23 mai 2013
The Goodwin Games [Pilot]

Pilot // 1 610 000 tlsp.
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What About ?
Deux frères et une soeur se retrouvent après la mort de leur père. Mais pour hériter de sa fortune, ils doivent suivre les règles étranges fixées par cet homme excentrique et facétieux et composer avec un quatrième concurrent sorti de nulle part...
Who's Who ?
Créé par Carter Bays, Craig Thomas & Chris Harris (How I Met Your Mother). Avec Becki Newton (Ugly Betty, Love Bites), Scott Foley (The Unit, Felicity, Grey's Anatomy, Scandal), T.J. Miller (Carpoolers), Melissa Tang, Kat Foster ('Til Death, Weeds) et la participation de Beau Bridges.
What Else ?
Dans la première version du pilote, c'est Jake Lacy (The Office, Better With You) qui incarnait le plus jeune frère de la famille Goodwin. Mais la FOX ayant été impressionnée par la prestation de T.J. Miller dans un autre de ses pilotes, Little Brother, qui lui n'a pas été commandé, elle a décidé de confier le rôle à ce dernier.
So What ?
Bon. Je ne vais pas y aller par quatres chemins : qu'est-ce qui est passé par la tête de Kevin Reilly, le président de la FOX, et ses équipes lorsqu'ils ont décidé que 1/ Ben & Kate méritait davantage sa place dans la grille de rentrée que The Goodwin Games et 2/ Après l'échec de Ben & Kate, The Goodwin Games ne méritait pas qu'on lui donne sa chance mais au contraire, que l'on réduise son nombre d'épisodes de 13 à 7 et qu'on la diffuse au mois de Mai, une fois la saison terminée, entre deux rediffusions de Raising Hope et New Girl. Tout cela me questionnait déjà avant de voir le pilote, vu que le trailer m'avait donné envie, que le casting me plaisait et que les créateurs avaient commis une bonne série auparavant, mais je me disais dans mon fort intérieur que le résultat n'était peut-être pas si fameux que ça, qu'ils l'avaient commandé un peu par dépit sans trop y croire et qu'il n'y avait pas de quoi en faire une maladie après tout ! Mais, après avoir vu le pilote, je ne peux que vous faire part de mon incompréhension la plus totale. Pouquoi ? POURquoi ? POURQUOI ?
Le pilote de The Goodwin Games n'est pas un chef d'oeuvre. On ne peut pas dire que l'on se marre constamment, ni que la réalisation est virtuose, mais il a ce petit je-ne-sais-quoi qui manque souvent à beaucoup de comédies lorsqu'elles débutent : une alchimie parfaite entre les interprètes, qui semble naturelle, et qui nous donne le sentiment que l'on serait prêt à suivre les aventures de ces trois-là un bon bout de temps. Malgré leurs personnalités stéréotypées, ils sont attendrissants individuellement et ensemble, et tout de suite ! Beckie Newton est plus sweet que jamais, dans un rôle qui lui permet de ne pas en faire des caisses pour une fois; Scott Foley est toujours aussi charmant et parvient à rendre ce frère bourru diablement attachant (le personnage fait énormément penser au Dr Castellano de The Mindy Project, incarné par l'excellent Chris Messina); et T.J. Miller réussit l'exploit de ne pas être irritant alors que tout portait à croire qu'il serait LA tâche de la distribution qui gâcherait tout, un peu comme Josh Gad dans 1600 Penn. Il ne faut pas oublier ce cher Beau Bridges, au top de sa forme dans ce rôle de père sur-mesure. Bref, c'est un sans faute sur des points ô combien décisifs. Mais The Goodwin Games, c'est aussi et surtout un concept fort, inédit, original ! Peu de comédies peuvent en dire autant... à part How I Met Your Mother justement. Un concept n'est pas nécessairement un gage de qualité, mais c'est revigorant ! Ca nous change des bandes de potes qui cherchent l'amour ou des enfants qui emmènagent chez leurs parents et inversement. Alors bien sûr, est-ce que le show aurait pu tenir ainsi 9 saisons ? Probablement pas. A la limite, ça peut expliquer le choix d'un lancement en mi-saison afin de ne pas aller au-delà des 13 épisodes dans un premier temps. Mais ça n'explique en revanche pas le massacre qui a suivi. Peut-être que les épisodes suivants sont médiocres. C'est la seule explication restante plausible et acceptable.
The Goodwin Games c'est un fort potentiel tué dans l'oeuf. C'est une comédie attachante, feel good, pas tordante mais souriante, prometteuse, fragile parfois. Le traitement qui lui a été réservé, c'est le scandale de la saison passée. C'est de la pure injustice. Les Goodwin sont des martyres. On les vengera en ne regardant pas leurs successeurs : Dads, Brooklyn 99, Surviving Jack, Enlisted... mais on fera une exception pour Us And Them quand même, parce qu'ils ont l'air de venir de la même famille.
How ?
16 mai 2013
How I Met Your Mother [8x 13 > 8x 24]

