02 février 2014

Bad Judge [Pilot Script]

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BAD JUDGE

Comédie single-camera // 22 minutes

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Ecrit par Chad Kultgen (The Incredible Burt Wonderstone). Révisé par Adam McKay (Saturday Night Live, Légendes vivantes) & Chris Henchy (Kenny Powers, Very Bad Cops). Produit par Will Ferrell (Kenny Powers, The Spoils Of Babylon) & Anne Heche (Men In Trees, 6 jours 7 nuits, Ally McBeal). Pour Universal Television & Gary Sanchez Productions. 33 pages.

Juge respectée à la Cour pénale, Rebecca Wright mène le soir et le week-end une vie de débauche, de post-adolescente pas du tout farouche, alors qu'elle a passé la quarantaine. Tous les hommes sont fous d'elle, mais sa peur panique de l'engagement l'empêche de faire autre chose que de jouer avec eux... avant de les jeter ! Elle aimerait bien se comporter enfin comme une adulte. Mais pas aujourd'hui, ni demain. En attendant, elle a un métier à exercer, malgré la gueule de bois et les coups de fil et SMS incessants de ses prétendants... 

Avec Kate Walsh (Grey's Anatomy, Private Practice)... (Casting en cours)

 

    Oui, le pitch que vous venez de lire est bien celui d'une comédie, et non d'un drama. Et je vais vous dire : c'est ce qui me retient de totalement m'emballer pour ce projet. J'aurais vraiment vraiment aimé que Bad Judge soit une dramédie judiciaire trashouille, un peu à la Ally McBeal, une espèce de The Good Wife de la drôlerie. J'aurais voulu ce pilote -et peut-être cette série- moins inconséquent. Que le tribunal ne soit pas qu'un décor, les accusés des presque-plantes vertes et l'affaire un simple prétexte pour faire deux-trois bons jeux de mots en attendant de passer à autre chose. Alors oui, le contraste entre Rebecca Wright la juge et Rebecca Wright la délurée est amusant, très amusant même, mais au bout du compte j'ai ressenti comme un goût d'inachevé, une frustration. Bad Judge aurait pu être plus ambitieuse que ça !

   Après vous avoir dit ce que la série aurait dû être à mon humble avis, voyons voir ce qu'elle est vraiment et ce qu'elle nous promet dans le futur en cas de commande. Elle est d'abord faite sur-mesure pour Kate Walsh, et ça c'est une formidable nouvelle. Si vous m'avez lu ici pendant des années, vous savez que je ressens beaucoup d'amour pour cette actrice, excellente dans Grey's Anatomy, bonne dans Private Practice, mais pas toujours utilisée au plus fort de son potentiel. Les histoires romantico-médicales dans lesquelles Addison Montgomery s'enlisait ne permettaient que rarement à Kate Walsh de véritablement se lâcher. Passé les premiers épisodes du spin-off, l'héroïne est entrée dans le rang, elle nous a amusé et ému, parfois agacé aussi (c'est inévitable sur 5 saisons), mais jamais fait rire aux éclats, d'aussi loin que je m'en souvienne. Le moment est venu ! Bad Judge est le parfait véhicule pour cela. Et je crois bien que c'est exactement pour cette raison qu'elle n'a pas hésité une seule seconde à s'engager sur le projet, au-delà du fait que c'est toujours très flatteur d'être courtisé de la sorte.

   Je ne suis pas un grand adepte de Will Ferrell, le producteur, et je ne connais pas bien son univers, mais j'ai le sentiment qu'on est ici dans un bon compromis entre ce qu'il fait pour le cinéma et pour le câble, et ce qu'il peut faire sur un network. C'est pas trash à mort, mais certainement plus qu'à peu près toutes les comédies actuelles de NBC, ABC et FOX réunies. Je mets CBS à part puisqu'on ne peut ignorer le goût de 2 Broke Girls et Two and a half-men pour les blagues de cul. C'est même leur fond de commerce. Dans Bad Judge, c'est peut-être un peu plus subtile. Ce n'est en tout cas pas une suite de blagues en dessous de la ceinture, mais plutôt une suite de situations embarrassantes et/ou grotesques qui, parfois, ont un rapport avec ce qui se passe en dessous de la ceinture. Notez bien la différence ! Mais l'héroïne n'est pas que folle -même si elle prend à part le témoin d'une affaire pour un relooking express; même si elle complimente un avocat pour son pantalon très très serré; si elle répond à ses SMS au lieu d'écouter les plaideroies; ou si elle fait de la batterie avec sa coloc' et meilleure amie Jenny, en chantant Diamonds de Rihanna;... non elle donne de bons conseils parfois aussi; et puis elle a un pote de 12 ans, dont elle a envoyé les parents en prison pour trafic de drogues et qu'elle héberge momentanément chez elle. Le lien entre les deux protagonistes est touchant, plein de tendresse. C'est une autre facette du personnage qu'il est agréable de découvrir, même si on espère qu'elle ne prendra jamais le pas sur ses excentricités. Ses rapports globaux avec le genre humain -que ce soit avec son mec, son autre mec, son assistant ou son patron- l'entraînent toujours dans des situations pas possibles pour notre plus grand plaisir !

   Bad Judge est une comédie fraîche, drôle, peut-être même un peu féministe sur les bords, qui mériterait amplement de voir le jour même si je ne vois pas bien ce que NBC pourrait en faire (mais c'est probablement l'effet que tous les projets de la chaîne me feront étant donné sa liste toujours plus longue de flops dans ce domaine, au moins c'est une tentative d'un autre genre). Et puis ce serait très triste de ne pas donner à Kate Walsh cette opportunité de briller encore, mais différemment ! Espérons donc que le jugement lui soit favorable... 

 

NEXT: A TO Z, ELLEN MORE OR LESS, DAMAGED GOODS, FITH WHEEL, GOOD SESSIONS, FRESH OFF THE BOAT, LIFESAVER, MARRY ME, OLD SOUL, ONE BIG HAPPY, LOVE IS RELATIVE, MISSION CONTROL, SELFIE, TAXI 22, SOBER COMPANION, THE MASON TWINS, THE MISTAKE, THE MONEY PIT, THE PRO, TOOKEN, TWO TO GO, CABOT COLLEGE...

Posté par LullabyBoy à 23:15 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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26 janvier 2013

Private Practice [Saison 6]

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Saison 6, 13 épisodes (fin de série) // 4 640 000 tlsp.

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   Le parcours de Private Practice est tout de même unique en son genre : contrairement à des Experts et autres NCIS, qui n'ont eu de cesse de partouzer, engendrant des bébés clônés, elle est le fruit d'un accouchement miraculeux. Lorsque la rousse flamboyante Addison Forbes Montgomery est arrivée au Seattle Grace, elle n'était pas très sympathique, elle cassait l'ambiance et il n'était pas question qu'elle reste. Mais son séjour s'est finalement prolongé, Shonda Rhimes sentant qu'il y avait là un personnage à creuser, auquel le public devenait de plus en plus réceptif jusqu'à sincèrement s'y attacher. Et Kate Walsh avait tout d'une star, ses perfomances dépassant les espérances. Le succès de Grey's Anatomy étant ce qu'il était, ABC a suggéré l'idée de la décliner avec un spin-off, des dollars plein les yeux. La créatrice est arrivée avec l'idée de ce cabinet spécialisé dans la fertilité, loin de la pluie battante de Seattle mais sous le soleil éclatant de L.A., où tout le monde coucherait, évidemment, avec tout le monde. Parce que la patte Shonda, c'est d'abord ça. Le double épisode backdoor pilot introduit en fin de saison 3 en a laissé plus d'un perplexe. Mon amour pour Addison était tel que j'y ai vu personnellement quelques maladresses, mais surtout beaucoup de potentiel. Je me souviens avoir pensé très fort à Ally McBeal à l'époque. Il y avait un peu de cela dans les rapports humains et l'excentricité. Car oui, on ne s'en souvient pas forcément après six saisons de drames intenses et de larmes, mais Private Practice à la base, c'était léger, décomplexé et l'ascenseur parlait ! Je ne me suis jamais remis de sa disparition dès le premier épisode de la saison 1 d'ailleurs. Jamais. J'attendais même un clin d'oeil dans le final, mais il n'est pas venu. Toujours est-il que la série s'est muée rapidement en un show plus adulte, plus sérieux, et qu'à partir de la saison 2, elle s'est assumée comme un soap mélodramatique larmoyant, usant de grosses ficelles pour nous toucher, quitte à enchaîner les tragédies et faire de ses héros des guerriers. Parmi les événements les plus marquants qui auraient dû les pousser au suicide collectif : le vol du bébé de Violet à même son ventre; la mort soudaine mais héroïque de Dell, laissant sa fille orpheline puisque sa mère avait ouvert le gaz quelques épisodes plus tôt; le viol de Charlotte, bien entendu, qui reste l'un des moments de télévision les plus forts qu'il m'ait été donné de voir, j'en tremble encore; et la mort de Pete en début de saison 6, qui n'a eu d'intérêt que pour son impact sur Violet puisque son absence n'a absolument rien changé à la dynamique de groupe. Et Addison dans tout ça ? Plus les saisons ont passé, moins elle a été au centre des intrigues, comme si les scénaristes s'étaient rendu compte qu'ils n'avaient plus tant de choses à dire sur elle, ou bien que les autres personnages méritaient une place plus importante. Private Practice est devenue un véritable ensemble show, et en a tiré beaucoup de force. 

