensionnels et leurs relations avec l'héroïne hyper clichées. 

   Missing aura certainement beaucoup de mal à se faire une place sur ABC car la chaîne ne possède pas d'autres séries équivalentes à l'heure actuelle et le drama s'adresse peut-être à un public plus masculin que d'habitude, mais elle pourrait en tous cas être un divertissement efficace, pas prise de tête et possiblement addictif. 

How ?


28 janvier 2010

Damages [3x 01]

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Your Secrets Are Safe (Season Premiere) // 1 43o ooo tlsp.

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   Pour rappel, Damages c'est : une saison 1 puissante, un chef d'oeuvre télévisuel; une saison 2 décevante, brouillonne, mais une conclusion écrite à la perfection. J'ignore encore si la saison 3 sera meilleure que la 2ème, voire à la hauteur de la première, mais son introduction était excellente et prometteuse. Presque un retour aux sources finalement. Tous les éléments qui ont fait la force de la série étaient réunis, à commencer par le désormais traditionnel flash forward qui nous transporte ici six mois dans le futur. Patty manque de mourir dans un violent accident de voiture qui, aucun doute là-dessus, n'est pas le fruit du hasard mais bien une tentative de meurtre déguisée. Qui lui en veut au point de vouloir la tuer ? A peu près tout New York. La première hypothèse qui est venue à l'esprit de tous les téléspectateurs j'imagine, c'est celle d'Ellen. Mais au-delà du fait que c'est trop simple, Ellen prétent avoir pardonné Patty. Libre à chacun de la croire ou non. Elément perturbateur à ne pas négliger : dans la voiture du chauffard, sur le siège passager pour être précis, est posée une petite statue de la liberté, indentique à celle qui avait servi à tuer David en saison 1. Un simple clin d'oeil ou un véritable indice ? Mais les scénaristes ont décidé d'être extrêmement généreux cette année puisqu'ils nous offrent bien plus que cet accident de voiture en flash, ils nous dévoilent aussi ce genre de cliffhanger qui vous laisse bouché bée un moment : Tom Shayes a été tué. Son corps mort gît dans une vieille poubelle près d'un clochard louche. Avec toute l'ironie qui caractérise la série, dans le présent, Tom est promu par Patty : le cabinet porte leurs deux noms associés. Les images saccadées de la fin de l'épisode et la musique tonitruante m'ont achevé. Le "cling" de l'ascenseur de la saison 1 est déjà loin... Tuer Tom, c'est risqué sans l'être. Le coeur de la série a toujours été le duel Patty/Ellen et il le restera jusqu'à la fin de ses jours. Tom n'est qu'un accessoire parmi tant d'autres, à qui l'on a accordé juste un peu plus d'importance. De plus, il ne meurt que dans six mois. Il sera donc présent toute la saison et avec un aura supplémentaire puisque mort-vivant. C'est malin. Il devrait d'ailleurs lui arriver beaucoup de choses puisqu'il semble vivre, dans le futur, dans un appartement miteux, vide...

   Le bonheur de retrouver tous ces personnages complexes et familiers est au moins aussi fort que de rencontrer les petits nouveaux qui feront cette saison à travers une nouvelle affaire qui s'annonce passionnante et très liée à l'actualité puisque toutes ressemblances avec l'affaire Maddof ne peuvent être fortuites ! Les producteurs ont su attirer à nouveau des acteurs confirmés parmi lesquels Martin Short, jouant un avocat habité que l'on espère aussi bon rival que l'a été Zeljko Ivanek dans la saison 1; Campbell Scott, qui impressionne déjà dans le rôle du fils berné par son père, à moins que...; et Lily Tomlin, qui ne lâche pas son paquet de clopes (sûrement une clause dans ses contrats car elle n'arrêtait pas dans Desperate), qui incarne la femme du grand escroc. A noter aussi la présence de Reiko Aylesworth (24, Lost), discréte pour le moment mais qui devrait se révéler au fur et à mesure. Autant dire que les affrontements entre personnages et entre acteurs s'annoncent intenses ! Chapeau aux scénaristes qui ont su nous présenter cette affaire sans détour, sans tout compliquer inutilement comme ils l'avaient fait en saison 2, et en nous présentant déjà des victimes. Il est très important que l'affaire soit incarnée et pas seulement du coté des accusés. C'est aussi un des reproches que je faisais à l'intrigue de la saison précédente et il semble avoir été rectifié.                

