30 mars 2013

Once Upon A Time [2x 18]

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Selfless, Brave And True // 7 380 000 tlsp.

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   Vous savez à quoi m'a fait penser la scène d'ouverture de cet épisode de Once Upon A Time ? Au pire épisode de Lost de tous les temps, le 9ème de la saison 3 intitulé "Stranger In a Strange Land", dans lequel Jack se souvient de sa petite virée en Thaïlande où il se fait tatouer et entame une relation brève mais torride avec une autochtone. Ici, on retrouve August à Honk Kong, en compagnie d'une locale, qui a la désagréable surprise de devenir "dur de partout". De se transformer en Pinocchio quoi. Mon a priori négatif n'a fait que se confirmer au fil de l'épisode. J'aime bien le personnage et c'est justement pour cela que je trouve qu'il méritait une meilleure conclusion que celle-là. Les auteurs ont voulu réunir les trois intrigues très secondaires et un peu inutiles de la saison -celles d'August, Neal et Greg- pour qu'elles n'en forment plus qu'une. C'était une très mauvaise idée. Ca ne pouvait qu'avoir un rendu bancal ! Une fois la surprise passée -celle autour de l'implication de Tamara- je me suis ennuyé comme pas permis. Comment peut-on s'intéresser à une histoire qui ne rassemble que des seconds coûteaux ? Et puis elle était ridicule cette femme avec son taser. Qui est-elle ? Je m'en fiche un peu. C'est une ennemie qui va faire se massacrer en deux temps trois mouvements par Regina et Gold. Ca se sent. C'est une perspective bien peu alléchante pour cette fin de saison je dois dire...

   Les personnages historiques n'ont pas eu grand chose à se mettre sous la dent. Regina a reconnu Greg, comme ça, subitement, on ne sait comment. On ne perd pas de temps, c'est le seul avantage de cette facilité. On dirait qu'elle a dit vrai pour la disparition de son père, mais la vérité c'est que l'on s'en fiche un peu. On commence à en avoir marre des héros qui cherchent à retrouver leur père, leur fils, leur fille, leur alter-ego ou leur chien. Rayon facilité, la Blue Fairy se pose là. Elle s'est pointée pile au moment où il fallait pour "sauver" Pinnochio alors qu'on ne la voit jamais d'habitude. Cette chère Mary Margaret a repris un peu de poil de la bête. Pour la forme. On a tenté de tracer un parallèle entre son histoire et celle d'August, mais ce n'était ni très clair ni très pertinent. Charming a encore cassé l'ambiance avec ses deux répliques à deux balles. Emma et Henry n'ont servi qu'à faire de la figuration. Ouais, il ne m'inspire vraiment pas grand chose cet épisode comme vous l'aurez remarqué !

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// Bilan // 1 étoile pour les effets-spéciaux réservés à Pinnochio, sans doute les meilleurs de la série jusqu'ici, et une demi-étoile parce que j'ai toujours un faible pour Once Upon A Time même quand elle nous propose un épisode aussi raté.

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10 novembre 2012

Once Upon A Time [2x 06]

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Tallahassee // 10 150 000 tlsp.

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   Il était bien construit ce nouvel épisode de Once Upon A Time.  Parfois, on aimerait que les décors le soient autant. Ou qu'ils soient construits tout court. On ne peut pas s'arrêter indéfiniment sur l'aspect visuel de la série, d'autant que tout n'est qu'une question de budget et que la production n'y est pour rien. Et puis, surtout, elle est suffisamment bonne pour que l'on réussisse à passer outre. J'ai même trouvé qu'il y avait eu du mieux en ce début de saison 2. Mais il y a des moments où ça reste quand même gênant, voire très gênant. Et c'était le cas ici. L'ascension du haricot magique passait encore, mais l'apparition du géant dans sa gigantesque taverne pleine de trésors, ce n'était vraiment pas possible. Tous ces fonds verts, ça a complètement perturbé notre Jorge Garcia. Il était mauvais comme un cochon. Pas du tout convaincant quand il était vilain, il l'était un peu plus quand le personnage est devenu gentil parce que, de toute manière, on ne peut pas l'imaginer autrement que gentil Jorge. C'était affreux, ça faisait mal aux yeux, mal au coeur. Et puis son histoire était assez prévisible aussi, peu inspirée. Je vais tenter de bloquer ce souvenir de ma mémoire !

