31 août 2012

Parks And Recreation [Saison 4]

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Saison 4 // 3 730 000 tlsp.

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    Lors de ses trois premières saisons -même si la première est globalement à oublier- Parks And Recreation était une comédie sympathique, amusante, servie par de bons interprétes et on n'avait pas grand chose à lui reprocher. Elle me plaisait, mais je ne ressentais aucune urgence de la retrouver. C'est pour ça que, comme avec 30 Rock, je ne regarde les nouvelles saisons que pendant l'été (et aussi parce qu'il faut bien avoir de quoi faire pendant cette période creuse). Mais cette saison 4, plus ambitieuse que les précédentes -mais pas nécessairement plus drôle- m'a donné envie d'attaquer la saison 5 dès la rentrée (même si je ne le ferai sûrement pas). Toute la saison ou presque s'est articulée autour d'un fil rouge important : la candidature de Leslie Knope au poste de Maire de la ville de Pawnee. On sort donc de la mécanique désormais bien huilée du show pour une aventure plus intéressante d'un point de vue satirique, puisqu'il s'agit de décortiquer le système politique américain à un degré plus élevé que précédemment; du point de vue de l'héroïne aussi, qui s'était fait un peu envahir par les personnages secondaires en saison 3; et du point de vue du groupe aussi puisque la fine équipe est plus soudée que jamais et contamment réunie. C'était aussi l'occasion de faire intervenir quelques guest-stars de choix.

   La première partie de la saison, avant que la campagne ne commence officiellement, est plus classique dans la forme avec une place plus importante accordée à Ron, par exemple, qui doit se dépétrer de "Tammy One" interprétée par l'excellente Patricia Clarkson. C'était très drôle, dans un style différent de "Tammy Two", moins hystérique disons. Les deux apparitions de Megan Mullally étaient évidemment délicieuses et le fait d'apparaitre dans plein d'autres comédies du moment (Happy Endings, Up All Night, Breaking In) n'a pas entâché sa venue. Lors de la campagne, Ron se fait plus discret, un peu trop même. Mais dans un sens, c'est logique. Il faut bien que quelqu'un travaille encore au sein du département. Et puis ce n'est pas un homme de terrain. Tom, quant à lui, ne m'a pas laissé un souvenir impérissable cette année. Il a un peu gâché les premiers épisodes, ses délires d'auto-entrepeneur avec Jean-Ralphio n'ayant pas tenu toutes leurs promesses et devenant lourdingues à la longue. Par la suite, il a surtout été associé à Ann. Les auteurs, qui ne savaient pas vraiment quoi faire de l'un comme de l'autre, ont peut-être trouvé ainsi la bonne solution : les mettre en couple. Mais un couple disons... bizarre. Ann n'est pas vraiment consentante. Et c'est là tout l'intérêt. Il est par contre toujours écrit sur le front d'Ann "Accessoire" et je pense que ce sera comme ça jusqu'à la fin de la série maintenant. On s'y est habitué et on aime bien Rashida Jones alors... Comme lors de la saison précédente, Andy et April ont été quasi-systématiquement associés. C'est une chance pour le premier, qui avait dû mal à exister au départ mais qui a toujours su faire sourire par sa bêtise congénitale, et c'est un peu dommage pour la seconde, qui est encore plus drôle quand elle est sans lui ! D'ailleurs, son association avec Chris en fin de saison était particulièrement savoureuse. Chris, justement, qui est un personnage encore tout frais en comparaison des autres, est paradoxalement l'un de ceux qui a le plus mal vieilli en l'espace de deux saisons seulement. Ses obsessions de perfection et de positivisme constant sont vite devenues lourdes. Heureusement, les scénaristes ont eu la bonne idée de le bousculer en l'emmenant quasiment sur le terrain de la dépression après ses différentes déceptions amoureuses. Son stock de blagues a ainsi pu être renouvelé. 