Episodes 13 à 24 // 8 410 000 tlsp.
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Plus qu'inégale, How I Met Your Mother n'a pas alterné les bons et les mauvais épisodes dans cette deuxième partie de saison 8 : elle a enchaîné les épisodes anecdotiques et peu drôles, elle a refusé de faire avancer la quête de Ted afin de grapiller encore un peu de temps et elle a disséminé çà et là quelques beaux moments d'émotion, ceux-là même qui nous aident à tenir le coup quand tout nous donne envie de fuir pour de bon. Quoiqu'on en dise et quoique les scénaristes fassent, qu'ils les exploitent bien ou mal, les personnages de la série font un peu partie de notre famille maintenant et on ne peut se refuser à les abandonner si prêt du but. C'est tout de même triste que l'on ne se dise pas "Chouette, encore une saison pour profiter d'eux !" mais "Vite, qu'on en finisse !". Le final n'a pas su relancer notre intérêt. Mais j'y reviendrai. J'ai décidé de diviser cette critique en deux parties : les faits marrants d'un côté et les faits marquants de l'autre. Dans les deux cas, vous remarquerez que ça ne déborde pas de matière...
Les faits marrants. Je ne citerai pas les apparitions du père de Robin. Il a été drôle la première et la deuxième fois. Plus aujourd'hui et surtout pas quand il part dans un délire à base de chemises hawaïennes ou de laser-tag. Et puis j'aime beaucoup Ray Wise mais il n'est pas à sa place. Un peu comme Kyle McLachlan, d'ailleurs. On aurait préféré ne pas revoir ce dernier, surtout vu les histoires bien peu intéressantes qu'il a indirectement apporté à Lily et Marshall, encore dans une intrigue de "départ". Ils ne font que ça, passer d'un appartement à un autre, d'un boulot à un autre... L'avantage, c'est que ça a permis de passer à autre chose après les intrigues bébé pas franchement révolutionnaires. Mais je devais parler de choses marrantes, non ? Bon. Laissez-moi réfléchir... Ah oui, Cobie Smulders a exécuté une petite chorégraphie sympathique dans un épisode où Robin se trouvait transparente aux yeux de Barney. C'était fun. Et tout l'épisode du retour de Robin Sparkles était super ! L'idée de ce documentaire à la MTV a permis de boucler la boucle sur la chanteuse de la meilleure façon qui soit, avec plein de guests à la clé. Ce serait quand même génial que Robin improvise une performance lors de son mariage. Un medley de ses tubes
Ted a eu droit à sa dernière conquête avant la "Mother": la cinglée Jeanette. Le délire a été poussé à fond. Ce n'était pas vraiment amusant, mais il fallait bien marquer le coup. Par contre, je crois que je n'aime pas Abby Eliott. Elle m'est très antipathique et je ne lui trouve pas un talent comique exceptionnel. Ca c'est dit. Les épisodes à concept, du style The Ashtray, ou le retour du playbook de Barney dans Weekend at Barney's ne fonctionnent plus tellement. C'est toujours la même chose et ça va souvent en contradiction avec l'évolution supposée des personnages. Enfin surtout la soi-disante maturité de Barney à laquelle on ne croit pas du tout. Il y a des saisons où il était génial -les premières-, d'autres où il était irritant mais traversé par des éclairs de génie, et dans cette 8ème année, il est juste irritant, voire franchement insupportable. C'était particulièrement flagrant dans l'épisode The Fortress. Heureusement, l'intrigue secondaire de celui-ci avec les autres personnages, accros à une parodie de Dowton Abbey, fonctionnait à merveille. La Bro-Mitzvah a été une bonne surprise pour ma part. Je m'attendais à un truc lourd de chez lourd, mais c'était finalement assez malin. Et les interventions de Frances Conroy étaient hilarantes. Et puis ça fait toujours plaisir de revoir Quinn/Beckie Newton. Sinon, je ne veux pas parler de l'affreux Romeward bound, qui alignait les clichés sur l'Italie et les situations grotesques. Je voulais vous parler des "faits marrants", mais force est de constater que je n'ai parler quasiment que de ce qui ne l'était pas... car il n'y avait que ça !

