26 novembre 2011

Fringe [4x 05 & 4x 06]

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Novation // And Those We've Left Behind

3 210 000 tlsp. // 3 030 000 tlsp.

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    Rien d'innovant dans cet épisode intitulé Novation (oui, elle était facile). Fringe, désespérement, traîte toujours des mêmes idées en supposant que le simple fait que le monde ait changé et les protagonistes avec suffise à casser la routine de l'enquête du jour. Le retour de Peter et ses différentes scènes avec Walter permettaient effectivement de tenir éveillé mais tout le reste sur les shapeshifters m'a profondément ennuyé. Alors oui, ils sont désormais plus puissants, ils font partie de la "nouvelle génération" de leur espèce et c'est intéressant sur le principe. Mais dans les faits, les rebondissements s'enchaînent sans surprises, sans excitation, jusqu'à la "boulette" d'Olivia, vraiment pas digne d'elle. Mais alors qui se cache derrière toutes ces créatures ? C'est la question qui se pose à la fin de l'épisode mais elle ne m'empêchera vraiment pas de dormir la nuit... Une nouvelle menace est ainsi introduite dans ce début de saison bien plat. Rien que pour ça, cet épisode avait son utilité. J'aurais juste voulu qu'il soit bon et il ne l'était clairement pas.

   And Those We've left Behind est bien plus intéressant bien qu'il nous propose, lui aussi, une enquête caricaturale de la série où un homme de science rongé par sa peine et sa solitude depuis qu'il a perdu un être cher provoque, bien malgré lui, des dégâts qui dépassent ses compétences. Cette thématique est d'ailleurs classique en science-fiction et ne se limite pas à Fringe. X-Files aussi, en son temps, en abusait. L'écho avec l'ancien Walter est évident. Le monde semble peuplé de petits Walter en herbe. La différence avec d'habitude, c'est que la comparaison est moins appuyée étant donné que le vieux monsieur refuse de sortir de son labo et se comporte comme un enfant capricieux dès lors que son fils l'approche. Ce Walter-là n'est vraiment pas agréable à suivre mais il reste touchant malgré tout et c'est là le principal. Cette fois, Peter se retrouve au coeur de l'enquête, sur le terrain, et ça fait un bien fou. Les petits sauts temporels dont il est victime apportent un peu de fun et son rapprochement avec Olivia, attendu, fait plaisir à voir. Le cas du jou a beau être classique, il est exécuté avec un certain talent. L'effet de "déjà vu" est tout aussi présent chez nous que chez nos héros. Voilà qui nous fait un point commun !

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// Bilan // Si l'épisode Novation n'apporte absolument rien de nouveau à l'univers de Fringe et a même tendance à tirer la série vers le bas, le second, lui, ne fait pas preuve d'originalité non plus mais ressemble davantage à ce que l'on aime de la série. On se rapproche petit à petit de ce que l'on est en droit d'attendre de Fringe. Le retour de Peter est salutaire, même si l'agent Lee passe du coup au second plan.


22 octobre 2011

Fringe [4x 03 & 4x 04]

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Alone In The World // Subject 9

3 180 000 tlsp. // 3 160 000 tlsp.

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   Seul au monde, notre Walter Bishop l'est, ainsi que le petit garçon malade, Aaron, dont il doit s'occuper au cours de cet épisode de Fringe très classique dans la forme qui vaut avant tout pour l'interprétation toujours impeccable et sans fausse note de John Noble (qui n'aura jamais son Emmy mais qui le mérite mille fois plus que tous les nommés réunis). Walter reconnait évidemment en Aaron son Peter même si, dans ce monde, il ignore qui il est et quelle importance il a eu dans sa vie. Alone In The World nous montre à quel point le retour de Peter dans la vie de Walter lui a permis d'échapper à la folie qui l'avait envahie. Bien que tout cela soit d'une tendresse infinie, que les scénaristes témoignent de leur profond attachement aux personnages qu'ils ont créé, il y a comme un goût amer de déjà vu, déjà dit, déjà fait qui me perturbe beaucoup. J'aime profondément cette série mais je me demande de plus en plus si elle n'a pas atteint ses limites, si elle n'a pas déjà tout dit. En parallèle, les premiers pas de l'agent Lincoln Lee au sein de la division Fringe amusent mais n'étonnent pas. Quant à Olivia, elle est aussi hantée par la présence de Peter mais les quelques scènes à ce sujet ne servent qu'à introduire l'épisode suivant...

