10 mars 2013

Glee [4x 15]

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Girls (And Boys) On Film // 6 720 000 tlsp.

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   81ème épisode de Glee et 500ème performance (Rachel et Blaine ayant probablement assuré totalement ou partiellement 300 d'entre elles) sur l'excellent Shout. Oui, quatre saisons plus tard, les comptes sont impressionnants. De quoi relativiser un peu sur le manque d'originalité de certaines prestations parfois. Dans Girls (And Boys) On Film, la série rend hommage à quelques chansons mythiques du cinéma, en reprenant les mises en scène emblématiques qui les accompagnaient. C'est clairement l'aspect musical de l'épisode qui le rend si sympathique et divertissant car les intrigues ne suivent pas vraiment.

   "You're All The World To Me" ouvre très mollement l'épisode -c'est vraiment le genre de morceau qui m'ennuie profondément- mais la prouesse technique est impressionnante. En plus, c'est toujours un plaisir d'entendre Jayma Mays pousser la chansonnette. Je n'étais vraiment pas excité à l'idée de regarder un épisode en grande partie consacré au couple Schue/Emma, mais leurs scènes se sont avérées moins chiantes que prévu. Je reste cependant toujours persuadé que les auteurs brassent du vent les concernant et auraient mieux fait de les marier une bonne fois pour toutes. Quel intétêt pour nous de partir sur un reboot de la saison 1, au début de leur relation ? Vont-ils au moins chercher à faire différent ou va-t-on se coltiner la même chose, avec des clins d'oeil aux premiers épisodes histoire de donner l'impression d'une boucle qui se forme, d'une pertinence factice ? Et, surtout, Emma va-t-elle nous refaire le coup du dépucelage impossible ? A moins que l'aveu de Finn ne vienne tout bouleverser... mais j'en doute. Il l'a d'ailleurs fait de manière totalement typique chez lui : sans réfléchir, sans penser aux répercussions, juste pour se libérer d'un poids. La tête de Matthew Morrison à ce moment-là m'a fait marrer. Il en fait vraiment des caisses, il est mauvais comme un cochon. Le mot "SOAP" est inscrit sur son front. Du coup, le passage n'a pas eu la force qu'il méritait. Sinon, "In Your Eyes" devant la demeure enneigée de Princess Emma, était correcte. 

   "Come What May", extraite de Moulin Rouge!, est une chanson que j'adore. Voilà, c'est dit. Darren Criss et Chris Colfer n'ont eu aucun mal à lui faire honneur. C'était une prestation un peu gratuite, mais j'ai plutôt aimé que cela aboutisse à la fin de l'épisode sur une prise de conscience de Kurt : qu'Adam soit son "rebound guy" ou non -chose qu'il ne peut pas savoir à l'avance- il n'a plus d'autre choix que d'avancer, s'engager sur une autre voie... Ils se retrouveront sans doute Kurt et Blaine, mais pas tout de suite, pas maintenant, pas comme ça. On verra... Et puis cet Adam a l'air d'être un chic type, non ? Son accent anglais hyper prononcé m'énerve déjà, mais à part ça, je lui laisse le bénéfice du doute. Comme prévu, Santana apporte beaucoup pour le moment aux intrigues à New York. Elle fait office de catalyseur, avec tout l'humour et la bitcherie qu'on lui connaît. J'ai adoré ses répliques ("Doctor Who" comme surnom ppur Adam, "Plastic Man" pour Brody), son goût pour l'inspection générale des placards et des poubelles de ses nouveaux colocataires... Bref, Santana quoi. Toutefois, elle se trompe sur un truc : Brody ne vend pas de la drogue, il est trop propre sur lui pour ça ! Il est gigolo. Ca parait évident ! Pas très maligne cette tentative de rebondissement pour le prochain épisode, les gars ! Concernant la grossesse de Rachel, on est toujours dans l'expectative. Que va-t-elle faire ? Je ne vais pas pour redire tout ce que je pense de la meilleure solution mais la plus improbable aussi dans Glee : l'a-vor-te-ment ! 

   "Unchained Melody". Ghost. Souvenirs émus. On était avec Marley et Jake dans le gros gros cliché de la comédie romantique, mais c'était volontaire et c'était bien fichu et bien chanté. Marley qui sort de son corps, en quelque sorte, et qui prend du recul sur ce moment, et qui l'imagine différemment, dans les bras d'un autre, c'était une belle idée de mise en scène. Le rendu était du coup un peu moins niais. Contrairement à la scène Finn/Will, le moment de l'aveu était plus fort, plus déchirant. Mais bon, rien de très original non plus et surtout rien d'inattendu. Heureusement, ce n'est pas Kitty qui a craché le morceau, on le sentait venir ce coup-là quand Marley -quelle conne quand même !- lui a avoué. A part ça, à McKinley, les mash-up de la semaine étaient plutôt sympas, même si j'en ai franchement ras le bol de la division garçons/filles à laquelle on a le droit constamment ! J'ai une nette préférence pour le "Old Time Rock'n'Roll / Danger Zone", très entrainant et fun; là où j'avais l'impression d'avoir déjà entendu mille fois le "Diamonds Are A Girl's Best Friend / Material Girl". 

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// Bilan // Un épisode de Glee appréciable, pauvre en originalité et en finesse du côté des intrigues, mais mené parfaitement du côté de la mise en scène et des prestations scéniques et vocales. 


16 février 2013

Glee [4x 14]

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I Do // 5 130 000 tlsp.

