10 septembre 2012

Harry's Law [2x 04 > 2x 22]

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Saison 2, épisodes 4 à 22 // 7 780 000 de tlsp. en moyenne

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   "I may be sixty. I may be short. But I'm damn hot! I sizzle in fact. And I want to win the competition... I want to get the news out there: the law offices of Harriet Korn... we're sexy, we're hip and we're hot!" Cette réplique enthousiaste d'Harriet dans l'un des meilleurs épisodes de Harry's Law (le 2x 17 intitulé The Contest) n'est évidemment pas innocente. David E. Kelley, comme il a toujours aimé le faire, surtout dans Boston Legal, évoque par la voix de son héroïne la fameuse polémique -lancée par le site TVByTheNumbers- qui a fini par coûter la vie à sa série chérie : ses scores abyssales sur la cible fétiche des annonceurs, les 18/49 ans, n'étaient soi disant pas suffisants pour lui permettre d'être renouvelée alors même qu'elle était la série la plus suivie de la chaîne sur le public global et ce malgré trois changements de cases horaires en l'espace d'un an et demi. D'ailleurs, quelques épisodes plus tard, Harriet indique lors d'un réveil difficile qu'elle n'a plus "entre 18 et 49 ans" à son grand désarroi. Quelques jours après la diffusion de ce passage, NBC annulait officiellement Harry's Law. Honnêtement, jusqu'au bout j'ai cru que la chaîne allait lui laisser une deuxième chance et qu'au fond, vu la situation dans laquelle elle se trouvait, elle ne pouvait pas se permettre de se séparer de son show le plus performant. Et pourtant... Ce jour-là, j'ai perdu encore un peu plus de mon innocence téléphagique je crois. Pendant quelques semaines, j'ai gardé espoir en imaginant que la chaîne câblée TNT la récupèrerait, étant donné qu'elle vise justement un public plus âgé et qu'elle développait un nouveau projet de David E. Kelley, Monday Mornings, commandée en série par la suite. Mais non. Du coup, j'ai retardé l'échéance en poursuivant mon visionnage de la saison 2 à un rythme très lent mais il y a quelques jours, il a bien fallu me résoudre à regarder le tout dernier épisode.

    Comme je l'avais indiqué lors de ma review des trois premiers épisodes, E. Kelley a revu entièrement sa copie en saison 2, abandonnant les affaires de gangs et autres joyeusetés à la The Wire pour basiquement renouer avec l'ambiance et la structure de Boston Legal, quitte à donner l'impression de ne pas se renouveler. Vu le résultat, on peut dire qu'il a bien fait. A aucun moment Harry's Law n'a tenté de se faire passer pour plus originale qu'elle n'était. Elle a gaiement et sobrement parcouru son petit bonhomme de chemin, avec une actrice principale motivée, qui n'a pas hésité à défendre la série quand elle a senti que le vent commençait à tourner, et une bande autour d'elle qui semblait soudée à l'écran, heureuse d'être là. Ou alors ce sont les scènes de fin d'épisode dans le bar préféré d'Harry qui m'ont induit en erreur, et accessoirement donné l'impression de me retrouver dans Ally McBeal, 30 ans après. J'ai d'ailleurs adoré le petit clin d'oeil dans le final avec la participation de Lisa Nicole Carson alias Renee, la coloc' d'Ally partie en cours de route, que l'on n'avait plus du tout revu depuis. Elle a passé plusieurs années en cure de désintox' après avoir été virée simultanément de la dramédie judiciaire et d'Urgences à cause de son addiction. C'était un beau geste de la part de Kelley de lui offrir ce rôle de juge, même s'il ne lui allait pas très bien. Mais revenons-en à nous moutons. Chaque épisode a donc fonctionné avec la combinaison gagnante "une affaire sérieuse, traitant d'un sujet faisant éventuellement écho à l'actualité + une affaire déjantée, voire grand guignolesque pour détendre l'atmosphère et décoincer nos avocats". Le résultat est invariablement le même : on passe du rire aux larmes d'une scène à l'autre, on est époustouflé par les plaidoiries des uns et des autres, et surtout celles d'Harry bien entendu, et on a l'impression de ressortir de l'épisode un peu moins bête. Cette formule, E. Kelley la maîtrise comme personne.