   Malgré tous ces points négatifs, ce voyage dans les nuages n'était pas totalement désespérant non plus. En fait, c'est la complicité et même la tension sexuelle, allons-y, entre Hook et Emma qui a tout sauvé et qui a même rendu l'ensemble assez fun. Emma est peut-être agaçante parfois parce qu'elle est trop amère, mais des "gentils" personnages, c'est de loin la plus intelligente. Bon, Snow n'est pas bête non plus. Telle mère telle fille. Sa méfiance légendaire nous a été expliquée ici à travers des flashbacks vraiment sympas, au cours desquels l'identité du mystérieux monsieur de la première scène de la saison nous a été révélée. En tout cas son identité humaine. S'il a été un jour un personnage de conte de fée -ce qui semble peu probable, mais tout est possible dans Once Upon A Time- alors impossible de deviner qui ! Je serais bien tenté de penser instinctivement à Baelfire, ce qui voudrait dire que Henry serait potentiellement le petit fils de Snow, Charming ET Rumplestiltskin. L'idée est séduisante mais peu probable. Ce Neal Cassidy était donc en fait un bad-boy -on pouvait s'en douter vu le choix de Michael Raymond-James pour l'incarner, abonné à ce genre de rôles- qui a entraîné Emma sur la mauvaise pente, alors qu'elle commençait déjà à faire des bêtises toute seule comme une grande, et qui l'a même plus ou moins envoyée en prison ! Plus ou moins parce que c'est surtout l'oeuvre d'August pour la protéger. Je ne m'attendais pas à revoir le personnage tout de suite. Ravi donc. On suppose que c'est lui qui a envoyé la lettre à Neal. Il faut s'attendre à le voir réapparaître à tout moment à Storybrooke. Peut-être qu'il aura un rôle important à jouer dans le sauvetage d'Emma et de Snow... Qu'a-t-il bien pu montrer à Neal pour le convaincre instantanément de l'existence de la magie ? Voilà un nouveau mystère qu'il me tarde de découvrir. On notera la grosse référence à Lost, encore une oui. Les fans se souviennent forcément de l'épisode de la saison 3 "The Man From Tallahassee" dans lequel John Locke découvrait la vérité sur son père. Et puis la garde de la prison qui parle à Emma porte un collier Dharma Initiative, station The Swan ! (en réalité, des clins d'oeil de ce type, il y en a littéralement à chaque épisode mais je les vois rarement pour ma part). En tout cas, pour en revenir à Emma, le parallèle entre l'abandon dont elle a été victime et celui qu'elle impose à Hook était une belle manière de conclure l'épisode. 

   Pendant ce temps, on ne peut pas dire que Snow et les autres nous aient offert des scènes d'anthologie. La réhabilitation d'Aurora a toutefois été entamée. La voilà frappée de cauchemars inquiétants, dont Henry est également victime à Storybrooke. L'oeuvre de Cora ? Sans doute ! Mais dans quel but et pourquoi eux ? Du coup, on a un peu plus de sympathie pour le personnage, surtout que Snow semble s'y attacher et agir de façon maternelle à son égard. Du coté de Mulan, on a droit à un petit fight pas dégueulasse où la jeune guerrière montre qu'elle n'a pas beaucoup d'états d'âme et qu'elle accorde beaucoup d'importance aux promesses. C'est tout à son honneur, mais ce n'est pas comme ça qu'on va se mettre à l'apprécier...

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// Bilan // Outre les affreux effets-spéciaux dont il est affublé, cet épisode de Once Upon A Time n'est pas le plus solide de cette saison 2, pas le plus passionnant non plus, mais il reste d'un bon niveau. 

13 mai 2012

Once Upon A Time [1x 20 & 1x 21]

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The Stranger // An Apple Red As Blood

9 200 000 tlsp. // 8 950 000 tlsp.