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   Crazy Glee continue. Cette semaine encore, des couples improbables se forment, d'autres se font et se défont, avec en toile de fond le mariage de Will et Emma, qui n'aura finalement pas lieu. C'est fou comme tout le monde n'en avait rien à faire, des personnages aux scénaristes. Une fois qu'Emma disparait de l'église, on ne la revoit plus et on en parle quasiment plus. Nouvelle preuve, s'il en fallait une, que ce couple n'intéresse plus personne depuis bien longtemps. Mais alors pourquoi ne pas les avoir marié une bonne fois pour toutes ? Pourquoi faire traîner en longueur l'inévitable ? Pourquoi avoir inventé ce baiser entre Emma et Finn pour ne rien en faire, du moins pour le moment ? Tout ça me dépasse un peu. C'était la complication de trop. L'épisode n'avait pas besoin de ça. Il aurait pu fonctionner exactement de la même manière si le mariage s'était déroulé comme prévu. Ce que je retiens de l'avant-cérémonie, c'est surtout les répliques de Sue -en robe de mariée- qui étaient hilarantes. Et ne me lancez pas sur Will, qui ne m'avait pas DU TOUT manqué ! Le montage sur la chanson Getting Married Today était parfait (Jayma Mays a sacrément assuré), sauf quand Matthew Morrison jouait au ténor de supérette. Amber Riley m'a impressionné avec sa voix d'enfant de choeur ultra aigüe. Bref, le plus intéressant, c'était quand même l'after, avec free booze !

   Pour une fois, le retour des anciens et le mélange avec les nouveaux paraissaient tout à fait naturels, l'événement du jour réunissant logiquement tout le monde à Lima. A ma grande surprise, j'ai beaucoup aimé les scènes entre Finn et Rachel, surtout celle avec les pétales de fleur et les "She Loves Me. She Loves Me Not". C'était niais, mais inspiré. Et on sentait la pression monter au fur et à mesure. C'était vraiment très réussi. Un petit côté Dawson et Joey, avec tout le discours sur l'évidence, sur l'inéluctable finalité de leur histoire ? Oui, je crois. Je suis beaucoup moins fan de la conclusion de l'épisode, entre Brody qui est en fait un gigolo -ce qui ne m'étonne pas du tout vu son comportement depuis le début- et qui va donc briser le coeur de Rachel, et cette grossesse imprévue qui est l'histoire la plus éculée des séries pour ados -après le triangle amoureux- et que Glee nous a déjà servi par le passé avec Quinn, en plus ! Bien sûr, tout l'intérêt de la chose va être de savoir qui est le père... Du moins, c'est l'intérêt que les auteurs y voient. Moi, d'ores et déjà, tout ce qui m'intéresse, c'est de savoir si elle va le garder ce bébé (ou nous faire une fausse couche bien pratique). Cela ne collerait absolument pas avec ses ambitions et son histoire avec sa propre mère biologique si elle n'avortait pas. Mais on est dans Glee, pas dans Parenthood. Et sur la FOX, s'il vous plait. Les chances sont maigres pour qu'elle en arrive là. Allez, peut-être que le test s'est planté ! En tout cas, moralement, le message est encore très limite : tiens, petite traînée, tu as couché avec deux hommes différents en l'espace de très peu de temps, alors voilà ta punition !" Sinon, le duo Rachel/Finn sur We've Got Tonite était sympathique. 

   Signe du grand paradoxe "Gleeien" habituel, tout le monde couche avec tout le monde dans cet épisode, et le montage avec les chambres d'hôtel était d'ailleurs très bien trouvé. L'idée la plus curieuse ? La partie de jambes en l'air Santana/Quinn ! Non mais franchement ? Je veux bien croire que nous vivions dans une époque où les gens sont plus ouverts et curieux dans leur sexualité -et vraiment, tant mieux !- mais dans le microcosme du lycée de McKinley, ça fait pas un peu beaucoup ? J'espère que ce ne sera que l'histoire d'une nuit un peu folle. Il faut que ce ne soit que ça ! Après avoir été tout et n'importe quoi, faire de Quinn une lesbienne serait vraiment toucher le fond du manque d'idée. Autant remercier Dianna Agron et la laisser faire des miracles -ou pas- ailleurs. C'est une de celles qui a à mon avis le plus de chance de réussir dans ce métier... Puis elle est tellement belle ! Pendant ce temps, Blaine et Kurt ont remis le couvert et je dois dire qu'on ne nous les avait jamais montrés aussi sexués ! C'était rafraichissant. Par contre, l'attitude de Kurt m'a un peu surpris. Est-il vraiment du genre à faire ça à son ex, le reprendre puis le jeter ? Leur duo sur I Just Can't Get Enough était pas mal, mais la chanson a tendance à me taper sur le système. Et Chris Colfer aussi. La rencontre entre Betty et Artie m'a beaucoup plu. C'était drôle et punchy. Osé aussi. C'est pas tous les jours que l'on nous montre deux handicapés dans le même lit, qui se font des blagues sur le sexe qu'ils viennent de faire en plus ! Et puis il y a eu toute la partie Jake/Marley/Ryder, qui était d'une pauvreté abyssale en terme de subtilité. C'était atroce de voir, à chaque fois, Ryder terminer ses scènes avec la mine triste, comme si on avait pas compris la première fois. Jake s'est révélé assez minable, ce qui m'embête un peu parce que je l'aimais bien. Ryder m'a laissé finalement assez indifférent. J'ai eu du mal à le trouver attendrissant tant c'était forcé. Et Marley est encore passée pour une girouette. Elle vaut mieux que ça, mais elle se laisse pourtant toujours faire. Le morceau You're All I Need To Get By ne m'a pas plu. Comme le veut la tradition, l'épisode s'est terminé sur une chanson collégiale. Excellente idée que de miser sur Ellie Goulding et son Anything Could Happen pas très connu auprès du grand public. Mais j'ai quand même de plus en plus de mal avec ces scènes finales...

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// Bilan // Plus que potable, cet épisode était franchement cool. La mise en scène était inspirée. Mais parmi les bémols : des prestations musicales assez plates et encore des intrigues très bancales. 

