25 mars 2014

Warriors [Pilot Script]

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WARRIORS

Drama // 42 minutes

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Ecrit par Chris Keyser (La vie à Cinq, Les Soeurs Reed). Produit par Laurie Zaks (Castle) & Todd Lieberman (La Proposition, Fighter, Clones). Réalisé par Martin Campbell (GoldenEye, Casino Royale, Green Lantern). Pour ABC, ABC Studios & Mandeville Films. 62 pages.

Tory Sterling, psychiatre, revient aux Etats-Unis après avoir passé deux ans en Afghanistan auprès des soldats de l’armée américaine. Traumatisée mais combative, elle retrouve sa famille, ses enfants et son mari, qui ont appris à vivre sans elle, et reprend ses activités au sein de l’hôpital militaire de Washington où les médecins et les infirmières se battent au quotidien pour sauver ceux qui ont tout donné pour défendre leur patrie. Mais comment oublier les horreurs de la guerre quand on en soigne les douleurs physiques et psychiques jour après jour ?

Avec Morena Baccarin (V, Homeland, Firefly), Courtney B. Vance (FlashForward, New York Section Criminelle), Greg Grunberg (Felicity, Alias, Heroes, The Client List), Eloise Mumford (Lone Star, The River, Fifty Shades Of Grey), Justina Machado (Six Feet Under, Missing, Private Practice), Don Hany (East West 101, Serangoon Road), Linda Park (Star Trek Enterprise, Crash), Abbie Cobb (90210, Suburgatory), Toby Levins (Rogue), Steve Kazee...

 

   Alors qu’ABC peut toujours compter sur Grey’s Anatomy dix ans plus tard, la chaîne a parfaitement conscience que le Seattle Grace n’est pas éternel et que les lieux finiront bien par être désertés d’ici une à deux saisons. Il faut donc préparer sa succession. Peut-être que la meilleure solution est de ne pas lancer tout de suite de nouvelles séries médicales, attendre que le public soit en demande. Mais la tentation est forcément grande étant donné que le genre est sous-représenté en ce moment à la télé. Citez une autre série médicale actuellement à l’antenne ? Depuis l’arrêt de Private Practice, il n’y en a pas d’autres, malgré tous les essais  des uns et des autres (Off The Map, A Gifted Man, Emily Owens, Monday Mornings…). Ce n’est pas faute d’avoir tenté des approches différentes pourtant. Quant à Chicago Fire, elle n’en est pas une à proprement parlé. NBC va lancer bientôt The Night Shift, qui se situe, comme Warriors, dans un hôpital militaire. Son destin ne sera a priori pas glorieux. ABC tentera également en fin de saison la psychologique Black Box (Lire la critique) après Grey’s Anatomy, en lieu et place de Scandal. Tandis que CBS développe Only Human, avec une approche familiale, et FOX Red Band Society, du point de vue des (jeunes) patients, est-ce que la commande de Warriors fait sens ?

   A la base, j’aurais eu tendance à dire que oui. L’idée me plaisait bien et la distribution assemblée est relativement solide avec un bon équilibre entre têtes connues et débutants. Mais le script m’a laissé globalement de marbre, à mon grand désarroi. Il manque de souffle, de personnalité. Il commence mollement, là où il y avait moyen de faire quelque chose de percutant, de surprenant. Basiquement, c’est l’héroïne qui débarque à la fête d’école de sa fille après deux ans passés en Afghanistan. Les retrouvailles se font donc sous les applaudissements des parents en délire. C’est trop, mais ça met tout de suite dans le ton un peu niais et ultra patriotique de l’ensemble. De là à lâcher une larme face à des personnages qu’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam : non. Puis on retrouve madame avec son mari, au lit. Elle n’a pas envie. Lui n’attend que ça. C’est amusant quand on fait le parallèle entre le début de Homeland et celui de Warriors, d’autant que Morena Baccarin est impliquée dans les deux cas. On a d’un côté l’émotion sincère et la subtilité et de l’autre l’émotion forcée et la facilité. On ne devrait pas les comparer évidemment. C’est injuste. Mais ça saute tellement aux yeux ! De manière générale, l’héroïne ne m’a pas séduit… jusqu’à ce qu’on apprenne qu’elle a trompé son mari sur le front, avec celui qui est désormais son patron. Elle devient tout à coup moins lisse. Mais il faudra plus que ça pour nous la faire aimer. En plus, elle s’appelle Tory Sterling. Du coup, pendant toute la lecture, j’avais le visage de… Tori Spelling en tête ! Et c’est un visage que l’on n’aime pas avoir en tête aussi longtemps, croyez-moi.

