14 février 2013

Once Upon A Time [2x 13]

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Tiny // 7 080 000 tlsp.

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   La pemière apparition de Jorge Garcia dans Once Upon A Time n'avait pas franchement été concluante. Je craignais donc le pire pour cet épisode lui étant consacré. On ne peut pas dire que mes inquiètudes aient été totalement balayées, mais c'était moins pire que prévu. Le problème de l'histoire d'Anton, puisque c'est son prénom, c'est qu'elle est extrêmement prévisible de bout en bout. Le géant est naïf, c'est de notoriété public. Alors il passe son temps à se faire avoir, à Fairytale Land comme à Storybrooke, et nous on l'observe un peu dépités. D'autant que l'acteur n'a pas son pareil pour jouer le pauvre malheureux à qui l'on a envie de faire un gros câlin pour le rassurer. Cela dit, c'est à peu près tout ce qu'il sait jouer. La colère, c'est clairement pas son truc. Et les fonds verts, ça ne lui va pas très bien au teint. Je me passerai de tout commentaire sur l'aspect visuel de Tiny. Je dirai simplement qu'une fois encore, les auteurs ont été ambitieux et ils auraient tort de s'en priver. L'équipe chargée des effets-spéciaux fait quand à elle ce qu'elle peut avec les moyens qu'on lui donne... *

   Ce qui était cool, c'est que le géant a été amené à rencontrer pas mal de personnages et il en est (presque) toujours ressorti quelque chose de vaguement solide. Par exemple, James, le jumeau maléfique de Charming, avait un certain charisme; et le duo qu'il formait avec Jack -devenu une femme histoire de créer une surprise totalement factice, et interprétée par la très moyenne Cassidy Freeman en plus- donnait du rythme aux flashbacks. Le face à face avec Regina était vraiment trop facile. Celui avec son père, incarné par Abraham "Kubiac/Jerry" Benrubi, avait assez peu d'intérêt au fond mais il fonctionnait bien. Et puis pardon de le dire, mais Charming et Snow m'ennuient terriblement en ce moment et les voir courir dans les rues de Storybrooke avec Anton à leurs trousses ne m'a pas scotché, sincèrement. Non, ce qui était intéressant au bout du "conte", c'est que le personnage permette d'insister sur l'idée qu'un retour dans le pays des contes de fée ne constituerait pas forcément un progrès, que tout n'était pas aussi rose qu'ils croient s'en souvenir, qu'il y avait aussi de la souffrance. Au fond, il y avait de la magie, oui, mais pas tant de bonheur que ça. Pas plus qu'à Storybrooke en tout cas...

   Pendant ce temps-là, on a suivi le parcours d'Emma, Henry et Mr Gold de la pancarte de Storybrooke à leur décollage en avion. C'était lent et pas très intéressant. Bien sûr, c'était amusant de les voir dans ce contexte, surtout le vilain sorcier complètement désorienté, mais fallait-il que ça plombe autant l'épisode ? J'aurais préféré que l'on aille plus directement au but. Là encore, la prévisibilité est malheureusement de mise. A ce stade, on se doute bien que Baelfire est l'homme avec qui Emma a fait les 400 coups, l'homme qui est le père de Henry. En gros, ça ne pouvait pas tomber mieux qu'ils soient partis tous les trois ! How convenient. On nous dira bien sûr que c'est le destin, ou que Gold savait déjà tout, qu'il avait, comme toujours, tout prévu ! Allez, je termine quand même sur une note positive : Lost était encore partout ! Il faut dire que c'était l'occasion parfaite. La compagnie Ajira Airlines a évidemment répondu présente; et Belle, sur son lit d'hôpital, regardait un épisode d'Exposé. Et j'ai du manquer d'autres clins d'oeil. Je compte sur vous pour me les signaler.

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// Bilan // Encore un épisode de Once Upon A Time sans grande saveur. On essaye pourtant activement de nous changer les idées, en s'intéressant à un nouveau personnage ou en nous embarquant dans une aventure qui nous est familière, mais ça ne fonctionne pas. Nos héros ont perdu leur modjo


10 novembre 2012

Once Upon A Time [2x 06]

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Tallahassee // 10 150 000 tlsp.