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   Grâce à vous, chers lecteurs, j'ai su avant même d'avoir vu l'épisode révélant la véritable identité d'August que je m'étais trompé dans ma théorie. Damn You ! Il n'est pas du tout Henry vieux, qui aurait voyagé dans le temps je ne sais comment. Je prends un moment quand même pour vous dire que ce n'était pas si idiot et farfelu. Quoi ?J'y tiens moi à cette idée ! Heureusement, la vérité ne me déplait pas. Qui est-il alors ? Un personnage de conte de fées auquel je n'aurais probablement jamais pensé alors que, pourtant, plein d'indices étaient sous notre nez depuis le début (la jambe défaillante, la maitrise de l'art du mensonge...). Preuve que les auteurs se sont extrêmement bien débrouillés sur ce coup-là et sans tricher. Pinocchio ! Je n'avais repéré aucune bosse suspecte sur le monsieur, il faut dire, à quelque endroit que ce soit. On ne saura probablement jamais ce qui s'allonge chez lui mais il fait assurément une jolie poupée. Je me demande quand même comment on peut passer de petit rouquin à grand brun ténébreux. De la magie sans doute. Rien d'anormal ici donc. Je sais que je suis indulgent en général au sujet des effets spéciaux de la série -en partie parce que j'adopte tout simplement une attitude réaliste- mais j'espère que vous serez d'accord avec moi sur ce coup-là : les passages sur l'eau, lors de la tempête, étaient fort réussis ! Ça se voyait parfaitement qu'on était en studio bien sûr mais la réalisation était épique et le petit personnage animé bien fichu. Globalement, l'histoire de Pinocchio, connectée à celles de Gepetto et Jiminy, a été bien traitée et tout nous a été expliqué, sans laisser aucune zone d'ombre. On ne peut être plus satisfait par rapport aux réponses que l'on attendait. La seule chose qui m'a chagriné, c'est la fin, expédiée. August abandonne trop facilement Emma. 

   Tout ce qui touche à la quête d'August, à son émotion lorsqu'il retrouve son père (la scène finale est simplement superbe), à sa force de caractère malgré la souffrance pour mener à bien sa mission face à une Emma limite débile sur les bords, était vraiment prenant et fort. Même dans les épisodes les plus réussis ces derniers temps, la série manquait peut-être de cette force justement, de ce souffle épique. Il fait bon l'embrasser à nouveau à l'approche de la conclusion de la saison. Il fait bon sentir la menace concrètement et autrement que par Regina. Même si Emma était à frapper par moment, mais vraiment, et surtout lorsqu'elle décide de partir de la ville avec Henry sous le bras, j'ai trouvé la prestation de Jennifer Morrison remarquable. C'est sans doute la première fois qu'on lui donne véritablement l'occasion de s'appuyer sur une vaste palette d'émotions. La Emma amorphe, la Emma cynique, la Emma bonhomme, on a assez donné ! Au milieu de tout ça, la nouvelle tentative désespérée de Regina pour faire souffrir Mary Margaret -en essayant de lui piquer David- n'était pas des plus subtiles. 

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   Malgré un déroulement quelque peu prévisible par moment, le pénultième épisode de la 1ère saison de Once Upon A Time parvient à faire monter la pression bien comme il faut et nous offre la promesse d'un grand épisode final. Espérons qu'il soit justement moins prévisible. Une chose est sûre : Emma, après avoir longuement nié l'évidence, va devoir se faire une raison : les contes de fées existent, elle en est issue et c'est elle et uniquement elle qui peut sauver les habitants de Storybrooke. Il n'y avait que Henry lui-même qui pouvait la convaincre de toute façon. Il aura passé la saison à essayer et la dernière carte qu'il a abattu sera forcément la bonne. On ne croit pas une seule seconde qu'il puisse périr évidemment, et je préfère ne pas m'autoriser à le croire de toute façon pour ne pas être déçu, mais le sacrifice est puissant. Il ne peut qu'en découler des événements encore plus forts. An Apple Red As Blood permet de revenir peu à peu au moment où l'histoire de la série a commencé, après que Snow White ait mangé la fameuse pomme empoisonnée. C'était très excitant de voir tous ces personnages joindre leur force pour sauver Charming (d'autant que la bande son était exceptionnelle à ce moment-là). Sur le principe du moins. Car, cette fois, les scénaristes ont vu trop grand. La mise en images n'était pas à la hauteur et ne pouvait pas l'être en fait. Toutes ces fées qui jettent une pauvre poignée ou deux de poudre magique, c'était un peu ridicule. Rien d'impressionnant visuellement donc, mais du divertissement de qualité quand même.

   On ne s'ennuie jamais à Fairytale Land. A Storybrooke, ça arrive plus souvent mais pas cette fois. La petite combine de Regina avec le Chapelier Fou Jefferson était un peu trop bancale à mon goût et semblait n'être qu'un prétexte pour faire revenir ce personnage, il est vrai, très intéressant et même fascinant. Et puis il y a encore tant de choses à expliquer le concernant que c'est un peu frustrant qu'il ne soit ici qu'un simple accessoire. Mettre de la magie dans un monde qui n'est pas censé en avoir, c'est aussi un moyen un peu facile de débloquer une situation impossible. Mais y'avait-il vraiment un autre échappatoire crédible ? L'excellente trouvaille, prévue depuis le départ je suppose cela dit, c'est que la mort d'Emma entraînerait automatiquement la fin de la malédiction. Non parce que c'est bien de chercher à expliquer pourquoi Regina ne se contente pas de tuer sa pire ennemie. Après tout, ce ne sont pas des choses qui sont censées l'arrêter ! Et maintenant ? Vivement le final ! 

