24 mai 2012

Fringe [4x 20, 21 & 22]

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Worlds Apart // Brave New World (Part 1 & 2 - Season Finale)

3 090 000 tlsp. // 2 730 000 tlsp. // 3 110 000 tlsp.

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   Worlds Apart. Plutôt que de se concentrer sur la traque de Jones, qui aurait certainement été plus palpitante, cet épisode pré-final soigne les adieux de nos héros avec le monde alternatif et leurs doubles. Ca y est, c'est fini.  Plus de Faux-Livia, de Walternate et autres nicknames. Un nouveau chapitre de la mythologie de Fringe se termine, non sans remords. A mon sens, les auteurs n'ont pas su saisir toutes les opportunités qui s'offraient à eux dans cette saison 4. Ce n'est que très tardivement et pour deux ou trois enquêtes seulement que les deux mondes ont pu véritablement collaborer. Là, c'était intéressant. Là on entrait dans le vif du sujet, alors que l'on a fait que tourner autour du pot pendant des semaines avec des "cas du jour" plus ou moins inspirés et rarement subtils dans les parallèles qu'ils traçaient, sans compter qu'ils étaient redondants par rapport aux saisons précédentes en prétextant de les traiter sous un prisme différent. Mais le résultat était le même. En moins bien. Le retour ici de quelques "compagnons de Cortexiphan" d'Olivia se place précisément dans cette catégorie. C'était sans surprise et pas tellement émouvant. 

   L'émotion, on la trouvait en abondance chez Lincoln, quand il a pris la décision de quitter son monde pour rejoindre celui de Faux-Livia, laquelle se transforme en une sorte de lot de consolation. Lincoln lui-même fait plus l'effet d'un placebo à Faux-Livia qu'autre chose. C'est triste mais c'est bizarrement romantique. Ce qui est triste aussi, c'est de ne peut-être plus jamais revoir Lincoln dans la série. C'est un personnage auquel je m'étais vraiment attaché. En espérant revoir Seth Gabel ailleurs très vite. Les adieux entre les deux Walter étaient aussi touchants, d'autant qu'on a très peu vu ces deux-là ensemble. Mais la séparation définitive entre les deux Astrid, aussi anodine soit-elle dans l'épisode, est celle qui m'a le plus attristé. Elles partageaient vraiment quelque chose de fort en quelques rencontres seulement. Elles se sont vraiment beaucoup apportées. Worlds Apart laisse comme un goût amer...

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   Brave New World. J'ai longuement cherché le mot qui conviendrait le mieux pour décrire ce double épisode final de la saison 4 de Fringe et je me suis finalement fixé sur : sage. Trop sage. Est-ce parce que les scénaristes avaient trop peur que la série s'arrête là qu'ils ont préféré ne pas lancer de nouvelles pistes, simplement clôturer convenablement toutes les intrigues en cours et offrir à chaque personnage -ou presque- un "happy-end" ? Ils ont été renouvelés depuis pour une saison supplémentaire donc ils auront l'occasion de se rattraper mais ça ne me rassure pas trop. Si la saison 5 ne reprend pas dans le futur, comme l'épisode Letters Of Transit le laissait supposer (et fantasmer), je ne vois pas bien où ils peuvent nous amener... Olivia et Peter ont eu leur scène d'amour pleine de promesse d'amour éternel, certainement pas la plus émouvante de leur tumultueuse relation mais jolie quand même. On a tellement pas l'habitude de les voir heureux sans nuages à l'horizon ! C'est un soulagement. Ils méritaient bien ça et nous aussi. Une telle patience devait être récompensée ! Lorsque les Bishop ont sauvé Olivia, c'est un des leurs plus beaux moments de complicité et d'émotion que le père et le fils nous ont fait vivre. J'en aurais bien versé une larme si tout n'avait pas été si rapide. La nouvelle  de la montée en grade de ce cher Broyles a inscrit un sourire sur son visage, timide certes, que l'on était peu habitué à voir. Nina a eu sa petite blagounette histoire de dire "On pense à toi hein, vieille rousse". Et puis Astrid était la grande absente. Je ne pensais pas dire ça un jour mais j'aurais presque aimé qu'elle succombe à ses blessures à la fin de la première partie. Il se serait passé quelque chose de fort et d'inattendu. En quelques secondes, John Noble a encore pu nous épater. Et c'est déjà pas mal. 

