20 mars 2014

Dead Boss (US) [Pilot Script]

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DEAD BOSS (US)

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

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Ecrit par Patricia Breen (Suburgatory, Frasier, Big Love). Adapté de la série anglaise Dead Boss. Produit par Sharon Horgan (Pulling, Free Agents). Réalisé par Barry Sonnenfeld (Men in Black, La Famille Addams, Pushing Daisies). Pour FOX, Warner Bros. Television & Kapital Entertainment. 36 pages.

Helen Stephens est condamnée à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son patron. Le seul hic, c'est qu'Helen est innocente. Du coup, elle est persuadée que son petit séjour en prison ne va pas durer. Sauf qu'autour d'elle, personne ne semble très pressé de la voir sortir : son avocat est incompétent, sa soeur est une épave qui cherche à vivre sa vie... Au final, à l'intérieur de la prison, on se remue plus pour elle qu'à l'extérieur...

Avec Jane Krakowski (Ally McBeal, 30 Rock), Justine Lupe (Harry's Law, Frances Ha), Amy Sedaris (Sex & The City, Alpha House), Ravi Patel (The New Normal), Cedric Yarbrough (Reno 911!), David Cross (Arrested Development), Rachel Dratch (Saturday Night Live)...

 

   Comme j'aime le faire à chaque fois que je suis confronté au script d'un remake, je regarde le pilote de la série originale. Et souvent, je ne comprends même pas pourquoi les chaînes US ont jugé bon de commander l'adaptation d'un programme très moyen à la base (cf Bad Education chez ABC cette année). Dans le cas de Dead Boss, je comprends. Le pilote de la série britannique est très efficace et Sharon Horgan, la créatrice et actrice principale, est vraiment excellente. On se demande d'ailleurs pourquoi elle n'a toujours pas traversé l'Altantique ! Cela dit, ce n'est pas faute d'avoir essayé. C'est le quatrième projet qu'elle développe aux Etats-Unis. Les trois précédents ont été commandés en pilote mais ne sont pas allés plus loin (Bad Mom, Pulling et Bad Management, toutes chez ABC). Peut-être que ce sera la bonne cette fois, et c'est à espérer !

   Pas mal de choses ont été modifiées pour la version US, des choses qui ne relèvent d'ailleurs pas de la transposition culturelle. Le point de départ est le même mais tout le reste est différent. Le petit-ami de l'héroïne a par exemple été remplacé par sa soeur. Un choix plus payant sur le pilote et probablement sur le long terme aussi. Elle est très creepy cette soeurette mais amusante : elle n'en a strictement rien à faire de sa soeur. Pire : ça l'arrange bien qu'elle soit en prison ! De cette manière, elle récupère son job, son appartement, son chien et son voisin mignon. Par sa faute, la seule preuve qui pouvait l'innocenter part en fumée. Le personnage de l'avocat est tordant tant il est à l'Ouest et inutile. On nage en plein délire et c'est ça qui est bon ! Si je devais faire une petite comparaison, je dirais que l'on est dans un univers à la Greg Garcia, le papa de My Name Is Earl et Raising Hope. C'est moins coloré -encore qu'avec Barry Sonnenfeld aux commandes, le pilote devrait être très soigné visuellement- mais l'esprit est à peu près le même : on est face à des personnages tous plus stupides les uns que les autres, grotesques, mais qui parviennent à devenir attachants presque comme par magie. 

   La série se déroule parallèlement dans deux principaux décors : l'entreprise où Helen travaillait, en compagnie de collègues étranges (celui qui était amoureux transi, celle qui lui en voulait à mort d'avoir monté récemment dans la hiérarchie...), et la prison pour femmes remplie elle aussi de personnages singuliers, caricaturaux forcément, mais drôles (la compagne de cellule, amoureuse  d'elle; la méchante badass qui fait régner la loi avec son gang et qui a pris Helen en grippe parce qu'elle a osé la défier...). Par moment, on ne peut s'empêcher de penser à un Orange is the new black déjanté (alors que l'excellente série de Netflix l'est aussi en quelque sorte mais on ne peut pas la réduire à cela). Et je n'ai pas encore parlé de l'héroïne plus en profondeur : le rôle va forcément aller à ravir à Jane Krakowski ! Elle a un côté ingénue sans en faire une débile, elle est un peu superficielle aussi mais pas trop, et elle est profondément optimiste. Les dialogues sont parfois un peu trop faibles à mon goût, mais l'actrice va forcément transcender tout ça grâce à son don comique. Elle devrait également parfaitement maîtriser la voix-off lorsque Helen écrit son journal intime en prison. Là pour le coup c'est vraiment bien écrit et drôle.