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// Bilan // Dans le premier épisode, Once Upon A Time se surpasse visuellement tandis que dans le second, elle montre à nouveau ses limites. Mais, dans les deux cas et c'est ça le plus important a fond, elle fait preuve d'une grande maîtrise scénaristique, à peine gâchée de temps à autres par quelques facilités. Cette fin de saison est solide, intense et émouvante. Il ne reste plus qu'au final de confirmer...

30 avril 2012

Once Upon A Time [1x 19]

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The Return // 9 080 000 tlsp.

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   Je me suis passablement ennuyé devant cet épisode de Once Upon A Time fainéant et pas à la hauteur du personnage de Rumplestiltskin, dont on attend toujours beaucoup. Un peu comme lorsqu'un épisode de Lost était consacré à John Locke ou à Benjamin Linus, c'est le moment attendu qu'il ne faut pas rater. Et Skin Deep, le précédent épisode qui lui était consacré, n'était pas formidable non plus. Arf. On pourrait d'ailleurs faire un parallèle entre la petite ordure de l'île et Mr Gold. Il y a des traits communs dans leurs histoires, et ils semblent aspirer au même destin : quelqu'un qui nous est présenté comme infâme, qui dévoile petit à petit tout ce qui l'a amené à devenir ainsi -car on ne naît pas profondément mauvais, au moins dans les contes de fées, mais on le devient- et qui se rachète une conduite finalement, non sans mal, sans que l'on parvienne pour autant à lui faire totalement confiance. Comme Ben, l'antiquaire/avocat/magicien est maître dans l'art du mensonge et de la manipulation. Ils sont fascinants tous les deux dans leurs stratagèmes et ne manquent jamais d'être émouvants quand ils flanchent. Michael Emerson était formidable et ce cher Robert Carlyle n'a rien à lui envier ! Il a encore fait du bon boulot ici mais le matériel offert n'était pas tout à fait digne de lui. 

   Dès les premières secondes, les auteurs nous promettent de se pencher sur le cas d'August, un mystère parmi les mystères. Vu la construction hyper mécanique de l'épisode, on comprend assez vite qu'il est en fait le fils que Rumple a perdu et qui explique depuis sa noirceur extrême. On nous dévoile donc les circonstances de leur séparation qui est, comme attendue, liée aux pouvoirs quasi-incontrôlables du père. Le jeune acteur qui incarne Bae n'est pas d'une grande justesse mais la quête de son personnage parvient malgré tout à être émouvante. Surtout ce moment fort où Rumple est sur le point de changer son destin en lui prenant la main et en sautant avec lui dans la crevasse verte mais où il décide, à tout bien y réfléchir, de faire passer sa force et son pouvoir avant son propre enfant. Tout cela est un peu poussif mais on sait au moins maintenant ce qui a motivé la bête à créer Storybrooke. Tout cela paraissant trop simple, surtout en connaissant maintenant bien comment fonctionne Once Upon A Time avec un rebondissement final qui change complètement la donne, on imagine aisément qu'August a menti. Il est pourtant très convaincant quand il pleure dans les bras de Gold, comme si c'était vraiment son père qu'il venait de retrouver. Mais le résultat, c'est qu'on ne sait toujours pas qui est August et c'est terriblement frustrant. J'espère que la saison ne se terminera pas sans nous donner au moins cette réponse. Du coup, malgré une grosse frayeur, je crois toujours en ma théorie (rappel : qu'August est en fait Henry adulte). S'il doit être un personnage de conte de fées, je ne vois vraiment pas qui (e ça m'énerve). Pourtant, tout porte à croire qu'il veut désespérement retourner dans le monde auquel il appartient, celui de FairyTale Land, donc là où Henry n'a jamais existé. Je suis confus... mais c'est drôlement agréable de se triturer un peu l'esprit dans l'espoir de faire la bonne déduction ! Une autre question se pose : Bae est-il mort ? Probablement pas. Mais où est-il ? Y'a-t-il un quatrième monde dans le récit (en dehors donc de Fairytale Land, Storybrooke et Wonderland) ?

