24 février 2014

One Big Happy [Pilot Script]

20443688 (1)

ONE BIG HAPPY

Comédie (multi-caméra) // 22 minutes

44030377

Ecrit par Liz Feldman (2 Broke Girls, Hot In Cleveland). Produit par Ellen De Generes. Réalisé par Scott Ellis (2 Broke Girls, Weeds, Frasier). Pour NBC, Warner Bros. Television & A Very Good Production. 54 pages.

Lizzy est lesbienne. Luke est hétéro. Ils sont amis depuis l'enfance. Ils vivent dans le même appartement. Et ils ont décidé de faire un bébé ensemble. Tout aurait pu être très simple, oui mais voilà : les tentatives d'inséminations artificielles échouent les unes après les autres et Luke vient de trouver l'amour de sa vie, Prudence, une anglaise sur le point d'être déportée... 

Avec Nick Zano (Ce que j'aime chez toi, 2 Broke Girls, Cougar Town), Elisha Cuthbert (24, Happy Endings)... (casting en cours)

 

   Quand vous lisez le pitch de One Big Happy, vous comprenez immédiatement comment le pilote risque de se terminer : Lizzy finit par tomber enceinte et Luke et Prudence se marient. Si c'est ce que vous aviez imaginé, comme moi, alors SPOILER ALERT! je vous confirme que c'est bel et bien ce qui arrive. Pas de surprise de ce coté-là. Pas de surprise ailleurs non plus. La force de cette sitcom n'est absolument pas dans sa capacité à surprendre, mais dans sa capacité à faire rire. Et entre nous, c'est bien tout ce qui compte. Alors bien entendu, elle ne plaira pas à tout le monde. Parce que c'est une sitcom multi-caméra en premier lieu. Parce qu'elle a un humour qui fonctionne essentiellement sur la vanne (on tourne à six par minutes). Parce que si vous n'aimez pas des séries comme 2 Broke Girls -elle est signée par l'une de ses principales scénaristes- Hot In Cleveland ou Mom, alors vous ne devriez pas y trouver votre compte. Moi, ça me plait énormément. C'est tout ce que j'aime. Et il y a une histoire de gaz et une autre de pipi. Avis aux amateurs.

   Mais il faut bien avouer que la principale référence de One Big Happy, et quelle référence, c'est Will & Grace ! On peut la voir comme une version inversée, puisque ce n'est pas un gay et une hétéro ici, mais une lesbienne et un hétéro. Cela ne fait pas une grande différence. Ce qui est sûr, c'est qu'elle n'aurait probablement jamais existé sans Will & Grace. Et Ellen. Elles ont indéniablement ouvert des voies -et des esprits- qui se sont assez vite refermées malheureusement. Rien d'étonnant que Ellen De Generes soit à la production d'ailleurs. Et que NBC soit à nouveau dans le coup. On peut aussi se dire que Modern Family et de manière moins flagrante The New Normal ont permis d'introniser les familles homoparentales dans les comédies US en prime-time. One Big Happy doit beaucoup aux autres mais trouve assez rapidement son propre style, sa propre dynamique, et son luxe c'est de ne jamais avoir à questionner ou s'excuser de sa modernité. Cette configuration familiale, aussi originale soit-elle, est présentée comme normale. Et ça fait du bien. Sans doute qu'en cas de commande en série, d'autres épisodes traiteront de la difficulté à assumer ce choix. Mais c'est important dans la présentation de ne pas en faire cas. 