   C'est sans doute en partant de ce constat simple que la dernière saison a été articulée. Après un Season Premiere offrant des séquences à chacun des héros, les épisodes suivants se sont concentrés plus particulièrement sur chacun d'entre eux, un à un, avec quelques distorsions temporelles à la clé, parfois perturbantes mais nécessaires. Il y a eu de bonnes idées, mais tous n'ont pas été réussis. Je pense tout particulièrement à The Next Episode, dans lequel Sam -l'ennuyeux Sam- était la star d'un pilote de télé-réalité. Le format était original, mais le résultat n'était pas du tout à la hauteur. Et c'est d'autant plus dommage que l'excellente Alfre Woodward était présente en guest dans le rôle de la mère de Sam. Elle méritait mieux que ces scènes téléphonées où l'émotion était trop forcée pour passer. C'est peut-être à cause de cet épisode que j'ai ensuite eu beaucoup de mal à supporter Sam, jusqu'à finalement reconsidérer qu'il ne fallait surtout pas qu'Addison le choisisse lui in the end ! L'épisode de Violet, Mourning Sickness, était perturbant mais fun. Toute la bande a fini l'enterrement de Pete dans une baignoire, à fumer des pétards. Même l'épisode de Jake, qui n'est pas un personnage que je porte particulièrement dans mon coeur tant la perfection qu'il est censé représenter m'angoisse, m'a plu. Les quelques scènes avec sa femme morte étaient poignantes. Celui de Cooper était vraiment amusant. Il commentait l'action, pendant que Charlotte partait dans ses grands délires, sa grossesse étant une mine d'or pour les auteurs. Pourtant, son épisode à elle, Georgia On My Mind, m'a un peu déçu. J'ai beau adorer le personnage -c'est certainement celui qui me manquera le plus- ils ont vraiment trop forcé le trait sur ce coup-là. Elle était vraiment insupportable sur son lit d'hôpital ! Les petites scènes dansées formaient un bonus sympathique. Le Good Grief consacré à Addison était intéressant puisqu'il y était question de la mort de Mark Sloane et comment la nouvelle a été reçue par l'héroïne. J'ai beaucoup regretté que Patrick Dempsey ne fasse pas le voyage jusqu'à Los Angeles à cette occasion, mais je suis à peu près sûr qu'on l'a proposé à l'acteur et qu'il a refusé, parce que c'est une grosse feignasse. Déjà, quand sa soeur Amelia était au plus mal, Derek n'a pas bougé le petit doigt. Et ça ne ressemble pas à Shonda de ne pas le faire intervenir... En parlant d'Amelia, j'ai adoré son épisode Good Fries Are Hard To Come By. Tout était complètement prévisible vis à vis de sa relation avec James (Matt Long), un personnage qui n'a été introduit que pour elle et ça se voyait beaucoup, mais le quasi huis clos a vraiment fait son effet. Ils étaient super mignons tous les deux, super touchants. J'aurais presque envie que Shonda nous les colle dans Grey's Anatomy, mais je crois que je le regretterais vite. 

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   Malgré cette narration particulière tout au long de la saison 6, il s'est dégagé quelques grandes intrigues plus ou moins fortes, développées sur la longueur. Il y a d'abord eu le cancer de Sheldon, que je n'ai pas trouvé très bien traité, mais c'est sans doute parce que je ne peux pas m'empêcher de comparer avec Parenthood qui a eu son équivalent cette année et qui a fait ça très très bien. Et puis aussi parce que c'était un grand manque d'inspiration que de coller au personnage une telle histoire. Les scénaristes n'ont jamais vraiment su quoi faire de lui. Du coup, on ne s'est jamais impliqué émotionnellement dans ses aventures, notamment avec son ex-femme fantôme, finalement rencontré mais sans intérêt. Sa relation avec une autre malade a permis de sauver un peu ses scènes sur la fin, mais cétait très classique. Sheldon a aussi été au centre d'une  storyline "polémique" avec son patient pédophile. Private a toujours aimé aborder ce genre de sujets épineux, sans donner de leçon. C'était encore une fois très intéressant.  Le deuil de Violet a souvent été abordé en filigrane. Mais il était surtout question de reconstruction, de redonner un sens à sa vie, ce qu'elle a fini par trouver dans l'écriture. C'était mignon de terminer la série par un débat sur le titre de son livre... Private Practice. Jolie idée. Et puis c'était super de suivre sa dernière patiente, dont le cas était très significatif. Elle la suivait depuis 5 ans, mais la jeune femme était désormais fin prête à affronter le monde, à goûter à la vie. Cela ne pouvait que résonner en Violet. En plus, elle était interprétée par l'excellente Sarah Ramos de Parenthood. C'était "amusant" de la voir presque dans le rôle de son frère dans la série de NBC. Il y avait en tout cas des similitudes dans le comportement. La seule chose que je trouve dommage, c'est que ce ne soit pas une patiente que l'on ait rencontré avant. Elle sortait un peu de nulle part. Les triplés de Cooper et Charlotte ont aussi beaucoup fait parler. Je suis ultra fan de ce couple, j'ai donc pris mon pied à les voir se chamailler une dernière fois. Ils forment au bout du compte une superbe famille, très moderne. Le retour de Naomi dans le final m'a fait plaisir, je me suis rendu compte qu'elle avait quand même manqué à la série. Les auteurs sont allés vers la facilité en la recasant avec Sam, mais c'était une évidence à laquelle ils ne pouvaient pas échapper compte tenu du fait qu'il était hors de question de le remettre avec Addison. Je n'en retire ni satisfaction ni déception en somme. Je me souviendrais juste de la séparation avec Stephanie, qui était bien plus émouvante que prévu. C'était quand même assez étrange de mettre à ce point en avant le couple Sam/Naomi dans le dernier épisode. Addison était trop en retrait à mon goût...

    L'héroïne termine cependant la série sur la note positive qu'elle méritait. C'eut été un sacré constat d'échec que de la voir finir célibataire. Mère, certes, mais célibataire quand même. J'ai appris à accepter Jake au fur et à mesure de la saison. De toute façon, un peu comme un grand frère protecteur, je crois qu'aucun homme n'aurait trouvé grâce à mes yeux. Alors ce sera Jake. L'arrivée de Henry au sein de son foyer et son combat pour le garder, que ce soit face à la mère biologique ou face aux autorités, n'a pas toujours eu la force que j'attendais, mais c'était plaisant à suivre, émouvant parfois. Je me souviens tout particulièrement de l'histoire de son mentor mourant, qui n'avait jamais rencontré la fille qu'elle avait abandonné à sa naissance. Le parallèle n'était pas subtile pour deux sous, mais ça a super bien fonctionné quand même. J'ai versé ma larme. Qu'adviendra-t-il désormais d'Addison ? La retrouvera-t-on un jour au Seattle Grace ? J'imagine que la tentation sera grande pour Shonda, mais doit-elle résister ? Je suis partagé. J'ai toujours dit que je voulais qu'elle revienne dans Grey's Anatomy à terme. Qu'elle devienne même Chief de l'hôpital. J'adorerais ça. Mais maintenant que j'ai vu la fin de Private Practice, cela ne me semblerait pas logique du tout. Addison a changé, elle n'aspire plus aux mêmes choses. Elle a revu ses ambitions à la baisse pour se concentrer sur sa famille et son époux. Revenir à Seattle, ce serait prendre le risque de tout faire voler en éclat, vu tout ce qu'il s'y passe. Ce serait un retour en arrière pour elle. Mais n'est-ce pas ça la vie en même temps ? Avancer, se cogner, reculer et repartir de plus belle ? La vie ne s'arrête jamais sur une photo de mariage. Elle continue et ne reste pas belle et heureuse à l'infini... J'espère de tout coeur revoir Addison un jour. Elle va me manquer. Avec elle, j'ai appris que faire des erreurs, c'est aussi grandir. 