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// Bilan // Damages débute son troisième chapitre à la perfection. Elle réussit à poser les bases de sa nouvelle grande affaire sans être lourde et routinière, elle réussit à proposer un flash forward étonnant et plein de promesses et elle réussit à garder l'intensité de l'affrontement entre Patty et Ellen intact. On ne pouvait rêver mieux !   

30 décembre 2009

Dollhouse [2x 07]

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Meet Jane Doe // 2 72o ooo tlsp.

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   Une fois encore, Dollhouse nous offre un épisode dense mais pas aussi bien maîtrisé que les précédents. On sent bien que les scénaristes sont en quelques sortes pris de panique parce que la fin approche et qu'ils ont encore beaucoup de choses à dire. On ne peut pas leur en vouloir d'en caser un maximum en 42 minutes mais pour le coup, on aimerait bien que l'ancien format de 48 minutes soit toujours d'actualité. Ce qui m'a gêné pour tout dire, c'est le début de l'épisode. On passe de Echo libre et clocharde à Echo médecin et amoureuse de Ballard. C'est un peu too much. Mais pour ne rien arranger, voilà qu'Adelle n'est plus à la tête de la dollhouse ! Harding (le génial Keith Carradine) la remplace et prend un malin plaisir à l'humilier. Ca fait beaucoup de nouveautés à avaler et on se sent un peu floué : j'aurai aimé assister à la mise en place du plan d'Echo et Ballard et j'aurai aimé voir Harding destituer Adelle de ses fonctions. D'ailleurs, on ne sait pas bien ce qu'elle fait du coup. Au milieu de tout ça, Boyd ne semble pas avoir changé. Il est toujours bon et il fait le lien entre la dollhouse et les deux fugitifs.

   Pour la première fois depuis longtemps, j'ai pris un certain plaisir à suivre les aventures d'Echo. Elle ne m'a pas trop agacé et, même si cette intrigue à la Prison Break-style n'était pas follement passionnante, elle a su m'accrocher de temps à autres. Surtout vers la fin d'ailleurs, quand l'évasion se met vraiment en place. Ballard ne m'a pas été désagréable non plus (même si les tics de Tahmoh Penikett attirent plus encore mon attention que son jeu médiocre) mais j'aurai voulu qu'il soit plus entreprenant avec Echo. Qu'il la baise sauvagement quoi. Je me dis que ça arrivera tôt ou tard, donc autant que ça arrive tôt. Qu'on évacue toute cette tension sexuelle qui n'est que secondaire à la grande histoire ! Bien aimé les scènes d'entraînement, elles m'ont un tout petit peu rappelé le duo Spike/Buffy, lorsqu'ils vivaient leur amour cachés dans les caves de Sunnydale. Un tout petit peu j'ai dis ! Le plan des deux tourtereaux me paraît un peu bancal mais l'on se dirige de plus en plus vers les événements d'Epitaph One, il y a donc des chances qu'il marche...

   Le grand changement de comportement d'Adelle m'a moyennement plu. On sentait dès le début de l'épisode que ça allait se finir comme ça et, en même temps, je trouve que ça a été trop mal amené. Et puis c'était trop rapide. Mais on en revient toujours à ce problème d'urgence avec lequel les scénaristes doivent composer. J'ai toujours un problème avec le jeu d'Olivia Williams mais je me lasse de l'écrire. Je suppose donc que vous vous lassez de le lire. A ce propos, si Eliza Dushku et Tahmoh Penikett étaient plus convaincants (et convaincus ?), tout ça passerait tellement mieux... J'ai encore bien aimé les interventions de Topher, et j'ai adoré le fait que Victor et Sierra soient ses scientifiques. C'était un moyen comme un autre de les intégrer un tant soit peu à l'histoire. L'affaire de la grosse arme de destruction massive, je crois qu'on peut la désigner ainsi, me plaît. C'est avec ce genre de trouvailles que la série montre tout son potentiel. De même, il était bien inspiré de faire réfèrence aux autres dollhouses à travers le monde. Ca donne une ampleur, même factice, à l'entreprise.

