04 février 2014

Sea Of Fire [Pilot Script]

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SEA OF FIRE

Drama // 42 minutes

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Ecrit par Jenna Bans (Desperate Housewives, Grey's Anatomy, Off The Map, Scandal). Adapté de la série danoise Vuurzee. Produit par Laurie Zaks (Castle), Todd Lieberman (La Proposition, Fighter, Clones) & Rob Golenberg (Betrayal). Pour ABC, ABC Studios, Sony Pictures Television, Mandeville Films & Television, VARA. 64 pages. 

A Serenity Falls, petite station balnéaire du Midwest, tout semble aussi paisible que le lac qui dort en son sein. Mais lorsque trois adolescentes apparemment sans histoires s'illustrent dans un film pornographique maison, le calme fait place à la tempète. Le destin de leurs familles et de leurs amis est brisé, tandis que l'une d'entre elles disparaît mystérieusement. L'agent du FBI Leah Pierce est dépêchée sur place pour la retrouver et prêter main forte au shérif local dans son enquête. Un à un, ce sont tous les secrets de la communauté qui sont révélés au grand jour... 

Avec Jennifer Carpenter (Dexter), Jack Davenport (Smash, FlashForward, Pirates des Caraïbes), Jeffrey Nordling (24, Desperate Housewives, Once & Again), Christina Chang (Nashville, 24), Michael Trucco (Battlestar Galactica), Isabelle Cornish (Puberty Blues), Keir Gilchrist (United States Of Tara), Amanda Detmer (What About Brian), Lilli Birdsell... (casting en cours)

 

   Chaque année, tel un marronnier, le retour de Twin Peaks est évoqué dans les médias, un fantasme collectif qui n’aboutira probablement jamais et c’est sans doute mieux ainsi. Pour se consoler, les créatifs américains inventent en parallèle de nouveaux concepts qui ne font que décliner à l’infini l’idée de la petite ville mystérieuse, pleine de secrets, dans laquelle survient un meurtre atroce qui va tout bouleverser. Et à chaque fois, on est tout excité mais on se retrouve avec des séries tièdes, pour ne pas dire mauvaises. Je pense instantanément à Happy Town il y a quelques années sur ABC, mais ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres. Il est toutefois particulièrement parlant ! Ce qui manque en général à ces projets pour qu’il puisse ne serait-ce que pouvoir prétendre être de la même trempe que le show culte de David Lynch, c’est des personnages fascinants, d’excellents acteurs pour leur donner vie, un humour singulier, un goût pour l’étrange et la bizarrerie, un sens aigu du glauque, une certaine liberté et puis… David Lynch tout simplement ? En 2014, c’est Sea Of Fire qui porte d’ores et déjà sur elle l’étiquette "Nouveau Twin Peaks". Est-ce au moins justifié ?

   Oui… mais non. Peut-être que pour les standards danois, Sea Of Fire est ce qui se rapproche le plus de Twin Peaks, mais les américains en ont vu d’autres. Si je devais comparer ce projet à d’autres séries, je dirais que c’est un mélange entre The Killing US –dont on disait déjà qu’elle empruntait à Twin Peaks- et Pretty Little Liars. Et pas seulement parce qu’il y a de la pluie et des jeunes filles qui se textotent des saloperies. Le premier acte du pilote est franchement accrocheur. La suite l’est presque autant, plus classique mais efficace. Le shérif, père de famille paumé, reçoit une lettre anonyme lui indiquant l’adresse d’un site internet : threelittlekittens.com (j’ai checké : le site existe, mais il y est vraiment question de chats !). Il y découvre une vidéo dévoilant sa fille et deux des amies à demi-nues dans des positions lascives, aguicheuses… elles s’embrassent, font l’amour à la caméra… bon, parce qu’on est sur ABC faut pas déconner, la scénariste Jenna Bans précise dans son script : "we go into extreme close ups both to titillate and dodge our good friends at BS&P (broadcasting standarts & practices)". Coquine ! Les plans des ados en chaleur reviennent quand même à plusieurs reprises dans ce premier épisode, notamment à la fin, comme des images subliminales cauchemardesques. Les premières scènes sont ainsi très oppressantes et plantent bien le décor, de même qu’elles présentent efficacement les personnages principaux, répartis en trois familles. On ne peut pas dire qu’ils soient dans l’ensemble très excentriques, mais ils ont pour sûr des qualités indéniables afin de nous offrir du bon soap comme on aime avec mensonges, trahisons et coups de folie.

   On a d’abord la femme du shérif, autour de laquelle le cliffhanger du pilote tourne d’ailleurs –lequel n’est pas aussi choquant que je l’aurais espéré- qui a souvent des absences, ce qui conduit à quelques situations embarrassantes et cocasses, mais qui est surtout franchement dépressive. Elle a justement déjà tenté de se suicider, les marques sur son bras pouvant en témoigner. Elle a de nouveaux coups de sang à revendre ! Et puis sa fille, Merel, est la garce typique, prom queen, qui cache bien son jeu derrière son visage d’ange. Elle a beaucoup de choses à se reprocher, et nombreuses d’entre elles nous sont pour le moment cachées. Elle assume en tout cas pleinement son film amateur et promet de recommencer dès que l’occasion s’en présentera ! La famille de la disparue est quant à elle très religieuse et pour cause : le patriarche est le Révérend du village. Un homme bon, qui croit en la sagesse de ses enfants mais qui ignore clairement tout de leurs agissements : entre sa fille Jane plus que portée sur la chose et son fils qui fricote avec… avec un autre garçon… qui se trouve être le copain… de sa sœur ! Oui, c’est super tordu et c’est ce qui est extrêmement prometteur. La  matriarche est quant à elle très Bree Van de Kampesque, toujours obsédée par les apparences. Je suis moins emballé par la troisième dynastie, dont les contours sont moins définis : la mère est la doctoresse du village, le père est quasi-absent, le fils est drogué et dealer et un peu bi sur les bords –il taille en tout cas une pipe à un garçon pour le détendre- et Sonya a visiblement eu une aventure avec son prof de littérature –ce sont toujours les profs de littérature vous avez remarqué ?- mais c’est de l’histoire ancienne. Il se trouve qu’il n’est pas que prof. Il est aussi cinéaste amateur…

   Au milieu de ce joyeux bordel débarque donc au deuxième acte l’agent Leah Pierce, interprétée par Jennifer Carpenter. Pourquoi a-t-elle accepté de rejouer Debra Morgan ? Je ne sais pas. Elle est dans sa zone de confort en tout cas. C’est une femme beaucoup moins vulgaire, elle est même un peu taiseuse, mais tout aussi directe. C’est le genre de personnage qu’on adore instantanément parce que 1/ On a forcément envie de savoir ce qui l’a rendue comme ça 2/ Elle simplifie les choses et rend l’enquête plus légère, plus fluide, étant donné que ce n’est pas forcément ce qui nous intéresse ici en premier lieu. Elle recadre aussi le shérif, qui a un gros potentiel de casse-couilles moralisateur. Bref, Leah Pierce n’est pas la digne héritière de Dale Cooper, mais on l’aime bien quand même.