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   // Bilan // L'ultime saison de Private Practice n'était certainement pas la meilleure, mais elle s'est bien défendue. Ce n'était pas la saison de trop, comme on pouvait le craindre. Elle a pris le temps de faire ses adieux à chacun des héros et leur a offert à tous un happy end. Et on ne peut pas s'en plaindre : ils en ont tellement bavé pendant toutes ces années ! La vie va continuer sans nous à l'Oceanside. On est heureux de les laisser s'en aller, mais comme toujours lorsqu'une série que l'on a aimé s'arrête, il y a aussi une pointe de tristesse et de nostalgie. In which we never stopped loving Addison. 

 

// Bonus // La formidable scène "I Don't Feel Like Dancing" ! 

02 octobre 2012

Private Practice [6x 01]

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Aftershock (Season Premiere) // 6 450 000 tlsp.

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   Pour son 6ème (et dernier ?) retour à l'antenne, Private Practice a choisi de surprendre en déployant une structure  d'épisode inhabituelle, chaque personnage obtenant son morceau à lui, le tout rythmé par un cas médical qui touchait chacun d'entre eux d'une manière ou d'une autre, de près ou de loin. Les scénaristes ont parfaitement su mener à bien cette entreprise casse-gueule et aucune partie n'était plus faible qu'une autre. Cela leur a même permis de ménager le suspense sur certaines questions. Mais je m'interroge tout de même sur le but de l'opération. Est-ce une façon de dire : Addison n'est plus l'unique star du show -ce que l'on a pourtant bien compris depuis longtemps- et si on veut continuer sans elle, on le peut ! On a en effet appris pendant l'été que Kate Walsh souhaitait stopper sa participation à la série au terme des 13 épisodes commandés. En cas de renouvellement pour une saison complète, elle quitterait donc l'Oceanside. Chose totalement impensable pour moi, quoique l'on veuille nous faire croire. 

   Violet. C'est avec elle que l'épisode commence et se termine et c'est visiblement sur elle que les auteurs ont décidé de miser en ce début de saison. Je ne suis pas contre. Je l'ai toujours beaucoup aimé. Je me faisais une joie de la voir devenir une femme de prisonnier ! Je trouvais l'idée intéressante et pas si courante. Manque de pot, Shonda Rhimes s'est supposément brouillée avec Tim Daly -qui n'a pas été très malin il faut dire et a déclaré dans une interview que ce job était plus alimentaire qu'autre chose et que si ça devait s'arrêter demain, il n'en serait pas peiné !- du coup Pete ne part pas en prison : il meurt ! Oui, encore un mort dans la série (et je ne compte pas ceux de Grey's Anatomy). Y'a un moment où trop c'est trop. Je n'aimais pas le personnage mais j'aurais préféré qu'il obtienne une "fin" plus originale. Cela dit, l'annonce de Violet à Cooper était originale ! Jusqu'au bout, on ne savait pas bien ce qui lui était vraiment arrivé...

    Addison. Elle a donc choisi Jake. C'est trop bête. Vraiment trop bête. Mais ce n'est pas étonnant : si elle doit terminer la série avec quelqu'un -et le contraire serait étonnant- ce sera avec Sam. C'est en tout cas ce que la logique voudrait. Il faut donc trouver un moyen de rallonger la chose. Jake sert ainsi de passerelle. Addison s'invente des probèmes : Jake serait trop parfait... C'est sans doute vrai. Et c'est certainement pour ça que je le trouve si ennuyeux. J'espère que ses intrigues d'ici à l'épisode 13 ne se résumeront pas à lui. Elle vaut mieux que ça...

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   Cooper & Charlotte. Pas de répit pour la petite famille ! Voilà que Charlotte est enceinte... de triplés ! Combien va-t-elle en perdre ? Vu que sa grossesse est risquée, tout porte à croire que les complications seront nombreuses et douloureuses. Les réactions de Cooper m'ont beaucoup amusé en tout cas. Il est si fier de ses spermatozoïdes ! Charlotte est restée fidèle à elle-même, avec sa grosse carapace de fille dure et autoritaire. Quand elle aura ses bébés dans les bras, elle sera la plus heureuse des femmes, il n'y a pas de doute. 

   Sam. Monsieur a une nouvelle copine, l'infirmière Stephanie, incarnée par Justina Machado. La rebound girl en somme. Elle a l'air tout à fait sympathique mais je me réserve mon jugement pour plus tard, quand on aura mieux appris à la connaître. Physiquement en tout cas, je ne trouve pas qu'ils aillent très bien ensemble. Moralement, le coeur de Sam est toujours occupé par Addison. Il n'a pas besoin de l'exprimer pour qu'on le comprenne. Il est en juste en train de se persuader qu'il est heureux et que tout va bien... 

   Amelia & Sheldon. La jeune femme fête sa première année de sobriété. On est content pour elle. Après toutes les épreuves qu'elle a traversé, c'est un véritable exploit. On se demande quand même à quel moment et comment les choses vont se compliquer pour elle. Le peu de choses qui arrive à Sheldon se déroule toujours hors-écran. C'est extrêmement frustrant. Il entretient une relation particulière avec son ex-femme, mais on ne la voit encore pas. Et là, c'est le drame. On nous sort une maladie de nulle part pour monsieur ! Vu sa position dans le bureau de Sam, on peut en déduire qu'il s'agit d'un cancer du colon. Super... Un futur mort de plus à l'Oceanside ? Ils auraient pu trouver mieux pour lui, vraiment. Je sais qu'il n'a jamais vraiment inspiré les scénaristes mais bon...

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// Bilan // Malgré un Season Premiere riche et bien construit, j'ai toutes les peines du monde à trouver encore un véritable intérêt à Private Practice. Cette saison 6 bonus ressemble à la saison de trop. On nous rajoute une couche de drames en tout genres qui n'étaient pas nécessaires. Enfin il fallait bien raconter quelque chose...

21 mai 2012

Private Practice [5x 18 > 5x 22]

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6 880 000 tlsp. en moyenne

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   On ne regarde jamais une série à laquelle on tient de la même façon quand on la sait condamnée. J'ai suivi cette 5ème saison de Private Practice avec beaucoup d'intérêt, car elle était vraiment bonne, mais avec aussi un peu de distance, en me persuadant qu'il s'agissait probablement des derniers épisodes. Il vaut mieux prévoir le coup quand on sent la tempête arriver. Cela évite les déceptions au final, puis on la laisse partir avec plus de sérénité. Shonda a eu foi en ABC et a choisi de ne pas terminer la saison sur une "vraie" fin mais sur un cliffhanger, relativement léger, certes, mais un cliffhanger quand même. Et elle a eu raison : les négociations ont abouti et Private Practice reviendra cet automne pour une 6ème et ultime saison de 13 épisodes. Un luxe que l'on aurait aimé que Brothers & Sisters obtienne l'année dernière... Je ne suis pas certain que la série médicale en avait véritablement besoin, dans le sens où tous les personnages semblent être arrivés là où ils devaient arriver. Mais je fais confiance aux scénaristes pour nous dénicher deux-trois rebondissements de dernière minute qui retarderont le happy end. Evitez juste de rendre un des héros malade, ou d'en tuer un dans un quelconque accident. Il leur ait déjà arrivé bien assez de tragédies ! En fait, j'ai beaucoup de mal à imaginer à quoi ces derniers épisodes vont ressembler car Private sans grands drames, ce n'est pas vraiment Private...

