20 avril 2013

I Am Victor [Pilot Script]

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I AM VICTOR

Drama // 42 minutes

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Ecrit par par Mark Goffman (À la Maison blanche, Studio 60 on the Sunset Strip). Produit par Katie Jacobs (Dr House). Adapté du roman de Jo Nesbø. Pour Universal Television. 64 pages. 

Victor Port est un avocat spécialisé dans le divorce qui possède un point de vue unique sur les relations amoureuses. Bien qu'il soit marié -à la fille de son patron- et père de deux enfants, il ne peut s'empêcher de séduire constamment, notamment ses clientes, et de coucher avec la plupart d'entre elles. Lorsque la nouvelle recrue de son cabinet s'avère être sa conquête de la veille, son petit manège se complique...

Avec John Stamos (La Fête à la maison, Urgences), Megan Dodds (Les Experts: Manhattan), Matthew Lillard (Scream, Scooby-Doo), Terry Kinney (Oz, Mentalist, NYC 22), Lorenza Izzo, Josh Zuckerman (Desperate Housewives, 90210), Angela Sarafyan (The Good Guys), McKaley Miller (Hart Of Dixie), Kosha Patel...

 

  I Am Victor fait d'ores et déjà partie de ces séries pour lesquelles j'ai de la sympathie mais que je ne regarde pas par manque de temps. Une liste qui a contenu et contient actuellement des Castle, Body Of Proof, Bones ou Dr House. Si je tombe sur un épisode, je trouve ça sympa, mais je ne vais pas vers elles. I Am Victor s'inscrit dans cette vague de shows avant tout procéduraux, mais qui tiennent tout de même à accorder une large place à leurs personnages, dont l'évolution est plus lente et simpliste que dans un drama classique mais progressive quand même. Le héros est censé être atypique, mais il ne l'est pas vraiment puisqu'il a les qualités et les défauts de ceux des séries suscitées : il est très franc, soupe au lait, limite méchant parfois, mais drôle, charmant -John Stamos multiplie les scènes à demi-nu dès le pilote- et c'est le meilleur dans son domaine, évidemment. La recette pourrait paraître usée, mais elle semble ici fonctionner à merveille d'autant qu'il ne s'agit pas d'une série policière ni d'une série médicale mais d'une série judiciaire et il n'en reste finalement pas tant que ça à l'antenne actuellement (en dehors des câblées Suits et Franklin & Bash, un peu dans le même esprit d"ailleurs, et l'excellente The Good Wife, qui joue dans une autre cour). En revanche, FOX prépare la sienne, Rake, avec Greg Kinnear et réalisée par Sam Raimi. Sans avoir lu le script de cette dernière mais en connaissant l'enthousiasme généré par la série originale australienne dont elle est adaptée, je suppose qu'elle est meilleure...

    Le début de ce pilote fait irrémédiablement penser à celui de Grey's Anatomy : une coucherie hasardeuse -Meredith et Derek- qui se transforme en relation de travail gênante. Mais à part cela, je n'ai pas eu le sentiment de lire une histoire vue et revue. C'est-à-dire que la façon dont Victor Port gère sa vie sentimentale est assez originale et entraîne un certain nombre de questions auxquelles l'auteur prend soin de ne pas répondre. La femme de Victor sait-elle qu'il couche à droite et à gauche ? On suppose que oui, mais elle ne dit rien. Ce n'est pas pourtant pas une femme soumise. Elle a du caractère, elle est très moderne. En fait-elle autant de son côté ? C'est tout ce que j'espère. Ne serait-ce que pour le message délivré par la série. Ce qui m'a dérangé en fait, c'est que la star du show ne soit pas une femme. Là, pour le coup, on serait sorti du schéma machiste habituel de l'homme à femmes. Je suis certain que les Américains sont prêts à avoir ce type d'héroïnes sur un grand network. Il faut bien que les Tara, les Cathy ou les Nurse Jackie aient servi à quelque chose ! On peut être une femme qui aime beaucoup (trop) les hommes sans être une pute, non ? Bref. C'est pour cela que je mise beaucoup sur l'épouse de Victor. Le triangle amoureux qui se dessine est intéressant, d'autant que selon le bon plaisir de monsieur, il peut se transformer à tout moment en rectangle, en losange ou que sais-je encore... Au niveau des personnages secondaires, on a un duo de petits jeunes, assistants de Victor, prometteurs et amusants, qui se cherchent eux aussi, qui se sont apparemment déjà trouvé d'ailleurs, mais qui ont trop peur de perdre leur job si on l'apprend. Alors que Victor n'est évidemment pas dupe de leur petit jeu de séduction. Le grand patron, père protecteur, n'est pas intéressant de prime d'abord. Quant aux enfants de Victor, ils ne sont pas assez développés à ce stade pour émettre un quelconque jugement.  Disons que bien utilisés, ils peuvent être des pièces importantes. Le personnage incarné par Matthew Lillard a un gros potentiel grandguignolesque -il tente de se suicider dans le pilote, mais la scène est cocasse- et devrait être une alternative marrante à "Kalinda". Le cas de divorce du jour -il n'y en a qu'un seul et c'est parfait comme ça, ne changez rien par la suite- est farfelu et emmène tout ce petit monde dans une banque de sperme notamment. Très efficace ! 

