02 décembre 2012

Revolution [1x 09 & 1x 10]

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Kashmir // Nobody's Fault But Mine (Mid-Season Finale)

7 020 000 tlsp. // 8 540 000 tlsp.

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   Kashmir. On pourrait considérer cet épisode comme un épisode de transition, ou, pour les esprits les plus chagrins, comme un épisode de remplissage. Je ne le vois pas comme ça. Il est l'occasion d'approfondir encore un peu plus nos héros en les confrontant, à travers des hallucinations, à leurs plus grandes peurs et cela les rend forcément plus touchants pour nous qui avons parfois un peu de mal à nous attacher à eux justement. Cet épisode est donc nécessaire, voire même essentiel. D'ailleurs, c'est certainement un hasard, mais Last Resort a offert la semaine précédente un épisode partant plus ou moins du même principe, et a tout aussi bien réussi son coup ! Nora, la première à subir les conséquences du manque d'oxygène dans les souterrains, hérite de la vision la plus... la moins... bref, elle croit se faire dévorer par un alligator dans les eaux boueuses. Moi aussi j'ai très peur des crocodiles, alors je me suis senti concerné. Mais, au-delà de ça, on va dire que c'était surtout pour introduire la mécanique de l'épisode en nous faisant sursauter. Et puis le précédent épisode lui était dédié après tout. Chacun son tour. La vision d'Aaron est exactement celle que l'on pouvait imaginer, en rapport avec sa femme qu'il a abandonné. Emouvant. Celle de Charlie concerne son père mort, et c'est touchant là aussi, bien que redondant. Visuellement, le réalisateur n'a malheureusement pas fait preuve d'une grande imagination pour rendre ces scènes encore plus fortes. C'est à Miles que l'on doit les passages les plus intéressants et les plus palpitans, alors qu'il se retrouve face à un Monroe suffisamment séduisant par ses arguments pour qu'il envisage de quitter la Milice et reprendre ses bonnes vieilles habitudes. On se doute bien que c'est impossible à ce stade. Il n'y a absolument aucun véritable enjeu, mais ça marche quand même.

   A côté de ça, le retournement de situation en cours d'épisode concernant le personnage incarné par Reed Diamond n'est pas surprenant une seule seconde. D'abord parce que l'acteur est abonné à ce type de rôles; ensuite parce qu'on connait maintenant la formule de la série qui offre un nouveau méchant chaque semaine. Cela ne pouvait qu'être lui. Il apporte quand même un peu d'action là où l'ensemble est assez introspectif donc plutôt lent. Cela évite de sombrer dans l'ennui. Sans surprise, tous les figurants meurent les uns après les autres. Charlie est blessée, mais ce sera la seule conséquence de la bataille. Une conséquence sans grande importance en plus. Tous les personnages ont été à un moment donné écorchés et s'en sont vite remis. Du côté de Monroe, on écoute du Led Zeppelin, histoire de donner un certain cachet à cet épisode un peu spécial; et on rend Rachel encore plus badass que prévu. Le meurtre qu'elle commet de sans froid est glaçant. 

   Nobody's Fault But Mine. Je le craignais et c'est exactement ce qui s'est passé : en écrivant et en tournant cet épisode, les scénaristes de Revolution ne se doutaient probablement pas que la série partirait en pause pendant quatre mois. Résultat : on attendait un cliffhanger énorme, qui donne super envie de revenir, mais on se retrouve avec un cliffhanger seulement correct, qui m'a d'ailleurs fait penser à du Prison Break dans l'esprit. On en a eu d'autres aux épisodes précédents qui étaient plus forts. J'aurais presque préféré qu'il s'achève sur la confrontation entre Miles et Monroe, qui était clairement le point culminant de l'épisode, celui qui m'a fait retenir mon souffle quelques minutes. Justement parce que j'attendais qu'il se déroule quelque chose de très marquant, je croyais en la possibilité que Miles tue vraiment Monroe. J'y ai cru jusqu'au bout. Il était à deux doigts de le faire, mais les auteurs n'ont pas eu de couilles et ont préféré le laisser s'enfuir, beaucoup trop facilement à mon goût en plus. Sans cesse, on nous rappelle combien le héros a été impitoyable par le passé -Rachel s'en occupe cette semaine lors de ses retrouvailles émouvantes avec sa fille- mais on aimerait bien qu'il lui reste encore un peu de ça parfois. Idem avec Neville : là aussi l'affrontement était intense, mais tout ça pour finalement les enfermer dans un placard... Sérieusement ? Après tout ce qu'il vous a fait, vous auriez pu l'exécuter ! Je dis ça, mais je n'ais pas du tout envie de la série perde Giancarlo Esposito ou Kim Raver. Alors que David Lyons... Cela dit, honnêtement, il était parfait dans cet épisode et il n'avait pas Esposito pour lui faire de l'ombre dans des scènes communes; dans les flashbacks, il a même été très convaincant, notamment lorsqu'il se retrouve en larmes face à Billy Burke. Dommage que ces scènes-là étaient mal insérées dans le récit. C'est le seul reproche que je leur ferai. Si leur mission principale était de faire monter la pression et d'éclairer la relation complexe entre les deux personnages, alors c'est réussi. Ce serait arrivé plus tôt, on aurait même davantage apprécier les précédentes interventions de Monroe. 

   Encore une fois, Rachel s'est montrée impressionnante lors de l'évasion. Elle d'ailleurs buté Strausser bien comme il faut. Une dimension "amoureuse" a été ajoutée au personnage, puisque l'on sous-entend à plusieurs reprises qu'elle a eu une aventure avec Miles à une époque lointaine et que celui-ci tient encore beaucoup à elle. Je n'y avais pas du tout pensé avant, surtout que la série s'appuie assez peu sur les relations amoureuses (et tant mieux), mais c'est assez logique en fin de compte. Un triangle amoureux, avec deux frères... On en reparlera en temps voulu ! Nora a fait de la figuration dans cet épisode, ce que je regrette un peu. Charlie s'est montrée à la hauteur de Miles, à la hauteur de sa mère aussi. Le personnage a très bien évolué et je n'ai plus du tout envie de la frapper. Je suis conquis par l'actrice en plus. Aaron a eu son rôle à jouer avec la bombe, et c'était ma foi sympathique de penser à lui. Quant à Danny... on va lui donner le bénéfice du doute pour l'instant ! Maintenant qu'il rejoint le groupe, il va peut-être gagner en épaisseur. Mais j'avoue que ça ne m'aurait pas dérangé qu'il périsse au moment de l'évasion. Ironiquement, ça aurait eu de la gueule : ça fait dix épisodes que la bande le cherche et quand ils atteignent enfin leur but, il meurt connement. Ah ça m'aurait plu ça... et ça aurait donné un caractère plus événementiel à ce mid-season finale...

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// Bilan // Revolution méritait de partir en pause prolongée sur un plus gros boom que celui-là. Preuve qu'elle a encore pas mal de chemin à parcourir avant d'être celle que l'on attendait depuis le début. Mais, au fil des dix premiers épisodes, elle a su se construire une mythologie simple mais intéressante, avec des personnages qui ont gagné en potentiel au fur et à mesure jusqu'à devenir attachants pour certains. Je suis optimiste pour la suite car le potentiel est enfin là. Suffit de le saisir pleinement maintenant ! En espérant que NBC n'ait pas tout gâché avec sa programmation controversée...


19 novembre 2012

Revolution [1x 07 & 1x 08]

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The Children's Crusade // Ties That Bind

7 340 000 tlsp. // 7 100 000 tlsp.