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    L'autre ajout le plus récent est bien évidemment Ben qui, grâce à sa relation tumultueuse avec Leslie, a pu trouver sa place rapidement dans l'équipe et en prendre une de plus en plus grande. C'est un personnage super attachant et je trouve Adam Scott vraiment bon. Il fonctionne parfaitement en duo avec Amy Poelher. Les ambitions de Leslie associées aux lois au sein des instutions leur ont mis pas mal de bâtons dans les roues en début de saison -et d'autres, encore plus grands, sont à prévoir en saison 5- et ça a donné lieu à plein d'excellentes scènes et surtout à un épisode formidable : The Trial of Leslie Knope. Le retour de Dave (Louis C.K.) le temps d'un épisode pour mettre son grain de sel était en revanche un peu décevant. J'avais d'excellents souvenirs du duo qu'il formait avec Leslie en saison 2 et je n'ai pas retrouvé la même alchimie. En tout cas, après ces problèmes en tout genre et une campagne au cours de laquelle Ben a été un soutien très important, Leslie semble avoir trouvé l'homme de sa vie et c'est très réjouissant. La Leslie seule et aigrie avait fait son temps !

   L'épisode le plus marquant et le mieux écrit cette saison est sans aucun doute The Debate, le 20ème, un passage obligé pour Leslie qui a clairement été un tournant dans sa campagne. Une majeure partie de la drôlerie qui s'en est dégagée venait non pas d'elle mais de ses opposants et plus particulièrement de son opposant principal, Bobby Newport, la caricature du jeune homme riche que l'héritage familial force à se présenter, même s'il n'en a pas vraiment envie et qu'il n'en a surtout pas du tout les capacités. On pourrait éventuellement voir une analogie avec les Bush père et fils. Sous la caricature, Parks And Recreation n'est jamais très loin de la réalité semble-t-il. Paul Rudd était un très bon choix pour interpréter ce personnage et il a été utilisé au mieux. Dans le rôle de sa directrice de campagne, Kathryn Hahn n'a pas démérité. Après ses venues dans Hung, Girls, The Newsroom et son rôle dans la très courte Free Agents, elle a su prouver qu'elle valait mieux que Preuve à l'appui, la série qui l'a fait connaitre (et qui était sympatoche au demeurant). Je l'aurais bien vu rester plus longtemps dans Parks, surtout que les auteurs auraient pu construire un truc autour d'elle et Chris, mais ce n'était pas très logique vis à vis de son métier. On aura peut-être l'occasion de la revoir quand même... Sur l'issue de la campagne et l'élection de Leslie, disons que je suis satisfait. Je m'y attendais, comme tout le monde je suppose. Si elle avait perdu, la série aurait obligatoirement dû régresser en saison 5, à moins de trouver une idée géniale. Et le personnage de Leslie par la même occasion. Sa victoire va permettre de passer au cran supérieur et renouveler l'intérêt des auteurs et des téléspectateurs. 

   Un dernier tout petit paragraphe pour dire combien je suis fou amoureux de Donna et Jerry, qui ne me déçoivent absolument jamais. Chacune de leur réplique -ou même absence de réplique parfois- me fait mourir de rire. Là où certains font des blagues qui tombent parfois à l'eau, eux réussissent toujours leur coup ! Et les auteurs sont absolument cruels avec Jerry : on adore ça. 

   

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// Bilan // Lors de la prochaine cérémonie des Emmy Awards, Parks And Recreation ne figurera pas parmi la liste des nommés dans la catégorie des meilleures comédies de l'année (alors que plusieurs acteurs et guests apparaissent eux dans d'autres catégories, et heureusement d'ailleurs !). Laissez-moi vous dire que c'est une honte ! Préférer dinstinguer Veep, qui réussit moins bien que Parks sur un thème proche, ou The Big Bang Theory (Non mais ?), relève de l'incompétence et d'un manque flagrant d'humour de la part des votants. Et je le dis avec d'autant plus de fermeté que cette saison 4 n'était pas que drôle, elle était aussi intelligente et ambitieuse. 


