31 juillet 2012

GCB [Saison 1]

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Saison 1 // 5 860 000 tlsp.

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   Depuis 10 ans, Darren Star, le créateur de Beverly Hills, Melrose Place et Sex & The City -autant dire qu'on lui doit beaucoup de nos premiers émois sériephiliques- a beaucoup de mal à renouer avec le succès. Peu de gens se souviennent de Cashmere Mafia ou Miss Match -si toutefois ils ont eu connaissance de leur existence un jour- encore moins de télespectateurs savent qu'il a créé en 2009 une telenovela -c'est dire son désespoir- et bien peu d'entre nous se souviendrons de GCB, pourtant sa tentative la plus réussie de ces dernières années. Et je trouve cette déchéance particulièrement triste. Il faut dire qu'ABC n'a jamais donné l'impression d'y croire et n'a pas vraiment joué le jeu. Plusieurs épisodes ont été proposés après des rediffusions, par exemple. Tout ça me semblait particulèrement honteux de leur part après avoir vu le pilote et avant de terminer la 1ère et donc unique saison. Maintenant, je les comprends un tout petit peu mieux mais je ne leur pardonnerai pas pour autant : GCB n'avait pas d'avenir sur le long terme, en tout cas en l'état.

   Pour des raisons que j'ignore, et qui viennent peut-être de la chaîne elle-même -on n'est pas à l'abri d'une contradiction- au fil de ses 10 épisodes, la série s'est refusée à développer des intrigues importantes et soapesques, ce qu'on attendait tout naturellement d'elle. Elle s'est contentée de faire du Desperate Housewives en plus osé et plus vulgaire -et c'est là sa plus grande qualité- mais en moins efficace aussi. Chaque épisode tournait autour d'une fête, ou d'un événement quelconque se déroulant dans ce quartier huppé de Dallas, et permettant aux héroïnes de cabotiner au milieu de décors flamboyants et kitschs. Carlene et ses amis vont à la chasse, organisent une soirée costumée, font un concours de tee-shirts mouillés, préparent un barbecue géant... tous les clichés de la vie en banlieue y passent, souvent pour notre plus grand plaisir coupable. Les scénaristes, les costumiers et les décorateurs ne se refusent rien et poussent le délire aussi loin qu'ils le peuvent, jusqu'à ce que cela devienne épuisant voire indigeste. Les passages plus sérieux semblent factices et manquent de profondeur faute de temps. L'émotion est donc effleurée parfois mais rien de plus. Les enjeux sont assez peu nombreux, les coups de putes sont amusants, inventifs et nombreux mais ils sont toujours vite oubliés pour passer aux suivants. Les personnages ont une capacité à oublier d'un épisode à l'autre assez déconcertante. C'est un peu gênant. Et puis il y a un problème avec la moitié des personnages, qui était visible dès le pilote mais pas plus inquiétant que ça. Au lieu de se résorber naturellement, il s'est accentué. 

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   Mon principal souci vient de Sharon et de son couple plus généralement. Elle était déjà lourdingue sans son mari, son accent hyper prononcé devenu rapidement très irritant n'arrangeant rien, mais elle était juste insupportable en sa présence, lui-même étant du genre pathétique. Son délire de télé-achat, pour prendre un exemle parmi tant d'autres, était vraiment raté. On ne pourra pas dire que les auteurs n'ont pas essayé. Je me demande quand même quelle est la part de responsabilité de Jennifer Aspen, son interprète, dans cette affaire. J'ai l'impression qu'avec une autre actrice, le personnage aurait pu être plus drôle et ses intrigues moyennes pardonnables. Dans le cas d'Heather, c'est beaucoup plus simple : elle n'avait aucune personnalité. Elle se contentait d'aller dans le sens du vent, de manière générale, un coup du coté d'Amanda, un coup dans l'autre camp, sans que l'on sache vraiment pourquoi. Ses quelques intrigues amoureuses se sont toutes soldées par des échecs cuisants, n'étant ni amusantes, ni touchantes... En fait, Heather était "trop normale" pour s'intégrer facilement au  groupe. Le personnage n'aurait pas existé, la série aurait été la même. On ne peut pas dire ça des autres. Pour le coup, je ne pense pas que Marisol Nichols y soit pour quelque chose. Elle a fait ce qu'elle a pu avec le peu qu'on lui a donné. C'est sûr qu'à sa place, Eva Longoria ou Sofia Vergara -puisqu'il s'agissait aussi clairement de remplir un quota latino- auraient peut-être su transcender le matériau d'origine... Et puis au bout du compte, le problème de ces deux personnages vient aussi du fait qu'ils paraissent fades comparés aux autres, en particulier face à Carlene et Cricket. 