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   Parmi les intrigues que j'ai retenu : celle traitant de la télé-réalité, pastichant les célèbres "Real Housewives of..." avec une Jennifer Aspen très à l'aise; celle du jeune homme qui ne pouvait pas donner son sang à son frère pour le sauver car il était homosexuel (de gros frissons au moment de son discours déchirant devant la Cour); celle de la jeune femme gardant un gorille chez elle (c'était du grand n'importe quoi); celle de la femme se transformant en Wonder Woman pour venger les femmes battues (rien que pour le clin d'oeil au remake de Kelley qui a tant fait couler d'encre); celle du divorce de deux personnages très âgées (hyper touchant); celle de l'écolier ayant des réactions physiques incontrôlables lui valant des renvois systématiques (là encore, c'était du grand n'importe quoi formidable); et évidemment celle de l'avant dernier épisode, mettant en scène Jon Bernthal de The Walking Dead dans le rôle du frère d'une victime de viol qui n'accepte pas le verdict du jury et prend en otage toute la salle afin d'obtenir un deuxième procès. Entre le choix de l'acteur (particulièrement parlant auprès des 18/49 ans fans du show d'AMC) et l'utilisation de Skype en cours d'épisode, il s'agissait encore une fois de jouer sur cette bien malheureuse affaire d'audience pour, peut-être, en faire enfin (évidemment, ça a raté) !

   Ce dont la série a le plus manqué finalement, c'est de tous les à-coté, en particulier des développements des personnages, relativement légers en dehors des histoires d'amour traitées de manière assez basique et sans parvenir à provoquer un enthousiasme fou que ce soit pour Ollie/Cassie ou Adam/Phoebe (laquelle était un super ajout de casting d'ailleurs). J'aurais préféré un Harriet/Tommy pour tout dire, et ce serait certainement arrivé en saison 3, si saison 3 il y avait eu. Au sujet d'Harry, il a fallu attendre le tout dernier épisode pour en apprendre un peu plus sur son passé. Elle a été mariée trois fois ! Il y avait là le potentiel de nous raconter tout plein de supers trucs. Dommage qu'ils ne s'y soient pas pris plus tôt. Le petit passage piano/voix de Kathy Bates était superbe, tout comme ses larmes en fin d'épisode. Faire revenir Malcom était une excellente idée. Après tout, comme elle le lui dit, sa nouvelle vie a commencé grâce à lui. Sinon, comme en saison 1, ce sont surtout les personnages récurrents qui ont fait le show, entre Sam Berman et son clou dans la tête l'ayant rendu fou; Kim Mendelsohn et son intransigence; Chunhua et son caractère bien trempé; la secrétaire nympho Lisa (hilarante);  l'hyper tête à claques Cruickshank; et l'excellentissime Roseanna Remmick jouée par la non moins excellente Jean Smart. En deux saisons, la série s'est créé un bel univers et une jolie galerie de personnages.  

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// Bilan // Les mois passent mais ma colère quant à l'annulation d'Harry's Law reste intacte : elle ne méritait pas ce destin tragique, elle avait encore plein de choses à raconter, plein de causes à défendre, plein de personnages à développer et plein de nouveaux à inventer. Si sa disparation n'est clairement pas une grande perte pour les annonceurs, elle en est une pour NBC, pour nous et pour toute cette génération de baby boomers qui avaient trouvé une série qui leur plaisait avec une héroïne de leur âge. Et perdre une série de David E. Kelley, c'est par principe très triste pour la télévision. On verra ce que donneront ses futurs projets, que j'ai évidemment hâte de découvrir, mais je ne suis pas prêt d'oublier Harriet Korn. Elle était unique en son genre.


13 octobre 2011

Harry's Law [2x 01, 2x 02 & 2x 03]

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Hosanna Roseanna // There Will Be Blood // Sins Of The Father

7 530 000 tlsp. // 7 630 000 tlsp. // 8 450 000 tlsp.

