23 août 2011

Californication [Saison 4]

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Saison 4 // 560 000 tlsp. en moyenne

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    La saison 4 de Californication serait-elle la saison de la maturité, à la fois celle du héros et celle de la série ? Non. Mais c'est ce qu'elle aurait dû être et c'est certainement l'objectif que les scénaristes s'étaient fixés, avant de retomber dans leurs affreux travers. Emprisonné, à deux doigts d'être lourdement condamné pour viol sur mineur (quand même), Hank Moody aurait dû changer. Enfin. Je ne m'attendais évidemment pas à ce qu'il devienne un saint et, comme sa fille Becca avoue l'avoir souvent souhaité, qu'il se tranforme en bon père et en bon mari à la routine impeccable qui se lève, embrasse les femmes de sa vie avant de partir au boulot, puis qui revient le soir le sourire aux lèvres, qui les embrasse à nouveau et qui met le pieds sous la table en attendant que son whisky puis son dîner lui soient servis. Non. Je m'attendais juste à ce qu'il apprenne de ses erreurs. Au lieu de ça, il a couché aussi souvent qu'il a pu avec la jeune fille qui reprenait le rôle de Mia dans le film adapté de son bouquin. Mais il faut reconnaître que c'est dans la saison 4 qu'il a le moins de conquêtes différentes. Il est resté un bon bout de temps avec... son avocate. C'était d'ailleurs un plaisir de retrouver Carla Gugino, parfaite dans ce rôle (malgré ses lèvres qui ont doublé de volume). Malheureusement, Abby n'était pas un personnage particulièrement attachant. Comme toutes celles qui sont de passage en somme.

   Le retour de Mia a provoqué les quelques étincelles attendues mais son comportement n'a eu ni queue ni tête. Son témoignage lors du procès était cependant émouvant et l'épisode, dans sa globalité, était plutôt bon pour du Californication. C'était intéressant de revisiter la première saison à travers des scènes inédites, ajoutées de manière relativement maline. Ce n'était pas tellement pertinent pour autant mais il fallait bien un rebondissement, quelque chose auquel s'accrocher. Le retour de Bill était également le bienvenue. On ne l'avait jamais revu depuis tout ce temps. Les auteurs ont tenté d'occuper Karen une partie de la saison avec un nouvel intérêt amoureux incarné par Michael Ealy mais ils se sont vautrés en beauté. Le personnage était transparent, pas même vaguement sympathique. Il était là, sans être là. De toute façon, à partir du moment où Karen s'éloigne de Hank, elle n'a plus d'intérêt. Problème: tout ce qui la lie à Hank a été dit mille fois, visité et revisité. Californicatio n'a absolument plus rien à dire sur le sujet qui soit un tant soit peu original et nouveau. Il en va de même pour la relation père-fille. Becca grandit à vitesse grand V mais les scénaristes ne réussissent pas (et ne cherchent même pas à vrai dire) à en tirer profit. C'est toujours elle qui possède les dialogues les plus touchants et les plus vrais, mais ils finissent quand même tous par se ressembler. Et rien de ce que Hank peut lui répondre n'efface les plaies. Alors oui, au bout du compte, c'est quand Hank, Becca et Karen sont réunis que la série offre ce qu'elle a de meilleur et surtout de plus profond et de plus sincère. Les auteurs le savent bien et s'en servent toujours pour jouer sur la nostalgie et nous donner l'impression que cette nouvelle saison n'est pas vaine. C'est clairement nous prendre pour des idiots...