   L'atout numéro un du show, c'est évidemment Kirstin Chenoweth et ça, on le savait avant même que la série ne commence. Là où Glee, par exemple, ne lui avait pas donné beaucoup d'espace pour s'exprimer -hormis en chantant- GCB lui laisse toute la place. Honnêtement, absolument aucune autre actrice n'aurait pu incarner ce rôle mieux qu'elle. C'est comme s'il avait été écrit pour elle, et c'est un peu le cas de toute façon (même si la série est adaptée d'un bouquin à la base). Elle en fait des caisses et des caisses mais ça marche à tous les coups. Elle donne du rythme aux épisodes, elle possède les répliques les plus osées, elle est une caricature de caricature... elle donne tout, elle s'éclate et ça se ressent totalement. On peut dire sans aucun doute que GCB n'aurait vraiment pas eu la même saveur sans elle. Carlene est évidemment le personnage le plus irrévérencieux car le plus hypocrite de tous, et elle a de la concurrence. C'est la plus spirituelle mais c'est aussi celle qui pèche le plus. La plupart du temps d'ailleurs, elle s'en rend compte et s'en flagelle mais cela ne l'empêche jamais de recommencer. GCB détourne à chaque épisode un verset de la bible avec brio -mais ça n'aurait certainement pas pu durer sur plusieurs saisons, malgré la richesse de l'oeuvre mythique, sans tourner rapidement en rond et lasser- et ne cherche jamais à s'en excuser. Je ne pense pas qu'elle soit si offensante que cela au final, en partie parce qu'elle n'est jamais cruelle, de la même manière que Suburgatory avec laquelle elle partage de nombreux points communs. Il y a de la bienveillance derrière tout ce faste, ce maquillage et ces provocations verbales, presque de la tendresse même. En particulier vis à vis d'Amanda, la repentie. Elle n'est pas aussi drôle que ses consoeurs, c'est certain, mais elle est attachante. Son histoire avec le frère de Carlene est d'ailleurs très mignonne, sans jamais gnangnan. Leslie Bibb et Eric Winter forment un bien beau couple. La relation d'Amanda avec ses enfants n'est pas du tout exploitée et c'est un euphémisme, mais celle qu'elle partage avec sa mère, plus si conflictuelle que par le passé, est intéressante. Je regrette simplement que Gigi passe trop souvent au second plan. Je la voyais plus haute-en-couleurs. Annie Potts méritait mieux mais elle était néanmoins excellente dès que l'occasion se présentait. Je terminerai sur ma chouchoute, Cricket, et son cher mari. GCB n'a rien inventé, c'est clair, mais leur histoire "d'amour" à eux, qui se révèle être plus une histoire d'amitié qu'autre chose, est très atypique et très touchante. Je ne me souviens d'aucun équivalent à la télévision. Il est gay, elle le sait mais ils restent mariés, pour les enfants en partie, pour le regard des autres aussi, surtout au Texas, mais surtout parce qu'ils se plaisent dans ce confort, dans ce lien si spécial qui les unit. Ils se sont longtemps épanouis ainsi, même s'ils commencent doucement à inspirer à autre chose. Vraiment, ils mériteraient presque un spin-off ! J'espère qu'une nouvelle série/comédie reprendra ce point de départ dans le futur (même si ça peut faire penser à Will & Grace du coup). Cricket m'a permis de confirmer tout le bien que je pensais de son actrice, Miriam Shor. J'espère la revoir très vite... Je n'ai pas évoqué le mari de Carlene, mais dans le genre belle ordure, il était très fort et il avait beaucoup de potentiel. C'est peut-être par lui que les aspects les plus soapesques de la série auraient pu émerger si elle avait duré. Le cliffhanger de fin de saison, surprenant mais très maigre, ne donnait vraiment pas envie de voir la suite...

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// Bilan // GCB avait très bien commencé et a fait preuve de beaucoup d'imagination tout au long de ses 10 épisodes, mettant ses héroïnes dans des positions dingues et parfois hilarantes. Mais elle s'est révélée aussi très répétitive et peu ambitieuse. Elle aurait pu davantage s'épanouir dans un format comédie single-camera de 22 minutes à vrai dire. Tant pis... L'essai n'a pas été concluant mais il valait la peine d'être tenté. Ah... "Amanda, Amanda, Amanda". C'est la phrase culte qui restera !