11 février 2013

Glee [4x 13]

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Diva // 6 060 000 tlsp.

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   Mon indulgence envers Glee ces derniers temps me terrifie un peu. Mais je me dois d'être honnête avec vous : j'ai encore trouvé cet épisode pas mal. Et ce même si pour chaque intrigue que j'ai apprécié, j'y ai trouvé aussi beaucoup de facilités et de faiblesses. Prenons par exemple... Tina ! Pour compenser trois années et demi d'ignorance, les scénaristes se servent d'elle en ce moment plus qu'ils ne l'avaient jamais fait. Ce n'est pas toujours heureux, mais ils essayent. L'avantage, c'est que le personnage n'a jamais vraiment eu de personnalité. Ils peuvent donc la modeler à leur guise. Je suis content qu'elle ait réussi à trouver son "inner-diva", mais avouons que pour se faire, sa bataille pour conquérir le coeur de Blaine est toujours aussi ridicule. Il a fallu qu'elle aille jusqu'à lui poser LA question, jusqu'à ce qu'elle lui fasse THE aveu, alors qu'il n'y a jamais eu d'ambiguïté sur sa sexualité. N'empêche que le moment où elle a failli le violer dans son lit, pour finalement préférér lui passer de la pommade sur la poitrine, m'a beaucoup touché. Enfin surtout ses larmes. Elle a souffert la pauvre Tina, même si elle ne peut que s'en prendre à elle-même. Et ces choses-là, de toute façon, ça ne se contrôle pas... Son Hung Up était tout à fait approprié et très réussi. Qui aurait cru que le body rose irait à ravir à Tina ? Le thème de l'épisode étant "les divas", on aurait pu s'imaginer une présence accrue de Kitty et Unique, parmi les nouveaux élèves. Finalement pas du tout. Elles ont à peine fait de la figuration. C'est une ancienne qui est montée sur le devant de la scène pour un énième retour à Lima. J'ai nommé l'excellente Santana ! 

    Ryan Murphy et ses auteurs savent très bien les reproches que l'on va leur faire, en particulier ceux autour des retours incessants des anciens, souvent mal justifiés. Alors comme à leur habitude, ils en font de l'humour, ici grâce à des répliques très drôles de Sue. C'est un peu facile à la longue de balayer d'un revers de main les critiques sans chercher à les écouter, mais c'est une posture qui a toujours été la leur et dont il faut donc s'accomoder. Dans le cas présent, ce n'était pas trop difficile car Santana a beaucoup apporté à l'épisode et sa venue n'était pas gratuite. On voulait d'abord nous signifier qu'elle était toujours amoureuse de Brittany. Elle l'a fait en chanson en se battant virtuellement avec Sam, le nouveau petit ami de la jeune femme. Ce Make No Mistake était réussi, même si Naya Rivera a largement noyé Chord Overstreet dans ses vocalises. Les quelques scènes de Santana et Brittany étaient mignonnes. Et puis j'ai adoré le Girl On Fire de la fin, amenant tout droit notre Santana vers New York ! Le montage était super. Même son arrivée chez Kurt et Rachel m'a plu. C'était très diva style. Conquis je suis. Je le suis carrément moins par les regrettables attitudes de Rachel, qui ne mérite vraiment pas l'amitié de Kurt parfois, ni de qui que ce soit d'autre. Comme les auteurs avaient décidé de créer une altercation entre les deux pour cet épisode diva, ils ont bricolé en deux secondes leur prétexte. Rien n'en est ressorti de bien. Pas même la chanson. Je n'ai rien contre ce Bring Him Home tout droit sorti des Misérables, mais ça fait longtemps que les grandes envolées lyriques sur des classiques de Broadway ne me touchent plus dans Glee. On en a trop eu, surtout avec Rachel et Kurt. 

   Retour à Lima pour parler quand même un peu du rapprochement le plus improbable de la saison : Emma et Finn ! Tout l'épisode laissait penser qu'il s'achéverait sur un baiser volé. C'était hyper prévisible. Mais l'idée était tellement folle que je me suis laissé embarqué, impatient de voir ce que ça allait donner. Emma s'est inventée diva pour les besoins du scénario, ce qui n'était pas très crédible, surtout si l'on doit considérer ses TOC comme des caprices... Un peu bancal tout ça, mais payant. Sa crise de nerfs finale était réussie. Jayma Mays a assuré. Quant au baiser... eh bien il est passé tout seul en fin de compte. Ils ont réussi à le rendre logique. En revanche, je sens que ça va vite se transformer en pétard mouillé. Le mariage du prochain épisode ne m'emballait pas une seule seconde. J'aurais au moins un petit élément sur lequel m'accrocher. Mais est-ce que ça peut vraiment donner quelque chose de bien ? J'en doute... Concernant les deux prestations dont je n'ai pas encore parlé : Nutbush City Limits ne m'a laissé aucun souvenir; le Diva ne m'a pas déplu mais pas fan des arrangements; et Don't Stop Me Now, une reprise d'une chanson méconnue de Queen par Darren Criss, m'a vraiment plu. 

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// Bilan // Si l'on fait abstraction des nombreux détails qui clochent et qui font, une fois de plus, que l'écriture de Glee est tout sauf soignée, cet épisode spécial divas a relativement bien réussi son coup. Je ne me suis pas ennuyé, j'ai été ému parfois et j'ai tapé du pied et chanté. 

12 novembre 2012

Glee [4x 05]

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The Role You Were Born To Play // 5 680 000 tlsp.