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   Il était bien construit ce nouvel épisode de Once Upon A Time.  Parfois, on aimerait que les décors le soient autant. Ou qu'ils soient construits tout court. On ne peut pas s'arrêter indéfiniment sur l'aspect visuel de la série, d'autant que tout n'est qu'une question de budget et que la production n'y est pour rien. Et puis, surtout, elle est suffisamment bonne pour que l'on réussisse à passer outre. J'ai même trouvé qu'il y avait eu du mieux en ce début de saison 2. Mais il y a des moments où ça reste quand même gênant, voire très gênant. Et c'était le cas ici. L'ascension du haricot magique passait encore, mais l'apparition du géant dans sa gigantesque taverne pleine de trésors, ce n'était vraiment pas possible. Tous ces fonds verts, ça a complètement perturbé notre Jorge Garcia. Il était mauvais comme un cochon. Pas du tout convaincant quand il était vilain, il l'était un peu plus quand le personnage est devenu gentil parce que, de toute manière, on ne peut pas l'imaginer autrement que gentil Jorge. C'était affreux, ça faisait mal aux yeux, mal au coeur. Et puis son histoire était assez prévisible aussi, peu inspirée. Je vais tenter de bloquer ce souvenir de ma mémoire !

   Malgré tous ces points négatifs, ce voyage dans les nuages n'était pas totalement désespérant non plus. En fait, c'est la complicité et même la tension sexuelle, allons-y, entre Hook et Emma qui a tout sauvé et qui a même rendu l'ensemble assez fun. Emma est peut-être agaçante parfois parce qu'elle est trop amère, mais des "gentils" personnages, c'est de loin la plus intelligente. Bon, Snow n'est pas bête non plus. Telle mère telle fille. Sa méfiance légendaire nous a été expliquée ici à travers des flashbacks vraiment sympas, au cours desquels l'identité du mystérieux monsieur de la première scène de la saison nous a été révélée. En tout cas son identité humaine. S'il a été un jour un personnage de conte de fée -ce qui semble peu probable, mais tout est possible dans Once Upon A Time- alors impossible de deviner qui ! Je serais bien tenté de penser instinctivement à Baelfire, ce qui voudrait dire que Henry serait potentiellement le petit fils de Snow, Charming ET Rumplestiltskin. L'idée est séduisante mais peu probable. Ce Neal Cassidy était donc en fait un bad-boy -on pouvait s'en douter vu le choix de Michael Raymond-James pour l'incarner, abonné à ce genre de rôles- qui a entraîné Emma sur la mauvaise pente, alors qu'elle commençait déjà à faire des bêtises toute seule comme une grande, et qui l'a même plus ou moins envoyée en prison ! Plus ou moins parce que c'est surtout l'oeuvre d'August pour la protéger. Je ne m'attendais pas à revoir le personnage tout de suite. Ravi donc. On suppose que c'est lui qui a envoyé la lettre à Neal. Il faut s'attendre à le voir réapparaître à tout moment à Storybrooke. Peut-être qu'il aura un rôle important à jouer dans le sauvetage d'Emma et de Snow... Qu'a-t-il bien pu montrer à Neal pour le convaincre instantanément de l'existence de la magie ? Voilà un nouveau mystère qu'il me tarde de découvrir. On notera la grosse référence à Lost, encore une oui. Les fans se souviennent forcément de l'épisode de la saison 3 "The Man From Tallahassee" dans lequel John Locke découvrait la vérité sur son père. Et puis la garde de la prison qui parle à Emma porte un collier Dharma Initiative, station The Swan ! (en réalité, des clins d'oeil de ce type, il y en a littéralement à chaque épisode mais je les vois rarement pour ma part). En tout cas, pour en revenir à Emma, le parallèle entre l'abandon dont elle a été victime et celui qu'elle impose à Hook était une belle manière de conclure l'épisode. 

   Pendant ce temps, on ne peut pas dire que Snow et les autres nous aient offert des scènes d'anthologie. La réhabilitation d'Aurora a toutefois été entamée. La voilà frappée de cauchemars inquiétants, dont Henry est également victime à Storybrooke. L'oeuvre de Cora ? Sans doute ! Mais dans quel but et pourquoi eux ? Du coup, on a un peu plus de sympathie pour le personnage, surtout que Snow semble s'y attacher et agir de façon maternelle à son égard. Du coté de Mulan, on a droit à un petit fight pas dégueulasse où la jeune guerrière montre qu'elle n'a pas beaucoup d'états d'âme et qu'elle accorde beaucoup d'importance aux promesses. C'est tout à son honneur, mais ce n'est pas comme ça qu'on va se mettre à l'apprécier...