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    La première saison de Harry's Law avait bien des défauts (que j'évoque ICI) mais elle avait aussi beaucoup de qualités (que j'évoque ICI aussi). Pour que la nouvelle série judiciaire de David E. Kelley tienne la route plus longtemps, il était nécessaire d'opérer quelques ajustements au niveau de la distribution et le célèbre créateur est coutumier de l'exercice. The Practice, Ally McBeal, Boston Public et Boston Legal ont toutes connu ce type de bouleversements lors de leurs premières saisons et cela leur a porté chance. Elles ont souvent connu d'autres gros changements dans les dernières saisons d'ailleurs, mais là c'était moins réussi... La jeune Harry's Law perd ainsi un de ses personnages réguliers, Malcolm -pas le plus intéressant du lot c'est vrai- et réduit la standardiste Jenna au rôle de guest-star dans les premiers épisodes avant, vraisemblablement, de disparaitre complètement. Là c'est un peu plus regrettable mais la série n'a pas besoin d'elle pour survivre. Deux nouveaux personnages réguliers débarquent dans la saison 2 tandis que Sir Tommy Jefferson prend du galon. Adam, quant à lui, est toujours en poste et on s'en réjouit. 

   Concrétement, Ollie, incarné par Mark Valley, vient prêter main forte à Harry sur une très grosse affaire de meurtre qui occupera l'essentiel des trois premiers épisodes de la saison, pendant que Cassie Reynolds, jouée par Karen Olivio, est la nouvelle recrue du cabinet. Le premier va très vite se faire une place de choix au sein de la nouvelle dynamique de la série, la seconde va avoir un peu plus de mal, essentiellement parce que Kelley lui a offert un cas sans intérêt dans le premier épisode et que, dans les suivants, elle a peu l'occasion de briller. Elle parvient malgré tout à dévoiler son potentiel entre deux scènes. On peut donc dire que l'on a gagné au change, indéniablement. Mais le but de ces trois premiers épisodes est avant tout d'asseoir Harry encore plus confortablement dans son rôle d'héroïne. Rien de tel pour ça qu'une belle rivalité avec une certaine Roseanna Remmick, de la trempe des meilleurs personnages créés par Kelley, sublimée par l'excellente Jean Smart ! Les joutes verbales entre les deux femmes, à base de "fat little troll" et de classiques mais efficaces "bitch", sont un bonheur de chaque instant, bien qu'il manque une scène dans le troisième épisode pour conclure dignement leurs savoureux affrontements. 

   Le cas Sanders en lui-même, très fort, même si The Good Wife en a eu un similaire en saison 1 -puis revisité par la suite- plus intense et effrayant, a commencé doucement avant d'exploser dès le deuxième épisode. Alfred Molina était parfait en accusé et les nombreux rebondissements, surtout ceux du troisième épisode, étaient magistralement orchestrés, jusqu'à la révélation finale très Law & Orderienne dans l'approche et particulièrement surprenante ! Au bout du compte, chaque membre de la famille Sanders semble être cinglé à divers degrés et il n'en ressort pas une grande impression de réalisme, mais les scènes au tribunal étaient à couper le souffle. Le personnage de Roseanna Remmick souffre sans doute d'une déchéance trop rapide et trop facile d'un point de vue scénaristique mais ils n'allaient pas non plus étendre l'affaire sur dix épisodes... Toute la nouvelle équipe a dû se montrer soudée autour de Harry, même si certains, Adam en premier lieu, n'ont eu qu'un rôle minime à jouer. Sinon, les thèmes musicaux grandiloquents ont été remplacés par des thèmes plus sobres mais pas tellement plus modernes, et les images de Cincinatti ne sont plus du tout vieillottes. 

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// Bilan // Avec ces trois premiers épisodes de la saison 2, David E. Kelley est parvenu à ses fins : il a renforcé le casting de la série tout en douceur en lui donnant ainsi plus d'envergure. Harry's Law perd malheureusement simultanément en originalité puisque la nouvelle configuration rappelle énormément celle de Boston Legal pour ne citer qu'elle, mais si c'est le prix à payer pour qu'elle perdure sur les écrans alors je l'accepte sans broncher ! 

