20 janvier 2014

The Last Ship [Pilot Script]

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THE LAST SHIP

Drama // 42 minutes

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Pilote "Phase Six" écrit par Hank Steinberg (The Nine, Interpol, FBI Portés Disparus)  & Steven Kane (The Closer). Produit par Michael Bay (Transformers, Pearl Harbor, Armaggedon). Réalisé par Jonathan Mostow (Clones, Terminator 3, U-571). Adapté de William Brickley. Pour TNT & Platinum Dunes. 65 pages.

Après avoir passé plusieurs mois en Arctique pour une mission top secrète, l'équipage de l'USS Nathan James, un destroyer de la NAVY, découvre avec horreur qu'une épidémie a décimé une majeure partie de la population terrestre. La Chine et l'Europe sont en guerre, tandis que le Gouvernement Américain n'est plus. Protégés par les océans, le commandant et les 200 âmes sous ses ordres font partie des derniers survivants de la planète. Une scientifique présente à bord doit absolument trouver un vaccin avant l'extinction totale de l'espèce...

Avec Eric Dane (Grey's Anatomy), Rhona Mitra (Nip/Tuck, Boston Justice, Strike Back), Adam Baldwin (Chuck, Firefly), Michaela McManus (Vampire Diaries, Les Frères Scott, New York Unité Spéciale), Charles Parnell, Travis Van Winkle, Christina Elmore...

 

   L'été prochain, la chaîne câblée TNT va lancer The Last Ship, probablement son projet le plus ambitieux depuis son lancement en 1988, à ranger du côté du Falling Skies de Spielberg et son équipe. Celle qui nous a habitués à des cop-shows de toutes sortes, plus ou moins bien fichus (The Closer, Perception, Rizzoli & Isles, SouthLAnd...) et quelques programmes plus inattendus (Dallas, Mob City, Men of a certain age...) a donc fait confiance à Michael Bay pour produire une série résolument tournée vers l'action sur fond de fin du monde. Ils se sont adressés à la bonne personne. A priori, pas de monstres ni d'extra-terrestes ici, juste un très méchant virus (mortel) qui se propage à la vitesse de la lumière et qui n'épargne personne, pas même le président des Etats-Unis et ses plus proches collaborateurs... enfin personne sauf la femme et les enfants du Commandant Tom Chandler, l'un des deux héros de The Last Ship. Ils ont survécu, reclus dans une cabane quelque part dans les bois. On touche là à l'un des principaux défauts de ce type de show (et de film) : le patriotisme américain exacerbé, quelque peu crispant -vous aurez droit en fin de pilote à une envolée lyrique remplie de prières et d'espoir- et ces bons vieux ressorts plein de bon sentiments mettant en avant les valeurs familiales et le triomphe de l'amour. Moi, ça m'ennuie et me gâche le plaisir.

   Parce que du plaisir, j'en ai quand même pris à la lecture de ce script plutôt bien agencé, qui commence doucement puis qui monte en puissance avant de s'achever sur un cliffhanger pas très original mais efficace. SPOILER ALERT : Il y a un traitre sur le bâteau. On en a pour notre argent (et le premier trailer laisse penser que les moyens ont bien été mis pour que The Last Ship ressemble à quelque chose). On nous promet de beaux plans larges du destroyer, ainsi que du paysage gelé environnant. Une scène se déroule même sur la glace, en compagnie de scientifiques. On n'échappe pas à des envois de missiles tonitruants et de belles explosions à la clé. SPOILER ALERT : Notre pauvre France est détruite sous nos yeux par ces vilains Chinois qui refusent d'admettre que le virus est né par chez eux. On s'étonnerait presque que ce ne soit pas les Russes les responsables de la fin du monde... jusqu'à ce que les Russes tirent sur le vaisseau américain. Forcément. De tous ces clichés on se passerait bien. Mais on sait tous à quoi s'attendre face à ce genre d'histoires de toute façon ! The Last Ship n'a aucunement l'intention de renouveler le genre. Elle se contente surtout de l'adapter au format télé (la première saison comptera 10 épisodes).

   Au bout d'un moment, une fois lassé des scènes d'action en tous genres, je me suis retrouvé face au gros problème de ce pilote : il ne présente pas correctement les personnages en dehors des trois héros principaux. Et encore. Si les personnalités sont rapidement affirmées, on ne peut pas dire qu'il y ait quoi que ce soit qui nous permette de nous attacher à eux. Et on peut craindre le pire sachant que les acteurs choisis pour les incarner ne sont pas de grands tragédiens, si vous voyez ce que je veux dire. Eric Dane, Rhona Mitra et Adam Baldwin, c'est pas l'Actor's Studio quoi. En même temps, ils devraient bien s'en sortir puisqu'on ne leur demande rien. J'ai un peu d'espoir au sujet du Dr Rachel Scott (Mitra), parce que c'est la chic fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds face à tous ces hommes décérébrés. On ne peut que l'aimer. Mais les deux alpha males qui vont très vite se taper dessus m'agacent déjà, en partie à cause de leurs répliques toutes faites, clichées à mort. Le reste des personnages se noient dans la masse pour l'instant. On ne comprend pas qui fait quoi précisément (mais mon ignorance dans le domaine de la NAVY n'aide pas). D'ailleurs, je ne me rappelle déjà plus vraiment d'eux, à part du petit jeune qui vomit en découvrant des corps en putréfaction sur un yatch abandonné. Mais c'est à peu près tout ce qu'il fait. 

   The Last Ship devrait ravir les amateurs des productions cinématographiques de Michael Bay. Les ingrédients sont les mêmes, tous les clichés sont respectés, les personnages sont aussi peu dignes d'intérêt. En cela, le pari est réussi, le divertissement est assuré ! Si vous cherchez de la subtilité, des performances d'acteurs, de l'émotion, je ne vous conseille pas d'embarquer. Vous risqueriez de très vite le regretter !

 

 

A VENIR : FATRICK, HIEROGLYPH, TIN MAN, THE MIDDLE MAN, CONSTANTINE, SECRETS AND LIES, SENSE 8, HERE’S YOUR DAMN FAMILY, SEA OF FIRE, HOW TO GET AWAY WITH MURDER, CLEMENTINE, BAD JUDGE, LIFESAVER...

Posté par LullabyBoy à 01:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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08 octobre 2012

Grey's Anatomy [9x 02]

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Remember The Time // 10 840 000 tlsp.

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    Après un Season Premiere particulièrement émouvant qui avait mis la barre très haut, Grey's Anatomy poursuit sur sa lancée avec un deuxième épisode encore plus bouleversant et sacrément éprouvant, qui entre facilement dans le top 20 des pièces les plus marquantes de la série (sur 174 !). Construit quasiment de la même manière que le premier épisode de la saison 6 de Private Practice, il se concentre sur l'après crash d'avion en dédiant un acte par personnage, dont les histoires sont évidemment intimement liées les unes aux autres. Le concept est efficace mais il prend un peu de temps à se mettre en place. Dans les cas de Meredith et Derek, qui ouvrent le bal, il faut s'habituer aux sauts dans le temps incessants, frustrants au prime abord mais préférables tout compte fait. Plutôt que de nous montrer en détails tout ce qui s'est passé pendant cette semaine terrible où ils étaient coupés du monde, perdus au milieu des bois, entre la vie et la mort, les auteurs ont préféré n'en dévoiler que quelques images stylisés, tournées dans un studio, et faire raconter aux personnages les moments les plus affreux. L'impact n'en est que plus grand puisque l'on ressent ainsi la force de leur traumatisme à travers leurs hésitations, leurs larmes, leurs silences éloquents aussi. 