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// Bilan // Outre les affreux effets-spéciaux dont il est affublé, cet épisode de Once Upon A Time n'est pas le plus solide de cette saison 2, pas le plus passionnant non plus, mais il reste d'un bon niveau. 

18 février 2012

Tueurs En Séries [Sur le tournage d'"Alcatraz"]

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Au programme cette semaine : "House" annulée, "Being Human US" renouvelée - HBO dévoile la date de "The Newsroom" - Une onzième saison de "Smallville"... en comics - Une bataille judiciaire dans les coulisses de "The Walking Dead" - Henry Ian Cusick dans "Fringe", David Schwimmer dans "Web Therapy", Peter Mensah dans "True Blood" - On répond à vos questions : "Rookie Blue", "Community" - La bande-annonce de la saison 3 de "Kenny Powers" - Notre reportage sur le tournage d'"Alcatraz" - Les premières images de la minisérie "The Hatfields & McCoys", avec Kevin Costner et Bill Paxton...

 

03 février 2012

Journal de bord : sur le tournage d'"Alcatraz" [Jour 3]

Jeudi 2 Février – Day Three

 

 

   En ce deuxième et déjà dernier jour de visite du tournage d’Alcatraz, le maître-mot aura été « patience ». Alors que nous avions rendez-vous à 11h pour repartir en direction des North Shore Studios, un email très matinal nous a annoncé que le départ était repoussé à 14h pour des raisons de logistique : les tournages de la veille se sont terminés à 1h du matin et du retard a été pris dans la préparation des décors du jour. Du coup, Sarah Jones et Jorge García filment une scène extérieure sur le parking d’une école maternelle tandis que les techniciens s’affairent dans tous les sens pour maquiller la fausse prison. Et moi, je comate devant les talk-shows débiles pour ménagères désespérées avant de me dégourdir les jambes sur Granville Street et Robson Street, lieux privilégiés pour faire du lèche-vitrine à Vancouver. Je m’aventure même du coté de la marina où je découvre grâce à un soleil étonnamment toujours présent une magnifique vue sur les montagnes enneigées qui entourent la ville. Puis 14h sonne finalement et l’aventure reprend !

 

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02 février 2012

Journal de bord : sur le tournage d'"Alcatraz" [Jour 2]

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Mercredi 1er Février – Day Two

 

   La première chose que je me suis dit en me réveillant ce matin très tôt, après avoir été surpris par un beau rayon de soleil pas franchement typique de la région, c’est qu’on ne part pas à l’assaut d’Alcatraz le ventre vide. Ma deuxième journée à Vancouver a donc commencé en tête à tête avec ce que j’appelle tendrement un « Big Hurley Breakfast », en référence à ce cher disparu de Lost, composé de bacon, de saucisses, d’œufs brouillés et de pancakes imbibés de sirop d’érable. Puis, accompagné de mes deux meilleurs amis Mme la caméra et Mr son pied, je suis parti à la rencontre des autres journalistes conviés par Warner Bros. sur le tournage d’Alcatraz. L’Amérique latine est fièrement représentée par des brésiliens et des colombiens tandis que l’Europe est divisée entre trois anglais, deux italiens et moi-même, le seule frenchie de la bande. Sans plus attendre, on nous emmène au nord de la ville, laquelle est d’ailleurs surnommée depuis quelques années « le Hollywood du nord » tant elle accueille de plus en plus de tournages de films et de séries américaines. L’architecture de ses bâtiments, son centre d’affaire, son petit port de plaisance et ses jolies maisons typiques en font même le lieu idéal pour donner l’impression à l’écran d’être à San Francisco. L’illusion est effectivement parfaite dans une série comme Facing Kate, par exemple.

 

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24 janvier 2012

Alcatraz [1x 02]

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Ernest Cobb // 10 050 000 tlsp.

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    Je comprends complètement pourquoi la FOX a choisi de diffuser le deuxième épisode d'Alcatraz, indépendant pourtant, à la suite du premier. Ils se complètent parfaitement. Le pilote ne donnait pas une vision très précise de ce que la série allait nous offrir semaine après semaine, même si l'aspect procédural semblait inévitable. Ernest Cobb se présente ainsi comme un épisode "classique", dont les suivants reprendront plus ou moins le même schéma, et je dois dire que s'ils sont tous aussi efficaces que celui-ci, je ne bouderai certainement pas mon plaisir. On se rapproche bel et bien, comme prévu, de ce qu'offrait Fringe à ses débuts et de ce que propose Person Of Interest en parallèle cette saison. C'est la version Abramsienne du cop show de papy et mamy et je peux dire sans honte que ça me plait !