   Sea Of Fire est entré immédiatement dans le top de mes plus grosses attentes de la saison des pilotes 2014. Ce premier épisode pose une véritable atmosphère, les bases d’un bon soap mystérieux et légèrement déviant, comme le Desperate Housewives des débuts, l’originalité et l’humour en moins (vu comme ça, ça fait beaucoup), et dévoile une belle galerie de personnages. Je les aurais voulus plus fous, moins stéréotypés, mais ils ont beaucoup de potentiel. Pas de révolution ici, mais du juicy.

NEXT : HIEROGLYPH, TIN MAN, THE MIDDLE MAN, CLEMENTINE, CONSTANTINE, HOW TO GET AWAY WITH MURDER, SENSE 8, SECRETS AND LIES, EMPIRE, AGATHA, COERCION, MADAME SECRETARY, STALKERS UNIT, AMERICAN CRIME, EXPOSED, FOREVER, RUNNER, RED BAND SOCIETY, IDENTITY, JANE THE VIRGIN, WARRIORS, THE ASTRONAUT WIVES CLUB, THE ODYSSEY, SALVATION, THE MYSTERIES OF LAURA, iZOMBIE...

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22 mai 2012

Smash [Saison 1]

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Saison  1 // 6 730 000 tlsp. en moyenne

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   Si j'ai bien compris, il est de bon ton de dire beaucoup de mal de Smash après en avoir dit beaucoup de bien. Me voilà sacrément embêté : j'avais adoré le pilote (la preuve), dois-je dire que la suite m'a déçu et, qu'en fait, Smash est une mauvaise série ? Désolé, mais ça ne va pas être possible ! Je peux reconnaître à la limite que la série musicale n'est pas la perfection incarnée et qu'elle n'a pas atteint la grandeur espérée mais qu'elle est mauvaise, qu'elle s'est vautrée dans la fange, qu'elle ne méritait même pas une saison 2, certainement pas ! Je crois que ce que la plupart des téléspectateurs ont découvert avec horreur en cours de route, c'est que Smash est un soap opera déguisé en série "quali". Ou une série "quali" qui utilise les ressorts dramatiques classiques du soap opera : rencontre - amour - sexe - trahison - vengeance. Sauf que ce serait très injuste de la réduire à cela...

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   La qualité première de cette saison inaugurale, et qui est à mon sens la plus importante et le plus gros défi auquel elle était confrontée aussi, c'est celle d'avoir réussi à nous montrer les différentes étapes de la préparation d'une nouvelle comédie musicale de Broadway avec panache, fluidité et ce qui ressemble à de l'authenticité. C'est un gage de qualité que la créatrice et showrunner Theresa Rebeck ne pouvait qu'apporter vu son expérience dans le milieu. Je crois que de ce point de vue-là, Smash a fait un sans faute : des phases de casting aux premières répétitions, en passant par les problèmes de financement,  les conflits d'ordre artistique, les previews et tellement plus encore, on a été immergé en coulisses aux coté de tous ces gens talentueux, producteurs, compositeur, parolier, metteur en scène, chorégraphe, acteurs, chanteurs, danseurs, techniciens (bon ok, eux se sont faits plus discrets)... On a vécu leurs galères, leurs crises de foi et leurs joies de l'intérieur. Ca, c'était absolument passionnant, instructif et réjouissant ! Les réunions de crise par exemple étaient de super moments, de même que la complicité indéfectible entre Julia et Tom. L'entrée en scène d'une "movie star" incarnée par Uma Thurman (excellente mais vraiment pas faite pour interpréter Marilyn) a permis de bousculer le désordre déjà bien établi au cours des derniers épisodes avec brio. Rebecca Duvall ne correspondait pas exactement au cliché de la diva auquel on pouvait s'attendre. Une bonne surprise, donc. Sa sortie, très discréte, était toutefois nécessaire pour avancer. Elle n'était qu'une distraction, un obstacle, avant de passer aux choses sérieuses et relancer la rivalité entre nos deux héroïnes, Karen et Ivy, après quelques moments de complicité certes très amusants, comme la nuit alcoolisée sur Time Square, mais forcément passagers. 

   Etes-vous plutôt Team Karen ou Team Ivy ? Les fans se sont divisés en deux camps et j'ai choisi pour ma part celui de la blonde pulpeuse, à la base parce qu'elle me semblait être l'incarnation de Marilyn la plus fidèle, ensuite parce que c'est celle dont le parcours m'a le plus touché. Sans compter mon penchant naturel pour les garces. Et clairement, elle en est une belle, surtout dans les deux derniers épisodes ! Mais ce n'est pas la bitch que l'on adore détester, c'est la bitch qui fait un peu pitié dans le fond et que l'on a envie de réconforter quand les lumières s'éteignent. On oublie souvent qu'on ne naît jamais vraiment bitch mais qu'on le devient. Et c'est sa transformation à laquelle on assiste. A force de se prendre des claques dans la tronche et de toutes parts (sa mère, Derek...) elle réplique. Elle n'est pourtant pas à l'aise avec ses choix et plonge peu à peu dans la solitude et une détresse infinie. Son acte désespéré dans le final la rapproche forcément de Marilyn. Il arrive parfois qu'un acteur finisse par mélanger sa propre vie et son rôle, surtout quand il s'agit d'un torturé, ici d'un mythe. Ivy illustre parfaitement cette dérive, cet abandon de soi-même. J'essaye de vous convaincre, en gros, qu'elle est mille fois plus complexe et donc intéressante que cette chère innocente et douce Karen, qui n'a finalement pas vécu grand chose, qui a eu beaucoup de chance même si tout le monde n'a pas été tendre avec elle, même si tout n'a pas été simple, et qui termine la saison en gagnante, par K.O. Attention, je ne la déteste pas ! Elle a également su me toucher régulièrement. Mais j'ai du mal à comprendre comment le public peut être à ce point hypnotisé à chacun de ses passages sur scène (d'autant que Katherine McPhee a beau être extrêmement douée, c'est dans le domaine de la pop qu'elle est le plus à l'aise). Je comprends davantage la fascination qu'elle peut excercer sur Derek, d'autant que, contrairement à Ivy, elle a toujours refusé jusqu'ici de s'offrir à lui. Si elle avait accepté ses avances dès les premiers instants, il ne brûlerait plus de désir pour elle depuis longtemps... 

