Des News En Séries, Le Blog

Retrouvez les dernières news sur vos séries préférées ainsi que les critiques des derniers épisodes diffusés. En partenariat avec le forum Des News En Séries (http://www.desnewsenseries.com)

08 décembre 2012

The Newsroom [Saison 1]

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Saison 1 // 1 950 000 tlsp. en moyenne

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   Je pourrais passer des heures à vous dire combien je trouve The Newsroom brillante, combien la télévision avait besoin d'elle et combien je me languis de découvrir la deuxième saison dans quelques longs mois. Il n'y a rien de pire pour moi que d'écrire sur une série qui me laisse bouche bée à tous les épisodes. J'ai énormément de mal à voir ses défauts, ou d'admettre que ce que certains considérent comme des défauts en sont vraiment. Je déteste écrire sur ce que j'aime éperdument. J'ai par exemple toujours eu beaucoup de mal à coucher sur le papier toutes les sentations que Big Love m'a procuré. Et j'ai même été incapable d'écrire ma review de l'ultime épisode. Je sais que certains d'entre vous m'en veulent encore pour ça d'ailleurs et attendent... Je préfère vous le dire franchement : vous risquez de patienter longtemps. Je vais toutefois tenter de vous expliquer pourquoi The Newsroom est une grande série et pourquoi, si vous ne l'avez pas déjà fait, il est urgent que vous vous plongiez dedans. 

   D'abord parce qu'elle sent bon les années 90. Pas celles un peu miteuses des sitcoms bas de gamme, mais celles de The West Wing, de Urgences... du NBC de la grande époque qui savait allier divertissement et exigence. Le générique à l'ancienne rend d'ailleurs nostalgique. Aaron Sorkin a beau avoir acquis une notoriété mondiale ces dernières années grâce à The Social Network notamment, il "appartient" à la télévision. Il est l'un des plus grands créateurs et scénaristes de son histoire. Il a marqué son temps par son talent et son idéalisme, qui transpire de chacune de ses oeuvres. Il partage d'ailleurs cela avec un autre grand : David E. Kelley. Avec The Newsroom, il prend soin d'appliquer ses bonnes vieilles recettes à un univers qu'il n'avait pas encore exploré jusqu'ici, du moins pas de manière aussi frontale -même si Sports Night ou Studio 60 n'en étaient pas si loin- mais qui, clairement, le passionne à bien des égards. La chaîne d'information ACN est confrontée aux même problèmatiques que toutes les autres chaînes d'information dans tous les pays : comment faire de l'audience sans virer dans le sensationnalisme, surtout quand ses principaux concurrents n'hésitent pas à mettre les deux pieds dedans ? Comment vraiment informer les téléspectateurs sur des sujets qui ne sont pas glamours, voire prise de tête ? Sloan Sabbith (Olivia Munn) est la réponse parfaite : elle connait l'économie sur le bout des doigts et elle est resplendissante. On ne peut que l'écouter -et la regarder- avec attention. Mais je m'égare... L'équipe de News Night, menée par un charismatique Will McAvoy convaincu qu'il peut changer les choses, s'efforce donc soir après soir de traiter l'actualité avec intelligence et pertinence, quitte à bousculer les téléspectateurs et les invités. Toutes les rédactions aspirent sans doute à atteindre un tel degré de professionnalisme et d'éthique. Bien évidemment, c'est utopique. Bien évidemment, ça n'existe pas dans la réalité. Mais cela interpelle, cela fait réfléchir. The Newsroom nous bouscule nous aussi et nous oblige à regarder avec un oeil plus critique le flot d'informations qui nous parvient chaque jour que ce soit à la radio, à la télévision, dans les journaux ou sur internet. Je pense cependant qu'il y a un certain décalage entre ce qu'un public français ou plus globalement européen peut ressentir face à la série et ce qu'en pense le public américain. Je n'irai pas jusqu'à dire que l'on est chez nous plus exigents. Il suffit de regarder TF1. Mais peut-être que ce débat, on l'a depuis bien plus longtemps et que l'on est davantage en terrain connu, alors que paradoxalement, les chaînes d'information telles que LCI ou BFMTV ont moins d'impact chez nous que CNN ou FOX News n'en ont là bas... Le fait que l'actualité traitée dans The Newsroom ne soit pas inventée mais tirée de la réalité avec quelques mois de recul est un plus indéniable. J'ai redécouvert des faits qui ne m'avaient pas particulièrement interpellés à l'époque. J'en ai vu d'autres sous un angle différent. Cette série apporte énormément, rien que de ce point de vue là. Le traitement de la capture de Ben Laden était un moment très très fort.

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    Mais une série d'Aaron Sorkin, c'est avant tout des personnages. Si les héros de The Newsroom ne nous intéressaient pas, le show ne fonctionnerait pas. On a besoin d'être impliqué émotionnellement pour ressentir cette frénésie qui traverse constamment les bureaux de la rédaction. Evidemment, Will est LE maillon fort. Il est celui qui nous fait le plus vibrer qu'il soit à l'antenne ou hors-antenne. Il est drôle, pour ne rien gâcher. Et soupe au lait. Et angoissé. Et en quête d'amour et de reconnaissance. Il est extrêmement attachant. J'ai tout particulièrement apprécié ses séances de psychothérapie auprès d'un David Krumholtz qui gagnerait vraiment à rester du coté du drama plutôt que se fourvoir dans des comédies moyennes voire médiocres. MacKenzie McHale est également une héroïne profondément attachante, parfois AllyMcBealienne. Elle est névrosée, tout le temps à la limite de l'hystérie (et ça ne fait que s'aggraver au fil des épisodes) et cela pourrait devenir franchement agaçant à la longue. Mais pour le moment, elle est juste parfaite. Emily Mortimer est impressionnante. Le duo fonctionne à merveille, dans leurs moments de vérité comme lors de leurs nombreuses disputes où l'on ne sait jamais quand s'arrête la limite entre le professionnel et le personnel. Le troisième personnage principal qui brille à chacune de ses interventions et qui force le respect, c'est Charlie Skinner, le boss de Will et MacKenzie. Il est toujours là pour les soutenir, quoiqu'il arrive. Sam Waterston a trouvé un rôle encore plus fort que celui qu'il a tenu pendant des années dans Law & Order. Les intrigues autour des dirigeants du grand groupe auquel appartient ACN, personnifiées par Jane Fonda et Chris Messina, figurent parmi les plus réussies. Ce sont eux les obstacles les plus dangereux à la liberté d'expression. Et ils viennent pourtant de l'intérieur...

   Au-delà du triumvirat, on a une rimbambelle de personnages secondaires, dont plein de reporters dont les visages nous deviennent peu à peu familiers mais qui doivent malheureusement pour le moment se contenter d'être des accessoires. Plusieurs têtes sortent quand même du lot, en particulier celle de Maggie Jordan, jouée par Alison Pill. Avec ses airs de personnage typiquement Shonda Rhimsien, elle m'a tout de suite plu. Mais en parlant d'elle, je suis obligé d'aborder le sujet qui fâche. The Newsroom a été beaucoup critiquée pour plusieurs raisons mais plus particulièrement pour sa tendance à virer dans le soap, notamment autour du triangle amoureux Jim/Maggie/Don (devenu rectangle en cours de route) qui aurait soi disant pris trop de place. Ce n'est pas mon sentiment. J'ai toujours trouvé que c'était une bouffée d'air frais bienvenue entre deux scènes très sérieuses. Jim et Maggie, à travers leur sens inné de la maladresse et de la dissimulation, m'ont souvent fait rire. Ils m'ont touché. Oui, ils prennent toujours les mauvaises décisions. Ils se cherchent et ne se trouvent jamais vraiment. Ce n'est pas d'une grande originalité, on a déjà vu ça des milliers de fois, mais c'est efficace jusqu'ici. Cela ne pourra juste pas durer indéfiniment. Mais oh, on n'en est qu'à la première saison ! Point trop d'impatience et un peu d'indulgence. Une autre critique qui a été faite à Sorkin : les personnages féminins seraient traités avec mysogonie. Elles passeraient toutes pour des folles alors que les hommes seraient plus posés. Moi, ça ne m'a pas frappé pendant le visionnage des dix épisodes. Maintenant que l'on pointe cela du doigt, je me pose des questions. Mais Sorkin a déjà créé par le passé des personnages féminins qui étaient très forts et qui n'avaient pas besoin d'hommes pour exister. C'est d'ailleurs ici le cas de Sloan, qui permet de rééquilibrer la balance. Alors je crois que c'est un faux procès... Le petit génie Neal (Dev Patel) est un peu plus en retrait, mais il sert de ressort comique et il est efficace. J'espère qu'en saison 2, sa personnalité sera exploitée avec moins de superficialité. Mais cela vaut de toute façon aussi pour Jim, pour Maggie, pour Don, pour Sloan. Ils ont besoin d'être approfondis, quitte à ce que Will et McKenzie passe un peu plus souvent au second plan. 

