06 février 2012

Grey's Anatomy [8x 13]

dnes_season4_ga_meredith_mi

If/Then // 9 710 000 tlsp.

44030377


vlcsnap_2012_02_06_01h55m27s252 vlcsnap_2012_02_06_01h57m31s211

   Le concept du "What If?" n'est pas nouveau et la plupart des séries qui s'y sont essayées ne se sont pas ratées, sans doute car dans l'idée même, il y a quelque chose de suffisamment rafraichissant et sans conséquences pour qu'on puisse se laisser porter facilement. Mais, bien souvent, ces épisodes interviennent plus pour casser la routine et passer le temps que pour véritablement apporter quelque chose et éclairer la situation actuelle. Celui de Grey's Anatomy surpasse les autres car il intervient à un moment important pour l'héroïne, son questionnement est parfaitement légitime au regard de son évolution et il refléte ainsi à merveille l'évolution même du show. Alors, que se serait-il passé si Ellis Grey n'avait pas souffert de la maladie d'Alzheimer, l'obligeant à quitter ses fonctions au Seattle Grace ? 

   Pour commencer, Meredith aurait été une femme... différente. Pas nécessairement plus heureuse puisqu'elle tombe dans les bras d'Alex, le genre de malédiction qu'on ne souhaite à personne, mais elle porte quand même des pulls roses, quoi ! Sa mère l'étouffe, bien sûr, elle l'empêche de grandir par elle-même en lui imposant ses choix et elle dirige l'hôpital de la même manière qu'elle élève sa fille, avec autorité et égoïsme, mais l'incompréhension entre elles et la souffrance semblent être moins fortes grâce à Richard, qui est là pour veiller sur elles deux. Ce que l'épisode va petit à petit faire passer comme message, sans surprise, certes, mais subtilement malgré tout, c'est que le destin est inéluctable : Meredith était faite pour tomber sur un Derek éméché un soir dans un bar, leur histoire ne pouvait qu'exister, Addison ne pouvait que tromper Derek avec Mark, et Mark ne pouvait que "sauver" Little Grey, malgré les tentatives de Jackson, Callie ne pouvait que se tourner vers les femmes, enfin vers une femme... Et tout cela est parfaitement logique. Pensez par exemple à l'influence d'Ellis sur Bailey, incapable de se faire confiance, qui a forcément des répercussions sur ses élèves et notamment sur George, qui a raté ses examens et qui est parti car elle n'a pas su ou cherché à l'aider. C'était d'ailleurs primordial de ne pas rayer purement et simplement Burke, George et Izzie de l'équation. On aurait bien aimé revoir T.R. Knight pour l'occasion d'ailleurs... Bref, qu'on le veuille ou non, on ne peut échapper aux évidences. Tôt ou tard, notre destin nous rattrape. Il est écrit. Tout est écrit. 

   L'intérêt d'un tel épisode, d'un point de vue divertissant, c'est de multiplier les clins d'oeil, les réfèrences... C'est ce qui nous fait le vivre à fond ! Nous les fans, les fidèles parmi les fidèles, en tous cas. Les scénaristes se sont donc éclatés, que ce soit dans les situations -Alex qui trompe Meredith avec... April !!!!- dans les dialogues -le "Oh, Just Shoot Me Now" de Percy, dans la réalisation et la playlist -certaines chansons sont reprises du pilote, dont le fameux Into The Fire de Thirteen Senses, ainsi que certaines scènes- et dans l'apparence des acteurs, la palme revenant bien entendu à la sublime coupe de cheveux de Cristina ! C'était l'occasion aussi pour certains acteurs de jouer dans un registre un peu différent.

vlcsnap_2012_02_06_01h58m28s17 vlcsnap_2012_02_06_01h58m05s39


// Bilan // Contrairement à la parenthèse musicale de la saison dernière qui n'était pas une franche réussite -c'est peu de le dire- cet épisode spécial de Grey's Anatomy dans un univers alternatif tenait vraiment la route de bout en bout, tantôt fun tantôt émouvant, et il aurait même mérité d'être en deux parties, histoire de creuser davantage les histoires de chacun même si le focus principal était évidemment Meredith. Un bel exercice de style en somme !