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   Si Karen et Ivy ont été très présentes pour des raisons évidentes tout au long de la saison, plusieurs personnages de cette large distribution ont su tirer leur épingle du jeu, à commencer par Derek. Tout était fait pour qu'on le déteste, cet homme-là, et pourtant, on s'est attaché à lui. Je ne peux pas dire que je l'adore et son comportement a souvent laissé à désirer mais on ne peut qu'admirer, au bout du compte, toute l'étendue de son talent. Il est odieux, comme les plus grands génies. On lui fait confiance. Ellis, c'est un peu tout l'inverse. Il n'a pas de talent artistique particulier à notre connaissance mais il est un manipulateur hors-pair ! C'est ça son talent finalement, ainsi que celui de jouer avec nos nerfs. Bien des complications ont eu lieu à cause ou grâce à lui. Il est un moteur scénaristique indéniable et je vois mal les auteurs s'en passer en saison 2. Ce qui serait super, par contre, c'est de ne plus le limiter à ses sales coups et de nous le montrer sous un jour différent car il ne peut pas être que le Diable. Eileen, de son coté, est un excellent personnage qui a connu une belle évolution au fur et à mesure mais que l'on aimerait plus souvent voir taper du poing sur la table, autrement qu'avec son ex-mari. Elle a eu quelques coups de sang mais ce n'est pas encore assez à mon goût. Trop souvent, on nous l'a montré avec son petit ami un peu voyou sur les bords, comme une gamine de 12 ans fascinée par le danger. Je trouve que c'est réducteur pour le personnage et réducteur aussi pour Anjelica Huston qui a plus à offrir, assurément. Toujours est-il que dès qu'elle entre en scène, elle dégage un charisme énorme et plus rien d'autre n'existe qu'elle.

   Et il me faut maintenant entrer dans le vif de la polémique : y'a-t-il eu trop d'histoires de coeur développées dans la première saison de Smash, au détriment d'intrigues plus importantes touchant à la comédie musicale en elle-même ? Il est vrai que les rapports humains dans la série ont trop souvent été réduits à des rapports amoureux et/ou sexuels, amicaux de temps en temps, mais pas bien plus. Karen et Dev ont systématiquement gâché l'ambiance avec leurs scènes répétitives et leurs dialogues identiques épisode après épisode. Mais ça, franchement, on le sentait venir dès le pilote et ça n'a pas raté. Entre Julia et son mari, et le fameux Michael Swift qui était à frapper par moment, il y avait un peu plus de place pour la nuance. C'était un peu ennuyeux parfois, on tournait trop en rond, mais il en est toujours ressorti de belles émotions, notamment avec le fils, Leo. Il n'a pas été atteint de la malédiction habituelle de l'ado insupportable et tête à claque, fils de l'héroïne. Debra Messing, de son coté, a été géniale. Comme prévu. Les affaires sentimentales de Tom ont été largement traitées mais pas avec le soin que j'attendais. Le personnage ne m'a pas inspiré beaucoup de sympathie. Il a traité John comme une merde, et son histoire avec Sam est mignonnette mais elle ne fait chavirer personne, il me semble. Peut-être parce qu'il n'y a pas d'alchimie particulière entre les acteurs. En revanche, la relation entre Ivy et Derek était passionnante à suivre, faite d'allers et de retours incessants mais pas lassants. Là, il y a une alchimie. Là, il se passe définitivement quelque chose de puissant. Les choses se sont un peu gâtées sur la fin, soyons francs. Faire coucher Ivy avec Dev était too much et faisait, pour le coup, soap opera un peu bas de gamme. Au final cette dimension de la série ne m'a pas dérangé, au contraire. Mais elle aurait pu être mieux maîtrisée et se faire plus subtile parfois.

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   Last but not least, du coté des morceaux et des chorégraphies, on peut dire que l'équipe a réalisé un travail tout à fait incroyable. Bombshell, la comédie musicale, a pris vie sous nos yeux et dans nos oreilles de la plus belle manière qui soit. Qui ne s'est pas surpris à fredonner Let Me Be Your Star pendant sa journée de travail ? Qui ne s'est pas repassé certaines scènes comme le fameux Twentieth Century Fox Mambo ? Et qui n'a pas été ébahi devant le Smash façon Bollywood, qui était totalement gratuit, c'est vrai, mais carrément grandiose ?! Je prie pour que Bombshell voit vraiment le jour à Broadway à terme. Ce serait dommage que tout le travail fourni se limite à la série. Ce qui a davantage laissé à désirer, c'est cette régle d'une chanson contemporaine et populaire par épisode. Les choix n'étaient pas toujours judicieux, les interprétations rarement à la hauteur des versions originales et les prétextes la plupart du temps complètement bidons ! Mais pour des raisons purement marketing et en sachant que Glee est passée par là, je comprends tout à fait la manoeuvre. J'espère cependant qu'elle sera moins systématique en saison 2, d'autant que Smash n'a pas affolé les charts digitaux. Question de public...

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// Bilan // Réussite musicale et visuelle totale, Smash a quelques progrès à faire du coté de ses scénarios, trop souvent centrés sur des affaires de coeur banales. Tout est réuni pourtant, des personnages à leur interprètes, pour en faire une très grande série. En se débarrassant de la créatrice et en faisant appel à l'ancien showrunner de Gossip Girl, NBC n'envoie-t-elle cependant pas le mauvais message au public pour la saison 2 ? Il semblerait bien que les problèmes ne font que commencer... Si Smash parvient à rester bien meilleure que Glee, ce sera toutefois déjà une satisfaction. Et elle a une très confortable avance !

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07 février 2012

Smash [Pilot]

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Pilot // 11 500 000 tlsp.

Article paru à l'origine le 22 Janvier 2012

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What About ?

 Des artistes new yorkais aux égos parfois surdimensionnés, qu'ils soient compositeurs, paroliers, chanteurs, chorégraphes, s'unissent pour créer un spectacle musical à Broadway basé sur la vie de Marilyn Monroe. L'occasion de découvrir la mise en place et les coulisses d'un événement d'une telle ampleur, entre une productrice peu commode, une phase de castings compliquée où tous les coups sont permis, des répétitions harassantes... le parcours du combattant commence !

Who's Who ?

 Créée par Theresa Rebeck (New York Police Blues, New York Section Criminelle, Canterbury's Law). Produite par Steven Spielberg. Avec Debra Messing (Will & Grace), Jack Davenport (FlashForward), Anjelica Huston (La Famille Adams), Katharine McPhee (American Idol), Megan HiltyChristian Borle, Brian D'Arcy James, Raza Jaffrey...

So What ?