  La vraie star de ce final, ce n'était pas David Robert Jones, comme on s'y attendait depuis quelques temps, mais... William Bell ! Jones n'était qu'un pion. Ce qui est à la fois rassurant et agaçant. Tout ça pour ça... Le personnage valait mieux que cette mort abrupte, ni impressionnante ni choquante. Pour Bell, on sentait venir la révélation pour la fin de l'épisode mais parce que je n'avais pas du tout entendu parler du retour de Leonard Nimoy dans la série -qui a déjà dit deux fois qu'il prenait sa retraite hein...- je me disais qu'une surprise nous attendait. Soit qu'il n'allait pas apparaitre dans sa forme disons habituelle, soit qu'il n'allait pas apparaitre du tout et qu'une astuce serait trouvée. Il est finalement bien là, en chair, en os et surtout en machoire ! Le pauvre a de plus en plus de mal à jouer, il faut dire ce qui est. Mais le personnage, lui, ne perd pas de son charisme. C'est tout de même regrettable qu'il se transforme en un scientifique exceptionnel qui se prend carrément pour Dieu. C'est d'un classique ! Et c'est même pas étonnant venant de sa part. Il a toujours été plus ou moins comme ça après tout. Il a juste poussé son délire jusqu'au bout ! Et c'est là que le terme "sage" prend tout son sens : visuellement, on a quasiment droit à rien. On reste dans le bureau du monsieur. On attend qu'il se passe un truc fort et rien. Je ne m'attendais à ce que Nimoy se transforme en ninja ou je ne sais quoi -à la Astrid dans la première partie- mais bon. Un peu d'action, c'était trop demander ? L'idée de l'Arche de Noé elle-même n'a pas vraiment été exploitée. Sinon, j'étais content de retrouver Rebecca Mader de Lost -qui multiplie les guests partout mais jamais dans des série que je regarde- d'autant que le délire avec son visage dans le labo de Walter était vraiment très amusant ! Le retour des pouvoirs d'Olivia, c'était un peu facile mais toujours aussi fascinant, surtout maintenant qu'elle le maîtrise davantage.

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// Bilan // S'il y a bien une chose devant laquelle Fringe n'a jamais reculé depuis les premiers épisodes de la saison 1, c'est l'ambition. Elle n'a pas cessé d'oser et de surprendre. Pourtant, le final de la saison 4 s'est contenté, lui, d'offrir un épilogue un peu facile à toute cette grande mythologie qui nous a passionnés tout ce temps. En fait, l'épisode 19 a pour ainsi dire "tuer le suspense". Il aurait presque fallu le proposer en guise de final, en fait. L'équipe de Fringe a cependant la chance de pouvoir conclure de meilleure manière la série avec une 5ème et ultime saison de 13 épisodes, un véritable luxe quand on réalise des audiences aussi abyssales. J'espère que l'opportunité sera pleinement saisie. Fringe est quand même une grande série fantastique, quoiqu'on en dise ! La meilleure depuis son modèle, X-Files ?


13 avril 2012

Fringe [4x 15, 4x 16 & 4x 17]

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A Short Story About Love // Nothing As It Seems // Everything In Its Right Place

2 870 000 tlsp. // 3 080 000 tlsp. // 3 100 000 tlsp.

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   A Short Story About Love. Sans la mécanique ultra balisée et lassante de l'affaire du jour, cet épisode aurait été parfait ! Le monsieur au faciès très disgracieux qui cherche à ressentir les joies de l'amour réciproque, rien que pendant quelques secondes, en détruisant des couples heureux, était flippant, dégoûtant et, d'une certaine manière, touchant. Mais la manoeuvre pour faire réfléchir nos héros est tellement peu subtile et redondante... Si la série doit s'arrêter cette saison à mon avis, c'est surtout à cause de ça. Les auteurs ne font plus suffisamment preuve d'imagination de ce point de vue-là et je ne me vois vraiment pas "subir" pendant encore un an, deux ans, trois ans, des variations sur le même thème. Tout le reste me passionne en revanche. J'ai adoré le tout premier plan de l'épisode, pourtant très simple, dévoilant une Olivia souriante, apaisée malgré les circonstances. C'était juste très émouvant. De même que lorsqu'elle se jette dans les bras de Peter à la fin de l'épisode. Ce n'est pas le genre de scène que l'on attend dans Fringe et c'est précisément pour cela que ça a marché cette fois-ci. Le tout est de ne pas en abuser à partir de maintenant. Ce quasi happy-end pour nos deux tourtereaux laisse toutefois perplexe. La saison n'est pas terminée. Il y a d'autres enjeux, certes, mais tout de même... 