10 mars 2012

GCB [Pilot]

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Pilot // 7 600 000 tlsp.

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What ?

 Amanda Vaughn, une mère de deux enfants qui vient de perdre son mari et qui est complétement ruinée, n'a pas d'autre choix que de retourner vivre dans son Dallas natal dans un quartier huppé, entourée de Gigi, sa mère, envahissante et insupportable, et ses anciennes ennemies botoxées bien décidées à détruire sa réputation. Darlene Cockburn, la chef de bande, va à l'église chaque Dimanche, connaît par coeur les versets de la Bible mais n'hésite jamais à outrepasser certains commandements pour arriver à ses fins. Sharon, l'ancienne reine de beauté, est devenue mangeuse compulsive. Cricket, quant à elle, est désormais une femme d'affaire impitoyable, mais elle ignore que son mari est gay. Heather, qui n'est pas née avec une cuillère en argent dans la bouche, est toujours célibataire...

Who ?

 Créee par Darren Star (Beverly Hills, Melrose PlaceGrosse PointeSex & The City). Avec Leslie Bibb (Popular, Preuve à l'appui), Kristin Chenoweth (A la Maison BlanchePushing Daisies, Glee), Miriam Shor (Swingtown, Damages), Jennifer Aspen (Rodney), Annie Potts (Any Day Now, Designing WomenMen In Trees), Marisol Nichols (The Gates), David James Eliott (JAG), Mark Deklin...

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So What ?

   2012 sera-t-elle l'année du grand retour des bitches ? Il y en a eu une qui débarquera bientôt sur ABC, à qui il ne faudra pas faire confiance et qui habite dans "l'appartement 23"; il y a l'éternelle Sue Ellen aussi, qui reviendra cet été secouer le ranch de Southfork dans la suite de Dallas mais elle risque de nous faire plus pitié qu'autre chose à la manière de la Amanda Woodward de la CW... et puis il y a les héroïnes de GCB, plus trash que les Desperate Housewives mais ellles vont avoir besoin d'un peu de temps pour faire leurs preuves, si toutefois on leur en laisse. Je ne vais pas vous mentir : j'ai A-DO-RE ce pilote ! Il a pas mal de défauts, dont celui de la surrenchère, mais il m'a vraiment donné très envie de voir la suite. Le principal est donc accompli pour ma part. Mais à ce que j'ai pu lire un peu partout, on est assez peu nombreux à avoir été convaincus... 

   ll est d'abord essentiel de ne pas chercher à comparer GCB à Desperate Housewives même si ABC a logiquement cherché à la marketer comme son digne successeur. Les deux séries ont évidemment quelques points communs et vont plutôt bien ensemble mais GCB, contrairement à sa grande soeur, a décidé de jouer à fond la carte de la caricature et de l'absurde là où, au moins au début, Desperate cherchait plutôt à proposer quelque chose de fun, certes, mais aussi dramatique en se rapprochant du thriller à travers l'intrigue fil rouge. Ici, pas de fil rouge ni de dimension dramatique ! Beaucoup de fun. Lorsque l'héroïne perd son mari, par exemple, pas question d'en pleurer. Elle est désespérée mais pas au point de perdre son sens de l'humour et de la dérision. De toute façon, elle ne l'aimait plus vraiment. Ses enfants, assez transparents pour le moment, ne semblent pas plus touchés que ça non plus. Je comprends que tout ça puisse déranger un peu le téléspectateur mais il faut vraiment regarder GCB en mode second degré car elle est écrite et pensée de cette manière, comme la plupart des shows de Darren Star d'ailleurs. On pourrait facilement la rapprocher de Grosse Pointe. Encore faut-il avoir vu la série ! Pas évident en France. 