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   The Children's Crusade. Tiens, un épisode qui commence par un flash forward... Je déteste le procédé en général, tant il me parait utilisé à tort à travers dans pas mal de séries -Desperate Housewives est la première responsable de mon aversion- mais je dois dire que c'était ici un bon point de départ. On comprend assez rapidement comment Charlie en est arrivée là, mais peu importe, on est pris dans l'action et on se laisse volontiers embarquer dans cette aventure de la semaine qui fait légèrement penser aux Goonies parfois, la référence ultime en la matière, et qui traite, mine de rien, d'un sujet important : que sont devenus les enfants orphelins suite au blackout ? Inéluctablement, comme dans toute bonne série post-apocalyptique qui se respecte, on a droit aux réminiscences des jeunesses Hitlériennes. Revolution ne surprend pas, mais fait son job. L'attachement de Nora pour l'une des petites filles, qui peut d'ailleurs s'expliquer dans l'épisode suivant lorsque sa soeur réapparait, était peut-être de trop. Les répliques amusantes d'Aaron ("hairless Ewoks") ont comme souvent permis de détendre l'atmopshére. Mais Miles -oui, Miles !- a aussi assuré en la matière pour une fois en adressant à Charlie un "It's irritating when a dumb kid tells you what to do, isn't it ?" bien mérité ! A côté de ça, la jeune fille a encore assuré et elle a prouvé qu'elle n'avait vraiment pas peur de souffrir. Cela fait combien de claque/coup de poing qu'elle se prend depuis le début de la série ? On ne compte plus !

   Bravo à Eric Kripke et son équipe de scénaristes d'avoir osé en révéler autant sur l'origine du blackout aussi tôt dans la saison ! Je n'ai pas été surpris, car il avait rapidement prévenu les téléspectateurs afin d'éviter un effet Lost et attirer les indécis, mais quand même... Sans grande surprise, les Matheson sont plus qu'impliqués dans l'affaire, ils en sont même à l'origine malgré eux puisque c'est en voulant créer une nouvelle forme d'énergie écolo qu'ils en sont arrivés là. Tout est donc parti d'une bonne intention, tombée entre les mains de gens très malintentionnés. Reste à comprendre dans quel but  Randall Flynn a choisi de faire basculer les Etats-Unis dans le chaos le plus total... Si Revolution est amenée à être renouvelée -et c'est bien parti pour, mais méfions-nous de la pause de quatre mois qui l'attend...- on peut toutefois se demander s'il y aura vraiment matière à poursuivre sur plusieurs saisons. Après tout, depuis que Supernatural a atteint le but que le créateur s'était fixé initialement, la série ne ressemble plus à grand-chose parait-il. Et lui est parti... Il ne faudrait pas que ça recommence ici, mais on en est encore loin je suppose ! L'intrigue d'Elizabeth Mitchell était encore une fois très émouvante, très dure. Mais il me tarde de ne plus la voir pleurnicher. On l'aime aussi bad ass ! 

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   Ties That Bind. Vous l'aurez sans doute remarqué, Revolution propose à chaque nouvel épisode un nouveau "big bad" à  combattre, en plus de Neville et Monroe qui sont les cibles ultimes. C'était le personnage de Mark Pellegrino dans le 3ème épisode, le cinglé avec ses chiens ou Drexel il y a quelques semaines, le méchant garde sur le bateau des jeunesses "Monroeiennes" à l'épisode précédent, et c'est cette fois-ci le Sergent Will Strausser, une vieille connaissance de Miles, incarné par le français David Meunier (qui n'a jamais rien fait en France je précise). Vous avez déjà dû le croiser dans Justified ou Jericho. Tiens, Jericho... Un jour, je dresserai des parallèles entre cette horrible série et Revolution, mais pas cette fois. Bref, à la base, je voulais simplement dire que l'on commence à bien connaître la formule de la série, mais elle réussit toujours facilement à nous tenir en haleine pendant 40 minutes. Surtout que cette semaine, les scénaristes se sont plus particulièrement penchés sur le cas de Nora, un personnage que je porte dans mon coeur depuis qu'elle est arrivée mais sans vraiment savoir pourquoi. Je crois que j'aime bien Daniella Alonso en fait (et sans l'avoir encore vue dans Friday Night Lights). Ses flashbacks ont été bien insérés dans le récit et ils étaient suffisamment courts pour ne pas gâcher le rythme. L'histoire avec sa soeur s'annonçait très basique au départ, mais je ne m'attendais pas du tout à sa trahison. Je croyais innocemment que Mia était sincère. C'était d'autant plus intéressant qu'elle n'est pas passée pour une ordure malgré ses agissements plus que discutables. Au final, elle l'a fait pour protéger sa soeur. Nora ne pouvait pas lui pardonner comme ça. Leurs larmes respectives étaient poignantes. Mettre les personnages face à de tels cas de conscience, c'est prouver que Revolution n'est pas qu'un divertissement. Elle a aussi deux trois choses à dire sur la nature humaine et ses complexités et ses paradoxes. Le seul reproche que j'ai à faire dans tout ça, c'est que Strausser, présenté comme le pire des pires, ne s'est pas révélé si terrible que ça.

   Julia. Voilà un personnage qu'il me tarde de voir davantage à l'écran. Pas seulement parce qu'il est interprété par la ravissante et talentueuse Kim Raver (j'en fais trop ?), mais aussi parce qu'elle a prouvé dans cet épisode qu'elle était plus que "la femme de" Neville. On dit que derrière tout grand homme se cache toujours une femme; c'est indéniablement le cas avec elle. Elle a beaucoup d'ambition pour lui, plus qu'il  ne doit d'ailleurs en avoir lui-même, et elle le pousse déjà à prendre la place de Monroe le moment venu. Ses potentiels talents de manipulatrice devraient bien l'aider s'il se lance, et il se lancera. Kim Raver et Giancarlo Esposito forment un couple crédible à l'écran. J'en veux encore ! Sinon, tandis que la petite troupe se rapproche de Philadelphie -on devrait avoir droit à leur arrivée là-bas pour le winter finale- Monroe récupère enfin un pendentif, de quoi faire monter encore un peu plus la pression. Randall, lui, semble avoir les moyens de ses ambitions...

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// Bilan // Après huit épisodes, Revolution se porte bien, de mieux en mieux même. Elle a trouvé son rythme, sa formule, et elle n'a plus qu'à lâcher les lions pour se transformer en une vraie bonne série qui a de l'avenir.

05 novembre 2012

Revolution [1x 05 & 1x 06]

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Soul Train // Sex And Drugs 

8 610 000 tlsp. // 7 900 000 tlsp.