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   Glee a disparu des écrans pendant quelques semaines, comme chaque année à cette période, et, encore une fois, je peux dire qu'elle ne m'a pas manqué une seule seconde. Et pourtant, le précédent épisode était excellent, l'un des meilleurs de la série, si ce n'est le meilleur, à ce jour. Le problème de ce 5ème épisode, c'est qu'il se déroule sans Rachel, sans Kurt et sans New York. Et c'est de loin la meilleure partie de la série aujourd'hui, la seule qui me donne envie de continuer. Alors forcément... Le retour en grâce de Finn me laisse perplexe. Je n'ai jamais caché l'agacement que me procurait ce personnage. Ici, il a passé 70% du temps à se plaindre de sa pauvre vie et de son absence de future. Je n'arrive pas à ressentir une quelconque pitié pour lui en fait. Il est vraiment trop bête. En faire un mentor pour le nouveau personnage, Ryder, n'est absolument pas pertinent et certainement pas convaincant non plus. Alors le faire carrément diriger le Glee Club en l'absence de Mr Shue ! Je me réjouis du départ de ce dernier, d'autant que son histoire avec Emma devenait insupportable à suivre tant elle tournait en rond, mais je ne suis pas impatient du tout de voir Finn à l'oeuvre. Encore plus s'il se retrouve avec Sue dans les pattes ! Les auteurs ne savent toujours pas quoi faire du personnage et lui font faire un nouveau pas en arrière après les derniers pas en avant. Toute sa tirade sur cette pauvre Unique n'était même pas drôle. Elle a quand même eu quelques répliques excellentes. Cela dit, j'ai beau détester le personnage de Kitty, elle lui a carrément volé la vedette de ce point de vue là ! Des punchlines osées et énergiques, très Sue Sylvester de la grande époque. 

   Pour revenir quelques instants sur le nouveau incarné par Blake Jenner, je suis très partagé. Il est censé être un mini-Finn mais il a d'ores et déjà plus de charisme que lui et il n'a pas l'air complêtement abruti. En fait, il me fait davantage penser à Sam (Chord Overstreet), qui n'était pas particulièrement bête à l'origine mais qui l'est devenu au fur et à mesure et encore plus au contact de Brittany dernièrement. Bref, je n'ai pas tellement d'avis sur Ryder pour le moment, mais je ne pense pas qu'il apportera grand chose à McKinley. Il est en plus directement envoyé dans le triangle amoureux de la saison, maintenant rectangle, aux cotés de Jake, Marley et Kitty. Il est tellement sans saveur, tellement classique sur le fond comme sur la forme, tellement cliché de la série pour ados... Non vraiment, il n'y a rien à en tirer. Sinon, Mike Chang et Mercedes sont revenus... pour rien ! Les scénaristes n'avaient apparemment pas de meilleures idées donc on les a improvisés juges des auditions pour la comédie musicale Grease (un choix très ennuyeux en plus). Ce qu'ils deviennent sinon ? On s'en fout ! Ils n'ont même pas essayé de faire quelque chose de consistant autour de Mike et Tina. Une scène leur a suffit. Je ne suis pas dingue de ce couple, mais bon quand même... Ah et Beist était de retour aussi ! Et ça, c'était cool. C'était peu être trop facile et trop évident, mais j'aurais bien aimé qu'on l'associe à Unique.

   Même si Blaine était peu présent dans cet épisode, on a trouvé le temps de lui offrir un solo, sur Hopelessly Devoted To You et c'était une jolie prestation mais rien d'inoubliable. Aucune autre ne l'était d'ailleurs, mais j'ai bien aimé le Blow Me (One Last Kiss) de Unique et Marley. Il était plein d'énergie, tout en force. Pas mal. Juke Box Hero m'a plus ennuyé qu'autre chose et c'était vraiment too much pour la première prestation de Ryder, censé être sur la réserve. Déjà que tout le monde à McKinley semble savoir chanter et danser... Born To Hand Jive était sympa, mais je n'ai aucune affinité avec la chanson. Même problème pour Everybody Talks, mais Jacob Artist et Becca Tobin étaient plutôt bons scéniquement parlant. 

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// Bilan // Le Glee de cet épisode était peu inspiré et même ringard. Rendez-nous Rachel, Kurt et New York et abandonnez définitivement McKinley ! 

10 octobre 2012

Glee [4x 04]

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The Break-Up // 6 070 000 tlsp.

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   Les "teenageries" de Glee sont parfois d'une superficialité et d'une bêtise confondantes. Tout ce qui se déroule actuellement à McKinley est d'un ennui profond et ne semble avoir été imaginé que dans le but de justifier le titre de la série et d'éviter de prendre une décision trop radicale qui aurait pu faire fuir le public, lequel a de toute façon déserté quand même. Le triangle "amoureux" Marley/Jake/Kitty n'est qu'une pâle, très pâle copie de ce qui a été fait en saison 1 avec Rachel/Finn/Quinn. Les autres personnages, nouveaux ou anciens, se complaisent dans leur transparence et, parfois, dans leur médiocrité. Mais, une fois que l'on a retiré ces quelques scènes inutiles qui tirent Glee vers le bas et l'empêche de grandir, il reste le spin-off à New York, frais et touchant, qui nous a pemis d'obtenir avec ce Break-Up l'un des meilleurs épisodes de la série depuis... si ce n'est toujours, en tout cas depuis ses débuts. 

   Traiter du thème de la séparation dans une série pour ados n'est jamais chose aisée car, à cet âge-là, les amours vont et viennent et les douleurs sont de courte durée, effacées par de nouvelles joies puis de nouvelles peines. Mais Rachel et Kurt ont mûri, de même que leurs partenaires, et ce qu'ils ressentent, à un moment crucial de leur vie alors qu'ils ont leur destin entre les mains, n'est pas à prendre à la légère. Ryan Murphy, qui a écrit cet épisode, a mis toutes ses tripes dans les dialogues. Il n'a pas hésité à faire parler Rachel ou Santana comme des adultes et non plus comme des enfants. Et ça fait un bien fou de voir Glee se transformer en véritable drama -même si cela ne doit durer qu'un épisode- sans chercher à dégoupiller toute tentative de sérieux par une blague plus ou moins drôle. J'ai sincèrement ressenti de la peine pour chacun des couples en danger. Le discours de Blaine sur la distance était poignant, il m'a tout particulièrement parlé, et son interprétation revisitée de Teenage Dream, les sanglots dans la voix, était boulerversante. Je regrette toutefois que sa tromperie ait été traitée de la sorte, plus comme un prétexte qu'autre chose.