   Charlie et Marcy font évidemment toujours partie de la fête, mais ils ne sont toujours pas gâtés. Disons qu'ils se sont assagis en s'éloignant l'un de l'autre mais ils ne sont finalement jamais loin et leur vulgarité reprend toujours le dessus. Surtout celle de Charlie, en fait. Il a toujours l'intention de se taper au moins 100 femmes et au terme de cette saison, il en est à 22. Autant dire que la route était encore longue et pénible pour nous. Heureusement, la série sera certainement arrêtée avant qu'il n'atteigne ce chiffre. Sa dernière conquête en date, une cinglée bien évidemment, a égayé les derniers épisodes par sa folie. Elle est une femme "classique" pour la série, avec tout ce que cela comporte de misogyne, mais au moins elle nous fait décrocher quelques sourires, qui sont devenus extrêmement rares devant Californication. Mais ça ne vaut pas Sue, que je m'attendais à revoir à un moment donné mais ce moment n'est jamais arrivé. Marcy est enceinte de Charlie, bien qu'ils ne soient plus ensemble. L'explication donnée est totalement ridicule. Pour le moment, sa grossesse n'a pas vraiment été exploitée. Elle a juste permis de rendre le dîner du final très amusant. Ca c'est un truc que la série réussit en général, les dîner complétement fucked-up ! Un truc qui m'a bien plu sinon au sujet de Marcy, c'est le pitch de série inspiré de sa vie présenté à la direction de Showtime. Ca n'a occupé qu'un épisode mais cette mise en abîme était bien vue. A en faire pâlir Episodes

 

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// Bilan // La saison 3 de Californication s'était achevée sur Rocket Man d'Elton John, la saison 4, elle, s'est tournée vers le You can't always get what you want des Rolling Stones. Très à propos. La série ne nous offrira jamais ce que l'on attend d'elle, c'est plus clair que jamais. Alors c'est vrai que cette saison était globalement moins mauvaise que les précédentes, essentiellement parce qu'elle était moins vulgaire et très tournée vers le passé, et la saison 1 plus précisément, que la nostalgie est toujours un truc qui fonctionne, mais le fait que Hank s'en sorte encore une fois sans passer par la case prison, c'est énervant et l'on comprend à demi-mot que le héros ne changera jamais, quoiqu'il lui arrive. Le final aurait très bien pu servir de conclusion pas trop moche à la série. J'ai même l'impression que les scénaristes ont cru qu'ils n'obtiendraient pas de saison 5. Pas de chance : malgré les audiences faiblardes, Showtime a décidé de poursuivre l'aventure. A quoi bon, bon sang. A quoi bon ?


06 janvier 2011

Californication [4x 01 & 4x 02]

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Exile On Main St. // Mia Culpa

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   Si le générique de Californication a changé, le contenu de la série pas du tout. Et c'est bien dommage. Le season finale précédent ne pouvait pas vraiment conclure la série, contrairement à ceux des saisons 1 et 2, mais on a pourtant fait le tour de la vie de Hank Moody et de ses proches depuis bien trop longtemps. Quand on voit ce dont est capable Showtime (The Big C, United States Of Tara), je me demande bien pourquoi elle s'évertue à renouveler chaque année cette comédie érotique vulgaire et sans le moindre fond. Vous allez me demander pourquoi je continue alors à la regarder, je vous connais. Eh bien d'abord parce que je suis curieux et que je n'aime pas laisser tomber une série en cours de route, ensuite parce que j'adore Pamela Adlon qui excelle dans son rôle de Marcy. C'est certainement la plus vulgaire de toutes tant elle y va franchement. Mais ses répliques ne se veulent pas fines, elle ne joue pas à l'intellectuelle. Ce n'est pas le cas de Moody. On a toujours l'impression qu'il faudrait applaudir ses bons mots alors qu'ils sont à la portée de n'importe quel ado boutonneux. Enfin bref, ce héros m'a toujours agacé et je ne vois pas comment ça pourrait changer maintenant ! Je reconnais cependant que la lettre qu'il écrit à sa fille est bien écrite et émouvante. C'est une des rares fois où j'ai ressenti un peu d'empathie pour lui. Ca ne va pas durer, je le sais bien.