   On ne peut pas dire que la galerie de personnages secondaires soit tellement plus réjouissante. Le point fort : tout ce petit monde habite sur la base militaire et se connaît donc très bien depuis des années. On sent cette proximité qui donne un sentiment de convivialité, de chaleur. Le point faible : ils sont tous fondus dans le même moule, ils sont brillants, courageux, ils ont un grand cœur… Ils sont méga ennuyeux quoi ! Greg Grunberg joue un handicapé qui ne peut plus exercer son métier de chirurgien comme avant depuis qu’il est en fauteuil roulant. Eloise Mumford interprète une interne amoureuse de son patron, le même qui a un passé amoureux avec Tory. Une infirmière en chef entretient une relation secrète avec une de ses collègues, qui refuse catégoriquement de faire son coming-out… tout ça ne sonne pas très neuf. C’est un sous-Grey’s Anatomy, sans l’humour et l’efficacité. Et le fait que toutes les intrigues soient liées à des soldats ou des vétérans, ce qui fait donc l’originalité du projet, risque très vite de se retourner contre lui : les cas vont tourner en rond. Ceux exposés dans le pilote ne sont pas particulièrement marquants. On les a déjà traités dans des sous-intrigues de d’autres séries, médicales ou non, Grey’s en tête avec le personnage d’Owen, ou Brothers & Sisters avec Justin après son retour d’Irak. Le seul avantage dans tout ça : les patients peuvent revenir de manière récurrente puisqu’ils habitent tous à 10 kilomètres à la ronde. Ça permet de faire du feuilletonnant  avec eux aussi bien qu’avec les médecins. Je ne vous ai pas parlé des dialogues encore. Ils sont lourds, clichés. On les a déjà entendus des milliers de fois.

   J’espère sincèrement me tromper sur Warriors, mais je suis persuadé d’au moins une chose : elle ne révolutionnera pas le genre de la série médicale ! Son sujet et sa vision très américano-américaine peut cependant séduire aux Etats-Unis. Elle fait le job. Sans étincelles et sans ambition, certes, mais elle le fait. Parfois, la simplicité paye…


04 juin 2010

FlashForward [1x 21 & 22]

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Countdown // Future Shock (Series Finale)

4 75o ooo tlsp. // 5 22o ooo tlsp.

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   FlashForward, c'est fini. Je me revois il y a plus d'un an, tout excité à l'idée que ce projet de série puisse voir le jour. Je me souviens de la promotion orchestrée par ABC qui avait commencé très tôt. Je me souviens du casting de Sonya Walger puis de Dominic Monaghan plus tardivement. Je me souviens de la projection du pilote à l'auditorium de TF1 le lendemain de sa diffusion aux Etats-Unis. Je l'avais beaucoup aimé et j'avais trouvé le cliffhanger -sur le suspect zéro- très excitant. Je me rappelle avoir cru possible que FlashForward soit le digne successeur de Lost. Je me souviens de tout ça. Un an plus tard, la série-événement de l'année, pour laquelle ABC a déboursé beaucoup d'argent, se termine dans l'indifférence la plus totale. Des 12,5 millions de téléspectateurs de départ, il n'en reste même pas la moitié. Certainement l'un des échecs les plus retentissants de ces dernières années. Dans un an, on l'aura tous oublié. Une drôle d'histoire un peu triste en somme. Cette désertion du public était-elle méritée ? Oui et non. Après un excellent pilote, la série n'a fait que décevoir avec des épisodes passablement ennuyeux, très bancals. Le public a fuit petit à petit et n'est jamais revenu. ABC a poussé la série dans la tombe en interrompant sa diffusion pendant plusieurs mois. Evidemment, FlashForward était dès lors condamnée. Pourtant, depuis son retour, les épisodes étaient bien meilleurs, certains étaient même très bons. Du gâchis donc mais il aurait fallu se réveiller plus tôt...