   Le premier acte consacré à Meredith sert surtout d'introduction, il rôde le mécanisme de l'épisode, plante le décor, mais ne trouve son véritable intérêt que lors des segments de Derek et de Cristina et surtout lors de la magnifique conclusion. Celle-ci m'a d'ailleurs drôlement perturbé tant elle ressemblait à un monologue de fin de série. C'eut été un épilogue parfait. Et elle explique très bien pourquoi Meredith a choisi de rester à Seattle : malgré tous les malheurs qui lui sont tombés sur la tête dans cette ville, c'est aussi là qu'elle a connu ses plus grands bonheurs et qu'elle a fait ses plus belles rencontres. C'est là qu'elle est devenue médecin, c'est là qu'elle a rencontré sa meilleure amie, sa "person", c'est là qu'elle a renoué avec sa famille, c'est là qu'elle a fait la connaissance de l'homme de sa vie et c'est là qu'elle est devenue mère. Avec beaucoup d'optimisme, un peu trop même, elle assure que tout ira bien : "Everything's gonna be fine". Elle essaye en tout cas de s'en persuader. Plus que jamais, elle sert de ciment au groupe, elle est l'élément qui l'empêche de s'effondrer, mais, malgré sa bonne foi, elle ne peut pas retenir Cristina... De son coté, Derek apprend à devenir humble après des années de prétention et d'égo mal placé. Sa blessure semble ainsi davantage lui servir de leçon que la fusillade. C'est appréciable. Pendant quelques instants, il m'a paru sympathique. Un bel exploit en somme !

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   Dans ses derniers instants, c'est davantage à Richard qu'à Derek que Mark se confie. Pendant sa période de "surge", durant laquelle un patient en phase terminale de se maladie connait un regain d'énergie avant de sombrer, il se transforme en grand sage qui a plein de choses essentielles à dire sur la vie, plein de leçons à donner. Ce n'est absolument pas le Mark que l'on connait mais c'est définitivement un Mark que l'on aurait aimé connaitre. L'hommage qui lui a été rendu au précédent épisode était suffisant, mais ces quelques minutes supplémentaires passées en sa compagnie n'ont pas été déplaisantes. Parmi les instants les plus forts, on retiendra cet horrible moment où il est obligé d'avouer à Julia -que l'on avait complètement oubliée avec tout ça- que c'est Lexie qu'il a toujours aimée. On ne connaissait pas bien la jeune femme, puisque les auteurs se sont acharnés pour qu'on la voit le moins possible, mais on ne pouvait que ressentir de la peine pour elle. Et puis il y a eu aussi la signature lente et douloureuse des formalités à remplir avant de tomber dans le coma. Sans oublier ses demandes incessantes pour voir sa fille, Sofia, qui seront restées lettre morte puisque Jackson arrive malheureusement trop tard. Callie fait évidemment partie intégrante de ce segment de l'épisode mais c'est au cours de celui d'Arizona, le dernier d'ailleurs, le plus bouleversant sans doute, que Sara Ramirez brille le plus face à une Jessica Capshaw comme on ne l'avait jamais vue. Elle joue la colère, la douleur et l'amertume avec autant de talent que la joie, la légéreté et la simplicité. Comme Callie, on a l'impression de ne pas avoir la vraie Arizona devant nous mais une autre femme, désespérée, qui lui aurait volé son corps (et piqué une jambe au passage !). La grande altercation entre Arizona et Alex était merveilleuse. Horrible mais merveilleuse. L'entendre dire autant d'horreurs sur Alex était jouissif je dois dire, pour un anti-Karev comme moi. Même pas de peine pour lui. Même pas. 

   Le morceau dédié à Cristina n'était pas le dernier chronologiquement mais c'est celui sur lequel je voulais moi terminer car c'est probablement celui qui m'a le plus touché, en grande partie grâce à l'interprétation encore une fois magistrale de Sandra Oh. La scène dans la baignoire figure facilement parmi ses plus grands moments dans la série. C'était absolument affreux de l'entendre raconter après plusieurs jours de silence le drame qu'elle avait vécu avec des détails particulièrement atroces, entre les insectes qui commençaient à bouffer la jambe d'Arizona et les animaux de passage qui se sont battus pour dévorer la chaire de Lexie. Quand on entend ça, effectivement, on comprend pourquoi on a choisi de ne pas tout nous montrer. C'eut été sacrément gore, façon The Walking Dead. Non merci. Le départ de Cristina de Seattle, qui semblait déjà logique à la base, l'est encore plus désormais. Pour autant, il lui faudra bien revenir un jour. On imagine mal les scénaristes la laisser pourrir dans le Minnesota, sans Meredith et sans Owen. Ah oui car après ce qui s'est passé, il y a fort à parier que le couple va se reformer. L'histoire de l'enfant paraitra peut-être dérisoire après tout ce qu'ils ont vécu. Ou alors la jeune femme changera d'avis. Une option qui ne me plait guère entre nous soit dit. Bon et puis sinon quelques secondes sont réservées à Jackson et April et leur histoire naissante déjà contrariée. Il veut la retenir, il arrive trop tard, elle est déjà partie. C'est un peu faible à coté de tout le reste mais c'est bien tenté ! Je termine sur LA référence génialissime de l'épisode : Bailey qui évoque Lost ! Shonda Rhimes est très fan de la série et n'a pas caché que l'idée du crash d'avion lui venait de là. C'était un joli clin d'oeil. 

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// Bilan // Ce deuxième épisode de la saison 9 de Grey's Anatomy parvient à faire oublier la très mauvaise idée du crash d'avion en réussissant à en traiter les conséquences sur nos héros avec le brio qu'on lui connait. Ce n'était pas tire-larmes, ce n'était pas facile, mais c'était saisissant et boulerversant. Encore une belle heure de télévision à mettre sur le compte de la série !

01 octobre 2012

Grey's Anatomy [9x 01]

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 Going, Going, Gone (Season Premiere) // 11 730 000 tlsp.