13 septembre 2011

Wonder Woman [Pilot]

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Pilote // Inédit à la télévision

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 What About ?

Les nouvelles aventures de la célèbre princesse amazone, qui n'est pas qu'une justicière mais aussi une chef d'entreprise...

Who's Who ?

Créée et produite par David E. Kelley (High Secret CityAlly McBeal, Boston Justice...). Avec Adrianne Palicki (Friday Night Lights, Lone Star), Liz Hurley, Cary Elwes (X-Files, Saw), Justin Bruening (Le retour de K2000, All My Children), Tracie Thoms (Wonderfalls, Cold Case)...

So What ?

   Rares sont les occasions de chroniquer les épisodes pilotes de séries non commandées par leurs chaînes (à mon grand désespoir d'ailleurs). On se souvient quand même de ceux de Pretty/Handsome (parfait), de Babylon Fields (correct) et d'Aquaman (aussi désatreux que prévu), qui avaient malgré tout filtrer sur le net, certainement volontairement de la part de la production. Cette année, c'est Wonder Woman qui a trouvé son chemin sur la toile. Il faut dire que s'il y a un projet dont on a parlé tout le printemps, c'est bien celui-là ! NBC a carrément joué le jeu en proposant même une preview du très attendu costume de l'héroïne dans les colonnes de Entertainment Weekly, qui a été suivie d'une débacle parmi les fans de la série originale. Un tel buzz avait de très grandes chances de résulter sur une commande en série. Après tout, la direction de NBC n'a pas hésité à s'embarrasser des remakes de Bionic Woman et Knight Rider par le passé, qui n'étaient pas des chef d'oeuvres et c'est peu de le dire ! Elle n'aura pourtant jamais laissé sa chance à Wonder Woman de montrer ce qu'elle avait dans le pantalon... 

    La première question qui vient forcément à l'esprit : pourquoi David E. Kelley a-t-il accepté de se laisser embarquer dans cette galère (là où Joss Whedon avait eu la bonne idée d'abandonner à temps lorsqu'il était question d'une version cinématographique) ? On lui reproche souvent ne faire que des séries judiciaires mais quand on regarde un peu tout ce qu'il a entrepris en dehors, on sait pourquoi il s'obstine dans son domaine de prédilection ! Il est quasiment impossible de retrouver la touch E. Kelley dans Wonder Woman, à l'exception d'une scène (à découvrir dans le lecteur vidéo plus bas) où Diana Prince aka Wonder Woman fait savoir qu'elle déteste la poupée qui a été faite d'elle, notamment à cause de sa poitrine beaucoup trop volumineuse ! On le reconnait bien là... On pourrait aussi simplifier le propos de la série, qui renvoit à celui des séries judiciaires, en considérant l'héroïne comme une justicière des temps modernes (mais un peu ringarde quand même). Elle partage le même utopisme que bon nombre des avocats qui ont fait la renommée du créateur. Toujours est-il qu'il n'y a dans ce pilote aucune émotion , aucun humour et aucune excentricité -malgré les diverses tentatives sans la moindre subtilité- qui sont pourtant ses marques de fabrique ! 

   Ce pilote rencontre un autre problème de taille : Adrianne Palicki. Si l'actrice a fait ses classes dans Friday Night Lights, et a bien failli poursuivre son ascension grâce à l'excellente Lone Star, elle signe ici une prestation désastreuse. Est-ce vraiment de sa faute ? Elle n'a pas du tout l'air de prendre du plaisir à incarner ce rôle mythique en tous cas. Plus globalement, Wonder Woman se devait d'être rayonnante et lumineuse, drôle et pourquoi pas cynique, elle passe juste 40 minutes à faire la gueule en "kickant des ass" du mieux qu'elle peut. A aucun moment on n'a donc de l'empathie pour elle, et surtout pas quand elle commence à se lancer dans des tirades ridicules visant à montrer combien c'est difficile d'être une super-héroïne. On veut bien la croire mais who cares ? Les personnages secondaires, interprétés par des acteurs allant d'un niveau moyen à un niveau mauvais, sont transparents et auraient certainement eu du mal, même au bout de trois épisodes, à devenir attachants. Reste Liz Hurley dans le rôle de Veronica Cale, l'ennemie jurée de Diana Prince, plutôt convaincante et qui réduit en miettes Adrianne Palicki lorsqu'elles partagent une scène. Et Liz Hurley n'est pourtant pas une actrice de renom, mais elle s'est apparemment achetée du charisme au cours de toutes ces années où on ne la voyait plus (et elle a aussi trouvé un très bon chirurgien). En matière d'effets spéciaux, difficile de juger l'épisode puisqu'ils ne sont pas finalisés ici mais le niveau me semble tout à fait correct. La réalisation n'est pas époustouflante mais correcte. La scène d'ouverture au milieu d'Hollywood Boulevard est plutôt bien fichue. Ce nouveau Wonder Woman était condamné d'avance, commandé ou pas par NBC, et ce n'est certainement pas vers David E. Kelley qu'il fallait se tourner. Moi, j'aurais bien imaginé une version "jeune" pour la CW. Ca n'aurait certainement pas été meilleur mais la série aurait au moins été à sa place !