   Il s'avère donc que, selon la théorie de l'Observer September, c'est l'Amour avec un grand "A" qui lie Peter à Walter et Olivia qui lui a permis de ne pas disparaître totalement de leur mémoire et de ce monde. Ca se tient. Ca me fait penser à du Once Upon A Time. C'est magique, c'est beau ! J'adhère. Tant pis pour les cyniques qui espéraient forcément une explication plus scientifique. La scène dans l'appartement de September avec le grand retour de la capsule longtemps abandonnée par les scénaristes était superbe. Cela laisse cependant peu d'indices sur ce qui nous attend par la suite. Si Peter est bel et bien dans la bonne timeline, alors de quoi doit-on s'inquiéter ? Le prochain épisode devrait nous éclairer sur la question... En dehors de ça, Walter était en super forme avec sa blague sur le "beaver". Ses facéties ne lassent pas. Je regrette  une chose au bout du compte : le retrait progessif de l'agent Lee. Comme si les auteurs s'étaient rendus compte qu'ils n'auraient jamais dû se servir de lui comme d'un obstacle entre Peter et Olivia. Le personnage lui-même semble se retirer sans se battre. Il mériterait un épisode rien qu'à lui afin d'approfondir son histoire. 

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   Nothing As It Seems. Finalement, si cet épisode n'était pas centré sur Lincoln, il y figurait malgré tout de manière proéminente. Entre son dialogue avec Peter sur Olivia, assez triste dans le fond, les attaques du monstre de la semaine sur sa petite personne, sans compter la fiancée de la bête qui s'en est aussi prise à lui, les auteurs ne l'ont pas ménagé ! Ils s'en sont même servis comme punching ball. Je me demande du coup s'il ne va pas passer bientôt de vie à trépas. Il faut reconnaître que c'est à l'heure actuelle le personnage dont la mort nous toucherait le moins, même si on l'aime bien le petit.

   En choisissant de revenir sur une enquête de la première saison ("The Transformation", épisode 13), les scénaristes usent à fond du potentiel de la nouvelle timeline, en écartant, au premier abord seulement, David Robert Jones. Pour une fois, l'enquête avait donc un intérêt certain même si la première était un peu loin dans notre esprit. Les différences étaient flagrantes à mesure que la mémoire nous revenait. Les répliques avaient tendance à manquer cruellement de subtilité, de façon à rendre l'ensemble le plus compréhensible possible, mais c'est un mal pour un bien. Ils se sont de toute façon rattrapés avec Walter qui était en grande grande forme, notamment avec son Hump Magazine ! Son petit passage aux toilettes était énorme ! Dans l'émotion aussi, il a excellé. Quelle belle idée que ces cadeaux amassés au fil des années depuis la mort de Peter... Olivia était touchante aussi dans son combat pour accepter cette "nouvelle" vie, mais on a dû mal à comprendre comment elle peut aussi facilement laisser tomber les gens qui l'aiment (Nina, Lincoln...). La fin de l'épisode nous raccroche admirablement à la mythologie du show grâce à cette arche de Noé très particulière, remplie de monstres croisés au cours de la série. Une catastrophe semble donc se préparer... 

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   Everything In Its Right Place. Tout compte fait, on l'a eu notre épisode sur Lincoln et son alter ego de l'autre monde ! Car, cette fois-ci, retour dans l'univers parallèle avec FauxLivia et tous ses amis pour une enquête bien peu intéressante en elle-même, il faut bien le dire, mais passionnante du point de vue de Lincoln. Ses multiples face à face et ses discussions avec son double étaient riches de sens et ont permis de faire comprendre au personnage que s'il en est là aujourd'hui, c'est parce qu'il n'a pas su prendre son destin en main, pas su prendre les bonnes décisions et pas su se battre comme il aurait dû pour obtenir ce qu'il voulait. Mais tomber amoureux de FauxLivia à devoir de pouvoir faire sa vie avec la vraie Olivia, est-ce vraiment une bonne idée ? Sa place est-elle vraiment dans cet autre univers, qui est en train de se redresser, certes, mais qui n'est pas le sien quoiqu'il arrive ? La dernière scène réunissant Lincoln et FauxLivia était très belle en tout cas. I n'y a pas de soap plus convaincant et émouvant que Fringe ! J'aimerais bien revenir sur le double jeu du colonel Broyles, sur l'arrestation de Nina Sharp 2, sur les shapeshifters et l'ombre de David Robert Jones qui plane toujours, mais ce n'est pas ce que j'ai retenu de cet épisode. Les auteurs ont échoué de ce coté-là pour éveiller notre curiosité. L'horloge tourne pourtant et Fringe ne sera bientôt peut-être plus...