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   Ce qui devait arriver arriva. RIP Mark Sloan. 1968-2012. Comme elle en a pris l'habitude, Grey's Anatomy entame sa 9ème saison sur un deuil, cette fois celui du célèbre McSteamy, dont l'image la plus marquante restera sa sortie de douche légendaire. Ce n'est certainement pas le personnage dont le départ aura été le plus émouvant et ce n'est pas non plus le personnage qui nous manquera le plus. Mais l'hommage qui lui a été rendu tout au long de l'épisode était très touchant et totalement fidèle à l'homme qu'il était. Excellente cette idée d'avoir inséré des petits passages vidéo retraçant son évolution à travers les années. Il a commencé en 1994 par demander à Derek, sur le point de se marier, quel était l'intérêt de jurer fidélité à une seule femme. Puis il a tenté de faire une sextape avec Callie, en 2007. Deux ans plus tard, au mariage de cette dernière et d'Arizona, il avouait espérer vivre la même chose avec Lexie un jour. En 2011, il accueillait chez lui sa petite fille, Sofia, et la berçait pour qu'elle s'endorme. Dès le début de l'épisode, on savait qu'il allait y passer. C'est une bonne chose de ne pas avoir cherché à faire durer le suspense sur la question de sa survie. Avec le départ d'Eric Dane annoncé cet été, il n'y avait absolument aucun autre moyen de le faire partir logiquement. Il ne pouvait décemment pas laisser tomber sa fille, Callie et Arizona dans un moment aussi difficile. Et nous n'aurions pas supporté de le voir passer une saison, ou plus, à pleurer Lexie de toute façon. Shonda Rhimes a fait le bon choix et a réuni là-haut ceux qui s'aiment (pour une fois).

   Bien évidemment, le crash d'avion est encore dans tous les esprits alors qu'une trentaine de jours a passé. Ce saut dans le temps est frustrant car il nous prive des conséquences immédiates de l'accident mais c'est en réalité une technique pas idiote pour miser en ce début de saison sur l'ignorance la plus totale des téléspectateurs. Que s'est-il réellement passé pendant une semaine dans les bois ? On aura la réponse plus tard, possiblement au prochain épisode. Pour l'heure, il s'agit de nous montrer, comme après la fusillade, qu'aucun des personnages n'en est sorti indemne moralement, que ce soit ceux qui ont vécu le drame de l'intérieur ou ceux qui l'ont vécu en tant que spectateur dans un premier temps puis qui en ont subi eux aussi les conséquences ensuite. Jackson a perdu son mentor par exemple et doit maintenant enfin se faire confiance en gardant à l'esprit tous les conseils que Mark lui a prodigués pendant ses années d'apprentissage. C'est triste à dire mais c'es presque ce qui pouvait lui arriver de mieux. Alex, lui, souffre du mal de celui qui a survécu, qui aurait pourtant pu mourir parce qu'il aurait dû être dans cet avion, mais qui est toujours là et qui ne sait plus comment vivre. Alors, Karev Style, il couche avec toutes les nouvelles internes pour oublier. C'est pathétique bien entendu, mais c'est lui dans toute sa splendeur. Meredith, de son coté, ne semble pas si traumatisée que cela en apparence. Elle a pourtant perdu sa soeur. Mais comme le fait remarquer Owen, elle est forte, plus forte que n'importe qui d'autre au Seattle Grace, elle a un rapport avec la mort particulier puisqu'elle n'a cessé de frapper son entourage en plein fouet, et elle a une vie, celle de sa fille, à protéger, le meilleur moyen de continuer à avancer. 

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   Pour Callie, les choses ne sont pas aussi simples puisqu'elle n'a pas seulement perdu son meilleur ami, elle a aussi perdu la confiance de sa femme. On sait encore peu de choses sur l'amputation d'Arizona, dont l'image de la jambe coupée reste un des plus grands chocs que la série nous ait procurés, mais l'on devine que c'est Callie qui a pris cette grave décision et qu'Arizona l'en tient pour responsable depuis. Alors que le couple avait été globalement épargné la saison précédente, il semblerait qu'un chemin sombre et douloureux se dresse devant eux... Et puis il y a aussi Derek, dont la main abîmée ne semble plus vouloir fonctionner tout le temps. Je suis un peu moins sensible à cette intrigue, sans doute parce que le héros me laisse de plus en plus indifférent. Mais il est toujours là, alors on va devoir faire avec. Quelques états plus loin, au beau milieu du Minnesota, dans la neige et le froid, cette chère Cristina galère dans un hôpital où les chirurgiens ont des méthodes archaïques et où ils ne sont pas les stars. Les patients le sont. Or, Cristina est une superstar. Cristina doit donc soit gagner en humilité, ce qui semble peu probable, soit retourner au Seattle Grace, où elle pourra rester elle-même et où on l'aimera pour ça (sauf les nouveaux internes sans doute). Je suis toujours très fan des passages où Cristina n'est pas dans son milieu naturel. On en avait eu beaucoup en début de saison 7 et c'était drôle et émouvant. Vivement que Meredith trouve la force de lui rendre visite ! Et Owen peut-être aussi. En attendant, lui il est parti chercher April, retournée dans la ferme où elle a grandi après ses mésaventures lors des examens de fin d'études. C'était grotesque de la voir traîner ce cochon dans un décor en fond vert, mais j'étais content de la revoir et je la trouve désormais essentielle à la série (mais je l'ai toujours défendue de toute façon). 

   En l'espace de deux épisodes, Grey's Anatomy a perdu trois de ses personnages principaux : Lexie, Mark et Teddy, laquelle n'aura d'ailleurs visiblement dit au revoir à personne. C'est un peu moche. Mais la nouvelle génération de médecins est prête à combler comme elle peut ces absences. Il est trop tôt pour dire si les nouveaux internes ont du potentiel mais ils sont en tout cas intégré en douceur. La pire des choses aurait été de nous les imposer avec force dès le premier épisode de la saison ! Jo, incarnée par Camilla Lundington, nous est présentée en quelque sorte comme la nouvelle Meredith. C'est ce que suggère le montage du tout début de l'épisode qui rappelle celui du tout premier épisode de la série, musique comprise. Toutefois, un peu plus tard, elle se transforme en George puisque c'est elle que Meredith a choisie pour être "la victime de la rentrée", celle qui est choisie pour opérer, qui échoue inévitablement et qui doit servir d'exemple pour sa promotion. Là encore, on joue à fond sur la nostalgie avec efficacité. On n'insiste pas trop sur l'idée du recommencement, juste ce qu'il faut pour que cela passe bien. Les scènes à la cafétéria sont dans le même esprit, légères et amusantes. Je me réjouis de la présence de Tina Majorino, même si elle est en retrait pour le moment. Seul le personnage de Gaïus Charles me laisse un mauvais pressentiment. J'ai l'impression qu'il va être chiant... Meredith est devenue "Medusa", la nouvelle Bailey, et cette dernière est désormais surnommée "Booty Call Bailey'. C'est vraiment fun et bien trouvé. J'espère toutefois que le ciel du monde merveilleux de l'ancienne nazie va prochainement s'assombrir car on en a un peu marre de la voir heureuse et rayonnante... 

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// Bilan // "Sometimes things die and there's nothing you can do about it". Si les plus belles années de Grey's Anatomy sont derrière elle, Shonda Rhimes n'a pas dit son dernier mot pour autant et ne laissera pas mourir sa série à petit feu sans se battre. Proposer un Season Premiere de cette qualité au bout de 9 saisons est un véritable tour de force, tout comme parvenir à nous surprendre encore. J'ignore si cette nouvelle salve d'épisodes sera aussi bonne que les précédentes, la logique voudrait que non, mais cette première pièce démontre que la série est encore plein de possibilités, toujours capable d'évolution... 

20 mai 2012

Grey's Anatomy [8x 23 & 8x 24]

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Migration // Flight (Season Finale)

 9 820 000 tlsp. // 11 440 000 tlsp.

