09 avril 2012

Best Friends Forever [Pilot]

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Pilot // 3 940 000 tlsp.

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What About ?

Jessica et Lennon, les meilleures amies du monde, vivent loin l'une de l'autre. Quand Jessica reçoit les papiers du divorce, elle part pour New York et s'installe chez Lennon. Il n'en faut pas beaucoup pour que les deux femmes retrouvent leurs vieilles habitudes. Face à ces retrouvailles, Joe, le petit-ami de Lennon, se sent exclu. Il essaie de se montrer compréhensif, mais très vite, il devient un étranger dans sa propre maison. Et quand sa nouvelle colocataire le découvre nu par accident, cela n'arrange pas les choses.

Who's Who ?

 Créée par Jessica St Clair et Lennon Parham. Avec Jessica St Clair (Weeds, Worst Week), Lennon Parham (Accidentally On Purpose), Luka Jones, Stephen Schneider... 

So What ?

   Ce qui est vraiment super sympa avec Best Friends Forever et qui me rend ultra indulgent, c'est qu'il ne s'agit pas d'une grosse machine calibrée pour marcher, ni d'une comédie faite pour séduire un public plus élitiste comme NBC en a l'habitude depuis quelques années. C'est même tout l'inverse : c'est cheap, c'est un peu vide dans le fond... et dans la forme aussi, ce n'est pas particulièrement drôle, ce n'est pas du tout original non plus. Bref, ça ne ressemble pas à grand chose. Et pourtant, je crois que j'ai aimé ça ! Tout réside dans l'alchimie entre les héroïnes, qui n'est pas étonnante puisque les deux femmes, qui ont aussi créé la série et qui la produisent, sont meilleures amies à la ville comme à l'écran !

   Je pars peut-être dans un délire total car je n'ai rien lu qui puisse le confirmer mais j'ai l'impression que le projet est né de l'envie des deux actrices de prendre leur destin en main puisqu'Hollywood ne semble pas prêt à leur donner leur chance. Jessica Ct Clair n'est pas une totale inconnue, loin de là. Elle a un peu d'expérience maintenant. Mais, malgré son talent indéniable, elle ne parvient pas décrocher un rôle régulier dans une sitcom. La première et la dernière fois, c'était In The Motherhood et ça a rapidement mal tourné. La filmographie de Lennon Panham est encore plus courte et son visage atypique (ni beau ni vraiment laid) n'a pas dû l'aider. Elles auraient pu partir sur l'idée d'une série mettant en scène deux jeunes comédiennes qui galèrent, ce qui aurait été un peu facile mais peut-être plus intéressant au final, mais elles ont préféré se concentrer sur l'amitié indestructible de deux femmes tout ce qu'il y a de plus normales. Elles n'ont pas pris de risques, ce qui fait que le propos atteint déjà ses limites dès le pilote mais le résultat n'en est pas moins frais et sympathique. On se laisse volontiers prendre au jeu, sans s'ennuyer. Les acteurs face à elles ne sont pas vraiment à la hauteur mais ils ne se débrouillent pas si mal compte tenu de leur expérience encore moins grande. Les clichés hommes/femmes ne sont pas trop accentués, malgré mes craintes. Vous allez me dire que je débloque mais j'ai ressenti comme une filiation avec Parenthood. C'est difficile à expliquer. Ca tient peut-être aux scènes d'engueulades où tout le monde parle en même temps et à cette impression globale de simplicité et de sincérité...

   Best Friends Forever ne durera certainement pas une éternité, d'autant que tout le monde l'avait déjà oublié avant même qu'elle ne commence, mais dans un style très dépouillé -de tout- elle a indéniablement un truc. Son truc. 

What Chance ?

Euh... Strictement aucune en fait. 

How ?

L'épisode tout entier est sur YouTube !

 

Posté par LullabyBoy à 11:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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22 septembre 2010

Weeds [6x 05]

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Boomerang // 83o ooo tlsp.