   Rachel aussi avait de belles choses à dire et à chanter, et Lea Michele a été largement à la hauteur de ce qu'on attendait d'elle. Il faudrait tout de même signaler à la direction musicale que couvrir tous les refrains par sa voix n'est pas obligatoire. Le discours de Finn était émouvant. La détresse du personnage était palpable malgré le jeu toujours très approximatif de Cory Monteith. Santana s'est également illustrée dans une jolie scène pendant laquelle, ô miracle, Brittany semblait comprendre ce qu'elle lui racontait, comme si elle était un véritable être humain. Même Mr Shue et Emma ont eu droit à leur séparation ! Pour le coup, ça manquait de poids, faute de temps à leur accorder, et je n'ai pas vraiment été touché. Sans doute aussi parce que le professeur m'indiffère. La mise en scène sur Don't Speak était un peu curieuse, mais la prestation dans son ensemble était assez réussie. Mine et Give Your Heart A Break était pas mal non plus. Et puis The Scientist... C'est une chanson très chère à mon coeur et j'aurais plutôt tendance à rejeter par principe toute réinterprétation, mais je n'ai pas détesté ce que Glee en a fait. C'était indéniablement fort, parce que le titre reste puissant quoiqu'on en fasse.

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// Bilan // Au fond, les séparations de chaque couple dans cet épisode de Glee se ressemblaient beaucoup et quelques variations n'ont pas réussi à cacher cet état de fait, mais on ne pourra pas reprocher à Ryan Murphy et son équipe de ne pas avoir été cohérents cett fois ! Ils nous ont offert l'un des meilleurs épisodes de la série et certainement le plus mature de tous.


15 février 2012

Glee [3x 12]

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The Spanish Teacher // 7 810 000 tlsp.

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   Ah bon, Will Schuester est professeur d'espagnol ? On le savait tous mais on avait juste préféré oublier ce facheux détail qui n'avait pas grand sens depuis le départ, Matthew Morrison ayant l'air d'être aussi à l'aise avec l'espagnol que Sue Sylvester avec le rouge à lèvres. Les auteurs ont quand même décidé de jouer sur cette absurdité en construisant un épisode qui se voulait "muy caliente" tout autour. Comme à chaque fois que les efforts se concentrent sur ce personnage abominablement lisse et sans intérêt, on s'ennuie profondément. Sa nouvelle dispute avec Emma, censée nous attendrir, n'a fait que rayer un peu plus un disque déjà inécoutable depuis longtemps. Le pire, c'est que les scénaristes ont vraiment l'air de croire que le public s'intéresse à lui. Wake up guys ! Il n'y a plus grand monde qui suscite l'intérêt dans Glee, certes, mais il est certain que Will ne fait partie du petit groupe ! Cet épisode en dit quand même long sur le système éducatif américain, même s'il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre bien entendu. On découvre que Will a choisi d'enseigner l'espagnol parce que c'est la seule place qu'il a trouvé à l'époque et il souhaite maintenant se reconvertir en prof d'histoire mais sans plus de conviction. Ca se passe comme ça aux Etats-Unis apparemment : on choisit un peu par défaut de devenir enseignant déjà mais, en plus, on détermine la matière seulement après. Je ne voudrais pas caricaturer non plus, mais la réalité ne doit pas être si éloignée. Je me souviens du père de Dawson qui devenait prof de je ne sais plus quelle matière lui aussi du jour au lendemain. Et les exemples ne manquent pas ! Bref, le système français est très loin d'être parfait mais on ne peut que relativiser après avoir vu ça. Pour que le tableau ne soit pas complètement noir, le personnage interprété par Ricky Martin vient équilibrer les choses en se voyant proposer le poste de Will non pas par défaut mais parce qu'il a ça en lui depuis toujours, et que ça a un sens par rapport à ses origines, ses parents, son histoire... Le chanteur s'en sort correctement, mieux que prévu même, et semble plutôt à l'aise pour quelqu'un qui n'a fait l'acteur qu'à de rares occasions dans des telenovelas. Ce n'est clairement pas lui le maillon faible de l'épisode ! Sa prestation avec Santana sur La Isla Bonita était d'ailleurs très bonne, sans difficulté la meilleure. I'm Sexy and I know It frôlait le ridicule en revanche mais c'était pour mieux nous préparer à la suite...

  Je ne sais pas ce qui était le pire : Le Bamboleo de Sam avec ses affreuses chaussures ou la prestation façon torero de Will sur du Elvis Presley ? On sait bien que Glee aime jouer avec le décalage et surprendre mais elle dépasse parfois les limites du ridicule et c'était le cas ici. Il n'y avait rien de drôle là-dedans, c'était juste pitoyable et embarrassant. Il y a eu deux-trois autres passages chantés assez mauvais mais inoffensifs. Les intrigues amoureuses sont toujours aussi peu inspirées. Elles passent le temps. Le pire est donc à craindre pour le prochain épisode spécial St Valentin... De son coté, Sue est toujours à la recherche d'une histoire potable. Cette fois, elle a pris la décision de devenir mère. Ce n'est pas une direction totalement saugrenue après ce qui est arrivé au personnage ces derniers temps, entre la mort de sa soeur et sa relation avec Beckie, mais ça ressemble quand même plus à une mauvaise idée qu'autre chose. On n'a pas envie de voir Sue devenir mère. Ce n'est pas ce qu'on attend d'elle, même si on ne sait plus très bien concrétement ce qu'on attend d'elle. Son altercation avec la coach de l'équipe de natation était tout à fait délicieuse en tous cas. Enfin une rivale à sa hauteur verbale !