    Smash est l'une des dernières nouveautés à être lancée cette saison 2011/2012 (The River, Awake, Good Christian Belles... suivront prochainement), et il se pourrait bien qu'il s'agisse aussi de la meilleure de toutes, si l'on met les séries du câble à part (donc Homeland, Enlightened...). D'ailleurs, elle en partage l'exigence, ce qui n'est pas étonnant quand on sait qu'elle a été développée à la base pour Showtime par l'actuel président de NBC. A aucun moment ce pilote ne tombe dans la facilité. Il commence par exemple de manière très sobre, outre la petite "blague" d'ouverture que tout le monde avait malheureusement déjà vu dans les bandes-annonces, en entrant dans l'intimité de Julia, l'une des héroïnes, une quarantenaire mariée, un enfant, qui cherche à en adopter un deuxième, compositrice chevronnée qui a toujours rêvé de mettre en scène la vie de Marilyn Monroe et qui se décide enfin, malgré le mauvais timing, à se lancer dans cette aventure avec son meilleur ami et fidèle collaborateur. On est instantanément touché par son histoire, simple,  réaliste, qui promet de beaux moments de drama que Debra Messing saura soutenir avec talent. Puis les événements s'enchaînent rapidement afin de nous amener à la première phase de casting pour trouver LA bonne Marilyn et, à partir de ce moment-là, ce premier épisode s'emballe et nous dévoile tout le potentiel de la série. 

   On ne le dira jamais assez : il n'y a pas de bon drama sans bons personnages. Ca n'existe pas. Dans ce pilote, aucun ne peut nous laisser indifférent. Vraiment aucun. Et pas juste parce qu'ils sont drôles ou énervants ou touchants. Non, avant tout parce qu'ils vivent, ils existent, ils sont. On pourrait leur reprocher d'être des caricatures, chacun à leur façon, mais existe-t-il un milieu plus caricatural que celui du show business et plus particulièrement de Broadway ? Fantasmés ou réels, ils ont tous quelque chose en eux qui donnent envie de les suivre longtemps dans leur quête de gloire, de reconnaissance, de richesse... et d'amour, surtout d'amour. Même le petit assistant malin que l'on ne voit pas beaucoup a du potentiel. Une bonne partie de ce premier épisode et sans doute de cette première saison -que l'on n'espère pas être l'unique- est centrée sur la rivalité entre Karen, la douce mais pas si naïve débutante incarnée par la fantastique Katharine McPhee, indéniablement une star en puissance qui incarne... une star en puissance, et Ivy, l'expérimentée lassée des seconds rôles qui souhaite qu'on lui laisse enfin la chance de briller. On a forcément une tendance à s'attacher plus facilement à la première, parce qu'on sent qu'elle est profondément bonne et qu'elle ne nous décevra jamais, mais la seconde est très touchante aussi dans sa démarche et sa ressemblance avec Marilyn en fait une candidate idéale. Sauf que l'on sait pertinemment qu'elle est prête à écraser sa concurrente de tout son poids ou de la torturer au cours d'une séance de vocalises extrême, pour décrocher le rôle. Elle pourrait donc faire une excellente bitch, émouvante à ses heures perdues, mais pas une grande et belle héroïne qui fait rêver plusieurs générations de femmes. Le passage chorégraphié exécuté par Megan Hilty et ses danseurs, sous la direction du vilain chorégraphe qui n'est sans doute pas si mauvais dans le fond, avait de quoi faire palir bien d'autres séries et films musicaux. C'était impressionnant ! Les passages chantés, heureusement peu nombreux, étaient eux aussi très réussis, notamment les créations originales qui se mêlent parfaitement aux grands classiques si bien qu'un aficionados des comédies musicales ne saurait pas faire la différence entre les deux. Le montage alterné entre les deux stars en devenir lors de leurs auditions respectives est le meilleur moment de ce pilote, d'une puissance rare.

   J'aurais bien écrit tout un paragraphe sur les faiblesses de Smash mais, pour le moment en tous cas, je n'en vois pas vraiment, si ce n'est qu'elle n'est pas aussi facile d'accès que prévu, ce qui l'empêchera peut-être de rattisser aussi large qu'il le faudrait pour en faire un succès. Je continue alors sur les louanges en évoquant maintenant la réalisation, brillante, les décors, qui mettent bien en avant New York sans en faire des tonnes. La série est bel et bien tournée là-bas et pas en studio à Los Angeles, et ça se sent. Il y a cette vibe indescriptible, cette force, propre à cette ville incroyable. La distribution est parfaite, avec un bon équilibre entre les visages connus et ceux qui sont tout nouveaux pour nous. Je suis particulièrement fan d'Anjelica Huston qui réussit parfaitement son entrée dans le monde des séries ! Elle ne pouvait pas espérer meilleur rôle. Il lui va à ravir et l'histoire de son divorce, peut-être la plus faible de cet épisode s'il fallait en choisir une, intrigue magré tout. On est curieux de voir jusqu'à ce quel point il peut devenir moche. Il mettra de toute façon en péril à un moment donné l'entreprise. Il est vrai qu'en réfléchissant un peu, on sait à peu près ce vers quoi on se dirige, quelles seront les difficultés que rencontreront chacun des personnages, mais cela n'enlève en rien l'envie de découvrir la suite. Comme si, finalement, ce n'était pas vraiment ce qui allait se passer concrétement qui nous intéressait mais l'impact que ces événements auront sur les personnages et sur la comédie musicale.

   Smash est l'Etoile parmi les étoiles de cette saison télévisuelle américaine riche et surprenante. Même les meilleurs pilotes dont l'objectif premier est de poser des bases solides et de donner une idée de ce que la série sera par la suite, réussissent rarement à installer avec autant de facilité et de simplicité leurs personnages. On ne peut qu'applaudir des deux mains !

What Chance ?

 Avec un lancement idéal (après The Voice, elle-même boostée la veille par le Superbowl), Smash est le dernier espoir pour NBC d'obtenir un hit cette saison. D'ailleurs, même si la série ne tournait qu'autour des 8-9 millions avec de bons taux sur les 18/49 ans, ce serait déjà fabuleux, inesperé pour la chaîne. C'est faisable, honnêtement, mais ça va quand même être très difficile...

How ? 

07 juillet 2011

Saison 2011/2012 - Dramas] 4- Smash

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What ?

Des personnes d'horizon divers s'unissent pour créer un spectacle musical à Broadway basé sur la vie de Marilyn Monroe. L'occasion de découvrir la mise en place et les coulisses d'un événement d'une telle ampleur. Entre une productrice peu commode et les castings, le parcours du combattant commence...

Who ?

Créée par Theresa Rebeck (New York Police Blues, Canterbury's Law, Catwoman). Avec Debra Messing (Will & Grace, The Starter Wife), Jack Davenport (FlashForward), Anjelica Huston (La Famille Adams), Katharine McPhee (American Idol), Megan Hilty, Christian Borle...