Les faits marquants. Eh bien il n'y en a pas eu beaucoup non plus. Ce que je retiens avant tout, c'est les aveux déchirants de Ted et Lily sur le toit dans l'épisode 13, Band or DJ. Parce qu'on ne parle pas assez de la difficulté d'être une jeune maman au quotidien (et on ne s'attendait certainement pas à ce que ce soit HIMYM qui se lance). Parce que ses grands rêves, Lily les a abandonnés depuis longtemps. Son émotion à ce moment-là face à un Ted qui n'en menait pas large lui non plus, c'était larmes assurées. Dans le même épisode, on apprenait quelques informations supplémentaires sur la "mother" : c'est une musicienne, une artiste. Bon. Ok. On prend. Puis plus rien... Jusqu'à une autre très belle scène, qui m'a fait frisonner : lorsque dans The Time Travelers, un épisode assez remarquable (et hyper référencé), Ted s'imagine aller à la rencontre de sa future femme, au pas de sa porte, pour lui signifier combien il regrette de ne pas l'avoir rencontré un mois plus tôt. En filigrane, j'ai eu le sentiment que ma théorie dont je vous bassine depuis des années -celle qui dit que la mère est morte au moment où Ted raconte leur rencontre à ses enfants- était en train de se confirmer... On verra si ça se confirme la saison prochaine...
Et le final alors. Ce satané final. Something Old a remis en avant les sentiments inaltérables de Ted à l'égard de Robin, à un tel point que ça en devenait presque risible. Something New n'a fait que creuser ce sillon. Pourquoi pourquoi pourquoi TOUJOURS revenir là-dessus ? Parce que Ted et Robin se remettront ensemble à la toute fin de la série ? Je ne vois que cela pour expliquer cet acharnement des scénaristes à ne pas vouloir passer à autre chose. Du coup, le final était super décevant rien que pour ça. A vrai dire, il l'était aussi parce que Barney et Robin se sont retrouvés embarqués dans une intrigue banale, pas digne de l'événement et qui n'a même pas su utiliser à son plein potentiel la guest du jour : l'excellente Casey Wilson de Happy Endings. Et puis surtout, je m'attendais à une mise en scène autrement plus soignée lors de la révélation du visage de la mère. Que ce soit une quasi inconnue qui l'interprète, ça ne me dérange pas, au contraire même. Mais qu'on la découvre de cette manière, je dis non ! En plus, ce n'est même pas un cliffhanger. Il n'y a rien autour. Pas de nouvelle information. Pas de suspense particulier. C'est on ne peut plus décevant. Et alors le fait que toute la saison 9 se déroule sur le même week-end, celui du mariage, je trouve ça paresseux au possible. Il y avait mille choses à faire plus intéressantes et innovantes que ça.

// Bilan // La saison 8 de How I Met Your Mother n'a pas poursuvi sur la bonne lancée de la 7ème. La comédie est retombée dans ses travers habituels, ceux que l'on connait par coeur et qu'il n'est plus utile d'énumérer. Hormis une poignée d'excellents épisodes et quelques scènes un peu à part, on s'est souvent ennuyé et on a peu ri. Il est maintenant temps de faire vraiment la rencontre de la mère. Les auteurs parviendront-ils à effacer cette série de déceptions grâce à une ultime saison moins paresseuse et plus ambitieuse ? C'est tout ce que je leur et nous souhaite car ce serait dommage que ce show devenu véritablement culte pour toute une génération ne soit en fait qu'une imposture et s'achève en nous laissant de l'amertume sur le coeur...
05 avril 2013
Tueurs En Séries [Ces films adaptés en séries passés inaperçus...]

Au sommaire : - "Game of Thrones" renouvelée - David Tennant et Billie Piper présents pour les 50 ans de "Doctor Who" - "Skins", la dernière salve cet été - La première BA du nouveau "Saint" - Une annulation et des renouvellements en masse - "Under The Dome" se dévoile - On répond à vos questions : "Luther", "How I Met Your Mother", "True Blood" - Zoom sur 5 séries oubliées et adaptées de célèbres films - Jon Hamm n'a pas toujours été un "Mad Men" - Un bonus signé Dexter...
27 mars 2013
Friends With Better Lives [Pilot Script]