   Le "disparu retrouvé" du jour est assez différent du premier, Jack Sylvane, dans le sens où on ne cherche pas vraiment à créer une empathie à son égard. Ses actions sont impardonnables, quelque soient ses motivations peu claires et pas franchement convaincantes : tuer des jeunes filles de 16 ans parce que sa mère lui a caché qu'il avait une demi-soeur de cet âge ? Moi pas comprendre l'aspect psychologique de la chose. Le voir tirer aussi précisément et froidement parmi la foule avait quelque chose de glaçant et de franchement flippant. Ne vous moquez pas de moi. Je regarde tellement peu de cop shows que je suis facilement impressionnable ! Je suppose que Esprits Criminels, NCIS et leurs consoeurs ont régulièrement affaire à des meurtriers de ce type... Lorsqu'il tire sur Lucy, avouons quand même que c'est totalement inattendu ! On ne pouvait pas prévoir qu'un des personnages principaux serait touché si rapidement. C'était parfait que ça se porte sur elle en tous cas puisque c'est au final un peu "son épisode" après avoir été extrêmement discréte dans le pilote. La série n'oublie pas de nous offrir un cliffhanger mythologique du plus bel effet : Lucy a vécu elle aussi dans les années 50 et n'a pa vieilli depuis. Si votre curiosité n'avait pas été piquée jusqu'ici, je suppose que là, pour le coup, ça a fonctionné ! A ce propos, je suis assez fan des flashbacks de cet épisode. L'ambiance de la prison de l'époque, ce rocher battu par la pluie continuellement, ce vent qui siffle,  ces lumières du phare qui ne cessent de tourner... Tout cela suffit à rendre ces passages intéressants, même s'il ne s'y passe rien de formidable. On a quand même pu apprendre à connaître un peu mieux Warden Edwin James, le directeur d'Alcatraz, qui n'était apparu qu'en photo dans le pilote. Il est aussi inquiétant que ses prisonniers...

   La dynamique entre Rebecca et "Doc" est plus réussie également, même si les scénaristes ont du mal à être convaincants quand il s'agit de crédibiliser sa présence sur le terrain pendant les enquêtes. Il pourrait limite rester dans sa boutique, ça ne changerait pas grand chose. Mais ce serait dommage de se passer de ce ressort comique qui permet de temps en temps de détendre l'atmosphère. Rebecca s'avère plus attachante dans ce deuxième opus, notamment quand elle craque après le tir sur Lucy et face au silence d'Emerson Hauser, bien décidé à ne lui donner aucune explication sur ce qui se passe et ce que lui sait. Ce serait quand même pas mal qu'il ne tarde pas trop à lui donner quelques indices. Pas juste parce qu'on a envie de savoir. Simplement pour que sa motivation à elle pour continuer ses enquêtes soit compréhensible. 

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// Bilan // Alcatraz semble posséder des bases solides pour offrir chaque semaine un divertissement de qualité. Sera-t-elle capable d'aller au-delà en se servant habilement de sa mythologie encore floue ? Réponse dans les prochains épisodes. Mais le temps de convaincre un public peu friand d'intrigues trop feuilletonnantes, il est sans doute préfèrable d'y aller mollo de ce coté-là...

13 janvier 2012

Alcatraz [Pilot - Avant-Première]

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Pilot // A venir, diffusion le 16 Janvier.

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What About ?

302 prisonniers et gardiens de la célèbre prison d'Alcatraz disparaissent dans d'étranges circonstances en 1963. Cinquante ans plus tard, ils réapparaissent un à un à San Francisco de manière inexpliquée, sans avoir vieilli. Un agent du FBI, Rebecca Madsen, est alors chargé de mener l'enquête, aidé d'un geek spécialiste de la prison, Diego Soto, et d'un homme mystérieux au passé trouble nommé Emerson Hauser...

Who's Who ?

 Créée par Elizabeth Sarnoff (Lost, Deadwood), Steven Lilien (Kyle XY) & Bryan Wynbrandt (Kyle XY). Produit par J.J. Abrams (Alias, Lost, Fringe). Avec Sarah Jones (Sons Of Anarchy, Big Love), Jorge Garcia (Lost), Sam Neill (Jurassic Park, La leçon de Piano, A la poursuite d'Octobre Rouge...), Robert Forster (Heroes, Mulholland Drive...), Santiago Cabrera (Heroes, Merlin), Parminder Nagra (Urgences), Jason Butler Harner (L'échange...)