    Un des axes inévitables de la saison sera le choix d'Addison, encore un : Jake ou Sam ? Sam ou Jake ? Qui regarde la série depuis ses débuts aura forcément plus tendance à pencher pour Sam. Les auteurs ont su on ne sait comment, à mi-parcours, nous faire croire en son histoire avec Addison, alors que celle avec Naomi -qui ne sera pas apparu de toute la saison- se détériorait affreusement au point de nous indifférer complètement. Aujourd'hui, Addison et Sam, c'est comme une évidence, malgré les récentes complications. Et Jake ? Impossible de le détester, impossible de lui souhaiter de finir seul et malheureux, mais impossible -à mon sens- d'espérer qu'il "obtienne" notre héroïne. C'est un peu moche de la transformer en trophée d'ailleurs, d'autant que la rivalité entre les deux hommes -pour le moment en tout cas- n'est ni amusante ni prenante. C'est un peu maigre, comme cliffhanger de fin de saison. La demande en mariage vient faire monter un peu plus la pression. Mais pour des raisons que j'ignore, je n'ai pas envie qu'Addison se (re)marie. Qu'elle ait autant de bébés qu'elle veut ! Mais un nouveau mariage, bof... J'aime bien la Addison maman. Elle a atteint son but, j'allais dire ultime. C'est aussi pour ça que la saison 6 ne me parait pas nécessaire. Mais j'ai été un peu déçu de l'épisode où elle le devient. Il manquait d'émotion, bizarrement. Peut-être parce que ce qui se passait à coté était plus fort. Peut-être parce qu'Amelia a quelque peu gâché la fête -la pauvre- ou peut-être parce que les scénaristes nous ont fait trop attendre et sont allés trop vite dans la dernière ligne droite, sans nous laisser le temps de réaliser. 

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   Après une première année discréte au sein de la série, la saison 5 a été la saison d'Amelia. Clairement, l'intrigue sur son addiction était une très belle réussite, bouleversante. Celle de sa grossesse en fin de saison semblait too much, ce qui ne m'a pas empêché de me laisser emporter parfois. L'accouchement, très douloureux, puis la vision de ce petit être sans cerveau, trituré par tous ces médecins, éventré même, étaient choquants. L'amitié qui unit tous les personnages était extrêmement bien mise en valeur. Sheldon a pu briller un peu, après une absence mal gérée, qui débouchera peut-être sur une intrigue la saison prochaine. C'est l'impression que j'ai en tout cas. Il serait temps qu'il en ait une en tout cas. Et c'est le moment ou jamais qui plus est ! Amelia n'est quand même pas un personnage facile à aimer. Même si l'on comprend sa souffrance, il est difficile d'accepter qu'elle réagisse de la sorte face à son entourage, face à Addison notamment. C'était un challenge de ne pas la rendre détestable. Les auteurs s'en sont bien tiré, Caterina Scorsone aussi, même si sur la fin, on lui aurait de toute manière forcément pardonné. Heureusement que Jake avait un rôle actif auprès d'Amelia, sinon sa présence au sein de la série aurait été un peu difficile à justifier. 

   Pour Violet et Pete, même constant que lors de ma précédente review : les scénaristes prennent grand soin de rendre leur histoire crédible, et elle l'est, mais on s'ennuie quand même ferme dès qu'ils entrent en scène. Les quelques passages en thérapie de couple auraient pu être intéressantes mais elles ont tourné court à cause de Pete. Dans le genre "personnage difficile à aimer", il se pose là. Sa froideur met systématiquement une distance avec le téléspectateur qu'il est impossible d'ignorer. Je redoute un peu la saison 6 aussi pour ça : que dire de plus, bon sang ? J'ai la même inquiétude par rapport à Coop et Charlotte. Je trouve que la position dans laquelle  ils se trouvent aujourd'hui, c'est-à-dire dans celle d'une famille en souffrance mais qui se construit peu à peu via l'intégration de Mason, est belle, et parfaite. Il n'y a rien de plus à dire à mon sens. Il ne faut plus y toucher. Mais il ne va pas rien leur arriver pendant 13 épisodes. Et des intrigues anecdotiques ne nous conviendraient pas non plus. Donc que vont-ils faire ? J'ai un peu peur. Une chose est sûre : Amelia a peut-être énormément participé à rendre cette saison forte et émouvante, mais c'est Mason, Erica, Cooper et Charlotte qui l'ont rendu mémorable ! La mort d'Erica est une des choses les plus tristes que j'ai pu voir à la télévision ces dernières années. 

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// Bilan // Ces derniers épisodes de Private Practice n'étaient pas à la hauteur des précédents, en particulier le final, un peu léger, mais ils n'entâchent pas pour autant une saison 5 qui a été extrêmement forte et éprouvante, pour les personnages comme pour les télespectateurs. La nécessité d'une dernère saison reste à prouver mais on l'aura quoiqu'il en soit donc essayons de nous en réjouir !

24 mars 2012

Private Practice [5x 10 > 5x 17]

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6 690 000 tlsp. en moyenne.

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   L'heure est grave. Private Practice a toujours su m'émouvoir bien comme il fallait, même plus que Grey's Anatomy parfois alors que, paradoxalement, je suis moins attaché aux personnages, mais en cette saison 5, rien ne va plus : je pleure systématiquement à TOUS les épisodes ! Et c'est franchement épuisant. Oui, c'est probablement la série la plus tire-larmes de la télévision actuellement. Je sais combien certains d'entre vous exécrez ce procédé. Moi, quand c'est bien écrit -et c'est le cas ici- je m'en fiche un peu et me laisse emporter. C'est bien évidemment l'intrigue de la maladie d'Erica et des conséquences qu'elle a sur Mason, Cooper et Charlotte qui fait exploser les compteurs lacrymales. Voir un enfant perdre sa maman, c'est forcément pénible mais quand cela s'étale sur une huitaine d'épisodes avec des périodes de chute, de rémission et de rechute, c'est vraiment très dur. Le petit garçon qui interpréte Mason est probablement l'un des meilleurs jeunes acteurs que j'ai pu voir jouer. Ses rires comme ses larmes semblent si sincères ! Les scénaristes sont vraiment cruels envers Erica mais il ne faisait aucun doute, à partir du moment où cette histoire a commencé, qu'elle s'achèverait dans la douleur. Le 17ème épisode nous rapproche encore un peu plus de la conclusion et je la redoute. Chaque réaction de chaque personnage procure une émotion forte, d'autant que les dialogues sont écrits avec brio, mais, en dehors de Mason, c'est Charlotte qui brille le plus. C'est beau de la voir petit à petit prendre le relais dans le rôle de mère (de substitution) du petit homme, s'attacher à lui comme s'il venait de son propre sang, épauler Erica coûte que coûte dans son combat, soutenir Cooper quand il s'effrondre... Elle finira par devenir le personnage le plus marquant de la série si ça continue. C'est en tout cas celui qui a le plus évolué depuis le début, pendant que d'autres tournent un peu en rond. 