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   Soul Train. Après un épisode fort en action et en émotion, Revolution poursuit sur sa lancée et ne ralentit pas le rythme grâce une aventure très début du siècle dont le catalyseur n'est autre qu'un vieux train remis sur pied par la Milice, censé permettre au Capitaine Neville d'amener Danny à Monroe au plus vite, tout en prenant une grosse longueur d'avance sur notre petit groupe. On est à la limite du western et c'est excitant. Les affrontements entre Neville, Charlie et Miles sont très prenants, et le dernier acte, à bord de la locomotive qui fonce à vive allure à travers le pays, est une petite réussite visuelle, qui donne un souffle épique à une série qui en manque parfois malgré ses efforts. On pourrait quand même regretter le rôle très limité de l'invité du jour, Jeff Fahey (Lost), dont j'espérais qu'il soit plus qu'un accessoire scénaristique. Son dernier geste à l'encontre de Nora reste très surprenant et lui donne un peu plus d'envergure. On pourrait également faire la fine bouche sur la conclusion : Danny n'a pas été sauvé et la course-poursuite est stoppée net puisque, même à cheval, nos amis ne pourront pas rattraper ce train, mais ça veut aussi dire que l'intrigue Danny/Neville est sur le point de s'achever et ça, c'est une bonne nouvelle. On en a assez de cet affrontement psychologique quelque peu prévisible vu la faiblesse de l'un comparée à la force de caractère de l'autre. Cet échec est par la même occasion une nouvelle claque pour Charlie, que les auteurs adorent malmener décidément... dans le but évident de la rendre plus forte bien entendu, à la limite de la machine de guerre. 

   Mais là où cet épisode excelle, c'est lorsqu'il se penche sur le passé de Neville alors qu'il n'était qu'un "petit homme", écrasé par son patron, "trahi" par ses voisins, peu de temps avant le blackout qui a littéralement changé sa vie ! Il nous manque encore une pièce du puzzle, celle où il entre dans la Milice. Giancarlo Esposito est évidemment parfait dans ce rôle. Comme dans Breaking Bad, il endosse le costume de celui qui semble calme vu de l'extérieur mais qui bout en réalité de l'intérieur et qui peut exploser à tout moment. On fait également la rencontre de sa femme, incarnée par mon amoureuse, Kim Raver. Je suis évidemment ravi de la retrouver ici. Une série avec et Kim Raver et Elizabeth Michell, c'est quand même le pied ! Je rêve du jour où elles partageront une scène mais j'imagine que ce n'est pas prévu au programme pour le moment. La révélation sur la véritable identité de Nate, qui s'appelle en fait Jason et qui est le fils de Neville, se sentait fortement venir en milieu d'épisode, mais avant cela, je n'y avais jamais pensé. Cela reste donc un rebondissement inattendu et bienvenu. Le personnage trouve enfin une place au sein de la série. Reste à faire fructifier ce potentiel... En plus de tout ça, cet épisode introduit une intrigue au long cours très excitante où l'on découvre que pour que l'électricité revienne, douze pendentifs doivent être réunis. L'hommage appuyé à Harry Potter est d'ailleurs amusant...

   Sex And Drugs. Ne vous fourvoyez pas, contrairement à ce qu'annonce le titre de cet épisode, Miles ne se met pas à sniffer de la coke dans la forêt pendant qu'Aaron se bouffe des champignons hallucinogènes et que Charlie se prostitue afin de subvenir à leurs nouveaux besoins. Non. L'épisode est plus sage que cela, mais il s'en dégage malgré tout une grande noirceur, qui n'a de cesse de me surprendre dans Revolution. Si l'on prend du recul quelques instants, on se rend compte qu'en terme de violence, elle va assez loin pour une série de network, même si elle a l'excuse du 22h. On voit peu de sang, certes, mais quand même... C'est très dur parfois. Je ne veux pas aller trop loin dans la comparaison mais il y un peu de The Walking Dead dans Revolution parfois. Plus que de Lost même ! 

   De la drogue, il y en a donc eu à travers le personnage de Drexel, un vieux pote de Miles, médecin, devenu un roi de la drogue et de la prostitution dans son quartier. Je déteste ce genre de protagoniste en général, mais Todd Stashwick était très convaincant dans ce rôle, quitte à en faire trop, et il a largement été sauvé par son humour avec des tas de répliques bien senties. Celui qui pouvait passer pour un petit rigolo au début de l'épisode s'est transformé petit à petit en un être vraiment dangereux et inquiétant. Tout le passage de Charlie chez le voisin était très intense et on pourra dire ce que l'on veut de Tracy Spiridakos, mais moi je la trouve plutôt bonne ! Ce qui ne m'a pas plu du tout, c'est la facilité avec laquelle ils s'en sont sortis ! Une fois Drexel mort, aucun de ses sbires n'a cherché à le venger, rien. Ils sont restés immobiles. Ce n'était pas très crédible. On peut éventuellement supposer qu'eux-mêmes étaient en quelque sorte ses esclaves et que son assassinat était aussi une libération pour eux, mais cela reste vraiment de la supposition et je crois que les auteurs n'ont juste pas eu envie de se casser la tête ! Du coté des flashbacks, même s'il me paraissait à moi aussi important de se pencher sur le cas d'Aaron, un protagoniste qui manquait de profondeur, je me suis plus ennuyé qu'autre chose. Il n'a fait que ralentir le rythme. Son histoire ne m'a pas paru ni intéressante ni très originale. Pas tellement poignante non plus. Et pour tout dire, je n'ai même pas trouvé la conclusion crédible. Surprenante, oui, parce qu'on s'attendait tous à ce que sa femme finisse par périr d'une manière ou d'une autre, mais je ne peux pas croire une seule seconde que quelqu'un dans sa situation puisse abandonner l'amour de sa vie "pour son bien". En plus, on s'attend pertinemment à ce qu'elle réapparaisse maintenant... Résultat : j'apprécie toujours Aaron, parce qu'il faut un personnage comme lui dans la bande, mais je ne suis pas plus attaché à lui qu'avant.

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// Bilan // Comme dans d'autres séries avant elles, qui ont reposé sur un système de flashbacks à chaque épisode, Revolution devient très dépendante de ses héros et de leur passé. Il y a des pièges dans lesquels il ne faudra pas tomber à l'avenir, au risque de vite créer de l'ennui là où il n'y aurait pas dû en avoir. Pour le moment, ça passe bien mais nous n'en sommes qu'à un tiers seulement de la première saison... 

14 octobre 2012

Revolution [1x 04]

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The Plague Dogs // 8 010 000 tlsp.

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   Revolution manque toujours de subtilité, tant les auteurs veulent être sûrs que l'on comprenne bien ce qu'ils sont en train de mettre en place alors que franchement, pour le moment, ce n'est pas bien compliqué à suivre en prêtant un minimum d'attention. Cela donne donc des dialogues souvent caricaturaux, parfois ridicules, qui baissent grandement le niveau général alors que, clairement, la série s'améliore d'épisode en épisode du point de vue des intrigues et de notre attachement aux héros. Eric Kripke étant assez cruel -les fans de Supernatural pourront en témoigner- il a choisi de tuer très tôt l'un des rares personnages pour lequel on avait une véritable empathie, à savoir Maggie. Sa mort se sentait venir de loin vu les flashbacks qui lui ont été consacrés et la tournure que les événements ont pris au fur et à mesure mais le résultat n'en était pas moins émouvant. Le combat de cette femme est admirable. J'ai beaucoup aimé la scène où elle rencontre Ben pour la première fois, et pas seulement parce que le décor Dawsonnien était magnifique. Il l'a sauvée, alors qu'elle était prête à se donner la mort, persuadée qu'elle ne pourrait plus jamais rejoindre l'Angleterre et retrouver ses enfants, qu'elle pensait de toute façon déjà morts. Ce renoncement est incroyablement triste. Ses dernières paroles à l'attention de Miles et de Charlie étaient particulièrement touchantes. Après ça et le déchirant "Everybody leaves me" de Charlie, Miles ne pouvait pas faire autrement que d'accepter enfin son rôle. Le personnage garde malgré tout beaucoup de noirceur et continue à nous questionner étant donné que c'est lui qui a exigé que Rachel quitte sa petite famille -au cours d'une autre scène très émouvante- pour venir en aide on ne sait comment à la Milice. Autre point apporté par Maggie qui passerait presque inaperçu : elle indique que tous les bateaux ont disparu à cause "des guerres". Cela donne une ampleur bienvenue au phénomène qui ne semblait jusqu'ici qu'être américano-américain. 

