02 mars 2011

Glee [2x 14]

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Blame It On The Alcohol // 1o 58o ooo tlsp.

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  Les scénaristes de cet épisode de Glee ont-ils bu afin d'être raccord avec le thème abordé, à savoir l'alcool chez les jeunes et les moins jeunes ? Je crois bien que oui. Ils étaient en grande forme et se sont lâchés bien comme il fallait. J'avais très peur qu'ils se la jouent moralisateurs, ce qui aurait été... imbuvable. Mais ils ont opté pour un discours réaliste, en adéquation avec ce que vivent les ados d'aujourd'hui. Ce n'était pas Skins non plus, bien sûr. Mais Skins a tendance à tomber dans l'excès inverse en exagérant ou en généralisant une réalité. Pas de message anti-alcool donc mais quelque chose de plus subtil. Boire, oui. Mais pas au point de mettre la vie d'autrui ou même la sienne en danger. S'amuser avec modération. Un discours pas vraiment attendu sur la FOX, encore moins à 20h. Preuve que, quand elle veut, la série peut se muer en divertissement intelligent. La soirée chez Rachel était un grand moment, fun et bien balancé. Même le petit discours de Finn à l'attention d'une Rachel bourrée m'a séduit. Le jeu de la bouteille, c'est culte et ça m'a rappelé mes (pas si) tendres années. Je suis rassuré : ça ne se démode apparemment pas ! Le début de romance entre Rachel et Blaine était intéressant pour tout ce que cela a provoqué chez chacun des protagonistes (et leur duo était vraiment pas mal). Je me suis surpris à ne pas être agacé ni par elle, ni par lui, ni même par Kurt. Son histoire avec son père et l'acceptation de son homosexualité était d'ailleurs encore une fois admirablement traitée. C'est la seule intrigue qui bénéficie d'autant de soin. 

   La petite virée de Will et Beiste dans un bar ambiance country était tout à fait plaisante, même si la chanson interprétée était inécoutable, tout ce que je déteste. L'amitié qui est née entre ces deux-là est belle. J'ai bien cru à un moment donné que ça allait basculé dans le n'importe quoi avec un baiser volé mais les scénaristes ont su se tenir. Jusqu'à quand ? Et puis par rapport au thème de l'alcool, c'était plutôt bien vu de ne pas jouer les hypocrites et de montrer que les adultes ne se comportent pas nécessairement mieux que les ados en la matière... Sue nous a encore offert du grand Sue et Jane Lynch m'a franchement impressionné, ce que je ne croyais plus possible après tout ce qu'elle nous a déjà fait. En fait, Sue devient extrêmement violente. Je pense en particulier à la scène où elle pousse le coach de la chorale concurrente, qui était quand même assez flippante. Le message de Will qu'elle fait écouter à tout le lycée, c'était un peu plus classique mais ça m'a bien fait marrer. Le final sur le Tik Tok de Ké-dollar sign-A était excellent. Heather Morris nous a encore prouvé qu'elle maîtrisait à la perfection les imitations des bitchs de la pop. Y'a juste un truc que je ne comprends pas : pourquoi le public est-il en délire à la fin de la prestation alors qu'il déteste, on nous l'assène, le Glee Club ? Réussiront-ils à être populaires un jour ? Je ne dirai rien sur la texture et la couleur du vomi de Brittany, pas réaliste pour deux sous, mais je suppose que c'était fait exprès... Et je ne dirai rien non plus sur la mise en scène des chorégraphies qui s'est grandement éloignée de la promesse de départ, à savoir quelque chose de réaliste, là encore. Ils en font un peu trop. C'est sympa en général, mais où vont-ils s'arrêter ? On va bientôt se retrouver avec le dispositif de Madonna ou de U2 dans le théâtre du lycée quoi !        

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// Bilan // Voilà un épisode tout à fait enthousiasmant qui permet de rappeler que Glee a encore, au milieu de tous ses défauts, quelques qualités.


12 décembre 2010

Glee [2x 10]

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A very Glee Christmas // 11 o7o ooo tlsp.