So What ?

   "It's Alcatraz. Things can always get worse" prévient l'un des héros -les plus discrets- de cette nouvelle production J.J. Abrams, attendue sur la FOX la semaine prochaine, ainsi qu'en VOD sur MyTF1.fr. pour les plus argentés des impatients. Il a bien fait de le préciser, le monsieur. Car il faut bien avouer qu'une fois les premières minutes intrigantes passées -qui retranscrivent à la perfection l'ambiance de la célèbre prison lorsqu'elle était encore en service grâce à une réalisation sombre et efficace, qui a d'ailleurs pu bénéficier des décors authentiques de l'île mythique- on s'ennuie un peu face à ce qui ressemble plus à un cop show bien rôdé qu'à un thriller surprenant.

   Le télespectateur est continuellement pris par la main, tout lui est expliqué -du moins ce qui est explicable à ce stade- de façon plutôt simple (trop simple ?) comme si tout ce qui se passait était finalement normal. Notre héroïne, qui a pour mission de remplacer à terme dans nos coeurs Sydney Bristow, Kate Austen, Olivia Dunham et Samantha Bloom, ne semble pas tellement s'étonner ni s'émouvoir de tout ce qui lui arrive. Elle ne parvient jamais dans ce premier épisode à sortir de son rôle d'enquêtrice un peu bad ass sur les bords bien sûr mais terriblement banale. Je ne remets pas pour autant en cause le travail de Sarah Jones, bien qu'elle paraisse un peu trop jeune pour être vraiment crédible -ce qui n'est pas de son ressort en même temps- mais les auteurs n'ont pas su lui donner la place qu'elle méritait et ses répliques sont un peu faibles par moment. Avec un matériel de meilleure qualité, je suis sûr qu'elle peut faire des merveilles. En gros, elle se retrouve dans la même situation qu'Anna Torv au début de Fringe sauf qu'elle transpire naturellement la fragilité et qu'elle parait d'emblée moins froide. Le reste de la distribution est convaincant dans l'ensemble, notamment Sam Neill, qui fera sans surprise un bon méchant devenant peu à peu attachant, et Jorge Garcia, l'atout comique de la série, une sorte de Hurley-bis avec simplement quelques diplômes en plus. La plupart des autres personnages principaux ne nous sont présentés que brièvement -l'un deux n'apparait même qu'en photo- et certains auront probablement du mal à se faire une place alors que le véritable héros de chaque épisode sera le prisonnier "fantôme" du jour, avec tout ce que cela implique de routine typique des procedurals. Ce qui est intéressant néanmoins, mais qui ne fait que transparaitre au cours du pilote, c'est que ces hommes sont des criminels qui ne se sont pas retrouvés à Alcatraz par hasard et on nous demande ainsi, au moins le temps de 40 minutes, de nous intéresser à leur histoire et donc de prendre le risque de s'attacher à eux. On peut espérer que les flashbacks permettront par ailleurs de nous montrer ce qu'était vraiment le quotidien des prisonniers sur l'île, même si on se doute bien que l'on ne va pas nous faire du Oz à 21h sur la FOX ni même du History Channel ! A travers des connexions un peu faciles entre les personnages qui sont révélées petit à petit, on comprend qu'Alcatraz aura également une dimension familiale importante. L'occasion sans doute de renouer avec certaines obsessions de J.J. Abrams dont toutes ses oeuvres sont empreintes. La figure paternelle, notamment, toujours complexifiée à l'extrême. Coté clins d'oeil, hormis des chiffres forcément suspicieux, il m'a semblé qu'une affiche avec le visage de Josh Holloway se cachait en second plan au cours d'une scène, ainsi qu'une rangée de comics Alias. A confirmer toutefois... 

   Bien qu'Alcatraz possède l'odeur et l'essence des meilleures créations de Mr. J.J. Abrams., elle n'en a pas tout à fait le goût. Probablement parce qu'elle n'en est pas vraiment une. Le petit génie du ciné et de la télé est jusqu'ici meilleur créateur et réalisateur que producteur... Si la série soulève quelques questions -Où sont passés ces détenus pendant 50 ans ? Qui les a ramenés et surtout pourquoi ? Quelles sont les véritables intentions de Hauser et certains autres héros aux contours flous ?- elle semble malgré tout manquer d'ambition à ce stade, de mystère consistant, de personnages profonds. Elle n'impressionne pas comme Lost et dans une moindre mesure Fringe l'avait fait dès les premiers instants. Pourtant, notre curiosité est suffisamment piquée pour qu'on ait envie de laisser une chance à Alcatraz de montrer ce que cette île a dans le ventre... 

