14 octobre 2011

Ciné Mix [Septembre 2011]

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    LA GUERRE EST DECLAREE. Il m'a fallu plusieurs jours avant de digérer ce film, vibrant, brillant, amusant et souvent destabilisant. Les dialogues sonnent souvent faux. A moins qu'ils ne sonnent plus juste que juste ? Une curiosité qui finit par nous emporter et nous bouleverser. SEXE ENTRE AMIS. Les comédies sur les Sex Friends se multiplient. Elles ont tendance à toutes se rassembler mais celle-ci se différencie grâce à ses interprétes qui forment un duo très convaincant, vraiment drôle. Les séquences émotion sont moins réussies mais on se sent bien en sortant de la salle. Le feel good movie de la rentrée sans aucun doute !

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   FRIGHT NIGHT. Efficace dans ses scènes d'action avec une utilisation parfois maligne de la 3D, le film patauge dès qu'il évoque la mythologie vampirique et qu'il confronte ses personnages au doute. Les acteurs ont beau être bons (Colin Farrell et Toni Collette), on s'ennuie un peu dès que le rythme ralentit. GLEE! ON TOUR: LE FILM 3D. Lire la critique complète ICI.

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    CRAZY, STUPID, LOVE. A little "Crazy", not that "Stupid", with a lot of "Love". Le casting de cette comédie (Julianne Moore, Ryan Gosling, Emma Stone...) aurait pu se suffire à lui-même mais le scénario est bien fichu, en plus. UN HEUREUX EVENEMENT. Remi Bezançon n'a pas reproduit le miracle du merveilleux Le Premier jour du reste de ta vie mais ce film partage un même sens de la poésie, de l'humour et du réalisme, avec une réalisation toujours très inspirée. Louise Bourgoin est étonnamment juste. Pio Marmai encore parfait. 


11 juillet 2010

30 Rock [Saison 4]

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Saison 4 // 5 75o ooo tlsp.

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   Ces dernières années, les sitcoms n'étaient plus du tout à la mode et rares sont celles qui réussissaient à sortir du lot. A coté des hits plus ou moins justifiés comme How I Met Your Mother ou Mon Oncle Charlie, on retrouvait quelques bijoux d'humour et d'écriture soignée avec 30 Rock en chef de rang, systématiquement récompensée, même quand elle le méritait moins (cf ma critique de la saison 3). Cette année, tout a basculé grâce à l'arrivée de Modern Family, et dans une moindre mesure Glee, que je me refuse à classer dans la catégorie comédie car elle est un peu plus que ça (et un peu moins aussi). 30 Rock s'est donc un peu retrouvée à la place de la has-been, ce qui lui a permis de jouer la carte de l'humilité après avoir un peu pris le melon.

   Oui, la saison 4 est moins prétentieuse que les précédentes et heureusement : il n'y a plus de quoi être prétentieux, vraiment pas ! Les scénaristes ne sont pas devenus des brêles, je vous rassure, mais ils ont beaucoup moins d'idées malgré quelques éclairs de génie. Mais surtout, hormis le tapage systématique et très amusant sur NBC, sa propre chaîne, la série est de moins en moins centrée sur les coulisses du Girlie Show et de la télévision en général. On n'a pas vu grand chose en rapport direct avec l'émission, hormis en début de saison avec le recrutement d'un nouveau comédien joué par un Cheyenne Jackson plutôt convaincant mais sous-exploité. Tout le reste était consacré aux relations amoureuses foireuses de Liz Lemon et Jack Donaghy, entrecoupé d'intrigues secondaires plus ou moins inspirées mettant en scène principalement Jenna, Tracy Jordan et Kenneth. Honnêtement, il y a eu autant de bon que de mauvais de ce coté-là. J'ai adoré les passages entre Jenna et sa mère, puis entre Jenna et son homme, qui est son double puisqu'il se travestit en Jenna pour gagner sa vie. Un truc complètement fou qui a super bien fonctionné. J'ai trouvé certains délires autour de Kenneth ridicules mais le talent de Jack McBrayer sauve toujours le tout. Il m'est impossible d'en venir à détester Kenneth. Il serait bon, en saison 5, de lui offrir une vraie intrigue sur le long terme. Il le mérite et ça nous changera des pleurnicheries et caprices de Tracy. Je n'ai jamais aimé ce personnage depuis le début, il n'y a rien à faire. Cela dit, depuis la saison 3, j'ignore pourquoi mais il ne m'irrite pas tant que ça. Je crois qu'en fait j'ai arrêté de l'écouter et je m'en porte bien mieux. Je regrette toujours que sa femme apparaisse si peu. Elle, elle est vraiment drôle. Frank m'a pas mal fait marrer cette année, notamment quand il s'est transformé en Liz le temps d'une semaine. C'était bien vu. Toofer n'a vraiment pas eu grand chose à dire ou à faire, pas plus que Pete, bien mieux utilisé lors des deux premières saisons. Cerie ? Même quand on fête son mariage, on ne la voit pas ! Donc bon... Par contre, J.D. est sorti de l'ombre. Enfin il a eu plus de dialogue que les années précédentes quoi. C'était marrant de le voir dans le rôle de sa propre mère dans l'épisode spécial fête des mères, un des meilleurs de la saison d'ailleurs. Dommage que la guest de Patti LuPone ait été si courte. Je l'adore !