   D'avoir choisi Nick Zano pour le rôle principal masculin est une grande idée. Ce mec a un potentiel énorme, comme l'ont prouvé ses passages dans Cougar Town, Happy Endings, 2 Broke Girls et Mom, il est un plaisir pour les yeux et je suis sûr qu'il sera largement à la hauteur du script. Luke est un tombeur attachant, plein de second degré, qui bosse dans un bowling mais qui cache un tempérament de geek. Son rêve : faire carrière dans l'écriture de comics. Concernant Elisha Cuthbert pour le personnage de Lizzy, je suis un peu moins emballé. J'adore la bande de Happy Endings et je suis heureux qu'ils soient tous très demandés en cette saison des pilotes, mais ce n'est clairement pas elle ma préférée. Elle a fini par être convaincante une fois la première saison passée. Espérons qu'elle le soit cette fois dès le pilote. Peut-elle interpréter avec conviction une lesbienne un peu tomboy sur les bords mais pas trop et super coincée ? Là, comme ça, j'ai dû mal à l'imaginer. Aussi parce que j'ai ses couvertures de FHM & co en tête. Mais son imitation d'Ellen De Generes dans Happy Endings était très réussie. C'est peut-être même ça qui lui a permis d'obtenir ce job. Alors... je demande à voir ! Les personnages secondaires ne sont pas encore castés, mais ils ont eux aussi leur charme. Leisha et Roy forment un couple très complice et ils sont les parents d'une petite fille de 5 ans qu'ils aiment très fort, forcément, mais qui, de leur propre aveu, leur a aussi un peu gâché la vie en naissant. Des sidekicks efficaces, mais ce ne sont pas des Jack et Karen. Quant à Prudence, la fameuse entremetteuse, elle est vraiment super drôle et les casteurs n'ont pas intérêt à se tromper en la choisissant. Perso, je prendrais Lucy Punch sans hésiter. Mais si je pouvais, je mettrais Lucy Punch partout de toute façon... Prudence est une chic fille, sous ses airs de pétasse. Elle est très ouverte, très libérée, très franche, mais aussi très amoureuse. Un amour !

   C'est un grand oui pour One Big Happy ! Ma seule tristesse, c'est qu'elle soit destinée à NBC qui a 1/ commandé 15 autres pilotes de comédie 2/ aucun véritable succès dans le genre aujourd'hui. Sur CBS, cette sitcom aurait sans doute pu facilement trouver sa place dans la grille et dans le coeur des téléspectateurs. Je ne voulais pas trop m'attacher à Luke et Lizzy mais je crois que c'est raté... 

Posté par LullabyBoy à 12:40 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


07 août 2012

Happy Endings [Saison 2]

vlcsnap_2012_07_26_01h23m07s165

Saison 2 // 6 180 000 tlsp.

44030377


vlcsnap_2012_06_29_02h03m30s137 vlcsnap_2012_04_15_17h25m38s181

   J'ai toujours un peu de mal à écrire mes critiques de comédies et c'est précisément pour cette raison, au cas où vous vous poseriez la question, que je n'ai plus rien dit sur Modern Family, par exemple, depuis belle lurette, et que l'analyse qui suit sera relativement courte. J'apprécie vraiment la série et je suis toujours content de voir un épisode mais elle ne me manque pas particulièrement quand elle est en pause, ou que je prends du retard sur la diffusion. Les personnages n'évoluant que très peu voire pas du tout dans certains cas, il n'y a pas tellement de nouveaux commentaires à faire d'une saison à l'autre. Souvent, les épisodes se suivent et se ressemblent, mais certains sont plus marquants que d'autres. C'est un peu la même chose avec Happy Endings, que j'ai dévoré en marathon tout récemment. 

   Après une première saison courte mais prometteuse et un sauvetage in extremis, Happy Endings est revenue avec une deuxième salve d'épisodes tout aussi convaincante, si ce n'est plus. On sent toutefois qu'une vraie réflexion a été menée au sujet des personnages et de l'importance qui leur était accordée en terme de temps d'antenne. Clairement, Penny et Max avaient tendance à voler la vedette aux autres, un peu à la manière d'un Jack et d'une Karen dans Will & Grace, un degré de folie en moins. De la même façon que Cougar Town et de plus en plus de comédies modernes, Happy Endings repose presque essentiellement sur l'alchimie entre les membres principaux de son casting, et sur leur talent respectif aussi bien évidemment. S'ils n'étaient pas à ce point au diapason, alors qu'en plus le rythme des répliques est soutenu, la plupart des blagues tomberaient à l'eau et la série serait déjà morte depuis longtemps, comme tant d'autres du genre. Elle a depuis le départ ce truc en plus que les autres n'avaient pas et elle a su le faire fructifier en saison 2.