  Les scénaristes ne se sont pas embarrassés bien longtemps du cliff de la saison précédente avec un Moody en prison. Rien de scandaleux ni d'étonnant là-dedans. Il faut bien avancer. Y'aura-t-il un procès ? Pas si sûr... La nouvelle avocate de Hank est interprétée par Carla Gugino, à qui je n'ai rien à reprocher. Mais le personnage n'a pas particulièrement drôle ou intéressant pour le moment. Elle finira très certainement dans le lit de Moody. Comme toutes les autres, et comme l'autre nouveau personnage introduit dans le Season Premiere. Une sorte de Miley Cyrus plus trash, ou disons une sorte de Lindsay Lohan. Elle est prétexte à montrer de la chair et à lancer une intrigue autour du film qui adapte les dernières frasques de notre héros, et qui devrait occuper une bonne partie si ce n'est toute la saison. Une nouvelle mise en abîme en perspective... Rob Lowe débarque également, pour incarner le Hank Moody du grand écran. C'est une espèce de Brad Pitt bien plus porté sur la chose que le vrai (je suppose) dont l'une des pratiques les populaires est de chier sur ses partenaires. Tout un programme ! Californication ne nous l'avait pas encore fait ce coup-là. Tant qu'on nous épargne la mise en situation hein...

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// Bilan // Fidèle à elle-même contre vents et marées, Californication est condamnée à n'être qu'une petite série créée pour prouver que tout ou presque est possible sur le câble américain. Il y a toujours quelques passages qui amusent, ce serait malhonnête de ne pas le reconnaître, mais est-ce suffisant ? Cette année, je ne ferais plus qu'une review de l'ensemble de la saison quand elle sera terminée.

17 août 2010

[DNES Awards 2009/2010] Meilleur Acteur dans une Comédie

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Il est temps d'attaquer les choses sérieuses... Vous remarquerez que les nominés portent tous continuellement (sauf un) un costume dans leurs sitcoms. Les hommes bien habillés seraient-ils plus drôles que les autres ?

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Dans la catégorie "Meilleur Acteur dans une Comédie" de la saison 2009/2010, les nommés sont : Alec Baldwin (30 Rock), Steve Carell (The Office), Jay Harrington (Better Off Ted), Neil Patrick Harris (How I Met Your Mother), Jim Parsons (The Big Bang Theory) et Jason Schwartzman (Bored To Death).

Il était hors-de-question de les nommer : Charlie Sheen (Mon Oncle Charlie), David Duchovny (Californication), David Spade (Rules Of Engagement), Adrian Grenier (Entourage), Bryan Greenberg (How To Make It In America), Kelsey Grammer (Hank)...

Ils auraient pu être nommés eux-aussi : Zachary Levi (Chuck), Joel McHale (Community), Johnny Galecki (The Big Bang Theory), Matthew Morrison (Glee)...

 

15 décembre 2009

Californication [3x 12]

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Mia Culpa (Season Finale) // 1 1oo ooo tlsp.

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   Ainsi s'achève la saison 3 de Californication. Eh beh, une fois de plus, je ne peux pas m'empêcher de penser que les scénaristes ont depuis le début de la série écrits les Season Premieres et les Season Finales de chaque saison et qu'entre tout ça, ils meublent sans inspiration. Parce qu'au fond, tout ce qui s'est passé dans cette saison n'a quasiment aucune conséquence sur ce Season Finale. On réutilise les trois relous dans des scènes oniriques afin de montrer que Hank est sur le point de flancher, de se jeter à l'eau métaphoriquement, mais c'est tout. Il a été très éteint pendant les onze épisodes précédents. Il a subi les assauts des unes et des autres, il a subi le comportement de Becca, il a subi l'absence de Karen et le retour de Mia dans sa vie le pousse à agir enfin.