   ... dans lequel le disparu fait enfin son retour ! Les auteurs vont passer tout l'épisode à noyer le poisson en remettant sur le tapis les fameuses expériences sur les enfants à l'aide de cortexiphan. Je n'étais pas foncièrement contre l'idée de revisiter cette histoire importante dans la mytholigie de la série mais comme rien de nouveau n'a été apporté, je n'en vois pas tellement l'intérêt. Le thème est suffisamment porteur pour permettre malgré tout quelques bons moments, surtout dès que Walter entre en scène. Les tourments d'Olivia sont touchants mais la finalité est tellement prévisible... J'espèrais un twist, je m'attendais à être surpris d'une manière ou d'une autre, mais non. L'intervention de quelques minutes de Nina Sharp était fort agréable mais je regrette toujours que le personnage soit si peu exploité. Au bout de quatre saisons, je ne comprends pas. 

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// Bilan // Tout comme Peter à la fin de Subject 9, il serait temps que les scénaristes de Fringe remontent à la surface. Ils se noient actuellement dans des intrigues trop simplistes et routinières tandis que la subtilité leur fait plus que jamais défaut.

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09 octobre 2011

Fringe [4x 01 & 4x 02]

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Neither Here Nor There (Season Premiere) // One Night In October

3 480 000 tlsp. // 3 050 000 tlsp.

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    "Every Answer Leads To Another Question". Une phrase familière dans l'univers de J.J. Abrams, déjà utilisée dans Lost et qui trouve aujourd'hui une résonance toute particulière dans Fringe. Après les envolées de fin de saison dernière, la série fantastique -dans tous les sens du terme- troque une forme étonnante et fascinante par ce qu'elle est capable d'offrir de plus classique. Les scénaristes ont ainsi opté pour une enquête du jour à base de shape-shifters peu passionnante qui ne trouve d'intérêt que dans les relations entre les personnages qui doivent désormais vivre, sans le savoir, sans Peter. Il a cessé d'exister, comme le cliffhanger de la fin de saison 3 l'annonçait, l'histoire a donc été réécrite sans lui. Les conséquences ne sont pas surprenantes : Olivia ressent un grand vide en elle sans être capable de l'expliquer; Walter a des hallucinations d'un homme étranger qui n'est autre que son fils et, sans son influence positive, il est incapable de sortir de son laboratoire. Astrid obtient donc temporairement un rôle plus actif dans les enquêtes. Les débuts de la série sont revisités grâce à l'arrivée dans l'équipe de l'agent Lee après avoir perdu son partenaire, comme Olivia avec l'agent Scott et plus tard avec Charlie (mais lui n'est bizarrement pas du tout évoqué). Son "innocence" permet d'introduire efficacement les différences entre le monde tel que nous le connaissions avec Peter et ce monde sans lui, qui semble plus sombre. C'est peut-être cette ambiance volontairement froide qui m'a perturbé mais c'est une belle manière de montrer combien l'absence de Peter dans la vie des uns et des autres est douloureuse, même s'ils l'ignorent. Il leur avait apporté de la joie. Cette joie n'est plus. La cohabitation entre les deux univers est peu exploitée dans ce premier épisode même si quelques scènes réussies -dont celle qui ouvre la saison- réunissent les deux Olivia, aussi différentes que complèmentaires. La participation des Observers apporte ce qu'il faut de mystère mais, après 4 saisons, on attend davantage d'eux. Sinon, le nouveau générique orangé-doré est du plus bel effet !