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  // Bilan // Aujourd'hui, tout l'intérêt de Fringe réside dans ses personnages, leurs intéractions, leurs émotions, leurs forces et leurs faiblesses... mais plus tellement dans l'aspect mythologique, qui ronronne...

11 mars 2012

Fringe [4x 13 & 4x 14]

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A Better Human Being // The End Of All Things

3 000 000 tlsp. // 3 080 000 tlsp.

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   A Better Human Being. C'est fou comme les scénaristes de Fringe manquent d'idée désormais quand il s'agit de proposer un case of the week un peu original et prenant. Certains, bien que classiques, avaient quand même réussi à me convaincre d'une manière ou d'une autre, soit par leur déroulement surprenant, soit par le parallèle tracé avec certains membres de l'équipe et l'émotion qui pouvait en découler. Mais celui de cet épisode n'avait absolument rien quel que soit le niveau de lecture. L'idée était basique (un schizophréne qui entend les voix de meurtriers... mouais). L'enquête était sans surprise et franchement ennuyeuse. J'attendais le moment où il allait se passer un truc un peu choquant, un peu fou. Ce moment n'est jamais arrivé. Une seule scène avec Astrid a trouvé grâce à mes yeux. La conclusion a en plus été totalement bâclée, passée au second voire troisième plan.  Et ça devient une très mauvaise habitude de la série... Tout l'intérêt de cet épisode qui, je le précise, n'était pas mauvais, reposait entièrement sur les épaules de Peter et Olivia. Les voir "retomber amoureux" d'une certaine manière était très émouvant. Voir Olivia se souvenir pas à pas, surtout. Anna Torv était à nouveau parfaite. Mine de rien, on commence à s'habituer à ce monde alternatif, à s'y sentir comme chez nous. Il faut dire qu'il est tout simplement de moins en moins différent de celui que l'on connait. On doit toutefois faire face à un Walter particulièrement énervé, mais c'est un changement -forcément provisoire- qui n'est pas désagréable, au contraire même. Il en va de même pour cette Nina-là, plus inquiétante que jamais, plus intéressante aussi... Est-ce Nina-nate ? Un shapeshifter

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   The End Of All Things. Les titres des épisodes de Fringe rendent parfois encore plus impatient que les cliffhangers !  Dans ce cas précis, l'enlèvement conjugué d'Olivia et de Nina suffisait à faire monter la pression d'un cran supplémentaire mais un mystérieux The End Of All Things ne pouvait qu'entourer cet épisode d'une aura particulière. On peut facilement le faire entrer dans le top 3 des meilleures pièces de cette saison 4 -qui n'en regorge malheureusement pas autant qu'on le voudrait- même si je suis très reservé sur une partie centrale : la révélation sur les Observers. On attendait de connaître leur véritable idendité depuis tellement longtemps... On savait finalement presque tout. Ils viennent d'un futur très lointain mais sont humains, bien humains et voyagent à travers le temps pour témoigner des événements importants que notre monde a connu, de sa naissance jusqu'à... jusqu'à quoi au juste ? Mais s'il n'y avait que la réponse qui était décevante... Il y a aussi la mise en scène ! Les effets n'étaient pas très à mon goût et je n'ai pas trouvé Joshua Jackson et l'interpréte de September justes. Il n'y a que le passage avec le petit Henry qui m'a touché. Je me suis d'ailleurs demandé pendant un moment si September n'était pas tout simplement Henry... Je pense que c'est une théorie pas totalement stupide, mais y'a-t-il vraiment une théorie à bâtir sur sa véritale identité ? Probablement pas. On sait maintenant tout ce qu'il faut savoir sur lui, et sur eux. Au-delà de ce passage décevant, l'aspect très Saw de l'enlèvement -grâce au génialissime David  Robert Jones- et le clin d'oeil très appuyé à l'excellent épisode de la saison 1 (le meilleur ?) Ability étaient jouissifs. La torture de Nina notamment. Pour le coup, la mise en scène était là vraiment parfaite. La prise de décision finale de Peter avait de quoi bouleverser. On ressent forcément beaucoup d'empathie pour cette Olivia que l'on a appris à aimer mais ce n'est pas la nôtre, ce n'est pas la sienne non plus. Il faut la retrouver, il faut retourner à la maison !