   Dès que la petite garce réapparait, on connaît à peu près tout le déroulement de l'épisode. On revient alors au pilote, lorsque Hank a couché avec Mia sans savoir qu'elle était la fille du nouveau mari de Karen et surtout qu'elle était mineure. Le fameux vol de manuscrit et le chantage qui s'en est suivi revient à la charge. Dès le départ, cette affaire ne m'inspirait pas. Quand je pense qu'il a fallu trois saisons pour qu'elle ait un dénouement, c'est un peu se foutre de la gueule du monde. Bon, le fait que Hank avoue toute la vérité à Karen était une bonne chose, un grand soulagement. Le choix de ne pas nous faire profiter des dialogues lors de l'aveu mais de mettre à la place la chanson Rocket Man de Elton John rendait bien. C'était sans doute plus émouvant comme ça. L'arrivée de la police est un peu too much par contre. En tous cas, je n'ai pas ressenti de peine pour Karen. Il m'est impossible de la plaindre : elle s'accroche à Hank comme une moule à son rocher, elle est bien bête de ne pas comprendre que ce mec ne vaut rien. Tant pis pour elle ! J'ai davantage de compassion pour Becca car avoir un père aussi stupide, ça ne doit quand même pas être facile à vivre tous les jours. Mais ce n'est pas un mauvais père cela dit. Juste un mauvais compagnon et un être humain en qui l'on ne peut absolument pas avoir confiance. L'autre aveu de l'épisode, celui de Becca cette fois, m'a davantage touché. Parce que ce personnage est passionnant. Je trouve plus que dommage que tout ce qui s'est passée, la perte de sa virginité, ait eu lieue hors-écran. Cela aurait sans doute été plus judicieux de nous montrer ça que les conneries de Runkle ou les trois connasses de Moody...

   En parlant de Runkle, son rôle est très limité dans cet épisode puisqu'à part se faire bâcher une fois de plus par Marcy, il ne lui arrive pas grand chose. Ah si, Sue Colini continue de lui faire des avances et lui avoue, au cas où on ne le saurait pas, qu'elle est toute "wet". Cela laisse une porte ouverte quant au retour du personnage la saison prochaine. Si les scénaristes cherchent à la faire évoluer, je ne suis pas contre. C'est le meilleur ajout de la saison 3. En même temps, elle n'a pas eu beaucoup de concurrence !   

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// Bilan // Si vous ne voulez pas perdre votre temps devant Californication, c'est simple : regardez le pilote et le dernier épisode de la saison 3. Cela suffira amplement, la boucle étant bouclée. Là, tout de suite, je ne vois pas l'intérêt d'une saison 4 puisque l'on est revenue une fois encore au point départ et que Hank Moody est plus pathétique que jamais. Mais peut-être que ce sera enfin l'occasion de faire évoluer la série, qui sait ? Je ne vais pas vous dire que je ne serais pas de la partie, je ne résisterais sans doute pas. Ce que j'aime perdre mon temps quand même !   


// Bonus // La scène finale est illustrée musicalement par Rocket Man d'Elton John. L'occasion de redécouvrir cette bien belle chanson.

08 décembre 2009

Californication [3x 11]

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Comings & Goings //

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   L'épisode précédent était correct avec son atmosphère intimiste, bon enfant, qui renouait avec les bases de la série. Celui-ci, c'est un peu tout le contraire. C'est vouloir faire dans le décalé alors qu'on n'a pas la matière (et le talent) pour. C'est vouloir mettre un point final à une intrigue fil-rouge qui n'aura été que déception sur déception. C'est vouloir relever la tête fièrement alors que l'on devrait partir se cacher la queue entre les jambes. Toutes les femmes que Hank a butiné cette saison, de l'attardée Jill, à la cinglée Felicia en passant par l'encéphalogramme plat de Jackie, n'ont rien apporté de bon, si ce n'est des quiproquos plus pathétiques les uns que les autres. Alors les retrouver une dernière fois autour d'une bonne tablée par un après-midi ensoleillé ne me disait rien de bon et je ne m'y suis pas trompé. Cela n'avait aucune espèce d'intérêt. Hank a marmonné des conneries pendant qu'elles déblatéraient sur des lieux communs. Puis l'écrivain Richard Bates est revenu, j'avoue que je l'avais complètement oublié celui-là. Coïncidence : il a été le prof de Karen quand elle était à l'université. Et il l'a sauté. Et il en avait une grosse. Toutes les informations à retenir sont là. Hank est jaloux. So what ? Pour que la fête soit complète, le Dean Koons est également de la partie et alors là on nage en plein délire, le faux-décalé dont je parlais tout à l'heure. Il arrive en uniforme, prêt à se battre en duel avec Hank. On ne comprends pas où l'on veut en venir, personne d'ailleurs. Ni les protagonistes ni les scénaristes eux-même, qui transforment cela en bagarre générale, histoire de. Voilà, je ne sais que dire. Je suis affligé.