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   Je me souviens encore des propos de Ryan Murphy qui soutenait mordicus au début de la série que jamais les scènes chantées dans Glee ne sortiraient de nulle part, qu’elles seraient toujours introduites de manière réaliste. On en est bien loin aujourd’hui avec des musiques qui se lancent toutes seules dans des endroits improbables, je pense en particulier au « Last Christmas » entonné par Rachel et Finn au beau milieu d’un Jardiland. Cela dit, c’est mon moment musical préféré de cet épisode puisque les chants classiques de Noël, ça va bien deux minutes… Dans un sens, je comprenais les élèves de McKinley qui ne voulaient surtout pas entendre les petits chanteurs. Mais tout de même, cette haine du Glee Club commence à devenir ridicule tant elle est appuyée et exagérée de toute part. Au passage, les scènes de lancée de slushies m’ont grandement lassé. Que les scénaristes fassent preuve d’un peu plus d’imagination !

   Pour rendre hommage comme il se doit à Noël, on peut dire qu’ils en ont fait preuve en revanche. Britanny qui croit encore au père Noël, c’est totalement improbable mais drôle, surtout quand elle demande comme cadeau qu’Artie retrouve l’usage de ses jambes. A partir de là, on voguait entre naïveté délirante et bons sentiments dégoulinants. Parce que c’est Noël et que l’on y touche pas, je ne m’en plaindrais pas. C’est la seule fois de l’année où je pardonnerais les scénaristes d’avoir versé dans la niaiserie. C’est un peu ça l’esprit de Noël et je ne m’attendais de toute façon pas à un miracle ! J’ai beaucoup beaucoup ri devant les frasques de Sue et de sa fidèle Becky, notamment quand elle saccage l’arbre de Noël et les cadeaux qui vont avec, tout de même destinés aux enfants pauvres. Dans ces moments-là, on peut dire que la série ose. Elle ne va jamais jusqu’au bout puisque tout est bien qui finit bien avec une Sue pleine de remords, au bord des larmes. C’était beaucoup plus mignon quand il s’agissait de Beiste, que j’adore, déguisée en père Noêl en train de briser les rêves de Britanny, avant de trouver un moyen de lui redonner le sourire quelques instants (on passera sur le fait qu’avec sa petite paye de professeur, elle ne peut pas offrir un cadeau aussi cher).

   Un épisode de Glee ne serait rien sans les romances insipides habituelles. Rachel et Finn m’ont gonflé au plus haut point tant leur dispute est sans intérêt. On se demande pourquoi Finn s’acharne sur Rachel alors qu’il ne s’est pas mieux comporté. Au-delà de ça, on se demande bien pourquoi Rachel ne lui préfère pas un Puck (à tout hasard). On n’est pas tellement plus gâté par Kurt et Blaine, dont l’intrigue n’avance pas d’un pouce depuis plusieurs épisodes déjà. Les scénaristes nous ont habitués à aller très vite, voire trop vite, alors là on se demande bien pourquoi ils attendent indéfiniment. En plus, le « Baby It’s Cold Outside » n’était pas extraordinaire. Rien à dire sur l’interprétation. C’est la chanson en elle-même qui m’a déplu.

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// Bilan // En connaissant maintenant bien Glee, cet épisode spécial Noël ne surprend pas tellement en nous offrant autant de jolis présents que de cadeaux empoisonnés. Le sirupeux côtoie l’irrévérencieux. On passe un bon moment tout en râlant à intervalles réguliers. Rien de nouveau en somme.

14 novembre 2010

Glee [2x 06]

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Never Been Kissed // 1o 99o ooo tlsp.

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   Je ne sais jamais sur quel pied danser avec Glee. Elle peut être tellement facile et tellement niaise dans ses messages, mais infiniment touchante en même temps, et parfois même osée et audacieuse, qu'on ne sait plus très bien ce que l'on regarde. Glee est un O.T.N.I. de la plus belle espèce. Quand les épisodes sont bien écrits, il faut savoir le reconnaître d'autant que c'est rare. Never Been Kissed était bien écrit. Ou presque. Ca manque toujours de subtilité dans les grandes lignes et on se passerait bien de certains raccourcis mais c'est sans doute le prix à payer quand on doit gérer autant de personnages avec en plus les contraintes musicales. Non parce qu'on critique beaucoup Glee, moi le premier, mais il ne faut pas oublier qu'elle est de nature complexe. Difficile de trouver une cohérence d'ensemble. Alors Mea Culpa. Cela dit, quand il n'y a aucun scénario, c'est impardonnable et je continuerai à la dire !