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   Le vent tourne. Je le sens qui tourne. Je savais déjà que depuis deux voire trois saisons, depuis le fantôme de Denny, depuis le départ d'Izzie, ceux qui croyaient encore en Grey's Anatomy étaient de moins en moins nombreux. Et c'est quelque chose qui m'a toujours attristé car, sans me forcer, sans chercher à me persuader, j'ai continué à l'aimer encore très fort, cette série, sachant reconnaître certaines de ses faiblesses dont sa perte globale d'efficacité. Entre temps, il y a eu le final de la saison 6, époustouflant, choquant, inoubliable, qui a réconcilié tout le monde au moins pendant deux heures et un été. Mais ce dont je suis certain aujourd'hui, c'est qu'après le final de cette saison 8, beaucoup d'autres fans vont lui tourner le dos à leur tour. Le débat fait rage. Les insultes à l'encontre de Shonda Rhimes, la créatrice de la série et scénariste de cet épisode, fusent. Pour plusieurs raisons différentes. Certaines étant parfaitement justifiées, ou en tout cas compréhensibles, et d'autres... imméritées, voire idiotes. Et moi, je ne sais pas très bien où me placer dans tout ça. Pour sûr, ce final ne m'a pas scotché comme je l'aurais souhaité. Il ne m'a pas non plus ému comme je me devais de l'être vu les circonstances. Il ne m'a pas déplu pour autant. Il m'a surtout frustré. Mais la frustration, à la fin d'une saison, c'est un signe positif. Cela signifie que l'on reviendra, au moins pour le prochain Season Premiere. N'est-ce pas le but premier après tout ?

   Fallait-il se lancer dans une nouvelle intrigue catastrophe après toutes celles qui ont frappé le "Seattle Grace Mercy Death", comme dirait Cristina ? J'ai bien peur que non. Grâce aux études de nos héros qui s'achèvent et grâce aux potentiels départs de plusieurs d'entre eux, il y avait largement de quoi faire un final puissant et jouant à fond la carte du suspense, de la nostalgie et de l'émotion. Ce crash d'avion ne pouvait pas rivaliser avec la fusillade de toute façon. Ce n'était même pas la peine d'essayer. On était déçu avant même de l'avoir vu. Bien sûr, il y a une explication "technique" derrière cela : Shonda Rhimes ne sachant toujours pas au moment de l'écriture de cet épisode puis du tournage quels acteurs historiques allaient renouveler leurs contrats, il lui fallait proposer une fin suffisamment "ouverte" pour permettre un ou plusieurs départs au début de la saison 9. Et, clairement, utiliser une tragédie de ce type était la solution la plus facile. Elle s'est donnée du mal pour rendre la situation crédible -à ce titre, merci à Cristina d'être partie sur le thème "nous sommes tous maudits" car c'est évidemment ce à quoi on a tous pensé en découvrant l'étendu des dégâts- mais c'était perdu d'avance. J'ai quand même trouvé très pertinents les parallèles entre les scènes au Seattle Grace, souvent joyeuses et pleine de légéreté, et celles sur les lieux de l'accident, terrifiantes et desespérées. Entendre Callie faire passer des messages d'espoir alors que l'amour de sa vie était sur le point de perdre la vie, ça procurait de sacrés princements au coeur. Voir Richard fiers de ses élèves, prêts à les célébrer comme il se doit, bouclant une boucle tracée depuis le pilote, c'était aussi très dur rétrospectivement. Le message de Karev laissé sur le répondeur d'Arizona aurait pu m'attendrir  également, mais j'étais trop énervé qu'il n'ait pas fait parti du voyage pour ça. Et puis Bailey était en mode romance, comme dans l'épisode précédent et ceux d'avant, et même si c'était mignon, on avait vraiment pas envie de s'appesantir là-dessus. 

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    Qui suit un tant soit peu l'actualité des séries ne pouvait ignorer que ce final allait comporter une mort importante. Les bandes-annonces de l'épisode insistaient bien là-dessus, comme il est de coutume dans ces cas-là. L'annonce du renouvellement des contrats des six acteurs principaux s'est faite à quelques jours seulement de la diffusion. Les possibilités sur l'identité de la victime en étaient donc grandement réduites. Je misais du coup tout sur Lexie ou Mark. Je ne croyais pas tellement à la mort d'Arizona. D'un point de vue purement scénaristique, elle aurait eu beaucoup moins de répercussions que celle de "Little Grey" ou de "McSteamy" sur les autres personnages. Et c'est la soeur de Meredith qui a donc été tuée, comme ça, au bout de 15 minutes d'épisode, à un moment où l'on ne s'y attendait pas. Dans un final comme celui-ci -et on en a l'habitude maintenant- les morts ne meurent qu'à la toute fin. Cependant, ce choix plutôt audacieux ne s'est pas révélé payant : au lieu de rendre la scène encore plus puissante car surprenante et soudaine, il l'a rendu expéditive, comme si Lexie n'avait finalement pas grande importance. Les derniers mots de Mark étaient évidemment bouleversants mais pris dans la panique et coincés entre deux scènes à mi-chemin entre cette forêt et le Seattle Grace, ils n'ont pas eu la force escomptée. Et je crois que c'est cela, plus que la mort en elle-même du personnage, qui fait rager un certain nombre de fans. Et il vaut mieux d'ailleurs car il se trouve que c'est Chyler Leigh, l'interpréte de Lexie, qui a demandé à quitter la série. Certes, Shonda aurait pu ne pas la tuer, juste la faire quitter Seattle, mais vu la situation de son histoire avec Mark, cela aurait été incompréhensible et encore plus rageant. Sans compter qu'Izzie nous a déjà fait le coup ! J'ai encore du mal à réaliser que "Little Grey" est morte. Elle a été peu présente cette saison -sûrement à la demande de l'actrice- mais on était quand même très attaché à elle. On espérait encore plein de scènes de complicité avec Meredith. On ne se souvient même pas de la dernière, tant elle remonte dans le temps. Et puis Meredith, pauvre Meredith... elle qui était devenue enfin si heureuse... On savait bien que ça n'allait pas durer mais lui faire un coup pareil ! Je vais peut-être en faire hurler certains mais j'espère que Mark, qui est dans un sale état, succombera à ses blessures dans le premier épisode de la saison 9. En fait, je ne vois pas le personnage se remettre d'une telle épreuve. Et j'aime assez l'idée qu'il la rejoigne. Le mythe du couple maudit, tout ça... J'aurais quand même préféré que ce soit Meredith et Derek qui écopent de cette fin-là.