   Heureusement, Marcy et Charly offrent quelques scènes nettement plus amusantes même si elles sont quasiment uniquement à base de cul, comme la série l'exige. Le moment de signer les papiers de divorce est venu mais avant cela, il leur faut honorer la seule pièce de leur villa où ils n'ont pas niquer : la salle de bains. Charly prend donc joyeusement Marcy sur le lavabo et évidemment, ça pète, l'eau coule à flots et ces deux-là se rendent compte (une fois de plus) qu'ils s'aiment à la folie mais qu'ils ratent tout ce qu'ils entreprennent ensemble. Marcy pense que se séparer est la meilleure solution, Charly n'est pas de cet avis. Leur point commun, c'est qu'ils sont malheureux comme tout à l'idée de divorcer et l'émotion ne peut que nous envahir avec eux.

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      // Bilan // Si Marcy et Charly n'étaient pas là, que vaudrait Californication ? Cet épisode-là en tous cas ne vaudrait rien du tout. Il clôt les intrigues "université" de Hank sans inspiration aucune. D'ailleurs, cette idée de le faire devenir prof était très bonne et elle a à peine été exploitée. Un beau gâchis, une fois de plus. 


02 décembre 2009

Californication [3x 10]

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Dogtown // 89o ooo tlsp.

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   La médiocrité des épisodes précédents provoque sans doute chez moi une certaine indulgence envers celui-ci. Il était bien meilleur, pas ennuyeux et pas trop lourd, et il est revenu aux bases de la série. On n'est pas plus avancé que lors du pilote, on remue encore et toujours les mêmes intrigues dans tous les sens, les mêmes états d'âme et les mêmes incompréhensions, mais je préfère ça aux délires qui n'ont ni queue ni tête. Si vous ne l'aviez pas encore compris : Hank est amoureux de Karen ! C'est la grande révélation de l'épisode. Non mais sans blagues, j'ai beau en avoir carrément marre de les voir se tourner autour et ne pas savoir quoi faire de leurs vies, quelque part, ils sont attachants. Cette petite scène anodine du réveil et du petit-déjeuner avait quelque chose de lumineux et de réconfortant. De la même manière, j'ai trouvé les scènes "entre filles" très réussies. Une fois de plus, Becca a fait preuve d'une incroyable maturité. Elle comprend tout. Sa mère ne comprend rien. Ou disons qu'elle fait semblant de ne pas comprendre, qu'elle fuit ses responsabilités et qu'elle est incapable de prendre une décision ferme et définitive. Que faire de Hank ? Comme le dit Becca, il ne changera jamais. Soit elle le prend tel qu'il est à ses risques et périls, soit elle se casse et elle passe à autre chose. Elle a déjà essayé et ça n'a pas marché... Et s'ils se tuaient tous dans une superbe scène de suicide collectif ? Ca réglerait les problèmes une bonne fois pour toutes.

   Marcy est vraiment un personnage que j'adore, le seul, avec Becca, que je supporte encore. Son aventure avec Rick Springfield était une parenthèse que j'aimerais oublié aussi vite qu'elle car ça ne l'honore vraiment pas. C'était tellement ridicule et lourd... Mais voilà, dès qu'elle ouvre la bouche, elle me fait crever de rire. Elle est vulgaire, mais contrairement aux autres, je trouve que ça passe toujours mieux et que ça ne paraît jamais forcé. Peut-être parce que l'actrice, Pamela Adlon, est meilleure que les autres, tout simplement. Ses intéractions avec Becca et Karen étaient excellentes et ça fait plaisir de retrouver la vraie Marcy. Du coté des garçons, c'était virée entre potes jusqu'au bout de la nuit. On ne nous épargne aucun cliché, de l'alcool aux tatouages, mais on le fait avec suffisamment de pêche pour que ça passe. Et puis l'amitié entre Hank et Charlie est intéressante dès lors que l'on se concentre sur autre chose que le récit de leurs déboires amoureux. Le moment du braquage de la supérette était surprenant. Eux qui vivent toujours dans leur petit monde ont dû faire face à la réalité quelques instants. Cela mène à une prise de conscience que l'on connaît bien puisqu'elle a déjà été traitée mille fois : Hank est amoureux de Karen et Charlie est amoureux de Marcy.   


