04 mars 2013

Revenge [2x 10 > 2x 14]

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Power // Sabotage // Collusion // Union // Sacrifice

7 120 000 tlsp. // 6 170 000 tlsp. // 5 750 000 tlsp. // 5 200 000 tlsp. // 5 990 000 tlsp. 

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    J'avoue que je n'avais pas prévu de ne pas parler de Revenge pendant aussi longtemps, mais la vérité c'est que je me suis tellement ennuyé devant les épisodes 10, 11 et 12 que j'ai eu le sentiment que je n'avais absolument rien à en dire. Ils étaient plus inintéressants encore que les plus mauvais épisodes de la première saison. C'est dire. Il y a heureusement toujours une petite intrigue, un petit quelque chose auquel s'accrocher pour tenir bon, mais ce n'est pas suffisant. Pas étonnant que les audiences descendent en flêche pour atteindre un niveau critique. Les bonnes résolutions du début de la saison sont loin. La série se veut toujours plus qu'un soap : elle veut être un thriller, une comédie parfois -ce qu'elle réussit très bien d'une certaine manière- et une critique ô combien subtile de la société avec sa division riches/pauvres toujours aussi ridicule. Il lui suffirait pourtant de se contenter d'être un soap décomplexé pour fonctionner et, bien sûr, de se débarrasser des frères Porter et de toutes les intrigues nullissimes qu'ils apportent (même quand Conrad et Ashley viennent y fourrer leur nez). Je ne cesserai jamais de le dire. C'est ça aussi qui est fatigant avec Revenge : j'ai l'impression d'écrire inlassablement la même critique. Les défauts sont toujours les mêmes, elle n'apprend strictement rien de ses erreurs, erreurs qu'elle traîne toujours pendant dix épisodes en plus car tout avance relativement lentement quand on regarde bien. Et je ne parle pas de tout ce qui est inutile...

   Mais parlons-en quand même : le petit détour d'Emily et Daniel par Los Angeles n'a servi à rien -en plus, il n'y avait évidemment visuellement aucune différence puisque la série est tournée là-bas- et l'introduction du personnage de Jason Prosser, incarné par Dylan Walsh, n'a eu aucun intérêt. De toute façon, toutes les manigances du côté de Grayson Global m'emmerdent plus que tout. C'est brumeux, mal raconté, mal expliqué, pas assez rythmé. Il faut que Revenge arrête de se prendre pour Damages ! Elle le fait très mal. Etroitement liée à cela, l'Initiative n'est pas plus intéressante. Tout est tellement flou et inutilement mystérieux et compliqué dans cette intrigue tranversale que l'on décroche à coup sûr au bout de quelques minutes. Elle nous a quand même apporté un bon cliffhanger dans l'épisode 13, lorsque Victoria tue Helen Crowley. On ne s'y attendait pas pour la simple et bonne raison que l'on n'a pas l'habitude de voir les scénaristes oser autant. On se fichait du personnage, mais c'est un geste fort pour Victoria en revanche. Ah ça, ce n'est pas Emily qui aurait tiré... L'entrée en politique de Conrad pourrait offrir quelque chose d'intéressant, mais je me méfie. Voilà donc pour les Grayson, que l'on a connu bien plus en forme.

   J'ai beau trouver Emily décevante dans cette saison 2, car trop sentimentale, je dois bien reconnaître qu'elle a eu de jolies scènes, essentiellement dans les épisodes 13 et 14 qui sont, de loin, les meilleurs de la saison. L'histoire de sa mère est déjà oubliée, ce que je regrette tant elle n'aura servie à rien, mais elle voit à nouveau la vie qu'elle aurait dû avoir défiler devant ses yeux lorsque Jack et Amanda se marient, sur la plage. Le parallèle avec les flashbacks de son enfance était pertinent. Forcément, elle craque. Et Emily VanCamp était encore une fois parfaite. Il y a également eu un gros flottement entre Aiden et elle pendant quelques épisodes alors que leur vengeance commune a divergé, mais qu'Emily soit avec lui ou avec Daniel, je reste en général de marbre face à ce type de scènes. Elles fonctionnent rarement. Peut-être parce qu'il y a un manque d'alchimie entre les acteurs, ou peut-être parce que ce n'est tout simplement pas palpitant et pas super bien écrit. Heureusement pour elle, Amanda a eu la bonne idée de mourir dans Sacrifice. J'aimais bien le personnage, mais il était arrivé au bout du bout de ce qu'il pouvait apporté. Les auteurs ont bien fait de s'en séparer. J'aurais bien sûr préféré que ce soit Declan qui se noie, mais l'émotion n'aurait pas été la même, que ce soit pour Emily ou pour nous. Pour le coup, là c'était palpitant. Je n'irai pas jusqu'à dire "bien écrit", parce que tout était truffé de grosses facilités et d'âneries de la part de tous les personnages présents sur le bateau, mais l'important c'est que ça fonctionnait quand même et que c'était déchirant à la fin. Et on fermera les yeux sur les horribles fonds verts en mer, dignes du pilote de Ringer. L'arrivée de Nolan en grand sauveteur avait de la gueule malgré tout, pour le symbole. On adore quand Emily et lui se retrouvent, quelque soit la situation. En parlant de Nolan, le triangle "amoureux" qu'il a formé quelques temps avec Marco et Padma n'a pas du tout porté ses fruits. Les scénaristes ne sont pas (encore) allés au bout de l'idée. Et apprendre que Padma est elle aussi manipulée par l'Initiative ne m'a fait ni chaud ni froid. On s'y attendait un peu. Et de toute façon, on s'en fichait pas mal. Padma me fait de plus en plus penser à la transparente Ashley en fait. Ce n'est vraiment pas une bonne chose... 