   Dans le deuxième épisode, le second univers entre en scène à travers une collaboration étroite et pertinente entre les deux Division Fringe. Les plans d'un serial killer dans le monde 2 doivent être déjoués à l'aide de son alter-ego du monde 1, professeur en apparence beaucoup plus sain d'esprit. Il se trouve qu'en réalité, il a vécu la même enfance difficile que son "double", abusé par son père, sauf qu'il n'a pas pris le même chemin. Lui a connu l'amour et le bonheur tandis que l'autre le cherche éperdument et littéralement en fouillant le cerveau des gens heureux. Le miroir avec ce qu'a vécu Olivia quand elle était plus jeune est évident mais le petit twist c'est que maintenant que l'histoire a été réécrite, son beau-père n'a pa disparu : elle l'a tué ! La perspective de le voir revenir un jour s'éloigne donc et cela ne me plait pas trop, étant donné que j'attends ça depuis la saison 1 (l'épisode cartoon ne compte pas !). Cette différence dans l'Histoire n'en est qu'une parmi tant d'autres. Le plaisir du téléspectateur ici est de les repérer et elles sont nombreuses : Broyles numéro deux, par exemple, n'est plus mort. Bien que le cas du jour soit particulièrement touchant -John Pyper-Ferguson était d'ailleurs très bon dans le rôle de John McClennan- l'épisode ne décolle jamais vraiment, à mon grand désarroi. 

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// Bilan // Deux épisodes d'ouverture pour la saison 4 de Fringe un peu trop classiques à mon goût bien qu'efficaces, auxquels il manque, indéniablement, un grand quelque chose : Peter. 

06 juillet 2011

[Fringe] Interview de John Noble et Jasika Nicole

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A l'occasion de la SciFi Convention en Avril 2011, j'ai eu la chance de rencontrer les interprétes de Walter et Astrid dans Fringe. Il était impressionnant et presque inquiétant, mais néanmoins fort sympathique; elle était toute mignonne et toute gentille. Une jolie rencontre. Et ils aiment leur série, ça se voit.

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15 mai 2011

Fringe [3x 22]

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The Day We Died (Season Finale) // 3 3oo ooo tlsp.

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    J'ai toujours trouvé quelques similitudes entre Lost et Fringe, mais je crois que là, on navigue exactement dans les mêmes eaux. Les voyages dans le temps qui font mal à la tête sont de retour... ils m'avaient presque manqué. Les boucles temporelles, les parodoxes... tout est là. J'aurais aimé que Fringe parte dans une autre direction honnêtement, même si c'était la suite logique et que je m'y attendais un peu. Une majeure partie du plaisir procuré par cet épisode vient justement de ce futur. On prend plaisir à découvrir ce que sont devenus nos personnages et les conséquences de leurs actes passés. Olivia est devenue une femme importante et heureuse; Peter a l'air de nager dans le bonheur aussi et il veut un enfant avec sa femme; Ella a bien grandi, elle est devenue une jolie jeune fille qui suit les pas de sa tante en travaillant, elle aussi, au sein de la division Fringe; Walter a été à nouveau enfermé par le gouvernement; Broyles est devenu sénateur; Astrid a changé de coiffeur et Nina Sharp ? Elle porte de grands chapeaux aux enterrements et n'a pas vraiment vieilli. Pas de nouvelles de quelques personnages secondaires comme Charlie ou Lee. De toute façon, il est clair que les scénaristes prévoient de nous renvoyer dans le futur (même s'il est censé ne plus exister maintenant) en saison 4. Par exemple, l'oeil abîmé de Broyles ne trouve aucune explication dans cet épisode. C'est qu'il en trouvera une plus tard. Remarque, maintenant que j'y pense, c'est peut-être un handicap qu'il traîne depuis longtemps, donc proche de notre présent. Donc quelque chose lui arrivera peut-être dans le présent en saison 4 ? 

   Passé l'effet de surprise et les quelques découvertes, ce final perd un peu en intensité, d'autant que la prévisibilité domine. On comprend très vite que Peter va devoir revenir dans le passé pour corriger son "erreur" afin de non plus détruire le monde inverse mais le fusionner avec notre monde. J'en parlais dans ma critique précédente : c'est ce qui devait arriver. Cela n'enlève rien au potentiel de cette histoire pour l'année prochaine. Voir réunis dans la même pièce Walter et Walternate, et Olivia et FauxLivia est déjà un prémice très excitant. De ce point de vue-là, je suis confiant. On aura forcément de très bonnes intéractions et de l'émotion. Il y en a d'ailleurs, de l'émotion, dans cet épisode lorsque Walternate tue Olivia de sang froid. Il aurait pu choisir une solution plus douce mais non. Ca rend la scène vraiment choquante et réussie. Le passage de l'enterrement m'a ému mais pas bouleversé. J'aurais aimé que Peter puisse poser des mots sur sa douleur. Au lieu de ça, on a eu de la musique. De la très belle musique, certes. Mais pas de monologue déchirant. Cela dit, c'est peut-être pas plus mal pour Joshua Jackson. Je trouve qu'il n'est pas à la hauteur du talent d'Anna Torv et de John Noble. Peut-être a-t-il eu moins d'occasions de le prouver aussi, je ne sais pas...