   Le coach Beiste est sans doute l'une des meilleures additions de cette saison. Je la trouve toujours très poignante, Dot Jones offrant des prestations sans fausses notes. Tiens j'aimerais bien qu'elle chante un jour d'ailleurs ! Le baiser de Will à la fin était clairement over the top et le discours sur la beauté intérieure est juste imbuvable, d'autant que Glee en use et en abuse, mais j'ai quand même été touché. Mission accomplie je suppose ? L'intrigue de Kurt a eu un déroulement que je qualifierai d'"étrange", avec de bonnes surprises malgré tout comme le baiser du footballeur/connard fini ou le petit nouveau bien mignon, Blaine, incarné par Darren Criss. En fait, on est en train de nous préparer une relation amoureuse pour Kurt qui ne me paraît pas crédible du tout. Puis je ne les imagine pas ensemble. Cette école où tout le monde assume ses différences et accepte celles des autres est juste une utopie. J'ai même cru un instant que Kurt était en train de rêver tant ça paraissait surréaliste. Ca ça me pose problème parce qu'on utilise des éléments improbables pour résoudre des intrigues qui se veulent authentiques. Forcément ça ne peut pas sonner juste jusqu'au bout !

   Entre autres bons moments de l'épisode, je citerais le rire diabolique de Sue sous une pluie de confettis. C'est très habile d'utiliser le personnage avec parcimonie. On risque de s'en lasser sinon (et quand elle est trop présente, c'est en général ce qui arrive). Utiliser Beiste comme "turn-off" correspond parfaitement à ce que l'on attend de la série en matière d'irrévérence. C'était horrible dans le fond mais tellement drôle de la voir en tutu en train de fumer un cigare ! Chord Overstreet était encore torse nu. Mais à part ça, je trouve ça cool d'avoir réussi à l'intégrer au groupe aussi rapidement. Le retour de Puck m'a fait plaisir au départ, puisque c'est un personnage auquel je tiens, mais je me suis vite calmé puisque son association avec Artie n'était pas des plus convaincantes. La rédemption finale n'avait aucun intérêt. Mais la présence de Santana et Brittany suffisait à rendre l'intrigue plus attrayante. La partie musicale s'est faite plus discréte que d'habitude et ce n'est pas une mauvaise chose tout compte fait. J'ai apprécié tous les passages chantés (au nombre de 4 il me semble), même si Teenage Dream remporte la palme de la meilleure prestation  et One Love de la moins bonne. Les mash-up étaient vraiment pas mal, surtout celui des filles  Start Me Up/Livin' On a Prayer. Une fois encore, Lea Michele s'est fait toute petite et cet épisode prouve que la série n'a pas besoin d'elle pour tenir la route !      

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// Bilan // Les meilleurs épisodes de Glee sont vraiment ceux qui misent sur les personnages et les intrigues et non sur les stratégies marketing. C'est pas très étonnant mais laissez-moi le dire.

25 septembre 2010

Glee [2x 01]

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Audition (Season Premiere) // 12 45o ooo tlsp.

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   Glee is back... and good ! Le dernier épisode de la saison 1 m'avait bien plu et m'avait même rendu assez optimiste quant au futur de la série. Mais le buzz généré pendant tout l'été m'a pas mal refroidit, au point de ne même plus avoir envie de la retrouver. Je suis loin de porter Glee aux nues de toute façon. Elle est carrément surestimé et le phénomène de mode qui l'entoure exagéré. Mais c'est le propre du phénomène de mode en même temps (Harry Potter et Twilight sont récemment passées par là, les 2Be3 plus anciennement...) Et puis finalement, je me suis laissé porter par le rythme soutenu de cet épisode de retour franchement réussi. Cela dit, il vaut mieux éviter de pousser trop loin l'analyse et se contenter de la jolie surface parce que... Non mais vous ne croyiez pas que j'allais jouer le jeu de l'indulgence comme ça ?!