vlcsnap_2012_04_15_17h23m48s101 vlcsnap_2012_07_26_01h25m24s253

   Bizarrement, ce ne sont plus Max et Penny qui me font le plus rire. Les rôles se sont inversés. Je n'étais pas fan du couple Jane/Brad à la base, surtout à cause de monsieur, mais j'ai trouvé leurs intrigues cette année beaucoup plus réussies bien que redondantes, avec la gentille réconciliation à chaque fin d'épisode qui devient lourdingue. Le jeu de Damon Wayans Jr. est toujours aussi atypique, et je suis sûr que s'il était resté dans New Girl, il aurait vraiment apporté quelque chose et l'aurait rendue meilleure, tout comme il a donné beaucoup de sa personne dans Happy Endings et ça a payé au final. Les mimiques d'Eliza Coupe sont toujours aussi irrésistibles et, malgré les points communs de son personnage avec la Monica de Friends, elle arrive largement à exister sans donner l'impression qu'on la connait déjà par coeur et qu'elle ne saura jamais nous surprendre. Mais la vraie surprise, c'est... Alex ! Plutôt transparente en saison 1, elle s'est révélée en saison 2, sa stupidité devenant un ressort comique tout ce qu'il y a de plus classique mais néanmoins terriblement efficace. Elle en est même devenue attachante, la petite ! Finalement, Elisha Cuthbert se débrouille bien en comédie et ça, c'est une grande nouvelle ! Parce que coté drama, c'est vraiment pas ça... Entre les très amusants et inspirés Jane, Brad et Alex et le duo Max/Penny de la mort qui tue mais qui gonfle un peu quand il y a surenchère et hystérie, on retrouve ce bon vieux Dave, le "Ted Mosby" de Happy Endings, maladroit, bonne poire et drôle uniquement par intermittence. On aime son obsession pour les t-shirts en col en V, on adore ses super sandwichs personnalisés, mais on aime un peu moins ses aventures amoureuses rocambolesques et cette tentative de le caser avec Penny, assez peu séduisante.

   Happy Endings n'avait pas besoin d'invités prestigieux pour plaire mais elle s'est quand même octroyée les services de Megan Mullally dans le rôle de la mère de Penny - je l'adore mais à force de faire le tour de toutes les comédies existantes, ses apparitions perdent de leur saveur- ainsi que de Brian Austin Green dans le final, voué à revenir pour notre plus grand plaisir en saison 3; puis Colin Hanks aussi, dans l'improbable rôle... de son propre rôle; ou encore James Wolk, transformé en Grant, le parfait petit ami de Max que l'on aurait presque aimé voir intégrer la distribution définitivement tant il était devenu attachant en l'espace de seulement deux petits épisodes. Il a pourtant fallu s'en séparer et c'était presque aussi douloureux pour nous que pour Max et ses amis ! C'est davantage à travers différents contextes que la série a réussi à créer l'événement : je pense aux épisodes dédiés à Halloween (ces costumes... mon Dieu !), à Nöel ou encore à la St Valentin, qui étaient particulièrement bien écrits. De temps en temps, Happy Endings  tente de lorgner vers des structures originales "à la How I Met Your Mother" mais en général avec moins de succès que sa grande soeur. Sinon, on retiendra l'épisode où Brad ressort déboussolé de chez son dentiste et se met à comparer ses compagnons aux héros de Friends, un clin d'oeil très appréciable. D'ailleurs, la série joue plus que jamais la carte des réfèrences à la culture populaire, et quand on n'est pas américain, on est parfois un peu largué malheureusement (je n'ose imaginer la tronche de la future VF). Le quiproquo entre Jane et Brad autour des etrennes de leur femme de ménage était particulièrement croustillant et cruel. La fête d'anniversaire catastrophe de Penny était assez géniale aussi. Bref, je ne me souviens pas de tout mais je peux dire qu'ils m'ont fait beaucoup rire les héros de Happy Endings

vlcsnap_2012_04_15_17h23m31s191 vlcsnap_2012_05_05_19h53m06s8


// Bilan // Ce serait une grossière erreur que de sous-estimer Happy Endings : si vous ne la regardez pas encore, il serait temps de lui laisser une chance. Vous pourriez en tomber amoureux ! On n'a rien fait de mieux en "comédies d'amies" depuis Friends et les premières saisons d'How I Met Your Mother.

31 juillet 2011

Happy Endings [1x 04 > 1x 12]

19450835

 Saison 1 // 4 330 000 tlsp.

44030377

    Si mes comptes sont exactes, nous avons eu cette année pas moins de cinq tentatives de sitcoms "de potes" : Mad Love sur CBS, classique mais correcte; Traffic Light sur la FOX, moyenne mais avec un certain potentiel jamais exploité; Perfect Couples sur NBC, la Modern Family du couple franchement ratée; Friends With Benefits sur NBC toujours, mais elle est jugée tellement mauvaise par sa propre chaîne qu'elle n'a pas encore été lancée (ce sera pour le mois d'Août); et enfin Happy Endings sur ABC, la plus prometteuse sur le papier qui a réussi l'exploit de ne pas décevoir, bien au contraire ! Et c'est aussi la seule qui a obtenu, par miracle avouons-le, une saison 2. La preuve que même dans le monde impitoyable des séries, il y a (parfois) une justice. Pour être très honnête, j'ai hésité à faire une review de cette première saison pour la simple et bonne raison que mon ressenti est équivalent à celui que j'avais publié au sujet des deux premiers épisodes (A lire ou à relire ICI). Mais elle le mérite bien alors... 