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// Bilan // The Newsroom est une série d'une richesse et d'une intelligence incroyables, qui reste néanmoins accessible. Elle est à la fois un soap, avec ses histoires de coeur alambiquées, et un thriller où une information -la manière dont elle est obtenue, la façon dont elle est traitée, puis celle dont elle est reçue- peut vous faire vibrer d'un bout à l'autre de l'épisode et vous émouvoir. A ce titre, les épisodes 4 et 5, I'll Try To Fix You et Amen, sont deux chef d'oeuvres, deux des meilleures heures de télévision de la saison et au-delà même. Une très grande série est née cette année sur HBO.


28 août 2012

True Blood [5x 12]

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Save Yourself (Season Finale) // 5 000 000 tlsp.

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   Parce qu'il a de nouveaux projets en tant que producteur -Banshee et Wichita- et d'autres envies en tête -de cinéma notamment- Alan Ball ne sera plus le showrunner de True Blood à compter de la saison prochaine. Ce final, qu'il a écrit, est donc sa dernière contribution à la série avant un retour, probable, pour la clôturer dans quelques années. On peut dire qu'il se retire sur une note positive, même si ce Save Yourself est loin d'être parfait et conclut de manière un peu brutale une saison qui n'a pas été mauvaise du tout, quelques intrigues secondaires mises à part (je pense bien entendu avant tout au smoke monster). Dans sa structure, ce final se distingue des précédents puisqu'il ne s'agit pas cette fois de boucler l'intrigue fil rouge de la saison dans la première demi-heure et de lancer celle de la suivante saupoudrée de cliffhangers dans la deuxième.

   Tout ou presque se rapporte ainsi à l'Autorité et à la prise de pouvoir de Bill et de cliffhanger, il n'y en a qu'un véritable... qui concerne justement Bill transformé en... Billith ! Comprendre par là qu'il a pris la place de Lilith, qu'il lui a emprunté son manteau de sang, et qu'il est devenu plus bad que jamais ! Je déteste ce personnage depuis le premier jour mais je crois qu'à choisir, je le préfère comme ça. So be it. Qu'il en soit ainsi. Doit-on pour autant comprendre qu'il sera le grand ennemi en saison 6 ? J'en ai bien peur. Il y a aussi cette histoire de Warlock, l'assassin du gentil petit couple Stackehouse. On aura peut-être deux nemesis pour le prix d'une... Bill aura donc survécu à presque tous les membres de l'Autorité, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que Nora, la seule à échapper au carnage des deux-trois derniers épisodes grâce à sa relation pour le moins fusionnelle avec Eric, qui mérite d'être explorée plus longuement. Même Russell Edgington, dont le retour avait été annoncé en grandes pompes à Bon Temps, n'aura pas tenu la distance. A vrai dire, il est carrément mort comme une merde dans les premières secondes du final, nous laissant un goût amer. Le fait qu'il disparaisse éternellement, je m'en fiche. Et je crois que c'est très bien comme ça, non ? Mais de cette manière... C'était vraiment pour le plaisir de surprendre, comme un peu plus tôt dans la saison avec Christopher Meloni et sa venue éclaire et frustrante. Mais pas de "tout ça pour ça" pour autant : il nous aura quand même bien fait marrer le bougre tout au long de la saison, que ce soit grâce à ses répliques toujours bien senties ou sa relation chatoyante avec le Révérend Newlin. Mais la mort la plus fun de l'épisode revient sans aucun doute à Rosalyn, explosée de l'intérieur par Sam après que celui-ci se soit introduit en elle sous la forme d'une mouche ! Only in True Blood. D'ailleurs, au niveau de la réalisation, les passages où l'on se retrouve à la place de la mouche, étaient très sympas. Ce qu'il faut retenir de tout ça au final c'est que, grâce à Luna -je ne pensais pas associer ces mots un jour- les Américains savent désormais qu'il n'y a pas que des vampires qui se baladent dans la nature. Des shapeshifters aussi ! Cela pourrait avoir des conséquences sur la suite des événements même si la série n'est pas toujours douée pour donner de l'ampleur à ce qui se déroule à Bon Temps à l'échelle nationale et même mondiale. On note quand même une amélioration cette saison à ce niveau-là.

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   Nous téléspectateurs ne savons que trop bien qu'il n'y a pas que des shapeshifters dans ce sombre monde, il y a des loups-garous aussi ! Des loups-garous vraiment soporifiques dès qu'ils entrent en scène. Et on a beau être attaché à ce cher Alcide, on a beau trouvé son père sympathique, rien ne semble plus pouvoir sauver leur intrigue. Je ne sais pas, faites-en une websérie que personne ne regardera. Quelque chose comme ça ! Mais épargnez-nous ce supplice. Encore, cette histoire rejoindrait les autres, on aurait l'impression qu'elle n'est pas tout à fait vaine. Mais là, la jonction se fait atrocement attendre. Même pas de Sookie à l'horizon. Si encore c'était drôle... Regardez Bellefleur : tout laissait supposer qu'on allait grave s'emmerder avec lui, sa blonde et sa fée-pute engrossée. Je m'étais préparé à un vaudeville bas de gamme, éventuellement sauvé par les dialogues. Il s'est avéré que ce sont ces passages-là que j'ai préféré dans le Season Finale. Ils étaient joyeux, festifs, dingues. "My light broke" quoi ! Lafayette, Arlene et cette inconnue totalement bourrée ont largement contribué à cette réussite. Alan Ball a voulu se faire plaisir et partir une dernière fois dans un grand délire dont seule True Blood a le secret. Et puis c'était aussi à mon sens une manière pour lui de faire passer un message lorsque Lafayette dit : "It's always the weird stuff that's the best". On l'a souvent critiqué en estimant que faire True Blood après un chef d'oeuvre comme Six Feet Under, c'était une sacrée régression. Je crois qu'il voulait seulement s'amuser. Parler à nouveau de la mort mais d'une autre manière. Et il a réussi ! Et puis en guise de dernier cadeau, il nous offre un baiser enflammé entre Pam et Tara particulièrement jouissif. Plus que toutes les autres histoires, c'est celle-là qui me donne hâte d'être à l'été prochain pour découvrir la suite et l'après Alan Ball, même si je suis à peu près sûr que la série ne sera pas très différente...

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// Bilan // Ce 5ème final de True Blood, différent des précédents dans sa construction, ressemblait plus à un très bon épisode lambda qu'à un dernier épisode de saison. Mythologiquement parlant, il n'était pas d'une grande richesse. "Cliffhangeriquement" parlant, il était un peu paresseux, ne laissant pas, comme on a l'habitude, le sort de la plupart des héros en suspens. En terme de romances, il a très timidement remis en avant le triangle amoureux infernal Bill/Sookie/Eric. Il a en revanche créé un nouveau couple du plus bel effet. Il a fait du ménage, mais pas nécessairement celui que l'on attendait. La plupart des nouveaux personnages apparus cette année ont péri, mais chez les historiques, tout le monde est sain et sauf. Ce n'est pas vraiment une bonne nouvelle pour la suite. Un dégraissage du casting devenait pourtant nécessaire... Ce qui a très largement sauvé ce final, en fait, c'est son coté hypra supra fun. C'est ce que j'ai envie de retenir de lui. Au fond, True Blood est devenu au fil des années la comédie la plus amusante, folle et rafraichissante de l'été. Je crois que c'est ainsi qu'il faut la prendre désormais et ce n'est certainement pas réducteur. La saison 5 dans son ensemble était dans cet esprit mais elle a aussi réussi à produire quelques moments d'émotion forte et a su faire évoluer plusieurs personnages avec brio, Jason, Tara et Pam en tête. L'Autorité n'aura toutefois pas tenu toutes ses promesses et aurait certainement mérité un traitement un peu moins brouillon de la part des auteurs. La série reste ainsi fidèle à elle-même. C'est un grand foutoir maîtrisé et je me surprends comme chaque année à en redemander. Pas vous ?