    Au coeur d'un parc d'attractions abandonné -un décor spectaculaire puisqu'un lieu de joie autrefois aujourd'hui encore plus triste que n'importe quel autre- les retrouvailles de la petite bande de survivants est de courte durée lorsqu'ils se retrouvent pourchassés par un vieux fou prêt à les faire dévorer par ses chiens très méchants ou à les transpercer avec ses flêches. Les scènes d'action sont efficaces, même si l'on ne craint pas pour la vie de Charlie, de Miles et des autres. On sait que ce sera Maggie, et personne d'autre. Si eux se rapprochent de Danny, Danny et Neville se rapprochent eux-même de la Milice. Autant dire que dans une poignée d'épisodes, à moins d'un nouveau rebondissement, tout le monde se retrouvera au milieu d'un champ de bataille. Pour distraire le petit blondinet et son bourreau, on nous invente une tempête (électrique ?) plutôt bien fichue à l'écran. Danny prouve une nouvelle fois qu'il n'est vraiment pas malin : il aurait pu se débarrasser de Neville mais s'est laissé convaincre par l'orateur et manipulateur hors pair pour qu'il le sauve. Résultat : il va bientôt se faire torturer sous les yeux de sa mère ! On comprend rapidement que c'est la stratégie mise en place par Monroe pour faire parler Rachel.

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// Bilan // Les enjeux pour les différents personnages sont maintenant un peu plus clairs, cela participe à l'amélioration de Revolution, qui ne gagnait rien à être trop nébuleuse sur certains points d'intrigue. C'est d'autant plus important qu'elle a depuis obtenu une saison complète. Au-delà de ça, cet épisode a procuré des émotions fortes grâce à des flashbacks réussis. Leur utilisation jusqu'ici est parfaitement justifiée et apporte beaucoup.

27 septembre 2012

Revolution [1x 02]

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Chained Heat // 9 210 000 tlsp.

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   Après un pilote laborieux, Revolution poursuit sur sa lancée et ne parvient toujours pas à convaincre en deuxième semaine. Il semblerait que la phase d'exposition ne soit pas terminée, ce qui se comprend quelque part vu le nombre de personnages mais quand même, on s'ennuie pas mal... Une chose sur laquelle les auteurs souhaitent insister : les morts ne leur font pas peur ! Afin de laisser libre court aux pulsions meurtrières de Charlie, notre héroïne, on explique dès maintenant et à coup de flashbacks -longuets- pourquoi elle n'aura plus de regrets à l'avenir à exécuter ceux qui se mettent en travers de son chemin. C'est l'occasion de revoir Elizabeth Mitchell et de nous offrir le cliffhanger attendu : elle n'est pas morte ! D'ailleurs, pour l'anecdote, dans le premier pilote présenté en mai dernier, il y avait le cliff que l'on connait ainsi que celui-ci. Je ne sais pas si affaiblir le premier épisode et lancer un faux suspense était nécessaire... Entre deux scènes de combat ayant pour but de créer un peu d'action avant de repartir en randonnée, les auteurs ont tâché de donner un peu plus de temps d'antenne à Giancarlo Esposito, dont le personnage, Neville, est le (seul) point fort de la série actuellement. Monroe aussi est un peu plus présent mais il n'impressionne pas autant, voire pas du tout. Le mystère qui l'entoure est trop faible pour véritablement intéresser et si ça doit être lui le grand méchant, il y a de quoi s'inquiéter !

   Curieusement, ce sont les seconds couteaux Aaron et Maggie qui s'en sortent le mieux : lui parce qu'il a de bonnes répliques qui font sourire et détendent un peu l'atmosphère. Comme Hurley en son temps dans Lost, il prend la place du téléspectateur et dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, notamment en matière de théories. Elle parce que la scène où elle parle de ses enfants est très touchante et ne peut que nous parler : la dématérialisation des photos à cause des iPhones et autres appareils photo numériques est bien triste quand on y pense. Voilà, c'était la minute "c'était mieux avant" signée Revolution. A part ça, Nora, la petite nouvelle, a l'air sympathique et Nate, qui ne s'appelle pas Nate, agace déjà grandement. Danny, le petit frère, est toujours aussi insipide. Et Miles... Billy Burke est vraiment mauvais comme un cochon. 

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// Bilan // Randonnées, tortures, menaces et larmes sont au menu de ce deuxième épisode de Revolution où il pourrait bien se passer n'importe quoi de toute façon : pour le moment, on n'est vraiment pas attachés aux personnages. Ce qui leur arrive nous importe peu. C'est à cause des acteurs, c'est à cause de leur manque de profondeur, c'est à cause de l'écriture approximative...  Bref, la série a encore tout à prouver mais je suis prêt à lui laisser encore une chance. La base a toujours du potentiel !

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08 septembre 2012

Revolution [Pilot]

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Pilot // Diffusion le 17 septembre

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What About ?

 Le monde bascule dans une ère sombre lorsque l'électricité cesse soudainement de fonctionner. Sans technologie moderne, les hôpitaux, les transports et les moyens de communication ne sont plus opérationnels. La population doit réapprendre à vivre...

15 ans plus tard, la vie a repris son cours. Lentement. Sereinement ? Pas vraiment. Aux abords des communautés agricoles qui se sont constituées, le danger rôde. Et la vie d'une jeune femme est bouleversée lorsque la milice locale débarque et tue son père, qui semble être mystérieusement lié au blackout. Ces révélations l'amènent à se mettre en quête de réponses sur le passé, dans l'espoir d'un futur meilleur. (AlloCiné)

Who's Who ?

Drama créé par Eric Kripke (Supernatural). Produit par J.J. AbramsRéalisé par Jon Favreau (Cowboys & envahisseurs, Iron Man). Avec Elizabeth Mitchell (Lost, V), Giancarlo Esposito (Breaking Bad, Once Upon A Time), Tim Guinee (Iron Man, Blade, The Good Wife), Billy Burke (Twilight), Graham RogersDavid Lyons (The Cape), Tracy Spiradakos, JD Pardo, Anna Lise Phillips, Maria Howell, Zak Orth...

What's More ?

 A l'origine, c'est Andrea Roth, vue dans Rescue Me et dans l'unique saison de Ringer, qui devait incarner le personnage de Rachel Matheson. Mais, après le tournage du pilote, l'actrice a été remerciée et remplacée par Elizabeth Mitchell, sans doute parce qu'elle était plus connue et déjà habituée à l'univers de J.J. Abrams, un atout indéniable.

Anne Lise Phillips, qui incarne Maggie, devait être régulière à la base mais ne le sera finalement plus. Elle disparaîtra probablement dès le second épisode.

So What ?