Where ?

NBC. 

When ?

Dès la mi-saison, après la seconde saison de The Voice.

Why ?

Parce que la promesse d'un "Glee" plus adulte, sous-entendu avec de vraies intrigues, des choix de chansons judicieux mais peut-être aussi moins de fun, est diablement tentante. Parce que Debra Messing est vraiment une excellente actrice, extraordinaire dans la comédie, mais qu'il lui reste à faire ses preuves dans un registre plus dramatique. Parce que Katharine McPhee aurait pu devenir une grande star à l'époque d'American Idol, dont elle a remporté la 5ème saison, mais qu'elle est un peu passée à coté de son destin comme tant d'autres. C'est une seconde chance que j'aimerais la voir pleinement saisir. Parce que pour la première fois de sa carrière, Anjelica Huston sera régulière dans une série. C'est l'occasion de la redécouvrir. Parce que Spielberg est à la production (ce qui devient une habitude tant il fourmille de projets en télé) et qu'il aurait été très impliqué cette fois-ci sur le développement du pilote. Parce que NBC tient peut-être là sa revanche sur plusieurs années de galère. Le succès surprise de The Voice (fort sympathique télé-crochet au demeurant) est un signe encourageant pour la série, qui bénéficiera en plus de son lead-in. Parce que TF1 l'a achetée. Ce n'est pas un argument à vrai dire mais je ne savais pas où le placer ! Reste à savoir ce qu'elle va bien pouvoir en faire...

Why Not ?

Parce que NBC tente d'avoir son "Glee" à elle et la démarche en elle-même, bien que compréhensible commercialement, est assez déplorable dans le fond. C'est comme ça que l'on se retrouve avec des tas de séries qui se ressemblent trop, en cas de succès. Parce que les producteurs ont décidé de faire le pari de "la chanson originale". C'est assez culotté mais est-ce bien raisonnable ? Je crains que le public n'y soit pas réceptif, aussi bonnes soient les créations en question. Et si elles sont trop calibrées pour marcher, elles ne colleront pas vraiment avec l'aura prestigieuse que NBC tente clairement d'installer autour de la série.

How ?

What About You ?

04 juin 2010

FlashForward [1x 21 & 22]

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Countdown // Future Shock (Series Finale)

4 75o ooo tlsp. // 5 22o ooo tlsp.

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   FlashForward, c'est fini. Je me revois il y a plus d'un an, tout excité à l'idée que ce projet de série puisse voir le jour. Je me souviens de la promotion orchestrée par ABC qui avait commencé très tôt. Je me souviens du casting de Sonya Walger puis de Dominic Monaghan plus tardivement. Je me souviens de la projection du pilote à l'auditorium de TF1 le lendemain de sa diffusion aux Etats-Unis. Je l'avais beaucoup aimé et j'avais trouvé le cliffhanger -sur le suspect zéro- très excitant. Je me rappelle avoir cru possible que FlashForward soit le digne successeur de Lost. Je me souviens de tout ça. Un an plus tard, la série-événement de l'année, pour laquelle ABC a déboursé beaucoup d'argent, se termine dans l'indifférence la plus totale. Des 12,5 millions de téléspectateurs de départ, il n'en reste même pas la moitié. Certainement l'un des échecs les plus retentissants de ces dernières années. Dans un an, on l'aura tous oublié. Une drôle d'histoire un peu triste en somme. Cette désertion du public était-elle méritée ? Oui et non. Après un excellent pilote, la série n'a fait que décevoir avec des épisodes passablement ennuyeux, très bancals. Le public a fuit petit à petit et n'est jamais revenu. ABC a poussé la série dans la tombe en interrompant sa diffusion pendant plusieurs mois. Evidemment, FlashForward était dès lors condamnée. Pourtant, depuis son retour, les épisodes étaient bien meilleurs, certains étaient même très bons. Du gâchis donc mais il aurait fallu se réveiller plus tôt...

   La plus grande faiblesse de FlashForward a toujours été et jusqu'au bout ses personnages. Les scénaristes ont échoué précisément là où ceux de Lost ont excellé. Si Jack Shephard m'agaçait un peu en saison 1, ce n'est rien à coté de Mark Benford ! Je ne crois pas que Joseph Fiennes soit le plus à blâmer dans cette catastrophe. Son jeu mono-expressif n'a certes pas aidé mais il n'est pas responsable de la bêtise de son personnage ! Il aura été con et borné jusqu'à la dernière minute. Ca en devenait impressionnant ! Ce ralenti sur sa course folle dans les bureaux du FBI était particulièrement ridicule. Tout ce que j'ai passablement apprécié le concernant dernièrement, c'est sa conversation avec sa fille Charlie. Mon désintérêt pour le personnage m'a empêché d'être ému mais on était pas loin d'obtenir une scène touchante. Voilà encore un domaine dans lequel la série a échoué, et c'est évidemment lié à ses personnages. Combien de passages vous ont ému franchement depuis le pilote ? Si peu. Les histoires d'amour étaient mièvres ou inutiles. Elles ont commencé comme ça et elles se sont terminées comme ça. Bryce a trouvé sa Keiko et, pour ne pas faire de malheureux, Nicole a aussi trouvé son promis qu'elle ne cherchait même pas, escroquerie à la clé. Parce que le coup du mec qui la noyait dans son flashforward et qui la sauve ici, c'est juste une honte ! Qu'on n'essaye pas de nous faire croire que l'on avait mal interprété le passage : les choses étaient claires à ce moment-là. Je ne dis pas qu'ils ne savaient alors pas ce qu'ils allaient faire de cette intrigue. Juste qu'ils ont sciemment menti pour nous berner. Le tableau des personnages inutiles ne serait pas complet sans Aaron, qui aura été discret dans ce final avec toujours de très courtes scènes vides de toute émotion malgré la supposée mort de sa fille. Une sorte d'aveu de la part des scènaristes qu'ils avaient bien merdé avec cette histoire mais qu'ils étaient bien obligés de la conclure.