23 août 2012

True Blood [5x 11]

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Sunset // 4 930 000 tlsp.

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   As Your Maker Alan Ball, I command you... de nous offrir un final de la mort qui tue et pas un épisode comme ce Sunset, assez déplaisant et ennuyeux ! Oserais-je ajouter ridicule ? Cela fait belle lurette que le ridicule ne tue plus dans True Blood d'ailleurs, quoique c'est ce qui est arrivé à cette fée nommée Elder, sortie d'on ne sait où et dont l'utilité n'a pas été flagrante,  simplement tuée par Russell après avoir dansé comme une idiote -et mal- de longues minutes dans sa tenue d'illuminée mais néanmoins chaste pour une fée-pute. Son bla bla sur Ke$ha, entre autres, a permis de sauver le truc mais on était en passe d'obtenir l'un des plus mauvais moments de l'histoire de la série. Ce qui découle de cette mascarade : que les fées n'ont pas inventé l'eau chaude et qu'elles sont bien dans la merde maintenant. C'est un peu triste de se dire que dans les derniers instants de la saison, c'est à elles que Russell va être associé. Espérons quand même qu'il se sorte vite de cette situation pour aller là où il est davantage désiré, genre du coté de l'Autorité. Sans lui, c'est la débandade totale. La venue du Général Cavanaugh m'a redonné un peu d'espoir avant qu'il ne soit, comme tous les autres, exécuté. C'était si évident que ça allait arriver que j'ai cru les auteurs capables de nous prendre par surprise en le gardant un peu plus longtemps. Mais non. Bill est absolument insupportable avec sa Lilith, laquelle commence sérieusement à me gonfler avec sa touffe en carton. Rosalyn m'a fait marrer lors de son irruption au Fangtasia, d'autant qu'elle permet d'amener Pam dans la gueule du loup. Le moment où elle croise Sam -alors qu'il est forcément à poil- était d'ailleurs amusant. Un détail, mais on fait avec ce qu'on a. La seule bonne nouvelle, on l'a doit en fait à Eric et Nora, qui ne sont finalement plus dupes de Lilith depuis que Godric leur est apparu et qui s'enfuient. On aimerait d'ailleurs presque qu'ils disparaissent dans la nature et qu'on ne les revoit plus jamais. Ce serait romantique. Mais ça ne servirait à rien. Je suppose que Nora, à moins d'un coup de théâtre, est bien partie pour rester à Bon Temps quelques temps. Je ne suis pas contre. Je ne suis pas du tout attaché à elle mais la force de son amour pour Eric semble suffisamment grande et sincère pour que quelque chose d'intéressant puisse être construit par la suite. Puis ça nous change un peu du triangle amoureux (et des niaiseries de Arlene, Terry, Andy, Holly...). 

   Une autre romance se prépare nonchalamment on dirait bien : un couple Pam/Tara en saison 6 ? Ce serait tout à fait ignoble -puisqu'il s'agit plus ou moins d'une "mère" et de sa fille- mais ça me réjouit d'avance ! J'espère que les scénaristes oseront sans problème aller dans cette direction. Comme d'habitude, les scènes en leur présence étaient les plus sympathiques, surtout quand elles ont été rejointes par Jessica, qu'on adore toujours autant elle aussi. Malheureusement, c'est à peu près tout ce que ce pré-final nous a apporté. On se doute bien qu'il ne fallait pas compter sur Alcide et son père, dont l'histoire devra certainement attendre la saison prochaine pour être approfondie.

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// Bilan // De très loin le plus faible épisode de cette saison 5 de True Blood ! Pas rassurant du tout pour le final...

16 août 2012

True Blood [5x 08, 5x 09 & 5x 10]

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Somebody That I Used To Know // Everybody Wants To Rule The World // Gone, Gone, Gone

4 600 000 tlsp. // 4 500 000 tlsp. // 4 490 000 tlsp.

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    Avec tout ce qui se passe dans tous les sens dans cette saison 5 de True Blood, je peux vous assurer qu'écrire une critique ordonnée et logique est au moins aussi compliqué pour moi que former un épisode cohérent pour les scénaristes. Alors je vais aller vers la facilité et consacrer un paragraphe pour chaque personnage ou groupe de personnages. Ce sera plus simple...

  Je dois d'abord dire que Lafayette et Tara, dans deux intrigues séparées, ne m'avaient pas autant amusé depuis la saison 1 ! Le premier a toujours eu le verbe haut, c'est le moins que l'on puisse dire mais, depuis que les auteurs ne savent plus quoi en faire, le trimballant d'une histoire à l'autre, il nous sort des répliques tordantes au kilomètre. En plus, il a eu une super scène toute simple et émouvante avec Jesus. J'aime assez l'idée qu'il lui reste fidèle et j'aimerais que ça dure. On n'a pas tellement envie de le voir avec quelqu'un d'autre. La métamorphose de Tara, elle, est époustouflante. Elle prouve peu à peu à Pam qu'elle peut compter sur elle, qu'elle est évidemment très impulsive mais en même temps très prévisible aussi. La Tara badass au look poufiasse me plait terriblement. Rutina Wesley doit exulter, après avoir passé les quatre premières saisons à pleurnicher. 

   Lafayette a été brièvement introduit dans l'intrigue du "smoke monster", histoire d'y mettre fin à peu près dignement après des semaines d'ennui et de ridicule. Je m'attendais un peu à ce que Scott Foley quitte la série de cette manière, sans gloire, et je suis infiniment triste qu'il n'ait pas eu, comme tout bon acteur de la série qui se respecte, à se désaper. C'est le genre de pensée purement hormonale que j'évite d'étaler sur la place publique habituellement, mais il s'agit de True Blood alors je crois que je peux me le permettre. On est un peu tous là pour ça aussi. Terry et Arlene vont maintenant pouvoir retourner à leur petite vie de famille sans intérêt -pour nous- jusqu'à la prochaine fois. Dans le genre boring, Andy et sa belle sont pas mal non plus mais on les voit assez peu ensemble alors, quand ça arrive, ça passe. Toutefois, je suis assez content qu'au cours de cette saison 5, le nouveau shérif passe un peu moins pour un incompétent. Il a quand même réussi, en grande partie grâce à Jason, à résoudre une affaire. C'est historique ! 

   Jason lui-même passe un peu moins pour un débile mental ces derniers temps et, quand ça arrive, on rit de bon coeur. Je pense notamment à ce court moment à coté duquel on pouvait aisément passer en clignant des yeux trop longtemps : lorsqu'il tripote une poupée dans la chambre de Sookie et regarde sous sa robe, comme ça, au cas où elle aurait un gros vagin. Du Jason classique, efficace. Sa petite ignorance sur l'absence de matière fécale chez les vampires était également bien sympathique. Le duo Sookie/Jason est assez rarement exploité depuis la saison 2 mais les quelques scènes qu'ils ont partagées dans les derniers épisodes étaient vraiment réussies, touchantes. On peut remercier Jason qui a empêché sa soeur de commettre l'irréparable avec ses pouvoirs. A l'inverse, la fée a rempli son job à la perfection quand il a fallu offrir à Jason une épaule sur laquelle pleurer. Une scène très poignante, dans la continuité de celle avec Hoyt et Jessica lorsque cette dernière se voit contrainte d'effacer la mémoire de son âme soeur afin de le libérer de son emprise, qu'il puisse partir serein vivre une autre vie en Alaska. Combien de temps faudra-t-il avant qu'il ne revienne ? Un personnage qui n'est pas mort revient toujours à Bon Temps. C'est la règle. Je suis en tout cas très content que, pour une fois, les auteurs se soient laissés du temps et de l'espace au cours d'un épisode pour traiter avec profondeur et émotion un moment grave et important. 