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// Bilan // Se coltiner quatre épisodes médiocres de Revenge avant de pouvoir en apprécier un et en adorer un autre, ça force le respect, non ? Il n'y a qu'un sériephile pour accepter de s'infliger cela. Si les auteurs de la série continuent à décevoir autant, il n'y aura plus que quelques téméraires pour la regarder d'ici à la fin de la saison 2. Elle aura une saison 3, parce qu'ABC ne va pas tellement pouvoir faire autrement, et puis elle disparaîtra. Il est encore temps de se rattraper, mais il faut agir maintenant ! Revenge est un soap. Qu'il s'assume ENFIN comme tel, nom d'une Victoria Grayson !


26 septembre 2011

Unforgettable [Pilot]

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Pilot // 14 090 000 tlsp.

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 What About ?

Ex-flic, l'énigmatique Carrie Wells a le don de se souvenir d'absolument tout, de chaque date, lieu, événement. Le moindre détail reste gravé dans son esprit. Les bons souvenirs, et les plus atroces, comme la découverte du cadavre de sa sœur alors qu'elle n'était qu'une enfant. Un souvenir effroyable qui la hante encore aujourd'hui, d'autant que ce crime n'a jamais été résolu. 

Alors qu'elle mène une vie nouvelle à New York, Carrie, témoin d'un meurtre, est amenée à collaborer avec l'enquêteur chargé de l'affaire, qui s'avère être son ancien partenaire et petit-ami. En dépit de ses sentiments confus pour le détective Al Burns, Carrie décide d'intégrer de façon permanente son équipe pour aider à résoudre les affaires criminelles - et éventuellement élucider l'assassinat mystérieux de sa sœur. Tout ce qu'elle doit faire est de se souvenir.

Who's Who ?

Créée par Ed Redlich (The Practice, Felicity, FBI: Portés Disparus, Shark) et John Bellucci. Avec Poppy Montgomery (FBI: Portés Disparus, L'île de l'étrange), Dylan Walsh (Nip/Tuck), Michael Gaston (Damages, New York Police Judiciaire, Mentalist), Kevin Rankin (Justified, Big Love, Friday Night Lights), Daya Vaidya...

So What ?

   Après avoir épuisé tout ce qu'il pouvait exister d'Experts à travers les Etats-Unis, de dossiers classés, de personnes disparues, la nouvelle tendance chez CBS -et certaines de ses consoeurs- pour renouveler le genre de la série policière, c'est de faire appel à des consultants, qu'ils soient mentalistes, écrivains, anthroplogues, détecteurs de mensonges vivants, mathématiciens ou que sais-je encore. Dans Unforgettable, on a en quelque sorte toucher le fond : il s'agit cette fois d'une... comment dit-on d'ailleurs ? Une rememberer ou plus scientifiquement une hyperthymésique, c'est-à-dire une femme qui se souvient d'absolument tout. Je veux bien croire que cela existe mais tout de même, cela ressemble surtout à une tentative désespérée de la part du créateur et des producteurs d'offrir un nouveau cop-show soit disant différent mais finalement profondément classique. Arrivera un jour où les téléspectateurs ne seront plus dupes... mais, apparemment, ce jour n'est pas encore arrivé !

   Le plus grand problème d'Unforgettable, à la limite, ce n'est pas sa banalité affligeante. Mais parlons-en quand même ! L'héroïne, par le plus grand des hasards, se retrouve à travailler avec son ancien partenaire qui est aussi un de ses ex. On sait très bien où cela va nous mener : une tension sexuelle constante, un "Will They ? Won't They" des plus usés... Carrie a perdu un être cher -sa soeur- dans son enfance et c'est la seule chose dont elle ne parvient à se souvenir à cause du traumatisme. En clair, on nous refait le coup du Mentalist, ce qui signifie trois ou quatre épisodes, en début, mi et fin de saison pour faire avancer cette intrigue feuilletonnante, et rien que du procédural basique autour. La liste est encore longue, il est préférable de s'arrêter là. Mais figurez-vous qu'en plus de tout ça, Unforgettable bénéficie d'une écriture très approximative et d'une absence totale de rigueur.