   Dead Boss est un remake qui fonctionne sur le papier, sans être hilarant, et qui bénéficie d'une solide distribution, a priori à la hauteur. J'espère que FOX lui trouvera une place dans sa grille déjà bien remplie. Mais entre elle et Fatrick, mon coeur balance...

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26 décembre 2011

30 Rock [Saison 5]

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Saison 5 // 5 300 000 tlsp. en moyenne

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    Désormais, les saisons de 30 Rock se suivent et se ressemblent. Et elles m'ennuient un peu. Heureusement que je me les enfile en marathon. Les bonnes idées n'accouchent pas toujours de bons épisodes. Par exemple, cette saison, le "Queen of Jordan" show, une parodie de télé-réalité qui a fait l'objet de tout un épisode, était assez indigeste sur le fond comme dans la forme. J'étais pourtant le premier à réclamer les années précédentes de voir davantage Mme Tracy Jordan, jouée par Sherri Shepherd. Mais certainement pas comme ça. Du coup, le personnage a un peu été foutu en l'air. Dommage. L'épisode "Crime de l'orient express" était assez réussi, en revanche. Et puis il y a évidemment l'épisode en direct ! NBC en a fait une tradition. Will & Grace était passée par là à deux reprises et s'en était très bien sortie. 30 Rock s'est pas mal débrouillée, c'était ingénieux et ludique, mais pas vraiment tordant. Certaines idées n'ont pas été poussées jusqu'au bout, comme l'utilisation de Julia-Louis Dreyfus en Liz Lemon. D'autres n'étaient juste pas bonnes, comme un Kenneth hilare de bout en bout sans que l'on sache trop pourquoi. L'initiative reste louable en tous cas et le résultat était loin d'être médiocre. Il y a eu d'autres épisodes un peu spéciaux mais je crois que je préfère définitivement ceux qui sont plus traditionnels même si, clairement, les auteurs ont fait le tour de la question (au sujet des coulisses du TGS surtout). Les blagues sur NBC et l'auto-critique sont toujours sympathiques mais vu que la situation de la chaîne n'évolue pas dans un sens ou dans un autre, là aussi, tout semble avoir été dit. L'ironie sur l'annulation de Law & Order m'a bien marrer par contre. Les multiples réfèrences à Lost aussi, notamment dans la dernière scène du final. Si on me prend par les sentiments évidemment...

   Les grands arcs développés au cours de la saison ne m'ont pas tous convaincu mais, parmi les plus réussis, je retiendrai la fusion avec Kabletown, rien que pour le patron de celle-ci qui m'a vraiment fait beaucoup rire (incarné par Ken Howard); ou encore la relation de Liz avec Carol, même si le fait d'avoir choisi le très occupé (et très cher) Matt Damon pour l'intrépréter a eu l'effet pervers ne pas voir souvent le couple réuni. J'ai été carrément moins fan de tous ces épisodes passés à tenter de faire revenir Tracy Jordan au TGS (alors que l'acteur était en convalescence après un accident). Le 100ème épisode, d'une durée exceptionnelle d'une heure, y était d'ailleurs en grande partie consacré et je l'ai trouvé franchement laborieux, pour ne pas dire pas drôle. Mais comme toujours, il y avait suffisamment de bonnes trouvailles pour que tout ne soit pas à jeter ! En tous cas, les quelques épisodes sans Tracy Jordan étaient bien plus agréables à suivre ! Les propos homophobes tenus récemment par l'acteur n'ont malheureusement pas entraîner son éviction du show. On avait pourtant tout à y gagner ! Je ne sais pas s'il en question en saison 6 mais un peu de sanf neuf -hors guests- ferait du bien. On connait vraiment trop les personnages par coeur maintenant, même s'ils arrivent toujours à nous surprendre (mais pas toujours dans le bon sens). Question invités justement, la saison a été peut-être un peu moins riches que les précédentes, mais on a tout de même eu droit à Michael Keaton, Queen Latifah, Robert de Niro (même si ce fut très court), John Slattery, Kelsey Grammer... La plus surprenante, c'était quand même Condoleezza Rice qui s'est vraiment prêtée au jeu ! Globalement, les invités étaient mieux intégrés. Ils donnaient moins l'impression de sortir de nulle part. Bon et puis Elizabeth Banks a été très présente mais ce personnage ne m'inspire vraiment pas et tire souvent Jack Donaghy vers le bas (alors que le reste du temps, il est extra). L'intrigue de sa captivité avec Margaret Cho en Kim Jong-Il (marrant comme l'actualité rejoint la fiction) était poussive. Alors oui, c'est osé mais si ce n'est pas drôle, à quoi bon ? Une saison 5 moins centrée sur les misères affectives de Liz Lemon que sur sa relation presque touchante avec Jack Donaghy, c'est ce que j'en retire de plus positif au final. 