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How ?

Un extrait du pilote :



24 janvier 2011

Harry's Law [Pilot]

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Pilot // 11 1oo ooo tlsp.

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What About ?

Harriet, une vieille avocate têtue et bornée qui vient de se faire renvoyer de son cabinet, fait la rencontre de Malcolm, un jeune homme qui a besoin d'elle pour le représenter dans une affaire criminelle. Elle décide alors de fonder son propre cabinet, avec une assistante excentrique et un jeune avocat un peu fou. Tous ensemble, ils vont prendre un nouveau départ... dans une boutique de chaussures abandonnée !

Who's Who ?

Créée par David E. Kelley. Avec Kathy Bates (Misery, Titanic, Six Feet Under, The Office), Brittany Snow (Mes Plus Belles Années, Hairspray), Nate Corddry (United States Of Tara), Aml Amleen, Beatrice Rosen, Paul McCrane...

So What ?

 En grand fan devant l’éternel de David E. Kelley, j’attendais avec beaucoup d’impatience Harry’s Law. Oui, encore une série judiciaire. En même temps, c’est ce qu’il fait de mieux au regard de ses quelques échecs. C’est ce qu’on attend de lui, c’est visiblement aussi ce qu’il a envie de faire, pourquoi bouder son plaisir et le notre ? Harry’s Law est plus proche d’une version cinquantenaire d’Ally McBeal que d’un The Practice. C’est l’absurde qui prime. Les premières scènes nous plongent parfaitement dans une ambiance cartoonesque qui rappelle vaguement les délires d’E. Kelley avec les langues qui pendent, le bébé qui danse et la grenouille numérique. Les deux accidents coup sur coup et les passages à l’hôpital qui ont suivi m’ont éclaté. Bien sûr que c’est n’importe quoi mais c’est précisément ce qui est génial !


 

 

 Dans ce registre, et pas seulement, Kathy Bates excelle ! C’est un plaisir de la voir évoluer dans ce Cincinnati (et non pas Boston, David s’est trahi !) de petites frappes, au beau milieu d’un magasin de chaussures abandonné, entre deux cadavres de Louboutin et de Jimmy Choo. Elle n’en fait pas des tonnes (malgré son poids) et réussit à nous faire croire en cette femme brillante qui n’a jamais vraiment eu l’occasion d’exploiter tout son talent, coincée dans une branche de la justice qui l’ennuie, et qui possède une vision plutôt originale de la vie. En assistante un brin dérangée, Brittany Snow alias Jenna ne démérite pas. Le personnage n’est pas très creusé pour le moment, c’est le moins que l’on puisse dire, mais dans le pilote elle a une fonction très particulière : elle représente les téléspectateurs. Ses réactions et les expressions sur son visage sont celles que nous avons tous. Elle ne peut clairement pas se limiter à ce rôle mais c’est une idée intéressante. Adam, incarné par Nate Corrdry, forme un duo amusant avec Harriet même si leur rivalité est somme toute assez classique. Malcolm est probablement le personnage qui m’accroche le moins, je ne vois pas en lui un grand potentiel. Mais je ne demande qu’à être convaincu puisque tout le reste me plait ! La première plaidoirie d’Harriet face au monument Paul McCrane (Romano dans Urgences), d’ailleurs trop rare, valait son pesant d’or. Là encore, il ne fallait pas chercher un quelconque réalisme mais juste du pur divertissement. Le pari est totalement réussi !