What Chance ?

    La FOX fait bien de proposer au cours de la même soirée le second épisode à la suite du premier. De cette manière, les téléspectateurs déçus et/ou perplexes seront plus enclin à lui laisser tout de suite une nouvelle chance. Mais si le deuxième épisode n'est pas à la hauteur, il ne faudra pas s'étonner d'une désertion massive la semaine suivante. J'espère qu'Alcatraz aura la chance de grandir et d'évoluer au-delà des 13 épisodes commandés car elle risque de suivre la même trajectoire que Lost et Fringe : un début le plus grand public possible afin de ratisser large avant de prendre des risques et de privilégier le feuilletonnant (et donc de moins marcher). Je ne suis pas très optimiste quant à sa durée de vie malheureusement...

How ?

 

08 juillet 2011

[Saison 2011/2012 - Dramas] 3- Alcatraz

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What ?

Des prisonniers et des gardiens de la célèbre prison d'Alcatraz réapparaissent trente ans après leur disparition dans des circonstances étranges. Une équipe d'agents du FBI mais aussi une flic, Rebecca Madsen, mettront alors tout en oeuvre pour les retrouver et comprendre les circonstances étranges de leur disparition.

Who ?

Créée par Elizabeth Sarnoff (LostDeadwood), produite par J.J. Abrams. Avec Sarah Jones (Sons Of Anarchy), Jorge Garcia (Lost), Parminder Nagra (Urgences), Santiago Cabrera (Heroes), Sam NeillRobert Forster...

Where ?

 FOX.

When ?

 Le lundi à 21h, à la mi-saison, après ce qui semble être la huitième et dernière saison de Dr. House.

Why ?

 Parce que J.J. Abrams, cela va sans dire (encore que Persons Of Interest, son autre nouvelle production de la saison prochaine pour CBS, ne me tente pas du tout). Parce que l'île d'Alcatraz est un lieu chargé d'histoire et de mystère, il y règne une atmosphère incroyablement pesante, c'est donc l'endroit parfait pour imaginer une grande fresque à la sauce Abramsienne. Parce que Fringe est en fin de vie et qu'il n'est jamais trop tôt pour chercher la relève. Parce que le casting est essentiellement constitué de visages que l'on connait, et, qu'éventuellement, on apprécie. C'est toujours plus engageant. Parce que je fais confiance à J.J. pour avoir trouvé en Sarah Jones le potentiel d'une Keri Russell, d'une Jennifer Garner, d'une Evangeline Lilly ou d'une Anna Torv. Parce que l'un des meilleurs élements de Lost, le réalisateur Jack Bender, vient de rejoindre le projet en tant que co-producteur. 

Why Not ?

 Parce que ceux qui ont considéré la fin de Lost comme une trahison (ahem) seront réticents à se lancer dans ce nouveau projet, parce que la FOX ne donne pas l'impression d'y croire plus que ça et parce que les conditions de diffusion risquent de ne pas être optimales, un flop à la Undercover n'est pas à écarter. Et parce que le projet semble avoir un coté "loner" légèrement repoussant, qui ne demande qu'à être balayé comme Fringe l'a fait avec brio.

How ?

What About You ?

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24 avril 2011

Coming Next [4ème Round: FOX]

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Grâce à l'indétrônable et increvable American Idol, la FOX a encore vécu une belle saison. Pourtant, le Dr. House a perdu quelques plumes et les séries animées du dimanche font de moins en moins recette. Bones, en revanche, vit une de ses meilleures saisons, tandis que Glee a transformé l'essai en belle réussite. Fringe fait figure de survivante malgré ses audiences déclinantes, devenues même ridicules on peut le dire, et Lie To Me et Human Target passent inaperçues. Quant aux nouveautés lancées l'an passé... Il y a d'abord Lone Star, une série extraordinaire, arrêtée au bout de trois épisodes; The Chicago Code, sans doute pas mauvaise mais qui ne décolle pas; Raising Hope, une excellente sitcom, fraîche et amusante, déjà renouvelée pour une saison 2; Traffic Light, un beau flop, et Breaking In, qui, si elle est sauvée, ne le devra qu'à son lead-in (Idol). Le bilan n'est donc pas des plus positifs pour la FOX... La saison prochaine, avec l'arrivée de X-Factor dès l'automne, et logiquement de Terra Nova également, les cases libres sont très peu nombreuses. Très peu des projets qui suivent vont donc être commandés...