   On en vient donc au cliffhanger, un poil décevant à vrai dire, mais surtout très risqué. Qu'est-ce que vont bien pouvoir nous pondre les scénaristes après avoir imaginé une idée qui parait si incohérente ? Si Peter n'a jamais existé, alors le voyage dans l'autre monde et l'erreur de Walter n'ont pas eu lieu non plus. Et, par conséquent, cette guerre entre deux mondes, encore moins ! Doit-on alors simplement comprendre que Peter a existé mais qu'il a "simplement" été effacé des esprits de chacun ? Je veux bien, et je sais bien que l'on est dans Fringe, mais comment cela est-il possible ? Et puis surtout, je n'en vois pas l'intérêt ! J'en déduis que les Observers vont avoir un très grand rôle à jouer la saison prochaine (enfin !) et dans la fin de la série peut-être aussi car franchement, j'adore la série et elle a plus que jamais sa place dans le paysage audiovisuel actuel, mais je ne suis pas certain qu'elle puisse tenir encore trois ou quatre ans comme les créateurs l'ont récemment laisser entendre. Quelque part, heureusement que la série ne marche plus. La FOX ne la gardera pas à l'antenne plus d'un an je pense. Le temps de s'achever dignement ?

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// Bilan // J'aurais tellement aimé mettre quatre étoiles à ce dernier épisode de la saison 3 de Fringe, mais pour cela, il aurait fallu qu'il soit un peu plus surprenant, pas dans son déroulement, qui l'était en partie, mais dans sa finalité. Et plus émouvant aussi. Bien des épisodes en saison 2 et saison 3 l'étaient beaucoup plus ! Quant au cliffhanger final, il défie toute logique. Résultat, je suis partagé : déçu mais plus que jamais curieux d'en découvrir l'explication. Si je dois faire un bilan de la saison dans son ensemble en revanche, il est dithyrambique ! En devant plus feuilletonnante et en embrassant totalement ses ambitions, Fringe est devenue une très grande série, l'une des meilleures dans son genre. Il y a eu X-Files, il y a maintenant Fringe.


05 mai 2011

Fringe [3x 21]

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The Last Sam Weiss // 3 517 ooo tlsp.

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    Le titre de cet épisode a beau se rapporter au personnage de Sam Weiss, ce n'est absolument pas vers lui que tous les yeux étaient tournés. Je dirais même que sa présence est quasiment anecdotique. On apprend très peu de choses sur lui et sa famille, à part qu'elle s'intéressait de très près depuis plusieurs générations au manuscrit prophétique qui annonçait l'utilisation de la Doomsday Machine. Walter, Astrid et les autres auraient sans doute pu se débrouiller sans lui, les scénaristes aussi. Disons que ça donnait un intérêt soudain à un personnage qui n'en avait pas vraiment eu et c'était déjà bien pensé de leur part. Hormis cette déception qui n'en est pas vraiment une, ce pré-final de Fringe était absolument fantastique ! C'est plus que jamais le cas de le dire car la série embrasse dorénavant sans hésitation le genre auquel elle appartient en ajoutant aux mondes parallèles les voyages dans le temps. On est en plein coeur des thématiques habituelles traitées en science-fiction mais Fringe y apporte son regard singulier et profondément humain. Les scènes de l'épisode qui m'ont le plus marqué étaient d'ailleurs celles où les personnages laissaient parler leur coeur. La conversation entre Walter et Olivia sur les capacités de cette dernière était bouleversante. La séparation entre Olivia et Peter également, avec cet "I Love You" déchirant de simplicité. Encore une fois, et je prends de l'avance : pourquoi John Noble (et Anna Torv) ne sont pas nommés dans les cérémonies de récompenses ? Ca devient embarassant pour la crédibilité de celles-ci...