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// Bilan // C'est désormais avec intérêt et non bonne conscience sériephilique que je regarde Dollhouse. Il en aura fallu du temps ! La série est toujours pleine de défauts mais elle utilise enfin son potentiel à bon escient.

         

23 décembre 2009

Dollhouse [2x 04]

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Belonging / 2 o9o ooo tlsp.

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   Ah, enfin un vrai bon épisode de Dollhouse ! Le premier de cette saison et peut-être un des meilleurs de la série. La recette de son succès n'a rien de mystérieux : peu d'Echo et des intrigues chorales qui forment autre chose qu'une mission du jour. Elle est pourtant simple ! Pourquoi ne pas l'appliquer à chaque épisode ? Le personnage le plus mis en avant et à partir duquel toutes les intrigues secondaires découlent n'est autre que Sierra, ma petite chouchoute, en partie grâce au jeu de Dichen Lachman, très juste. On découvre un pan de son passé et les circonstances de son recrutement à la dollhouse que l'on nous avait fait miroiter en saison 1. Il a bel et bien été contraint et forcé pour faire plaisir à un client très influent qui était tombé amoureux de Sierra, alors nommée Priya, sans que les sentiments soient réciproques. Il a alors abusé d'elle, jusqu' à la rendre folle à lier et il a trouvé en la dollhouse un moyen de la faire sienne sans qu'elle ne soit plus réticente. J'aime assez cette histoire, d'autant qu'elle prend rapidement un tournant très glauque. La scène où Sierra tue Nolan de ses mains était très violente, très choquante et surprenante de la part d'un personnage si doux la plupart du temps. Le petit stratagème a été organisé par Topher car le monsieur est lui aussi amoureux de Sierra, il a en tous cas un sérieux penchant pour elle et s'il voulait la voir rester, il n'avait pas d'autres moyens que de se débarrasser de Nolan, le tout avec la complicité de dernière miniute de Boyd. En l'espace d'un épisode, Topher et Boyd ont pris une putain d'épaisseur et un capital sympathie impressionnants. J'espère maintenant que tout ne sera pas effacé dès le prochain épisode. Ce ne sont pas des dolls, eux.

   N'y aurait-il pas un peu beaucoup de relâchement à la dollhouse ? On sent que pour les besoins du scénario, il a fallu lâcher du lest, quitte à ne pas toujours être cohérent avec la saison 1. Il faut dire que construire des intrigues autour de légumes n'était pas évident. Maintenant, on laisse Sierra et Victor vivre leur amour au grand jour et c'est beau. Ils sont super mignons tous les deux et la naïveté de leur état les rend encore plus touchants. De la niaiserie assumée en clair et qui fait plaisir à voir. Boyd aussi se lâche et va même jusqu'à dormir avec Echo ! Il découvre qu'elle lit des livres et une fois la surprise passée, il s'en accomode très bien et n'en touche mot à personne, pas même à Adelle. Surtout pas à Adelle ? Elle aussi prend un peu d'épaisseur mais elle en avait déjà. On découvre l'homme qui est au-dessus d'elle, interprété par le toujours-impeccable Keith Carradine, qui ne manque pas de lui rappeler ses incartades avec Victor et visibliment d'autres. D'autres incatardes tout court ou d'autres incartades avec d'autres dolls d'ailleurs ? La question est posée. Le conflit intérieur qui l'habite et tous ses mensonges qu'elle se fait à elle-même sont passionnants à contempler. Comble du bonheur dans cet épisode : l'absence totale de Ballard !      

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// Bilan // Cet épisode de Dollhouse, c'est un peu comme si soudainement les scénaristes avaient tout compris de leurs erreurs ! Il y a tout ce qu'il faut et c'est un plaisir à suivre. Cependant, je ne me fais pas d'illusions : on risque de retomber dans la routine dès le prochain épisode !

16 octobre 2009

Dexter [4x 03]

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Blinded By The Light // 1 24o ooo tlsp.