   Je ne parle même pas de l'enquête du jour en elle-même, extrêmement prévisible du début à la fin, mais plutôt de tous ces petits détails qui vous gâchent un visionnage. En vrac : tous les flics qui se réunissent pour l'enterrement de la victime en fin d'épisode alors qu'ils ne la connaissaient même pas (que Carrie y assiste, j'aurais compris, ou même que l'un d'eux l'accompagne, mais tous...); Carrie qui agit comme si elle était encore une "vraie" flic, qui obtient très facilement tout ce qu'elle veut de la part de la police (tests en tous genres), qui ne connait visiblement pas ce qu'est un mandat de perquisition et qui s'approche des suspects sans attendre un soutien en cas de pépin... et on trouve en plus le moyen de nous dire qu'elle était l'une des meilleures à l'époque ! Les différents flashbacks sur son passé sont amenés de façon stupide du type "elle fait couler le robinet => elle pense à sa soeur morte qui trempe dans une flaque" ou "Oh un arbre ! Oh ça me fait penser à la forêt où j'ai retrouvé son corps". Ri-di-cu-le. Cela dit, j'apprécie le sens de l'ironie des scénaristes : la mère de Carrie est atteinte d'Alzheimer et ne souvient donc de rien, soit tout l'inverse de sa fille. Vous en voulez encore ? Eh bien il y a plus grave que tout ça: Unforgettable ne peut pas tenir la route sur la longueur telle qu'elle nous est présentée. En effet, si Carrie peut utiliser son don pour résoudre cette affaire, c'est parce qu'elle a des souvenirs de la victime et qu'elle a vécu le drame de l'intérieur. Or, cela ne pourra pas être le cas à chaque épisode ! A quoi va alors lui servir sa mémoire exceptionnelle ? Se souvenir de choses qu'elle n'a pas vues, de scènes auxquelles elle n'a pas assistées ?  Je ne comprends vraiment pas ce qu'ils comptent faire.

   Le pilote d'Unforgettable est bancal sur le fond comme sur la forme, malgré son efficacité immédiate. On peut y trouver un intérêt visuel, les scènes de "souvenirs" étant bien réalisées mais pas logiques puisque l'on ne voit pas vraiment à travers les yeux de l'héroïne mais comme s'il y a avait un troisième protagoniste, sans compter qu'elle voit même ce qui s'est déroulé hors de son champ de vision. On peut se réjouir de retrouver Poppy Mongtomery qui est une actrice sympathique; mais moins du rôle dont a écopé Dylan Walsh, qui avait sans doute bien mieux à faire que ça après Nip/Tuck. On peut, on peut... mais la vérité c'est que cette série poussive prouve surtout que les cop-shows sont en bout de course, que tout a été dit et redit, vu et revu, jusqu'à la prochaine mode. Ce pilote ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je crois même que je préférerais l'oublier...

What Chance ?

 Bien calibrée, Unforgettable devrait fonctionner tout au long de l'année et obtenir une deuxième saison sans difficultés. Elle fera aussi les beaux jours de TF1 dans quelques mois (années ?). CBS a encore réussi son coup !

How ?

06 mars 2010

Nip/Tuck [6x 19 - 100th Episode - Series Finale]

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Hiro Yoshimura (100th Episode / Series Finale) // 1 88o ooo tlsp.

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   Dans la plupart des cas, lorsqu'une série s'achève et qu'on l'a aimée éperdument, on la pleure en se disant qu'elle est partie trop vite. Mais ne dit-on pas que ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier ? Dans le cas de Nip/Tuck, c'est un sentiment de délivrance qui s'empare de moi au moment où j'écris ces quelques lignes. Et pourtant, je l'ai aimée éperdument. J'ai admiré son propos, son audace, son esthétisme, sa capacité à briser les tabous, à tout oser. Malheureusement, Ryan Murphy, son équipe de scénaristes et la chaîne FX n'ont pas su s'arrêter à temps. La série est devenue l'ombre d'elle-même ces trois dernières années. Il y a eu de bons moments bien-sûr, d'excellentes idées, mais pas suffisamment pour nous tenir en haleine et nous convaincre qu'elle avait encore des raisons d'exister. D'ailleurs, si l'on se penche sur son passé, on constate que les intrigues principales se sont toutes dénouées de manière satisfaisante au cours des trois premières saisons. La relation fascination/répulsion - amour/haine de Sean et Christian aurait dû prendre fin le jour où Sean a décidé de pousuivre sa collaboration amicale et professionnelle avec Christian alors qu'il venait d'apprendre la terrible vérité sur son fils, qu'il n'était pas son père naturel mais qu'il s'agissait de Christian. Accepter cela, c'était accepter Christian dans toute sa splendeur et toute sa laideur. Tout ce qui a pu être dit sur eux par la suite n'était qu'une ressucée plus ou moins inspirée de tout cela. De la même façon, en fin de saison 2, Julia a fini par comprendre que Christian et Sean n'étaient pas les principaux responsables de sa déchéance mais que c'était elle-même. Quelques épisodes plus tard, elle redevenait ce personnage insupportable qui ne passait son temps qu'à se plaindre de sa misérable existence. Puis elle a joué à la lesbienne, elle a recouché avec Sean, puis Christian, puis Sean... Quant à Matt, je crois qu'il est inutile d'aborder le sujet. Tout ce qui s'est passé après Ava était à la fois fascinant de bêtise et jouïssif... jusqu'à un certain point. La drogue, le mime et la prison étaient de trop. Assurément. Et Kimber alors ? Elle aurait dû se suicider bien plus tôt. Mais on aurait pu en rester au moment où elle tourne le dos à Christian après l'expérience vécue avec le Découpeur. Tous les personnages sont devenus des caricatures et des êtres profondément pathétiques à force d'exister. A l'exception de Liz.       