  En faisant en sorte, comme lors de l'épisode précédent, que rien ne se passe comme prévu, la surprise est de mise à tout instant et pour les personnages et pour nous. Rien de tel pour se laisser embarquer sans jamais s'ennuyer. L'espère de chasse au trésor d'Olivia et Sam ne sonnait pas tout à fait comme une intrigue Fringienne, on se serait même cru par moment dans Alias (qui n'a pas pensé à Rambaldi face au manuscrit ?), mais je ne vois pas ça comme une trahison à la série que l'on a aimé. C'est plus une façon d'étendre ses capacités et son champ de vision. Elle peut aussi jouer dans cette cour-là. Elle est riche de ça, et de tant d'autres choses... Le plus excitant finalement, c'est tout ce que l'on nous laisse imaginer sur la suite des événements, sur le final en particulier et sur la future saison 4 de façon plus générale. J'ai ma théorie mais elle n'est pas très précise et franchement imparfaite. Je pense que les deux mondes vont se rejoindre suite à l'activation de la machine, ce qui va causer des dommages immenses évidemment. Imaginez un monde où l'on peut croiser à tout moment son double ! Ce serait donc non pas la fin d'un monde mais de deux mondes mais aussi la naissance d'un nouveau monde, synthèse des deux précédents. La saison 4 a donc de grandes chances d'alterner scènes dans le présent (2011) et scènes dans le futur (à partir de 2021 jusqu'à...). On se rapproche petit à petit de Lost, tiens. Quel va être le rôle de Peter dans tout ça ? Impossible de le dire pour le moment, tout est encore trop flou. On peut au moins parier sur une chose : il va très certainement faire la rencontre de son fils, âgé d'une dizaine d'années. Parmi nos héros réguliers, certains seront probablement morts. Mais qui ? Une nouvelle histoire, dans la continuité de l'actuelle, est sur le point d'être écrite et c'est excitant...

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// Bilan // Les scénaristes de Fringe sont-ils conscients des risques qu'ils prennent et des attentes immenses qu'ils sont en train de créer ? Je n'espère pas pour eux. Ca doit donner le vertige. C'est d'ailleurs cette exacte sensation que j'ai ressenti en regardant cet épisode : il m'a fait perdre l'équilibre, il m'a fait me poser mille questions. Dieu que c'est bon d'avoir encore à l'antenne une série capable de provoquer cet émoi-là.

27 avril 2011

Fringe [3x 19 & 3x 20]

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Lysergic Acid Diethylamide // 6:02 AM EST

3 6oo ooo tlsp. // 3 5oo ooo tlsp.

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   Lysergic Acid Diethylamide. Pour cet épisode original, les scénaristes de Fringe ont laissé libre cours à leur imagination en nous embarquant dans une aventure au coeur de l'inconscient d'Olivia, afin de la retrouver. On sent qu'Inception est passé par là mais qu'importe ! Le choix de passer en mode dessin-animé en cours d'épisode est on ne peut plus malin : il permet à la fois de palier à l'absence de Leonard Nimoy, qui ne veut visiblement vraiment plus réapparaître à l'écran mais qui a quand même accepté de prêter (une dernière fois ?) sa voix à William Bell, mais aussi de se libérer des contraintes budgétaires qui doivent souvent brider les brillantes têtes pensantes de la série. Le résultat est hautement satisfaisant, mais si je devais chipoter, je dirais que les personnages version cartoon ne sont pas très ressemblants, Olivia surtout. C'est juste une blonde, quoi. Les petits délires de Broyles étaient les bienvenus pour détendre l'atmosphère. J'ai également beaucoup apprécié la présence d'Astrid, plus que jamais chargée de veiller sur tout ce petit monde. Elle est essentielle. La seule véritable déception vient peut-être de la fin de l'épisode, peu surprenante. On arrive pile là où l'on savait qu'ils voulaient nous amener. Mais tout est fin prêt pour la dernière ligne droite...