   I Am Victor ne devrait pas avoir de mal à séduire les dirigeants de NBC. Ce n'est pas une série conceptuelle, elle est efficace et classique dans le bon sens du terme. Le charme de ses interprètes, John Stamos en tête, devrait faire le reste. Un duo avec Chicago Fire pourrait le faire. Un boost avec The Voice ne lui ferait pas de mal lors du lancement... Allez, j'arrête de m'emballer ! Deux producteurs se sont barrés. La commande s'éloigne...

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14 mars 2011

Glee [2x 15]

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Sexy // 11 92o ooo tlsp.

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    Mais dites-moi, est-ce que Darren Criss alias Blaine couche avec les membres de la production ? Oui, mes yeux se tournent vers toi, Ryan Murphy. Non parce que sa présence si importante devient gênante par rapport aux autres personnages, qui peinent à avoir une prestation un épisode sur trois et je ne parle même pas de l’obtention d’une intrigue. Depuis qu’il est arrivé, on ne compte plus ses solos ou ses duos. Est-ce une raison marketing ? La sortie d’un album spécial Warblers dans les prochains jours me fait dire que oui… On ne peut cependant pas dire qu’il était inutile dans cet épisode puisqu’il est à l’origine de deux jolies scènes avec lui et Kurt, puis Kurt et son père. Pour une fois, leur histoire s’intégrait bien au reste de l’épisode même si elle m’a paru la plus faible du lot. Le coté répétitif peut-être… Je constate en tous cas que, pour le moment, la série a beau parler beaucoup d’homosexualité, aucun des gays de la série ne fait l’amour. Ca a du sens pour Kurt, ça en a moins pour Blaine. Les lesbiennes non plus ne couchent pas. Partie remise ? Je trouve en tous cas intéressant d’avoir traité de front les sentiments de Santana à l’égard de Brittany. Je pensais que ça resterait à l’état de blague récurrente. Il semblerait que ce soit plus profond que ça et la détresse de Santana m’a touché. Mais c’est dans ces moments-là que l’on regrette que Brittany soit si idiote. L’émotion de l’une n’avait pas de répercussions sur l’autre. On est passé à coté de quelque chose de grand. La chanson Landslide était une belle façon d’entamer la réconciliation.

 

   Gwyneth Paltrow est revenue par la grande porte. Son personnage tire nettement l’ensemble du casting vers le haut, de Matthew Morrison, qui n’a jamais été aussi supportable, à Jayma Mays, sous-exploitée habituellement. Je ne savais pas l’actrice aussi douée (je l’ai déjà dit lors de sa première venue), elle m’a vraiment bluffé. Tous les titres auxquels elle a participé étaient tops. Le Kiss façon tango étant excellent dans la mise en scène, sans prise de risques dans l’interprétation ; et le Do You Wanna Touch Me? était juste excellent, au second degré bien entendu puisqu’une prof –même d’éducation sexuelle- qui se trémousse en soutif devant ses élèves, c’est juste du grand n’importe quoi ! La scène d’aérobic était bien déjantée, j’ai beaucoup ri aussi. Le thème de l’épisode était donc celui de la sexualité, et il a été traité de façon un peu plus moralisatrice que celui de l’alcool à l’épisode précédent. Ca restait malgré tout acceptable et il s’est dit deux-trois choses plutôt intelligentes dans le fond. Le club de l’abstinence, amusant mais ridicule, servait de contrepoids. Il a surtout permis de relancer le triangle amoureux Will/Emma/Carl, qui avait été totalement délaissé avec une absence prolongée de John Stamos à la clé. Il n’a pas été présent là encore mais il a su se démarquer dans ses quelques interventions. Qu’attendent les scénaristes pour lui trouver un plus grand rôle à jouer ? CBS lui fait les yeux doux les gars. Réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard ! Finn et Quinn ont aussi été remis en avant en tant que couple et j’ai aimé la simplicité avec laquelle cela a été fait. Je n’ai pas grand-chose à dire sur Puck et Lauren mais ils m’ont amusé avec leur sex-tape.