   Les actrices cabotinent à mort mais la production ne pouvait pas réunir une distribution plus parfaite ! Leslie Bibb, peu crédible en mère de deux enfants avouons-le, est super sweet, super belle et la fin de l'épisode laisse supposer que son personnage va reprendre ses bonnes vieilles habitudes de mean girl. Excellente nouvelle car elle sait faire ça parfaitement : elle a été bien odieuse pendant deux ans dans l'excellente série Popular (la première de Ryan Murphy, moins brouillonne que Glee). Kristin Chenoweth est juste formidable dans tous les rôles qu'elle a eus jusqu'ici et cette Darlene Cockburn ne devrait pas déroger à la régle. C'est elle qui donne tout son rythme au pilote et, même si la plupart de ses actions sont prévisibles, on ne peut que rire de bon coeur à toutes ses répliques. Le fait d'assumer à ce point le fait d'être toute refaite inspire le respect, en plus. Kristin est en intégralement faite de plastique et elle ne cherche pas à s'en cacher. Voilà des actrices qui assument ! On ne peut pas en dire autant de leurs copines de Wisteria Lane... Dans le top 3 des personnages principaux, Cricket m'a tout l'air d'être excellente et, contrairement à sa toute petite et squelettique copine blonde, elle semble avoir gardé un peu de réserve pour la suite. Je sens qu'elle va nous surprendre ! J'adore déjà l'histoire avec son mari gay, et la complicité de celui-ci avec Amanda est très réjouissante. J'ai confiance en Miriam Shor en plus, car elle a su prouver dans Swingtown et Damages toute l'étendue de son talent. Et il ne se limite pas à faire rire. Si par mégarde Cricket se retrouve dans une situation difficile, elle pourrait facilement nous émouvoir. Je suis plus réservé au sujet de Jennifer Aspen, Marisol Nichols et leurs deux personnages mais elles sont un peu trop en retrait dans ce premier épisode pour véritablement juger de leur intérêt. Et puis il y a Annie Potts, excellente en mère d'Amanda. On connait mal l'actrice en France parce que la plupart des séries qui l'ont fait connaître ont été mal diffusées chez nous mais elle est un peu culte aux Etats-Unis. On comprend aisément pourquoi en la voyant dans GCB. Les hommes sont clairement moins intéressants pour le moment, surtout le mari de Sharon, un peu ridicule. 

   GCB est peut-être over ze top, ultra caricaturale et prévisible, mais son ambiance country (pas si courante), ses détournements religieux malins et osés, ses répliques qui font mouche et ses actrices extraordinaires, suffisent à la rendre d'ores et déjà drôle et attachante, voire même marquante. Elle divise, elle provoque pas mal de réactions épidermiques... bref, elle ne laisse pas indifférent ! Si ses premières audiences avaient été un peu meilleures (et elles auraient pu l'être avec une stratégie plus efficace d'ABC), j'aurais été prêt à parier que le public finirait pas adhérer ! 

What Chance ?

   Jusqu'au lancement, j'ai cru en GCB là où tout le monde pensait, visiblement à raison, qu'elle échouerait. Si le second épisode parvenait à limiter la casse ainsi que les suivants, la série pourrait décrocher in extremis une deuxième saison mais ça va être compliqué...

How ? 

02 janvier 2012

Pour 2012, je veux...

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   2011, c'est fini ! Et pour les sériephiles, on peut dire que 2011 aura un été un bon cru. On a eu droit à de très belles nouveautés du coté du câble, toutes assez différentes les unes des autres : The Killing dans le genre policier pas procédural, Shameless US pour le fun émouvant, Homeland pour la tension constante, American Horror Story pour l'épouvante à la sauce Ryan Murphy, Enlightened pour la comédie noire rayon de soleil, Falling Skies pour les aliens façon Spielberg, Teen Wolf pour les ados velus et j'en oublie forcément, notamment celles que je n'ai as aimé personnellement mais qui ont fait du bruit (je pense à Game Of Thrones par exemple) ! Pendant ce temps-là, les networks ont su se réveiller avec pas mal de bonnes sitcoms puisque le genre est de nouveau à la mode (Suburgatory, 2 Broke Girls, Up All Night, Happy EndingsAwkward...) et quelques dramas de qualité qui sortent/sortaient de l'ordinaire... ou pas (Revenge, Once Upon A Time, The Event, Harry's Law, Pan Am...). La plus grosse déception revient certainement aux "anciennes", qui n'ont souvent pas proposé leurs meilleures saisons. Je pense à Dexter, Breaking Bad, Brothers & Sisters, How I Met Your Mother... mais heureusement, d'autres tiennent encore très bien la route (Grey's Anatomy, Parenthood, True Blood, Misfits, The Good Wife, The Vampire Diaries...) Pour ma part, l'année fut douloureuse en terme d'annulations déchirantes puisque j'ai perdu Brothers & Sisters, United States Of Tara et Big Love. Mais pour chacune d'entre elles, on va dire que le moment était venu. 