28 juin 2012

Girls [Saison 1]

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Saison 1 // 860 000 tlsp. en moyenne

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   En l’espace de dix –vraiment trop petites- semaines de diffusion, ce que vient d’accomplir Girls est rare, très rare. Sans faire l’unanimité, car c’est tout simplement impossible, elle est devenue LA série qu’il ne faut rater sous aucun prétexte, en tout cas quand on est un jeune branché, connecté, curieux et sériephile, car j’imagine qu’en dehors de cette sphère, Girls n’existe pas encore. Il lui faudra un peu de temps avant d’atteindre un public plus large, comme Sex & The City en son temps. Peut-être aussi qu’elle ne le touchera jamais et restera à l’état de bijou brut et confidentiel. Qu’importe ! Cela faisait très longtemps qu’on l’attendait, cette série qui nous raconte nous, les jeunes de 20 à 30 ans, coincés entre deux âges, qui ne sommes plus vraiment des ados –fini les maux de Hartley, Angela 15 ans, Freaks And Geeks, Dawson, Skins- mais qui auraient aimé le rester un peu plus longtemps tant la « vraie » vie fait peur. Les études qui ne débouchent sur rien, aussi longues et difficiles soient-elles. Les parents qui pèsent lourds et qui souffrent eux-mêmes de leurs propres névroses. Les amours qui vont, qui viennent, qui durent, ou pas. Le sexe. Cette chose si simple, si naturelle et pourtant si dure à apprivoiser. Ces amis sur qui l’on peut compter mais avec qui il n’est pas toujours aisé de cohabiter. Et puis tous ces rêves étouffés…

   Je mets au défi n’importe quelle personne appartenant à cette génération ou à la suivante de ne pas se reconnaître dans au moins une situation ou une réflexion de l’héroïne au cours de cette première saison. Il me semble que c’est impossible. Tant de choses sont dites et si bien dites, avec humour, sincérité, tendresse ET intelligence. La démarche de Lena Dunham était peut-être autocentrée à la base mais c’est en mettant un peu d’elle dans tous les personnages et un peu de nous tous aussi qu’elle a su créer cet espace de dialogue et de réflexion, de liberté aussi, vers lequel on converge tous, une fois par semaine pendant 26 minutes avec joie, excitation et un peu d’appréhension aussi. Si je devais citer un épisode qui m’a touché plus particulièrement, ce serait celui du retour d’Hannah chez ses parents, le temps d’un week-end. Il n’était pas seulement bien écrit et bien réalisé –c’est le cas de tous- il était aussi rempli de nostalgie. So 90s. Une bande son Dawsonienne –la série de Kevin Williamson a clairement été importante pour la créatrice, on sait se reconnaitre entre fans- a bien aidé. Il m’a transporté dans le petit village où j’ai grandi, ses rues que je connais par cœur, son ruisseau presque asséché, ses bars qui n’ont jamais existé… et puis ma chambre d’ado, ses posters, ses photos, ses secrets… ce sentiment de confort et de chaleur quand j’y reviens, de douceur aussi. Je me souviens que je rêvais alors d’habiter Paris, de vivre « la grande vie ». Aujourd’hui, ce souhait s’est réalisé, en partie. Je vis à Paris, je ne sais pas si je vis « la grande vie » mais je vis, même si c’est douloureux parfois, même si j’ai peur (car j'ai tout le temps peur... tiens, comme Hannah aussi). Paris, ce n’est pas New York mais lorsqu’Hannah se demande pourquoi la ville qu'elle a toujours convoitée et fantasmée semble ne pas vraiment vouloir d’elle, tant il est dur d’y rester, dur d’y survivre même, je ne peux que m’identifier et m’incliner devant Miss Dunham. Et à de maintes reprises, j’ai ressenti cette proximité. J’ai à la fois tout et rien en commun avec Hannah, Jessa, Adam et les autres. Je ne suis pas l’un, ou l’autre. Je suis un peu de tous à la fois. C’est ce qui fait la force de Girls, indéniablement. C’est une série qui se ressent et qui se vit, au-delà de l'écran.