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// Bilan // Un épisode de Glee qu'on oubliera bien vite, et c'est sans doute mieux ainsi.

23 janvier 2012

Glee [3x 10]

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Yes/No // 7 500 000 tlsp.

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   Désormais, je n'arrive plus à regarder Glee juste pour le fun. Chacun de mes visionnages s'accompagne d'une véritable réflexion sur le pourquoi du comment de cette déchéance à travers deux questions : pourquoi la série est si inégale d'un épisode à l'autre et pourquoi les scénaristes n'apprennent jamais de leurs erreurs ? Au bout de la troisième saison, c'est quand même dingue qu'ils continuent à offrir des épisodes comme celui-là qui partent dans tous les sens et où les grosses intrigues se noient dans les plus petites ! Tout s'enchaîne à un rythme effréné. A peine une scène devient intéressante qu'il faut la bâcler pour passer à la suivante. A  peine une bonne idée est exploitée qu'il faut en trouver une autre. C'est usant à la longue. Ce sont toujours les épisodes qui prennent le temps de s'attarder sur deux ou trois personnages maximum qui sont les plus réussis. Ce n'est clairement pas le cas de celui-ci qui tente, en vain, de mettre sur le devant de la scène une huitaine de personnages principaux.

   Les premiers à bénéficier de l'attention des auteurs sont Mercedes et Sam pour un hommage à Grease parfaitement orchestré mais totalement inutile. On explore ensuite l'arrivée de la carpe dans l'équipe de natation synchronisée de l'école pendant quoi... deux minutes ? C'est surtout un prétexte pour changer un peu de décor -ce qui fait effectivement du bien- varier les plaisirs en matière de chorégraphie et donner à une Real Housewife de je ne sais quelle version du show une scène, je dois bien l'avouer, assez drôle. Entre deux scènes, on apprend que Beast s'est mariée à la surprise générale. On n'a pas jugé bon de nous y convier apparemment. Puis on se concentre sur Becky, un personnage qui reste frais et qui méritait bien une intrigue à elle pour une fois. C'était sans aucun doute la meilleure de cet épisode. Excellente idée que d'utiliser la voix d'Helen Mirren pour faire monologuer la jeune fille dans sa tête. Ca fonctionnait vraiment bien. La fin, bien que prévisible, était très touchante. Et puis il y a eu Finn, qui veut soudainement s'engager dans l'armée pour faire comme son père et qui apprend de la bouche de sa mère une triste vérité sur l'homme qu'il admirait tant. Ca aurait vraiment pu être intéressant développé sur plusieurs épisodes ou dans un épisode un peu moins chargé mais là, honnêtement, on est complètement passé à coté de l'émotion parce que ça sortait vraiment de nulle part. Impossible de s'investir là-dedans. De la même manière, la demande en mariage en fin d'épisode était totalement inappopriée et stupide. On reconnaît bien là Finn, remarque... C'était simplement un artifice pour créer un semblant de suspense au sein d'une série qui en manque 95% du temps. J'ignore ce que Rachel va décider, si elle va dire "Oui", mais je suis dans l'obligation de vous dire que je m'en tape totalement ! 

   Après plusieurs semaines d'absence quasi-totale, Will a lui aussi eu fort à faire dans cet épisode puisqu'il a été demandé en mariage par Emma, avant de lui retourner sa demande sur un We Found Love pas très romantique mais entraînant. Je ne sais pas trop quoi dire de tout ça tant ça m'a laissé froid mais une chose est certaine : Schuester est franchement pathétique quand y pense ! Il demande quand même un de ses élèves comme témoin de son mariage ! Mais il n'a pas d'amis adultes sinon ?? C'est vraiment un truc qui me dérange dans Glee ça : on a l'impression que les personnages n'ont pas de vie dès qu'ils sortent du champ de la caméra. Ils cessent d'exister. Et quand ils reviennent, rien ne s'est passé pour eux. Rien n'a évolué. A partir de quel moment la relation entre Will et Emma a pris un tournant aussi sérieux et décisif ? On ne le sait pas. On ne les voyait quasiment plus l'un comme l'autre et, souvent, ils n'apparaissaient même pas ensemble. Bref, je n'ai rien ressenti face à cette scène censée être bouleversante alors que je me souviens pourtant que lors de la saison 1, je les trouvais vraiment mignons et émouvants. Que s'est-il passé depuis ? Rien. C'est justement le problème. Rien ou alors juste des complications inutiles toujours vite réglées et sans conséquences. D'un point de vue musical, Yes/No tenait à peu près la route. J'ai bien aimé Without You; le mash-up sur Moves Like Jagger était très efficace malgré un Matthew Morrison plus énervant que jamais entre ses pirouettes au ralenti et ses grimaces à n'en plus finir; et Wedding Bell Blues était pas mal non plus dans un tout autre style. J'ai été (beaucoup) moins sensible à Summer Nights comme déjà dit précédemment et à First Time, ennuyeuse à souhait. 

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// Bilan // C'est ce qu'on appelle un épisode riche. Mais alors vraiment trop riche. Glee préfère souvent privilégier la quantité des intrigues à la qualité. Il est inutile maintenant d'espérer un changement à ce niveau-là. Le problème revient régulièrement depuis la première saison et il n'a jamais été réglé, bien au contraire. 

12 octobre 2011

Glee [3x 03]

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Asian F // 8 420 000 tlsp.