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// Bilan // Deux épisodes mythologiques très forts. Le premier a été gâché par la partie procédurière ennuyeuse au possible. Le second, s'il n'a pas été gâché, a été en tout cas légèrement abîmé par une scène importante, attendue depuis longtemps, qui n'a pas été à la hauteur des espérances. Pourtant, malgré ces défauts, ils s'inscrivent aisément dans ce que la saison 4 de Fringe a eu de meilleur à nous offrir jusqu'à maintenant. Un nouveau grand arc s'ouvre et nous amènera jusqu'à la fin de la saison et peut-être de la série... Le "We have to go back" de Lost se transforme ici en "I have to go home", le nouveau leitmotiv de Peter. Et on est tous derrière lui !

 

20 février 2012

Fringe [4x 10, 4x 11 & 4x 12]

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Forced Perspective // Making Angels // Welcome To Westfield

3 330 000 tlsp. // 3 200 000 tlsp. // 3 050 000 tlsp.

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   Forced Perspective. Le retour tonitruant de David Robert Jones à l'épisode précédent est déjà oublié dans ce nouveau chapitre de Fringe, le spin-off, pas la série-mère. Vous savez, celle où on se fiche pas mal du sort des personnages parce que ce ne sont pas ceux que l'on a aimé et/ou appris à aimer au cours des trois premières saisons. On doit donc à nouveau s'investir dans un épisode indépendant, plutôt de bonne facture à vrai dire, même assez touchant, dès le départ et encore plus à la fin. Le destin tragique de cette jeune fille m'a ému mais j'ai été moins fan du parallèle que les auteurs ont tenté de tracer entre elle et Olivia. C'était pertinent, ce n'est pas ça le problème. C'est juste que ça n'apportait rien de nouveau, encore et toujours un discours sous-jacent redondant. Enfin si, on a quand même découvert que cette Olivia était destinée à mourir. Mais comme je le disais au début de ce paragraphe, on peut difficilement s'en inquièter. Notons tout de même qu'on essaye de rendre la dynamique de groupe plus proche de celle que l'on a toujours connu puisque Walter commence à accepter Peter, non sans mal. John Noble retranscrit parfaitement et sans surprise son combat intérieur.

   Making Angels. Ils l'ont fait ! Merci mon Dieu : Astrid a eu son épisode ! Enfin son épisode, c'est vite dit. Disons qu'elle a eu sa première intrigue rien qu'à elle en 4 ans. La première et aussi la dernière, sans doute. Cet aspect-là de Making Angels était vraiment réussi, grâce à la performance de Jasika Nicole, excellente dans les deux versions de son personnage; puis grâce aux dialogues, extrêmement émouvants; et grâce enfin au jeu de miroir, habituel dans Fringe mais ici particulièrement pertinent et enthousiasmant, avec un joli twist à la fin. J'ai presque eu envie de pleurer. Une belle façon de nous rappeler qu'Astrid, malgré sa discrétion, est indispensable à la série. C'est d'ailleurs elle qui dénoue l'affaire de la semaine, qui implique malheureusement à nouveau une histoire de visions du futur. Le héros de cette intrigue n'est absolument pas attachant, ce qui rend son histoire et ses motivations tout à fait inintéressantes. Le fait que les Observers soient impliqués permet quand même d'y voir un semblant d'intérêt mais ça se révèle assez superficiel finalement, d'autant qu'on les a presque démystifiés avec cet objet bleuté qui leur permet de voir l'avenir. Et puis je n'ai pas bien compris où les scénaristes voulaient en venir. Il me paraissait logique qu'en conclusion, le monsieur devienne un Observateur lui aussi. Au lieu de ça, il se sacrifie et on s'en tape très sincèrement. La partie fun de l'épisode était assuré par FauxLivia, très en forme, en plein plan drague avec Walter. C'était presque dégoûtant par moment mais ça m'a fait rire. Cela dit, Anna Torv en a fait peut-être un peu trop pour le coup.