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   Pour parler plus précisément de cet épisode final, je dirais qu'il était sans surprise, sans relief, voire sans intérêt. Toutes les intrigues ont convergé vers un happy-end doux-amer qui ne sied pas à la série. Personne n'est véritablement heureux à la fin, sauf peut-être Julia et Liz, mais personne n'est profondément malheureux non plus. Ils acceptent simplement tous leur condition. Christian accepte de laisser partir Sean. C'est quelque chose qui semblait inévitable depuis le début de la saison 6. Tout portait à croire que ça se terminerait comme ça et ça n'a pas raté. J'espérais au moins que l'émotion serait au rendez-vous mais elle a simplement été effleurée, de manière curieusement pudique alors que la série est tout sauf pudique. J'ai eu un pincement au coeur lors du départ de Julia mais uniquement parce que l'on sentait les acteurs tristes de se quitter et très émus. Les personnages en revanche... La chanson choisie pour illustrer ce moment était en revanche parfaite. "All I Know", déjà entendue dans la série il me semble. "I Bruise You, You Bruise Me"... Le sort de Matt, éternellement lié à celui d'Ava, cela m'a paru logique, évident, il ne pouvait en être autrement. Au moins pour cela, c'était une bonne chose que de faire revenir ce personnage si marquant dans la série. La toute dernière scène, là encore, m'a semblé naturelle. Christian repart à la chasse et si sa proie peut ressembler à Kimber alors tant mieux ! Mais ça ne l'empêchera pas de baiser toutes les autres...    

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// Bilan // Bien triste destin que celui de Nip/Tuck : une série culte qui a beaucoup apporté à bien des égards mais qui se termine dans l'indifférence générale sur un épisode sans la moindre étincelle. Cette fin a été si bien préparée pendant les dix derniers épisodes qu'elle était sans surprise à aucun moment. Et pourtant, bien qu'elle trahisse un peu l'esprit de la série par son manque de noirceur, de rebondissements, de psychopathes, de morts, de (coups de) reins, de scalpel et de gros seins, elle paraît logique, évidente, naturelle. Peut-être qu'après tant de folie, le moment était venu de laisser place à la simplicité...   


// Bonus // Pour terminer sur une note positive, j'ai sélectionné quelques extraits de la série qui sont pour moi les plus cultes, ceux qui m'ont le plus marqué.

Christian, une femme "laide" et un sac en papier. La chose la plus horrible qu'il m'ait été donné de voir à la télévision. D'une violence...

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La patiente qui se réveille en pleine opération. Un cauchemar !

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La douche mémorable de Julian McMahon et Mario Lopez !

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Le Découpeur découpe Sean puis viole Christian... Une excellente intrigue au dénouement ridicule.

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La scène chantée du final de la saison 4 avant le grand départ (désastreux) à Los Angeles.

Quels sont vos meilleurs/pires souvenirs de Nip/Tuck ?

27 février 2010

Nip/Tuck [6x 18]

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Edith & Walter Krieger // 1 52o ooo tlsp.

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   Avant-dernier épisode de Nip/Tuck cette semaine. Quand je pense qu'à une époque j'attendais chaque nouvel épisode avec beaucoup d'impatience, que l'attente entre deux saisons me semblait interminable... Que reste-t-il de tout ça aujourd'hui ? Pas grand chose, un vague attachement aux personnages et encore. Ils ont tellement tout fait, ils ont été si émouvants et si détestables. Cet épisode m'a rappelé, même si je ne l'avais pas vraiment oublié, combien la saison 2 avait été bonne et combien elle restera la meilleure de l'histoire de la série. Les scénaristes avaient réussi à résister jusqu'ici mais ils n'ont pas pu tenir plus longtemps : Ava Moore, LE personnage secondaire le plus fascinant de la série, est de retour dans la vie de nos chirurgiens. Un retour que j'aurai voulu plus soigné. L'argument de base est un peu léger : Ava a adopté/volé un bébé et souhaite que les deux hommes opérent son bébé qui a des marques noires au visage. Mouais. L'enfant devient heureusement vite secondaire puisqu'Ava retrouve Matt à quelques jours de son mariage et, comme prévu, il tombe dans ses filets avec une facilité déconcertante. Il n'aurait pas pu en être autrement. Ava réussit son coup et part avec lui dans sa grande limousine noire... Ava n'a pas perdu de sa majesté mais son intrigue est un peu baclée, peu inspirée. Famke Janssen est au top en revanche. Je crois qu'elle aussi avait hâte de retrouver le personnage. Finalement, la scène qui m'a le plus marqué est lorsqu'Ava s'approche de la fille de Matt et la dévore des yeux comme si elle allait la manger. C'était court mais impressionnant.

   Le retour d'Ava n'est pas le seul de l'épisode. Julia aussi a décidé de rendre une visite à Sean et Christian, on voyait mal comment cela aurait pu être évité si près de la fin de la série. Elle était pour le meilleur et pour le pire au centre des deux premières saisons, objet de désir partagé entre les héros. 7 ans plus tard, rien n'a vraiment changé. Sean est toujours amoureux d'elle et Christian... eh bien Christian prétend l'être aussi. Mais le concernant, Julia n'a toujours été qu'une proie ultime pour prouver à Sean qu'il en avait une plus grosse que lui, qu'il avait toujours une longueur d'avance. L'amour de Sean pour Julia a toujours été plus sincère et plus déstructeur aussi. Ce qui change cette fois, et ça fait du bien, c'est que Julia semble enfin être passée à autre chose. Elle a trouvé un nouveau mec -oui, sa période lesbienne est finie- et elle compte partir avec lui dans son Angleterre natale, emmenant avec eux les enfants, Annie et Connor. A ce propos, Wilbur est aussi utile dans la série qu'un sac à main. On le sort de temps en temps parce qu'on l'aime bien et qu'il peut être pratique mais la plupart du temps, il prend la poussière dans un placard. Pour en revenir à Julia, pour la première fois depuis une éternité, je l'ai trouvé agréable et sereine. Belle même. J'espère qu'on restera sur cette image-là d'elle, sans qu'il y ait un retournement de dernière minute bien lourd. Un petit mot pour finir sur le cas "médical" du jour qui semblait bien éloigné des préoccupations du reste de l'épisode : deux survivants des camps de concentration souhaitent qu'on leur retire leur tatouage au bras mais le mari a un secret : il était nazi, en fait. S'ensuit un discours léger sur le pardon. L'émotion recherchée n'est pas vraiment passée, pas plus que le message.      