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    Cet épisode de Glee s'est donc concentré sur les cas de Mercedes, Emma et... Mike Chang. Oui oui, vous avez bien lu ! L'éternel second coûteau, la prof de l'ombre et le danseur monolithique ont bénéficié d'intrigues rien qu'à eux et rudement bien ficelées en plus ! C'est clair et net maintenant : l'arrivée de "vrais" scénaristes sur la série lui apporte beaucoup. Commençons donc par analyser le plus improbable : Mike Chang parle, a des parents et chante aussi. Incroyable. Je n'aurais pas cru. Et c'est que le Harry Shum Jr. n'est pas mauvais ! Sa prestation scénique, chantée et dansée, était de qualité et la séquence avec sa mère était très émouvante. Même si le sujet de l'immigration n'est qu'effleuré, il était intéressant de le faire figurer dans l'épisode. La série joue énormément sur le rêve américain, il était important de remettre les choses à leur place aussi. Les jeunes immigrés d'aujourd'hui ont peut-être plus d'opportunité que leurs parents hier, dans le monde artistique mais pas seulement. Pendant ce temps-là, Brittany chantonnait un "Who Run The World ? Girls !" avec une énergie presque à la hauteur de celle de Beyoncé, mais la voix en moins. Je n'aime pas beaucoup cette chanson mais le moment était enthousiasmant.

   Mercedes/Amber Riley a toujours été ma préférée du Glee Club mais les scénaristes n'ont pas daigné l'utiliser comme ils auraient dû. Elle était très présente dans les premiers épisodes si mes souvenirs sont bons puis ils l'ont lâchement abandonnée en se rendant compte que Rachel/Lea Michele faisait vendre davantage. C'est le moment pour la laissée-pour-compte de prendre sa revanche et sa première prestation de l'épisode sur une chanson que je ne connaissais pas du tout était géniale (et sobre). Toute l'injustice que la chanteuse ressent et qu'elle exprime admirablement bien à l'attention de Mr Shue et Rachel sonnait juste. On s'étonnerait presque qu'elle n'ait pas explosé plus tôt. Bon, par contre, le passage "comédie musicale" avec toute la troupe qui commente la situation en fredonnant était plus gonflante qu'autre chose. J'ai senti venir de très loin le départ de Mercedes du Glee Club pour la concurrence (c'est pas comme si on nous faisait le coup tous les deux épisodes avec un personnage différent...) mais cela pourrait être enfin intéressant si c'est habilement exploité. 

   Du coté d'Emma, de ses troubles et de sa relation toujours plus forte avec Will, j'ai juste été déçu que Jayma Mays ne chante pas. C'était l'occasion et elle a déjà prouvé qu'elle se débrouillait très bien. Mais la fin sur Fix You de Coldplay était plutôt jolie, bien que l'interprétation de Matthew Morrison n'apporte rien par rapport à la superbe version originale. Elle a même tendance à la "guimauviser" mais on est habitué, c'est sa spécialité (et un peu celle de la série de toute façon). Dans le fond, le personnage est suffisamment craquant et attendrissant pour que l'on se laisse prendre au jeu à chaque fois, même s'il n'y a rien de nouveau de développé. On apprends juste d'où viennent ses TOC. La rencontre avec ses parents était très drôle et surréaliste. Ce sont des "Ginger Supremacists". J'adore l'idée ! Rassurez-moi : ça n'existe pas vraiment, hein ?!

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// Bilan // En se penchant sur des personnages habituellement en retrait et en équilibrant les instants musicaux, les intrigues principales fortes et les histoires secondaires légères, cet Asian F de Glee avait tout pour plaire et il m'a plu !

08 mai 2011

Glee [2x 18]

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Born This Way // 8 62o ooo tlsp.

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    La plus grosse erreur de cet épisode, qui est à imputer à la FOX et non aux scénaristes de Glee, c'est d'avoir voulu le rallonger à la dernière minute pour contrer le lancement de The Voice sur NBC. Non seulement ça n'a pas fonctionné car l'audience n'a pas été bonne, mais en plus elle manquait sérieusement de rythme cette fausse spéciale Lady Gaga. Le solo de Kurt, par exemple, sur un enième standard de Broadway, était interminable d'ennui. Je ne remets même pas en cause la prestation, c'était juste trop long. Ca devient même embarrassant à un moment donné de regarder les personnages en regarder un autre chanter, en faisant des mines réjouies et/ou attendries. Heureusement, les autres passages musicaux étaient plus sympas et plus sobres aussi. Ma préférence va de très loin au I Feel Pretty/Unpretty de Lea Michele et Dianna Agron. Pour une fois, les directeurs musicaux se sont creusés la tête pour proposer une version inédite de la chanson originale, et non pas un vulgaire copier-coller façon chorale. C'était réussi et super mignon. Somewhere Only We Know aurait pu être géniale... mais sans les insupportables Warblers. Quant au passage Barbra Streisand il était franchement rafraichissant parce qu'on sentait vraiment que toute la troupe et les figurants s'amusaient beaucoup. Juste dommage que c'est une grande surface qui a été choisie comme décor. Already Done Guys ! Ah et j'allais oublier du "principal" : la cover de Born This Way de Gaga ! Pour tout dire, je ne suis vraiment pas fan du titre et ce n'est pas la troupe de Glee avec sa version caricaturée qui risquait de me faire changer d'avis ! Donc non, je n'ai pas adhéré, mais ce n'était pas atroce.

