25 janvier 2013

Once Upon A Time [2x 12]

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In The Name Of The Brother // 7 680 000 tlsp.

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   Je crois que je commence à comprendre ce qui me déplait dans cette saison 2 de Once Upon A Time, malgré de bons épisodes : elle est dirigée par les intrigues et non par les personnages. Plus que jamais, on a l'impression que ce sont des pions que les auteurs font avancer, case par case. C'est très mécanique et ça manque d'émotion. L'histoire de Frankenstein, puisque c'est celle qui nous a été racontée ici, en manquait grandement. Ce n'est pas tant le docteur qui m'a posé problème d'ailleurs, mais son frère, son "monstre", car je n'ai pas trouvé l'acteur très expressif, et surtout son père, joué par Gregory Itzin. C'est plutôt un bon élément en général, je suppose donc que ce sont les changements de comportement incessants de son personnage qui ont complètement tué la compassion que l'on aurait dû avoir pour lui. Une minute il est fier de son fils, le considère comme un génie même et l'encourage. La suivante, il le hait. Et il en va de même pour son autre fils, qu'il ne perd pas de temps à haïr non plus. Tout ça n'est pas très humain. Et pas très intéressant en plus. J'aime bien l'idée que des vilains viennent peupler Storybrooke, mais le résultat n'est pas très convaincant pour l'instant. On verra ce que les autres auront à offrir... Finalement, la seule scène qui m'a vraiment plu, c'est celle où le Dr Whale et Ruby échangent quelques mots au bord de l'eau et mettent en lumière une facette de la malédiction à laquelle nous n'avions pas pensé : elle n'est pas négative pour tout le monde. Elle ne l'est pas pour eux. Elle leur laisse une chance de devenir meilleurs. Et la rédemption dans les contes de fées, c'est inévitable. Bon, sinon, les questionnements pour savoir si oui ou non il faut sauver l'inconnu sont complètement idiots. Qui peut en douter ? D'ailleurs, Emma n'a pas fait grand chose mais elle m'a pas mal agacé. Elle a des drôles de manières de mener ses enquètes. Cela ne l'intéresse  pas de savoir qui est l'étranger, d'où il vient et ce qu'il vient faire ici ? Apparemment non.

   Et puis il y a Cora. Cette horrible et odieuse femme qui n'a de pitié pour personne et surtout pas pour sa propre fille. C'est triste de voir Regina se faire prendre aussi facilement. Mais c'est émouvant en même temps. Elle a tellement besoin d'amour... Oui, c'est niais à dire. Avec Once Upon A Time, on se cogne de toute façon très rapidement aux travers habituels des contes de fées : c'est vite creux. Il faudrait penser sérieusement à étoffer les personnages, au risque de n'avoir plus rien à dire sur eux d'ici à la fin de la saison en cours. Il faut aller au-delà des évidences. Un peu comme ils réussissent assez bien à le faire avec Rumplestiltskin même si, ici, tout le déroulement était parfaitement prévisible. Par contre, je ne comprends pas pourquoi il veut absolument qu'Emma vienne avec lui. Et je n'ai qu'une théorie : scénaristiquement, c'est plus intéressant si sa quête n'est pas solitaire, peu importe l'excuse que l'on nous donnera...

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// Bilan // Je suis un peu amer devant Once Upon A Time ces temps-ci. En voulant faire "mieux", ils font moins bien. Faire mieux, ce n'est pas forcément multiplier les personnages et les intrigues. C'est d'abord soigner le bijou d'origine...

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03 novembre 2012

Once Upon A Time [2x 05]

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The Doctor // 9 850 000 tlsp.

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   Les scénaristes de Once Upon A Time ont vraiment du mérite. J'imagine qu'entremêler tous les flashbacks centrés sur plusieurs personnages différents aux scènes au présent qui se déroulent dans deux mondes distincts ne doit pas être aisé. C'est toujours bon de le rappeler. Ici, nous avons donc quelques scènes "de vie" à Storybrooke pas très passionnantes mais nécessaires qui servent à creuser la relation entre Charming et Henry. Le prince veut faire de son petit-fils un cavalier émérite. C'est mignon. Mais l'essentiel se joue avec Regina, bouleversée par le retour de son amour perdu, Daniel. Le problème avec les scènes les réunissant, c'est qu'il est compliqué de dégager une émotion vu l'état du monsieur, devenu nous dit-on "un monstre", mais qui parait surtout robotique. Lana Parilla doit donc faire tout le travail, et elle s'en sort à merveille. La douleur de Regina est incommensurable. Si par mégarde elle devait redevenir très méchante, on ne pourrait pas tellement lui en vouloir. La vie ne lui a pas fait de cadeaux à elle non plus. Mais, pour le moment, elle est bien décidée à compléter sa rédemption et a rendez-vous chaque semaine avec Jiminy Cricket pour ce faire, à l'aide d'une thérapie sans magie. Jolie trouvaille ! Puis ce n'est pas tous les jours que le personnage sert à quelque chose (l'acteur, Raphael Sbarge, n'est d'ailleurs plus considéré comme régulier cette saison 2). 