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// Bilan // Force est de constater qu'à un épisode de la fin de Nip/Tuck, les scénaristes ne savent toujours pas quoi raconter de plus alors ils sortent quelques vieilleries de leur chapeau en espérant retrouver la magie des premières saisons. Le souvenir est doux mais il est très lointain... Je crains que le dernier épisode soit une déception énorme.

20 février 2010

Nip/Tuck [6x 17]

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Christian Troy II // 1 49o ooo tsp.

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   A deux épisodes de la fin, Nip/Tuck renoue avec son ambiance originelle et propose une sorte de best-of du personnage de Christian à travers un rêve qu'il fait sous anesthésie. Ce n'est pas la première fois que les scénaristes usent de ce procédé narratif pour mettre en lumière les angoisses d'un personnage de la série. On se souvient notamment de ce fantasme homoérotique où Christian et Sean roucoulaient en maillots de bain dans une villa bondée. Cette fois, il est plongé dans une soirée mondaine où les flashs des photographes crépitent, le centre de l'attraction étant Sean, pendant que lui est invisible puis rejeté par tous. Une manière bien peu subtile d'illustrer sa peur maladive de la solitude. On nous évoque également dans ce rêve son angoisse de la vieillesse et de la mort, ses démons d'enfance avec ce père qui abusait de lui, sa culpabilité face à la disparition de Kimber et on nous ressort en guests Joan Rivers, Joan Van Ark et Donna Mills, aux figures pathétiques et inhumaines, qui lui rappellent les dérives de son métier. Mon principal reproche sera le même que pour tous les autres épisodes de cette saison 6 : on remue encore et toujours les mêmes thèmes. On connaît Christian par coeur et ce rêve n'a pour seul intérêt que de le replacer dans un contexte où il n'est pas qu'une ordure, où il souffre. Il aurait mieux valu inscrire cela sur l'ensemble de la saison, comme l'avait d'ailleurs fait la saison 5, plutôt que soudainement à l'approche du dénouement...

   Quelque chose m'a dérangé, c'est ce nouveau propos qui sort de nulle part et qui est plusieurs fois illustré dans cet épisode à travers des patients et divers intervenants : la chirurgie c'est has-been, les gens préfèrent revenir à des choses plus naturelles. Ce sera sûrement vrai dans quelques années mais au jour d'aujourd'hui, la chirurgie est toujours un business qui cartonne et qui séduit même des classes de plus en plus populaires ! Nip/Tuck est un peu trop en avance, d'autant que j'ai l'impression que l'on se dirige du coup vers la fermeture définitive du cabinet McNamara/Troy. Ce ne serait pas une mauvaise chose au fond mais on sort de la réalité... Et puis il y a Liz, définitivement le personnage le plus touchant de la série, qui croit encore une fois avoir trouvé l'amour de sa vie, la connexion tant attendue, et qui se retrouve en larmes sur le pas d'une porte. Pas de voleuse de rein cette fois mais une femme mariée qui n'assume pas son homosexualité et pour cause : elle est une femme-fontaine (tiens, serait-ce la première fois que le thème est abordé dans la série ? Il fallait bien le faire avant de partir) et qui donc préfère rester avec son mari qui ne lui fait pas prendre son pied plutôt que d'être avec une femme qui l'a fait jouïr mais qui du coup la fait tremper ses draps aussi. Je croyais vraiment que cette fois c'était la bonne pour Liz. Les scénaristes sont cruels.   

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// Bilan // On sent enfin avec cet épisode que la fin de la série est toute proche, les scénaristes semant quelques pistes sur le contenu du dénouement et offrant à Christian un best-of de sa misérable personnalité. Pas déplaisant à suivre mais toujours ce sentiment que Nip/Tuck est en mode déstockage avant fermeture définitive. 


13 février 2010

Nip/Tuck [6x 16]

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Dr. Griffin // 1 73o ooo tlsp.