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  Je n’ai pas nécessairement envie de rentrer dans le détail de chaque intrigue ni de décrire chacun des personnages.  Mais ce que je peux dire, c’est que chaque nouvel épisode est meilleur que le précédent, à part peut-être le 9ème, que j’ai trouvé un peu faible, et le final, qui ne m’a pas totalement séduit malgré d’excellents passages, et qu'une véritable addiction se crée au fil des épisodes; que la bande-son est merveilleuse et décomplexée, entre vieilleries qu’il fait bon de réentendre, nouveautés bobos branchouilles et classiques populaires récents (grâce à Girls, on entend du Britney Spears et du Beyoncé sur HBO !); qu’Adam est le garçon le plus fascinant de la télévision actuellement, tant il réussit à devenir attachant tout en se comportant comme un putain de asshole 80% du temps; que « la dynamique de l’échec », tout particulièrement chez Hannah, pourrait être déprimante si elle n’était pas traitée avec autant d’esprit et d’humour; que jamais le sexe n’aura été montré de manière aussi crue et organique dans une série à l’exception de Tell me you love me, déjà sur HBO; que Lena Dunham a les couilles de se montrer plus qu'à son désavantage; que Soshanna est l’excentrique la plus amusante du moment; que Jessa est une énigme qu’il nous tarde de percer; que ça fait plaisir de croiser des acteurs confirmés tels que Peter Scolari, Chris O’Dowd, James Legros, ou encore Kathryn Hahn dans une série encore toute jeune; qu’Andrew Rannells, dans le rôle de l’ex petit-ami gay d’Hannah, est absolument génial (et ça augmente mon excitation à l'idée de découvrir la comédie The New Normal à la rentrée, dont il fait partie); que cette saison 2, on l’attend déjà comme le messie et que savoir qu’elle est déjà presque tournée entièrement mais qu’elle ne sera diffusée que dans plusieurs mois est juste super rageant, sans compter que dix épisodes seulement c'est vraiment trop peu. 

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 // Bilan // Après cette première saison on ne peut plus enthousiasmante et marquante de Girls, Lena Dunham peut désormais l’affirmer haut et fort : elle est LA voix de notre génération. Merci à elle d’exister. Merci à HBO et à Judd Apatow de l’avoir repérée et de lui avoir fait confiance. On avait dramatiquement besoin d'une comédie comme elle par les temps qui courent. Et ces Girls-là sont là pour longtemps !

19 septembre 2011

Free Agents [Pilot]

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Pilot // 6 120 000 tlsp.

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What About ?

Alex et Helen, très attirés l'un par l'autre, sont agents artistiques et travaillent dans la même société. Lui sort tout juste d'un divorce difficile, elle a perdu son fiancé il y a un an. Après avoir passé une première nuit ensemble, la confusion la plus totale règne dans leurs esprits. Doivent-ils reprendre une vie de célibataire ou s'engager dans cette nouvelle relation ?

Who's Who ?

 Créée par John Enbom (Party Down, Veronica Mars) et Chris Niel. Adaptée de la série anglaise du même nom. Avec Hank Azaria (Les SimpsonFriends, Dingue de Toi), Kathryn Hahn (Preuve à l'appui, Hung), Mo Mandel (Love Bites), Anthony Head (Buffy, Merlin), Al Madrigal (La nouvelle vie de Gary), Natasha Leggero... 

So What ?

   La série anglaise Free Agents n'a duré que six épisodes. La question n'est pas de savoir si la version américaine va marcher, puisqu'il est déjà clair que non, mais plutôt si elle va tenir plus longtemps que sa cousine ! Mon petit doigt me dit que oui, le double même. Mais pas plus. Et ça tombe plutôt bien à vrai dire : l'idée de départ ne permettrait pas d'en faire 4 saisons de 22 épisodes. De toute façon, construire un drama ou une comédie autour d'un possible couple ne tient jamais la route. C'est très bien pour un film d'1h30. C'est trop peu pour une série.

   Ce pilote m'a effectivement donné l'impression de regarder les vingt premières minutes d'une romcom comme il y en a des tas, sauf que pour une fois, les personnages ont dépassé la vingtaine, et même la trentaine. Mais, au fond, ça ne change pas grand chose. Le passé de chacun, difficile, est évoqué rapidement mais sans véritable émotion. Je n'ai pas vu la série originale mais, venant des anglais, je suis à peu près sûr que la balance entre la comédie et le drama était plus équilibrée. C'est pile ce qu'il fallait pour que l'on s'attache davantage à eux. J'ai pris un certain plaisir à les suivre dans leurs premières péripéties mais, au bout du compte, je n'ai pas tellement envie d'assister aux suivantes. Au cinéma, les deux rôles principaux auraient été interprétés, au hasard, par... disons Jennifer Aniston et... Bradley Cooper. Ici, le choix des producteurs s'est porté sur Hank Azaria et Kathryn Hahn. Cela fait forcément moins rêver mais cela donne peut-être aussi une plus grande impression de réalisme. Ce ne sont pas des gravures de mode, comme la majorité des téléspectateurs quoi. Le duo fonctionne plutôt bien. L'alchimie n'est pas parfaite mais ils sont crédibles. Les répliques fusent, même un peu trop, si bien que l'on passe à coté de certaines blagues puisqu'il faut déjà se concentrer pour comprendre la suivante. Les réfèrences pop culturelles sont bien trouvées dans ce pilote, je pense notamment au dialogue sur Sarah Michelle Gellar et Freddie Prince Jr., assez surprenant.