   Il y a des choses intéressantes à retirer des flashbacks de Regina, notamment la suite de son initiation à la magie orchestrée par un Rumplestiltskin impitoyable et toujours aussi amusant. Une boule de cristal magique fait une courte apparition. On en réentendra certainement parler très vite. Il évoque aussi "un monde sans magie", ce qui veut dire que Regina connait son existence depuis très longtemps. On retrouve avec joie Jefferson, à la botte de Rumple. Mais, surtout, l'on découvre la véritable identité du Dr Whale et elle ne pouvait pas être plus surprenante ! Tout vient à point qui sait attendre. Je me demande vraiment si les auteurs savaient dès le départ qu'il serait Frankenstein. J'ai un gros doute là-dessus. Mais j'aime beaucoup l'idée en tout cas. Ma seule inquiétude est que l'on s'éloigne complètement des contes de fée pour le coup, ce qui veut dire que Once Upon A Time peut finalement évoquer absolument tout les personnages mythiques de la littérature, du cinéma et de la télévision. C'est une source inépuisable d'histoires, certes, mais c'est vraiment trop. A quand Hannibal ? Barbarella ? Terminator ? Le Père Lustucru ? Non mais plus sérieusement, qu'ils s'en tiennent par pitié aux personnages de Disney et de contes, avec la possibilité de faire quelques incartades de manière exceptionnelle... Frankenstein ajoute en tout cas une dimension presque horrifique à la série qui est la bienvenue, surtout en cette période d'Halloween. Mais la vraie question est de savoir de quel monde il vient ! Car, jusqu'à preuve du contraire, le personnage vient du nôtre. Donc celui qui dépasse les frontières de Storybrooke. Existe-t-il un monde qui regroupe tous les serial killers et autres monstres contemporains ? Ma foi, pourquoi pas... 

   Du coté de Fairytale Land, le plan de Cora et Hook est déjà déjoué par Emma et Snow (je ne parle pas de Mulan et Aurora, elles n'ont vraiment servi à rien sur ce coup-là) ! Enfin déjoué... C'est ce que l'on veut nous faire croire ! Mais je suis à peu près sûr que Cora avait misé sur l'intelligence des jeunes femmes. En réalité, son plan se déroule comme prévu. Elles vont s'occuper du sale boulot, risquer leur vie pour récupérer la boussole qui se trouve en haut de la tige d'haricot et se faire avoir dès qu'elles auront remis un pied à terre. C'est à partir de ce moment-là que ça deviendra vraiment intéressant car on se doute bien que la fine équipe ne va pas rester coincée toute la saison... 

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// Bilan // Encore un épisode riche et solide de Once Upon A Time ! C'est que l'on commencerait à s'habituer...

10 novembre 2011

Once Upon A Time [1x 03]

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Snow Falls // 11 450 000 tlsp.

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    Si cela était encore nécessaire, ce troisième épisode de Once Upon A Time confirme trois choses : 1/ La série féérique emprunte beaucoup à Lost, dans la structure narrative surtout, et on ne peut que l'en féliciter 2/ Elle s'adresse à tout le monde, petits et grands, mais elle prend particulièrement soin de son public sériephile en faisant appel à des acteurs connus dans notre petit monde, que l'on prend plaisir à retrouver (ici David Anders -Alias, Heroes, Vampire Diaries...- et Anastasia Griffith -Damages, Trauma...-) 3/ Elle est la meilleure nouveauté de la rentrée sur un network, pas simplement parce qu'elle est bien écrite mais aussi parce qu'elle apporte vraiment quelque chose de différent au paysage audiovisuel actuel, souvent trop sérieux coté drama. Alors, si Snow Falls n'est pas tout à fait à la hauteur des deux précédents épisodes, le plaisir reste intact. 

   Après avoir défendu le petit Henry la semaine dernière, je dois bien avouer qu'il m'a légèrement agacé cette semaine. Sa manie de s'inscruster dans toutes les scènes devient lourde, d'autant que son utilisation est toujours la même : guider Miss Swan, sa mère biologique, ainsi que les autres personnages qui l'entourent, sur le bon chemin, celui de son conte. Mais sa présence reste toutefois essentielle puisqu'il est le seul, pour le moment, à faire véritablement le lien entre le monde réel et le monde féérique, et il se débrouille plutôt bien, à force d'insistance, pour convaincre qu'il ne s'agit pas simplement d'un délire d'enfant. Et puis il serait impensable qu'une telle série ne possède pas un gamin dans ses personnages principaux ! Cette fois-ci, Emma s'est montrée relativement passive mais elle était sans doutre trop occupée à mater le shérif, qui lui a clairement tapé dans l'oeil. Combien d'épisodes avant le baiser magique ?