   Un autre départ a secoué cet épisode et celui-ci était encore plus inattendu mais moins douloureux bien qu'émouvant d'une autre manière. La saison 9 se fera donc sans Teddy également. Ce qui a une certaine logique : depuis la mort d'Henry, les auteurs n'avaient vraisemblablement plus grand chose à dire sur elle -je suis pourtant sûr qu'il y avait de quoi faire- et, surtout, le seul moyen de faire rester Cristina au Seattle Grace vu l'état actuel des choses, c'est en lui proposant le poste de Teddy ! Je suis très triste à l'idée de ne plus voir Kim Raver dans la série. Je serai aux anges si ses nouvelles aventures faisaient l'objet d'un spin-off. Mais j'ai bien conscience que ça n'arrivera certainement pas. Il aurait fallu le faire tout de suite. Dans un an, ce sera trop tard. Une série médicale au sein d'une entité militaire, même si ça a déjà été fait (China Beach et plus récemment Combat Hospital). Teddy aura en tout cas partagé une dernière scène avec Owen très réussie. Enfin dernière... je suppose qu'elle ne va pas quitter l'hôpital comme ça, sans dire au revoir à Cristina et aux autres. Je me rends compte que je n'ai pas tellement parlé de ce qui se passait au coeur de l'action, dans la forêt, sûrement parce que ça se passe de commentaires : c'est efficace, c'est "Greysien" à plusieurs niveaux (l'obsession de Yang pour sa chaussure, le fou rire d'Arizona...), c'est atroce pour les yeux à la vue de certaines blessures et c'est totalement épuisant au final, éprouvant... mais habituel. C'est ça le pire : Grey's Anatomy nous a habitués à "ça".

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// Bilan // Il y a eu toutes sortes de Season Finales au cours des sept saisons précédentes de Grey's Anatomy : celui qui n'en était pas un (saison 1), celui qui était riche en émotion et qui a marqué les esprits (saison 2), celui qui laissait sur une grosse surprise (saison 3, l'annonce de l'existence de Lexie), ceux où il ne se passait pas grand chose (saison 4 et saison 7), celui qui nous laissait sur un suspense insoutenable (saison 5, la possible mort d'Izzie) et celui qui était simplement un chef d'oeuvre (saison 6, la fusillade). Celui qui était à la fois trop ambitieux, trop classique et trop facile, vraiment "trop" trop quoi, c'est celui de la saison 8. Il conclut sur une pointe d'amertume une salve d'épisode qui a pourtant été globalement bonne, surtout après tant d'années. Toutefois, nul ne peut ignorer, pas même moi, que les plus belles années de Grey's Anatomy sont derrière elles et qu'il faudra savoir, dans une saison ou deux, fermer les portes du Seattle Grace pour de bon.

10 mai 2012

Grey's Anatomy [8x 22]

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Let The Bad Times Role // 9 240 000 tlsp.

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   A San Francisco, la pression monte puisque le moment est venu pour Meredith, Cristina, Alex, April et Jackson de passer leurs examens oraux en trois parties. Ce que l'épisode a sans conteste le plus réussi, c'est de nous avoir fait partager au plus près l'anxiété des candidats avant, pendant et après les épreuves ! On pouvait également comprendre l'exaspération des examinateurs à certains moments... Histoire de rendre l'épisode encore plus prenant, on nous annonce dès l'ouverture que l'un des cinq personnages va échouer. J'ai tout de suite misé sur April, parce qu'il me semblait que c'était la solution la plus logique au regard des derniers événements. Cristina est indestructible; Meredith, même malade, ne pouvait qu'assurer; Alex allait forcément attendrir le jury avec son histoire; et Jackson étant un habitué des ratages, il n'allait pas en ajouter un à sa collection simplement à cause de sa mère (il lui faisait des guilis le candidat qui passait son examen dans la pièce d'à-coté ? Non parce que pour être à ce point hilare...). La bonne élève névrosée qu'est April ne pouvait que faire tout foirer, surtout après avoir trahi le petit Jésus qu'elle affectionne tant. Son comportement relevait d'ailleurs presque de la schizophrénie pendant le test (elle a honte d'avoir couché avec Jackson mais recommence aussitôt...) et complètement de l'hystérie. On a l'habitude qu'elle soit bizarre, qu'elle n'agisse pas comme quelqu'un de normalement constitué mais là, quand même, elle a atteint des sommets de grand n'importe quoi ! Les auteurs y sont allés un peu trop fort et ça devenait vraiment super embarrassant à la fin mais je crois bien que j'ai aimé ressentir cela.  J'applaudis Sarah Drew pour sa performance en tout cas. Et aussi Kevin McKidd qui réalisait cet épisode et qui a su insuffler au script énormément d'énergie et de rythme, je présume. Le rendu était tip top. 

   En comparaison, les médecins restés au Seattle Grace ont joué aux petits bras. Bailey m'a bien fait rire avec les potentiels nouvelles recrues de l'hôpital mais c'était trop léger. Ce sont clairement des figurants qui ont été choisis et aucune de ces têtes ne reviendra l'année prochaine. C'était pourtant une bonne occasion d'introduire un nouveau personnage discrètement. Beaucoup de temps a été consacré à Arizona qui recevait la visite d'un ami d'enfance encore cher à son coeur, atteint d'un cancer depuis de nombreuses années. Ce personnage sorti de nulle part et par conséquent pas très attachant au premier abord est surtout un prétexte pour revenir sur le plus grand traumatisme de la vie de la jeune femme : la mort de son frère. C'est une des premières choses que l'on a su sur elle lorsqu'elle a intégré la série mais le sujet n'a jamais vraiment été approfondi. Les auteurs l'avaient sans doute gardé sous le coude pour le jour où ils seraient en panne d'idées la concernant. Ce qui nous importe le plus de toute façon, c'est l'impact que cela va avoir sur son couple avec Callie, si elle en a un du reste. Un petit nuage gris dans un ciel qui a été très bleu tout au long de la saison, ce n'est pas plus mal. Du coté de Lexie et Mark, fini le surplace ! Little Grey avoue enfin sans détour ce qu'elle ressent -toujours- pour Mc Steamy et cela donne lieu à une scène Grey's Anatomyenne tout à fait jouissive et attendrissante. Comment Mark pourrait-il ne pas craquer après ça ? Et puis Julia est ENFIN réapparue à l'écran ! Ca veut donc sans doute dire qu'elle va vite dégager... On pourra difficilement la regretter, même si on le voulait très fort.

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// Bilan // Ce qui se passait à San Francisco dans cet épisode était prenant, stressant et comique à la fois, jouissif même à certains moments; ce qui se déroulait à Seattle n'était pas tout à fait à la hauteur. Let The Bad Times Roll n'en reste pas moins une pièce maîtresse de cette saison 8, sur le point de s'achever. 


23 février 2012

Grey's Anatomy [8x 15]

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Have You Seen Me Lately? // 8 310 000 tlsp.

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  Et encore un crossover de gâché entre Grey's Anatomy et Private Practice. Le pire (ou le meilleur ?) c'est que vu l'état du spin-off actuellement en terme d'audiences, il se peut qu'il s'agisse aussi du dernier. Derek aurait eu une belle occasion de se rendre à Los Angeles il y a de ça quelques épisodes (excellents) pour soutenir sa soeur qui était alors en très mauvais état (je vais éviter de spoiler pour ceux qui n'ont pas encore vu les épisodes en question) mais non, il est resté bien au chaud dans son hôpital à Seattle. Alors c'est Amelia qui vient, à la base pas vraiment pour se réconcilier avec son frère mais on sait très bien que c'est là où les scénaristes veulent nous amener. Le cas médical ? Un simple prétexte puisque la patiente n'apparaît même pas à l'écran. Difficile alors de donner envie aux téléspectateurs de Grey's de poursuivre avec Private. N'était-ce pas le but pourtant ? De toute façon, les intéractions d'Amelia avec le reste du casting se limitent à Derek et Lexie, laquelle fait d'ailleurs une excellente médiatrice et donne un peu plus d'intérêt à ces scènes peu engageantes. Comme je le disais dans cet article imaginant le sauvetage de Grey's Anatomy afin qu'elle perdure, un transfert d'Amelia (et d'Addison et Sam) en cas d'annulation de Private serait bienvenue. La mini Shepherd n'aurait pas trop de mal à s'intégrer je pense...