    Il y a encore quelques années, J.J. Abrams, c'était le nouveau Spielberg. C'était Dieu. Et j'étais le premier à l'encenser dès que l'occasion se présentait. J'étais un bon disciple et j'y croyais. Et puis il a fait des films, c'était la suite logique. Et ils étaient souvent bons, mais pas ma tasse de thé. Et puis il a produit, produit et encore produit. Il en a oublié d'écrire et de créer. Par conséquent, il a perdu un peu de place dans mon coeur et j'ai préféré reporter mon amour sur Carlton Cuse et Damon Lindelof, ceux à qui l'on doit vraiment Lost et qui en ont drôlement bavé pour accomplir ce qu'ils ont accompli : une oeuvre riche et unique qui marquera la télévision à tout jamais. J.J., pendant ce temps-là, a commis une faute de goût terrible en inventant Undercovers, qui a marqué les esprits non pas par sa médiocrité -il ne faut tout de même pas exagérer- mais par son manque de densité et d'originalité (et son générique ô combien ridicule). Ce n'était vraiment pas digne de lui. Puis il y a eu Alcatraz la saison dernière, une production encore, efficace pour les amateurs de procedurals mais frustrante pour les fans de SF et tous les autres. Alors, si Revolution a bien des défauts, on peut quand même saluer la volonté d'Abrams de ne pas se fourvoyer une nouvelle fois dans un projet sans envergure et on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir mis les moyens suffisants -ce pilote est très beau- mais on ne peut pourtant qu'être déçu par le résultat. NBC et J.J. Abrams, ce n'est définitivement pas une combinaison gagnante !

   Puisqu'il faut désigner un responsable, laissez-moi vous le livrer directement sur un bûcher : Eric Kripke ! Je n'ai rien contre cet homme, même si je n'ai jamais regardé Supernatural, mais son script aurait dû être brûlé tant il est paresseux. Il donne l'impression d'avoir été forcé de l'écrire. On sentait bien en découvrant le pitch qu'il y avait quelque chose de bancal dans toute cette histoire de disparition des sources d'énergie mais on ne pouvait pas s'empêcher d'être excité rien qu'en imaginant ce à quoi cela pouvait ressembler. Après des ouvertures comme celles de Lost ou de Fringe, ou même celles de FlashForward et The Event pour sortir de l'écurie Bad Robot, et en sachant que c'est Jon Favreau qui est derrière la caméra, on était en droit d'attendre de Revolution quelque chose d'un peu plus spectaculaire. Bien sûr, on l'a eu notre avion qui s'écrase, c'est la moindre des choses. Mais à part ça, une jolie petite famille mange sa dernière glace alors que le monde est en train de s'écrouler. C'est aussi bête que ça. Il faudra s'en contenter -et c'est tout ce que l'on verra de l'excellente Elizabeth Mitchell- puisque le scénariste a probablement préféré garder le reste en stock pour de futurs flashbacks. Rater son entrée sur une série comme celle-là, alors que tant d'autres ont échoué auparavant en faisant pourtant mieux à ce stade du pilote, c'est de très mauvais augure. La suite n'a fait que confirmer la première impression : c'est mou et on s'ennuie, comme si Jericho, à l'époque, ne nous avait pas suffi...

   Dans un deuxième temps, on nous présente sans grande conviction un monde post-apocalyptique ressemblant furieusement au Moyen-Age ou carrément à l'âge de pierre. Nos nouveaux héros vagabondent en se faisant autant chier que nous -on les comprend dans un sens, il n'y a vraiment rien à faire dans le coin- en particulier la petite fille du prologue qui a bien grandi et qui est devenue, forcément, une belle et jolie jeune femme. Si le personnage en lui-même est tout sauf original et intéressant (on pense forcément à l'héroïne de Hunger Games en plus de toutes les autres), la débutante choisie pour l'incarner s'en sort admirablement bien. Tracy Spiradakos est dans la plus pure tradition des actrices Abramsiennes. Elle parvient à toucher à plusieurs reprises et démontre un certain potentiel. Il ne reste plus qu'à lui donner matière à l'exploiter. La plupart des autres personnages ne possédent pour le moment strictement aucune épaisseur, au point où cela en devient embarrassant. Ils n'ont pas de personnalité. On ne peut même pas parler de caricatures : ils n'existent même pas. Et ils ne nous donnent certainement pas envie de les suivre dans leurs aventures. L'arrivée de Neville, le gros méchant de l'histoire -pour le moment- permet de secouer un peu tout ça. Merci à Giancarlo Esposito pour sa classe inimitable et son charisme. A partir de ce moment-là, l'interminable exposition cesse enfin pour laisser place à une troisième phase où les personnages ont enfin un but : il faut retrouver Miles et sauver le petit blondinet qui sera très certainement super tête à claques dans les prochains épisodes et dont on regrettera amèrement le sauvetage. Le rythme s'accélère alors et le mystère s'épaissit, à coup de cliffhangers attendus mais qui donnent irrémédiablement envie de revenir en deuxième semaine, et plus si affinités. La triste (?) réalité, elle est là : on a beau trouver ce pilote partiellement raté et complètement dénué d'humour, on se laisse quand même prendre au jeu au bout du compte. 

   Le pilote de Revolution prend son temps pour poser le décor et la situation mais oublie complètement de soigner les portraits de ses protagonistes principaux. En clair : il passe à coté de l'essentiel et annonce une série tout sauf... révolutionnaire (elle était facile) ! Elle mérite toutefois qu'on lui laisse une seconde chance, ne serait-ce que pour son actrice principale, pour Elizabeth Mitchell aussi et par principe : ne pas regarder une nouvelle série hyper feuilletonnante de network c'est encourager la prolifération des procedurals. Alors mobilisons-nous et croisons les doigts ! Il se cache peut-être quelque chose de bien tout là-bas dans le noir...

What Chance ?

L'avantage de Revolution, sans doute le seul, c'est d'être programmée après The Voice, soit la seule case potable de toute la grille de NBC tant en nombre de téléspectateurs total qu'en points sur les 18/49 ans. Est-ce que cela sera suffisant pour la sauver d'une petite mort inéluctable ? Pas sûr, d'autant que Smash revient en Janvier et que cette case c'est assez logiquement la sienne aussi...

How ?


19 juin 2012

Revenge [1x 16 > 1x 22]

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Scandal // Doubt // Justice // Absolution // Legacy // Grief // Reckoning

7 320 000 tlsp. en moyenne

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   Au risque de donner l'impression de détruire un peu trop vite ce que j'ai aimé et encensé il y a encore quelques mois, laissez-moi vous dire que les sept derniers épisodes de Revenge m'ont déçu. Je n'ai plus ressenti la même exaltation au début de chaque nouvel épisode. Je n'ai plus eu non plus une envie furieuse de dévorer la pièce suivante. J'ai ressenti à peu près la même chose que lorsqu'une deuxième saison n'est pas à la hauteur de la première, mais au cours d'une seule et même saison cette fois ! Souvent, si une première saison est meilleure que les suivantes, c'est parce qu'elle a eu le temps de mûrir dans l'esprit de son créateur avant même qu'elle ne commence. Parce que c'est l'aboutissement d'une réflexion de plusieurs mois voire de plusieurs années. La saison 2, elle, se fait davantage dans l'urgence, tout particulièrement sur les grands networks. Il est impossible de prendre le recul nécessaire puisqu'il faut foncer et vite écrire la suite. J'ai le sentiment, ici, que Mike Kelley, la tête pensante de Revenge, avait imaginé son bébé jusqu'à la mi-saison, se disant sans doute qu'il avait de toute façon peu de chance d'aller au-delà -comme nous tous- et se contentant d'envisager quelques pistes en cas de commande d'une saison complète. Ensuite, il a tout simplement fallu improviser et s'adapter face aux réactions du public. Ce qui fait partie de son métier de scénariste, soit dit en passant. Mais c'est quelque chose que son équipe et lui ont eu du mal à gérer, malheureusement...