// Bilan // Californication tourne toujours en rond mais quand elle se concentre sur l'essentiel, sans tomber dans le graveleux à outrance, elle est bien plus digeste voire même agréable par moments.

25 novembre 2009

Californication [3x 09]

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Mr. Bad Example // 77o ooo tlsp.

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   Comment les dirigeants de Showtime peuvent-il encore laisser cette série à l'antenne sans honte ? Ca me dépasse et, en même temps, tant de médiocrité me fascine ! Comme d'habitude, arrivé à ce stade de la saison, je sature. Je me force à regarder les derniers épisodes puis je promets que l'on ne m'y reprendra plus mais la curiosité est toujours plus forte. Les personnages s'enfoncent de plus en plus dans la nullité ambiante mais cette année ce n'est pas Hank ni même Charly. La roue tourne. Non, les scénaristes ont décidé de s'attaquer à Sainte Marcy ! Elle devient proprement ridicule à travers la concrétisation de ses fantasmes adolescents avec Rick Springfield. Ce dernier est d'ailleurs un sacré raté, encore un personnage inintéressant et imbuvable comme la série sait en créer à la pelle. Il fait atrocement penser au rockeur de la saison dernière, Ashby, mais en pire. Tout ce qui ressort de cette intrigue nulle, c'est l'amour de Charly pour sa femme. Pour passer outre toutes ses erreurs, il doit vraiment l'aimer très fort, même si lui aussi a bien merdé fut un temps. La présence de Sue devient anecdotique et sa seule réplique de l'épisode n'est pas drôle. Il ne suffit pas de prononcer "shit hole" pour faire rire la galerie. Enfin je crois. Mais j'imagine que dans la salle d'écriture, les auteurs doivent bien s'amuser. Tant mieux pour eux hein...

   Becca et Chelsea se disputent après l'affaire "Hank et ses drôles de dames" et elles en viennent même aux mains mais pas de chance : on n'assistera pas à cette scène qui aurait pu être amusante. Au lieu de ça, on nous bassine avec des dialogues pseudo-philosophiques entre Hank et Felicia. Plus ennuyeux tu meurs. Le Doyen devient de plus en plus bizarre mais il n'est toujours pas drôle. C'est juste sympathique de voir Peter Gallagher dans ce registre qui le change grandement de The OC où il était l'homme parfait. Karen sort de nulle part, comme si l'éventuel renvoi de sa fille de l'école était un motif suffisant pour qu'elle traverse tout le pays en quelques heures. Ok, là je suis un peu de mauvaise foi mais c'est vraiment très gros. Hank, de son coté, est toujours très passif. Il balance deux-trois vannes et aide son pote à trouver de la coke. Ce passage était censé être drôle j'imagine. Je n'ai pas ri. Du tout. Même le fleshlight n'a pas réussi à me dérider. Et pourtant... ! Vous ne savez pas ce qu'est un fleshlight peut-être ? Eh bien c'est un objet de forme phallique dans lequel l'homme peut introduire son sexe turgescent et opérer un mouvement de va-et-vient simulant l'acte sexuel jusqu'à la jouïssance. Appellez-moi Robert ! 

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// Bilan // Ben c'est à chier. Mais pas comme d'habitude car à vrai dire, c'est pire encore !

   

18 novembre 2009

Californication [3x 08]

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The Apartment // 83o ooo tlsp.

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   Si ça continue, la saison 3 de Californication va être encore plus médiocre que les précédentes et je ne croyais pas ça possible ! Il faudrait peut-être que Showtime réagisse ? C'est pas comme si la série faisait un carton non plus donc... Le pire pour cet épisode, c'est que tout était réuni pour qu'il soit réussi voire mémorable ! Toutes les dernières conneries en date de Hank auraient dû lui exploser à la gueule mais les scénaristes ont choisi de faire monter la pression pendant 20 minutes pour tout relâcher en deux secondes et on a le sentiment de s'être fait bien baiser. Après tout, n'est-ce pas le sujet central de la série ?