    Happy Endings est ce qu'on appelle dans le jargon un "grower". On commence à la regarder en se disant que c'est sympa mais qu'il n'y a pas non plus de quoi crier au génie et puis au fur et à mesure que l'on s'attache aux personnages, l'envie de les retrouver se fait de plus en plus pressante. Avec une saison de seulement 12 épisodes (enfin un 13ème jugé médiocre sera programmé à la fin du mois d'Août au milieu de rediffusions), c'est un petit exploit d'avoir réussi à rendre cette petite bande si incontournable. Certains héros bénéficient toutefois de plus d'attentions que d'autres. On sent rapidement qui sont les chouchous des scnénaristes. Peut-être est-ce pour cela que ce sont aussi les miens ? Adam Pally alias Max, le gay qui ressemble à un hétéro, est la plus sympathique trouvaille de ce casting solide. Il n'a jamais besoin d'en faire des tonnes, contrairement à certains de ses comparses, pour nous faire rire. Ses répliques pleines de sacarsme se suffisent à elles-même. Un des épisodes qui m'a le plus marqué est celui de son coming-out auprès de ses parents. C'était une façon fort réussie de traiter du sujet, avec une pointe de nazisme en prime. Car oui, c'est une spécificité de la série : elle adore faire preuve de "gentil" racisme et d'évoquer l'actualité avec humour. Il a d'ailleurs fallu couper une scène faisant réfèrence à Ben Laden dans un épisode diffusé peu de temps après sa mort. L'autre catégorie d'humour qui fait mouche dans Happy Endings, c'est l'hystérie. Penny en est la meilleure représentante même si elle se calme petit à petit de façon à ne pas devenir agaçante. Sa quête du "right guy" est classique mais elle réussit à y apporter une touche personnelle bienvenue. Casey Wilson est juste excellente. Pas étonnant : elle vient de l'école Saturday Night Live. Dans le genre hystérique, son ami Derrick, le gay overzetop, m'a fait littéralement mourir de rire lors de ses deux apparitions. J'espère qu'il reviendra de temps en temps. Si Max et Penny sont mes personnages préférés, c'est aussi parce qu'ils sont très drôles ensemble. 

    Le groupe dans son ensemble fonctionne comme celui de Cougar Town : ils sont tout le temps fourrés les uns chez les autres, ils donnent l'impression de ne quasiment jamais travailler, ils boivent un peu beaucoup (mais pas tellement du vin) et ils pétent régulièrement des plombs en partant des délires absurdes mais tout à fait tordants. Dave, qui est un peu le héros à la base, me plaît bien aussi. Zachary Knighton est vraiment plus dans son élément en comédie qu'en drama. Vers la fin de la saison, lorsque les auteurs reviennent un peu plus sur le mariage raté et ses conséquences pour l'ancien couple, il se passe vraiment quelque chose de touchant. Cela dit, on aurait pu le ressentir dès le départ si ABC n'avait pas fait modifier l'ordre des épisodes. Les numéros 2 et 3 passent en effet en 10 et 11ème position et ils ne sont pas mauvais du tout. La véritable raison du déplacement est que la chaîne voulait que les épisodes suivants le pilote soient les moins feuilletonnants possibles pour accrocher le public le plus large possible. Ca n'a pas marché, mais c'est bien tenté. Parmi les personnages les moins amusants, Alex (Elisha Cuthbert) figure en pôle position. C'est celle qui est la moins définie depuis le départ. On ne sait pas vraiment qui elle est, ce qu'elle veut et elle est toujours un peu détachée des autres, pas aussi présente (surtout au départ à cause des circonstances de l'annulation de son mariage). Mais elle ne m'est pas désagréable et dans le final, toute seule dans son couloir de l'hôtel, elle m'a même ému. Enfin, le couple formé par Jane et Brad a connu de très bons moments mais je suis moins conquis. Disons que Brad se fait quand même pas mal écraser par Jane, beaucoup plus drôle. Lui, c'est le loser de la blague et on se lasse vite de ses bides à répétition. Mais je n'ai pas de repcoches à faire à l'acteur, Damon Wayans Jr. Je le trouve bon et beaucoup plus fréquentable que son père, qui apparaît d'ailleurs dans un épisode. Un des plus ratés de la saison à mon sens ! Leur intrigue commune n'arrivait pas à être drôle et l'émotion forcée sur la fin n'était pas plus convaincante. 