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   Après des semaines et des semaines de déroute, là je dis bravo ! Nip/Tuck n'a plus grand chose à dire, c'est certain, mais dans cet épisode, tout ce qui doit être dit l'est franchement, sans détour, sans parasites et sans coucheries et provocations faciles. En s'inspirant de la série de HBO In Treatment, trois séances de thérapie de nos deux chirurgiens nous sont présentées. Bien que l'on n'apprenne rien de nouveau, l'affrontement entre ces deux hommes faux-frères/vrais amis, vaut à lui seul le détour. Face au thérapeute (qui en impose), ils restent fidèles à ce qu'ils ont toujours été : Christian se comporte en parfait salaud et l'assume, on ne peut pas lui reprocher d'être malhonnête; Sean cherche à prouver par tous les moyens qu'ils en sont arrivés là à cause de Christian et uniquement à cause de lui, il ne semble rien avoir à se reprocher. Certaines révélations vont alors avoir lieu : la fraude de Christian d'un coté, la tromperie avec Kimber de l'autre. C'est plutôt malin de s'en être servi dans cet épisode et pas avant ni après. En dehors du bureau du psy, on aurait eu des réactions classiques que l'on connaît par coeur. Là, ça se passe un peu différemment.

   La tension monte d'un cran lors de la venue de Liz. L'occasion de constater à nouveau que c'est bien elle le personnage le plus normal, le plus lucide et le plus censé de la série. C'est la seule qui n'a jamais plongé dans le pathétique même si elle a connu sa zone de turbulences. C'est la seule qui a su rester touchante aussi. Elle l'est encore dans cet épisode quand elle parle du manque de reconnaissance, de toutes ces années passées dans l'ombre sans jamais trouver grâce aux yeux de ses employeurs. En revanche, je n'ai pas du tout aimé le fait qu'elle soit enceinte de Sean. Par don de sperme Dieu soit loué ! Mais je le vois un peu comme sa revanche vis à vis de Christian après ce qu'il lui a fait. Dommage qu'elle ne l'assume pas comme tel mais peut-être ne s'en rend-t-elle même pas compte ? Elle est bien plus forte pour analyser les autres et on l'en remercie. Quel soulagement quand elle leur dit leurs quatres vérités ! Elle est un peu la voix des téléspectateurs. Puis il y a le retour de Matt qui ne changera visiblement jamais. Il emmène avec lui sa nouvelle petite-amie, or elle n'avait rien à faire là. Il tente un nouveau coup d'éclat pour se faire remarquer en espérant que Christian réagisse : il annonce qu'il part et qu'il ne souhaite plus les revoir. Jamais ! C'est ridicule dans le fond. Mais pour tout dire, on aimerait ne plus jamais le revoir non plus.

   La scène d'introduction, telle un prologue, et la scène de conclusion, telle un épilogue, enrobe cet épisode à la perfection. Malgré cette narration particulière exceptionnelle, on n'oublie pas que l'on est dans Nip/Tuck et qu'un rebondissement est toujours à venir. Cette fois, c'est le Dr. Griffin qui se fait tirer dessus par une autre patiente au beau milieu d'une consultation. Rien de tellement choquant puisque la série nous a habitué à ce genre de choses et que l'on sentait un peu le coup venir. L'occasion de retrouver Molly Price (New York 911) dans un rôle qui lui va bien et qui est un grand classique de la série : une femme folle à lier, hystérique, psychopathe qui se venge de l'homme.

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// Bilan // Cela faisait bien longtemps que Nip/Tuck n'avait pas pris de risques en proposant un épisode à la narration bouleversée. Au final, il est plutôt maîtrisé et la guerre entre Christian et Sean atteint son paroxysme avant un affrontement final que l'on espère grandiose, à moins que les scénaristes décident de prendre un autre chemin, moins attendu... En tous cas, j'ai soudainement très envie de reprendre In Treatment !

06 février 2010

Nip/Tuck [6x 15]

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Virginia Hayes // 1 54o ooo tlsp.

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   Parce que Nip/Tuck est sur le point de refermer ses portes, ses scénaristes se sont sentis obligés de revenir sur la toute première histoire, celle du pilote, qui mettait en scène Escobar Gallardo, un monstre d'arrogance et de cynisme tatoué prêt à tout pour sauver son honneur. Personne ne l'a oublié, c'est un des visages marquants de la série et il est revenu plusieurs fois hantés nos deux chirurgiens, enfin surtout Sean puisque Christian n'a pas de morale et ne connaît pas la culpabilité. Je ne suis pas certain qu'il était primordial de revenir sur cette affaire, elle s'était achevée logiquement avec sa mort à la fin de la 4ème saison, juste avant que McNamara/Troy ne file à L.A. La boucle était bouclée, la série aurait dû s'arrêter là mais passons... Il revient donc à travers sa fille qui veut savoir ce qui s'est vraiment passé dans son enfance, vis à vis de son oncle, Silvio Perez, qui la violentait et que Sean et Christian ont jeté dans la gueule d'un alligator. Sean ne peut s'empêcher de lui dire la vérité contre l'avis de Christian et les voilà avec des fédéraux aux fesses.

   Comme si cela ne suffisait pas, ils se retrouvent avec une autre mort sur la conscience, celle d'une patiente qui a usurpé l'idendité d'une femme et a détruit sa vie sans même le vouloir. Un cas désespéré et désespérant qui nous rappelle vaguement celui de Kimber, encore dans toutes les mémoires. Il n'y aurait pas une très légère ressemblance physique, ce rapprochement aurait été vraiment tiré par les cheveux. Mais passons, là encore... Ca n'a finalement pas d'effet sur Christian mais ça fout le cabinet dans la merde alors ils la jettent dans un trou dans le désert, l'ensevelissent et devront assumer ce nouveau mensonge qui rappelle évidemment le tout premier suscité. Ce que je retiens dans tout cela, c'est une scène classique de Nip/Tuck où Sean affronte le fantôme d'Escobar tout en déchiquetant le corps d'un alligator qu représente Christian. Il trouve à l'intérieur des morceaux de son propre corps et comprend que pendant toutes ces années, la culpabilité l'a rongé et Christian l'a mangé ! C'est parfaitement exact mais cela fait 5 fois que chaque épisode se termine sur le même triste constat. J'en ai marre. La toute dernière scène dans la voiture était pas mal non plus, émouvante grâce à la musique toujours bien choisie.