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   Weeds est quand même une série extraordinaire je trouve. Ces quatre étoiles ne sont peut être méritées si l'on repense aux deux premières saisons mais c'est, pour moi, un des meilleurs épisodes de la série depuis la fin de la saison 2. Une sorte de best-of de ce dont elle est capable de meilleur. Et pour une fois, on a laissé de coté le pire. Aucune scène n'était inutile et tout était surprenant. Je m'attendais à ce que Nancy et Andy se sortent facilement des griffes des flics mais c'est toujours très amusant de les voir à l'oeuvre car on sait qu'ils vont s'en sortir mais jamais comment. Ils forment un duo absolument génial. Les scénaristes en ont profité pour revenir sur les sentiments d'Andy à l'égard de l'héroïne, chose qui avait plus ou moins été passée sous silence depuis le début de la saison et ce n'était pas triste ! Andy nous a offert un festival de bons mots, des inventions que lui seul pouvait trouver : pour lui, le vagin de Nancy est un "death trap", ou un "Evil Suckubus", voire même un "penis flytrap". Normal puisqu'elle est "Dr Ke-Vagian" ! Enorme. Je le répéte : Weeds reste l'une des séries les mieux dialoguées de la télévision, même six ans plus tard mais de manière un peu moins régulière et soutenue disons.

   Enchaînement de catastrophes pour les Botwin, avec une Nancy toujours aussi désemparée. Je serais incapable de vous dire ce que j'ai préféré : le dialogue entre Shane et sa bande d'idiotes ? Le dialogue entre Shane et son frère, en présence des idiotes ? Le dialogue de l'une des idiotes avec Andy, à base de sperme ? (...) Même Silas m'a bien fait rire et touché. En revanche, il n'était pas nu une seule fois. Ca fait un choc de le voir habillé en fait. On n'est pas habitués ! Les quelques scènes à l'hôtel n'étaient pas piquées des hannetons (j'ai un quota de trois utilisations de cette expression dans mes reviews par an. Et de une !). Je suis assez fan du personnage incarné par Aisha Hinds, qui est vraiment géniale quelque soit le rôle qu'on lui donne et quelque soit le registre. Elle était effrayante dans True Blood, touchante dans Desperate, euh... sûrement intéressante dans Invasion mais je ne m'en souviens pas très bien, et ici elle est super drôle. Les 5 dernières minutes de l'épisode sont très prenantes, d'autant qu'on sent la catastrophe arriver de loin. Je suis surpris que les Botwin soient obligés de quitter déjà Seattle ? C'est presque décevant mais je n'ai pas envie de me poser de questions. L'aventure est trop trépidante pour ça ! Alors je me laisse porter, on verra... Le kidnapping de Shane changera peut-être la donne.    

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// Bilan // Jouissif épisode, extrêmement drôle et étonnant ! Weeds ne s'était pas aussi bien portée depuis longtemps. Ravi donc qu'elle soit renouvelée pour une 7ème saison.

15 septembre 2010

Weeds [6x 04]

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Bliss // 96o ooo tlsp.

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   Après trois bons épisodes, pas étonnant que le quatrième ne soit pas à la hauteur. C'est Weeds. Une des séries les plus inconstantes qui soit d'un épisode à l'autre. Le retour de Doug était annonciateur d'une baisse de niveau et ça n'a pas raté. Ca fait longtemps qu'il ne me fait plus rire et j'ai prié très fort pour qu'il se fasse enfin zigouiller par Ignacio et Cesar. Je savais bien que c'était peine perdue. Leur virée aurait pu être amusante. J'aime bien les deux Mexicains. Mais toutes les blagues sont tombées à plat, même celle sur Betty White ! A la limite, la dernière scène est la plus réussie -celle où ils tirent sur le clochard- mais ça reste bof bof. J'ose espérer que les scénaristes n'ont pas prévu de faire traîner les retrouvailles avec les Botwin trop longtemps. Sinon, on est mal partis.

   Tous les personnages étaient chacun dans leur coin, avec leur(s) guest-star(s) à eux. Ca fait donc beaucoup trop de nouveaux personnages d'un coup. Personne n'est utilisé comme il le devrait et je pense surtout à Linda Hamilton qui n'a vraiment pas grand chose à dire et à faire au final. Je ne peux même pas dire si j'aime son personnage ou non. Il ne peut que laisser indifférent tant il manque de développement. Mary-Louise Parker prend toute la place, ce qui est un peu normal dans le fond. C'est elle l'héroïne après tout. Ses pérégrinations dans cet épisode n'étaient pas passionnantes. Le cliffhanger, ma foi, se sent venir mais a le mérite d'exister. Hâte de voir comment Nancy et Andy vont s'en sortir. Parce qu'ils vont s'en sortir et certainement de manière cocasse, comme d'hab'. Justin Kirk tient drôlement bien tête à Peter Stormare mais là encore, ce n'est pas totalement satisfaisant. Un peu paresseux en fait. Un peu facile. No comment sur le confit de canard qui a une drôle de tête chez les américains. Ca devient de drôles de boulettes. Shane fréquente quant à lui Jessica St Clair et sa nouvelle bande de copines. J'aime bien l'actrice (même si elle enchaîne les daubes) mais elle n'a pas eu grand chose à faire elle non plus. Tout juste une grimace ou deux, un truc qu'elle maîtrise bien, c'est vrai. Et puis Silas... ben il a enlevé son t-shirt bien-sûr. Et le bas aussi. Mais le réalisateur a voulu la jouer pudique. Dommage. On a connu Weeds plus olé-olé. Son idée de fréquenter l'université pour se divertir me plaît bien. Ca peut offrir quelques bons trucs à l'occasion.   