    Happy Endings est avec Raising Hope la meilleure nouvelle comédie de l'année. Elle est évidemment moins colorée, osée et surprenante mais une comparaison entre les deux ne serait de toute façon pas pertinente. Je suis ravi de pouvoir retrouver la petite bande pour une 2ème saison, qui, à moins d'un miracle, sera aussi la dernière. Sa trajectoire me fait un peu penser à celle de Better Off Ted. Deux sitcoms sosu-estimées qui valent vraiment le coup d'oeil et qui donnent indéniablement le sourire. 

17 mai 2011

Happy Endings [Pilot & 1x 02]

19617985

Pilot // The Quicksand Girlfriend

7 3oo ooo tlsp. // 5 7oo ooo tlsp.

44030377

What About ?

Comment un groupe d'amis peut-il résister à la séparation de deux d'entre eux le jour de leur mariage au pied de l'autel ? Alex et Dave avaient tout du couple parfait, et pourtant...

Who's Who ?

 Comédie créée par David Caspe. Avec Zachary Knighton (FlashForward), Elisha Cuthbert (24), Eliza Coupe (Scrubs), Damon Wayans Jr. (Ma Famille d'abord), Adam Pally, Casey Wilson...

So What ?

 Chaque année, je m'insurge lorsque de nombreux internautes critiquent les pilotes de comédies commandés par les chaînes, râlant que les pitchs ne sont pas originaux. Bah oui, ça m'énerve, parce que quand on regarde bien, les sitcoms les plus drôles et les plus connues à travers le monde n'avaient pas forcément des pitchs originaux non plus. Le meilleur exemple, c'est quand même Friends ! "Six amis célibataires cherchent l'amour à New York en se serrant les coudes". Wouahou. Certains rétorqueront que Friends était la première à le faire. Faux ! Cheers, 10 ans plus tôt, c'était exactement la même chose. Et plus tard, How I Met Your Mother a également prouvé qu'on pouvait partir d'une base classique pour offrir du neuf. Tout ça pour dire que pour qu'une sitcom soit réussie, il ne lui faut pas nécessairement une idée de départ originale mais des personnages bien écrits et drôles et surtout, que le directeur du casting fasse du bon boulot ! Reste ensuite l'inconnue déterminante : y'aura-t-il une alchimie de groupe ?

Le pitch d'Happy Endings est relativement commun, malgré le prétexte du mariage raté qui n'aura plus de conséquences d'ici à la fin de la première saison, mais la sitcom réussit, à mon sens, là où ses consoeurs Perfect Couples et Traffic Light ont échoué cette saison : provoquer... l'hilarité ? Non, je n'ai pas ri comme un fou jusqu'à l'étouffement devant les premiers épisodes mais j'ai beaucoup souri, un peu ri, et je suis surtout resté admiratif devant les dialogues qui n'étaient pas faciles. Les blagues ne se sentaient pas venir à des kilomètres à la ronde, globalement, et c'est déjà une grande réussite en soi. Et puis il y a ces individualités amusantes qui forment un groupe cohérent et attachant. Mon petit coup de coeur va à Penny, de loin celle qui m'a fait le plus rire. Elle est un peu la caricature de la célibataire loseuse pas très jolie mais qui ne se laisse pas abattre (longtemps). Le duo qu'elle forme avec Max, le "gay" de la bande fonctionne à merveille, surtout quand elle cherche à le remplacer, en vain. Max justement, est tout sauf une caricature. Il est l'inverse de la caricature de l'homosexuel habituel dans les comédies. A vrai dire, sans ses remarques sur les hommes, il pourrait très bien passer pour un hétéro. Il est limite pas crédible en homo mais c'est ce qui fait toute son orginalité. Fallait y penser ! En plus, dans les grandes "comédies d'amis" jusqu'ici, il n'y avait pas d'homo (Will & Grace exceptée évidemment). Sans doute parce que ça réduisait les possibilités de romances entre les personnages. Dave, qui est un peu le héros, dans le pilote en tous cas, me plait bien. Je suis ravi de découvrir Zachary Knighton dans un autre registre après FlashForward, et je crois que la comédie lui sied mieux. On le sent plus dans son élément. Brad est le dumbass du groupe, pas le personnage que je préfère d'office mais qui peut être amusant à l'occasion. Les deux blondes ? Pas encore réussi à cerner leurs personnalités respectives mais Alex, je ne l'aime pas beaucoup. Elle n'a pas le rôle le plus facile il faut dire puisque c'est elle qui a abandonné Dave...