   Certains épisodes -ceux consacrés au procès tout particulièrement- et certaines intrigues même, censées permettre d'approfondir les personnages, ont surtout donné l'impression de faire du remplissage, et je pense notamment aux flashbacks de Victoria lorsqu'elle fricotait avec son peintre. C'était un peu ennuyeux et pas très flatteur pour James Purefoy, qui méritait mieux. L'épisode 20, se déroulant à 100% dans le passé, n'a d'ailleurs pas été à la hauteur de mes attentes, même si c'était l'un des meilleurs du lot avec du recul et qu'il permettait de relancer les enjeux à l'approche du Season Finale. Mais c'est la galerie de personnages secondaires qui a vraiment tiré cette fin de saison vers le bas, surtout en l'absence de Tyler et d'Amanda, deux ajouts qui avaient permis à Revenge de transformer l'essai. Ce n'est certainement pas sur Ashley qu'il fallait compter, la pauvresse étant une espèce d'allumeuse scénaristique : elle nous fait discrètement des avances, sous-entendant qu'elle est prête à passer à la vitesse supérieure à tout moment, mais elle finit toujours par remettre sa culotte. Au bout d'un moment, cela ne provoque plus que de l'indifférence. Mais je ne désespère pas de la voir montrer enfin son vrai visage en saison 2. Qu'elle l'enlève pour de bon, cette culotte ! Et qu'elle la jette dans la foule en délire ! "Les Pauvres", frère Declan et frère Jack, ne sont pas non plus du genre à assurer le spectacle au fin fond de leur bar miteux. Au début, on appréciait ces intermèdes dans le "monde normal" mais on s'en est vite lassé. Dans un soap, les gentils n'ont d'intérêt que lorsqu'ils deviennent méchants. Et quelque chose me dit que jamais les Porter ne pactiseront avec le Diable. Madeleine Stowe aura beau raconter à qui veut l'entendre qu'ils sont la caution sociale de la série et que, grâce à eux, Revenge offre un discours sous-jacent sur les inégalités de notre société, nous, tout ce qu'on veut, c'est nous amuser et nous évader, justement, de ce monde si cruel qu'est le nôtre. On veut que "les riches" souffrent, pour une fois. Qu'ils saignent...

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   Face à des personnages féminins forts, qui tiennent la série à bout de bras, les auteurs ont essayé de donner un peu plus de poids aux hommes, en particulier aux Grayson père et fils. Sans grand succès. Sur la toute fin, Conrad commençait à se muer en un adversaire crédible face à Victoria, et cela devenait urgent. Mais Daniel, lui, a eu beaucoup plus de mal à convaincre. Peut-être que la prestation de Joshua Bowman y est pour quelque chose. Il n'est quand même pas incroyablement charismatique. Mais, plus vraisemblablement, cela vient de sa tranformation un peu trop rapide de pion à joueur dans le grand échiquier des querelles familiales. A coté, Charlotte n'est bonne à rien. Son espèce de spin-off façon Gossip Girl complètement raté n'avait aucun intérêt. Cela me fait inéluctablement penser à feu Ringer et au personnage de Juliet Martin, assez sembable à Charlotte à la base mais qui est devenu petit à petit plus profond et gage d'excellents rebondissements. Le fait que la jeune femme soit la soeur biologique d'Emilie n'a absolument rien changé à l'affaire. Cette intrigue n'a pas (encore) été exploitée. Parmi les personnages réccurents, je suis assez fan de Mason Tradewell, incarné par Roger Bart. Il me fait penser à Elton John d'ailleurs, mais ça n'a rien à voir avec la choucroute. Fallait juste que je vous le signale ! J'ai bien aimé aussi le mystérieux "homme aux cheveux blancs", qui a permis de secouer un peu les deux derniers épisodes. La mise en scène autour de l'accident d'avion était, au passage, absolument parfaite ! Mais est-ce pour autant un bon cliffhanger ? Non. On sait très bien que Lydia va mourir -et on s'en fout complètement- et que Victoria va survivre, parce que c'est Victoria Grayson, quoi ! On ne la lui fait pas ! Elle a dû descendre de l'avion à la dernière minute, tout simplement, sentant le coup fourré. C'est excitant à l'écran, sur le moment, mais c'est finalement bien vide, quand on y repense.

   L'entrée de la mère d'Emily dans l'équation est bien plus intéressante même si, avec leurs gros sabots, les scénaristes ont gâché l'effet de surprise. Grosse pression maintenant pour trouver l'actrice qui aura une bonne alchimie avec Emily VanCamp, qui sera à la hauteur du talent de Madeleine Stowe et qui donnera envie à de nouveaux téléspectateurs de rejoindre l'aventure. Revenge change de case l'an prochain, et prend la place de Desperate Housewives. Il faut faire parler... J'aurais bien proposé Heather Locklear mais bon... je sais qu'il faut que je me rende à l'évidence : sa carrière est finie et elle n'intéresse plus personne. Sharon Stone ? Ok, ne rêvons pas (m'enfin après avoir fait Largo Winch II)... Mon fantasme absolu, ce serait Michelle Pfeiffer. Mais si elle accepte enfin d'apparaître un jour à la télé, j'aimerais autant que ce soit dans une série d'une plus grande envergure que Revenge. Marcia Cross ? Elle refuserait et il faut la laisser se reposer... Elizabeth Mitchell ? Tiens... Ce serait pas une super bonne idée, ça ? Et puisque j'en suis à extrapôler sur la saison 2 -car, à l'évidence, cette fin de saison 1 ne m'a guère passionné et ne m'inspire pas grand chose- j'aimerais vraiment qu'Emily devienne MAUVAISE. J'ai encore beaucoup de mal à digérer le sort qu'elle n'a PAS réservé à "l'homme aux cheveux blancs". Elle aurait pu le tuer, elle l'a laissé filer. Et le montage avec les images de son père et cette histoire de bonne conscience, ça m'a vraiment gonflé. Je ne demande pas qu'elle se transforme en Dexter non plus, je sais bien que la marge de manoeuvre sur ABC est limitée -encore plus à la suite de Once Upon A Time- mais sa vengeance va vite tourner en rond si elle ne met pas un peu la main à la pâte... 

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// Bilan // Avec Revenge, il semblerait que la vengeance soit un plat qui se mange... tiède !  Après un début de saison très convaincant et rafraîchissant, le soap moderne qui a créé la surprise a perdu de sa superbe, diluant ses meilleures idées dans un océan bien trop calme. Gare à la noyade lors de la deuxième vague...

19 mars 2011

V [2x 10]

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Mother's Day (Season Finale) // 5 51o ooo tlsp.

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   Malgré quelques scènes jouïssives sur lesquelles je reviendrai, je ne peux que déplorer, et peut-être pour la dernière fois, la médiocrité des scénarios de V. Ce final était sans doute l'un des épisodes les plus mal écrits de la série... et de l'histoire ! Il était truffé d'approximations et d'incohérences. La série nous y a habitués sur la longueur mais un tel concentré de bêtises en 42 minutes, c'est fascinant et déprimant à la fois. Les séries de SyFy ne sont pas toujours des chef d'oeuvres, pour comparer ce qui est comparable, mais, avec moins de moyens et plus d'idées, ils réussissent au moins à faire des divertissements regardables et qui ne versent pas systématiquement dans le ridicule. Evidemment, je me dois de rappeler en préambule que les scénaristes ont dû composer avec un handicap de taille : une réduction d'épisodes drastique. C'est pour cela que je ne m'attarderai pas sur la vitesse avec laquelle les événements s'enchaînent. On passe de l'annonce d'un plan ô combien foireux à son exécution immédiate. Habituellement, il faut au moins trois épisodes avant que l'idée ne fasse son chemin.