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   Quand je dis "d'autres", je pense surtout à Violet et Pete, dont l'histoire tend parfois à m'indifférer. J'ai trouvé la parenthèse de Violet avec son jeune et bel ambulancier divertissante. Ses doutes étaient légitimes. Mais on a trop vu d'histoires de ce genre pour vraiment y adhérer pleinement, surtout quand c'est traité avec aussi peu d'originalité. J'aurais voulu un peu plus de folie peut-être. Mais j'ai parfois tendance à oublier que tous ces héros ne sont plus des adolescents ni même de jeunes adultes. Pete, en tout cas, est un personnage qui reste en retrait quoi qu'il arrive, même quand il est sur le devant de la scène. Sa trop grande pudeur peut-être l'empêche de trouver sa place dans une série où les personnages sont très impudiques finalement. Sam a eu le même problème pendant longtemps mais c'est aussi parce que les scénaristes ne s'efforçaient pas de le mettre en lumière correctement. Il était un peu dans l'ombre de tout le monde, y compris d'Addison dernièrement. C'est tout de même avec elle qu'il était le plus attachant, et c'est aujourdh'ui avec sa première vraie intrigue à lui en cinq ans qu'il offre une autre facette de sa personnalité. Il n'est pas un mari, un amant ou un père ici, il est un frère. Et un excellent frère même ! L'arrivée de Corinne, sa soeur, était forcément surprenante puisque l'on ignorait son existence tandis que lui-même ignorait qu'elle était toujours de ce monde. La production a fait un très bon choix en confiant le rôle à Anika Noni Rose qui prouve à chaque nouvelle prestation que son talent est multiple. Elle était extravagante et drôle dans The N°1 Ladies' Detective Agency, surprenante en Wendy Scott-Carr dans The Good Wife... elle est dans Private encore différente, dans la violence, la dureté, la souffrance... Son mal de vivre est plus que palpable. C'est à nouveau beaucoup d'émotion pour le téléspectateurs. On regrettera juste une impression de répétition un peu trop forte, tant Sam met du temps avant d'admettre que sa soeur a besoin d'être aidée par d'autres personnes que lui. 

   Il y a peu de choses à dire sur Addison dans cette deuxième partie de saison, à mon grand regret. J'étais persuadé à la fin du 9ème épisode que ça y est, elle était enceinte. Je croyais que les scénaristes étaient enfin prêts à embrasser cette idée. Et puis non. Encore raté. Je commence à croire qu'elle ne le sera jamais. Et si la série ne se finissait pas avec Addison dans la salle d'accouchement un bébé -le sien- dans ses bras ? C'est le but que j'avais imaginé que Shonda Rhimes et son équipe s'étaient fixés. Peut-être pas tout compte fait. Peut-être qu'ils ne s'en sont même jamais fixés de précis. Le bébé d'une autre semble en revanche plus probable. Elle finira bien par devenir mère. Est-ce qu'il s'agira de celui d'Amelia, puisqu'elle est enceinte ? Visiblement non. La jeune femme paraît déterminée à le garder et faire d'Addison la marraine de l'enfant, pas la mère d'adoption. Les choses peuvent encore changer mais bon... Amelia a le temps de mourir aussi ! Je pense qu'à ce stade, les auteurs n'ont plus peur de rien et surtout pas du drame de trop ! Au sujet du rapprochement entre Addison et Jake, je ne sais pas quoi penser. Mais je ne suis pas super fan de lui, ça c'est sûr. Il a été très bien introduit et a trouvé sa place au sein de la distribution mais il ne m'inspire pas plus que ça. Je n'ai pas envie que notre héroïne termine avec lui. Il est arrivé trop tard. Pour moi, ce sera Sam ou personne. Je n'ai pas évoqué la venue de Patrick Dempsey dans Private à l'occasion de l'intrigue médicale d'Erica mais le problème c'est qu'elle s'est justement cantonnée à cela. Bien sûr, il y avait tout un propos autour de sa relation avec sa soeur Amelia mais c'était très léger. Il aurait vraiment dû venir lors des épisodes où elle était complètement au fond du trou. D'ailleurs, techniquement, il n'est pas venu. C'est les personnages de la série qui sont venus à lui. Résultat, il n'a même pas pu croiser Addison. Ce n'était pas satisfaisant, pas suffisant. Mais je crains que le problème vienne plus de l'acteur qu'autre chose. Déjà que ça l'emmerde de jouer dans Grey's, alors se rajouter des heures de travail pour aller dans le spin-off !

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// Bilan // Plus on s'approche de la fin possible de Private Practice, plus il est difficile de s'imaginer la voir partir. Elle n'a jamais été aussi bonne qu'aujourd'hui. Je pense quand même toujours qu'il serait préférable de s'arrêter là, sur une bonne note. Mais vu comme les choses sont parties, la fin de la saison 5 ne sera pas écrite comme la fin de la série. J'ai peur du goût d'inachevé, même s'il sera toujours possible, au pire, d'une manière ou d'une autre, de la conclure plus dignement dans Grey's


06 février 2012

Grey's Anatomy [8x 13]

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If/Then // 9 710 000 tlsp.

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   Le concept du "What If?" n'est pas nouveau et la plupart des séries qui s'y sont essayées ne se sont pas ratées, sans doute car dans l'idée même, il y a quelque chose de suffisamment rafraichissant et sans conséquences pour qu'on puisse se laisser porter facilement. Mais, bien souvent, ces épisodes interviennent plus pour casser la routine et passer le temps que pour véritablement apporter quelque chose et éclairer la situation actuelle. Celui de Grey's Anatomy surpasse les autres car il intervient à un moment important pour l'héroïne, son questionnement est parfaitement légitime au regard de son évolution et il refléte ainsi à merveille l'évolution même du show. Alors, que se serait-il passé si Ellis Grey n'avait pas souffert de la maladie d'Alzheimer, l'obligeant à quitter ses fonctions au Seattle Grace ? 

   Pour commencer, Meredith aurait été une femme... différente. Pas nécessairement plus heureuse puisqu'elle tombe dans les bras d'Alex, le genre de malédiction qu'on ne souhaite à personne, mais elle porte quand même des pulls roses, quoi ! Sa mère l'étouffe, bien sûr, elle l'empêche de grandir par elle-même en lui imposant ses choix et elle dirige l'hôpital de la même manière qu'elle élève sa fille, avec autorité et égoïsme, mais l'incompréhension entre elles et la souffrance semblent être moins fortes grâce à Richard, qui est là pour veiller sur elles deux. Ce que l'épisode va petit à petit faire passer comme message, sans surprise, certes, mais subtilement malgré tout, c'est que le destin est inéluctable : Meredith était faite pour tomber sur un Derek éméché un soir dans un bar, leur histoire ne pouvait qu'exister, Addison ne pouvait que tromper Derek avec Mark, et Mark ne pouvait que "sauver" Little Grey, malgré les tentatives de Jackson, Callie ne pouvait que se tourner vers les femmes, enfin vers une femme... Et tout cela est parfaitement logique. Pensez par exemple à l'influence d'Ellis sur Bailey, incapable de se faire confiance, qui a forcément des répercussions sur ses élèves et notamment sur George, qui a raté ses examens et qui est parti car elle n'a pas su ou cherché à l'aider. C'était d'ailleurs primordial de ne pas rayer purement et simplement Burke, George et Izzie de l'équation. On aurait bien aimé revoir T.R. Knight pour l'occasion d'ailleurs... Bref, qu'on le veuille ou non, on ne peut échapper aux évidences. Tôt ou tard, notre destin nous rattrape. Il est écrit. Tout est écrit. 

   L'intérêt d'un tel épisode, d'un point de vue divertissant, c'est de multiplier les clins d'oeil, les réfèrences... C'est ce qui nous fait le vivre à fond ! Nous les fans, les fidèles parmi les fidèles, en tous cas. Les scénaristes se sont donc éclatés, que ce soit dans les situations -Alex qui trompe Meredith avec... April !!!!- dans les dialogues -le "Oh, Just Shoot Me Now" de Percy, dans la réalisation et la playlist -certaines chansons sont reprises du pilote, dont le fameux Into The Fire de Thirteen Senses, ainsi que certaines scènes- et dans l'apparence des acteurs, la palme revenant bien entendu à la sublime coupe de cheveux de Cristina ! C'était l'occasion aussi pour certains acteurs de jouer dans un registre un peu différent.

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// Bilan // Contrairement à la parenthèse musicale de la saison dernière qui n'était pas une franche réussite -c'est peu de le dire- cet épisode spécial de Grey's Anatomy dans un univers alternatif tenait vraiment la route de bout en bout, tantôt fun tantôt émouvant, et il aurait même mérité d'être en deux parties, histoire de creuser davantage les histoires de chacun même si le focus principal était évidemment Meredith. Un bel exercice de style en somme !