   A coté de ce gros morceau concernant Gold et Booth, il ne se passe pas grand chose à Storybrooke. Enfin rien de nouveau. Pour la énième fois, Emma menace Regina de lui reprendre Henry. Certes, elle n'avait jamais semblé aussi convaincue et déterminée mais je me demande vraiment ce que les auteurs peuvent lui faire faire : une procédure légale n'aurait aucun sens, surtout dans le contexte de la série où tous les détails de ce genre sont mis de coté sciemment et où il n'existe pas d'autre autorité que Regina (et Emma juste en dessous). Ce pauvre Sidney ressort de l'épisode encore plus pitoyable qu'il ne l'était déjà. Et puis Mary Margaret et David apparaissent mais pour une scène ou deux bien inutiles, juste parce qu'il faut payer les acteurs à faire quelque chose. 

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// Bilan // Bien que nécessaire pour la compréhension de la grande Histoire de la série, cet épisode trop mécanique manque de surprise et ne parvient pas à être aussi épique qu'il le voudrait. 

07 avril 2012

Once Upon A Time [1x 18]

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The Stable Boy // 8 360 000 tlsp.

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    "L'amour est la plus puissante des magies", s'efforce-t-on à nous répéter dans Once Upon A Time. Mais quid de la haine ? Ce nouvel épisode très consistant nous raconte qu'il n'y a pas d'amour sans haine ni de haine sans amour, et que la haine peut être aussi puissante que l'amour, avec ou sans magie. Dans The Stable Boy, les auteurs nous livrent ainsi la réponse essentielle à une question que l'on se posait depuis le début de la série. Pourquoi l'Evil Queen est-elle aussi méchante et pourquoi en veut-elle tant à la douce et innocente Snow White ? La réponse n'est pas étonnante et pas franchement inspirée mais elle a le mérite de s'inscire parfaitement dans ce que la série nous a proposé jusqu'ici. C'est cohérent, à défaut d'être original. Parce que sa mère lui a arraché l'amour de sa vie, en partie à cause de Blanche Neige qui a eu la langue bien trop pendue mais comme n'importe quelle petite fille après tout !

   On pourrait être déçu que la grande vilaine de l'histoire ne soit pas née comme ça, qu'elle le soit devenue, mais on peut se rassurer en se disant qu'il lui a quand même toujours manqué une case : on ne s'en prend pas à une petite fille comme ça, même dans de pareilles circonstances. J'espère que l'on découvrira par la suite qu'elle a aussi réglé son compte à sa mère, la première chose à faire me semble-t-il. Mais elle n'avait pas sa puissance à l'époque. A-t-elle seulement pu ? Et puis au-delà de ça, sa réaction est plausible : elle a eu tout à coup besoin de trouver un sens à sa vie ou ce qui lui en restait. Elle est morte en même temps que Daniel en quelque sorte, son innocence tout du moins, elle a ressuscité  grâce au chagrin, à la douleur et à la haine. Barbara Hershey a fait du bon boulot dans le rôle de la génétrice démoniaque. Elle m'avait déjà fait forte impression dans celui de la mère du Black Swan du chef d'oeuvre avec Natalie Portman. Lana Parilla était excellente, comme d'habitude, mais dans un registre encore plus large puisqu'elle a dû jouer la gentille fille cette fois. Et ça lui va bien aussi. Très bien même. Mais LA révélation de l'épisode, c'est sans aucun doute la petite Bailee Madison, absolument époustouflante dans le rôle de Snow White jeune ! La ressemblance si forte avec Ginnifer Goodwin, jusque dans la voix et les expressions du visage, était hallucinante ! J'en ai frissonné. Toutes ses scènes avec Lana Parilla étaient du coup très fortes. Mais Ginnifer Goodwin elle-même, derrière les barreaux de sa prison, a eu une scène de crise de larmes fort touchante.

   A sa façon de prononcer le prénom d'Emma, je suis conforté dans ma théorie : August et Henry sont la même personne. Et puis j'ai bien fait attention à l'alchimie qui se dégage des deux personnages lorsqu'ils sont ensemble : il n'y a pas de tension sexuelle ou d'énergie amoureuse. Il y a de la bienveillance, c'est certain. Une certaine forme de respect aussi. Mais ça s'arrête là. Mon cerveau doit forcément me jouer des tours aussi, tellement je veux me persuader d'être dans le vrai parce que je trouve de plus en plus de ressemblances entre les deux acteurs. De là à dire que ça m'obsède... L'enquête d'Emma n'a pas autant piétiné que d'habitude dans cet épisode même si on avait systématiquement une longueur d'avance sur elle tant les événements étaient prévisibles. Emma nous a toujours été présentée comme une "femme à qui on ne la fait pas" mais visiblement, depuis qu'elle est à Storybrooke, ses intuitions ne sont pas si fiables. Ne fait-elle pas un peu trop facilement confiance à Sidney par exemple ? Mais tout ça ne sont que des détails qui ne suffisent pas à me gâcher le plaisir. Le cliffhanger avec le retour de Kathryn fait son petit effet et je suis curieux de voir comment les scénaristes vont l'expliquer concrétement, si toutefois ils osent, ce qui n'est peut-être pas préférable remarque... 

