09 janvier 2012

Camelot [Interview]

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Eva Green alias Morgane, Joseph Fiennes alias Merlin et Jamie Campbell Bower alias Arthur se confient "Camelot", qui a débuté sur Canal + (et qui a été annulée par Starz depuis mon interview !)

 

 

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12 avril 2011

Camelot [Pilot]

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Homecoming (Series Premiere) // 1 13o ooo tlsp.

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What About ?

A la mort soudaine du Roi Uther, le chaos menace de s'abattre sur le royaume. Le magicien Merlin, dit "l'enchanteur", alerté par les visions d'un sombre futur, installe sur le trône le jeune et impétueux Arthur, fils caché du roi, élevé depuis sa naissance comme un simple paysan. Mais la froide et ambitieuse Morgane, fille rejeté d'Uther, entend bien empêcher ce demi-frère de régner, n'hésitant pas à user de forces surnaturelles pour parvenir à ses fins et se réapproprier ce qu'elle estime lui revenir de droit. En ces temps obscurs, le jeune souverain va devoir prendre des décisions difficiles et relever le défi d'unifier un royaume brisé.

Who's Who ?

 Créée par Michael Hirst (The Tudors) et Chris Chibnall (Doctor Who). Avec Jamie Campbell Bower (The Prisoner 2009, Twilight, Harry Potter) dans le rôle d'Arthur, Eva Green (Casino Royale, Innocents, Kingdom Of Heaven) dans le rôle de Morgan, Joseph Fiennes (Shakespeare In Love, FlashForward) dans le rôle de Merlin, Claire Forlani (Rencontre avec Joe Black) dans le rôle de la Reine Igraine, Tamsin Eggerton dans le rôle de Guenièvre, James Purefoy (Rome) dans le rôle du Roi Lot...

So What ?

 Vous savez, il y a deux types de séries que j'exécre : les policières et les historiques. Mais quand je dois écrire une critique, c'est la seconde catégorie qui m'effraie le plus. Les procédurals m'ennuient mais j'arrive à peu près à tenir éveillé devant, surtout si les personnages font preuve d'un peu d'humour, tandis que les séries d'époque me plongent systématiquement dans un profond sommeil. Sans doute parce que j'étais en forme (ou que j'avais beaucoup dormi avant), Camelot ne m'a pas vraiment fait cet effet somnifère. Mais elle ne m'a pas plu pour autant malheureusement. A sa décharge, il n'y a rien qui m'intéresse moins que la légende Arthurienne. Qu'elle soit vue par Disney ou par Alexandre Astier. Alors revue et corrigée et par la chaîne Starz, tout de même responsable de la daube apocalyptique Spartacus, et Michael Hirst, Mr. Les Tudor, c'est, en gros, ma vision de l'enfer télévisuel. Avec tant d'a priori, je n'ai pu qu'être agréablement surpris : ce Camelot est divertissant et possède quelques atouts. Les créateurs ont tellement voulu se démarquer des précédentes (et nombreuses) oeuvres qui ont traité le mythe qu'ils ont presque inventé une autre histoire avec d'autres personnages dont seuls les noms nous rappellent leur origine historique.