   Olivia n'a pas non plus été un personnage attachant même si elle s'est un peu rattrapée sur la fin. Sonya Walger méritait clairement mieux en tous cas. Dans la première partie du final, j'étais content de voir qu'elle était la seule à chercher à échapper à son flash. Au moins une quoi ! Malheureusement, Simcoe a tout gâché dans la deuxième partie en allant la chercher et en réussissant à la convaincre qu'ils étaient faits l'un pour l'autre et que le flash devait se réaliser absolument. Seule satisfaction : Olivia ne finit pas avec Mark. C'est ce que je craignais dans un dernier rebondissement. On en vient donc au trio gagnant, celui qui m'a fait tenir jusqu'au final et qui ne m'a pas déçu dans l'ensemble : Demetri/Janis/Simon. Le premier était vraiment attachant pour le coup. La deuxième, malgré un retournement de situation improbable, a su me convaincre aussi. Quant au dernier, disons que Dominic Monaghan a fait une bonne partie du boulot. Il n'était pas excellent mais il a su apporter son truc en plus à un personnage qui aurait peut-être été fade interprété par un autre. Tout cela reste de l'ordre de la supposition. Et puis ce rôle de méchant pas vraiment méchant est mille fois plus intéressants que tous les autres personnages réunis de toute façon. Le final s'est s'efforcé de rassembler les pièces du puzzle avec plus ou moins d'efficacité. Tout s'est plus ou moins passé comme dans les flashs, aucune surprise n'a donc été au programme. C'est ce que je craignais, ça n'a pas raté. La série se termine sur un cliffhanger avec un deuxième flashforward. Hyper prévisible là encore. Je crois que j'aurai pu la parier dès le pilote ! Ce nouveau flash aurait pu au moins nous donner des regrets quant à la fin de la série mais même pas ! Tout ce qu'on nous montre est très brouillon et pas accrocheur pour un sou. Même pas l'image d'une Charlie vieillie qui annonce qu'ils ont retrouvé son père. Cela dit, imaginer une saison 2 sans Mark Benford est une belle façon de clôturer cette demi-masquarade.       

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// Bilan // Clairement, je ne regretterai pas FlashForward, surtout pas après ce final prévisible de bout en bout. Mais je n'aime pas tirer sur les ambulances, encore moins quand elles ne sont pas si défaillantes que ça. La série a échoué à plusieurs niveaux mais elle avait un bon potentiel en terme de trame générale et elle était impeccablement réalisée, utilisant à merveille le budget alloué. Il lui manquait "juste" de bons personnages et peut-être aussi un plan plus précis sur le long-terme qui lui aurait permis d'avoir un rythme plus régulier. Ce qu'il faut déduire de tout ça, c'est que le successeur de Lost n'est pas prêt d'arriver, s'il arrive un jour. Et il ne faut surtout pas le chercher. Il viendra tout seul, sans crier gare. 


11 mai 2010

FlashForward [1x 19]

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Course Correction // 4 77o ooo tlsp.

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   Plutôt solide depuis son retour, FlashForward, contrairement à V par exemple, a encore des choses à dire et le fait assez bien. Cela dit, comme on pouvait le craindre, l'approche de la date fatidique du 29 Avril dans les intrigues et la fin de la série plus généralement font que l'on est en désormais en terrain connu. Certes, tout ne se passe pas exactement comme prévu mais les différences ne sont pas si nombreuses. Prenez le bien inutile Bryce. Son cancer est en rémission, il est en bonne voie de guérison. On est content pour lui, encore qu'on s'en fout un peu en fait. Ce grand soulagement le pousse dans les bras de Nicole, laquelle est bien embarrassée puisqu'elle a retrouvé la trace de Keiko. Jusqu'ici, je n'avais pas imaginé que les choses se passeraient comme ça. Mais maintenant, il semble évident que Nicole va se faire kidnapper (reste à savoir par qui) puis possiblement noyer, comme dans son flash. Ce qui serait génial, c'est que ce soit Bryce le responsable. Mais c'est impossible ! Il y a l'hypothèse Gabriel, mais juste parce qu'il faut bien lui trouver quelque chose à faire et qu'il rôde justement dans les couloirs de l'hôpital (la scène où il part en quenouille sur son lit était assez géniale). Quant à Bryce, il va rencontrer Keiko et aura son happy-ending. Peut-être que les scénaristes espéraient recréer une relation à la Desmond/Penny qui passent des années à se chercher avant d'enfin se trouver. Ben c'est bien raté. Bref, j'émet des hypothèses mais c'est bien pour remplir la review parce que ça ne me tracasse pas le moins du monde tout ça ! Tout comme le triangle amoureux Mark/Olivia/Simcoe qui est vide de toute émotion.

   La partie intéressante de l'épisode concerne Simon Campos, qui se dévoile enfin un peu plus. Tout le monde découvre que c'était lui le Suspect Zero. Un peu honteux de nous servir cela en guise de cliffhanger étant donné qu'on le savait nous téléspectateurs depuis 5-6 épisodes. Mais pour être tout à fait honnête, la vraie révélation c'est que c'est lui qui va déclencher le prochain blackout, que l'on imagine désormais fixé au 29 Avril. Tout est encore très nébuleux mais l'interprétation assez fascinante de Dominic Monaghan (oui, j'ose le dire) permet de rester scotché et l'action est suffisante pour ne pas ennuyer, notamment tout ce qui tourne autour de l'enlèvement de sa soeur. Par ailleurs, j'ai beaucoup aimé la première scène de l'épisode qui revient sur le moment où Simon et Simcoe ont lancé, presque malgré eux, le blackout. D'une part c'était très bien réalisé, et c'est une des grandes qualités de la série, et d'autres parts les effets-spéciaux étaient réussis, ce qui la différencie une fois de plus de V et de ses effets hyper-cheaps ! La quatrième et dernière intrigue de l'épisode est presque un loner puisqu'elle est bouclée dans l'épisode. Demetri fait ainsi équipe avec Fiona Banks (un grand plaisir que de revoir Alex Kingston et dans la série, et tout court), comme le flash de cette dernière le révélait, sur une affaire assez bien fichue où un homme décide de "course correcter" les événements en tuant tous ceux qui auraient dû mourir selon les flashfowards (ou plutôt leur absence d'ailleurs) et qui sont pourtant toujours en vie. Ses motivations ne sont pas vraiment justifiées mais c'est un illuminé et c'est finalement l'explication la plus raisonnable. Pas mal du tout ! Le duo fonctionne bien. Si seulement Mark Benford n'avait jamais existé et que c'est Fiona Banks qui avait été à sa place... la série aurait eu une toute autre saveur je crois.       

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// Bilan // Un épisode qui a ses faiblesses mais qui réussit malgré tout à captiver selon les personnages.

22 avril 2010

FlashForward [1x 16]

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Let No Man Put Asunder // 4 98o ooo tlsp.