FRIENDS WITH BETTER LIVES
Comédie (multi-caméra) // 22 minutes
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Ecrit par Dana Klein (Friends, Kath & Kim). Réalisé par James Burrrows. Pour 20th Century FOX Television & CBS. 52 pages.
Des amis trentenaires mènent tous une vie qui les insatisfaits, qu'ils soient éternels célibataires, mariés ou fraîchement séparés. Pire, ils se jalousent les uns les autres, persuadés qu'ils seraient plus heureux en échangeant leurs quotidiens...
Avec James Van Der Beek (Dawson, Don't Trust The B), Brooklyn Decker (The League), Kevin Connolly (Entourage), Majandro Delfino (Roswell), Rick Donald (Summer Bay, Underbelly), Zoe Lister-Jones...
Je l'avoue, j'ai eu un mal de chien à écrire le synopsis de ce projet de sitcom. Et pourtant, le résultat n'est pas fameux. Je crois que j'ai essayé tant bien que mal de donner un peu plus d'envergure à une idée qui n'en a absolument pas. Et c'est précisément ce que se tue à faire la scénariste Dana Klein tout au long de ce script. Elle tente de nous vendre un concept qui n'existe pas. L'excuse des "amis qui se jalousent" ne tient pas la route plus de cinq pages. Ce sont simplement des amis, en fait. On a tous tendance à jalouser la vie de certains de nos proches, de près ou de loin. C'est humain. C'est précisément ce que font les héros de Friends With Better Lives... pendant cinq minutes. On se retrouve donc avec une sitcom de potes relativement basique, surtout si elle venait à être commandée et que le propos disparaissait au bout de deux épisodes, qui lorgne plus du côté de Rules Of Engagement que de Friends. Un système de flashbacks est d'ailleurs régulièrement utilisé pour mettre en images un souvenir drôle ou embarrassant pour l'un des personnages, ce qui est devenu la norme depuis How I Met Your Mother (même si elle ne l'a pas inventé non plus, mais plutôt popularisé en s'en servant plus comme un moteur que comme un accessoire; et c'est encore plus vrai pour les flashforwards). Si CBS envisage de préparer la succession de HIMYM avec elle, c'est fichu...
Tout est basique dans cette histoire, des personnages aux situations. Le duo masculin principal est formé par deux gynécologues : l'un qui vient de se faire tromper méchamment et qui déteste donc l'Amour, les couples, la joie; et l'autre qui est marié, a des enfants, et s'ennuie ferme dans sa routine avec sa femme. Evidemment, ils sont tous les deux frustrés, mais pas pour les mêmes raisons. Le duo féminin principal est quant à lui composé de la fameuse femme mariée, qui a perdu son sex-appeal à cause de ses trois enfants qui lui pompent tout son temps et toute son énergie; et de sa meilleure amie, une ancienne mannequin qui galère pour devenir actrice, qui est bien entendu resplendissante, qui a tous les hommes à ses pieds, mais qui a su rester naïve, simple et gentille. Et puis il y a deux autres personnages, un peu plus en retrait, une femme et un homme (pour respecter la régle des six et la parité) : un magnifique Australien, romantique et spiriturel, très tourné vers la Nature; et une bourreau de travail, égoïste, exigeante, impatiente, incapable de garder un homme plus d'une nuit, quand toutefois elle en trouve un qu'elle estime à sa hauteur (jeu de mot compris... elle a un rendez-vous avec un homme de petite taille). Le fait qu'ils soient tous très caricaturaux n'est pas un problème, c'est obligatoire dans une sitcom. On aurait simplement aimé qu'ils nous surprennent avec des personnalités un peu plus originales. Il y a de bonnes répliques, honnêtement, et quelques situations amusantes. Mais ils ne sont pas attachants au bout du compte. Il leur faudra plus de temps que ce pilote pour s'affirmer et ce temps, est-ce que seulement ils le méritent ? Je n'en suis vraiment pas certain. Evidemment, si l'alchimie entre les acteurs fonctionne, tout peut basculer...
Friends With Better Lives fera peut-être partie à la rentrée de ces sitcoms pas super drôles mais pas méga nulles non plus, qui envahissent chaque année les écrans on ne sait pas bien pourquoi. Ah oui : parce qu'elles ne coûtent pas cher à produire ! Toutefois, CBS semble avoir de bien meilleures choses à offrir et très peu de place pour des nouveautés, je l'imagine donc mal voir le jour...
02 mars 2013
Tueurs En Séries [Au coeur de "Banshee"...]

Au sommaire : - "The Americans" renouvelée - Un possible spin-off pour "Once Upon a Time" - Des retours dans "How I Met Your Mother" - Kathy Bates face à Jessica Lange dans "American Horror Story" - Pleins feux sur la détonante "Banshee" - Et les premières images des zombies Anglais d'"In the Flesh" !
29 décembre 2012
How I Met Your Mother [8x 03 > 8x 12]

Nannies // Who Wants To Be A Godparent? // The Autumn Of Break-Ups // Splitsville // The Stamp Tramp // Twelve Horny Women // Lobster Crawl // The Over-Correction // The Final Page (Part 1 & 2)
7 820 000 tlsp. // 7 930 000 tlsp. // 7 220 000 tlsp. // 7 950 000 tlsp. // 7 450 000 tlsp. // 8 730 000 tlsp. // 8 260 000 tlsp. // 8 820 000 tlsp. // 8 700 000 tlsp.
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(Part 1) //
(Part 2)