   Mais Free Agents possède une plus grande ambition que d'être une simple comédie romantique : elle se veut aussi comédie de bureau ! Les personnages passent finalement plus de temps sur leur lieu de travail que chez eux. C'est à la fois son originalité et son plus gros défaut : leurs collègues sont insupportables ! Les hommes en font des tonnes et trop de beauferie tue clairement la beauferie. C'est un peu comme si Bigard avait écrit la version française de The Office, vous voyez. Anthony Head, en patron obsédé par le sexe, sort quand même du lot. Il est tout de suite à l'aise dans son rôle et pour cause : il tenait le même dans la version originale. Les femmes sont peu présentes dans cet univers de mec. Il y a juste une assistante, qui en fait un peu trop, mais qui est indispensable pour compenser. 

  Je m'excuse par avance pour les clichés mais Free Agents a la capacité de plaire autant aux hommes qu'aux femmes, en alternant les moments "romantiques" et les passages plus crus. Le mélange ne fait peut-être pas toujours bon ménage, mais le résultat reste séduisant. Ce ne sera pas la comédie de l'année, c'est certain, mais ce ne sera pas la plus mauvaise non plus. 

What Chance ?

 Sa première audence, très décevante, semble avoir scellé son destin : 13 épisodes et puis s'en va. 

How ?

31 août 2010

Hung [2x 08]

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"Third Base" Or "The Rash" // 2 42o ooo tlsp.

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   8ème épisode de la saison (sur 10, bon Dieu que c'est cruel !) et Hung se réveille enfin ! Les scénaristes se sont enfin décidés à faire avancer les choses et surtout du coté de l'histoire d'amour entre Frances et Mike. Parce qu'il s'agit bien d'une histoire d'amour, Mike le confirmant en lâchant un "Je t'aime" désespéré. Et enfin, ils sont amenés à découvrir le pot-aux-roses. Techniquement pour l'heure, Mike n'a pas tout compris. Tanya a préféré fuir (de manière ridiculement drôle) plutôt que de s'expliquer. Rendez-vous donc au prochain épisode pour le dénouement de l'affaire, à moins que l'on nous avance attendre une semaine de plus. Ce ne serait pas étonnant. Des personnages importants de la semaine dernière ne sont pas apparus dans cet épisode, comme Lenore et la frigide. Bref, je retiendrais surtout le passage où Frances fait bien comprendre à Tanya qu'elle est un être humain, pas une machine à billets. Elle m'a touché sur le coup. Tanya ne m'a pas paru vilaine pour autant étant donné qu'elle force sa nature mais qu'elle se sent très mal vis à vis de ce qu'elle fait. Et on touche là un thème important de la série : la culpabilité. C'est peut-être marrant de jouer au mac mais y'a un moment où c'est difficile à assumer quand on a un tant soit peu d'humanité. Tanya a fait du mal à Frances et si elle veut poursuivre son business, il va falloir qu'elle s'habitue car ce ne sera pas la première et la dernière fois qu'un truc comme ça va arriver... Dommage que le "coach" Charlie n'apparaisse pas.