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   Dexter à Wisteria Lane ? C'est un peu ça. Le serial-killer n'est plus fatigué et tant mieux, alors il en profite pour se frotter à ses chers voisins, de vraies caricatures des habitants des banlieues aisées. Il va finir par désespérer le pauvre. Lui qui est si solitaire et si peu enclin aux grandes effusions de bonheur doit se rendre à l'évidence : il n'est pas fait pour la vie dans les suburbs. Il n'a plus une minute à lui pour respirer et encore moins pour tuer. Il profite des rondes de nuit instaurées par les hommes du quartier afin d'attraper un vandal pour chasser. Sa proie est un adolescent rebelle, qui tourne autour d'Astor (ce qu'elle a grandi !), et qui profite des absences de son père pour faire deux-trois conneries. Mais au final, Dex se rend compte qu'il s'est trompé de proie. C'est le père le pire. Il va lui faire peur, histoire de le calmer. Cette intrigue finalement assez légère a été très bien menée. La sensation d'étouffement du héros ne passe pas que par ce nouvel environnement mais aussi par Rita, apparemment parfaitement dans son élément contrairement à lui. Le fossé se creuse et leur relation vacille encore un peu plus... On n'est pas au bout de nos peines avec ces deux-là.

   Je le répéte : le Trinity Killer est fascinant. Je comprends l'obsession de Lundy. Il a des méthodes très particulières et curieusement, il ne fait pas peur. Il reste calme en toutes circonstances, il ne jette pas des regards horribles à ses victimes, il ne prend pas une voix de pervers ou de psychopathe. Bref, il n'est pas du tout caricatural, ça change des serial-killers dont on nous abreuve à longueur d'années dans les séries policières. La scène où il pousse sa victime du haut d'un immeuble, et tout ce qui précéde, était vraiment flippante. J'en redemande ! Mine de rien, il a déjà tué deux de ses trois victimes. Que va-t-il se passer d'ici à la fin de la saison ? Je ne suis pas inquiet, j'imagine que les scénaristes ont un plan. J'ai hâte également de découvrir les motivations du Trinity Killer. Car il en a forcément. Ce qu'il a au fond des tripes, ses traumatismes, les événements qui l'ont conduit à en arriver là. Il y a toute une psychologie du personnage à construire et il ne faut pas nous décevoir là-dessus. Ce n'est pas concevable. Pendant qu'il tue, l'enquête suit son cours. Pour le moment, ça avance très doucement mais on prend un certain plaisir lors des dialogues entre Lundy et Dex, toujours très intenses. La confusion des sentiments de Debra est beaucoup moins plaisante à suivre tant on s'y attendait. C'est sans surprise pour l'heure. Mais toute compte fait, Lundy n'est plus aussi catégorique la concernant. S'il n'est pas revenu à Miami pour elle, il est bien content de la voir. Et c'est vrai qu'Anton ne fait pas le poids face à lui. L'acteur n'est pas très charismatique en plus. La carrure ne fait pas tout.

   Presque subtilement, les scénaristes ont trouvé un moyen de donner un intérêt à Quinn : il va être le nouvel ennemi de Dexter dans la police ! De loin, ça laisse craindre une intrigue à la Doakes bis. On verra... On continue de nous montrer Quinn avec sa journaliste. Cela aura forcément un sens à un moment donné (de l'enquête). Et puis Laguerta et Angel fricotent toujours et c'est chiant à mourir. Puis je n'arrive pas à m'y faire : Angel n'est pas crédible avec toutes ses responsabilités. C'est un flic moyen, sans véritable instinct, sans passion démesurée. Il était amusant à une époque mais plus maintenant. Masuka doit assurer tout seul et il s'en sort bien jusqu'ici.

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// Bilan // Avec ses nombreuses touches d'humour cynique, cet épisode de Dexter renoue avec la tradition des saisons passées. Le rythme est loin d'être effrené mais on est en début de saison, c'est normal. Le Trinity Killer fascine et c'est déjà pas mal.

20 août 2009

Dexter [4x o1]

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Living The Dream //

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   Dexter est de retour un peu avant l'heure ! Alors que le Season Premiere est programmé sur Showtime pour le 27 Septembre, une fuite interne sur le site de la chaîne nous permet de le voir déjà avec un mois d'avance. Une très bonne surprise donc, presque aussi bonne que l'épisode. Rappelons en quelques mots la déception qu'a été la saison 3 : un Dexter heureux, sans doute un peu trop; des intrigues principales moins prenantes, moins bien ficelées et moins subtiles; des intrigues secondaires parfois discutables et qui n'ont jamais mené à rien; le personnage de Miguel Prado qui a pris beaucoup trop de place; et puis heureusement, plein de bonnes choses aussi. La saison 3 fait figure de parenthèse enchantée et, comme la dernière scène du Season Finale le laissait présager, un retour à la noirceur s'amorce en ce début de saison 4.