   06:02 AM EST. Et la dernière ligne droite s'avère plus cabossée que prévu, pour notre plus grand plaisir. Rien ne semble se passer comme Walter et sa bande l'avaient imaginé. Walternate a été plus malin. Ni les personnages de notre univers ni nous ne comprenons réellement ce qui est en train de se passer. Pour le moment, quelques phénomènes étranges surviennent mais rien qui ne paraît si dangereux au premier abord. En tous cas pas plus que ce à quoi la série nous a habitué depuis le début. Cela n'empêche pas les uns et les autres de courire, affolés, dans tous les sens, et, mine de rienl, a tension monte crescendo tout au long de l'épisode jusqu'au sacrifice raté de Peter. L'émotion est évidemment très présente, chez Walter surtout mais également chez les autres personnages. Je pense à Astrid, le regard embué, ou à Olivia bien entendu. Elle ne se laisse pas abattre, comme toujours, et poursuit sa mission, mais c'est justement à travers son acharnement et son courage qu'elle exprime toutes ses craintes et tout son amour pour Peter, et pour le monde dans lequel elle vit. Sam Weiss est de retour et de la manière la plus surprenante qui soit : elle sait plein de choses très importantes sur la Doomsday Machine. Il est peut-être la clé... J'ai vraiment hâte de connaître enfin ses secrets. Cela dit, ça faisait longtemps que je pensais qu'il faisait partie de ces quelques personnages introduits dans la série que les scénaristes avaient  ensuite oublié pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Je pense à l'agent du FBI arrivée dans le premier épisode de la saison 2 que l'on n'a jamais revu. Souvenez-vous... Du coté de l'autre univers, on se rend compte avec étonnement qu'Olivia et FauxLivia ont tout intérêt à marcher main dans la main pour sauver l'homme qu'elles aiment... En revanche, pas un mot sur le supposé meurtrier d'Olivia (son beau-père ?). Dommage. Je sens que l'on n'y reviendra pas avant la saison prochaine.

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// Bilan // Il y a mille façons de décrire Fringe mais la plus juste à l'heure actuelle serait simplement de la qualifier d'exceptionnelle et d'ambitieuse. Si l'apocalypse a vraiment lieu, je ne réponds plus de rien ! Je me demande quand même comment les scénaristes vont terminer cette saison. Le risque d'être déçu reste grand. C'est ce qu'on appelle oser prendre des risques...

22 avril 2011

Tueurs En Séries [Episode du 22 Avril]

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Au programme cette semaine : John Noble et Jasika Nicole de Fringe en direct de la SciFi Convention, les premières images de Luck avec Dustin Hoffman, des nouvelles de Breaking Bad et de The Glades, la mort de la franchise Stargate, le retour de Burn Notice...

06 avril 2011

Fringe [3x 18]

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Bloodline // 3 9oo ooo tlsp.

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    Le "monde rouge" serait-il en passe de devenir plus intéressant que le "monde bleu" ? Au début, j'avais un peu de mal à me faire à cet univers parallèle désincarné où seule Olivia, la vraie ou la fausse, sortait du lot. C'est une toute autre affaire aujourd'hui. Depuis la mort de Fake-Broyles je dirais. J'ai de l'empathie pour chacun des personnages, même pour la version robotique d'Astrid et surtout pour le duo de choc Lincoln/Charlie, décontracté et amusant. Cet épisode, c'est d'ailleurs un peu l'épisode de l'agent Lee. Il prend de plus en plus de place dans les intrigues; il est désormais, en partie, au courant de ce que trame Walternate; et il avoue ses sentiments pour Olivia alors que l'on s'imaginait que ça n'allait pas se faire avant un bon bout de temps, voire jamais. Cela dit, l'absence de réaction d'Olivia, certes très prise à ce moment-là, n'est pas bon signe. Je vais jouer au devin mais je sens que Lincoln ne va pas terminer la saison vivant. Une intuition. Les scénaristes font exprès de le rendre indispensable pour mieux nous le reprendre. Il restera toujours l'autre lui dans l'autre monde de toute façon. Il est plutôt fun aussi dans son genre. 