Je comprends pourquoi ABC a choisi de renouveler Happy Endings pour une saison 2 alors que ses scores d'audience ne sont pas fameux. Elle a du potentiel et elle mérite bien une deuxième chance, qu'elle aura certainement beaucoup de mal à saisir, certes. De toutes les nouvelles comédies lancées cette année, elle est à mon sens la meilleure après Raising Hope, dans un style très différent. On se demande pourquoi elle a débuté en dernier d'ailleurs...

05 août 2010

[Saison 2010/2011 - Comédie] 4- Better With You/Happy Endings

19450820

happy_0_katimg_1_h

What About ?

Better With You - Deux sœurs sont chacune à un stade différent de leur vie sentimentale. La première est heureuse, épanouie grâce à une relation de longue durée. L'autre vient de tomber enceinte, précipitant son mariage avec son petit-ami...

Happy Endings - Comment un groupe d'amis peut-il résister à la séparation de deux d'entre eux le jour de leur mariage au pied de l'autel ?

Why ?

Cette année, les comédies de couples et de potes (et parfois les deux en même temps) reviennent en force. Bien-sûr, toutes les chaînes espérent secrétement avoir trouvé le nouveau Friends. Faut pas le dire trop fort, ça porte la poisse ! Mais l'envie est clairement là. Alors j'aurais pu vous parler de Friends With Benefits (NBC), Perfect Couples (NBC) et Mixed Signals (FOX), qui entrent toutes dans cette catégorie, mais leurs chances de survie sont tellement minces qu'il vaut mieux passer sous silence leur existence dès maintenant. En plus, elles ne seront diffusées qu'à la mi-saison. On a bien le temps de voir venir !

Celles d'ABC ont l'avantage certain d'avoir pour compagnons Modern Family, le succès d'estime de la saison dernière, et The Middle, qui n'a pas à rougir ni de sa qualité ni de ses performances. Better With You aura la chance d'être coincée en sandwich entre les deux sitcoms. Si elle ne marche pas là, elle ne marchera nulle part ! J'avoue que je suis irrémédiablement attiré par cette série depuis que le projet a été annoncé il y a plusieurs mois maintenant. Y'a des trucs qu'on sent bien, comme ça, sans trop pouvoir l'expliqué. Le casting m'a conforté dans mon idée dans le sens où Jennifer Finnigan et Joanna Garcia ne sont certainement pas de grandes actrices mais elles sont pétillantes et jolies, soit les qualités principales requises quand on joue dans une sitcom. J'allais oublier l'adjectif "drôles" mais à vrai dire, ça tient plus aux scénaristes qu'à elles. Au casting, on retrouve également Josh Cooke, qui est un sacré poissard avec pas mal de séries annulées à son actif, mais qui formait un très bon duo avec Jennifer Finnigan en 2005 dans la courte mais bonne Committed. L'alchimie ne devrait pas avoir disparu. Et puis Debra Jo Rupp (Kitty dans 70's Show) en duo avec Kurt Fuller : je crois que c'est une évidence. Ils ne peuvent qu'être drôles ensemble puisqu'ils le sont séparément systématiquement. A mi chemin entre la comédie de couples et la comédie familiale, la série a ses chances de convaincre le public. Ce qui risque peut-être de la desservir, c'est son format classique multi-caméras avec tournage en public et rires en boîte.

Quant à Happy Endings, difficile de parier sur son destin puisqu'elle ne sera diffusée qu'à partir de la mi-saison dans une case encore inconnue (mais en remplacement de Cougar Town, ce serait vachement bien). Du coté du casting, rien de flamboyant, il faut bien l'admettre. Un des frères Wayans, le pauvre Zachary Knighton qui n'était pas très bon dans FlashForward, les deux blondes Elisha Cuthbert, fille de Jack Bauer dans 24 quand même, et Eliza Coupe, vue l'année dernière dans l'ultime saison de Scrubs... Au niveau de l'histoire, rien qui soit d'une grande originalité non plus. Vous allez me dire, qu'est-ce que fout la série dans le classement alors ? Eh bien le trailer m'a fait rire, même si on doit y voir tous les meilleurs gags du pilote. Il y a donc à mon avis un certain potentiel. A voir si ça peut tenir sur la longueur et si la bande-annonce n'est pas trompeuse...

// Bonus // Les trailers :