   J'avais trouvé Liz plus discréte en saison 3, l'aspect girlie de la série s'étant échappé avec elle. Et ça m'attristait beaucoup. Je ne dirais pas qu'il est complètement revenu mais il y a du mieux. Sa quête de l'homme de sa vie a été bien gérée puisqu'on en a beaucoup parlé sans qu'elle rencontre grand monde. On s'est contenté de nous ressortir à plusieurs reprises ses ex et c'était souvent drôle. Même le Jon Hamm amputé qui était ridicule sur le papier a réussi à me faire décrocher un sourire. Le meilleur passage était quand ils étaient tous réunis dans l'épisode St Valentin jouant le rôle des mamas-infirmières du cabinet dentaire. C'était court mais excellent ! Cet épisode est d'ailleurs pour moi le meilleur de la saison. Le plus inspiré. C'est à partir de là que Michael Sheen est devenu récurrent. Je ne connaissais pas vraiment cet acteur mais il m'a beaucoup plu. Son personnage, Wesley Snipes, apporte un vrai truc à la fin de la saison et j'espère qu'on le reverra en saison 5, "future husband" oblige. Matt Damon lui a volé la vedette dans le final mais c'était pas mal du tout. Globalement, Liz m'a encore beaucoup fait rire, d'autant que les scénaristes et Tina Fey elle-même ne l'épargent jamais ! Dommage que l'intirigue du show autour de Dealbreaker ait été avorté. Ca aurait pu vraiment apporter quelque chose. C'est une autre histoire pour Jack Donaghy. Rien à redire sur les prestations toujours remarquables d'Alec Baldwin. Je n'ai vraiment rien à lui reprocher. En revanche, je trouve que le personnage a perdu de sa saveur. Le triangle amoureux auquel il a été associé une grande partie de la saison ne valait vraiment pas les délires avec Salma Hayek de l'année dernière. C'était même franchement chiant à un moment donné avec rattrapage in extremis sur la fin. J'adore Julianne Moore, vraiment vraiment vraiment. Je la trouve douée, magnifique, intelligente dans ses choix de rôle... Bref. Mais là, vraiment, je n'ai pas retrouvé ce qui fait son charme. Elle était fade, pas amusante. Mais pas énervante. C'est déjà ça. Quant à Elizabeth Banks, disons qu'elle a été un peu plus gâtée mais le personnage s'est vite essouflé aussi. Le fait qu'elle soit tombée enceinte offre des perspectives nouvelles et intéressantes pour la saison prochaine. Donaghy le mérite bien ! 

   30 Rock est en train de sombrer tout doucement tandis que la concurrence sitcomesque se fortifie. Elle n'a pas su se renouveller et a perdu depuis deux ans ce qui la rendait si singulière, si piquante. L'attachement aux personnages et acteurs principaux étant ce qu'il est, je ne compte pas quitter la navire. On passe toujours de bons moments avec eux, ils sont simplement un peu plus rares.   

15 mars 2010

Ciné Mix [Février 2010]

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Coup De Coeur


19216325_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20091223_123209A SINGLE MAN  44030378

   Los Angeles, 1962. Depuis qu'il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d'université Britannique, se sent incapable d'envisager l'avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George ne peut imaginer qu'une série d'évènements vont l'amener à décider qu'il y a peut-être une vie après Jim... // A Single Man m'a bouleversé. Tom Ford a frappé fort pour son premier film. Je doute même qu'il réussisse à faire mieux. Allier de la sorte fond et forme, esthétisme et émotion, élégance et profondeur, est inespéré. Chaque plan, chaque ralenti semblent exprime une émotion. Chaque ligne de dialogue est intense. Chaque apparition, qu'il s'agisse de celle très courte de Lee Pace, celle très significative de Ginnifer Goodwin, celle jouïssive et magnifique de Julianne Moore, ou celle décisive et optimiste de Nicholas Hoult, est bouleversante. Quant à Colin Firth, il est impressionnant de justesse, de pudeur, d'humour. Une vraie révélation pour moi qui le connaissait mal, Bridget Jones mis à part. Un dernier mot sur la musique qui sublime le tout majestueusement. C'est un très grand film sur le deuil, la solitude, le renoncement et l'espoir.