Sans trop me mouiller, étant donné qu'on le voyait tous venir, j'avais prédis en début de saison que cette 8ème année des aventures de la bande à Barney ne serait pas la dernière. Et plus les semaines ont avancé et plus les résultats d'audience de CBS ont décliné sur l'ensemble de ses soirées, plus il m'a semblé évident que la chaîne allait tout faire pour garder How I Met Your Mother une saison supplémentaire, au moins. C'est désormais chose faite. Craig Thomas et Carter Bays vont donc pouvoir ralentir le rythme- pas qu'ils l'avaient spécialement accéléré en même temps- et délayer encore un peu plus la sauce. A moins qu'ils ne prévoient de nous faire enfin rencontrer la mère à la fin de la saison, lors du mariage de Robin et Barney... Ce serait à mon avis la bonne décision, et mon intuition me dit que cette fois, ils vont oser. Mais... il y aura forcément un "mais", un rebondissement de dernière minutes... Quelque chose ! De quoi nous faire patienter un été de plus et espérer rassembler un maximum de fans de la première et de la dernière heure pour ce qui devrait être, enfin, la dernière saison de la sitcom. En attendant, comme d'habitude, il faudra prendre notre mal en patience et se contenter de ce qu'on nous offre, c'est à dire... pas grand chose parfois.
Ce début de 8ème saison est comme l'ensemble de la précédente : les bons épisodes succèdent aux mauvais. Ce qui est toujours mieux que la période où ils étaient, à de rares exceptions près, toujours paresseux, pas drôles et forcés. Le souci principal était inévitable : sachant comment allaient se terminer les nouvelles relations de Robin, Ted et Barney, toutes les trois au centre de l'attention, il était extrêmement difficile de se sentir dès lors impliqué. Surtout quand on est face à une Victoria -ennuyeuse, réminiscence d'une saison inaugurale réussie mais trop lointaine- et Nick -transparent, inintéressant, à oublier- et heureusement, les 5ème et 6ème épisodes, The Autumn Of Break-Ups et Splitsville, nous en a débarrassés. Pas de la manière la plus maligne qui soit d'ailleurs, puisqu'ils sont devenus en l'espace d'un seul épisode très différents, avec un semblant de personnalité et de caractère, et avec un sens très prononcé pour la stupidité basique, mais au moins, ils sont partis. Vieux réflexe de scénaristes qui ont déjà sept saisons dans les pattes : il a fallu revenir pour la millième fois sur la relation ambigüe entre Robin et Ted. Au cours de ces mêmes épisodes, on touchait le fond du côté de Barney, qui essayait de draguer grâce à un chien. Lorsqu'un chien est utilisé dans une intrigue au sein d'une comédie, en général, c'est le début de la fin ! Deux épisodes plus tôt, il tentait sa chance avec des nourrices. Ce n'était pas d'une grande originalité, malgré ce que l'on voulait nous faire croire, mais c'était nettement plus amusant. Heureusement qu'il y avait cette nounou anglaise hilarante, cela dit. D'ailleurs, pour le moment, sans faire des miracles, on peut dire que la naissance de l'enfant de Lily et Marshall a globalement inspiré les auteurs. Ce n'est pas fabuleux, ni même original si l'on compare à toutes les autres comédies de potes (ou familiales) qui sont passées par là, mais c'est distrayant dans How I Met. Le coup du "Who Wants To Be A Godparent?" était vraiment pas mal, une manière originale de traiter ce thème récurrent dès lors qu'un bébé entre en scène. Les apparitions du père de Lily sont appréciables également. On a connu des personnages plus drôles, mais il a son petit truc à lui qui passe bien. Un des gimmicks qui me fait rire à tous les coups sinon, c'est les fantasmes de Lily envers Robin. C'et utilisé avec parcimonie, alors ça marche.