 

 

 Si l’on doit comparer Harry’s Law aux œuvres judiciaires précédentes de David E. Kelley, le constat ne peut pas être positif : l’écriture est plus grossière, les dialogues plus classiques et l’ensemble manque de fond. Mais si l’on ne tient pas compte du passé, Harry’s Law est une sympathique dramédie qui promet de nous faire passer de très bons moments en compagnie d’acteurs talentueux.

18 août 2010

[Saison 2010/2011 - Drama] 8- Harry's Law

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What About ?

Harriet, une vieille avocate têtue et bornée qui vient de se faire renvoyer de son cabinet, fait la rencontre de Malcolm, un jeune homme qui a besoin d'elle pour le représenter dans une affaire criminelle. Il lui présente son ancien professeur de droit, Matthew, lui aussi récemment renvoyé de son lycée, et ils fondent ensemble leur propre cabinet d'avocats, aidés par une prof de français et une assistante excentrique. Tous ensemble, ils vont prendre un nouveau départ... dans une boutique de chaussures abandonnée.

Why ?

  Vous le savez sans doute, David E. Kelley et moi, c'est une belle histoire d'amour malgré quelques trahisons (je n'ai pas vu l'intégralité de The Practice et je n'ai vu que quelques épisodes de Boston Legal - mais je vais me rattraper !). J'attendais avec impatience son retour, dans un premier temps raté la saison passé puisque NBC n'a pas souhaité que son projet intitulé Legally Mad voit le jour. Pourtant, le casting était plus qu'alléchant. On me dit Kristin Chenoweth + Loretta Devine : je fonce sans hésiter une seconde. Il y avait Kurt Fuller aussi. Paraît que le pilote était médiocre. J'ai dû mal à le croire, mais soit. Kindreds, devenu Harry's Law, reprend plus ou moins le même pitch sauf que le personnage principal est devenue une femme et que la relation pére-fille/mère-fils a disparu. Sinon, on est dans le classique "cabinet d'avocats remplis d'excentriques". Non, ce n'est pas original. Mais E. Kelley est le maître en la matière. Si lui ne réussit pas son coup, alors plus personne ne réussira. Eli Stone était un bel essai de Greg Berlanti mais le public n'a pas été réceptif.

J'ignore si Harry's Law sera à la hauteur mais ce dont je suis sûr, c'est que NBC n'y croit pas. Reléguée à la mi-saison, la série judiciaire risque de se coltiner une case médiocre (si elle n'est pas bradée pendant l'été) et se terminer prématurément, avant même que la bête puisse monter en puissance. Parce qu'on sait bien que les séries de E. Kelley ronronnent toujours quelques épisodes avant de démarrer vraiment (et se terminent sur une saison médiocre mais on n'en est pas là). Cette 8ème place, c'est donc une façon de vous dire que oui, j'attends cette série avec impatience mais non, je n'ai pas beaucoup d'espoir quant à sa longévité. En attendant, Kathy Bates dans le rôle principal d'une série, c'est énorme. Rien que pour ça, Harry's Law mérite toutes les attentions. Ses plaideroies risquent d'être particulièrement brillantes. Et puis dans un style complètement différent, Brittany Snow est une petite actrice que j'aime bien. Elle pourrait tirer son épingle du jeu assez vite. Les autres ? Ils ne semblent pas à la hauteur, là, comme ça, mais je ne les connais pas. A voir en action. Bref, au fond de moi, j'espère qu'Harry's Law sera une version cinquantenaire d'Ally McBeal.

// Bonus // Une bande-annonce, mais à prendre à la légère puisque le pilote va être ré-écrit et re-tourné avec pas mal de modifications à la clé.

   

01 janvier 2010

En 2010, je souhaite...