Arthur n'est pas impressionnant, ce n'est pas une montagne de muscles. C'est un paysan, presque chétif. Jamie Campbell Bower le campe avec conviction mais sans charisme. J'ai envie d'être indulgent sur ce dernier point car je crois que c'est tout simplement voulu afin de montrer l'évolution du personnage au fil des combats, des épisodes et des saisons. La légendaire opposition entre la sorcière Morgan et l'enchanteur Merlin est revisitée à travers le prisme de la magie noire. Les deux ennemis sont sombres, très sombres, et Eva Green et Joseph Fiennes se ménent une bataille sans merci afin d'être celui qui lancera le regard le plus noir. Au bout de 45 minutes, leur petit manège est déjà fatiguant. On a connu Eva Green plus inspirée, même si elle incarne son personnage avec la classe qu'on lui connait. Morgan devrait suivre le chemin inverse de son rival Merlin en commençant très méchante pour s'adoucir petit à petit. L'actrice aura donc certainement l'occasion d'exercer ses talents de façon plus diversifiée et sans forcément tomber la robe (même si c'est une règle chez elle visiblement : elle n'accepte que les rôles qui exigent qu'elle apparaisse nue, l'inverse des autres actrices, une façon comme une autre de se démarquer). On en vient au cas Joseph Fiennes/Merlin, qui est le plus difficile à avaler. Je vous ai déjà dit que je n'étais pas du tout attaché à la légende originelle mais ça me choque quand même de voir le magicien relativement jeune et sans sa longue barbe. Cela aurait pu passer si l'acteur ne nous avait pas refait le coup de la mono-expression, qu'il a savemment exercée toute une année dans FlashForward. Bon et puis la boule à zéro, ça ne lui va vraiment pas. Je ne suis pas non plus fan de l'actrice choisie pour incarner Guenièvre. Trop bimbo et juste pas bonne.

Camelot n'est certainement pas le ratage que j'avais imaginé, et je suis heureux de constater qu'il ne s'agit pas là d'une alternance violence/sexe comme dans l'autre série de Starz. Les décors et les costumes sont sublimes, qui plus est. Le rythme est soutenu. Mais où se cache l'émotion ? Où se sont perdus les bons dialogues ? Pourquoi s'attache-t-on plus aisément aux méchants qu'aux gentils ? Et les scènes de combats, que je déteste en général, pourquoi sont-elles si rares ? Et la magie ? Où est passée la magie ? La série part de loin mais elle a toutes les cartes en mains pour se transformer en un divertissement de bonne facture. 

08 avril 2011

Tueurs En Séries [Episode du 8 Avril 2011]

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Au programme cette semaine : Eva Green, Joseph Fiennes et Jamie Campbell Bower nous ouvrent les portes du royaume de Camelot, John Barrowman nous tease la saison 4 de Torchwood, Schwarzy is back dans la peau de The Governator, les premières images des aventures outre-Atlantique du Doctor Who, des nouvelles de Haven et de Brothers & Sisters... (et ma voix)

 

04 janvier 2010

The Prisoner (2009)

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   Michael, un New-Yorkais qui vient de démissionner, se réveille au milieu du désert et tombe sur un homme à l'agonie chassé par des hommes en noir. Perdu, il marche jusqu'à se retrouver dans "Le Village", un endroit aux allures paradisiaques où les habitants ne portent pas de prénoms mais des numéros. Il va très vite comprendre qu'on ne le laissera pas partir. Et puis, pour aller où ? Il n'y a plus rien d'autre que "Le Village"...

   Lorsque ITV, chaîne britannique, et AMC, chaîne du câble américain (Mad Men, Breaking Bad), s'attaquent ensemble à une des séries les plus cultes, Le Prisonnier, cela donne un remake sous forme de mini-série de six épisodes absolument fascinant mais qui peine, malgré toutes ses qualités, à convaincre. Les acteurs ne sont pas à blâmer, ils sont formidables. Ian McKellen en tête ! Il interpréte l'inquiétant Numéro 2, chef du "Village", un idéaliste prêt à tout pour faire de son rêve une réalité, son rêve étant celui de fuir la réalité pour créer un autre monde, entre inconscient et subconscient. Sa folie est poétique et ce monde qu'il appartient est à son image. Noyé dans le désert infini, "Le Village" est un savant mélange entre Disneyland et son mythe des années 50 éternelles; un oasis tel un mirage; un Miami de retraités de tout âge; une banlieue américaine extrême, où tout n'est que ligne droite et obéissance aveugle, une cage dorée; un paradis d'enfer. L'arrivée de Michael, devenu Numéro Six, va bouleverser toutes ses certitudes et le forcer à mener une guerre psychologique qui transformera son image presque divine en celle d'un tyran sans foi ni loi. Jim Caviezel, le Jésus de La Passion du Christ, incarne la lutte intérieure de Numéro Six à la perfection. Celle qui tombe amoureuse de lui et qui se fait manipuler par Numéro Deux jusqu'à la torture psychologique, Numéro Trois-Cent-Treize, est jouée par Ruth Wilson, une anglaise qui a beaucoup de talent et dont on entrendra sans doute reparler. Et puis il y a bien-sûr le fils de Numéro Deux, Numéro Onze-Douze, qui croit en la révolte de Numéro Six et qui tient à découvrir la vérité sur "Le Village", quitte à en payer le prix. Il est incarné par Jamie Campbell Bower, bientôt à l'affiche des deux derniers volets au cinéma d'Harry Potter. Tous sont excellents, tous habitent leurs personnages avec force et conviction.