Et puis il ya bien sûr eu l'intrigue boulot annuelle de Marshall, qui nous fait passer de mauvais quarts d'heure à chaque fois mais dont les auteurs sont apparemment friands. Cela donne toujours l'impression que le personnage évolue. C'était vrai la première fois, voire la deuxième, mais plus du tout maintenant. Dans le diptyque formé par les épisodes 7 et 8, on assiste donc au retour de Joe Manganiello. La première partie est franchement ronflante, avec un Brad devenu beauf qui nous enchaîne des blagues façon Mon Oncle Charlie. On n'est pas venu pour ça, alors on souffre. Pendant ce temps, on rapproche de nouveau sans faire d'efforts Robin et Barney, à base de concours de clubs de strip-tease pas drôle une seule seconde. On souffre encore. Et je ne me souviens plus précisément de l'intrigue de Ted à ce moment-là, si tant est qu'il en ait eu une, mais ça veut tout dire je crois. La souffrance quoi. Dans la seconde partie, une fois le twist sur Brad révélé, on souffle un peu plus et on souffre un peu moins. Le procès parodique fonctionne bien. Joe Manganiello devient même franchement drôle avec ses pitreries et ses vidéos censées être super hot. Marshall tente tant bien que mal de nous faire décrocher un sourire parallèlement. Il faut dire qu'il ne sera jamais crédible en avocat, quoique Jason Segel fasse. A côté de ça, Twelve Horny Women repose sur des ressorts classiques à base de flashbacks vrais/faux où les membres du gang veulent prouver qu'ils ont eu une jeunesse rebelle. Pas de quoi s'extasier. C'est la réflexion que je me suis faite aussi avec l'épisode suivant, qui remet en scène la construction de l'immeuble de Ted, intrigue que l'on avait totalement oublié pour être franc. Le Ted architecte laisse surtout place au Ted nounou, et là c'est mignon, surtout les flashforwards de fin le montrant avec ses futurs enfants. Et pendant ce temps, le rapprochement Barney/Robin continue, pour le meilleur et surtout pour le pire.
The Over-Correction est le premier vrai bon épisode de la saison, et il entre même dans mon top 15 toutes saisons confondues ! On y retrouve le panache des premières années avec un concept original, qui met sur le devant de la scène Patrice. J'adore Patrice, le souffre-douleur de Robin ! Elle s'en prend tellement plein la tronche, tout le temps, sans sourciller. Les vindictes de Robin à son encontre sont légendaires : "Damn It, Patrice!". Bref, tout fonctionne ici. C'est du théâtre de boulevard, mais filmé. Cobie Smulders rayonne. Puis dans le duo suivant, The Final Page, on passe du pire au meilleur. La première partie n'est pas nulle, elle est juste terriblement classique, dans la redite totale. On nous sort un énième "copain de fac" de Lily et Marshall, et le seul intérêt est qu'il soit incarné par Seth Green. Okay, on est content de revoir Oz et Willow ensemble, mais ça s'arrête vraiment là. Cette intrigue en elle-même ne débouche sur rien, si ce n'est un concept de "nemesis" pour chacun des personnages pas très réussi, à part pour Robin justement et la fameuse Patrice. La storyline de Ted et son ancien professeur joué par Peter Gallagher est sans intérêt. Et puis Peter Gallagher, franchement... A part The O.C., il a fait quoi de bien dans sa carrière ? Ne me parlez pas du Lagon Bleu ! Dans la seconde partie, en revanche, tout s'éclaire. Les auteurs nous prennent totalement par surprise, chose à laquelle on n'est plus du tout habitué, et nous révèle que tout ce que l'on a vu pendant trois épisodes faisait partie d'un plan machiavélique mais trop chou de Barney pour récupérer sa dulcinée et lui demander sa main. Tout s'emboîte parfaitement et ça fait vraiment plaisir. Non parce que le couple Patrice/Barney, on n'y croyait évidemment pas du tout, mais on se disait qu'avec lui, de toute façon, tout était possible. Et c'est ainsi que ce moment clé que l'on attendait depuis un moment est devenu magique, ou en tous cas mythique. Et tant pis s'il a fallu pas mal rouler des yeux dans les épisodes précédents !

// Bilan // Je ne peux pas qualifier ce début de saison 8 de How I Met Your Mother de réussi. Trop d'épisodes étaient à la limite du médiocre, avec des guest-stars mal utilisés et des gags paresseux et redondants. Mais je reconnais que, par deux fois, les auteurs ont réussi à me surprendre et à me plaire. C'est une maigre consolation et ça ne donne aucun indice sur ce qui nous attend pour le reste, mais on sait au moins qu'ils sont encore capables de faire de bonnes choses. On peut donc espérer encore quelques passages mémorables d'ici à la fin de la saison, et de la série !
02 novembre 2012
Tueurs En Séries [Les Revenants, L'Exorciste façon sitcom...]