   On avait quitté Dexter alors qu'il était souriant et semblait épanouï, on le retrouve éreinté, désabusé et en manque de meurtre. Les scénaristes ont eu la bonne idée -pas très surprenante en même temps- de faire un bond dans le temps de quelques mois afin de nous épargner le supplice de l'accouchement et tout ce qui va avec. Le bébé est donc là depuis quelques semaines; la petite famille a emménagé dans une nouvelle maison toute orange qui respire le bonheur, au beau milieu d'un quartier résidentiel tout ce qu'il y a de plus accueillant avec des voisins souriants et tout plein de palmiers; bref, Dexter se retrouve propulsé dans un monde qui ne lui ressemble pas mais qui lui permet d'enfouir encore un peu plus profondément son lourd secret. Le bébé ne faisant pas ses nuits, il ne dort pas beaucoup, ce qui explique son état de délabrement avancé. La première scène de l'épisode est très réussie car elle concentre à la fois l'humour et l'horreur qui caractérisent la série. On veut nous faire croire que Dexter va à nouveau tuer après une longue période d'abstinence, on découvre en parallèle qui pourrait être sa prochaine victime, et puis finalement, Dexter ne fait que se balader en voiture dans une tentative désespérée de faire s'endormir le nouveau-né. La supposée victime est en fait le nouvel ennemi de Dex : le Trinity Killer. Il tue une femme avec délection puis se baigne dans son sang. Autant dire que ce nouveau serial killer est très prometteur, il n'a pas intérêt à nous décevoir. Il est interprété par John Lithgow, surtout connu pour son rôle de patriarche dans la très bonne sitcom 3ème planête après le soleil (qui n'a jamais eu droit à une reconnaissance suffisante en France), qui prouve ainsi qu'il est capable de tout jouer, même les pires sadiques. Réjouissant !

   Tout va très vite dans ce Season Premiere, à l'inverse des trois premières saisons où les intrigues se mettaient en place doucement. Difficile pour le moment de dire si c'est une bonne chose mais, au moins, on nous propose du neuf de tous les cotés. Le neuf, on le trouve parfois en recyclant le vieux. Le retour de l'agent Frank Lundy, désormais à la retraite, est une excellente idée. Il était parti trop vite à la fin de la saison 2, on ne pouvait pas en rester là. Non seulement son histoire avec Deb avait été avortée mais, en plus, il a toujours semblé porter des soupçons sur Dexter. Je vais sans doute trop vite en besogne mais je l'imagine déjà percer le secret de Dexter et en informer Deb. Ce qui obligera Dex à le tuer, évidemment. Je ne m'enlève pas l'idée de la tête que cette saison, un personnage important apprendra qui est vraiment Dex. Le contraire serait décevant, non ? En attendant, la chasse au Trinity Killer s'annonce passionnante. Ce qui l'est un peu moins, à première vue, c'est les multiples histoires d'amour qui se profilent. Quinn, sur qui j'attends toujours une révélation surprenante, flirte avec une journaliste. Espérons que cela rejoigne l'enquête de la saison. Batista n'est plus avec sa flic mais carrément avec sa patronne : notre chère Maria. Je ne m'attendais pas à ça mais ça me paraît pas mal, du moins si les scénaristes tiennent tant à ce que ces deux personnages aient une vie amoureuse. Les saisons précédentes, leurs histoires étaient trop à part du reste des intrigues. En les mettant ensemble, on réduit logiquement le nombre de scènes inutiles. Reste maintenant à rendre leur relation crédible. Elle ne l'est qu'à moitié pour l'instant. Et puis Deb se prépare aux feux de l'amour. Elle est avec Anton et a même emménagé avec lui mais le retour de Lundy va certainement tout chambouler...

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// Bilan // Si Dexter, le personnage, nous revient épuisé, Dexter, la série, nous revient en grande forme ! Ce Season Premiere pose les bases d'une intrigue principale qui s'annonce passionnante, il réussit à surprendre çà et là même si l'on reste globalement dans quelque chose de convenu mais dans la continuité des deux premières saisons.