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// Bilan // Once Upon A Time n'a pas su se distinguer par une quelconque originalité dans cet épisode et elle n'a pas vraiment réussi à surprendre non plus mais les actrices ont tout balayé sur leur passage grâce à des performances incroyables. La série ressort encore plus forte de ce passage charnière. 

27 février 2012

Once Upon A Time [1x 13]

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What Happened To Frederick // 9 840 000 tlsp.

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   Mais où sont passés les valeureux princes charmants de nos jours ? Ne les cherchez pas à Storybrooke en tout cas ! Comme nous le prouve David, ils n'existent sans doute pas en dehors du pays des contes de fées. Les auteurs jouent justement sur cette notion tout au long de l'épisode en opposant le lâche David -qui ne veut pas faire souffrir sa dulcinée Mary Margaret ni sa promise Kathryn mais qui se retrouve, bien malgré lui, à leur faire du mal à toutes les deux et à lui aussi- à James, lequel est prêt à se battre au péril de sa vie pour aider une femme dont il n'est même pas amoureux et qui ne l'aime pas non plus elle-même. Difficile de faire plus généreux et bon. Les deux hommes forcent finalement le respect, car ils parviennent l'un comme l'autre à nous émouvoir, peut-être même encore plus celui qui est rempli de failles mais qui ne voulait que le bien. Les scènes entre David et Mary Margaret étaient très réussies, évitant l'écueil de la niaiserie et passant à coté de l'ennui qu'elles ont pu procurer dernièrement faute d'avancée significative dans leur relation. Cette fois, elle est pour le moins radicale ! C'est fi-ni. Mais pour combien de temps ? M'est avis que le Dr Whale, dont on n'a plus entendu parler depuis un petit moment, va en profiter pour réappaître et servir de passe-temps à la jeune femme. Quant à Kathryn -qui est passée de personnage tout à fait insipide à touchant-, a-t-elle vraiment disparu pour toujours ? Frederick l'a-t-il perdu à jamais ? Nul doute qu'il cherchera à la retrouver... et on espère qu'en chemin, il trouvera un peu de charisme aussi !

  Le passage le plus sympathique de l'épisode à mon sens était la petite virée de David dans les eaux du lac magique en compagnie de la sirène anonyme. Pour une fois, c'était visuellement très convaincant. Pas de fond vert ridicule, pas d'effets-spéciaux pas chers et une réalisation dynamique et efficace. Ce sont vraiment les scènes d'intérieur qui posent problème en fin de compte. Comment rentranscrire la grandeur et la beauté d'un royaume avec quelques milliers de dollars seulement ? A un moment donné, il va falloir trouver une solution. Moins d'épisodes par an mais plus de moyens en contrepartie ?

   Nous connaissons désormais la véritable identité de l'étranger : August W. Boothe. C'est le nom qu'il prétend porter du moins. Pas de Grimm donc, ou de Charles Perrault, mais quelque chose qui ne m'évoque rien de particulier pour être honnête. Il va donc rester mystérieux un petit moment. Est-il l'auteur original du livre d'Henry ? L'un de ses descendants ? Il semble en tout cas être du coté du petit garçon puisqu'il répare son exemplaire et le lui fait parvenir, anonymement (ou alors il l'a complètement modifié parce qu'il vient du passé... mais ça c'est juste ma théorie). Ne cherche-t-il pas aussi à convaincre Emma que la magie existe ? C'est ce que son discours sur l'eau bienfaitrice laisse penser. Leur "romance" ne gagne pas vraiment en intérêt pour le moment mais elle a moins le mérite d'occuper l'héroïne, trop souvent en retrait. Regina s'est faite relativement discrète pour une fois mais cela ne l'empêche pas de tirer toujours aussi habilement chaque fil de l'histoire...