   Le message de l'épisode, sur le respect des différences, était tout sauf nouveau pour la série mais les scénaristes ont trouvé un moyen cette fois-ci de le traiter avec un peu plus de profondeur, même si on n'a pas échappé à la guimauve habituelle. La meilleure trouvaille, c'est sans aucun doute celle des t-shirts-slogans sur le numéro final, où l'on se surprend à appuyer à plusieurs reprises sur pause pour être bien sûr de ne pas en rater un. Et ça valait le coup, parce que c'était vachement drôle ! Les intrigues ont bien avancé mine de rien et certains personnages en sont ressortis grandis. Je pense à Quinn en premier lieu. Même si son passé de laideron portait l'inscription "ridicule" du début à la fin, son duo avec Lauren fonctionnait à merveille et ça fait toujours du bien de la voir chanter et sortir de sa coquille. Ca n'arrive pas si souvent. Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai réussi à apprécier Rachel le temps de cet épisode, mais sa présence ne m'a en tous cas pas irrité. Bravo pour la campagne anti-chirurgie esthétique pour les adolescentes ! Le retour de Kurt, attendu, s'est déroulé sans encombre. Je ne suis vraiment pas certain que son passage chez les Warblers aura été bénéfique pour le personnage mais c'est bon de le voir retourner aux bercails. Santana est depuis quelques épisodes dans une forme olympique. Je ne pensais pas qu'elle avait autant de potentiel. Son capital sympathie était insoupçonné aussi. La "libanaise" pourrait bien dynamiter la fin de saison... Mais alors ce que j'ai préféré et de loin, c'est le traitement de la maladie d'Emma. Non seulement c'était hyper touchant et Jayma Mays était parfaite, mais en plus ils se sont retenus de traiter de la relation amoureuse entre elle et Will en parallèle. De beaux moments.  

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// Bilan // Au-delà de toutes les leçons sur le paraître, sur la beauté intérieure, sur l'acceptation de soi, qui ne sont pas nouvelles et qui ne sont pas subtiles ici; au-delà des intermèdes musicaux qui ont nourri la plupart du temps le récit; au-delà des intrigues qui avancent et qui s'approfondissent; ce qu'il faut retenir de cet épisode c'est que Glee sans Sue Sylvester, c'est moins hystérique, plus posé (et moins drôle ?) mais c'est bien aussi.

14 mars 2011

Glee [2x 15]

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Sexy // 11 92o ooo tlsp.

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    Mais dites-moi, est-ce que Darren Criss alias Blaine couche avec les membres de la production ? Oui, mes yeux se tournent vers toi, Ryan Murphy. Non parce que sa présence si importante devient gênante par rapport aux autres personnages, qui peinent à avoir une prestation un épisode sur trois et je ne parle même pas de l’obtention d’une intrigue. Depuis qu’il est arrivé, on ne compte plus ses solos ou ses duos. Est-ce une raison marketing ? La sortie d’un album spécial Warblers dans les prochains jours me fait dire que oui… On ne peut cependant pas dire qu’il était inutile dans cet épisode puisqu’il est à l’origine de deux jolies scènes avec lui et Kurt, puis Kurt et son père. Pour une fois, leur histoire s’intégrait bien au reste de l’épisode même si elle m’a paru la plus faible du lot. Le coté répétitif peut-être… Je constate en tous cas que, pour le moment, la série a beau parler beaucoup d’homosexualité, aucun des gays de la série ne fait l’amour. Ca a du sens pour Kurt, ça en a moins pour Blaine. Les lesbiennes non plus ne couchent pas. Partie remise ? Je trouve en tous cas intéressant d’avoir traité de front les sentiments de Santana à l’égard de Brittany. Je pensais que ça resterait à l’état de blague récurrente. Il semblerait que ce soit plus profond que ça et la détresse de Santana m’a touché. Mais c’est dans ces moments-là que l’on regrette que Brittany soit si idiote. L’émotion de l’une n’avait pas de répercussions sur l’autre. On est passé à coté de quelque chose de grand. La chanson Landslide était une belle façon d’entamer la réconciliation.

 

   Gwyneth Paltrow est revenue par la grande porte. Son personnage tire nettement l’ensemble du casting vers le haut, de Matthew Morrison, qui n’a jamais été aussi supportable, à Jayma Mays, sous-exploitée habituellement. Je ne savais pas l’actrice aussi douée (je l’ai déjà dit lors de sa première venue), elle m’a vraiment bluffé. Tous les titres auxquels elle a participé étaient tops. Le Kiss façon tango étant excellent dans la mise en scène, sans prise de risques dans l’interprétation ; et le Do You Wanna Touch Me? était juste excellent, au second degré bien entendu puisqu’une prof –même d’éducation sexuelle- qui se trémousse en soutif devant ses élèves, c’est juste du grand n’importe quoi ! La scène d’aérobic était bien déjantée, j’ai beaucoup ri aussi. Le thème de l’épisode était donc celui de la sexualité, et il a été traité de façon un peu plus moralisatrice que celui de l’alcool à l’épisode précédent. Ca restait malgré tout acceptable et il s’est dit deux-trois choses plutôt intelligentes dans le fond. Le club de l’abstinence, amusant mais ridicule, servait de contrepoids. Il a surtout permis de relancer le triangle amoureux Will/Emma/Carl, qui avait été totalement délaissé avec une absence prolongée de John Stamos à la clé. Il n’a pas été présent là encore mais il a su se démarquer dans ses quelques interventions. Qu’attendent les scénaristes pour lui trouver un plus grand rôle à jouer ? CBS lui fait les yeux doux les gars. Réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard ! Finn et Quinn ont aussi été remis en avant en tant que couple et j’ai aimé la simplicité avec laquelle cela a été fait. Je n’ai pas grand-chose à dire sur Puck et Lauren mais ils m’ont amusé avec leur sex-tape.

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// Bilan // Glee serait-elle en train, petit à petit, de me reconquérir ? J’ai trouvé cet épisode, comme le précédent, particulièrement sympathique sans être trop léger pour autant. Un quasi sans faute que l’on doit en majeure partie à Gwyneth Paltrow, qui inspire visiblement l’équipe créative ainsi que ses partenaires. Du beau travail !