// Bilan // Les scénaristes n'ont visiblement qu'un seul et même message à faire passer depuis le début de cette saison. On l'a compris depuis longtemps, bien avant même qu'ils ne songent à nous en donner les clés. Cet épisode est peut-être celui qui l'a le mieux traité, revisitant des passages cultes de la série. N'empêche qu'on s'ennuie profondément...

         


// Bonus // Deux titres marquants de cet épisode que j'ai pris plaisir à ré-entendre : Please Please Please Let Me Get What I Want des Smiths et Drive de The Cars. Que serait Nip/Tuck sans sa B.O. ?

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30 janvier 2010

Nip/Tuck [6x 14]

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Sheila Carlton // 1 81o ooo tlsp.

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   Cette semaine, Nip/Tuck nous sort le grand jeu avec deux de ses dernières guest-stars. Les producteurs ont opté pour Mélanie Griffith, qu'on aime bien mais qui n'a plus rien fait depuis un moment maintenant, et Frances Conroy, la divine matriarche de Six Feet Under qui multiplie les apparitions et pas toujours dans des rôles à la hauteur de son talent. Toujours est-il que cet épisode repose entièrement sur leurs épaules car ni Sean ni Christian n'ont plus grand chose à nous dire. Le premier est sur la voie de la rédemption puisqu'il ose refuser les avances d'une femme pourtant sublime et entreprenante qui n'est autre que l'épouse de son vieil-ami de fac qui fait maintenant dans l'humanitaire. Il s'est dit qu'après l'affaire Kimber, mieux valait se la jouer profil bas. Il a même osé dire à Christian qu'il souhaitait partir quelques temps pour découvrir de nouveaux horizons mais un twist final vient gâcher tout cela. Il restera à Los Angeles auprès de Christian advitam eternam. Quant à celui-ci, il gère à sa façon la disparition de Kimber. Je n'ai pas choisi le mot "disparition" au hasard car après tout, rien ne prouve qu'elle est morte. Ce ne serait pas le premier personnage de série censé s'être noyé qui revient d'entre les morts...

   Mélanie Griffith interpréte donc la mère de Kimber et il faut avouer que la ressemblance est là. Seul problème : c'est une campagnarde qui n'a pas beaucoup d'argent et qui assure qu'elle ne s'est jamais faite rien refaire. Or, on connaît tous le visage (et les seins) de l'actrice. Ce n'est pas crédible pour un sou, elle est tirée de partout et plus encore. Je ne connaissais pas sa voix en VO et elle est insupportable de minauderies ! J'imagine qu'elle a forcé le trait pour ce rôle. J'espère en tous cas. Dès son arrivée, on sait parfaitement comment cela va finir : elle va coucher avec Christian bien-sûr, son beau-fils ! En plein dans le mille ! Le parallèle entre cette femme paumée et Kimber était intéressant. Elles ne valent pas tellement mieux l'une que l'autre. La seule différence, c'est que Kimber a su faire de ses atouts physiques sa force alors que sa mère est plus soft. Encore que. Quant à Frances Conroy, elle incarne le cas chirurgical du jour. Elle est une folle-dingue des animaux, passionnée par les chimpanzés, qui a dû tuer son plus fidèle compagnon à coups de couteau de cuisine le jour il s'est mis à dévorer sa meilleure-amie dans un accès de folie. Ultimately, elle préfère choisir son animal de compagnie à sa meilleure-amie. Pas passionnant dans l'ensemble mais cela change un peu des cas habituels. L'actrice était excellente malgré des scènes pas toujours très bien écrites.   

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// Bilan // Plus que 5 épisodes. Voilà, en gros, ce que celui-ci m'inspire. Heureusement qu'il y avait les guests

 

23 janvier 2010

Nip/Tuck [6x 13]

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Joel Seabrook // 1 98o ooo tlsp.

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   Kimber Henry n'a pas toujours été le personnage le plus intéressant de Nip/Tuck mais pour quelqu'un qui ne devait rester qu'un épisode à la base, on peut dire qu'elle a parcouru beaucoup de chemin et a su se faire une place à part dans la série. Nip/Tuck ne serait pas Nip/Tuck sans Kimber. Et Nip/Tuck ne sera plus Nip/Tuck sans Kimber d'ailleurs, si elle est bel et bien morte. Nip/Tuck n'étant pas du genre à faire les choses à moitié, je crois que nous pouvons commencer notre deuil. Rien ne l'empêchera d'apparaître sous forme fantômatique de toute façon. Christian aura le poids de sa mort sur la conscience car il faut bien avouer qu'il est allé trop loin avec elle, une fois de plus, pour la dernière fois. Je ne parle pas seulement de l'orgasme par étranglement qui n'était finalement qu'une broutille à l'échelle de la série, une simple bizarrerie sexuelle de plus, mais plutôt de la façon qu'il a eu de la jeter dans cet état second, après lui avoir tout promis. On a du mal à plaindre Kimber puisqu'elle l'a bien cherché en revenant encore et toujours vers lui mais on lit à travers elle comme un livre ouvert (vu qu'elle a toujours les cuisses écartées, j'admet que ça facilite la tâche) et on a de la peine pour cette femme. Elle ne vit qu'à travers le regard des hommes. Quand plus aucun ne la regarde, elle meurt. C'est d'une logique implacable et ça m'a ému. Kelly Carlson est une bonne actrice, au-delà de son apparence de bimbo (forcée pour incarner ce personnage). Kimber sera donc allé au bout du bout du pathétique, comme Matt en fin de saison dernière, elle peut s'en aller tranquille.