Au sommaire : "Hell On Wheels" renouvelée, "Scandal" et "The Neighbors" prolongée, Zach Braff peut-être bientôt de retour, pas de spin-off de "The Office" centré sur Dwight, la date de lancement de "The Following", les premières photos d'"Hannibal", Seth Green dans "How I Met Your Mother", les prochains guests de "Men At Work", le retour de "Luther" se précise, plongez dans l'univers des "Revenants" de Canal +, "L'Exorciste" façon sitcom des années 80...
05 octobre 2012
How I Met Your Mother [8x 02]

The Pre-Nup // 8 170 000 tlsp.
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Cet épisode d'How I Met Your Mother m'a fait beaucoup rire, je dois dire. Pour une fois, Bob Odenkirk a été utilisé à bon escient. Ses précédentes apparitions m'avaient beaucoup déçu et n'étaient pas à la hauteur du grand Saul Goodman qu'il interprète dans Breaking Bad. C'est un peu bête et injuste de raisonner comme ça mais les deux personnages semblent si proches tout en évoluant dans deux univers totalement différents que l'on attend que l'un soit aussi drôle et fou que l'autre. Et on sait ce dont l'acteur est capable en plus. Marshall et Lilly, comme d'habitude, n'ont pas servi à grand chose mais ils ont quand même occasionné quelques rires grâce à l'art ancestral du jeté de bébé perpétué depuis des générations par les Eriksen. Et puis Robin, dans l'une de ses crises d'égo farfelues, a été gross et tordante. Son petit ami est inintéressant au possible par contre -et Michael Trucco confirme au passage qu'il a le charisme d'une huître- mais la Scherbatsky n'a besoin de personne pour faire le show !
Ted évoque en début d'épisode le "Summer Of Love" que l'on a raté et auquel on aurait pourtant beaucoup aimé assister -ou que l'on daigne au moins nous en faire un résumé- puis il passe directement au "Fall Of Break-ups". C'est une erreur stratégique : autant on sait comment et pourquoi Quinn s'est bien intégrée à la bande, autant on ignore totalement comment Victoria et Nick ont fait. On nous les impose dans les scènes de groupe comme rarement les auteurs ont osé faire. Encore, ils auraient pris une part active dans l'action... mais non, ils se retrouvent à faire de la figuration en arrière-plan et c'est un peu humiliant ! Nous, par conséquent, on ne peut pas du tout s'attacher à eux faute de matière suffisante. Etant donné que l'on sait déjà dans les grandes lignes ce qui va se passer dans le futur grâce aux flashforwards, notre implication dans les affaires courantes est drôlement compliquée. Quinn, Victoria et Nick ne peuvent plus être vues que comme des obstacles. Dans le cas de Ted et Victoria, c'est pire que tout : c'est l'ex de celle-ci, Klaus, qui assure toute la partie comique avec un sacré panache. Mais eux... eux ils restent assis sur leur canapé ou dans leur lit à attendre que ça passe. Boring...
Dès les premières secondes de The Pre-Nup, on apprend qu'un couple va se séparer à la fin. Je ne suis pas contre jouer sur le suspense, mais dans un cas comme celui-là où le résultat est si évident, est-ce bien nécessaire ? Comme on s'y attend donc, c'est le couple Quinn/Barney qui rend les armes. Une rupture trop prématurée, dans le sens où le duo fonctionnait vraiment bien et qu'il pouvait encore nous divertir un moment selon moi. Alors que si Victoria ou Nick partent demain, on ne verra pas la différence. Ou au pire, on s'en réjouira ! La vérité, c'est que Becki Newton n'était plus libre ensuite à cause du début du tournage de la première saison de The Goodwin Games, nouvelle série des créateurs de How I Met pour la Fox et attendue à la mi-saison. Alors même si l'histoire du contrat prénuptial était amusante et nous a permis de retrouver un Barney en grande forme, ses conséquences sonnaient faux. La rupture s'est faite sans véritable émotion et c'est bien triste quand on pense que Quinn est depuis le début de la série le seul personnage récurrent à avoir réussi son intégration. Et les tentatives n'ont pas manqué !

// Bilan // D'un point de vue purement comique, cet épisode était une jolie réussite. Mais, à cause de sa construction, il n'a fait que mettre encore plus avant les défauts de ce début de saison et les limites désormais atteintes par le concept de la série. Il n'y a plus aucun suspense...
26 septembre 2012
How I Met Your Mother [8x 01]