   Comment Erica a-t-elle sérieusement pu croire que Lisaallait réussir à tuer sa propre mère sans vergogne alors qu'elle est fragile et qu'Anna est la plus grande manipulatrice de l'histoire de l'humanité ? Et comment tous ses petits camarades ont pu la laisser faire sans broncher ? C'est invraisemblable. La scène de matricide raté était affligeante. On se serait tout simplement cru dans un épisode des Feux de l'amour avec ce plan-séquence typique des daytime soaps. On notera au passage que les scènes se déroulant en extérieur ont toutes été tournées au même moment : il pleut des cordes et les personnages sont habillés de la même façon. J'en profite aussi pour dire que, sans les plans larges sur le ciel de New York, la série pourrait avoir lieu n'importe où. Il n'y a rien qui la relie directement àBig Apple. C'est peut-être voulu cela dit, pour rendre l'ensemble plus universel. Oui, je profite de cette critique pour balancer tout ce que je n'ai pas pu caser dans mes reviewsprécédentes. Au risque d'en faire un roman... Pour en revenir aux stupidités de cet épisode, j'étais surpris de constater que Ryan pouvait se ballader comme bon lui semblait dans le vaisseau, à partir du moment où la Reine n'était pas là. Elle doit emmener tout son service de sécurité avec elle dans ses déplacements. Je ne vois pas d'autres explications. On ne reviendra pas sur Joshua qui a retrouvé toute sa mémoire d'un coup d'un seul, ni sur Diana qui réussit plutôt facilement à s'extirper de sa cave après y avoir passé tant d'années. Tout ce qui tourne autour de la fille de Ryan et de la félicité ne m'a pas du tout convaincu, en partie parce que la jeune actrice n'était pas juste du tout, ensuite parce que c'est quand même super facile. Mais le fait que l'enfant stellaire ait des pouvoirs nous renvoit directement à la première série. C'est peut-être elle qu'il faut blâmer pour le coup. Il fallait bien que cet enfant ait quelque chose de spécial de toute façon. Ce sera donc ça. Le cliffhanger qui en découle est un peu décevant, surtout avec cette vue sur les vaisseaux tout noirs et tout effrayants qui n'en finissent plus d'arriver...

  La découverte d'une organisation secrète, menée par les deux collègues d'Erica et l'ancien Mike Donovan de la première version joué par Marc Singer, est à la fois la meilleure chose qui pouvait arriver à la série et en même temps la plus belle manière de nous prouver que tout ce que l'on a vu jusqu'ici n'était que du flan. La Cinquième Colonne n'a jamais rien réussi. Les scénaristes partent de ce constat d'échec pour repartir sur des bases plus solides (a priori). J'ai quand même l'impression d'avoir suivi deux saisons pour rien, du coup. En plus, on se demande pourquoi Dupont et Dupont n'ont pas compris plus tôt qui était vraiment Erica. Ca nous aurait épargné bien des misères. Là où l'épisode devient intéressant, c'est quand il s'acharne sur les boulets de la série qui auraient du disparaître depuis longtemps. Je m'attendais à la mort de Ryan, c'était même devenu une obligation de le tuer à ce stade. Je ne pensais pas que ce serait sa fille qui l'exécuterait en lui tordant le coup. Quand on y pense, cette scène est assez dérangeante mais elle s'accorde bien avec la première série. La relation qu'a instauré Anna avec Amy peut être mise en parallèle avec les jeunesse Hitleriennes, si l'on part du principe que les méthodes d'Anna ne sont pas très éloignées de celles d'Hilter. Et son discours face à son peuple va bien dans ce sens. En cherchant bien, on peut donc trouver du fond à toute cette mascarade mais n'est-ce pas surinterpréter cette "oeuvre" ? La mort de Tyler est évidemment un soulagement pour tout le monde. On l'a tellement attendue... Elle est en plus bien gore et bien perverse. Pas mal pour du 21h sur ABC ! Cela dit, je n'adhère pas du tout à l'intrigue inventée autour de l'oeuf. C'est totalement incohérent. Il a fallu attendre un temps fou pour que Lisa puisse enfin s'accoupler avec Tyler et sa jumelle y arrive à peine née ! Bref, passons. Ca n'en était pas moins jouissif ! La mort de Diana m'a moins plu. Il fallait bien que l'une des Reines meurt et on voyait mal Anna disparaître, mais les scénaristes auraient pu s'arranger pour lui rendre la tâche plus difficile.Au final, Jane Badler n'aura jamais été exploitée comme il se devait.

   Grosse déception : Father Jack est toujours vivant, mais il a enfin été touché par la grâce. Malheureusement pas celle qu'il attendait. Hobbes ? Il a disparu après avoir sauté Erica. Je lui avais imaginé un rôle plus important. Chad ? Il a été démasqué par Anna ! Comment la Cinquième Colonne a pu croire qu'il suffisait de trafiquer des voix pour tromper l'ennemi ? Son emprisonnement pourrait amener de bonnes choses si la série devait revenir. On imagine aisément Anna le manipuler plus que jamais et faire de lui, enfin, son porte-parole universel. Marcus ? Déception là encore. Son aveu aurait logiquement dû être un sacrifice mais Anna a inexplicablement choisi de le garder en vie... Ah et je tenais à relever cette réplique géniale : "That's How You Kill Your Mother".

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// Bilan // Comme une série qui ne veut pas mourir, V n'amorce pas l'ombre d'une conclusion dans ce dernier chapitre de la saison 2. Sans doute parce que la vraie bataille, maintes fois reportée, ne commence que maintenant, les scénaristes lancent de nouvelles pistes plus ou moins prometteuses. Comme à la fin de la saison 1 en somme. Et on a vu le résultat... Je ne crois sincèrement pas en l'existence d'une saison 3, en tous cas sur ABC, mais je sais que si elle venait à voir le jour, je serais curieux de voir ce qu'elle pourrait donner. De façon médiocre et totalement incohérente, l'équipe a quand même réussi à se débarrasser des principaux défauts de la série (la Cinquième Colonne, Ryan, Tyler). Tout espoir d'amélioration est donc encore permis. Mais il en faudra du courage pour se replonger dans V...   

12 mars 2011

V [2x 09]

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Devil In A Blue Dress// 4 98o ooo tlsp.