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      Sookie en apprend lentement mais sûrement de plus en plus sur la mort de ses parents, mais j'ai le sentiment qu'il ne s'agit que d'une mise en place pour un développement plus complet en saison 6. On pourrait même aisément imaginer que Warlow sera le big bad l'été prochain. Pendant un moment, j'ai cru que c'était lui le nouveau chef du district qui a donné du fil à retordre à Pam et Tara au Fangtasia mais finalement non. C'eut été, il faut bien le dire, très bancal et facile. Comme par hasard, le meurtrier des Stackhouse serait réapparu au moment où Sookie apprenait son existence ! Cela dit, c'est ce qui risque d'arriver à moins que Sookie ne parte à sa recherche elle-même... Ma curiosité est piquée. Cette histoire ne me déplait pas. J'espère quand même que les fées-putes -Claude, Claudia, Claudine, Claudja, Claudette & co- vont rester dans le coin. J'y suis très attaché, vous savez. 

   Sans que l'on comprenne vraiment pourquoi, Sookie a été rattachée in extremis à l'histoire du gang Obama. J'ai vraiment été surpris par l'idendité des rageux meurtriers. Qui pouvait soupçonner ce bon vieux Bud ? C'est vrai qu'il n'a jamais caché son aversion pour les créatures dans les premières saisons, donc cela fait sens. Et puis sa scène plus tôt dans la saison, qui était amusante et qui ressemblait plus à un clin d'oeil qu'autre chose, n'était finalement pas si anodine que ça rétrospectivement. On y a vu que du feu. Bien joué ! Dans le genre pauvre femme, sa dulcinée, Sweetie, était un sacré cas ! Je l'aurais bien jouée par Rosie O'Donnell, c'est tout à fait le type de rôles qu'elle a endossé ces dernières années. Ou alors Roseanne Barr. Non, je ne vais pas citer toutes les vieilles actrices enveloppées à la langue bien pendu de la télévision. Mais reconnaissez qu'il y avait un peu de ça... 

   Sam Vs Sam, c'était totalement gratuit, parfaitement vain, ça n'a rien fait avancer, ce n'était pas particulièrement drôle non plus vu que Sam Trammell n'était visiblement pas très à l'aise -et pas très bon-, mais ça a fait passer le temps pendant un épisode. Ensuite... Ensuite on se demande toujours pourquoi Luna est vivante, pourquoi les auteurs s'obstinent à leur accorder plusieurs minutes d'antenne chaque semaine... mais la seule bonne idée, c'est de lier leur destin, et surtout celui de la petite Emma, à Russell Edgington et le révérend Newlin. Ils forment d'ailleurs tous les deux un couple atypique et divertissant. Je ne suis pas sûr que ça aille bien loin avec la gamine, sachant qu'Edgington devrait avoir rapidement des préoccupations bien plus importantes avec l'Autorité, mais espérons que ça mène quand même vers quelque chose. On notera d'ailleurs que les amorces d'intrigues de Russell avec les shapeshifters et les loups-garous en saison 3, balayés lorsqu'il est "mort", sont ainsi exploitées à nouveau. 

   Je suis toujours atterré par le manque de subtilité des scénaristes lorsqu'ils décident d'introduire un flashback dans le récit qui, en plus, n'éclaire souvent pas grand chose. Celui d'Alcide était vraiment sans intérêt. On pouvait très bien rencontrer son père directement, sans passer par ce pénible passage niais. Le fait qu'il soit incarné par Robert Patrick suscite un certain intérêt. Mais bon, on a vu ce que ça a donné avec Meloni... Le flashback de Bill avec sa fille, la vraie, n'a fait qu'ajouter de la confusion à un bordel déjà vaste : de quel coté est-il bon sang ? Dans le premier épisode, on pensait qu'il jouait un double jeu pour mieux prendre le pouvoir au sein de l'Autorité. Dans le second, cette théorie commençait à battre de l'aile. Et dans le troisième, elle paraissait carrément improbable. Bill a vraiment l'air d'avoir été envouté par Salomé, Lilith et compagnie. Vu qu'Eric est totalement impuissant face à tout ça, jusqu'à succomber à son tour, le seul espoir restant vient de Jessica. A moins que Sookie ne vienne faire un tour par là, ce qui ne serait pas particulièrement surprenant. On imagine mal les auteurs terminer la saison sans évoquer le triangle amoureux...

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// Bilan // Comme il est de coutume à ce stade d'une saison de True Blood, une poignée d'épisodes avant la fin, les intrigues les plus faibles sont bouclées tandis que les autres se rejoignent de manière plus ou moins naturelle. Si les auteurs ne sont pas dans une forme olympique quand il s'agit de faire monter la pression intelligemment et d'exposer clairement les enjeux, ils s'en donnent en revanche à coeur joie du coté de la comédie, avec des répliques et des situations burlesques jubilatoires, et, une fois n'est pas coutume, une émotion communicative. Cette saison 5 n'est définitivement pas la plus mauvaise, mais probablement la plus brouillonne. Et ce n'est pas paradoxal !

27 juillet 2012

True Blood [5x 07]

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In The Beginning // 4 460 000 tlsp.

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   Que les choses soient claires : en terme de trames narratives, cet épisode de True Blood était franchement raté et partait plus que jamais dans tous les sens ! On commence toutefois à sentir certaines intrigues se rapprocher tout doucement les unes des autres, comme chaque année. En revanche, du point de vue du pur divertissement, du fun, c'était du caviar ! Maintenant que Roman est mort -chose toujours aussi difficile à croire mais pourtant vraie- Russell Edgington associé à Salome et Nora -et pas une personne de plus finalement- peut laisser libre cours à son imagination débordante au sein de l'Autorité. Ses répliques sont absolument savoureuses mais on ne croit pas une seule seconde à son adoration pour Lilith. Il est sans doute trop tôt pour révéler son agenda secret alors, en attendant, on se divertit gaiement avec toute la bande qui part dans un délire total après avoir bu quelques gouttes du sang sacré de Lilith, laquelle leur apparait la touffe à l'air quelques secondes sans que cela n'apporte quoi que ce soit. Peu importe, l'essentiel est de s'amuser et, clairement, c'est ce qu'ils font en trainant sur Bourbon Street -Eric porte tout de même Bill sur son dos et ils se marrent comme des baleines- et en s'invitant dans un bar-karaoké où Russell pousse la chansonnette avant de tout saccager et vider chaque client de leur sang. Cela faisait longtemps que True Blood ne nous avait pas offert de scènes de ce type, orgiaques et uniques en leur genre. On en redemanderait presque si l'on n'était pas raisonnable... Du délire super creepy, on en a eu aussi grâce à Lafayette, parti à la base chercher de explications sur son état auprès de Don Bartolo et qui se retrouve finalement attaché sur une chaise, la bouche littéralement cousue ! C'était bien dégueulasse. Au moins, pendant que l'on tournait la tête face à cette vision d'horreur, on ne se posait pas trop de questions. Pourtant, on aimerait bien savoir ce qui a motivé la femme de Bartolo à le tuer. Et aussi à quoi tout ça a servi ? Cela dit, je suis à peu près sûr de connaître la réponse : à rien ! 