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// Bilan // Je déteste écrire mes reviews saisonnières de 30 Rock, je n'ai jamais rien à dire de très intéressant. La série ne m'inspire pas vraiment. Je ne l'ai jamais détesté mais jamais adoré non plus. Elle vit trop sur ses acquis depuis deux-trois saisons je trouve et n'apporte plus autant de piquant qu'au tout début. Ou alors on s'y est habitué... Du coup, je la regarde machinalement mais sans grande envie ni impatience. Une bonne comédie qui se fait vieille en somme. C'est sans doute ce qui attent aussi une certaine Modern Family...

15 août 2010

[DNES Awards 2009/2010] Meilleur Second Rôle Féminin dans une Comédie

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Les femmes qui sont à mourir de rire à la télévision sont tellement nombreuses... Autant dire que j'ai galéré ! Je précise que si Betty White n'est pas nommée, c'est parce que Hot In Cleveland a commencé trop tard pour être prise en compte.

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Dans la catégorie "Meilleur Second Rôle Féminin dans une Comédie" de la saison 2009/2010, les nommées sont : Portia De Rossi (Better Off Ted), Rosemarie De Witt (United States Of Tara), Jane Krakowski (30 Rock), Busy Phillips (Cougar Town), Sofia Vergara (Modern Family) et Merritt Wever (Nurse Jackie).

Elles auraient pu être nommées, ça s'est joué à un éclat de rire près : Elizabeth Perkins (Weeds), Julie Bowen (Modern Family), Jane Adams (Hung), Anne Heche (Hung), Eve Best (Nurse Jackie), Megan Mullally (Party Down) et Madison de la Garza alias Juanita (Desperate Housewives).

11 juillet 2010

30 Rock [Saison 4]

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Saison 4 // 5 75o ooo tlsp.

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   Ces dernières années, les sitcoms n'étaient plus du tout à la mode et rares sont celles qui réussissaient à sortir du lot. A coté des hits plus ou moins justifiés comme How I Met Your Mother ou Mon Oncle Charlie, on retrouvait quelques bijoux d'humour et d'écriture soignée avec 30 Rock en chef de rang, systématiquement récompensée, même quand elle le méritait moins (cf ma critique de la saison 3). Cette année, tout a basculé grâce à l'arrivée de Modern Family, et dans une moindre mesure Glee, que je me refuse à classer dans la catégorie comédie car elle est un peu plus que ça (et un peu moins aussi). 30 Rock s'est donc un peu retrouvée à la place de la has-been, ce qui lui a permis de jouer la carte de l'humilité après avoir un peu pris le melon.

   Oui, la saison 4 est moins prétentieuse que les précédentes et heureusement : il n'y a plus de quoi être prétentieux, vraiment pas ! Les scénaristes ne sont pas devenus des brêles, je vous rassure, mais ils ont beaucoup moins d'idées malgré quelques éclairs de génie. Mais surtout, hormis le tapage systématique et très amusant sur NBC, sa propre chaîne, la série est de moins en moins centrée sur les coulisses du Girlie Show et de la télévision en général. On n'a pas vu grand chose en rapport direct avec l'émission, hormis en début de saison avec le recrutement d'un nouveau comédien joué par un Cheyenne Jackson plutôt convaincant mais sous-exploité. Tout le reste était consacré aux relations amoureuses foireuses de Liz Lemon et Jack Donaghy, entrecoupé d'intrigues secondaires plus ou moins inspirées mettant en scène principalement Jenna, Tracy Jordan et Kenneth. Honnêtement, il y a eu autant de bon que de mauvais de ce coté-là. J'ai adoré les passages entre Jenna et sa mère, puis entre Jenna et son homme, qui est son double puisqu'il se travestit en Jenna pour gagner sa vie. Un truc complètement fou qui a super bien fonctionné. J'ai trouvé certains délires autour de Kenneth ridicules mais le talent de Jack McBrayer sauve toujours le tout. Il m'est impossible d'en venir à détester Kenneth. Il serait bon, en saison 5, de lui offrir une vraie intrigue sur le long terme. Il le mérite et ça nous changera des pleurnicheries et caprices de Tracy. Je n'ai jamais aimé ce personnage depuis le début, il n'y a rien à faire. Cela dit, depuis la saison 3, j'ignore pourquoi mais il ne m'irrite pas tant que ça. Je crois qu'en fait j'ai arrêté de l'écouter et je m'en porte bien mieux. Je regrette toujours que sa femme apparaisse si peu. Elle, elle est vraiment drôle. Frank m'a pas mal fait marrer cette année, notamment quand il s'est transformé en Liz le temps d'une semaine. C'était bien vu. Toofer n'a vraiment pas eu grand chose à dire ou à faire, pas plus que Pete, bien mieux utilisé lors des deux premières saisons. Cerie ? Même quand on fête son mariage, on ne la voit pas ! Donc bon... Par contre, J.D. est sorti de l'ombre. Enfin il a eu plus de dialogue que les années précédentes quoi. C'était marrant de le voir dans le rôle de sa propre mère dans l'épisode spécial fête des mères, un des meilleurs de la saison d'ailleurs. Dommage que la guest de Patti LuPone ait été si courte. Je l'adore !