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1. ALCATRAZ

Des prisonniers et des gardiens de la célèbre prison d'Alcatraz réapparaissent trente ans après leur disparition dans des circonstances étranges. Des agents du FBI, chargés de les retrouver, vont être confrontés aux nombreux mystères de la prison...

Drama créé par Elizabeth Sarnoff (Lost, Deadwood) et produit par J.J. Abrams (Alias, Lost, Fringe). Avec Sarah Jones (Sons Of Anarchy), Jorge Garcia (Lost), Parminder Nagra (Urgences), Sam Neill, Santiago Cabrera (Heroes)...

 

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2. LOCKE & KEY

Nina Locke et ses trois fils, Tyler, Kinsey et Bode, qui ont survécu à un événement tragique, tentent de reconstruire leur vie à Keyhouse, leur maison familiale à Lovecraft dans le Massachusetts. Cette vieille bâtisse possède une particularité : ses murs renferment des clés secrétes et fantastiques qu'une créature est prête à tout pour récupérer...

Drama créé par Josh Friedman (Terminator: The Sarah Connor Chronicles). Produit par Alex Kurtzman et Roberto Orci (Fringe, Star Trek, Hawaii Five-O) et Steven Spielberg. Avec Miranda Otto (Cashmere Mafia), Nick Stahl (La caravane de l'étrange), Jesse McCartney (Summerland), Sarah Bolger...

 

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3. FAMILY ALBUM

Dave, un père bien décidé à resserrer les liens entre les membres de sa grande famille, embarque tout le monde en vacances d'été...

Comédie créée par Joe Port et Joe Wiseman. Avec Mike O'Malley (Glee), Rachael Harris (Very Bad Trip), Rob Huebel, Joy Osmanski...

 

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4. TOUCH

Un père découvre que son fils autiste et muet peut prédire l'avenir...

Drama créé par Tim Kring (Heroes). Avec Kiefer Sutherland (24).

 

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5. EXIT STRATEGY

Une équipe de 5 experts associée à la CIA a pour mission de déployer ses talents en cas d'opérations qui tournent mal à travers le monde...

Drama créé par Roberto Orci et Alex Kurtzman (Fringe, Hawaii Five-O, Star Trek, Cowboys & Aliens). Avec Ethan Hawke (Bienvenue à Gattaca, Training Day), Megan Dodds (Detroit 187), Tom Sizemore...

 

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6. THE NEW GIRL

Une jeune femme malheureuse en amour s'installe en colocation avec trois garçons un peu attardés à New York après une rupture difficile...

Comédie créée par Elizabeth Meriwether (Sex Friends). Avec Zooey Deschanels (500 jours ensemble), Max Greenfield (Veronica Mars, Ugly Betty), Jake M. Johnson (Sex Friends), Damon Wayans Jr. (Happy Endings)...

 

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7. WEEKENDS AT BELLEVUE

Une psychiatre est en charge du service de psychiatrique de l'hôpital Bellevue tous les week-ends...

Drama créé par Lisa Swerling. D'après l'oeuvre de Julie Holland. Avec Lauren Ambrose (Six Feet Under), Janet McTeer, Amber Stevens (Greek), Eric Winter (Brothers & Sisters, Mentalist), Xzibit...

 

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8. COUNCIL OF DADS

Un homme atteint d'un cancer qui sait qu'il va mourir demande à cinq de ses amis les plus chers d'assister sa femme pour élever leurs deux enfants après sa mort...

Comédie créée par Peter Tolan (Rescue Me). Avec Diane Farr (Californication), Kyle Bornheimer (Worst Week, Perfect Couples), Rick Gomez (What About Brian), Richard T. Jones (Sarah Connor Chronicles), Patrick Breen, Ken Howard...

 

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9. THE FINDER

 Des enquêtes menées par un ex de la police militaire particulièrement habile dans son métier, autrement dit une vraie petite fouine capable de dénicher n'importe quelle information, un philosophe et une badass sexy aussi habile un manche d'hélicoptère à la main que derrière son bar... Spin-off de "Bones".