   Du coté du blog, je tenais juste à vous remercier à nouveau pour votre fidélité. Après avoir dépassé le million de pages vues en Janvier dernier (500 000 se sont rajoutées depuis), DesNewsEnSeries.Canalblog.fr est devenu DesNewsEnSeries.fr et, il y a quelques semaines, le million de visiteurs a été dépassé ! Merci à tous !

 Place à maintenant à mes voeux pour 2012 :

 

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En 2012, je veux que Desperate se termine en beauté

   Nul n'ignore qu'en Mai 2012, les habitantes de Wisteria Lane vont définitivement fermer boutique après 8 ans. Quoiqu'on pense de Desperate Housewives aujourd'hui, elle fait partie des séries les plus cultes de la dernière décennie et mérite de partir aussi joliment qu'elle est arrivée. A mi-parcours, on peut dire que ça ne va pas être évident de proposer une fin vraiment satisfaisante mais tout peut encore arriver d'ici là et on peut de toute façon d'ores et déjà dire que la saison 8 ne sera pas la plus mauvaise ! C'est déjà ça. J'espère par ailleurs que Good Christian Belles sera à la hauteur pour prendre leur succession dignement...

 

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En 2012, je veux que le soap soit à l'honneur

   En tant que grand fan de soaps depuis ma plus tendre enfance, j'ai toujours espéré que le genre revienne à la mode depuis. Sans succès jusqu'ici. Les rares tentatives récentes se sont toutes soldées par des échecs. Beaucoup de séries s'apparentent cependant à des soaps déguisés (c'était un peu le cas de Big Love par exemple et les exemples sont nombreux). Mais un vrai bon soap bien juicy avec de bonnes bitches dans la plus pure tradition, on l'attend toujours. Clairement, le "succès" surprise de Revenge a ouvert la voie. Chez ABC, les projets du genre se multiplient depuis et la saison des pilotes à venir pourrait ainsi se révéler très croustillante ! The Secret Lives Of Husbland & Wives, Suburban Shootout, One Fifth Avenue, American, Ann of Hollywood, Devious Maids, Wicked Good... Parmi ces titres se cachent peut-être un de nos futures guilty-pleasures ! Mais l'heure de vérité, ce sera cet été sur TNT avec le grand retour de Dallas où ancienne et nouvelle génération vont se cotoyer. Si le public répond présent, on peut se dire qu'il y a de l'espoir...

 

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 En 2012, je veux de bonnes séries françaises (et qu'elles durent)

   Les années passent et, malheureusement, ce souhait ne se démode pas. On nous promet chaque année monts et merveilles, que la fiction française va enfin se réveiller bla bla bla. Puis quand l'année se termine, on fait le bilan et il est moche, très moche. En 2011, Arte est entrée dans la course mais en est sortie perdante audimatiquement parlant si bien qu'en 2012, seul Ainsi soient-ils devrait voir la lumière du jour sur la chaîne franco-allemande. Canal a préféré laisser tomber Pigalle, mais continuera d'offrir l'offre française la plus crédible (mais la plus... payante aussi !). Orange Cinéma Séries va tenter Q.I. mais comme de toute façon personne ne possède ces chaînes... Chez France 2, Les hommes de l'ombre et Clash donnent un peu d'espoir. Mais ça ne fait pas grand chose. Reste donc Fais pas ci fais pas ça. Pas ma tasse de thé à moi mais on ne fait pas mieux. Sur TF1, je crois qu'il est inutile de commenter. Et puis sur M6, on ne mise plus que sur les fonctions basées sur un animateur populaire de la chaîne. Autant dire qu'on est proche du néant créatif. Et les coproductions comme Le Transporteur, c'est bien gentil mais ce n'est pas à propement parler de la fiction française ! Bref, ce n'est a priori pas en 2012 que la situation va évoluer mais l'espoir fait vivre...

 

 NBC

En 2012, je veux que NBC renaisse de ses cendres... ou pas 

   Au début, c'était amusant de voir NBC, la chaîne reine des années 90, se vautrer toujours un peu plus. Mais on en est arrivé aujourd'hui à un niveau où ce n'est même plus drôle. Je serai toujours de la #TeamABC mais il faut reconnaître que c'est beaucoup moins drôle de se battre contre une cause perdue donc j'espère que les choses vont s'arranger pour la chaîne du paon. D'un autre coté, cette chute a sans doute été bénéfique pour nous sériephiles. Est-ce que des Friday Night Lights, Parenthood ou Parks And Recreation auraient survécu à une autre époque ? Certainement pas. Ca devient quand même très embarrassant pour tout le monde cette histoire. Faites donc que Smash soit un succès et le premier d'une longue liste pour NBC ! Il est temps que NBC et ABC joignent leur force pour faire tomber CBS de son trône ! 