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   Pendant que Tara poursuit son évolution au Fangtasia, passant de derrière le bar à sur le bar, pour se lancer dans des danses lanscinantes endiablées qui rappellent certaines images du générique de la série mais qui ne mettent pas très en valeur le corps de Rutina Wesley, pas tout à fait au top de sa forme on va dire, on nous trace un parallèle peu subtil mais néanmoins touchant entre sa vraie mère, qui l'abandonne voyant ce qu'elle est devenue, et sa mère de substitution, Pam, qui accepte de la câliner quelques secondes alors qu'elle déteste ça, ou le prétend du moins. C'est émouvant. Coté coeur, celui d'Arlene est brisé après le départ lacrymal de Terry pour de nouvelles aventures avec Patrick et la fumée noire (qui, vous remarquerez, fait le même bruit que celle de Lost, une musique tribale en plus). Bien évidemment, elle ne trouve rien de mieux à faire que de revoir les vidéos tournées lors de son mariage et les témoignages d'affection des habitants de Bon Temps à leur égard. L'idée est à la fois de nous amener à réaliser combien la situation a changé depuis l'année dernière pour de nombreux habitants, mais aussi de faire comprendre à Arlene, grâce à l'aide précieuse de Holly, que l'histoire qu'a raconté Terry est tout à fait plausible vu le monde dans lequel ils vivent désomais, peuplé de créatures en tout genre. Dommage qu'elle soit trop idiote pour réaliser tout ça par elle-même, c'est laborieux. Un rapprochement s'opére en parallèle entre Jason et Jessica, mais cette dernière finit par se prendre une balle dans la tête. Inattendu et un peu tordu, mais de toute façon pas fatal. Hoyt, lui, découvre peu à peu l'univers des haters et s'accomode très rapidement de ses nouveaux compagnons. Sam, de son coté, tente d'agir face à la menace -ce qui n'est pas tellement dans ses habitudes- ce qui donne lieu à une scène amusante où il renifle tout. Et ça s'arrête là. Quant à Alcide, il essaie d'oublier Sookie dans les bras d'une autre qui n'a absolument aucun relief pour l'instant. Sympa le bandana, sinon. Au cas où vous l'auriez déjà oublié : le shérif Bud Dearbone est réapparu. Je ne vois pas l'utilité de son unique scène pour tout dire... Pour terminer, c'est la panique chez les fées-putes : Sookie apprend qu'elle peut redevenir une personne normale si elle le souhaite. L'idée lui plait beaucoup. Pas à moi. Sookie n'a déjà guère d'intérêt actuellement alors si elle perd ce qui fait sa singularité, que lui restera-t-il ? Mais la démarche du personnage est assez logique, quoique. Avec tous les ennuis qu'elle a constamment, ses pouvoirs lui sont précieux. Don't fuck everything up, Sook' !

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// Bilan // True Blood ne s'assagit pas à mesure que la saison 5 avance et ce n'est pas plus mal que ça. Il faut prendre le plaisir là où il est : dans les délires des personnages et indirectement dans ceux des scénaristes. C'est devenu un cliché de le dire mais, sérieusement, ils fument quoi ? 



04 juillet 2012

True Blood [5x 03 & 5x 04]

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Whatever I Am, You Made Me // We'll Meet Again 

4 660 000 tlsp. // 4 540 000 tlsp.

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   Après un épisode 3 assez navrant tant il ne s'y est rien passé de concret, juste un enchaînement de scènes sans lien, souvent sans consistance et sans conséquences et des flashbacks de Pam ennuyeux à mourir pour couronner le tout -mais une apparition de Tina Majorino très amusante- True Blood a repris du poil de la bête avec sa 4ème pièce de la saison, la plus aboutie à ce jour et, sans contestation possible, la plus émouvante aussi. La série n'a jamais vraiment su me toucher, en dehors de la mort de Granny, son souvenir qui a longuement hanté Sookie, puis celle de Godric. Disons que ce n'est pas ce qu'elle maîtrise le mieux. Mais là, quand même, j'ai eu une gros pincement au coeur lorsqu'Eric a "libéré" Pam de son emprise. C'était rudement bien joué. On avait tous compris depuis longtemps l'importance du lien qui les unissait et, en cela, je ne parviens toujours à trouver les flashbacks pertinents, même si l'on comprend bien qu'ils étaient surtout faits pour nous éclairer sur la "naissance" de Pam. Et  nous préparer à sa mort en fin de saison ? Le thème des "makers" est au centre de ce début de saison, c'est le seul qui se dégage d'ailleurs à travers plusieurs intrigues et il est riche de sens. Il métaphorise la relation entre un enfant et son géniteur, qui devient lui-même géniteur à son tour un jour, et c'est par essence quelque chose qui nous touche tous, qui nous parle tous, quelle que soit notre histoire. C'est profondément humain. Grâce à Pam, la transformation de Tara se fait en douceur, d'une certaine manière. Et c'est plutôt agréable à suivre jusqu'ici, en évitant soigneusement les redites avec  celle de Jessica.

   Une Jessica qui se fait par ailleurs relativement discrète ces derniers temps, ce qui est forcément dommage, et dont la relation avec Jason en est à une vague tentative d'amitié. La "rechute" du jeune homme dans les bras d'une ancienne enseignante n'était pas une grande idée et je me demande vraiment où les auteurs veulent en venir... Que va-t-il advenir de Jason ? Peut-il devenir un garçon rangé ? Va-t-il se tourner vers les hommes (ce qu'une partie du public de la série souhaite vivement depuis... depuis le début !) ? Mystère... Sa petite virée avec Bellefleur dans le night-club très cabaret des fées-catins était tout à fait réjouissant en tout cas. Il trouvera peut-être le grand amour là-bas s'il devient un client régulier mais, après sa sortie précipitée, pas sûr qu'on le laisse y remettre les pieds de sitôt ! Il est pourtant grand temps que True Blood développe sérieusement sa mythologie féérique. Cela passera peut-être par Jessica justement, puisqu'elle a eu un contact -visuel- avec un monsieur-fée. La révélation sur la mort des parents Stackhouse ne fait pas l'effet escompté -que je suppose puisqu'elle a été placée en cliffhanger- certainement parce que l'on savait très bien -comme dans Vampire Diaries d'ailleurs- qu'on y reviendrait à un moment ou à un autre et que tout n'était pas aussi simple qu'on avait voulu nous le faire croire... Qui a tué papa et maman ? Les possibilités sont multiples à ce stade. Le plus dramatique serait que ce soit Bill, bien sûr. Eric ? Mouais. Presque trop évident. Russell Edgington ? Trop bricolage pour raccrocher les intrigues les unes aux autres... Si vous avez des propositions, n'hésitez pas ! Sinon, la Sookie bourrée m'a bien fait rire, surtout quand elle s'est mise à fredonner une chanson très à propos; je me suis moins éclaté lorsqu'elle est tombée dans les bras d'Alcide mais on savait de toute façon très bien que cela allait arriver. Autant que ce soit maintenant et pas dans 5 épisodes ! L'évolution des sentiments de Bill à l'égard de Sookie est toujours assez intéressante, même si l'on imagine très bien la finalité, qu'elle intervienne à la fin de cette saison ou plus tard...  Les aveux d'Alcide aux parents de Debbie ont permis d'offrir une deuxième scène émouvante à l'épisode, mais dans une bien moindre mesure évidemment. 

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   La fascination est toujours grande à partir du moment où les scénaristes se penchent sur l'Autorité, en grande partie grâce à un Christopher Meloni impeccable, qui a bien fait de s'enfuir de New York Unité Spéciale pour revenir à quelque chose où il peut davantage laisser parler sa créativité, comme à la grande époque de Oz et même au-delà. La Salome qui l'accompagne est pas mal non plus dans son genre, mais elle ressemble peut-être un peu trop à toutes les autres femmes charismatiques que la série a connu jusqu'ici. Je n'arrive pas encore bien à définir ce qui la différencie des autres. Il y a sûrement quelque chose pourtant. La petite bande fonctionne très très bien en tout cas et, pour le moment, s'en sort facilement mieux que les Maryanne et autres grands méchants de chaque saison. L'union fait la force  La désunion aussi apparemment. On entend beaucoup parler de Russell Edgington mais il tarde un peu trop à mon goût à pointer le bout de son nez. C'est-à-dire que je m'attends tout le temps à le voir débarquer dans n'importe quelle storyline. J'ai même cru que les deux anciens militaires allaient tomber sur lui dans leurs recherches. Et ça n'aurait pas été de refus ! Je ne lis pas les romans True Blood mais si cette histoire en fait partie, il me semble que les scénaristes auraient pu largement ne pas l'adapter. A moins qu'elle prenne plus tard une importance insoupçonnée ? Non parce que pour le moment, c'est mauvais mauvais mauvais. Et plus ça va, plus la perspective de voir Scott Foley nu comme un vers s'éloigne. Le désarroi voire la dépression me guettent rien qu'à cette horrible pensée. A part ça, il parait que Sam rôde dans les parages. Il me semble bien l'avoir croisé en effet mais j'ai tout de suite oublié quand, comment et pourquoi... 

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// Bilan // Une fois débarrassée de ses nombreuses intrigues parasites, comme c'est presque le cas dans l'épisode 4, la saison 5 de True Blood tient plutôt bien la route. Elle est bien partie pour ne pas être la plus mauvaise...