   Si l'épisode précédent avait mis à l'honneur la méchante Reine, celui-ci nous offre 42 minutes d'aventures aux cotés de Blanche Neige, transformée pour l'occasion en Robin des Bois quand elle n'est pas à la recherche de son bien-aimé dans le présent. Il revient par flashbacks sur la rencontre entre le Prince Charmant et sa belle, à l'époque où elle errait dans les bois, vivant de larcins en larcins et, visiblement, sans les 7 nains. Cette jeune fille-là, espiègle et amusante, est l'opposée de la sage et douce Mary Margaret Blanchard, ce qui offre la possibilité à Ginnifer Goodwin de composer une partition riche en émotions. J'ai nettement préféré les scènes de l'autre monde, qui étaient plus surprenantes, plus rythmées et plus effrayantes parfois aussi (je pense évidemment aux vilaines bêtes gardiennes du pont). Les scènaristes s'amusent évidemment avec les codes de la romance made in Disney en évoquant par le biais de certains personnages la non-existence du coup de foudre ou du baiser salvateur. Dans toute cette histoire, l'absence de Regina, l'Evil Queen, se fait cruellement ressentir mais le médecin du coin fait tout le travail pour elle, avec beaucoup moins de talent quand même et en mettant moins le coeur à l'ouvrage. Et puis le Prince Charming manque encore de charisme mais il y a du mieux. L'alchimie entre Josh Dallas et Ginnifer Goodwin n'est pas une évidence mais elle prend forme... 

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// Bilan // Un amoureux comme moi de Ginnifer Goodwin ne pouvait que prendre du plaisir à regarder ce bel épisode de Once Upon A Time qui repose entièrement sur ses frêles épaules. Toutefois, il est inégal, passionnant davantage quand il tourne les pages du livre du petit Henry que lorsqu'il vire au soap classique à Storybrooke en compagnie du convoité, de l'amoureuse, de la jalouse et de l'entremetteuse. 

19 février 2011

The Vampire Diaries [2x 15]

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The Dinner Party // 3 o7o ooo tlsp.

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   Mes craintes face à la disparation temporaire des loups-garous à Mystic Falls n’avaient pas lieu d’être. Si cet épisode nous prouve une chose, c’est que tous les personnages secondaires, qu’ils soient intéressants ou pas, n’ont pas grande importance au final. La série n’est jamais aussi bonne que lorsqu’elle se concentre sur le quatuor Damon, Elena, Stefan et Katherine. Pas de Tyler, pas de Caroline, pas de Matt, et personne pour s’en plaindre ! En revanche, Jeremy et Bonnie sont de la partie cette fois et on a franchement toutes les raisons de s’en plaindre ! Pourquoi leur romance avance de façon aussi lente ? Quand on croyait qu’ils allaient enfin consommé, dans une ambiance romantique et chaleureuse tout à fait propice, il a fallu que le sorcier Jonas vienne les interrompre. Mais on peut lui être redevable de l’avoir privée de ses pouvoirs. Peut-être qu’une Bonnie sans tour de magie est une Bonnie moins agaçante ? Je suis toujours nostalgique de la période où je l’aimais bien, au tout début quoi.

   Le petit dîner autour duquel l’épisode s’est bâti a permis de souligner, dans un premier temps, à quel point Tante Jenna était le dindon de la farce dans cette histoire, et je crois qu’on en est arrivé à un point où les scénaristes s’en amusent. Dès qu’elle quittait la tablée pour débarrasser ou chercher le dessert (chose relativement curieuse étant donné qu’elle n’était pas l’hôtesse), ça s’agitait dans tous les sens, tant en parole qu’en acte. Qui n’a pas été surpris par le coup de poignard d’Alaric dans le dos d’Elijah ? Excellent passage qui réhabilite le personnage, au moins pour cette fois. Les enjeux étaient multiples, c’est ce qui a rendu le tout absolument passionnant. Oncle John qui s’invite et qui compte tuer Damon, Damon qui n’a qu’une idée en tête : sacrifier Elijah. Katherine qui opère un retour fracassant au cours d’un excellent et inattendu cliffhanger…

   Je suis un peu moins convaincu par les scènes de flashbacks, légèrement ennuyeuses, mais elles étaient bien amenées et avaient une vraie utilité : Stefan essayait de montrer à sa douce, grâce à sa longue expérience, que le sacrifice qu’elle était prête à faire relevait de la folie pure, qu’il fallait qu’elle continue à se battre. Ce qu’elle a finalement fait de manière admirable en s’auto-poignardant, même si elle ne prenait pas tant de risques puisque Damon était là. La lecture des mémoires des Gilbert s’entremêlaient parfaitement aux événements  se déroulant en parallèle à Mystic Falls. On peut dire que d’une certaine manière, ce show pour ados est quand même super bien pensé !

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// Bilan // Dès que Vampire Diaries s’éloigne des vampires, justement, pour approfondir les intrigues des loups-garous ou des sorciers, elle n’est plus aussi efficace. Le retour aux fondamentaux dans cet épisode était donc salutaire. Dans ce dîner prenant et surprenant, il y avait à boire et à manger !