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Chers amis, je vous souhaite à mon tour une bonne année 2010. Parce qu'on est d'accord que nos vies, ici, on s'en fout un peu, je vais surtout vous souhaiter le meilleur en matière de séries ! Et puis, l'un dans l'autre : si vous n'avez ni une bonne santé, ni du travail, ni même un peu d'amour, les séries sont là pour combler le vide. En attendant... So enjoy !

Avant d'énoncer mes voeux sériels pour 2010, en voici un concernant le blog : j'espère que vous continuerez à être toujours plus nombreux à venir me rendre visite quotidiennement. On a beau dire que les chiffres ce n'est pas le plus important, ça fait toujours chaud au coeur de les voir parfois ! Merci à tous pour votre fidélité. La barre des 400 000 pages vues a été dépassée et le cap des 300 000 visiteurs n'est plus très loin. ^^


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2010 sera Lost ou ne sera pas ! Ultime saison d'une série culte qui s'est fait une place dans le cercle très fermé des meilleures séries de tous les temps. J'attends le 2 Février, jour de diffusion du Season Premiere comme le messie et je suis en même temps rempli d'appréhension : la fin sera-t-elle à la hauteur ? Il y aura des déçus, c'est sûr. J'espère juste ne pas en faire partie. Je souhaite que le Series Finale fasse l'unanimité mais je sais que c'est impossible ! Quoiqu'il arrive, les anti-Lost de la première heure seront là pour crier au scandale de toute façon... Inutile de dire que Des News En Séries rendra hommage à la série comme il se doit.

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En 2010, il est des causes perdues que je soutiendrais encore et toujours, jusqu'au dernier souffle. Marin Frist (Men In Trees), Eli Stone, Samantha -Who?- Newly et bien d'autres me remercient encore de là où ils sont, le cimetière des séries. Les prochains à les rejoindre ne partiront pas sans que je défende leur cause car je suis un peu le Don Quichotte de la sériephilie. Oui oui ! Ca ne sert à rien mais c'est pas grave. Je souhaite donc que la résidence de Melrose Place ne referme pas ses portes cette année. C'est trop bête, on avait plus connu d'aussi bon guilty-pleasure depuis des lustres ! La qualité est croissante, Amanda Woodward est de retour... La CW pourrait faire preuve d'un peu d'humanité merde ! Quant à ABC, elle a produit un miracle une fois, pourquoi pas deux ? Qui aurait imaginé à la fin de la saison passée que Better Off Ted obtiendrait une saison 2 ? Je milite avec force pour une saison 3 parce que c'est une des rares comédies actuelles qui fait preuve d'originalité, qui est vraiment drôle et qui possède un peu de fond en plus. Et puis Jay Harrington et Portia de Rossi sont irrésistibles et c'est une raison suffisante.    

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En 2009, on a vu naître des séries françaises de qualité. En 2010, il faut que les chaînes poursuivent sur cette voie. On est déjà assurés d'avoir une saison 2 de l'excellente Pigalle, La Nuit mais il se pourrait bien qu'il faille attendre 2011, voire 2012, pour la voir à l'antenne ! Décourageant. En revanche, pour une saison 2 de L'Internat, je crois qu'il n'y a plus d'espoir. Les audiences n'ont pas été bonnes, M6 cherche à comprendre le pourquoi du comment de cet échec. La raison est simple : mauvais choix de programmation et manque de promotion (internet ne suffit pas). Espérons que ça leur serve de leçon mais pourquoi se faire des illusions ? Rageant. Chez TF1, on prépare un remake des Ripoux. Autant dire qu'ils n'ont rien compris. Navrant. La chaîne française à surveiller en 2010, c'est Arte ! Les Invincibles arrivent en Mars et c'est une bonne série. Une saison 2 a d'ores et déjà été tournée. Je vous en reparlerais bientôt. Elle a d'autres projets alléchants. Espérons que le public réponde présent ou que, le cas échéant, Arte ne s'en préoccupe pas plus que ça. Allez, un jour la honte d'être français nous quittera quand il s'agira de comparer nos séries à celles des autres et ce jour est proche !