   Je m'étais trompé : les plaques qui recouvrent le corps de Jessica ne sont pas le signe qu'elle est enceinte. C'eut été trop facile. C'est le signe qu'elle n'est plus heureuse avec Ron. Sauf qu'il n'a rien compris ! Il en revient encore et toujours à Ray alors qu'au fond, le problème c'est lui. Et Jessica. Mais Ray, c'est presque une autre histoire. Leur concurrence existe bel et bien mais elle n'a pas lieu d'être. A nouveau touché dans sa virilité, Ray ne peut pas s'empêcher de vouloir prouver qu'il est un homme avec une grosse bite et de grosses couilles. Alors, malgré son épaule déboîté, il sauve son équipe de baseball de la défaite. C'est marrant, je ne suis pas expert en la matière mais j'ai eu l'impression que Thomas Jane n'était pas très à l'aise avec la batte. Bon par contre, la tenue réglementaire lui va très bien et met ses formes en valeur bien comme il faut ! Ce petit coté "Friday Night Lights" de l'épisode m'a plu. J'ai retrouvé le charme un peu perdu de la saison 1. Je suis en revanche très déçu par le peu de temps d'antenne accordé aux enfants. Le début de saison laissait penser qu'ils prendraient plus d'importance et finalement pas tant que ça. Au rayon des scènes avortées, je me demande pourquoi le passage entre Damon et Tanya a été coupé au moment où il allait vraiment commencer. Quel intérêt alors de l'amorcer ? Sinon, c'est devenu une habitude, on a eu droit au "cas sexuel" de la semaine. Comme The Good Wife a son cas judiciaire et Castle son cas policier. C'était moins dénudé que d'habitude mais assez marrant. Un handjob aquatique violent ! 

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// Bilan // Hung retrouve un peu de sa superbe avec ce joli petit épisode, bien écrit et qui fait avancer le schmilblik.

17 juillet 2010

Hung [2x 02]

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"Tucson Is The Gateway To Dick" Or "This Is Not Sexy" // 2 55o ooo tlsp.

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   Les personnages ! C'est ça le secret de Hung. C'est ce qui fait qu'elle est si attachante et si sympathique. Et je me réjouis de constater que cette saison, comme je l'espérais, les enfants de Ray et Jessica vont être davantage développés. C'est en tous cas la promesse de cet épisode. Jessica découvre que sa fille a des élans revandicateurs : elle fait partie d'un groupe de jeunes filles grosses qui crient à qui veut les entendre qu'elles n'en sont pas moins belles ! C'est amusant dans l'idée mais un peu mensonger. On peut être grosse et belle comme grosse et moche. Et dans le lot, il y avait pas mal de moches. Darby elle-même cache bien sa beauté avec tout ce maquillage et cette couleur de cheveux hideuse. Mais c'est ce qui la rend différente et c'est aussi ce qui l'a lie à son frère, tout aussi repoussant physiquement et pas seulement. J'espère qu'on ira au fond des choses mais c'est un bon début. L'incompréhension de Jessica avait quelque chose de ridicule et de touchant à la fois. Touchante, Tanya l'est aussi grandement et ce depuis le début. Ca partait mal avec un énième conflit entre elle et Lenore et c'est finalement parti sur autre chose, de plus amusant et de plus glorifiant pour elle. Elle a peut-être réussi à convaincre une cliente très réticente... Au grand dam de Lenore bien-sûr. Je suis sûr qu'elles feront un duo complémentaire et efficace, un jour. 

  Des intrigues passionnantes ! C'est ça qui manque à Hung. C'est ce qui fait qu'elle n'est pas addictive et qu'elle ne manque pas particulièrement. Ray est assez en retrait dans cet épisode, très occupé à satisfaire la femme enceinte de l'épisode précédent incarnée par Kathryn Hahn (Preuve à l'appui). Cette petite histoire ne cassait pas des briques mais elle se laissait suivre avec plaisir. J'aime bien quand on insiste sur le coté "bon garçon" de Ray, limite niais. Ca ne colle pas du tout avec son nouveau métier et cette association est intéressante. Il nous a offert quelques scènes amusantes avec sa nympho de voisine qui tenait absolument à lui offrir un matelas, histoire qu'ils puissent baiser dans de meilleurs conditions et qu'il soit aussi plus en forme le moment venu. Ca a permis de conclure l'épisode sur une note douce, légérement poétique. Dans le genre amusant, la mère de Jessica et les réfléxions de Lenore sont essentielles !

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// Bilan // Je suis toujours très étonné de la vitesse à laquelle file les épisodes de Hung. Il se passe beaucoup de petites choses pour tous les personnages et on ne voit pas le temps passer. La série la plus reposante de l'été !