   Le crossover était tout à fait anecdotique mais, à vrai dire, le reste de l'épisode aussi globalement. Il était routinier et un peu lent au démarrage. Les divers passages montrant Cristina et Owen en thérapie de couple n'ayant pas aidé, il faut bien le dire. J'adore leur intrigue, je n'ai aucun problème avec ça, mais les auteurs sont clairement dans une impasse. Ils savent certainement où ils veulent aller mais pas forcément comment. Ils ont malheureusement choisi une voie trop empruntée. Du coup, les scènes étaient répétitives et les personnages en devenaient franchement antipathiques. Que cela cesse, et vite ! Les cas médicaux des uns et des autres étaient plutôt amusants, la palme revenant clairement à Bailey. Un peu plus et elle aussi devenait énervante cela dit. Les scénaristes ont su s'arrêter à temps. Son opposition à Mark était originale d'une certaine façon puisque les deux personnages sont rarement amenés à dialoguer. En revanche, Arizona et Alex travaillent souvent de pair ces temps-ci. C'est vrai que leur duo fonctionne relativement bien. C'était à nouveau le cas ici. Mais l'intrigue dans son ensemble n'était pas passionnante. Si encore on avait connu un peu cette médecin interne sortie de nulle part... De toute façon, tout ce qui touche à Karev a tendance à me repousser, même quand c'est bien écrit. C'est comme ça. A part ça, super scène entre Callie et Richard, très décalée et surprenante. Le duo Callie/Meredith était pas mal non plus dans son genre et un cas médical loufoque comme celui-ci, ça nous avait manqué !

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// Bilan //  Un épisode quantitavement bien fourni en intrigues, surtout médicales, mais qualitativement un peu faible. La saison 8 de Grey's Anatomy a besoin d'un petit coup de pied dans la fourmilière pour être relancée jusqu'à son dénouement.

26 janvier 2012

Grey's Anatomy [8x 12]

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Hope For The Hopeless // 9 420 000 tlsp.

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   Non seulement cet épisode de Grey's Anatomy était tout à fait bouleversant mais, en plus, il était particulièrement important pour l'évolution des personnages et pour la suite de la saison. Bref, il était indispensable. Un must-see. A de nombreux moments, j'ai vraiment eu l'impression d'être devant un épisode de la saison 2 ou 3. Le Grey's Anatomy diablement efficace des débuts en somme, qui a laissé place depuis à un autre, moins réussi dans l'humour mais toujours aussi bien construit et émouvant. On dirait bien que ça y est, Shonda sait comment elle terminera la saison 8 et a défini les étapes pour y arriver...

   A quel moment de la saison interviendra la mort d'Adele ? Peut-être pas à la toute fin, comme je le pensais initialement, mais dans quelques épisodes seulement. Sa condition s'aggrave, la folie la guette. Loretta Devine n'a définitivement pas volé son Emmy l'an passé. Rien qu'avec ses scènes dans cet épisode, elle peut prétendre à remporter la statuette à nouveau ! Elle était parfaite. Même si la probabilité pour qu'un homme ait vécu avec deux femmes qui ont toutes les deux souffert de la maladie d'Alzheimer est faible, le parallèle dans le bloc opératoire entre Adele, Richard et Meredith dans le rôle d'Ellis était pertinent. La scène en elle-même était vraiment superbe, le passage sur My Funny Valentine tout particulièrement, mais ce qui était très touchant aussi mais de manière plus subtile, c'était de voir Meredith apporter de l'aide à Richard pour calmer Adele. Cette bienveillance a d'ailleurs trouvé une réciproque lors de l'anniversaire de Zola lorsqu'il l'a prise dans ses bras et qu'il a rappelé à la jeune femme qu'elle était d'ores et déjà une bien meilleure mère que sa mère. L'intrigue autour du choix de Meredith sur sa spécialité m'a plu aussi parce qu'elle était traitée avec beaucoup de finesse mais, dans le fond, elle n'a pas tellement d'intérêt étant donné que l'on sait très bien quel sera son choix. Je me demande d'ailleurs, du coup, si le prochain épisode -celui sur l'univers alternatif- ne partirait pas de ce prétexte-là... Pouquoi pas ?

   Depuis la mort d'Henry, pardoxalement, le duo Cristina/Teddy n'a jamais été aussi... fun ! Leur petit stratagème pour pouvoir opérer était hilarant. Leur complicité fait vraiment plaisir à voir, surtout après tout ce qu'elles ont vécu ensemble. Cela ne fait évidemment pas les affaires d'Owen mais j'ai encore beaucoup de mal moi-même à lui pardonner son énorme faux pas. Il s'est très mal comporté dans cet épisode mais peut-être pas au point de mériter une telle souffrance lors de la scène finale. A plein de moments cet épisode était bouleversant, comme je l'ai déjà souligné, mais ce passage-là était une sacrée claque ! Et tant pis si Kevin McKidd n'est pas toujours à la hauteur de l'excellence de Sandra Oh. La scène n'en était pas moins forte. Et pour terminer sur tout ce qui touchait à l'émotion, les cas médicaux étaient particulièrement réussis. Celui des soeurs était surtout drôle, mais celui du petit garçon malade était... les synonymes de "touchant" commencent à me manquer... Enfin, vous avez compris. Je trouve d'ailleurs que Cheryl White, qui joue la mère, mériterait d'être davantage qu'une guest dans tout un tas de séries. A quand un rôle régulier ?

  Pour la partie plus divertissante, on a pu compter sur "Calzona" et Mark, même si je regrette que Julia apparaisse encore si peu et de loin. Il y a vraiment quelque chose à faire de ce personnage, il semble avoir du potentiel... J'espère qu'elle n'est pas juste là pour combler en attendant que Lexie et Mark se remettent ensemble, ce qui arrivera tôt ou tard, qu'on le veuille ou non. Je n'ai pas bien compris pourquoi April,  Jackson et Alex voulaient déménager alors que théoriquement, Meredith et Derek sont censés emménager dans leur "maison-bougies" sur les hauteurs de Seattle... un jour. Mais bon, ce ne serait pas inintéressant de créer une nouvelle dynamique ailleurs, tant que le foyer des Grey ne disparait pas de la série. C'est le deuxième décor le plus important après l'hôpital quand même ! Tiens, Lexie et Mark finiront peut-être par y couler à leur tour des jours heureux... 