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// Bilan // Glee serait-elle en train, petit à petit, de me reconquérir ? J’ai trouvé cet épisode, comme le précédent, particulièrement sympathique sans être trop léger pour autant. Un quasi sans faute que l’on doit en majeure partie à Gwyneth Paltrow, qui inspire visiblement l’équipe créative ainsi que ses partenaires. Du beau travail !

 

04 décembre 2010

Glee [2x 09]

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Special Education // 11 68o ooo tlsp.

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   Lors de la première saison, l'épisode spécial Sectionals était le 13ème. Cette année, les scénaristes ne perdent pas de temps et nous le casent dès le 9ème ! Ils n'ont en tous cas pas appris de leurs erreurs puisque les défauts de ce nouvel épisode sont à peu près les mêmes qu'à l'époque. Je ne vais pas faire un copier-coller de ma critique (toujours consultable ICI) mais je suis dans l'obligation de me répéter ! Le plus décevant ? Sans conteste les prestations présentées. On troque le génial "Don't Rain On My Parade" de Lea Michele contre un classique et ringard "Time Of My Life" signé Chord Overstreet et Dianna Agron. J'aime bien cette dernière mais on ne la gâte vraiment pas quand on se décide enfin à lui offrir quelque chose. Quinn devient par conséquent de moins en moins intéressante, d'autant qu'elle n'a pas les répliques les plus drôles non plus, loin de là. Le petit numéro de danse de Harry Shum Jr. et Heather Morris relevait un peu le niveau mais vraiment, le Glee Club ne méritait pas de passer à l'étape supérieure, contrairement aux géniaux Warblers et leur "Hey, Soul Sister" a cappella. Darren Criss, c'est quand même autre chose que Cory Monteith ! J'aime beaucoup et j'espère qu'il se fera une vraie place au sein du casting. Son passage en régulier dès la saison prochaine devrait aider, mais comme c'est parti, cela signifie qu'il finira par rejoindre le Glee Club puisque Kurt est déjà sur le départ ! Je pensais que les scénaristes lui laisseraient un peu plus de temps dans cette si merveilleuse école (qui devrait se révéler pas si géniale que ça très vite). C'est en tous cas très raté, avec des métaphores hyper faciles (l'oiseau Pavarotti quoi...). Dans le même genre, j'adore la chanson Dog Days Are Over mais l'utiliser de la sorte ne m'a pas beaucoup plu. 

   Coté compétition, aucune tension ne s'est faite vraiment ressentir. Les concurrents du troisième âge nous ont offert un playback dégueulasse. Même pas sûr qu'il s'agissait des vrais chanteurs sur scène. Rien du coté du jury, ce qui était le must des précédents sectionals. Absence totale de Jane Lynch... et le retour en force des mièvreries de Finn et Rachel. Ca faisait longtemps qu'ils ne m'avaient pas agacé. Là, on a été servi ! C'était sans intérêt. Les bonnes répliques de Rachel et son soutien envers Kurt lors de son passage ont permis de ne pas la rendre détestable cette fois-ci. J'ai bien aimé ses altercations avec Will, d'autant qu'il ne s'est pas laissé faire et ça faisait plaisir de le voir s'affirmer face à cette gamine prétentieuse et capricieuse. Il avait pas mal laissé couler jusqu'ici. Matthew Morrison a même réussi à être émouvant lors de ses scènes avec Emma. Je regrette la prévisibilité totale de l'intrigue et l'absence injustifiée de John Stamos par contre.   