Farhampton (Season Premiere) // 8 660 000 tlsp.
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Les auteurs de How I Met Your Mother ne s'en cachent plus : cette 8ème saison risque bien d'être la dernière de la sitcom et ils ont écrit ce Season Premiere comme si c'était le dernier. En cas de renouvellement pour une 9ème saison -ce qui arrivera bel et bien à mon avis- ils trouveront un moyen de continuer l'aventure, quitte à ce que la quête de la "mother" cède sa place à une autre et tant pis si le titre n'est plus d'actualité ! Des tas de possibilités s'offrent à eux :
- "What happened after I met Your Mother", ou la vie après la rencontre, jusqu'à la naissance des enfants. L'idée la plus simple et sans doute la moins intéressante.
- "How I Met Your Father", qui serait un pari risqué puisque un spin-off dévoilant tout le parcours de la mère avant de rencontrer Ted. Ca réglerait le problème des renégociations salariales, remarque. Mais bon courage pour faire adhérer le public à une nouvelle bande... C'est une mission (quasi) impossible.
- "How I Lost Your Mother", qui raconterait comment Ted et la mère en sont venus à se séparer. Ce serait triste. Mais pas autant que mon intuition depuis plusieurs mois : celle que la mère est en fait morte !
- "Oh, by the way kids, I left some stuff out !", ou une compilation de tout ce que Ted a oublié de raconter à ses enfants, mélangeant différentes époques. Ce serait tout à fait dans l'esprit de la série.
En attendant, on peut dire que l'on n'avait jamais été aussi proche de LA révélation. Et de voir enfin le bout du tunnel permet de sentir de nouveau impliqué par cette histoire qui ne nous intéressait plus tellement depuis longtemps, tant on savait son dénouement lointain. J'ai beaucoup aimé la manière dont l'intrigue improbable de Ted et Victoria s'est dénouée grâce aux sages paroles de Klaus (sur un super morceau intitulé The Funeral et signé Band Of Horses). Enfin, techniquement, l'affaire n'est pas encore tout à fait réglée mais ça ne saurait tarder. Victoria n'est pas la bonne pour Ted non plus et il le sait très bien. La partie Ted/Victoria était en tout cas la plus divertissante de l'épisode alors pourtant qu'elle partait très mal. L'obsession de Ted pour que la jeune femme laisse un mot à son fiancé quitté était touchante et ses pitreries pour l'aider à réparer son acte peu courtois étaient amusantes. L'intervention d'Andrea la Géante, la soeur de Klaus, était un plus sympathique.
Je suis malheureusement un peu moins convaincu par le triangle amoureux Robin/Barney/Quinn. La dernière est sur un siège éjectable, on le sait tous. On ne sait pas comment ça va arriver précisément mais ça va arriver, et dans pas longtemps parce que Becki Newton ne va bientôt plus être disponible ! Ca gâche du coup le plaisir alors que le duo avec Barney fonctionne très bien et que le personnage a totalement trouvé sa place au sein du groupe. Ce qui n'est pas le cas du mec de Robin, joué par Michael Trucco. Et lui, je sais pas pourquoi, je sens qu'on va se le coltiner un moment ! Ah lalala... Pauvre Quinn. Le monologue de Barney de 52 secondes sur le passif Ted/Robin/Barney (c'est un vrai soap en fait cette série !) était un excellent moment, parfaitement exécuté par Neil Patrick Harris, même si je les soupçonne d'avoir un peu triché sur le montage... Concernant Marshall et Lily, on ne peut être que déçu par leur utilisation dans ce Season Premiere. Le running gag de la fatigue des jeunes parents, déjà pas très original en soi, s'est très vite épuisé. Et puis les visions du couple étaient paresseuses. Les auteurs auraient pu faire preuve de plus d'imagination en ne nous mettant pas systématiquement le coup de l'aquarium et des poissons. J'ai quand même ri de bon coeur. J'ai confiance pour la suite de la saison les concernant : ce sont les seuls dont on ne sait pas trop ce vers quoi ils se dirigent. Ce sera sans doute rien de spécial mais il y a moyen de nous surprendre au moins. Ce sera plus dur pour les autres...

// Bilan // How I Met Your Mother démarre sa 8ème et peut-être dernière saison sur un épisode pas hilarant ni super émouvant mais correct. On sent que la fin est proche et c'est ça qui nous touche le plus finalement...
22 septembre 2012
Top Séries 2011/2012 [Comédies]
TOP COMEDIES
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1. DON'T TRUST THE B---- IN APARTMENT 23 - Saison 1
2. RAISING HOPE - Saison 2
3. PARKS AND RECREATION - Saison 4

4. AWKWARD. - Saison 2

5. HAPPY ENDINGS - Saison 2 / COUGAR TOWN - Saison 3

6. MODERN FAMILY - Saison 3
7. SUBURGATORY - Saison 1

8. HOT IN CLEVELAND - Saison 3
9. 2 BROKE GIRLS - Saison 1
10. HOW I MET YOUR MOTHER - Saison 7
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Pas assez solide : Up All Night
Vraiment pas assez solide : New Girl
En retard dans mon visionnage : 30 Rock & Louie
Abandonnée faute de temps mais appréciée : The Middle
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