13 décembre 2011

Private Practice [5x 01 > 5x09]

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 6 850 000 tlsp. en moyenne

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    J'ai publié sur le blog il y a quelques jours un article intitulé "Comment sauver Grey's Anatomy ?". La première solution que j'exposais était d'annuler Private Practice. Je l'avais écrit avant de visionner les premiers épisodes de la saison 5. Ai-je changé d'avis maintenant que je les ai vus ? Non. Pourtant, ils sont plutôt bons dans l'ensemble. Le double épisode "final" est même excellent, surtout la première partie, moins classique dans le fond comme dans la forme. On peut dire que la série tient toujours la route créativement parlant. Mais pour combien de temps encore ? Elle est sur le fil du rasoir. Il est arrivé tant de choses absolument atroces à chacun des personnages... C'est un petit miracle qu'ils soient encore tous à peu près sains d'esprit malgré leurs névroses habituelles.

    En bonne héroïne qu'elle est, c'est sans doute Addison qui a été la plus protégée par les auteurs, bien qu'ils aient été moins cléments l'an passé avec la mort de sa mère notamment. Elle s'est souvent résumée à ses cas médicaux complexes et polémiques, à sa vie amoureuse compliquée aux multiples rebondissements et à sa fonction de confidente, même si elle n'a pas toujours ce que l'on peut appeller une "bonne" amie. Si elle était encore là -et elle ne nous manque pas vraiment d'ailleurs- Naomi pourrait en témoigner. Ses désirs d'enfant, qui étaient au coeur des tous premiers épisodes de Private Practice, ont longuement été mis en sourdine mais, comme pour boucler la boucle à mon sens, ils reviennent plus forts que jamais en cette saison 5. Addison est prête à devenir mère -la douloureuse et soudaine perte de la sienne n'y est pas étrangère- avec ou sans Sam à ses cotés. Le sujet de l'enfant qui n'est désiré que par un seul des deux membres du couple, qui a également était traité dans Grey's Anatomy avec Callie et Arizona, est extrêmement intéressant même si sa résolution semble toute trouvée : le jour où Sam prendra l'enfant d'Addison dans ses bras -car elle accouchera forcément dans le Season (Series) Finale- il ne pourra que craquer et assumer le rôle qu'il a tant craint d'endosser à nouveau. La meilleure trouvaille des scénaristes cette saison, ce sont les ouvertures et fermetures systématiques des épisodes avec la thérapie d'Addison. Cela pourrait presque renvoyer aux voix-off de Meredith, qui ont toujours un manqué dans Private sous une forme ou une autre. J'espère que le procédé continuera d'être utilisé dans la suite de la saison, même s'il ne fait plus aucun doute qu'Addison est enceinte cette fois. Et pitié, pas de fausse couche même si la série doit être renouvelée !

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   Tandis qu'Addison redevient l'héroïne qu'elle avait un peu perdu l'habitude d'être, les autres personnages ne sont pas pour autant laissés à l'abandon. Amelia, la dernière recrue de la série, trouve enfin l'occasion de briller à travers son addiction qui reprend le dessus après des années d'abstinence. La progression est lente mais la chute est à la hauteur : on sent que les auteurs ont voulu avoir leur "viol de Charlotte" de la saison et, d'une certaine manière, ils l'ont bel et bien trouvé. Ce ne sera jamais aussi fort, ne serait-ce que parce qu'on a déjà vu des intrigues similaires à la télévision et au cinéma un nombre incalculable de fois (alors que pour Charlotte, dans le traitement en tous cas, c'était assez inédit) mais on peut quand même parler de belle réussite. Caterina Scorsone en a profité pour prouver qu'elle pouvait être vraiment bonne. Pas que je la trouvais mauvaise jusqu'ici mais elle ne me procurait aucune émotion particulière. Là, elle a clairement réussi son coup ! La scène où elle se rend compte que son petit ami Ryan est mort d'une overdose dans son sommeil, juste à coté d'elle, était bouleversante. Toute la partie cure de désintox' était un peu trop rapide et aurait mérité d'être développée sur plusieurs épisodes mais je comprends aussi le besoin des scénaristes de passer à autre chose après y avoir consacré énormément de temps d'antenne et d'énergie. Et puis pour Amelia, le combat continue de toute façon... La place de Sheldon dans cette intrigue était vraiment intéressante, celle d'Addison aussi. On regrette juste que Patrick Dempsey ne soit pas venu faire un tour à l'Oceanside... oops au Seaside Health & Wellness. Et ce n'est apparemment pas prévu non plus dans les prochains épisodes... 

   Je n'ai pas été très fan en revanche de l'intrigue parallèle du petit nouveau, le Dr Jack Reilly (joué par Benjamin Bratt), dont la femme, morte, a forcément été victime elle aussi d'addiction. Comme s'il fallait absolument lui trouver un point commun avec au moins un des personnages alors qu'il s'était de toute façon assez bien intégré au groupe. Peut-être même trop facilement mais je préfère ça ! Je n'ai pas de sympathie particulière à son égard mais il faut reconnaître qu'il dit les bonnes choses aux bons moments et cela permet aux médecins d'avancer plus facilement que s'il leur avait fallu comprendre les choses par eux-même. C'est un accélérateur de bonnes décisions en gros. Du coté du couple terrible Cooper et Charlotte, l'arrivée d'un enfant dans leur vie mais pas tout à fait comme ils l'avaient prévu aurait pu à nouveau tout faire foirer et ça m'aurait franchement gavé mais les auteurs ont eu l'intelligence de se servir de cette histoire pour les faire avancer encore un peu plus. J'aime beaucoup l'harmonie visible dans l'épisode 9 entre eux, Mini Coop' et Erica. Je suis d'ailleurs très heureux de retrouver A.J. Langer qui avait un peu disparu de la circulation depuis Angela 15 ans (enfin en réalité non mais disons qu'elle n'a pas eu d'autres rôles marquants). J'espère que Shonda Rhimes fera appel à elle pour une de ses nouvelles séries... En ce qui concerne Pete et Violet, je suis partagé : d'un coté leurs disputes à répétition étaient fatiguantes, surtout après tout ce qui leur était déjà arrivé la saison précédente en la matière, et d'un autre coté, à partir du moment où ils ont commencé à ne plus se parler, à rompre toute forme de communication, j'ai trouvé l'intrigue criante de vérité. La scène de la rupture était très émouvante, ce qui n'est pas forcément évident à écrire quand on en a déjà eu des tas et des tas dans la série. Celle-là était peut-être plus réaliste et mature aussi que n'importe quelle autre. Je n'ai pas parlé des cas médicaux car il n'y en a pas vraiment eu de novateur ou de marquant je trouve jusqu'ici (enfin celui avec Cynthia Stevenson était poignant mais je crois que c'est surtout parce que c'est elle et que je l'adore). 

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// Bilan // Alors que Private Practice est plus que jamais en danger de mort, ses scénaristes font toujours preuve d'une belle créativité et parviennent à ne pas lasser alors que tout semble avoir pourtant déjà été dit sur tout le monde. Mais bientôt, ce sera vraiment le cas et là, il faudra savoir s'arrêter. Encore une douzaine d'épisodes et puis s'en va ?

28 novembre 2011

Comment sauver "Grey's Anatomy" ?

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   La question pourrait paraître saugrenue mais elle se pose certainement en coulisses actuellement chez ABC et Shondaland : comment sauver Grey's Anatomy ? La série est assurée de rester sur la grille l'an prochain, comme l'a confirmé récemment Paul Lee, le président de la chaîne, et ce malgré les baisses d'audience régulières, mais, au-delà de la 9ème saison, qu'adviendra-t-il de Meredith et sa bande ? Moi, j'ai une petite idée...

1_ Annuler Private Practice

   Ne vous méprenez pas : j'aime bien Private Practice. Mais, quoi qu'on en dise, l'autre série médicale de Shonda Rhimes semble avoir fait son temps. Elle n'aura jamais été le grand succès espéré, elle n'aura même pas été l'excellente série qu'elle aurait pu devenir, mais elle a bien vécu. Cette saison 5 connait des difficultés d'audiences notables, autant en global que sur les 18/49 ans, cible sur laquelle elle a pourtant toujours su se distinguer face aux flops de NBC et aux flics de CBS. Le soleil californien a assez brillé pour Addison, il est temps de retourner aux bercails, sous la pluie...