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En 2010, je suis prêt à poser une bombe à l'Academy des Emmy Awards si les votants ne sont pas foutus de nommer Calista Flockhart ! Oubliée chaque année, alors que ses collègues Sally Field et Rachel Griffiths récoltent une nomination de temps en temps (là ou aux Golden Globes), elle est victime d'une terrible injustice inexplicable ! Vu ses prestations dans les dix premiers épisodes de la saison 4 de Brothers & Sisters, c'est l'année ou jamais ! Je lancerais bientôt la campagne "An Emmy For Kitty", c'est promis. Puisque j'en suis à évoquer les injustices, il serait de bon ton d'ouvrir les yeux et de se rendre compte que 30 Rock n'est plus la meilleure comédie du moment ! Modern Family se doit de tout rafler aux prochaines cérémonies de récompenses. Dans le même genre, merci m'sieurs-dames les votants, on a compris que Mad Men était un excellent drama. On pourrait peut-être offrir la chance à une autre série de se distinguer, non ? Big Love ? Breaking Bad ? Dexter ? Les séries d'exception ne manquent pas pourtant !

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Et puis en vrac, je souhaite que 2010 ne soit pas une année sans David E. Kelley. Ce demi-dieu de la télévision, créateur et producteur de séries cultes (Ally McBeal, Picket Fences, Boston Public, Boston Legal, The Practice...), a été absent tout au long de 2009 et ce fut douloureux. Rendez-vous compte : cela faisait 22 ans qu'il n'avait aucune série de son cru à l'antenne ! On peut remercier une fois de plus NBC qui, en refusant le projet alléchant Legally Mad (Kristin Chenoweth et Loretta Devine quoi !), a perdu toutes ses chances de retrouver un semblant de crédibilité à mes yeux. // En 2010, je souhaite que les éditeurs DVDs se retirent les doigts du cul et nous permettent de voir ou revoir du culte et encore du culte. Je veux les Golden Girls, Côte Ouest, Melrose Place, American Dreams, Picket Fences (!), Northern Exposure ou encore Malcolm en zone 2 ! // En 2010, je souhaite qu'on arrête la mode des remakes. Ca commence à bien faire ! On ne touche pas à Dallas, on ne touche pas aux Drôles de Dames et on arrête de croire que le public est impatient à l'idée de découvrir une nouvelle version de Hawaï Police d'état ou Les Rues de San Francisco ! // En 2010, je veux la mort de CBS. Ras-le-bol des Experts, des Esprits Criminels et par-dessus tout du succès insolent et inexplicable de NCIS ! Comment peut-on espérer de l'originalité quand on voit qu'il n'y a que ces séries toutes fondues dans le même moule qui marchent ? Dans le même genre, ce serait bien que American Idol perde de sa suprêmatie. Combien de séries ce mastodonte a-t-il tué ? Beaucoup trop ! Sans parler des audiences de Lost qu'il sabotera jusqu'au bout !


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Pour terminer, voici mes résolutions séries de l'année 2010 : enfin me remettre à True Blood ! C'est un projet qui m'anime depuis un bon bout de temps mais je n'arrive pas à sauter le pas. J'ai honte. // Davantage me tourner vers les séries autres qu'américaines. La Grande-Bretagne a une offre de plus en plus intéressante, j'amerais prendre le temps de me pencher sur les cas de Being Human et How Not To Live Your Life, entre autres. Dans un autre style et en provenance du Canada, Being Erica a toutes les chances de me plaire. // Mon intégrale d'Alias commence à prendre la poussière. Quand est-ce que j'aurais le temps de la dévorer ? Il va falloir le trouver ! Il en faudra aussi pour les intégrales de Boston Legal et Battlestar Galactica qui encombrent franchement mon disque dur... // Je termine avec une résolution que je ne saurais pas tenir : dire moins de mal de Desperate Housewives (ça ne tient qu'à Marc Cherry...) et arrêter les séries qui m'agacent comme Californication ou Cougar Town. Je dois surmonter ma curiosité ! J'ai bien réussi avec Heroes après tout (et sans regret).   

Et vous, quelles sont vos attentes pour 2010 et vos bonnes résolutions ? (je vous en souffle une : laisser plus de commentaires sur le blog ;-) ).