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// Bilan // Jusqu'ici, rares sont les épisodes de Once Upon A Time capables de trouver un équilibre entre le monde des contes de fée et Storybrooke, en creusant un parallèle pertinent. What Happenned To Frederick fait partie de ceux-là. 

29 janvier 2012

Once Upon A Time [1x 10]

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7:15 A.M. // 9 330 000 tlsp.

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   En commençant cet épisode, j'étais gai comme un pinson, persuadé que j'aurais droit à 40 minutes consacrées au Slutty Chaperon Rouge. C'est ce que le générique puis l'ouverture laissaient penser en tous cas. Depuis le pilote, c'est un personnage qui m'intrigue beaucoup à Storybrooke tant on sent qu'elle est bien plus qu'une simple serveuse bien roulée, légérement vulgaire sur les bords. Finalement, tout ce que l'épisode nous aura apporté la concernant, c'est de la découvrir avec sa jolie tenue rouge à Fairytale Land et apprendre qu'elle est une bonne amie de Blanche Neige (à qui elle doit une dette...) ! J'imagine les supers soirées alcoolisées que devaient se faire Cendrillon, White Snow et le Petit Chaperon avant que la Reine Mère péte un plomb : ça devait être super fun. Maintenant, ça l'est beaucoup moins mais c'est toujours très plaisant de suivre les aventures de Ginnifer Goodwin au pays des fées, d'autant que cette fois, ça y est, les 7 nains -qui étaient encore huit avant son arrivée- la recueillent. C'était émouvant de les voir marcher tous ensemble dans les bois. On se demande toutefois pourquoi ils sont si grands, pour des nains... Je sais que l'actrice n'est pas bien grande mais quand même... La scène entre Blanche Neige et le prince était à nouveau très réussie et émouvante. J'étais drôlement triste qu'elle soit obligée de mentir pour le protéger...

   A Storybrooke, Mary Margaret et David connaissent une fin beaucoup plus heureuse puisqu'ils échangent leur premier baiser, sous le regard de Regina, toujours là quand il faut où il faut ! Que va-t-il advenir de leur relation ? Je doute que les scénaristes -et la mairesse- les laissent roucouler en paix. Et puis on ne sait pas très bien ce dont Abigail est capable. Si dans notre monde, elle fait plus pitié qu'autre chose tant elle est ignorante, on sait qu'à Fairytale elle était beaucoup moins sympathique à première vue. La peine pourrait bien la transformer en femme hargneuse et Regina aura ainsi une alliée de poids. Et nous on gagnerait par la même occasion un personnage un peu plus intéressant. Abigail n'est qu'un accessoire mal utilisé pour le moment. Je m'étonne moi-même d'être aussi emballé par le couple phare de la série en tous cas. Les scénaristes et les acteurs ont été suffisamment malins pour trouver un juste milieu qui empêche le cheesy. Par contre, le coup de la tempête et surtout de la colombe, ils auraient pu éviter. C'était ridicule, surtout quand Mary Margaret a glissé dans le ravin. On a eu droit à un effet spécial vraiment pas réussi pour l'occasion et ce n'était malheureusement pas le seul qui craignait dans l'épisode. C'est bizarre, je trouve les effets de moins en moins réussis plus la saison avance... 

   Mais qui est donc cet "étrange étranger" (pour reprendre une chanson de De Palmas qui passe beaucoup à la radio en ce moment et qui est assez atroce dans son genre) ? Il écrit. Il écrit quoi ? Oh ça, on ne le sait pas. Mais on pourrait très bien s'imaginer qu'il est l'auteur du livre que possède Henry. S'il ne veut pas dire son nom, c'est sans doute parce qu'il nous est familier. Charles Perrault ? L'un des frères Grimm ? L'idée me semble séduisante. En tous cas, Regina ne semblait pas au courant de sa venue et elle ne semble même pas le connaître. C'est rassurant, elle ne peut pas absolument tout contrôler. La production a fait une bonne affaire en tous cas : Once Upon A Time manquait d'un brun ténébreux depuis la mort du shérif Graham. Ce monsieur change un peu des princes lisses qui peuplent la série.

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// Bilan // Aimer Once Upon A Time à l'heure actuelle, c'est accepter qu'elle ne soit pas parfaite et qu'elle n'ait pas encore tout à fait trouver sa formule magique qui fait son effet à tous les coups. Peut-être que si Merlin l'enchanteur ramenait sa fraise... En attendant, on se plait quand même bien à Storybrooke !

23 juillet 2010

Covert Affairs [Pilot]

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Pilot // 4 88o ooo tlsp.