   Hank profite de l'absence de sa fille, encore chez sa grande amie Chelsea, pour recevoir sa copine strip-teaseuse, Jackie, et deux de ses légères collègues. Après une nuit bien agitée et bien arrosée, il se réveille au petit matin avec une des filles inconscientes et ses amantes du moment se succèdent dans son appartement : Jill et Felicia ! La première est prête à laisser tomber sa vision idéalisée de l'amour pour lui tandis que l'autre a décidé de quitter son mari ! Sans compter que Jackie lui annoncé un peu plus tôt que sur ses bons conseils, elle allait arrêter ses shows pour se consacrer à l'écriture ! Mais bon Dieu que peuvent-elles toutes lui trouver ??? Il ne fait strictement rien et elles tombent comme des mouches ! C'est énervant et surréaliste. Je sais bien que certains téléspectateurs le considérent comme un demi-Dieu mais ça me dépasse complètement. Bref. Ce vaudeville aurait pu tourner au pugilat et devenir un grand moment de la série mais non. Rick Springfield aurait pu se battre avec Hank, c'est tout ce qu'il cherchait. Mais non. Le Dean Koons aussi aurait pu lui sauter à la gorge. Mais non. Il reste calme et serein. Lorsque les filles découvrent que Hank couchent avec chacune d'entre elles, à part quelques soupires de désapprobation, elles ne disent pas grand chose. Enfin, l'arrivée de Becca et Chelsea auraient pu finir de mettre le feu aux poudres. Mais non. Au contraire, le ton s'adoucit, tout le monde se casse et on nous offre une scène finalement assez innatendue où Becca ne se dispute pas avec son père mais lui fait la morale, avant qu'ils ne se rapprochent. C'était une jolie scène mais elle n'empêche pas la déception d'être immense.

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    // Bilan // Tant de potentiel gâché... La série aurait pu enfin offrir un bon épisode cette saison mais il a fallu qu'il se transforme en pétard mouillé ! 

11 novembre 2009

Californication [3x 07]

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So Here's The Thing... // 76o ooo tlsp.

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   "Holy Shit ! What The Fuck Was That ?" Ceci est une des répliques les plus usitées par les personnages de Californication et elle montre bien le niveau et la profondeur de la série. Devant un tel épisode, j'ai envie de baisser les bras et laisser tomber la série. C'était d'une nullité... Le pire, c'est que, pour une fois, le sexe n'était pas la priorité. On peut même dire qu'il ne s'est rien passé de concret pour personne. Le trash vulgaire n'était donc pas le problème. A travers les dialogues, les vulgarités sont toujours très nombreuses mais je ne vais pas faire mon père la pudeur et dire que ça me dérange. Tant que c'est drôle, je prends. Sauf que ce n'est plus drôle du tout. A l'image de Sue Collini, un personnage très prometteur, très "frais" pendant tois épisodes, et qui a déjà fané, faute d'intrigue convaincante. Cette histoire avec "THE Client" ne comportait aucun intérêt, pas même celui de retrouver Peter Fonda à l'écran tant son personnage était caricatural et ridicule. J'avais limite honte pour lui. C'est bien beau d'enquiller les guest-stars mais quand c'est pour offrir ça, autant s'abstenir et garder son argent pour se payer des scénaristes supplémentaires, par exemple. Charlie n'a rien offert d'intéressant non plus, à part des blagues de merde sur sa vidéo porno postée sur YouTube et dont les scénaristes ne semblent pas se remettre. Marcy n'est pas apparue une seule seconde : autant dire que cet épisode n'avait rien pour lui !