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   Au risque de paraître vulgaire : FlashForward péte plus haut que son cul et c'est un de ses grands problèmes. Ca m'a frappé quand je me suis rendu compte que le cliffhanger de l'épisode précédent, à savoir que Janis est une taupe au FBI, serait gentiment mis de coté pour cet épisode. Quand on est une série en première saison qui peine à fédérer, on a la décence d'offrir au public ce qu'il attend sans trop le frustrer. Je m'attendais à ce que l'on revienne sur cette révélation énorme et il n'en est rien. Cela dit, on prend plaisir à guetter le moindre de ses faits et gestes à la recherche d'un indice qui la trahirait. On apprend aussi en passant qu'elle est enceinte... Le prochain épisode lui sera peut-être consacré ? C'est tout ce que j'espère. Celui-ci était en grande partie dédié à Demetri, qui est, je le répéte, un des meilleurs personnages de la série. Son histoire n'a pas toujours été bien traitée et ne l'est toujours pas d'ailleurs mais il a offert les meilleurs passages de l'épisode. Mourra ? Mourra pas ? Tout s'emballe avec le retour de Dyson Frost qui le kidnappe, et qui compte visiblement emmener la petite Charlie avec lui. A moins qu'il ne lui donne quelque chose ? On ne sait pas grand chose de ce personnage finalement mais il intrigue et donne envie de revenir.

   La grande question qui revient sur le devant de la scène est très simple : les flashforwards vont-ils tous se réaliser ? Réponse dans deux semaines. J'aurai tendance à dire que non mais c'est juste une intuition. Je crois que les scénaristes s'amusent avec nous. Ils nous ont fait croire dans un premier temps qu'ils allaient se réaliser, avant de se rétracter, et ils égrainent maintenant des indices qui tenderaient à penser que finalement si ! M'est avis que c'est un dernier leurre. Ainsi, Olivia est sur le point de tomber dans les bras de Simcoe. Le rapprochement se fait sans aucune subtilité, Olivia cherchant clairement à ce que ce qui doit se produire se produise. Revirement de situation peu crédible. La scène où Charlie se casse une dent avec Simcoe qui arrive à sa rescousse était ridicule. Regardez comme il est prévenant. Oh quel bon père ! Beurk. Le flash d'Aaron est bien parti pour se réaliser aussi. Le voilà en direction de l'Afghanistan après interventions de la vice-présidente des Etats-Unis (on découvre à cette occasion son flash mais qui se souvenait d'elle ?)et celle de Wedeck. Toujours difficile de voir clair dans le jeu trouble de ce dernier. Mais il ne m'intéresse pas tellement à vrai dire. Je ne serais pas étonné qu'il soit finalement de mèche avec Janis. Ca n'aurait pas de sens mais on n'est plus à ça près ! Pendant ce temps-là, Joseph Fiennes fronce les sourcils...      

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// Bilan // Si FlashForward n'avait pas tous ces problèmes de rythme, ce serait sans doute un bon divertissement qui ne vole pas aussi haut qu'il aurait pu. Mais il a ces problèmes de rythme alors on s'ennuie une scène sur deux...

12 avril 2010

FlashForward [1x 15]

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Queen Sacrifice // 5 42o ooo tlsp.

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   Ca y est : les scénaristes de FlashForward ont craqué ! La série vire au grand n'importe quoi. Cet épisode m'a fait penser à du -mauvais- Prison Break. Pas mal d'action donc, plus ou moins prenante, et des retournements de situation invraisemblables, amenés de manière tordue. Je pense avant tout à l'enquête sur la taupe au sein du FBI. C'était plutôt bien mené, c'était même la partie la plus sympa de l'épisode. J'ai bien aimé les remarques de Simon, très second degré, qui permettent de détendre un peu l'atmosphère. Quand il s'en prend à Mark, c'est d'ailleurs excellent. On a presque envie de le remercier. C'était plaisant aussi de revoir Seth McFarlane dans son petit rôle. Il finira d'ailleurs pas se faire tirer dessus. Nul ne sait s'il est mort ou pas mais à vrai dire, tout le monde s'en fout. Demetri et Wedeck font pratiquement de la figuration. Et puis il y a Vogel qui est devenu insupportable avec son air suffisant mais qui a le mérite de changer des autres personnages. Là où ça devient n'importe quoi, c'est quand on apprend que la taupe est un personnage que l'on connaît à peine, que l'on a croisé vite fait une ou deux fois par le passé. Ce n'est évidemment pas à la hauteur de l'attente. Et puis les scénaristes essayent de se rattraper en nous révélant qu'il n'y avait pas une mais deux taupes ! Et la deuxième nous est bien connue pour le coup, c'est même un des meilleurs personnages de la série, celui que le public aime le plus sans doute : Janis ! Et vlan ! On ne peut pas nier que c'est surprenant, ça procure même pendant une demi-seconde une sensation de satisfaction. On se dit qu'on nous a bien eu, que c'était bien joué ! Oui mais en y réfléchissant bien, ça n'a aucun sens. Ca n'a ni queue ni tête. Il va falloir que l'on nous fournisse une explication en bêton car je ne vois pas comment Janis peut être passée du personnage que nous connaissions à celui-ci. Quelles sont ses motivations ? Au moins, ça donne envie de voir la suite rien que pour ça...

   L'épisode contient son lot de scènes inutiles et/ou ennuyeuses. Keiko est de retour et elle part bosser dans un garage clandestin. Du coup, elle se fait arrêter par la police. Voilà qui réduit ses chances de croiser un jour Bryce. C'est bête, juste une vitre les séparait à un moment donné. Ce genre de scène où l'on nous montre avec des gros warning partout que le destin est parfois bien mal foutu m'agace au plus haut point. Ca n'apporte rien à une intrigue qui n'a déjà pas grand chose pour elle. Heureusement que Keiko et Bryce ne sont pas antipathétiques. Le baiser furtif entre Bryce et Nicole était sans intérêt bien qu'inéluctable. Sinon, la séparation entre Mark et Olivia a bien lieu. Il déménage. Le rapprochement entre Olivia et Simcoe s'opére. Tout cela ne procure pas tellement d'émotion malheureusement. Et puis le cas D Gibbons avance un peu, encore une fois de manière bien tordue avec cette histoire de codes qui se cachent dans une partie d'échecs. Les scénaristes cherchent des trucs alambiqués pour faire "style" mais c'est plus ridicule qu'autre chose au final. Un peu comme la taupe qui fait on ne sait quoi avec le sucre de son café ! Plus de simplicité les gars... 

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// Bilan // FlashForward multiplie les erreurs dans cet épisode mais il faut avouer que la curiosité reste intacte au final. On a envie de savoir ce qui se passera d'ici à la fin de la série, même si Brannon Braga a annoncé que la saison (donc la série) se terminerait sur un cliffhanger. Histoire d'enfoncer le clou...

30 mars 2010

FlashForward [1x 13]

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Blowback // 6 17o ooo tlsp.