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// Bilan // Face à des épisodes comme celui-là, je me dis que Grey's Anatomy n'est vraiment pas qu'un "simple" drama médical comme il y en a eu tant d'autres et comme il y en aura encore beaucoup. Il s'agit vraiment de l'un des meilleurs dramas, networks et câble confondus, encore aujourd'hui. 

25 octobre 2011

Grey's Anatomy [8x 06]

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Poker Face // 9 540 000 tlsp.

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    Le thème de cet épisode intitulé Poker Face est intéressant : souvent, dans la vie, on préfère se voiler la face, repousser les échéances parce que le conflit fait peur, parce que le conflit fait mal, parce que le conflit peut amener loin dans le rancoeur et le ressentiment et que l'on n'en ressort jamais totalement indemne malgré le soulagement que cela peut procurer sur le moment. Nos héros vont donc choisir de ne pas se parler, de toujours dédramatiser en espérant vivre enfin une journée normale, sans bouleversements, sans heurts. L'entreprise était donc fichue d'avance : comment retenir notre attention quand il ne se passe pas grand chose ? Que serait Grey's Anatomy sans ses grands discours, ses larmichettes, ses moments de complicité ? Une série médicale bien fichue mais ennuyeuse. C'est exactement ce qu'est cet épisode : bien fichu mais ennuyeux.

   Je ne sais pas si le retour en force des cas médicaux en ce début de saison est un choix délibéré pour cacher d'autres faiblesses ou le simple désir de revenir aux fondamentaux mais, au bout de huit saisons, il est nécessaire que les scénaristes comprennent que si les patients qui nous sont présentés ne sont pas attachants d'une façon ou d'une autre alors c'est inutile de leur accorder plus de temps d'antenne. Franchement, le papy fringuant de Karev m'a amusé dans sa première scène mais tout le reste le concernant était royalement chiant. Le patient de Callie et Cristina aurait pu être super intéressant mais il a vite été réduit aux engueulades répétitives de ses parents. Cela illustrait très bien le propos de l'épisode mais on en attendait forcément plus. Quant aux recherches de Bailey avec April et leurs souris, elles m'emmerdent profondément ! On nous a imposé cette intrigue sans intérêt tout à coup, on veut en faire un grand arc de la saison alors qu'il n'y a visiblement rien à en dire ! Je ne vois pas où ils veulent en venir. Alors oui, là encore, c'était marrant par moment et c'est devenu un peu plus intéressant lorsque Meredith est entrée en scène mais il n'y a rien sur quoi on puisse vraiment s'accrocher... 

   Miracle : Lexie est enfin de retour ! Mais depuis quand Derek la déteste au juste ? Pas compris. Awkward April a encore fait des siennes. Moi, je suis client, mais je sais que c'est loin d'être le cas de tout le monde. Je ne sais pas si elle réussira à se faire aimer par ses collègues et par les téléspectateurs un jour mais je la soutiendrais jusqu'au bout ! Sa lente évolution m'amuse et Sarah Drew a l'air de bien s'éclater. Cela dit, j'espère qu'à un moment donné, les auteurs traiteront ce sujet d'un point de vue moins léger, plus dramatique. Cette fille a quand même de vrais problèmes qui la handicapent. Ce serait bien d'en parler avec justesse et émotion. Le trio Callie/Mark/Arizona a été très en retrait depuis la rentrée et il semblerait que l'on se penche sur leur cas à partir de maintenant. Les deux mamans retrouvent enfin un semblant de vie conjugale pendant que le papa joue au baby-sitter. Il a besoin de tirer son coup, clairement, mais personne dans les parages ne peut actuellement devenir sa partenaire de jeu. Un nouveau personnage féminin ne devrait donc pas tarder à faire son apparition... Les quelques interventions de Richard au sein du couple Cristina/Owen m'ont bien fait marrer. Le chief n'a jamais été aussi bon que depuis qu'il n'est plus chief !

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// Bilan // Chaque saison depuis deux-trois saisons, on a droit à deux-trois épisodes hyper médicaux où les frasques des héros sont mises entre parenthèses pour privilégier la médecine. Ce sont souvent les moins bons car ils ne correspondent absolument pas à nos attentes. On dirait qu'il ne sont que des alibis pour prouver à qui veut l'entendre que Grey's Anatomy malgré les coucheries et les bonnes blagues, c'est bel et bien une série médicale ! Wake Up : personne ne la regarde pour ça, personne !

11 octobre 2011

Grey's Anatomy [8x 04]

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What Is It About Men // 8 700 000 tlsp.

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    Grey's Anatomy a beau veillir sereinement, elle cherche encore à nous surprendre et à changer nos habitudes de temps à autres. C'est particulièrement le cas cette semaine avec un épisode 98% hommes. Les femmes de la série ne sont pas subitement toutes parties en vacances en même temps mais elles se contentent de faire de la figuration, quand elles ne sont pas totalement absentes à l'écran. Meredith cède logiquement sa place de voix off non pas à un mais à tous les hommes du Seattle Grace. Passé l'effet de surprise, on se laisse aisément prendre au jeu même si l'on sent bien que la série est écrite par des femmes en majeure partie. Les discours d'ouverture et de fermeture auraient pu être prononcés par l'héroïne finalement, et l'étude sur le Mâle n'est pas très poussée... Elle est même un peu trop clichée à mon goût. Les hommes qui bricolent, tout ça... Mouais. C'était un bon moyen de les réunir (et pas uniquement autour d'une bière) et ça a permis par la même occasion de faire avancer la construction de la maison Shepherd. Les travaux ont quand même commencé il y a trois ans... Excellente idée également de faire des patients du jour des geeks blessés lors d'une convention type Comic Con. Les auteurs se font alors plaisir avec des réfèrences à Doctor Who, Game Of Thrones, Lord Of The Rings et j'en passe. Un peu facile mais pretty funny !

   D'ailleurs, l'impression globale qui ressort de cet épisode, c'est justement son aspect sympathique et amusant. Il ne se passe rien de grave et je le regrette presque : cela aurait été intéressant de voir les réactions de ces hommes confrontés à un vrai drame, ou au moins pour l'un d'entre eux. Owen prend ses fonctions de nouveau chief et se révèle assez rapidement à l'aise dans son rôle. Il a son style, un peu brut de décoffrage certes, mais en adéquation avec ce qu'il a toujours été. De son coté, Richard est très à l'aise dans ses nouvelles fonctions. Il est même très (trop ?) excité à l'idée de pouvoir opérer ! Il se révèle meilleur conseiller auprès de Karev et Avery dans cette position où le rapport de force n'est plus le même. Alex n'offre rien de bien consistant cette semaine, à l'inverse de Jackson que l'on prend de plus en plus de plaisir à découvrir, tout simplement, puisqu'on le connaissait mal. Il finit par choisir sa spécialité et donc son camp : celui de Mark.