   Mais d'où vient le problème alors ? De l'idée même du remake ?  Pour être franc, je n'ai jamais vu la série Le Prisonnier. Mon jeune âge n'est pas une excuse. Les DVD existent. Je ne me lancerais donc pas dans un petit jeu des comparaisons qui serait de toute façon stérile. De ce que je sais, de ce que j'ai lu et de ce que j'ai compris, les auteurs de cette version 2009 ont su transposer les enjeux de l'original à notre époque avec un certain succès. Certains thèmes du Prisonnier sont malheureusement éternels, d'autres sont inscrits dans le contexte de l'époque, la Guerre Froide. Il était donc logique d'utiliser cette fois l'Amérique post-11 Septembre. A ce titre, les Tours translucides que Numéro Six distingue au loin, par-delà le Désert, sont les fameuses Twin Towers de New York qui, même dans cet autre Monde, sont présentes, à la fois sublimes et menaçantes. Mais il est impossible de les atteindre. L'explosion qui coûtera la vie à Lucy, la fille dont Michael est tombé amoureux avant de partir en voyage, est une représentation à petite échelle du crash dans le World Trade Center. C'est dans tous ces petits détails qui veulent dire beaucoup que la mini-série dévoilent toute son intelligence et tout son intérêt. De la même façon, les dialogues sont tous à écouter avec la plus grande attention car ils ont un sens, ils vont au-delà même des mots. Cela requiert évidemment une implication forte du téléspectateur, qui n'est pas facilitée par quelques parasites.

   Le vrai problème de The Prisoner 2009, c'est qu'elle tarde trop à se dévoiler. Le montage par exemple, très étrange, schizophrénique, ne prend tout son sens que dans le dernier épisode. Avant cela, il passe pour un simple délire de réalisation, presque une prétention pour complexifier le récit inutilement. Il faut réussir à passer outre et savoir être patient car le téléspectateur est récompensé à la fin. Contrairement à la série originale, la plupart des réponses à nos questions nous sont données au bout du chemin. La lenteur des événements n'aide pas non plus. Il y a clairement ceux qui se laisseront envoûter par l'atmosphère, le charme des lieux et la présence des acteurs, et ceux qui n'y verront qu'ennui mortel et mystère à outrance. Je ne suis pas certain que les auteurs soient à blâmer. Ils ont pris le risque de ne pas être dictatique, quitte à faire fuir une partie du public. C'est un choix. C'est courageux.

So What ?

  De par sa complexité et ses multiples niveaux de lecture, The Prisoner 2009 ne peut qu'être une oeuvre controversée, qui aura de nombreux détracteurs et tout autant de fans dévoués. Je me place du coté de ceux qui ont aimé se perdre dans les labyrinthes du "Village" et qui pensent qu'une deuxième immersion est nécessaire pour comprendre. Un beau voyage dont le départ et l'arrivée sont les moments les plus forts.


// Bonus // Une bande-annonce pour se rendre compte de la beauté des images :