   Du coté de notre héros Moody, que dire ? Il a décidé de se séparer de ses trois conquêtes. Il petit-déjeune d'abord avec Jackie. Malheureusement, cette connasse ne pense qu'à se faire sauter et le semblant de profondeur que l'on nous avait laissé entrevoir dans de précédents épisodes se résume à la profondeur de son vagin. Ensuite il déjeune avec Jill, visiblement décérébrée elle aussi alors qu'on la pensait moins fofolle et drama queen que ça. Hank qui joue les homos pour faire rire la galerie, c'est nul nul nul. Et puis il dîne avec Felicia qui, ô surprise, s'amuse avec d'autres hommes que son mari bien plus souvent qu'elle ne voulait le faire croire. Je n'ai toujours pas compris pourquoi l'existence même de ce personnage. Finalement, Hank à l'université, c'est comme Hank qui ne fout rien de ses journées à part draguer puis baiser. Je ne vois pas de différence. On termine par une scène qui sent le réchauffé : Hank se dispute avec Becca à cause de Chelsea qui utilise sa chambre comme d'un baisodrôme. J'ai beau chercher, je ne vois rien de réaliste là-dedans. La crise d'adolesence de Becca est traitée bien maladroitement, sans nuances.


// Bilan // Nous avons notre gagnante ! Californication est la première série de la saison (le pilote de Hank mis à part) à qui j'offre généreusement un 0 étoiles ! Ce n'est pas possible de faire aussi creux et aussi pathétique. Cette série est affligeante parfois (souvent).   

    

04 novembre 2009

Californication [3x 06]

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Glass Houses // 82o ooo tlsp.

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   Natascha McElhone a quand même une putain de classe ! Je n'aime pas tellement son personnage, que je trouve chiant, mais l'actrice est superbe. Curieusement, j'ai trouvé le retour de Karen intéressant, alors qu'elle ne me manquait pas le moins du monde. Avec tous ces nouveaux personnages très décevants, il est finalement bon de revenir aux bases même s'il n'y a plus rien à dire de nouveau au niveau du couple Karen/Hank. On s'intéresse ici surtout à la crise d'adolescence de Becca, traitée de manière simple et efficace. Elle se bourre la gueule avec son amie Chelsea -classique-, ce qui l'est un peu moins c'est que les parents de sa pote se joignent à elles -glauque-, et au final, on le sent venir trente secondes avant et ça ne rate pas : Becca vomit. Je ne sais pas pourquoi les scénaristes de la série font une telle fixette sur le dégueuli. Personnellement, ça me répugne. Voir un gros lard se taper une chèvre, ça passe. Voir en gros plan un vagin écartelé, ça passe. Exemples choisis au hasard. Mais voir quelqu'un vomir, ça ne passe pas. Du tout. Bref. On en viendrait presque à regretter que Karen ne soit que de passage à L.A. Elle est essentielle à la série, en fait. Qu'on l'aime ou que l'on ne l'aime pas.

   Sue Collini devient également essentielle, d'autant qu'elle a laissé tomber son langage overzetopement vulgaire pour quelque chose de plus sobre et finalement aussi drôle. Elle est de bon conseil, elle est sans doute passée à coté d'une carrière de sexologue. Je n'ai pas tellement apprécié l'attitude de Marcy avec Rick Springfield. Ce coté post-adolescente qui veut réaliser son fantasme ne lui ressemble pas vraiment, mais on ne peut pas la blâmer de vouloir passer du bon temps sans se soucier de Charlie. Après tous les sales coups qu'il lui a fait, c'eut été bête de passer à coté de cette opportunité. Comme d'habitude, le couple Runkle est réduit à sa sexualité comme s'il n'y avait rien d'autre à dire de plus intéressant sur eux. Une intrigue bébé ne serait pas de refus. Ca changerait, et ça pourrait tout à fait être amusant avec eux. Le dîner avec les Moody était beaucoup trop court à mon goût, tout comme la venue des Moody chez les Koons. Il y avait moyen de faire mieux. 


// Bilan // La série prouve que quand elle veut traiter un sujet avec sérieux, elle peut le faire très bien tout en gardant sa touche d'excentricité. Il suffit juste de le vouloir et ça arrive malheureusement trop peu souvent.