30 juin 2012

The Newsroom [Pilot]

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We Just Decided To (Series Premiere) // 2 200 000 tlsp.

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What About  ?

Les coulisses de l'émission "News Night", diffusée sur la chaîne d’information en continue ACN, alors que son présentateur vedette, Will McAvoy, un homme aussi talentueux que détestable, est en pleine controverse suite à des propos tenus en direct remettant en cause le rêve américain. Alors que son équipe a déserté, il se voit attribuer une nouvelle productrice exécutive avec qui il a un passif...

Who's Who ?

Drama créé par Aaron Sorkin (A La Maison Blanche, Sports Night, Studio 60, The Social Network, Le stratège...). Avec Jeff Daniels (Speed, Dumb & Dumber, Away We Go...), Emily Mortimer (Match Point, Shutter Island, Scream 3), Sam Waterston (New York Police Judiciaire), Thomas Sadoksi, Alison Pill (Harvey Milk, Minuit à Paris), John Gallagher Jr. (Whatever Works), Dev Patel (Skins, Slumdog Millionaire), Olivia Munn (Greek, Crazy Night, Perfect Couples)...

So What ?

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   Ce n'est ni l'endroit ni le moment pour targiverser sur le sujet -on en reparlera bientôt à l'occasion de mon bilan annuel- mais le pilote de The Newsroom, ô combien excitant, m'a rappelé combien cette cuvée série 2011/2012, tant sur les networks que sur le câble, a été meilleure qu'on ne le dit et très diversifiée. Il clôture en tout cas sur une très belle note les festivités. On n'en attendait pas moins du créateur de The West Wing, l'une des séries les plus intelligentes qu'ait connu la télévision américaine au cours de son histoire. Ce n'est pas moi qui le dit mais la ferveur populaire car, en ce qui me concerne, j'ai fait l'acquisition il y a un an ou deux de l'intégrale sans avoir encore eu le temps de m'y plonger, mes connaissances en la matière se limitent donc à la dizaine d'épisode que j'ai vus et qui étaient, il est vrai, très bons. Par ailleurs, je n'ai pas été totalement convaincu par The Social Network, dont Aaron Sorkin a signé le scénario, et je n'ai pas du tout été attiré par Le Stratège, auquel je n'ai même pas eu le courage de jeter un oeil. Autant dire que je n'étais pas conquis d'avance par The Newsroom. L'avantage cela dit, c'est que j'étais plus facilement impressionnable, n'étant pas habitué à la maestria du monsieur ! Aujourd'hui, je me retrouve dans une position délicate : je compte les heures avant la diffusion du deuxième épisode, je me lamente d'avance du petit nombre d'épisode que compte la saison 1, j'ai envie de reprendre Studio 60 là où je m'étais arrêté (c'est-à-dire après le pilote), j'ai déjà lancé le téléchargement des deux saisons de Sports Night et mon intégrale d'A la Maison Blanche me fait de l'oeil (on peut même parler de racollage) ! Les journées et les nuits d'un sériephile sont vraiment trop courtes...

   De bout en bout, ce pilote est brillant mais la scène d'introduction est un vrai petit chef d'oeuvre à elle toute seule et expose sans détour ce qu'est le propos fondateur de The Newsroom, sa raison d'être, de même que l'avis non dissumulé d'Aaron Sorkin à travers la voix de son nouvel héros : l'Amérique, c'était mieux avant. Je résume, bien entendu c'est plus complexe que ça. Clairement, les médias sont tout particulièrement visés parmi les reponsables de ce déclin. La suite de l'épisode, la majeure partie donc, comme un exposé au développement copieux -plus d'une heure- met en pratique cette problèmatique alors que l'équipe de "News Night" doit couvrir en temps réel une catastrophe pétrolière -réelle- qui vient de se dérouler dans le Golfe du Mexique. A partir de là, Sorkin est en roue libre, il est insatiable, il fait parler ses personnages plus que de raison, comme à son habitude, et on en veut toujours plus tant c'est enthousiasmant ! Les éclairs de génie se succèdent à la vitesse de la lumière, les acteurs -Jeff Daniels, Emily Mortimer et Sam Waterston en tête- sont au diapason. Il se dégage une force et une maitrise incroyables de l'ensemble. Est-ce que tout est parfait pour autant ? Non. J'ai du mal à le considérer comme une véritable faiblesse mais allons-y : The Newsroom ne serait-elle pas un peu ringarde dans la réalisation ? On aurait pu avoir exactement le même résultat dans les années 90 ! Le plus gênant étant la bande-son, les petites notes de piano à l'ancienne, donnant vraiment l'impression que rien n'a changé depuis A la Maison Blanche. Le générique, lui-même -qui a, certes, le mérite d'exister- ne pouvait pas faire plus dépassé non plus. J'ai plutôt envie de voir cela comme un retour à une époque pas si lointaine, synonyme d'un certain âge d'or, qui m'a rendu nostalgique sur le moment mais pas nécessairement triste. Sorkin reste fidèle à lui-même, comme un autre grand auquel je pense instinctivement, David E. Kelley, quitte à déplaire. Au-delà de ça, il faut avouer que les personnages secondaires n'ont pas toute la place qu'ils méritent dans ce premier épisode mais ce n'est que partie remise, il y a suffisamment d'amorces pour que chacun puisse par la suite nous réserver de bonnes surprises. L'assistante de Will a d'ores et déjà mes faveurs. Sans doute parce qu'elle aurait pu sortir tout droit d'un drama de Shonda Rhimes. Certains le verront comme un reproche, mais pas pour moi ! Mais je ne vais pas comparer Aaron Sorkin et Shonda Rhimes hein... Les relations, parfois intimes, entre les protagonistes promettent en tout cas de grands moments et de l'émotion (qui ne fait que poindre dans le pilote mais avec pudeur et classe). 

   Avec The Newsroom, Aaron Sorkin ne faillit pas à sa réputation de premier de la classe et rend une copie sans faute, bavarde mais pas indigeste, intelligente mais pas si élitiste que ça, drôle qui plus est, et osée. Ce n'est pas encore cette fois qu'il nous surprendra mais qu'importe : les séries qui nous donnent l'impression de nous instruire, qui offrent un réel point de vue sur le monde qui nous entoure, qui réussissent en même temps à nous divertir et à retenir toute notre attention sans faiblir avec des personnages forts et des acteurs brillants, sont rares et très précieuses. Chapeau l'artiste !

How ?

 

28 juin 2012

Girls [Saison 1]

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Saison 1 // 860 000 tlsp. en moyenne

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   En l’espace de dix –vraiment trop petites- semaines de diffusion, ce que vient d’accomplir Girls est rare, très rare. Sans faire l’unanimité, car c’est tout simplement impossible, elle est devenue LA série qu’il ne faut rater sous aucun prétexte, en tout cas quand on est un jeune branché, connecté, curieux et sériephile, car j’imagine qu’en dehors de cette sphère, Girls n’existe pas encore. Il lui faudra un peu de temps avant d’atteindre un public plus large, comme Sex & The City en son temps. Peut-être aussi qu’elle ne le touchera jamais et restera à l’état de bijou brut et confidentiel. Qu’importe ! Cela faisait très longtemps qu’on l’attendait, cette série qui nous raconte nous, les jeunes de 20 à 30 ans, coincés entre deux âges, qui ne sommes plus vraiment des ados –fini les maux de Hartley, Angela 15 ans, Freaks And Geeks, Dawson, Skins- mais qui auraient aimé le rester un peu plus longtemps tant la « vraie » vie fait peur. Les études qui ne débouchent sur rien, aussi longues et difficiles soient-elles. Les parents qui pèsent lourds et qui souffrent eux-mêmes de leurs propres névroses. Les amours qui vont, qui viennent, qui durent, ou pas. Le sexe. Cette chose si simple, si naturelle et pourtant si dure à apprivoiser. Ces amis sur qui l’on peut compter mais avec qui il n’est pas toujours aisé de cohabiter. Et puis tous ces rêves étouffés…