   Welcome To Westfield. Budget : pulvérisé. Pour cet épisode au point de départ très X-Filien, la production ne s'est pas moquée de nous et a mis le paquet ! L'excellente réalisation n'a fait que souligner ce bel effort. La petite ville dont on n'arrive pas à sortir et qui est en proie à des phénomènes paranormaux, c'est un grand classique, déjà utilisé dans Fringe d'ailleurs mais ça marche souvent et ça n'a pas raté cette fois encore. L'enquête était prenante mais toutefois très énervante : pourquoi n'ont-ils pas pensé plus tôt à une fusion des deux mondes alors que c'était l'évidence même ? A force de tourner autour du pot en ignorant des indices flagrants, la crédibilité de la division Fringe en a pris un coup. En plus, pour l'occasion, Walter était de retour sur le terrain, comme au bon vieux de temps. Lui au moins aurait dû comprendre plus tôt ! Mais en fermant les yeux là-dessus du mieux que j'ai pu, je dois dire que je me suis régalé ! Cela faisait même longtemps que Fringe ne m'avait pas autant emballé. Il faut dire que la partie mythologique était importante et ça fait du bien de pouvoir théoriser un peu. David Robert Jones revient ainsi au coeur de l'histoire, bien qu'absent physiquement. Quel était son but ? Fusionner cet univers alternatif à celui que nous avons toujours connu ? Ou alors fusionner celui-ci au monde "rouge" afin de donner le "bleu" ? Bref, on est peut-être sur le point de retrouver ceux qui nous manquent depuis trop longtemps. Olivia est la première touchée. Espérons que ce ne soit qu'un début, et non une simple éclaircie avant un retour à la "normale" (de la saison 4)... 

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// Bilan // Trois épisodes de Fringe où la qualité monte crescendo, à mesure que la mythologie reprend le dessus sur le procédural. Coïncidence ? Je ne crois pas. 

30 janvier 2012

Fringe [4x 08 & 4x 09]

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Back To Where You've Never Been // Enemy Of My Enemy

2 870 000 tlsp. // 3 190 000 tlsp.

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    Je n'ai plus aucune excitation à l'idée de regarder un nouvel épisode de Fringe. C'est dramatique. Enfin, je n'avais plus aucune excitation pour être précis, car ces deux nouveaux épisodes, et surtout le second, relancent un peu la machine, aussi imparfaite soit-elle devenue. En laissant tomber, au moins pour cette fois, les intrigues loners redondantes, on a forcément tout à y gagner. A ce stade de la série et en sachant qu'elle n'en a plus pour très longtemps à vivre, autant entrer dans le vif du sujet semaine après semaine plutôt que se perdre en digressions, même si elles sont souvent efficaces. Pour la première fois cette saison, l'émotion a pu prendre une large place dans le récit en grande partie grâce aux interventions d'Elizabeth que ce soit dans le premier épisode avec son "fils" Peter ou dans le second avec son "mari" Walter. Orla Brady était excellente, à la hauteur de John Noble (ce qui n'est pas chose aisée, on en conviendra tous). On découvre d'ailleurs avec beaucoup d'intérêt un nouveau Walter dans le monde alternatif, beaucoup plus touchant et sympathique. La réunion des deux univers a permis quelques notes d'humour bienvenues, notamment lorsque les deux Lincoln se retrouvent face à face. Cela participe aussi à la confusion ambiante. Il faut parfois bien s'accrocher pour suivre cette histoire qui est devenue très complexe, d'autant que les auteurs ne cherchent jamais vraiment à nous tenir par la main. Ils ne nous ménagent pas. Ils nous accordent une belle confiance, méritée.

   Après avoir découvert avec surprise que Nina Sharp dans cet autre univers n'était pas celle que l'on croyait, on apprend avec peut-être encore plus de stupeur que Broyles est un agent double ! Si dans deux épisodes on découvre qu'Astrid est elle aussi une manipulatrice, on pourra dire que tout part en vrille ! Mais en attendant, David Robert Jones, un des personnages cultes de la série, sans doute le plus grand et "beau" méchant de la mythologie Fringienne, fait son grand retour, plus flippant que jamais. Ce qui se passe pour nous téléspectateurs, c'est que nous savons de quoi il est capable. On partage cela avec Peter, le seul personnage à être au courant de ses agissements passés. Une grande tension entoure chacune des apparitions du personnage et le fait qu'il collabore avec Nina est extrêmement surprenant car on l'imagine mal être à la botte de cette femme. Quel est leur arrangement au juste ? Nina serait-elle encore plus puissante que lui ? Au milieu de tout ça, la romance passe au second plan mais ce n'est pas vraiment un problème. On ne regarde pas vraiment Fringe pour ça, à la base, après tout...