01 novembre 2011

Grimm [Pilot]

Grimm_Photo_Logo

Pilot // 6 500 000 tlsp.

 68556638

What About ?

Des enquêtes policières se déroulant dans un monde peuplé par des personnages des contes de Grimm, menées par Nick Burckhardt, un descendant de la célèbre famille et détective beau gosse qui se met à voir certains êtres humains comme des animaux. Il se sent alors doté d'une mission, celle de protéger les autres humains de ces bêtes. Eddy Monroe, un ancien loup-garou féroce qui reste dans le droit chemin grâce à un savant mélange de médicaments, un régime et... des séances de fitness, lui prête main forte...

Who's Who ?

Drama créé par David Greenwalt (Angel). Avec David Giuntoli (Privileged), Silas Weir Mitchell (Prison Break), Reggie Lee (Prison Break, Persons Unknown), Kate Burton (Grey's Anatomy), Sasha Roiz (Caprica), Russell Hornsby (In Treatment, Lincoln Heights), Bitsie Tulloch (Quarterlife)...

So What ?

    Cette année, dans sa tentative désespérée de se trouver enfin de nouveaux succès, NBC tente de dépoussiérer les bons vieux cop shows qui vampirisent la télévision en proposant Grimm, qui mélange -pas très habilement- les éléments classiques qui font le succès du genre avec une touche de fantastique inspirée des contes sombres des frères Grimm. Mon envie de saluer l'initiative est toutefois grandement tempérée par la qualité de la série. Ce n'est ni un bon cop show, ni une bonne série fantastique. Qu'est-ce que c'est alors ? Un procedural fade qui ne peut même pas rattraper les faiblesses de son scénario par des acteurs de qualité ou une belle photographie et/ou une bonne réalisation.

   Tout comme son héros, Grimm manque de caractère. David Giuntoli n'a pas beaucoup de charisme, sa belle gueule mise à part (et ce n'est pas censé faire partie du charisme). On ne se sent à aucun moment proche du personnage puisqu'il n'offre rien auquel s'accrocher et ne fait passer aucune émotion à part l'ennui. Pourtant, il a une fiancée qu'il aime très fort (enfin on suppose puisqu'il veut la demander en mariage) et la femme qui l'a élevé est sur le point de mourir. L'enquête du jour tente vaguement de rappeler à notre bon souvenir l'histoire du petit chaperon rouge. Enfin, en gros, les victimes portent un pull rouge quoi. Parfois, le manque de subtilité a du bon, en fait... L'implication du héros dans l'investigation est plus que limitée, ce sont les autres qui font tout le boulot. Les "monstres" ne sont pas tellement effrayants, pas plus que l'ambiance instaurée. Elle se veut sombre et inquiétante, elle ressemble plutôt à une gentille petite ballade en forêt pour cueillir des champignons par temps pluvieux. Sauf que les flics tombent sur des morts à la place. La belle affaire ! Aucun des personnages secondaires n'est développé et il n'y a bien que le loup-garou qui apporte un peu de fantaisie et d'humour. 

   Grimm n'a pas la moindre ambition, si ce n'est celle de divertir sans bousculer. Comme si NBC n'avait pas voulu faire fuir les ménagères en leur proposant un produit qui les perturbe trop. Sauf que le public jeune auquel la série semble vouloir plus directement s'adresser (diffusion après Chuck) ne va pas être séduit par ce pilote mollasson et cette mythologie maigre, bien peu intriguante. Les fées ne se sont pas penchées sur le berceau de Grimm

What Chance ?

    Coup de chance ? Le pilote de Grimm a obtenu une audience presque correcte pour un vendredi soir (surtout avec un lead-in à 3,4 millions) mais les rediff de CBS en face ont probablement dû aider, sans compter l'effet curiosité qui n'existera plus dès la semaine prochaine. Je ne pense pas que ce conte durera plus d'un chapitre...

How ?

27 janvier 2010

The Deep End [Pilot]

19225168_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20100113_050057

Pilot // 7 11o ooo tlsp.

44030376

What About ?