Drama créé par Hart Hanson (Bones). D'après The Locator de Richard Greener. Avec Geoff Stults (7 à la maison, Happy Town), Saffron Burrows (New York Section Criminelle), Michael Clarke Duncan...

 

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10. LITTLE IN COMMON

Trois familles n'ayant rien en commun sont réunies par leurs enfants qui pratiquent le même sport...

Comédie créée par Rob Thomas (Veronica Mars, Cupid, Party Down). Avec Rob Corrdry, Paula Marshall, Kevin Hart, Gabrielle Union...

 

 

13 février 2011

Mr. Sunshine [Pilot]

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Pilot // 10 52o ooo tlsp.

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What About ?

Ben Donovan, le directeur d'un stade de San Diego particulièrement auto-centré, traverse la fameuse crise de la quarantaine aux cotés de ses collègues excentriques, parmi lesquels Crystal, sa patronne, très attirante mais capricieuse; Alice, la mignonne directrice du marketing avec qui Ben partage régulièrement quelques moments intimes; Alonzo, un ancien basketteur continuellement heureux; Heather, l'assistante de Ben qui semble douce mais qui cache en réalité un tempérament de feu; et le fils de Crystal, le nouvel employé un peu débile sur les bords...

Who's Who ?

Créée par Matthew Perry et Alex Barnow. Avec Matthew Perry (Friends), Allison Janney (The West Wing, Lost), Andrea Anders (The Class, Better Off Ted), James Lesure (Las Vegas), Nate Torrence, Portia Doubleday...

  So What ?

    Je crois que je n’aime pas tellement Matthew Perry. Voilà, je l’ai dit ! En fait, c’est celui, avec Matt LeBlanc, que j’appréciais le moins dans la bande des Friends. Je n’ai jamais été très fan des délires de Joey et Chandler ensemble. Disons que son personnage est devenu plus intéressant selon moi dès qu’on l’a systématiquement associé à Monica. Et de manière plus générale, cet acteur ne respire pas la sympathie. Ben m’a tout l’air de lui ressembler pas mal. Il est tout sauf le rayon de soleil annoncé par le titre. Sans parler de anti-héros pour autant, je n’ai rien trouvé d’attachant en lui. Et cette façon de souligner avec aussi peu de subtilité qu’il se sent seul m’a un peu dérangé. Il n’est pas sinistre, mais il n’est pas drôle. Son ironie constante ne m’a pas convaincu. Les personnages secondaires ont bien plus de potentiel.

    De ce point de vue-là, Allison Janney est imbattable ! On savait déjà qu’elle était géniale mais on n’avait pas tellement eu l’occasion de la découvrir dans un registre purement comique et il lui va à ravir ! Dès sa première apparition, on comprend que c’est elle qui apportera la plus grande touche de fantaisie et d’absurde. On pourrait aussi en avoir grâce au lieu même de l’action –l’arena sportive- comme le prouve le pilote avec la venue d’un cirque. Les possibilités sont multiples et c’est en plus original. Le fils de Crystal, Roman, a l’air d’en tenir lui aussi une bonne couche. J’aimerais en dire autant de l’assistante de Ben, mais on la voit trop peu pour se faire une réelle opinion. En tous cas, Portia Doubleday est rayonnante. Andrea Anders aussi, mais on a l’habitude. Elle illuminait déjà The Class à l’époque, puis plus récemment Better Off Ted. Et puisque j’en parle, je trouve qu’il y a pas mal de similitudes entre cette dernière et Mr. Sunshine. Sauf que Better Off Ted avait un héros bien plus charismatique et amusant, et tout un tas de personnages secondaires vraiment délirants. La petite nouvelle ne tient clairement pas la comparaison. Jorge Garcia, le Hurley de Lost, est la première guest-star de la série. Son apparition est loin d’être hilarante mais elle constitue quand même l’un des meilleurs passages de ce pilote. Dommage qu’il ne soit pas régulier, ou au moins récurrent. On risque de ne plus le revoir.

   Mr. Sunshine me fait un peu le même effet que Cougar Town lors de ses débuts chaotiques : c’est amusant de temps en temps, c’est agaçant parfois mais c’est souvent brouillon. Il va falloir moins miser sur Matthew Perry et plus sur le reste du casting et créer une cohésion de groupe, qui débouchera peut-être sur une complicité visible à l’écran… Le potentiel est là, mais il va lui falloir du temps avant d’exploser.