Les Autres Films   


SHUTTER ISLAND  44030376

19151192_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20090807_042312   En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l'île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L'une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée de l'extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre cohérente d'une malade, ou cryptogramme ? // Je savais malheureusement que je serais déçu par cette adaptation du livre de Dennis Lehane, l'ayant lu. Il était très intense et je m'étais représenté cette île mystérieuse autrement : plus sombre, plus effrayante. Je n'ai pas frissonné pendant le film et je n'ai pas ressenti cette même angoisse face à la tempête, timide à l'écran. On a connu Martin Scorsese plus inspiré. Aucun plan ne m'a marqué. Leonardo Dicaprio est bon mais pas exceptionnel. En revanche, j'ai beaucoup aimé les flashbacks, admirablement filmés et portés par une Michelle Williams habitée par son personnage. Il n'en fallait pas tellement plus pour que le film soit réussi. Quant au twist, puisqu'il est impossible de ne pas l'évoquer... disons qu'il est probablement moins évident à la lecture du livre qu'à l'écran.

IN THE AIR  44030376

19184235_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20091016_125053   L'odyssée de Ryan Bingham, un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Dans sa vie privée, celui-ci fuit tout engagement (mariage, propriété, famille) jusqu'à ce que sa rencontre avec deux femmes ne le ramène sur terre... // Après l'excellent Juno, j'attendais beaucoup de ce nouveau film de Jason Reitman. J'en avais lu beaucoup de bien qui plus est. Pourtant, j'ai l'impression d'être resté sur le tarmac. In The Air ne décolle jamais vraiment malgré un propos original et traité avec autant d'humour que de réalisme. La satire sociale est finement écrite. George Clooney est bon mais ce n'est pas une surprise. Mais alors qu'est-ce que je n'ai pas aimé au juste ? Je l'ignore presque. Je sais que je me suis beaucoup ennuyé au milieu du film, que je l'ai trouvé bien trop long et que l'histoire la plus intéressante à mes yeux, celle de l'histoire d'amour entre les deux personnages principaux (Vera Farmiga est géniale), n'est pas traitée avec la profondeur qu'elle aurait mérité. On reste un peu sur sa faim même si la conclusion est intéressante et relativement surprenante.

DAYBREAKERS  44030376

19230049_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20100121_050301   En 2019, les vampires ont pris le contrôle de notre planète. Les humains ne sont plus qu'une petite minorité, entretenue uniquement pour nourrir la population dominante. Edward Dalton est un vampire qui travaille dans la recherche. Il refuse de se nourrir de sang humain et oeuvre sans relâche à la mise au point d'un substitut qui pourrait à la fois nourrir ses semblables et sauver les derniers spécimens d'hommes. Lorsqu'il rencontre Audrey, une jeune survivante humaine, il va découvrir un secret biologique qui peut tout changer... // Daybreakers est un film relativement étonnant et même assez intéressant dans le fond. Cela aurait pu être une série B sur des vampires médiocre, comme il y en a tant d'autres, mais le scénario de départ est suffisamment original pour capter l'attention. Le casting est bon, ce qui ne gâche rien. Je ne retiendrais pas la prestation de Ethan Hawke, pourtant bonne, mais plutôt celle de Willem Dafoe. Niveau réalisation, il y a de bonnes idées. On frise parfois le ridicule, c'est sans doute le genre qui veut ça et c'est un peu dommage. Et puis j'ai mis du temps avant d'être vraiment pris dans l'action. Ce film n'est ni bon ni mauvais et il ne laisse pas un souvenir impérissable. Mais je ne suis pas mécontent de l'avoir vu.

Avant-Première


L'ARNACOEUR  44030377

19256845_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20100226_045411   Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s'est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd'hui, il existe une solution radicale, elle s'appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit ami en ex. Mais Alex a une éthique, il ne s'attaque qu'aux couples dont la femme est malheureuse. Alors pourquoi accepter de briser un couple épanoui de riches trentenaires qui se marie dans une semaine ? // Je vous en supplie : allez voir ce film ! Pourquoi ? Parce qu'il faut soutenir ce genre de comédies romantiques françaises à l'américaine bien trop rares, dans l'esprit de Hors de Prix avec Gad Elmaleh et Audrey Tautou pour ceux qui s'en souviennent. L'Arnacoeur mérite d'être un succès. Je ne sais pas pourquoi je me sens investi de la mission de le défendre, si ce n'est qu'il m'a vraiment plu. Il est très drôle grâce aux deux personnages secondaires incarnés par Julie Ferrier et François Damiens, et très attachant grâce à Romain Duris et Vanessa Paradis qui forment un duo très convaincant. Les répliques sont soignées, l'émotion n'est pas factice et puis il y a cette scène dansée que je trouve formidable. Non vraiment, vous auriez tort de vous en priver ! Et la petite info en plus : il a été co-écrit avec Jeremy Doner, un scénariste de Damages. Le film et la série n'ont rien en commun mais bon. C'est suffisamment rare pour le souligner !