   La grossesse de FauxLivia aura été pour le moins rapide et c'est tant mieux ! Les scénaristes ont quand même pris le temps de s'attarder sur ce que devenir mère représentait pour elle. La présence de sa propre mère, incarnée par l'impeccable Amy Madigan, était plus que jamais la bienvenue. L'inquiètude sur la maladie génétique était soudaine, mais réelle. Si ça avait été Olivia, j'aurai sans doute eu du mal à ressentir une quelconque angoisse quant à sa fort peu probable mort mais dans le cas de FauxLivia, une issue fatale me parassait possible. Cela dit, c'était un peu too much la scène post-accouchement où l'on tente de nous faire croire, et j'ai marché, à sa mort. L'émotion était forte en tous cas. C'était en plus une bonne idée de faire revenir le chauffeur de taxi à cette occasion. Il a vraiment la classe ! J'ai moins aimé toute la première partie de l'enlèvement, entre les passages interminables où les scientifiques la tripotent dans tous les sens sans que l'on ait le moindre indice sur ce qu'ils font, et les moments où elle tente de s'enfuir, trop classiques. La révélation finale ne m'a surpris qu'à moitié dans le sens où ma toute première idée était justement que Walternate était derrière tout ça. Et puis j'ai éloigné cette possibilité petit à petit. Preuve que la première intuition est souvent la bonne ! On peut quand même se demander le bienfondé de cette nouvelle manipulation. En étant convaincant, FauxLivia aurait peut-être accepté d'elle-même qu'on accèlère sa grossesse, non ? C'était sans doute trop risqué... L'apparition de l'Observer se tient. Il est sur le point de réparer enfin son erreur. Nul doute qu'un grain de sable viendra contrecarrer ses plans.

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// Bilan / Un épisode complet : action, tension, émotion étaient au rendez-vous. Dommage qu'il ait été un peu trop prévisisible dans l'ensemble. 

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22 mars 2011

Fringe [3x 17]

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Stowaway // 3 8oo ooo tlsp.

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    La question se posait suite au cliffhanger de la semaine dernière : Fringe serait-t'elle en train de sauter le requin ? Aujourd'hui, je peux dire avec soulagement que non. Tout va pour le mieux dans le plus effrayant des mondes. William Bell a donc bel et bien pris le corps d'Olivia pendant toute la durée de l'épisode, à un décrochage de quelques secondes près, et Anna Torv s'est extirpée de cette situation avec brio ! Elle était convaincante à la fois dans les modulations de sa voix, dans ses gestes et dans sa posture. On ne le dira jamais assez : elle est une excellente actrice. Dommage que les séries fanstatiques soient systématiquement boudées dans les cérémonies de récompense. Fringe et Anna Torv y auraient parfaitement leur place. Au moins autant qu'une Mariska Hargitay en tous cas. Olivia ne m'a pas manqué dans cet épisode. Il faut dire que le duo Walter/William a fait le spectacle ! Leur complicité et leurs petites blagues faisaient plaisir à voir (autour de la vache notamment ou encore d'Astrid). Si on rajoute à cela le cocasse de la situation, on peut dire qu'il s'agissait d'un des épisodes les plus drôles de la série ! Peter faisait un peu peine à voir face aux pitreries de son père. Ca ne lui aurait pas fait de mal de se détendre un peu... L'agent Lee fait désormais également partie de notre Monde, et j'ai trouvé son introduction réussie. Lui aussi était amusant à sa manière, charmant et il apportera sans doute plus tard quelque chose à la mythologie de la série. Il s'est contenté d'aider à résoudre l'affaire du jour pour le moment.

   L'immortalité est un des thèmes récurrents des cas de cette saison. On se souvient du fantôme qui ne voulait pas partir, de l'homme qui voulait rescussiter la danseuse qu'il aimait tant, ou encore du scientifique et son insecte disparu. Il s'agissait cette fois d'une femme qui ne voulait pas mourir, enfin dans un premier temps. On a découvert ensuite qu'elle faisait en réalité tout pour mourir et rejoindre ses chers disparus. C'était émouvant. Le jeu de Paula Malcolmson sonnait très juste. Ce n'est pas si facile de rendre un personnage si attachant en si peu de temps. J'ai tout de même un doute sur sa mort au final. Etant donné que William et Walter sont en plus incapables d'expliquer pourquoi elle est morte cette fois-là et pas toutes les autres... Mais est-ce que cela a une véritable importance ? J'en doute. Cette enquête était en tous cas plaisante à suivre et amorçait un discours sur la religion et la science auquel on ne nous avait pas tellement habitué dans Fringe... X-Files, vous avez dit X-Files

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// Bilan // Une enquête touchante mêlée à des dynamiques inédites et temporaires. Un bon épisode de Fringe en somme, à la fois amusant et prenant.