   Je mets au défi n’importe quelle personne appartenant à cette génération ou à la suivante de ne pas se reconnaître dans au moins une situation ou une réflexion de l’héroïne au cours de cette première saison. Il me semble que c’est impossible. Tant de choses sont dites et si bien dites, avec humour, sincérité, tendresse ET intelligence. La démarche de Lena Dunham était peut-être autocentrée à la base mais c’est en mettant un peu d’elle dans tous les personnages et un peu de nous tous aussi qu’elle a su créer cet espace de dialogue et de réflexion, de liberté aussi, vers lequel on converge tous, une fois par semaine pendant 26 minutes avec joie, excitation et un peu d’appréhension aussi. Si je devais citer un épisode qui m’a touché plus particulièrement, ce serait celui du retour d’Hannah chez ses parents, le temps d’un week-end. Il n’était pas seulement bien écrit et bien réalisé –c’est le cas de tous- il était aussi rempli de nostalgie. So 90s. Une bande son Dawsonienne –la série de Kevin Williamson a clairement été importante pour la créatrice, on sait se reconnaitre entre fans- a bien aidé. Il m’a transporté dans le petit village où j’ai grandi, ses rues que je connais par cœur, son ruisseau presque asséché, ses bars qui n’ont jamais existé… et puis ma chambre d’ado, ses posters, ses photos, ses secrets… ce sentiment de confort et de chaleur quand j’y reviens, de douceur aussi. Je me souviens que je rêvais alors d’habiter Paris, de vivre « la grande vie ». Aujourd’hui, ce souhait s’est réalisé, en partie. Je vis à Paris, je ne sais pas si je vis « la grande vie » mais je vis, même si c’est douloureux parfois, même si j’ai peur (car j'ai tout le temps peur... tiens, comme Hannah aussi). Paris, ce n’est pas New York mais lorsqu’Hannah se demande pourquoi la ville qu'elle a toujours convoitée et fantasmée semble ne pas vraiment vouloir d’elle, tant il est dur d’y rester, dur d’y survivre même, je ne peux que m’identifier et m’incliner devant Miss Dunham. Et à de maintes reprises, j’ai ressenti cette proximité. J’ai à la fois tout et rien en commun avec Hannah, Jessa, Adam et les autres. Je ne suis pas l’un, ou l’autre. Je suis un peu de tous à la fois. C’est ce qui fait la force de Girls, indéniablement. C’est une série qui se ressent et qui se vit, au-delà de l'écran.

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  Je n’ai pas nécessairement envie de rentrer dans le détail de chaque intrigue ni de décrire chacun des personnages.  Mais ce que je peux dire, c’est que chaque nouvel épisode est meilleur que le précédent, à part peut-être le 9ème, que j’ai trouvé un peu faible, et le final, qui ne m’a pas totalement séduit malgré d’excellents passages, et qu'une véritable addiction se crée au fil des épisodes; que la bande-son est merveilleuse et décomplexée, entre vieilleries qu’il fait bon de réentendre, nouveautés bobos branchouilles et classiques populaires récents (grâce à Girls, on entend du Britney Spears et du Beyoncé sur HBO !); qu’Adam est le garçon le plus fascinant de la télévision actuellement, tant il réussit à devenir attachant tout en se comportant comme un putain de asshole 80% du temps; que « la dynamique de l’échec », tout particulièrement chez Hannah, pourrait être déprimante si elle n’était pas traitée avec autant d’esprit et d’humour; que jamais le sexe n’aura été montré de manière aussi crue et organique dans une série à l’exception de Tell me you love me, déjà sur HBO; que Lena Dunham a les couilles de se montrer plus qu'à son désavantage; que Soshanna est l’excentrique la plus amusante du moment; que Jessa est une énigme qu’il nous tarde de percer; que ça fait plaisir de croiser des acteurs confirmés tels que Peter Scolari, Chris O’Dowd, James Legros, ou encore Kathryn Hahn dans une série encore toute jeune; qu’Andrew Rannells, dans le rôle de l’ex petit-ami gay d’Hannah, est absolument génial (et ça augmente mon excitation à l'idée de découvrir la comédie The New Normal à la rentrée, dont il fait partie); que cette saison 2, on l’attend déjà comme le messie et que savoir qu’elle est déjà presque tournée entièrement mais qu’elle ne sera diffusée que dans plusieurs mois est juste super rageant, sans compter que dix épisodes seulement c'est vraiment trop peu. 

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 // Bilan // Après cette première saison on ne peut plus enthousiasmante et marquante de Girls, Lena Dunham peut désormais l’affirmer haut et fort : elle est LA voix de notre génération. Merci à elle d’exister. Merci à HBO et à Judd Apatow de l’avoir repérée et de lui avoir fait confiance. On avait dramatiquement besoin d'une comédie comme elle par les temps qui courent. Et ces Girls-là sont là pour longtemps !

20 juin 2012

True Blood [5x 01 & 5x 02]

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Turn! Turn! Turn! (Season Premiere) // Authority Always Wins

5 200 000 tlsp. // 4 400 000 tlsp.

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   J'ai mis trois ans avant de comprendre et d'accepter True Blood. Je suis allé à peu près à contre-courant de tout le monde en préférant la saison 4 aux trois précédentes. Et ce n'était aucunement par esprit de contradiction, je vous assure. Du coup, aujourd'hui, alors que la série devient moins hype, que pas mal de fans commencent doucement mais sûrement à lui tourner le dos, que les audiences américaines se tassent, moi, je suis à fond. J'avais vraiment hâte de retrouver la série. Je ne peux nier que le Season Premiere a calmé mes ardeurs cela dit. Le récap' de la saison 4 en 2 minutes chrono m'a filé le tournis pour commencer. Ils devraient nous éviter ça, vraiment. Car c'est là que l'on se rend compte à quel point True Blood, c'est du grand n'importe quoi permanent ! Les gros défauts sautent aux yeux à ce moment-là, comme par exemple l'inutilité et le ridicule de certaines intrigues et/ou de certains personnages et ça ne met vraiment pas dans les meilleures conditions pour entamer une nouvelle salve. Indigeste. Mais je reconnais aussi que j'avais oublié la moitié des choses qui s'étaient passées, il faut donc croire que ce n'était pas totalement idiot.

   D'ailleurs, j'ai eu le sentiment que le début véritable de l'épisode était pile dans le même esprit : tout allait trop vite et il ne s'en dégageait aucune sorte d'émotion. Je pense surtout à l'après explosion de la tête de Tara. Je m'attendais à quelque chose disons... de plus sobre ! Je sais, demander à True Blood d'être sobre c'est comme demander à un clochard d'arrêter de boire : c'est tout à fait vain. On avait laissé Sookie et Lafayette effondrés la saison dernière. Là, ils étaient plutôt vaillants. Heureusement, Pam est ensuite arrivée et elle a sacrément détendu l'atmosphère, et en pyjama s'il vous plaît ! A ce propos, je suis très heureux que les auteurs se penchent plus profondément sur son cas mais les deux premiers flashbacks ne m'ont pas convaincu. Ce serait dommage de s'arrêter là -et totalement illogique- mais il ne faudrait pas non plus en abuser. Ca casse le rythme pour pas grand chose. Pour en revenir à Tara et sa transformation en vampire, je ne suis pas surpris le moins du monde. Les scénaristes s'en servent de punching ball depuis le départ, l'occasion était trop belle pour lui filer des coups supplémentaires. J'espère que l'approche de sa nouvelle condition sera un tant soit peu originale. On a déjà eu droit à une histoire similaire avec Jessica –très réussie en plus- et c'est un classique du genre, un passage obligé, qui devient franchement lassant à mesure que les séries de ce type se multiplient. Pour le moment, en tout cas, la Tara morte et assoiffée de sang n'est pas très différente de celle que l'on a toujours connue : toujours en colère contre le monde entier, mais avec des raisons encore plus légitimes de l'être...