   J'avais trouvé Liz plus discréte en saison 3, l'aspect girlie de la série s'étant échappé avec elle. Et ça m'attristait beaucoup. Je ne dirais pas qu'il est complètement revenu mais il y a du mieux. Sa quête de l'homme de sa vie a été bien gérée puisqu'on en a beaucoup parlé sans qu'elle rencontre grand monde. On s'est contenté de nous ressortir à plusieurs reprises ses ex et c'était souvent drôle. Même le Jon Hamm amputé qui était ridicule sur le papier a réussi à me faire décrocher un sourire. Le meilleur passage était quand ils étaient tous réunis dans l'épisode St Valentin jouant le rôle des mamas-infirmières du cabinet dentaire. C'était court mais excellent ! Cet épisode est d'ailleurs pour moi le meilleur de la saison. Le plus inspiré. C'est à partir de là que Michael Sheen est devenu récurrent. Je ne connaissais pas vraiment cet acteur mais il m'a beaucoup plu. Son personnage, Wesley Snipes, apporte un vrai truc à la fin de la saison et j'espère qu'on le reverra en saison 5, "future husband" oblige. Matt Damon lui a volé la vedette dans le final mais c'était pas mal du tout. Globalement, Liz m'a encore beaucoup fait rire, d'autant que les scénaristes et Tina Fey elle-même ne l'épargent jamais ! Dommage que l'intirigue du show autour de Dealbreaker ait été avorté. Ca aurait pu vraiment apporter quelque chose. C'est une autre histoire pour Jack Donaghy. Rien à redire sur les prestations toujours remarquables d'Alec Baldwin. Je n'ai vraiment rien à lui reprocher. En revanche, je trouve que le personnage a perdu de sa saveur. Le triangle amoureux auquel il a été associé une grande partie de la saison ne valait vraiment pas les délires avec Salma Hayek de l'année dernière. C'était même franchement chiant à un moment donné avec rattrapage in extremis sur la fin. J'adore Julianne Moore, vraiment vraiment vraiment. Je la trouve douée, magnifique, intelligente dans ses choix de rôle... Bref. Mais là, vraiment, je n'ai pas retrouvé ce qui fait son charme. Elle était fade, pas amusante. Mais pas énervante. C'est déjà ça. Quant à Elizabeth Banks, disons qu'elle a été un peu plus gâtée mais le personnage s'est vite essouflé aussi. Le fait qu'elle soit tombée enceinte offre des perspectives nouvelles et intéressantes pour la saison prochaine. Donaghy le mérite bien ! 

   30 Rock est en train de sombrer tout doucement tandis que la concurrence sitcomesque se fortifie. Elle n'a pas su se renouveller et a perdu depuis deux ans ce qui la rendait si singulière, si piquante. L'attachement aux personnages et acteurs principaux étant ce qu'il est, je ne compte pas quitter la navire. On passe toujours de bons moments avec eux, ils sont simplement un peu plus rares.   