2_Faire revenir Kate Walsh

   Les audiences de Grey's avaient décollé lors de l'arrivée de Kate Walsh (ce qui est, avouons-le, plus un concours de circonstances qu'autre chose). La faire revenir, surtour si Patrick Dempsey et Ellen Pompeo s'en vont, c'est s'assurer au moins le temps de quelques épisodes la curiosité de quelques téléspectateurs perdus au cours des années, ainsi que celle des éventuels fans de Private Practice qui ne regardaient pas ou plus Grey's Anatomy (si toutefois ça existe). Ce serait dommage qu'elle revienne seule. Elle pourrait amener dans ses babages Taye Diggs (alias Sam) et peut-être Caterina Scorsone alias Amelia Shepherd, un personnage qui a du mal à évoluer dans Private mais qui aurait ses chances dans Grey's (en la couplant avec Alex ?). Du point de vue des intrigues, il y a mille choses à faire : s'appuyer sur la complicité entre Addison et Callie par exemple, la faire devenir la nouvelle chef de l'hôpital (sauf si l'essai de Owen Hunt s'avère plus concluant au fil de la saison 8), tenter une rivalité entre elle et Arizona... Bref. De temps en temps, quelques anciens de Private pourraient venir lui rendre visite, histoire de créer "l'évenement" régulièrement. Maintenant, est-ce que Kate Walsh acceptera de revenir à temps plein "en arrière" ? Pas sûr...

3_Garder...

   Grey's a déjà perdu plusieurs de ses membres historiques, Izzie et George en tête. Il est hors de question que Cristina et Alex s'en aillent pour cette simple et bonne raison. La première est intouchable à mon sens et le second, bien que je le déteste, a intérêt à rester rien que pour être présent le jour où Mme Katherine Heigl acceptera de revenir pour un ou plusieurs épisodes (de préfèrence pendant les sweeps). Ce serait dommage de ne pas régler les problèmes entre Izzie et Alex à l'écran. Bailey ? On n'y touche pas et on lui offre l'occasion de briller à nouveau, comme lors des premières saisons. On l'adore toujours autant mais il faut avouer que les scénaristes ont un peu trop tendance à la mettre à l'écart. Les petits nouveaux, qui ne le sont plus tant que ça, ont tout intérêt à rester également. Il y a encore beaucoup à dire sur April et Jackson et les téléspectateurs semblent avoir finir par les adopter. McSteamy ne me paraît pas être un élément essentiel de la série aujourd'hui mais le garder en plante verte peut toujours être utile. Arizona et Callie forment un des couples les plus mignons de la télévision actuellement, impossible de faire sans elles.

4_... et se débarrasser de...

   Patrick Dempsey bien sûr ! Il l'a fait savoir lui même de nombreuses fois : il ne souhaite pas renouveler son contrat qui le lie à la série jusqu'à la fin de la saison 8. Honnêtement, Derek ne nous manquera pas. Il n'a jamais été le personnage le plus intéressant de Grey's Anatomy mais pas au point d'être insipide comme on peut le résumer maintenant. La ménagère ? Je pense qu'elle s'est trouvée d'autres chouchous. La mèche grise et le brushing parfait ne font plus illusion. Mais alors que faire de Meredith dans ce cas-là ? On a tendance à ne plus pouvoir l'imaginer sans lui. A tort ? Ce serait pourtant intéressant de la voir vivre autre chose, en attendant qu'il revienne (parce qu'il reviendra forcément lui ravir son coeur à la fin, comme tout prince charmant qui se respecte). D'un autre coté, il serait bien dommage de détruire la belle évolution du couple construite au fil des années. Tuer Derek et la faire devenir veuve et mère célibataire ? Le show a sacrifié bien assez de ses héros. Je ne suis définitivement pas pour. Voir Meredith et Derek quitter Seattle ensemble ? Difficile à justifier mais faisable. Inutile de s'inquiéter pour le titre de la série : Lexie est là pour veiller au grain. Elle assurerait sans doute la voix-off à merveille. Je suis quand même globalement plus pour voir Ellen Pompeo prolonger son contrat. C'est pas comme si elle avait une chance de faire carrière au cinéma, en plus...

  Richard qui n'est plus chief, c'est une belle occasion de s'en servir comme d'un autout comique. Les auteurs nous l'ont prouvé avec brio en ce début de saison 8. Mais ça ne peut pas durer éternellement. En présageant que la maladie d'Adele va vite revenir sur le tapis et probablement l'emporter, on peut imaginer qu'il sera alors temps de lui offrir enfin sa retraite. Teddy ? Voilà un personnage que j'aime beaucoup mais qui n'a pas nécessairement beaucoup de choses à apporter encore. Elle pourrait partir à la fin de la saison, l'occasion pour ABC d'offrir un show à Kim Raver, et pourquoi pas parmi les nouveaux projets de Shonda Rhimes pour la chaîne ? Mais je ne me plaindrais pas non plus si elle restait, hein... c'est juste un peu dommage de la voir se fondre dans la masse.

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   Et si après tout ça, Grey's Anatomy ne tient pas deux ou trois saisons de plus, c'est que le public en avait vraiment marre des baisers volés dans les couloirs, des coucheries dans les salles de repos, des grands discours lacrymaux entre deux opérations et des écoles de médecine qui piquent leurs élèves aux agences de mannequinat. Contre la lassitude, on ne peut rien faire parfois...

 

25 août 2011

Private Practice [4x 12 > 4x 22]

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Saison 4 // 7 630 000 tlsp. en moyenne

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    Cela ne m'avait pas frappé jusqu'à cette année mais je trouve qu'Addison, héroïne de Private Practice, a beaucoup de points communs avec Meredith, héroïne de Grey's Anatomy. Elles prennent justement bien souvent des allures d'anti-héroïnes, en préférant l'ombre à la lumière. La tristesse, la mélancolie et le cynisme font partie intégrante de leurs personnalités. Toute bonne héroïne de série qui se respecte a ses démons, ses hauts et ses bas, ses faiblesses mais elles deux vont bien plus loin, ce qui ne les empêchent pas d'être attachantes, bien au contraire. C'est parfois en détestant certaines de leurs attitudes ou certains de leurs choix qu'on les apprécie d'autant plus. Elles sont bien plus humaines qu'une Ally McBeal, par exemple. Je l'ai adorée et elle était un personnage exceptionnel mais elle ne s'inscrivait pas dans notre réalité mais celle fantasmée par David E. Kelley. J'ai d'ailleurs souvent regretté que Private Practice ne s'en rapproche pas davantage, d'autant que le double épisode pilote inséré dans Grey's Anatomy avait des allures d'Ally McBeal (l'ascenseur qui parle, les filles qui bavent devant le standardiste Dell...).

   Cette saison, Addison, comme quasiment tous les autres personnages d'ailleurs, aura connu plus de tourments encore qu'à l'accoutumé. Sa mère s'est mariée avec une femme; puis cette femme, malade, est morte; puis sa mère s'est suicidée pour rejoindre sa bien-aimée... En croyant être miraculeusement tombée enceinte, son désir de maternité l'a rattrapée, ce qui l'a conduite à rompre avec Sam, avant de finalement le retrouver. Et je ne parle évidemment pas de tous ses cas de conscience médicaux. C'était évidemment too much et c'est le plus gros défaut de cette saison qui n'a cessé de multiplier les drames en perdant ce qui lui restait de comique. Mais Addison en ressort plus forte, en tant que femme et en tant que personnage, et c'est sans doute la saison qui a le plus approfondi qui elle était vraiment. Elle a enfin trouvé les réponses qu'elle cherchait sur qui elle était vraiment et ce qu'elle voulait vraiment dans la vie. C'est une belle évolution. La remise en question n'a pas été sans difficultés et j'avoue, parfois, avoir ressenti une déception la concernant. J'avais du mal à la reconnaître. L'épisode de l'enterrement de sa mère était en tous cas très beau et très émouvant. Kate Walsh a pu rappeler combien elle était bonne (ce que l'on a tendance à oublier par habitude). Ses scènes avec son père et son frère, et sa dernière scène avec sa mère, étaient magnifiques. Il manquait peut-être un Derek ou une Callie dans l'assistance mais on mettra cela sur l'emploi du temps chargé des acteurs. Kate Walsh a d'ailleurs été absente deux épisodes : un pour des raisons inconnues, l'autre parce qu'elle était en train de chanter (très discrétement) dans l'épisode musical de Grey's Anatomy