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   C'est avec tristesse que je vous annonce que le pessimisme ambiant au sujet du futur de FlashForward m'a contaminé. Autant j'étais assez impatient de retrouver la série la semaine dernière et le double épisode ne m'avait pas déplu, autant cette semaine je n'avais pas envie de regarder le nouvel épisode et même s'il était très correct, je ne suis pas impatient de visionner le prochain. C'est bizarre. De voir certains acteurs de la série partir sur de nouveaux projets (Zachary Knighton et Christine Woods en tête), ça refroidit quelque peu. Ils assurent sans doute simplement leurs arrières mais vu les audiences, comment la série pourrait être renouvelée ? Le public ne reviendra plus et la série dite événement ne sera plus. On l'oubliera comme on a oublié en leur temps The Nine ou Invasion (qui n'étaient pourtant pas mauvaises). Bref, je n'y crois plus beaucoup alors je n'arrive pas à m'impliquer dans la série. Et puis comme la plupart des personnages manquent cruellement d'intérêt...

   Il y en a deux que j'adore, c'est Demetri et Zoey. Ils sont vraiment mignons, mais pas dans le genre niais, et les scénaristes ont trouvé un moyen de davantage impliquer Zoey en la faisant carrément bosser sur le cas Demetri pour empêcher qu'il ne meurt. C'est peu crédible mais ça a le mérite de faire avancer les choses et de rendre l'investigation plus prenante. En revanche, il n'y a rien à faire : le couple de héros ne suscite pas grand chose, voire rien du tout. La faute en partie à Joseph Fiennes que je ne chercherais plus à défendre. Son jeu est extrêmement limité et son personnage insupportable. On ne saura jamais à qui revient la plus grande part de responsabilité. La faute aux scénaristes qui ont écrit un personnage plus qu'uni-dimensionnel ou la faute à Fiennes qui n'est pas capable de lui donner du poids et de la force ? Le débat est ouvert ! Et puis il y a aussi Aaron et sa fille Tracy. J'ai toujours eu du mal à m'intéresser à cette intrigue bancale et même quand ça avance considérablement, ça ne le fait toujours pas pour moi. L'ennemi est désormais incarné (par James Remar, il y a pire) et c'est une très bonne chose mais ce vers quoi on se dirige ne me plaît pas tellement. Du moins c'est le sentiment que j'ai. On verra bien... Quant à Janis, je l'aime bien, mais son histoire de grossesse commence à prendre l'eau. J'ai envie de savoir si elle va vraiment tomber enceinte mais je n'ai pas envie de la voir se lamenter en attendant que ça ait lieu ou non. On s'ennuie. Pour terminer, tout ce qui touche aux tours en Somalie me passionne pour le coup et on devrait être servi la semaine prochaine avec un petit voyage là-bas. Ca ne suffit pas à me rendre hyper impatient mais je m'accroche à ça, c'est mieux que rien. 

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// Bilan // Un épisode que je qualifierais "de transition". On galvaude un peu trop ce terme à mon goût mais il me paraît cette fois bien correspondre. Entre les révélations de la semaine dernière, celles plus minimes de cette semaine et celles probables du prochain épisode, on sent une envie de bien faire et de retenir l'attention du public. Ca ne marche pas car c'est trop tard mais je n'accablerais pas les scénaristes qui font ce qu'ils peuvent...

22 mars 2010

FlashForward [1x 11 & 12]

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Revelation Zero // 6 5oo ooo tlsp.

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   FlashForward a disparu des écrans depuis trois mois. Elle revient sur la pointe des pieds avec un double épisode assez réussi mais qui ne suffira probablement pas à faire d'elle le digne successeur de Lost, comme ABC l'espérait. Il y a plein de raisons à cela mais je crois que le principal défaut de la série contrairement à son aînée est de ne pas avoir su rendre ses personnages attachants. Qu'il s'agisse du héros devenu insupportable (en partie à cause du jeu limité de Joseph Fiennes) ou tous ceux qui gravitent autour de lui et qui laissent presque indifférents, il n'y a personne qui donne envie de rester. Reste alors l'histoire de la série, toujours aussi attirante et un peu moins nébuleuse après cet épisode. Les scénaristes ont mis le paquet pour faire revenir les téléspectateurs. Ils ont promis des révélations et il y en a effectivement eu pas mal du coté de Lloyd Simcoe et de Simon Campos. Leur kidnapping reste la partie la plus intéressante des 45 premières minutes de l'épisode. Chantage, torture... tous les clichés y passent, sauf la tentative d'évasion qui est impossible. Y'a pas à dire, c'est très efficace. Là où les choses deviennent plus intéressantes, c'est lorsque l'on apprend, stupéfaits, que le fameux Suspect Zero dont on nous parle depuis le premier épisode n'est autre que Simon ! Dominic Monaghan est un nain et l'homme que l'on voyait sur les vidéos de surveillance semblait bien plus grand mais c'est pas grave. Un détail... L'acteur n'a été engagé qu'après le tournage du pilote. La partie au Canada est également très prenante, notamment grâce au duo Simon/Janis qui fonctionne particulièrement bien et qui offre un peu d'humour dans une série qui en manque trop souvent. A la fin de cet épisode, nous avons une vision plus claire du rôle de Simcoe et de Campos dans cette affaire et ce dernier devient LE personnage le plus important à l'heure actuel, celui qui nous donne envie de rester malgré les nombreux cafouillages. Et puis honnêtement, Dominic Monaghan est de plus en plus crédible dans le rôle et ce n'était pourtant pas gagné !

   J'ai beaucoup aimé la scène introductive de l'épisode qui était forte visuellement, très bien réalisée et qui permettait de nous remettre dans le bain tout en douceur puis avec torpeur sur la fin. Elle était également l'occasion d'introduire un nouveau personnage interprété par Gil Bellows (Ally McBeal) dont la voix-off nous a accompagné un long moment, un peu trop long le moment d'ailleurs. Je ne l'écoutais plus au bout d'un moment. Trop faussement spirituel pour moi. Cela dit, l'introduction de ce Sanctuary pourrait avoir une réelle importance par la suite, au-delà du personnage de Nicole qui n'est toujours pas très attractif. La folie de sa mère était un élément intéressant mais pas vraiment exploité et sans doute un peu hors-sujet de toute façon. Ce qui nous intéresse de toute façon, c'est de savoir comment elle a pu se retrouver presque noyée et bonne nouvelle, le coupable rôde. Les quelques scènes à l'hôpital avec Olivia étaient d'un ennui considérable. J'ai même préféré l'enquête parallèle de Mark, bien menée, et les quelques informations supplémentaires sur son flashforward. Qu'il le veuille ou non, il est définitivement relié à Simcoe... 

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// Bilan // Un retour solide pour FlashForward, qui m'aurait sans doute encore davantage passionné s'il n'y avait pas eu cette longue pause et ce sentiment que la série n'ira pas au-delà de la première saison, laissant de nombreuses questions en suspens. Pourtant, on introduit la possibilité d'un deuxième flashforward, comme pour nous dire qu'il va falloir rester et que l'on sera récompensé. Moi, je suis là. Mais les autres, où sont-ils ?