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What About ?

   Annie Walker, une jeune femme exceptionnelle qui parle pas moins de six langues, est recrutée par la CIA pour résoudre une affaire épineuse. Marquée par une histoire de coeur malheureuse, elle se plonge à corps perdu dans son nouveau job, qui doit rester secret, même auprès de sa famille...

Who's Who ?

Covert Affairs a la particularité de ne pas avoir une seule tête d'affiche inconnue du grand public. Qui s'intéresse un minimum au cinéma et à la télévision connaît ces acteurs plutôt bons dans l'ensemble mais pas exceptionnels. L'héroïne est incarnée par Piper Perabo, dont tout le monde se souvient pour son rôle dans Coyote Girls (Merci M6 -et W9- qui le rediffusent tous les ans aux cotés d'Allumeuses!). C'était il y a dix ans et depuis, elle n'a rien fait de franchement notable hormis Le Prestige et des apparitions dans quelques séries (New York Section Criminelle et Dr. House). Sa co-star n'est autre que Christopher Gorham, qui a enfin trouvé une série qui ne devrait pas se vautrer, à la différence d'Harper's Island, Jake 2.0, Out Of Practice et j'en passe. Leurs patrons sont interprétés par un duo classe composé de Peter Gallagher (le papa Cohen de Newport Beach) et Kari Matchett (Invasion). Mais ce n'est pas tout puisque Sendhil Ramamurthy de Heroes (absent du pilote) et Eion Bailey (Band Of Brothers, Urgences) sont aussi de la partie. A noter la présence en guest d'Anne Dudek (Big Love, Dr. House) dans le rôle de la soeur d'Annie.

So What ?

Si j'avais été fainéant et malhonnête, j'aurais copié-collé mes critiques des pilotes de White Collar et de Royal Pains pour vous parler de Covert Affairs puisqu'elle est fabriquée exactement dans le même moule que toutes les séries d'USA Network désormais. Ah, il est loin le temps où la série phare de cette chaîne c'était... Pacific Blue, le Alerte à Malibu de la police à vélo. Petit récapitulatif des ingrédients made in USA : des personnages beaux, sexy, amusants, plein de second degré et attachants, associés à des scènes d'action efficaces, des pauses romantiques, des intrigues bouclées et une intrigue fil-rouge plus ou moins passionnante. Depuis Burn Notice, ça marche à fond. Alors la chaîne creuse le sillon jusqu'à ce qu'elle l'épuise et elle a sûrement encore un peu de marge. Ca fait vraiment penser aux séries des années 70-80 très divertissantes mais hypra-creuses qu'on a fuit pendant longtemps mais qui reviennent à la mode dans des versions modernisées. C'est typiquement ce qui m'ennuie à la télé, personnellement. Il manque tout de même un ingrédient important : le soleil. On troque les décors dépaysants de Miami dans Burn Notice ou des Hamptons dans Royal Pains contre la grisaille de Washington DC. C'est bête à dire mais ça fait une grosse différence à l'arrivée !

Le pilote de Covert Affairs ne m'a pas ennuyé (malgré sa durée scandaleuse de 1h05) mais je sais parfaitement que je ne pourrais pas la suivre de manière hebdomadaire sans m'endormir à chaque fois. Trop plan-plan, pas assez ambitieux... On ne peut que penser à Alias puisqu'Annie Walker est clairement une sous-Sidney Bristow, avec une Piper Perabo convaincante et qui vaudrait presque Jennifer Garner. Le problème, c'est qu'on nous montre tout de suite tout ce dont elle est capable, les rôles qu'elle peut endosser de la ravissante idiote à la badass. Elle ne sera certainement jamais surprenante. Et elle ne porte même pas de perruques ! La partie "ménagères" avec romance contrariée n'est vraiment pas inspirée. Cela dit, je pensais que le fameux ex d'Annie serait son nouveau collègue et qu'il s'agirait du cliff super prévisible du pilote, et c'est en réalité plus original que ça. De là à dire que ça donne envie d'en savoir plus... euh, non. Pas vraiment. Quant aux personnages secondaires, ils sont sympathiques, notamment celui de Christopher Gorham, mais ça s'arrête là. Ils sont trop familiers. On les connaît par coeur avant même de faire leur rencontre.

En bref, Covert Affairs est peut-être la moins efficace de toutes les séries super efficaces de USA Network. Malgré le charme et la conviction des interprétes, malgré l'humour, c'est trop léger, trop facile. Dispensable donc mais vouée au succès populaire !