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// Bilan // Glee souffle le chaud et le froid au cours de cet épisode, mais c'est le froid qui l'a définitivement emporté : prestations insipides, intrigues mollassonnes et répétitives... il n'y a bien que les bons mots et Brittany pour maintenir l'intérêt jusqu'au bout.

03 octobre 2010

Glee [2x 02]

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Britney/Brittany // 13 51o ooo tlsp.

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   Pour aimer cet épisode de Glee, il faut aimer Britney Spears et surtout ses chansons. Ca tombe plutôt bien pour moi puisque j'adore Britney Spears ! Enfin celle des débuts, des deux-trois premiers albums. Ensuite... Mouais, pas convaincu. Blackout, tout ça, j'aime pas. Les titres choisis pour cet épisode spécial consacré à la star ne sont pas forcément mes préférés mais ça aurait pu être pire. J'ai même découvert que j'aimais bien Stronger finalement. La version de Toxic par Will & co était pas mal du tout et c'est d'ailleurs la seule qui n'était pas un copier-coller de l'original. Je pensais qu'ils les referaient toutes à leur sauce. Ca me semblait plus intéressant. Les nombreux clins d'oeil aux clips de Britney ainsi que les dialogues référencés ("It's Brittany Bitch" - "Leave Brittany Alone") m'ont plu. De même que tout ce qui tournait autour de cette chère Brittany qui est définitivement excellente. Cette réplique sur Dr. Pepper était GE-NI-ALE. C'était l'occasion de mettre enfin le personnage en avant et de montrer que Heather Morris dansait super bien (quand on réussit la chorégraphie de Single Ladies à la perfection, je crois qu'on peut dire qu'on est une danseuse hors-pair). Tout ce qui tournait autour du dentiste incarné par John Stamos était plutôt pas mal mais heureusement que tout l'épisode n'était pas centré là-dessus. Plusieurs regrets en vrac : que les apparitions en chair et en os de Britney Spears soient aussi courtes, mais il ne fallait pas s'attendre à davantage de toute façon; que Kurt, qui est quand même le fan absolu de B.S. (bon, y'en a d'autres...), ne fasse pas un solo sur une de ses chansons, sans parler de Dianna Agron qui est comme toujours en retrait alors qu'elle aurait fait une parfaite Britney; et que pour Me Against The Music, il n'ait pas fait un duo Brittany/Sue. Santana était très bien cela dit. Le Baby One More Time de Lea Michele était réussi mais je ne la supporte vraiment plus...

   Ca devient dramatique à quel point le personnage de Rachel est mis en avant. Je ne comprends pas que les producteurs ne l'aient pas compris. Ils sont en train de tuer la star de la série. Tout le monde va la détester ! Pour ma part, c'est fait. Encore, on lui donnerait des intrigues intéressantes, je ne dis pas. Mais on tourne en rond depuis le début de la série -qui n'est pourtant pas si loin- et son couple avec Finn ne comporte strictement aucun intérêt. La chanson finale totalement hors-sujet était atroce de niaiserie et Lea Michele en a fait des tonnes. Peut-être était-ce pour rendre hommage au playback légendaire de Britney ? En tous cas, ça fait deux épisodes de suite que l'on nous fait le coup. Faudrait pas que ça devienne une tradition ! Dans le genre insupportable, Will se pose là. Enfin ce n'est pas vraiment lui qui est énervant mais son histoire avec Emma qui fait du surplace. Même l'apparition de Jessalyn Gilsig n'a pas pu sauver l'intrigue. C'était trop rapide et pas assez bitchy. Par contre, je suis littéralement fan du passage consacré à la Britney Spears Sex Riot avec une Sue catastrophée et un Jacob en transe. C'était quand même assez osé pour une série grand public diffusée à 20h. Pour une fois, on reconnaissait la patte Ryan Murphy qui a d'ailleurs écrit l'épisode. Enfin, écrire est un bien grand mot. Je n'appelle pas ça un scénario. A peine une esquisse...

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// Bilan // Cet épisode consacré à Brtiney Spears n'était pas complètement raté. Les chansons ont sauvé l'ensemble. Mais coté intrigues, on touche vraiment le fond. A titre de comparaison, l'épisode Madonna était bien plus réussi. Au fond, c'est assez logique. Britney Spears aura beau tout essayer, elle n'arrivera jamais à la cheville de son aînée. ;-)