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// Bilan // Qu'un épisode de Weeds ne raconte rien, c'est habituel et pas nécessairement problématique, mais si c'est fait sans humour, sans efficacité et sans dialogues léchés, je ne vois plus tellement l'intérêt. N'empêche que Weeds cette année, c'est mieux. Et c'est déjà bien. 


01 avril 2009

In The Motherhood [Pilot]

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It Takes A Village Idiot // 6 7oo ooo tlps.

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What About ?

Trois mères de famille tentent de jongler entre leur vie quotidienne souvent choatique avec leurs enfants et leur vie personnelle, entre relations amicales et coups de coeur amoureux. (AlloCiné)

Who's Who ?

Si cette sitcom a bien une qualité, c'est celle de bénéficier d'un excellent casting ! Dans le rôle de Rosemarie, la mère d'un ado de 17 ans (que l'on ne voit pas à l'écran dans le pilote) : Megan Mullally. On la connaît avant tout pour son rôle tordant dans Will & Grace de Karen Walker, qui se transforme parfois en l'hilarante Anastasia Beaverhausen. On retrouve également Cheryl Hines (Curb Your Enthousiasm) dans le rôle de Jane, une mère de deux enfants, fraîchement divorcée, qui commence à avoir le feu au cul. Et puis Jessica St Clair, dans le rôle de Emily, une mère de famille qui se veut parfaite mais qui commet gaffe sur gaffe. On a pu voir l'actrice cette saison dans quelques épisodes de Worst Week (en voilà une excellente sitcom) ainsi que dans The United States Of Tara. Deux hommes, quand même, complètent le casting : RonReaco Lee, également vu dans Worst Week mais aussi dans Committed, qui joue ici le mari de Emily; et Horatio Sanz, un habitué du Saturday Night Live, qui interpréte la nounou des enfants de Jane ! Pas mal tout ça, non ?      

So What ?

Que serait la sitcom sans son casting ? Bien peu de choses. Elle repose essentiellement sur lui puisque niveau intrigues, dans le pilote en tous cas, c'est clichés sur clichés sur la vie de mère de famille. Il faut dire que c'était un peu le principe de la websérie éponyme dont elle est adaptée. Sauf que les épisodes ne duraient pas 22 minutes mais 6 minutes ! Le concept était donc parfait pour ce format-là. On a un peu l'impression que les scènes s'enchaînent sans grande cohérence et pourtant, à bien y regarder, il y en a une. Alors qu'est-ce qui cloche ? Peut-être le fait que les situations sont archi-connues. On retrouve, ne serait-ce que dans Desperate Housewives, le même genre d'intrigues comiques. Mais aussi dans des tas de films. Rien de bien nouveau sous le soleil donc. A force, ça ne nous fait plus tellement rire. Reste les actrices, qui sont bonnes et qui possèdent une belle alchimie entre elles. Et c'est rare d'avoir cette sensation devant un pilote ! Le personnage de Rosemarie (Megan Mullally) est le plus drôle car le plus irrévérancieux. Ses lignes de dialogue font d'autant plus mouche que celles des autres sont assez plan-plan. On atteint pas le niveau de Karen Walker, c'est clair, mais c'est dans le même esprit. Et même si on pourrait se plaindre de voir l'actrice dans un rôle proche de celui qui l'a fait connaître, il faut avouer que c'est ainsi qu'on l'aime et pas autrement. Son duo avec Horatio est d'ailleurs très prometteur. Une légère vibe Jack & Karen, forcément. Alors In The Motherhood ne révolutionnera clairement pas la sitcom, elle ne portera pas un nouveau regard sur les mères de famille et elle ne survivra certainement pas bien longtemps. Est-elle pour autant complêtement à jeter ? Non ! Avec un peu plus de rigueur dans l'écriture, et un peu plus de fond, et de meilleurs dialogues aussi (oui, ça fait beaucoup), elle pourrait être vraiment sympa !


// Bonus // Petite bande-annonce pour vous faire une première impression.