   La petite guéguerre entre Sloane et Shepherd était divertissante d'ailleurs mais c'était surtout agréable de les réunir. Leur amitié n'avait plus été très exploitée depuis un moment. Dans le même temps, Mark montre sa déception quant à ne pas avoir été choisi comme le successeur de Richard au poste de Chief. Je m'étonnais la semaine dernière que cette nomination étonnante ne fasse pas plus de vagues... Bailey apparaît évidemment peu mais elle a quand même le temps de jeter un regard qui en dit long à Owen... Quelle meilleure occasion que cet épisode pour ré-introduire le personnage de Ben, maintenant que Off The Map a été annulée et donc Jason George libéré ? Ce n'est pas un personnage pour lequel j'ai une grande affection mais comme il était parti précipitamment, je suis content qu'il puisse revenir pour régler son histoire. A moins qu'il ne reste ? Je ne suis pas contre non plus. L'affrontement entre lui et Eli a vite tourné court mais il y a là du potentiel pour les prochains épisodes ! Qui aurait cru qu'un jour deux hommes se battraient pour Bailey ? Certainement pas elle, pour commencer... 

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// Bilan // Souvent émasculés par les femmes fortes de la série, les héros de Grey's Anatomy méritaient bien un épisode rien qu'à eux, qui aurait certainement été moins anecdotique s'il avait été plus subtil et si les auteurs n'avaient pris l'unique parti de divertir. Le résultat reste tout à fait convenable et on ne peut que saluer l'initiative. 

24 mai 2011

Grey's Anatomy [7x 22]

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Unaccompanied Minor (Season Finale) // 9 89o ooo tlsp.

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    Après l'excellent et choquant final de la saison 6 de Grey's Anatomy, Shonda Rhimes et son équipe savaient pertinemment qu'il était impossible d'être à la hauteur et qu'il était hors de question de faire dans la surrenchère. Mais savaient-ils suffisamment à l'avance qu'ils n'auraient pas, comme les années précédentes, un double épisode pour conclure la saison ? C'est à se le demander car la même grosse intrigue médicale et les mêmes petites et grandes intrigues individuelles méritaient d'être traitées plus en profondeur et plus longuement. La toile de fond choisie est celle d'un accident d'avion très meurtrier, qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler le drame du vol Rio-Paris de 2009. Les médecins du Seattle Grace ne peuvent pas partir sur le terrain comme lors du mémorable épisode du ferry, et, de toute façon il n'y a qu'un seul survivant. Ce qui est déjà problèmatique en soi car la tension est difficilement palpable. On ne fait rien pour créer un éventuel suspense, on reste simplement sur l'annonce aux parents et aux familles des victimes de la mort de leur(s) proche(s). Et encore, cela se passe hors-caméra. On aurait pu au moins nous montrer un de ces moments forcément riches en émotion. Du coup, on se retrouve avec des personnages que l'on ne connait pas, visiblement peinés mais pas franchement bouleversés. L'arrivée de la mère de la survivante est le seul moment fort mais il est trop vite expiédé. On n'assiste pas non plus aux retrouvailles. Bref, j'ai vraiment eu l'impression d'une idée à la base moyenne même pas exploitée. Ils auraient pu le traiter de manière toute aussi sobre mais de façon plus efficace.

  Il faut dire que du coté de nos personnages historiques (ou pas), il y avait des tas de choses à raconter. Là encore, l'émotion est rarement au rendez-vous, faute de prendre le temps de s'épancher. Le gros du morceau, on le doit à Meredith et Derek, qui coulaient des jours heureux depuis trop longtemps. La "faute" de l'héroïne créé évidemment des tensions dans son couple, qui, je pense, seront rapidement dissipées au début de la saison prochaine pour laisser place à l'apprentissage de la parentalité. Le Chief, du fait qu'Adele soit la cause de toute ce remue-ménage, prend relativement bien la nouvelle. Je suis plutôt content que Meredith semble pouvoir s'en sortir facilement, mais dramatiquement parlant, du coup, ça ne fait pas très Season Finale. Ca aurait très pu bien se dérouler en milieu de saison... Adele n'apparaît justement pas. Je suis déçu: je m'étais imaginé qu'elle serait au coeur de ce final, peut-être en danger de mort. Le cas Karev m'agace toujours au plus haut point, d'autant que les scénaristes trouvent encore le moyen de faire de lui un mini-héros parce qu'il dit des choses positives sur Meredith à la femme des services sociaux venue le questionner pour l'adoption. C'était léger heureusement et cela ne l'a pas empêché de quitter le domicile des Grey. J'aimerais vraiment que Meredith ne lui pardonne pas ce coup-là... Et dire qu'il a failli être chef des résidents ! La claque qu'il se prend dans la tête alors est méritée mais pas suffisante.

  Le suspense sur le choix du nouveau chef des résidents ne dure pas plus longtemps. De toute façon, avec les récents événements, c'était soit April soit Jackson. Etant donné que ce dernier s'est auto-disqualifié, l'heureuse -pas si heureuse- élue remporte le gros lot presque par dépit. Elle ne fera certainement pas une bonne chef mais ce sera intéressant de la voir évoluer dans cette nouvelle fonction. Jackson ? Il mérite vraiment qu'on s'intéresse enfin à lui la saison prochaine. De même, je n'ai pas le sentiment que le personnage de Bailey soit épuisé. Alors pourquoi l'utiliser si peu ces derniers temps ? Sa romance avec Eli me donne le sourire, tout en simplicité. Mais j'en attends plus. Callie et Arizona sont quasiment écartées de l'épisode, après avoir occupé une bonne partie de la saison. C'est de bonne guerre. Mark, lui, met un terme semble-t-il définitif à sa relation avec Little Grey. J'en suis très content mais je sens que la promesse ne va pas tenir longtemps...

   Il ne me reste plus qu'à parler des deux vraies bonnes intrigues de cet épisode. Cristina, à nouveau enceinte, souhaite avorter, au contraire de Owen qui veut cet enfant, quitte à s'en occuper plus que sa compagne. Si son point de vue sur la question est parfaitement compréhensible, il est difficile de ne pas se ranger du coté de Cristina. Que ferait-elle d'un enfant non voulu ? Oui, peut-être que ça se passerait finalement bien. Peut-être... Mais quand on met un enfant au monde, a priori, il faut plus qu'un "peut-être". Au-delà de ça, parce que le sujet est très tabou aux Etats-Unis et qu'il est temps qu'une série médicale ose (outre Private Practice à une heure plus tardive), j'espère que Cristina ira jusqu'au bout de son choix. En espérant qu'ABC ne mette pas de pression pour que ça n'arrive pas. En tous cas, on est à peu près sûr que la fausse-couche ne sera pas utilisée cette fois-ci comme moyen facile de sortie. Non et puis entre celui de Meredith et celui de Callie, on a assez d'enfant dans Grey's Anatomy maintenant. L'autre belle intrigue de l'épisode mais qui se termine, elle, sur un happy end attendu, est celle de Teddy qui choisit de quitter Andrew -à qui l'on aura définitivement pas porté l'attention qu'il méritait- pour tomber dans les bras de son "mari". Pas de Denny Duquette-bis donc. Pour le moment du moins.

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// Bilan // Si cet épisode de Grey's Anatomy n'avait pas été le Season Finale, qui passe en plus après une flopée de réussites les années précédentes, je l'aurais trouvé bon. Mais, là, vraiment, c'est extrêmement décevant de terminer une jolie saison aussi mollement. Cela ne m'empêchera pas continuer à défendre la série et d'attendre son retour avec impatience : elle vieillit bien, Meredith (au contraire de son interprète).