15 octobre 2009

30 Rock [Saison 3]

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   C'est ce soir que 30 Rock fait son retour sur NBC. L'occasion de vous parler un peu de la saison 3, qui, je l'avoue, m'a déçu. Elle n'est pas mauvaise, loin de là. La sitcom reste l'une des meilleures diffusées actuellement. Mais elle a perdu quelque chose. Son intelligence ? Elle qui dressait un portrait si peu reluisant de l'industrie télévisuelle tombe dans la facilité en réduisant comme peau de chagrin les réfèrences qu'elle avait l'habitude de parsemer et en n'offrant plus vraiment de regard critique. Peut-être que les scénaristes en ont (déjà) fait le tour ou peut-être que NBC leur a demandé de rendre la série plus accessible afin qu'elle rencontre enfin le succès. Quoiqu'il en soit, pour la première fois, je n'ai pas trouvé justifié que la saison 3 reçoive l'Emmy Award de la meilleure comédie de la saison 2008-2009.

   Le début de la saison était plutôt bon (environ les 10 premiers épisodes) et c'était un défilé de guest-stars à chaque épisode. Je crois même que c'était un peu trop. Ils ont souvent fait de l'ombre, non pas aux personnages principaux, mais aux personnages secondaires que l'on a peu vu pendant cette période. Je pense notamment à Pete, Toofer (toujours pas crédité au générique) et Frank. Je n'ose même pas évoquer Cerie et Josh tant j'ai eu l'impression qu'ils n'étaient même plus là. C'est dommage, cette large galerie de personnages secondaires est une des forces de la série. C'est vrai que les guests avaient de la gueule et que la plupart du temps, ils ont été utilisé à bon escient. Je garde un très bon souvenir de Megan Mullally dans le Season Premiere, dans un rôle presque à contre-emploi où elle était toute coincée, très très loin de la Karen Walker de Will & Grace. La venue de Oprah Winfrey était également un grand moment. Les scénaristes sont partis dans un délire qui m'a beaucoup plu. J'ai été un peu déçu en revanche par le passage de Jennifer Aniston. Ce n'est pas l'actrice qui est à blâmer mais plutôt son rôle. Il s'annonçait déjanté et il est resté finalement trop sage. Peut-être qu'une intrigue sur plusieurs épisodes aurait été plus efficace. Quelques guests sont restés plus longtemps, surtout Salma Hayek sur un arc de six épisodes. Elisa a vraiment apporté une bonne énergie lorsqu'elle était présente et a redynamisé les intrigues de Jack qui commençaient à devenir ronflantes. L'idée de "El Generalissimo" était excellente. Peut-être que les scénaristes en ont abusé à un moment mais c'était globalement tordant. Avec du recul, j'ai trouvé Tina Fey plus en retrait cette saison que les précédentes, ce qui n'était pas une très bonne stratégie puisqu'elle était à ce moment-là encore très présente dans la tête des américains via sa parodie de Sarah Palin dans le Saturday Light Live. Il aurait fallu en profiter pour la mettre plus en avant ! Ses intrigues girlies m'ont manqué, j'avoue. Heureusement, les trois épisodes où elle est accompagnée du Mad Men John Hamm étaient excellents. Ils figurent parmi les meilleurs de la saison. Je ne me suis pas vraiment remis de la porte des toilettes qui s'ouvre lorsque Liz fait son petit caca et Drew qui la regarde, interloqué.

   La deuxième partie de la saison a été beaucoup plus laborieuse. J'ai trouvé que la manque d'inspiration était flagrant. Je me suis sérieusement ennuyé devant certains épisodes. Je serai incapable de vous dire lesquels, ils sont loin de m'avoir marqué. Certains personnages étaient en mode repeat, notamment Kenneth, que j'adore, mais qui n'était plus vraiment drôle à force d'intrigues ridicules. Jenna est également enfermée dans son personnage, ça devient lourd. Et puis il y a évidemment Tracy Jordan qui ne m'a jamais fait rire, pas plus cette saison que les précédentes. A la limite, il était plus supportable là puisque plus discret. D'ailleurs, Dot Com est souvent plus drôle que lui ! Par contre, j'adore sa femme. J'aimerais qu'ils l'utilisent plus souvent. Celui qui reste égal à lui-même, c'est Jack Donaghy. Même en dehors de ses intrigues avec Lisa, il était tordant. J'aime particulièrement quand il est confronté à sa mère et qu'il manque de l'écraser.


// Bilan // La saison 3 de 30 Rock est scindée en deux parties bien différentes : la première est inspirée, boostée par les nombreux invités prestigieux; la deuxième est plan-plan, pas souvent drôle. La seule constante de la saison, c'est finalement que les personnages sont trop enfermés dans leurs rôles, ils finissent par se caricaturer et c'est bien dommage.


// Bonus // Une bande-annonce de la saison 4 (que je ne manquerai pas de regarder avec 6 mois de retard cette année encore).