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// Bilan // La saison 4 de Fringe regagne peu à peu en intérêt. Je n'ai pas encore retrouvé la série que j'ai tant aimé à ce stade mais elle n'est plus très loin. Je m'inquiète quand même un peu : Peter n'a pas l'air d'être prêt à retourner dans le monde initial tout de suite. Et s'il faut attendre pour cela la fin de la saison, donc sûrement la fin de la série, c'est un peu moche...

18 février 2009

Fringe [1x 14]

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Ability // 9 83o ooo tlsp.

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   Alors là, j'applaudis des deux mains, des deux bras, des deux jambes, des deux ... hum, j'applaudis de tout mon corps cet épisode absolument fabuleux ! On part de ce qui semble être un "cas de la semaine" et qui se transforme en une course contre la montre effrénée au cours de laquelle on nous lance quelques indices mythologiques importants et une idée un peu plus claire de ce dont la série parle, finalement. J'attendais avec impatience le retour du fameux Mr Jones, David Robert Jones pour être précis -qui est le vrai nom de David Bowie, et je ne peux pas m'empêcher de penser à son tube Life On Mars, allez savoir pourquoi ...- mais je ne pensais pas que ça se ferait si tôt. Je ne pensais pas non plus que ça serait aussi énorme ! Au-delà du fait que l'acteur est parfaitement flippant, le mystère qui l'entoure est absolument fascinant. Ainsi, on apprend qu'il serait le soldat d'une armée secréte dont le but n'est pas très clair pour le moment mais si j'ai bien compris, il s'agit de sauver le monde, rien que ça ! Mais le sauver de quoi ? D'une attaque extra-terrestre ? C'est ce que l'on sous-entend et au fond, ce n'est pas si surprenant. Il suffit de penser à ce cher Observer qui nous a été présenté depuis le début comme un extra-terrestre. Ainsi, le livre, disons plutôt le manifeste, dont le nom m'échappe (je n'ai pas fais d'Allemand), que Peter obtient grâce à son pote bibliothéquaire nain, parle de mondes parallèles habités par des êtres qui nous ressemblent mais qui sont bien plus évolués. D'où l'intérêt de nous en protéger ... Le cliff' laisse sur le cucul : Walter serait l'auteur de ce livre publié annymement à l'époque. What the fuck ?

   Le plan de Mr Jones se déroule sous nos yeux et ceux d'Olivia et c'est absolument passionnant. Je me suis rarement ennuyé devant la série mais alors là, j'étais plus qu'éveillé : cloué à mon canapé. La révélation majeure de l'épisode, outre cette histoire de mondes parrallèles, c'est qu'Olivia fait parti de cette armée secréte. Elle vient de passer le test pour y entrer et elle l'a réussi. Il "suffisait" d'éteindre des ampoules simplement par la passé pour éviter qu'une bombe n'explose. J'ai bien conscience qu'absolument tout dans cette série est improbable mais c'est ça qui est fantastique : on y croirait presque tellement c'est bien foutu et bien amené ! Olivia, superwoman ? C'est ce que l'on sous-entend. Un produit aurait été injecté dans son sang alors qu'elle n'avait que 3 ans et depuis, elle développe des capacités extraordinaires sans même en avoir conscience. Son père, qui était militaire, serait à l'origine de ces expériences. Il aurait laissé sa fille servir de cobaye en tous cas. C'est marrant parce que tout ça fait irrémédiablement penser à Heroes mais comment dire ... en dix fois mieux pensé ? Olivia n'est en tous cas pas la seule enfant à avoir servi de cobaye, des gens comme elle doivent donc exister aux quatre coins des Etats-Unis. Voilà qui pourrait former une belle armée ! Et alors forcément on repense à Peter qui semble avoir lui aussi subi certaines expériences dans son enfance. Est-ce lié ? Quel est le rapport avec Massive Dynamics ? Nina Sharp semble en tous cas galérer avec sa main bionique quand elle est en présence d'Olivia ...

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  // Bilan // Le meilleur épisode de Fringe, sans hésitation ! Jusqu'ici tout était très flou, maintenant tout parait plus clair : la série prend une envergure gigantesque et le personnage d'Olivia prend une ampleur considérable. SUR LE CUL.