   ...Parce qu'une majeure partie du plaisir procuré par ce Season Premiere est lié aux nouveaux visages et non aux personnages "historiques". C'est un peu génant. L'introduction de Sunshine, incarnée par cette illustre inconnue pour moi dénommée Charice, était très réussie. On offre enfin à Rachel une adversaire à sa taille. Peut-être même que Charice est meilleure que Lea Michele. Il va juste falloir qu'elle apprenne à gérer sa gestuelle. C'est inutile d'appuyer chaque mot par un geste, surtout quand ce geste est super caricatural. Sa prestation dans Telephone était top mais j'ai un peu moi apprécié son solo à cause de ça. Au niveau de la voix en revanche, il n'y a rien dire. Elle est parfaite. Cela a donné l'occasion à Rachel de redevenir la peste adorable des débuts (qui était devenue gonflante à force) mais sa prestation qui cloturait l'épisode était de trop. L'autre nouveau, le quarterback blondinet, je le sens bien. J'espère qu'il deviendra le petit-ami de Kurt comme certaines rumeurs le prédisaient parce que je le vois assez mal en duo avec une fille de l'équipe en fait. J'ai un problème avec le visage de ce cher Chord Overstreet j'avoue . Entre sa bouche charnue et ses joues de hamster, il est le faux beau-gosse par excellence ! J'aurais préféré Mitch Hewer, le Maxxie de Skins. Physiquement, on n'en était pas très loin. Sa voix est intéressante, un peu différente de celles des autres mecs. Ce qui est regrettable au final, c'est qu'aucun des deux nouveaux ne rejoignent le glee club. C'est la spécialité des scénaristes de la série de toute façon : chaque pas en avant est suivi de trois pas en arrière.

   Mais le meilleur nouveau personnage à mes yeux, c'est la coach de foot Shannon Beiste. Déjà, j'adore son interprète, Dot Jones, déjà vue dans Nip/Tuck et le pilote Pretty/Handsome. Elle fait partie de l'écurie Ryan Murphy quoi. Et quelle bête ! Elle en impose et elle peut aussi être infiniment touchante, et ce fut le cas dans quelques scènes de l'épisode. Je note d'ailleurs que cette intrigue est à nouveau du recyclage de Popular mais je vais arrêter de vous bassiner avec ça ! Il y avait en tous cas un personnage équivalent qui avait les mêmes problèmes. C'était en fait la synthèse de Beiste et Sue. Ryan Murphy fait tout à l'envers ! La guéguerre entre les deux femmes fortes s'annonce magistrale, à moins que les scénaristes ne se contentent des affrontements habituels qui ne servent à rien. Sue était en super forme avec de sacrées répliques et, curieusement, Finn était pas mal non plus. Il a dû s'acheter de l'humour pendant l'été, je ne sais pas... La scène inaugurale de l'épisode était d'ailleurs vachement sympa. Une entrée en matière très efficace. Les dialogues de façon globale étaient supers. J'ai pas mal ri et j'ai trouvé les prestations réussies. J'adore Empire State Of Mind et ils ne l'ont pas trop massacrée. Pour les titres super récents comme ça, je trouve que c'est bien de coller à l'original. On n'est pas encore prêts à entendre ces chansons dans des versions trop différentes. Sur les vieux tubes qu'on connaît par coeur, par contre, c'est toujours appréciable. Mon coup de coeur de l'épisode reste pour Britanny, qui m'a encore éclaté ! Le coup de gueule... hum... je dirais que ce n'est pas très malin de faire revenir Quinn à son point de départ, ou presque. Je ne vois pas ce que ça peut apporter.    

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// Bilan // Cette année, il y a de grandes chances pour que Glee soit à son apogée audimatique. Avec tout ce qui se profile en guest-stars et en épisodes spéciaux, la saison 2 va être (sur)chargée et j'espère que ce n'est pas pour cacher une absence totale de fond et d'idées scénaristiques. En attendant, ça commence bien et ça rassure !