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   Bien entendu, ces deux premiers épisodes, qui servent surtout à poser les bases de la saison, nous balancent quinze intrigues à la fois, quasiment une par personnage principal, ce qui fait qu'aucune n'avance véritablement, aucune n'est aussi approfondie qu'elle le devrait. C'est le reproche que l'on peut constamment faire à True Blood depuis le début et ça n'a fait que s'accentuer avec les années, à mesure que de nouveaux héros ont été introduits. Puis comme personne ne meurt, en plus... La virée de Bill et Eric à la Nouvelle Orléans occupe quand même pas mal de temps d'antenne, dont un gros morceau à la fin de l'épisode 2. C'est indéniablement ce qui provoque le plus de curiosité en ce début de saison. Les auteurs introduisent ainsi les membres de l'Autorité maintenant que Nan n'est plus de ce monde, incarnés, entre autres, par Peter Mensah et Christopher Melon. Ce dernier fait une entrée tonitruante et prometteuse, bien que son monologue soit interminable. Je suis ravi aussi de découvrir la Barb de Cougar Town sous un autre jour. Elle me fait déjà beaucoup rire, rien qu'avec ses expressions en arrière-plan. Le duo Bill/Eric fonctionne à merveille pour le moment. On se surprend à limite les préférer de mèche que l'un contre l'autre. En plus, Sookie n'est pas là pour nous gâcher le plaisir. On attend patiemment qu'Alcide mette le grappin sur elle car on se doute bien qu'elle ne va pas rester célibataire très longtemps et c'est actuellement le candidat le plus sérieux pour prendre la suite des vampires. L'arrivée de la "sœur" d'Eric se fait assez naturellement. Le fait qu'il y ait inceste passe comme une lettre à la Poste. D'une part parce que plus rien ne peut nous surprendre dans le show et d'autre part parce que HBO en a fait son fond de commerce depuis plusieurs années. Je crois bien que ça a commencé avec Six Feet Under, d'ailleurs. Hello, Alan Ball !

   Je vais vite passer en revue tout le reste : Terry nous gonfle déjà bien comme il faut avec ses traumatismes de guerre. Et, franchement, nous, tout ce qu'on veut, c'est que Scott Foley enlève le haut, et le bas, et tout le reste ! Vu qu'un triangle amoureux se profile avec Arlene en son centre, ça ne devrait pas tarder... On ne s'amuse pas tellement plus avec Sam et Luna, le pacte étant de toute façon d'une lourdeur extrême depuis son introduction. Plus de nouveaux protagonistes s'y mêlent, plus on s'ennuie ! C'est l'avantage de cette multiplication des intrigues : lorsque l'une d'elles nous emmerde, on sait que l'on va vite passer à la suivante. Voyons le bon coté des choses ! Bellefleur se fait assez discret, et son duo avec Jason fonctionne toujours à merveille au niveau des dialogues. Toutefois, ce n'est pas une grande saison qui s'annonce pour ce personnage a priori. L'histoire entre Jessica et Jason est nettement plus excitante. Le retour de Newlin m'avait laissé de marbre dans le final, mais c'est finalement assez amusant pour le moment. Est-ce que Jason va craquer ? C'est ce que l'on souhaite tous, mais je sens que l'on va jouer avec nos nerfs et cette affaire va mal finir, dans tous les sens du terme (pour Newlin et pour nous).

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// Bilan // Après un Season Premiere un peu faible en intensité et en enjeux, le deuxième épisode de la saison 5 de True Blood relève le niveau et se permet même, au passage, de ne pas avoir recours une seule fois au sexe pour ce faire ! Un exploit qui méritait d’être souligné : un bon épisode du hit de HBO sans cul, c’est possible. Mais on n’a pas forcément envie que ça devienne une habitude non plus, hein…

18 mai 2012

Veep [Pilot]

20060884

Fundraiser (Pilot) // 1 380 000 tlsp.

44030376


What About ?

La sénatrice Selina Meyer devient la vice-présidente des Etats-Unis. Elle découvre alors que ce métier est très loin de ce qu'elle avait imaginé. Ses déboires sont prétexte à une satire politique...

Who's Who ?

Créée par Armando Iannucci (In The Loop, The Thick Of It). Avec Julia Louis-Dreyfus (Seinfeld, Old Christine), Anna Chlumsky (My Girl), Tony Hale (Arrested Development), Reid Scott (My Boys, The Big C)...

So What ?

  Ces derniers temps, je me suis souvent demandé ce qui passait par la tête des pontes de HBO à refuser quasi-systématiquement tous les pilotes qu'ils commandaient. Bien entendu, un pitch intéressant, un bon casting et des  producteurs qui ont déjà fait leurs preuves n'assurent pas obligatoirement la réussite et l'aboutissement d'un projet. Mais tout de même. A ce petit jeu-là, on a eu The Wonderful Maladys, 12 Miles Of Bad Road, The Miraculous Year, All Signs Of Death et plus récemment Tilda, Spring-Fall et surtout The Corrections qui ont été snobés par la chaîne, malgré des auspices plus qu'attrayants et prometteurs. On ne verra jamais ces pilotes, certains étaient peut-être très mauvais. Mais là où je veux en venir -parce que je sens bien que je tarde un peu trop- c'est que je ne comprends pas bien comment Veep a pu arriver à l'antenne. Enfin j'exagère un peu. Si, je comprends. D'autant que je n'ai pas trouvé ce pilote mauvais à proprement parler. Disons simplement qu'elle n'apporte rien de nouveau. Games Of Thrones offre une alternative intéressante. Treme aussi dans un autre genre. Et ça vaut pour à peu près toutes les séries de la chaîne, qu'on les aime ou pas. C'est encore plus vrai pour l'autre nouveauté qui accompagne Veep, Girls, qui est un vrai petit bijou comme on en attendait plus. Bored To Death avait un truc aussi coté comédie. Même Hung ou Eastbound & Bound. Bref, la liste est longue. Mais Veep, sérieusement ?

   On pourrait d'abord rétorquer que Veep a un atout de taille : Julia Louis-Dreyfus. C'est vrai, mais c'est un peu faux aussi. Je l'aime bien la bougresse. Je n'ai pas vu grand chose de Seinfeld à mon grand désarroi (j'ai les DVD mais pas le temps de les regarder) mais il me semble bien qu'elle y était excellente. Et le rôle de sa vie restera toujours celui d'Elaine de toute façon. Elle m'a bien fait marrer aussi quand elle est apparue en guest dans Arrested Development. C'était quelque chose ! A partir de Old Christine, ça se gâte un peu. C'est super que HBO lui fasse confiance mais ne méritait-elle pas une meilleure série que celle-ci ? D'après le pilote, son personnage est tout sauf attachant. Il n'est pas particulièrement agaçant non plus. Il laisse indifférent. Gênant pour une héroïne. Et il ne fait pas beaucoup rire. Encore plus gênant pour une comédie. Quel autre atout possède Veep alors ? Ses acteurs secondaires peut-être. Tony Hale était excellent dans Arrested Development lui aussi. Tiens, on y revient. Il se débrouille bien ici aussi, à première vue. Reid Scott ? Un peu de tendresse à son égard, uniquement parce qu'il a joué dans The Big C et que The Big C est une série importante pour moi. En plus, il a dans Veep un rôle très différent et même prometteur. Et puis il y a Anna Chlumsky et je crois qu'en souvenir de My Girl, un film culte de mon enfance, je serais prêt à regarder toute la saison rien que pour elle. Son personnage est sans conteste le meilleur, le seul qui soit attachant d'ailleurs. Et puis l'actrice n'a jusqu'ici jamais eu la carrière qu'elle méritait. Il est temps que la roue tourne ! Bravo aux producteurs de lui avoir donné sa chance et merci HBO de ne pas les en avoir empêchés. Un autre atout particulier sinon ? Non, je n'en vois pas vraiment.

   Veep est présentée comme une satire politique mais ce que j'ai vu, moi, c'est une simple suite de gags, rarement brillants, parfois vulgaires, souvent ratés. Le problème de Selina Meyer n'est pas qu'elle n'est pas compétente mais juste qu'elle est bien trop égocentrique pour s'autoriser à l'être. Son problème aussi c'est qu'elle n'est pas la Présidente mais la Vice-Présidente et que son champ d'action est donc plus limité. Elle est un peu notre François Fillon en fin de compte. Elle est là mais on se demande bien à quoi elle peut servir ! Et elle aussi visiblement. Comment la série peut-elle tenir sur la longueur dans ces circonstances ? Je l'ignore mais je crois que je ne serai pas là pour le savoir. Je préfère largement revoir Parks And Reacreation (et rattraper la saison 4) qui, sur un thème proche, s'en sort bien mieux et avec plein de fous rires à la clé ! Sur ce coup-là, HBO aurait pu s'abstenir. 

How ?



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