   Pendant que Kimber et Christian se déchirent, Sean semble finalement assez à l'aise dans la trahison qu'il vient de faire subir à son meilleur-ami. Il a sans doute l'impression de prendre sa revanche mais c'est tout le contraire : il est en train de de devenir comme Christian et il n'y a rien qui puisse lui arriver de pire. D'un point de vue professionnel, il était sur le point de faire un grand pas en avant -partir en mission humanitaire- mais il renonce au dernier moment. Je m'y attendais un peu. C'est décevant parce que ça rend son intrigue du jour bien inutile mais là encore, c'est d'une logique implacable.

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// Bilan // FX nous promettait 9 derniers épisodes de Nip/Tuck grandioses. Pour le moment, la promesse est loin d'être tenue. Ce ne sont pas les pires épisodes que Ryan Murphy et son équipe aient enfanté mais ce sont loin d'être les meilleurs...

16 janvier 2010

Nip/Tuck [6x 12]

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Willow Banks // 1 96o ooo tlsp.

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   Il fut un temps où Nip/Tuck était bonne sur la forme comme dans le fond, malgré quelques ratures. Depuis plusieurs années, elle n'est plus que bonne soit sur le fond soit dans la forme. Les deux sont rarement réunis. Dans cet épisode, c'est le fond qui est intéressant même si le propos n'est pas nouveau et c'est son exécution qui pêche à cause d'un manque de subtilité flagrant et sans doute un manque d'inspiration aussi. Entre le précédent épisode et celui-ci, du temps semble avoir passé mais ce n'est pas explicité. Sean s'est trouvé une jolie villa mais elle est vide, il s'ennuie profondément et ne cesse de faire des bilans de sa misérable vie tandis que Christian a tout sur le papier mais ne semble pas plus heureux. Il se laisse bouffer par le quotidien et se rend compte que sa beauté et sa superficialité ne suffisent plus alors il se détruit. Les deux cas médicaux du jour vont refléter leurs peurs et leurs craintes, comme il est de coutume, mais tout est si translucide et, j'ose le dire, ridicule, que le message ne nous touche pas le moins du monde.

   Ainsi, Sean va s'occuper d'un homme qui est resté 20 ans dans le coma et qui, quand il se réveille, n'a plus le corps de son esprit. Une idée intéressante mais qui ne ménera à rien, si ce n'est pousser Sean à refaire le constat terrible que sa jeunesse est loin derrière lui désormais. Après 25 ans de mariage, il se retrouve un peu comme cet homme : perdu, désemparé et seul. Délaissée par Christian, Kimber va alors se réfugier dans ses bras, ils vont combler leurs solitudes. La même chose était arrivée il y a plusieurs saisons. La série ne change pas, elle revient constamment en arrière et offre à ses personnages l'occasion de refaire les mêmes erreurs all over again. Je ne parlerai pas de la bêtise de Christian qui ne se rend compte de rien, même s'il est bien trop occupé avec son cas à lui, et celui de sa patiente. Celle-ci est une ancienne mannequin qui souffre de sa beauté au point qu'elle veut devenir laide. Il est apparement plus facile de rendre quelqu'un plus beau que de le rendre moche. Le propos a beau être original, il n'est absolument pas crédible. Au-delà de ça, on sait très bien dès le départ comment cela va finir : Christian va coucher avec elle, elle va se faire du mal (en l'occurence elle va foncer dans un mur en voiture) et va regretter son geste car être défigurée, c'est pas facile non plus vis à vis du regard des autres. Elle voulait se fondre dans la masse, elle est devenue un "monstre". L'intrigue défile donc sans surprise, sans ennui non plus, et l'on a du mal à reconnaître le nouveau Christian qui a tout d'un beauf. Il ne se rase plus, ne se coiffe plus, ne se douche même plus, il regarde des matchs de je-ne-sais-quoi avec une bière à la main et une demi-tonne de blanc de poulet grillé. Mouais, pas convaincu. A la fin de l'épisode, il semble décidé à reprendre sa vie en main. Il va effectivement falloir qu'il récupère Kimber ! Au fait, leurs enfants ont disparu ? Et Matt ? Et Julia ? Brrr, pas Julia.

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// Bilan // Un épisode sans saveur, pas très intéressant dans la forme, un peu plus dans le fond, mais qui souffre du même mal que la plupart des précédents : les scénaristes n'ont plus rien à dire sur les deux héros de Nip/Tuck qui ont déjà tout fait, tout vécu et qui, de fait, revivent sans cesse les mêmes choses et refont inéluctablement les mêmes erreurs, avec les mêmes personnes.