Sterling Law est un des cabinets juridiques les plus prestigieux de Los Angeles. Chaque année, quatre jeunes diplômés des plus grandes écoles sont recrutés. Ils sont appelés à devenir les meilleurs juristes du monde... ou à exploser en vol. Cette année, les quatre chanceux se nomment Dylan, Addy, Beth et Liam. Ils vont découvrir le système impitoyable de Sterling Law et de son patron, Cliff Huddle, surnommé le "Prince des ténèbres". Le retour au sein de la firme de son partenaire historique Hart Sterling, qui vient de perdre sa femme, va changer la donne... (AlloCiné)

Who's Who ?

The Deep End a peut-être ses faiblesses mais elles ne viennent pas de son casting, solide, autant au niveau des premiers rôles que des rôles secondaires ! Après ses participations remarquées mais en second plan dans Veronica Mars et Big Love, Tina Majorino obtient enfin le rôle majeur qu'elle mérite. Elle est dès le départ le personnage le plus attachant. Ses trois partenaires principaux sont moins connus mais ils ne sont pas mauvais : Matt Long (Jack & Bobby), Leah Pipes (Life Is Wild) et Ben Lawson (Neighbours). Ils sont rejoints en fin d'épisode par un 5ème jeune diplômé incarné par Mehcad Brooks, qui restera à jamais le symbole de l'intrigue fil-rouge ratée de la saison 2 de Desperate Housewives malgré son rôle dans True Blood. Face à eux, des personnages plus adultes et des acteurs confirmés parmi lesquels Billy Zane (tout le monde se souvient de lui dans Titanic), Clancy Brown (une célèbre voix dans de nombreux dessins-animés) et Nicole Ari Parker, l'atout charme-maîtresse femme. A noter les participations au pilote de Kate Burton (Grey's Anatomy), Tom Amandes (Everwood) et Meredith Monroe (Dawson). Du beau monde donc !

So What ?

    Lorsque ABC commence la promo d'une de ses nouveautés par le slogan "From the newtork who brought you (...)", c'est souvent mauvais signe. En l'occurence, la chaîne a souhaité mettre en avant le lien de parenté entre The Deep End et Grey's Anatomy et effectivement, l'intention est là. L'intention seulement. Je me souviens très bien du pilote de Grey's Anatomy et il était très efficace. D'emblée, les personnages se sont imposés à nous et la dynamique était lancée. Dans le cas de The Deep End, c'est moins simple. Etant donné que je suis très client des dramédies judiciaires et qu'Eli Stone me manque, elle me permet de combler un vide décemment. Mais je l'aurai voulue plus rythmée, plus amusante. On sent que les scénaristes sont dans la retenue et qu'ils tiennent à garder un minimum de sérieux. C'est dommage, avec un peu plus de piquant, j'aurai passé un très bon moment. Et puis au niveau des cas juridiques, il faut s'attendre à ce qu'ils soient simplistes, tendant vers l'émotion facile, mais qui réussissent quand même parfois à vous toucher.

Ce qui m'a frappé, c'est que le potentiel de la série est énorme. Est-ce dû au fait qu'il y a beaucoup de personnages ? Sans doute en partie. Milles combinaisons sont possibles et je ne parle pas que des couples éventuels. C'est important ça de ne pas donner l'impression d'avoir dis l'essentiel dans le pilote. Les portraits de chacun des personnages sont esquissés, sans tomber dans la caricature, et on sait qu'on a encore beaucoup à apprendre d'eux. Liam est un tombeur mais pas que. Beth est une fille à papa mais pas que. Par contre, et le cliffhanger de l'épisode le confirme : Cliff est un salaud et rien que. Je reconnais évidemment que tous sans exception ne sont ni originaux ni hyper attachants pour le moment mais il y a matière à... Niveau ambiance, le soleil de Los Angeles qui se réflète dans les baies vitrées des grands immeubles doit assurer tout seul. Il s'en sort convenablement mais il n'en ressort pas une atmosphère particulièrement chaleureuse. C'est même un peu froid.      

En bref, The Deep End est morte avant même d'avoir commencé. Entre un titre prophétique, une diffusion à la mi-saison et une case horaire en perte de vitesse, je la voyais mal survivre et l'audience du pilote confirme mes craintes. Pour autant, ce n'est pas une mauvaise série. Ce n'est pas original, ce n'est pas passionnant mais c'est "sympa". Et parfois, ça suffit.


// Bonus // Pour les plus curieux, une bande-annonce...