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    Quand j'y pense, je ressens de la pitié pour l'équipe créative de V. Mettez-vous à leur place : vous faites des audiences ridicules, de toutes parts de mauvaises critiques fusent (paradoxalement, la série possède une fanbase importante toute vouée à sa cause), vous faites une série fantastique mais sans un rond et, en plus, on vous retire 3 épisodes un peu à la dernière minute. Il faut avoir les reins solides pour tenir le coup ! Il paraît que l'argent récupéré suite à la réduction du nombre d'épisodes a été redistribué dans les effets-spéciaux. Je suis presque tenté de le croire car on ressent depuis deux ou trois épisodes que les effets-spéciaux sont de meilleure qualité. Mais alors pourquoi venir tout gâcher avec une réalisation épileptique qui faisait plus cheap que cheap. C'est bien simple : on se serait cru dans Mutant X, pour les connaisseurs. Je pointe là du doigt deux scènes précises : celle du blissd'Anna, impressionnante grâce à la prestation de Morena Baccarin, toujours très inspirée, mais gâchée par des ralentis inutiles; et la course-poursuite caméra à l'épaule sur le chantier en construction. C'était atroce à suivre et puis ridicule de toute façon. On se serait cru sur un boot camp avec des obstacles en plastique à éviter. Au passage, le plan de la Fifth Column était plus convaincant que d'habitude etj'ai vraiment cru qu'ils allaient réussir pour une fois, mais c'était sans compter Anna, qui a toujours plus d'un tour dans son sac ! Mais mon Dieu, pourquoi était-ce aussi facile de rentrer dans ce hangar abritant la Blue Energy ? Pourquoi tout ce cinéma pour que Sidney puisse y entrer alors que Erica et ses boulets y arrivent sans encombre quelques minutes plus tard ? En parlant des boulets, je suis au regret de constater que Sidney a été plus utile à la Résistance en un épisode que Jack en une vingtaine ! Il est toujours là, en second plan, la mine triste, mais il ne fait rien, il n'ouvre même plus la bouche...

    Le personnage de Chad a eu plus de chance dans cet épisode. Non pas parce qu'il a été particulièrement utile, simplement parce qu'il a eu plus de temps d'antenne que les semaines passées. Sa co-présentatrice n'aura pas fait long feu et n'aura pas été exploitée comme il se devait. Doit-on mettre ça aussi sur le compte d'un manque de temps ? Il y avait de grandes choses à faire autour de Chad mais ça n'arrivera jamais je suppose. A moins qu'il ne change de camp dans le final mais si d'un autre coté ça doit affaiblir la Résistance... On perd à tous les coups en somme ! Les visages alliés d'Anna se font de plus en plus rares ces temps-ci. Comme par enchantement, Joshua se souvient de tout et vient donc en aide à Lisa. Elle avait bien besoin car toute seule, elle n'arrivait à rien depuis un moment. Ryan s'est joint à eux et, ma foi, le trio s'est pas mal débrouillé face à la bande d'Erica qui est encore passée pour une belle brochette d'andouilles, malgré le courage, l'obstination et tout ce que vous voudrez. Marcus aussi tourne le dos d'Anna, et, grâce aux divines paroles de Diana, il comprend qu'Anna est aussi touchée par l'émotion humaine. Bien plus que n'importe qui d'autre sur le vaisseau d'ailleurs. Un truc que je n'ai jamais compris : la colère, ce n'est pas considéré comme une émotion chez les visiteurs ? Non parce qu'Anna est tout le temps en colère contre tout le monde depuis le début. Elle avait déjà des émotions avant d'arriver sur Terre. Cette affaire est donc toujours aussi bancale... Le seul allié d'Anna à l'heure actuelle est donc... Tyler ! Le blissfonctionne sur lui et Logan Huffman a d'ailleurs joué à la perfection le benêt. Etonnant, hein ? Autant dire que la Reine est dans une mouise incroyable et elle ne s'en rend même pas compte ! Elle devrait tomber de haut dans le final, et perdre son trône au profit de Diana qui en profitera certainement pour trahir Lisa après l'avoir utilisée. Diana sort enfin, après 9 épisodes, de sa cave (mais en hologramme) et fait la rencontre des autres personnages. C'est beaucoup trop tardif. Les scénaristes ont gâché cet atout considérable que représentait Jane Badler.Elle aurait certainement été promue régulière en saison 3 mais...

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// Bilan // Pourquoi une seule étoile ? Parce qu'un seul tout petit neurone a visiblement été nécessaire pour écrire cet épisode. Moi, quand je regarde V, j'ai un peu honte pour tous ceux qui travaillent dessus. Alors il y a beau y avoir une belle lumière bleue, une méchante vraiment méchante et plein de courses-poursuites, ça ne me convient pas. Un divertissement con, ça ne me divertit pas. 

10 mars 2011

V [2x 08]

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Uneasy Lies The Head // 5 o4o ooo tlsp.

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   Il n'est jamais facile de parler d'amour dans une série fantastique. Il se passe bien trop de choses à coté pour que l'on puisse se pencher sur les sentiments des protagonistes plus de deux minutes. Certaines ont tout de même réussi.Fringe, par exemple. Battlestar Galactica aussi. V ne fait évidemment pas partie de ce cercle de privilégiées. On en a déjà eu la preuve avec Tyler et Lisa, et Ryan et Valerie en saison 1. Les scénaristes ont sorti leurs énormes sabots depuis deux épisodes. Après avoir longuement amorcé une relation entre Erica et le prêtre Jack, ce qui aurait été "osé", ils ont fait le choix facile de faire s'énamourer Erica et Hobbes et quoi de plus clair qu'une scène de "sexe" un peu bestiale, sortie de nulle part et pas très cohérente avec le reste des intrigues pour illustrer le propos ? J'ai d'ailleurs adoré le plan sur le portrait de la famille Evans à ce moment-là. Que doit-il nous faire comprendre ? Qu'Erica est une vilaine garce ? Qu'il faut laisser le passé derrière soi et avancer ? Mystère. En guise de signe annonciateur qui ne trompe pas : Erica a vu Hobbes torse nu quelques heures plus tôt et elle n'a forcément pas pu résister face à cette montagne de virilité, tout en muscles et en voix profonde. Mais au secours quoi !! Les oppositions d'ordre moral et religieux entre Jack et le reste de la Cinquième Colonne est inintéressant au possible. Cela ne fait que renforcer notre quasi-haine pour Jack. Il vole en plus du temps d'antenne à ce pauvre Scott Wolf, dont le personnage est totalement inexploité. L'introduction de sa co-présentatrice n'a, pour le moment, servi strictement à rien. C'était tout aussi nul et mal écrit du coté de Tyler, ô surprise, et Lisa. Il la voit qui le trompe, et il ne se révolte pas plus que ça. Ce garçon est un légume, interprété par une courge.

   Pendant que la Résistance s'amuse à déjouer les plans d'Anna avec détermination mais sans les bonnes idées qui sont censées aller avec, sur le vaisseau mère, Diana est toujours autant visitée mais cela n'aboutit toujours pas à grand chose. Elle réussit simplement à convaincre Ryan qu'il lui faut quitter les lieux, même sans sa fille alors qu'il avait juré quelques minutes plus tôt qu'il ne l'abandonnerait jamais. C'était amusant de le voir s'installer dans son super suppositoire volant et s'enfuir par un passage secret. L'occasion rêvée pour les chargés aux effets-spéciaux de nous montrer toute l'étendue de leurs talents. Ils ne se sont pas foutus de nous... C'est un peu comme la machine qui récupère les ADN. Tout un cinéma pour un résultat médiocre, absolument pas impressionnant. Pourquoi ne pas faire tout simplement profil bas en évitant toute fioriture ? Du coté d'Anna, c'est toujours un maximum de menaces pour O actions. Le seul élément intéressant dans tout ça, c'est le retour de Marcus, dont le secret révélé à demi-mots en fin de saison 1 va être enfin exploité. Reste à savoir comment...   

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// Bilan // V est décidément une série bien singulière : c'est à l'approche de la conclusion de la saison, et prions pour elle, de la fin de la série, que le rythme ralentit. Les scénaristes se prennent les pieds dans le tapis en se concentrant sur tout ce qui ne nous intéresse pas ou plus, et en retardant un maximum le passage aux choses sérieuses. Y'a-t-il encore un pilote dans ce foutu vaisseau ?