   Les exigences des actrices de la série (pour des raisons familiales sans doute très justifiées) ont conduit à des apparitions/disparitions un poil énervantes. Amy Brenneman n'a pas toujours été là, comme la saison dernière, et Audra McDonald a surtout été présente dans le derniers tiers d'épisodes, afin de préparer son départ de la série puisqu'elle ne sera plus régulière l'an prochain (et à mon avis, il ne faut pas s'attendre à la revoir plus de deux ou trois épisodes). Naomi est un personnage avec lequel je n'ai jamais vraiment réussi à accrocher mais ces derniers temps, ma foi, je commençais doucement à mieux la comprendre. J'étais très surpris que ce soit elle qui "récupère" Betsy au final, comme si les scénaristes voulaient s'en débarrasser. En début de saison, je n'aurais pas apprécié qu'Addison l'adopte mais, en fin de saison, ça aurait eu un sens. Les auteurs souhaitent peut-être montrer tout le processus d'adoption, qui occupera forcément le personnage un bon moment. A ce propos, j'aurais aimé que l'on donne davantage la parole à Sam dans tout ça. Addison a pu s'exprimer longuement sur son désir d'enfant mais Sam, lui, n'a jamais vraiment eu d'arguments convaincants quant à son non-désir d'enfant. Oui il est déjà père et même grand-père mais où est le problème au bout du compte ? Concernant la relation entre Naomi et Fife, tout est allé très vite étant donné que le mec est tombé amoureux d'elle en l'espace de deux nuits, et la bague à l'aéroport était vraiment de trop !

   Après le drame vécu par Charlotte, encore une fois brillamment incarné et raconté, je pensais que les scénaristes la laisseraient, elle et Cooper, un peu tranquilles mais ils ont pourtant eu un problème par épisode jusqu'à leur mariage à Vegas, tout mignon. J'ai plutôt été pris par leurs histoires même si c'était clairement trop. J'ai aussi apprécié que le viol de Charlotte et ses conséquences soient traitées sur la longueur, avec une sorte de cas médical final pour lui permettre, vraiment, de passer à autre chose même si le traumatisme ne s'effacera jamais vraiment. C'est le personnage de la série qui a le plus évolué, positivement. Le couple Violet/Pete reste toujours un gros point faible, même si, de temps à autres, ils sont parvenus à m'émouvoir. Le fait est que Violet, tout comme Addison, tout comme Charlotte et tout comme Naomi, n'est pas le genre de femme que l'on a l'habitude de voir à la télévision. Elle agit toujours de manière très égoïste, bien que les circonstances la poussent naturellement vers les choix qui privilégient son bien-être à elle, avant celui de sa famille et de ses collègues. Elle m'a souvent mis en colère. Je regrette que Pete soit finalement si faible face à elle. Son intrigue à lui, avec sa mère, a trouvé une belle conclusion après avoir été ennuyeuse dans la première partie de la saison. Du coté de Sheldon, pas grand chose à signaler même si sa précense me réjouit toujours. Son histoire avec Alex Kingston m'a bien plu et j'espère qu'on la reverra. Cette actrice est géniale ! Amelia a dû attendre les trois derniers épisodes pour obtenir sa propre intrigue, qui consiste à la faire replonger dans son addiction, et ce n'est pas très intéressant. Les scénaristes n'ont jamais vraiment cherché à nous la faire apprécier, donc ce qu'elle vit, pour le moment, on s'en fiche un peu. Surtout quand c'est aussi prévisible... Mais elle est une confidente, comme Sheldon, qui a sa place dans la série.

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// Bilan // Private Practice a offert sa saison la plus consistante, celle qui a le plus fait évoluer ses personnages jusqu'à une remise en question générale qui servira de point de départ intéressant pour la saison 5 (la dernière ?) mais elle a abusé du drama, les scénaristes s'étant sans doute rendus compte que c'est ce qu'ils faisaient le mieux suite aux réussites "mort de Dell/viol de Charlotte". Il arrive un moment où trop, c'est trop. Les parenthèses comiques se sont réduites come peau de chagrin alors que c'est une part importante de l'ADN de la série. Private Practice a perdu son équilibre mais a aussi beaucoup gagné en parallèle. 

04 avril 2011

Grey's Anatomy [7x 18]

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Song Beneath The Song // 13 o9o ooo tlsp.

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    Dire que je suis déçu par cet épisode de Grey's Anatomy serait un euphémisme. L'entreprise était sans doute trop ambitieuse. Série médicale et série musicale ne riment pas bien ensemble. J'ai passé un agréable moment à le regarder mais plus j'y pense et plus je lui trouve des défauts. A commencer par le choix des chansons et les réorchestrations. How To Save A Life et Chasing Cars sont devenues des classiques, elles ne pouvaient que faire partie de la liste. Mais il y en a d'autres dont on se serait aisément passé. Je pense à Breathe par exemple. Chyler Leigh a ainsi pu nous dévoiler ses talents insoupçonnés en chant mais la scène en elle-même n'avait pas grand intérêt. En plus, pour amener un rapprochement entre Lexie et Mark... Non merci. Il faut tourner la page. The Story était excellente en revanche, mais Sara Ramirez en a peut-être trop fait. Elle a été parfaite tout au long de l'épisode et là... ça ne le faisait pas. On était à la limite du ridicule. Le gros point noir, c'est le choix d'offrir des versions très dépouillées de tous ces tubes. Qu'un ou deux acteurs ne chantent pas bien, ce n'est pas un problème. Mais que les chansons perdent de leur force, c'en est un, et un gros. Les musiques dans la série (et dans toutes les séries en général) sont là pour souligner l'émotion. Or, dans cet épisode, elles avaient tendance à la neutraliser. Je comprends que l'équipe de Shonda Rhimes n'ait pas souhaité faire du Glee. Ca n'aurait pas collé. Mais ils auraient pu faire en sorte que l'ensemble soit plus vivant.  Là où ils ont tout piqué à Glee, c'est au niveau des playbacks, majoritairement ratés !

   Je ne sais pas vous mais moi, à aucun moment je n'aie craint pour la vie de Callie et de son bébé. Je ne dis pas qu'il aurait fallu axer l'épisode musical autour d'un autre événement mais disons qu'il aurait plutôt fallu qu'il y en ai d'autres pour nous tenir vraiment en haleine. Les histoires secondaires, peu développées, auraient sans doute mérité plus de temps d'antenne. Et Kate Walsh aussi. C'était logique de la faire revenir à cette occasion mais s'en servir aussi peu et ne même pas la faire chanter !? Cela dit, elle n'est pas la seule à ne pas s'être prêté au jeu. J'ignore si ce sont les acteurs qui l'ont demandé ou leurs voix qui n'étaient vraiment pas écoutables mais, selon les cas, j'ai ma petite idée. Je suis à peu près sûr que Patrick Dempsey et Sandra Oh ont refusé. Vu le contexte, j'aurais aimé entendre davantage Jessica Capshaw et Eric Dane. C'est là que le concept atteint ses limites : faire un épisode musical oui mais en ne se servant que de ceux qui savent vraiment chanter, même s'ils n'ont pas grand rapport avec l'intrigue. J'adore Chandra Wilson -cette femme sait TOUT faire- et elle s'est bien intégrée, mais c'était un peu plus difficile pour Kevin McKidd, qui ne sert plus à rien depuis un petit bout de temps, ou pour Chyler Leigh, qui était top mais qui ne semblait pas à sa place. Finalement, le plus grand moment d'émotion, outre le réveil de Callie, attendu, c'était le craquage de Meredith dans l'ascenseur. Elle a explosé en sanglots comme rarement. On aurait juste apprécié une réaction un peu plus vive de Derek...

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// Bilan // Trop ambitieux, cet épisode musical de Grey's Anatomy ne restera pas dans les annales de la télévision. Il y avait pourtant matière à offrir quelque chose de plus marquant. Mais ils l'ont fait ! Rien que d'avoir essayé et de ne pas s'être complètement vautré, ça mérite d'être applaudi.