 

   En 2012, à titre plus personnel, je veux...

   En vrac : trouver enfin le temps d'accorder à mes intégrales d'Alias, Boston Legal et Seinfeld les visionnages qu'ils méritent (mais aussi Greek) / Re-tenter Mad Men et reprendre Justified et Sons Of Anarchy. Il est temps que je devienne un homme, un vrai ! / M'intéresser davantage aux "séries du monde", il y a tant de bijoux un peu partout... / Trouver la force et le courage d'écrire ma série à moi... et si j'arrive déjà à faire tout ça, ce sera énorme ! 

 

BONNE ANNEE SERIEPHILIQUE 2012 A TOUS !

Posté par LullabyBoy à 10:28 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
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10 juillet 2011

[Saison 2011/2012 - Dramas] 2- Good Christian Belles

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What ?

 Amanda Vaughn, une femme récemment divorcée et mère de deux enfants, décide de retourner dans son Dallas natal dans un quartier huppé, entourée de ses anciennes ennemies botoxées bien décidées à détruire sa réputation. Il y a Sharon, l'ancienne reine de beauté devenue mangeuse compulsive; Darlene Cockburn, la chef de bande qui va à l'église chaque Dimanche, qui connaît par coeur les versets de la Bible mais qui n'hésite jamais à outrepasser certains commandements pour arriver à ses fins, et son mari, un métrosexuel aux allures de cowboy; ou encore Gigi, sa propre mère, envahissante et insupportable...

Who ?

 Créee par Darren Star (Beverly Hills, Melrose Place, Grosse Pointe, Sex & The City, Cashmere Mafia). Avec Leslie Bibb (Popular, Preuve à l'appui), Kristin Chenoweth (A la Maison Blanche, Pushing Daisies, Glee), Miriam Shor (Swingtown, Damages), Jennifer Aspen (Rodney), Annie Potts (Any Day Now, Designing Women, Men In Trees), Marisol Nichols (The Gates), David James Eliott (JAG), Mark Deklin...

Where ?

 ABC.

When ?

 Dans une case inconnue (à la place de Pan Am après Desperate Housewives le dimanche) à partir de la mi-saison.

Why ?

 Parce que Darren Star n'a créé que des bonnes séries, même celles qui n'ont pas marché (je vise plus Grosse Pointe que Cashmere Mafia certes) et ce n'est pas un gros républicain conservateur (on se moquera ici allégrement de la religion). Parce que les premières images me donnent la nette impression que ça ne peut pas être mauvais. Un peu décevant au pire mais sympa quoi qu'il arrive. Les dialogues m'ont tout l'air d'être très efficaces. Parce que Kristin Chenoweth est merveilleuse, délicieuse et hilarante ! Parce que Miriam Shor est assez géniale dans son genre aussi. Parce que j'aime bien Leslie Bibb depuis Popular... Bref parce que le casting est très réussi. Parce que Desperate Housewives a LARGEMENT fait son temps et que cette nouveauté semble prête à prendre la relève, et en plus trash ce serait génial mais ne rêvons pas trop. Parce que ça faisait longtemps qu'une série ne s'était pas déroulée à Dallas. Ca nous changera ! 

Why Not ?

 Parce que se servir de la série comme d'un bouche trou en mi-saison m'est incompréhensible (un avis partagé avec beaucoup de commentateurs américains). C'est prendre le risque de faire de ce qui ressemblait à un hit potentiel un éventuel flop. Parce qu'aussi bon soit le casting, il n'est pas aussi populaire que celui de Desperate Housewives à ses débuts. Pas d'équivalents à Teri Hatcher, Marcia Cross ou Nicollette Sheridan. Parce qu'il semblerait que la série ne joue quasiment que la carte de la comédie alors qu'un mélange dramédique m'aurait paru plus judicieux (comme le faisait très efficacement Desperate au départ). Parce que les hommes sont très peu nombreux dans le casting régulier, on se profile donc vers un défilé de beaux gosses qui peut vite se révéler agaçant. Parce que ça suffit, j'arrête de me creuser la tête pour trouver des raisons négatives bateaux : je suis confiant à 90% !

How ?

What Abou You ?