   La plus grande faiblesse de FlashForward a toujours été et jusqu'au bout ses personnages. Les scénaristes ont échoué précisément là où ceux de Lost ont excellé. Si Jack Shephard m'agaçait un peu en saison 1, ce n'est rien à coté de Mark Benford ! Je ne crois pas que Joseph Fiennes soit le plus à blâmer dans cette catastrophe. Son jeu mono-expressif n'a certes pas aidé mais il n'est pas responsable de la bêtise de son personnage ! Il aura été con et borné jusqu'à la dernière minute. Ca en devenait impressionnant ! Ce ralenti sur sa course folle dans les bureaux du FBI était particulièrement ridicule. Tout ce que j'ai passablement apprécié le concernant dernièrement, c'est sa conversation avec sa fille Charlie. Mon désintérêt pour le personnage m'a empêché d'être ému mais on était pas loin d'obtenir une scène touchante. Voilà encore un domaine dans lequel la série a échoué, et c'est évidemment lié à ses personnages. Combien de passages vous ont ému franchement depuis le pilote ? Si peu. Les histoires d'amour étaient mièvres ou inutiles. Elles ont commencé comme ça et elles se sont terminées comme ça. Bryce a trouvé sa Keiko et, pour ne pas faire de malheureux, Nicole a aussi trouvé son promis qu'elle ne cherchait même pas, escroquerie à la clé. Parce que le coup du mec qui la noyait dans son flashforward et qui la sauve ici, c'est juste une honte ! Qu'on n'essaye pas de nous faire croire que l'on avait mal interprété le passage : les choses étaient claires à ce moment-là. Je ne dis pas qu'ils ne savaient alors pas ce qu'ils allaient faire de cette intrigue. Juste qu'ils ont sciemment menti pour nous berner. Le tableau des personnages inutiles ne serait pas complet sans Aaron, qui aura été discret dans ce final avec toujours de très courtes scènes vides de toute émotion malgré la supposée mort de sa fille. Une sorte d'aveu de la part des scènaristes qu'ils avaient bien merdé avec cette histoire mais qu'ils étaient bien obligés de la conclure.

   Olivia n'a pas non plus été un personnage attachant même si elle s'est un peu rattrapée sur la fin. Sonya Walger méritait clairement mieux en tous cas. Dans la première partie du final, j'étais content de voir qu'elle était la seule à chercher à échapper à son flash. Au moins une quoi ! Malheureusement, Simcoe a tout gâché dans la deuxième partie en allant la chercher et en réussissant à la convaincre qu'ils étaient faits l'un pour l'autre et que le flash devait se réaliser absolument. Seule satisfaction : Olivia ne finit pas avec Mark. C'est ce que je craignais dans un dernier rebondissement. On en vient donc au trio gagnant, celui qui m'a fait tenir jusqu'au final et qui ne m'a pas déçu dans l'ensemble : Demetri/Janis/Simon. Le premier était vraiment attachant pour le coup. La deuxième, malgré un retournement de situation improbable, a su me convaincre aussi. Quant au dernier, disons que Dominic Monaghan a fait une bonne partie du boulot. Il n'était pas excellent mais il a su apporter son truc en plus à un personnage qui aurait peut-être été fade interprété par un autre. Tout cela reste de l'ordre de la supposition. Et puis ce rôle de méchant pas vraiment méchant est mille fois plus intéressants que tous les autres personnages réunis de toute façon. Le final s'est s'efforcé de rassembler les pièces du puzzle avec plus ou moins d'efficacité. Tout s'est plus ou moins passé comme dans les flashs, aucune surprise n'a donc été au programme. C'est ce que je craignais, ça n'a pas raté. La série se termine sur un cliffhanger avec un deuxième flashforward. Hyper prévisible là encore. Je crois que j'aurai pu la parier dès le pilote ! Ce nouveau flash aurait pu au moins nous donner des regrets quant à la fin de la série mais même pas ! Tout ce qu'on nous montre est très brouillon et pas accrocheur pour un sou. Même pas l'image d'une Charlie vieillie qui annonce qu'ils ont retrouvé son père. Cela dit, imaginer une saison 2 sans Mark Benford est une belle façon de clôturer cette demi-masquarade.       

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// Bilan // Clairement, je ne regretterai pas FlashForward, surtout pas après ce final prévisible de bout en bout. Mais je n'aime pas tirer sur les ambulances, encore moins quand elles ne sont pas si défaillantes que ça. La série a échoué à plusieurs niveaux mais elle avait un bon potentiel en terme de trame générale et elle était impeccablement réalisée, utilisant à merveille le budget alloué. Il lui manquait "juste" de bons personnages et peut-être aussi un plan plus précis sur le long-terme qui lui aurait permis d'avoir un rythme plus régulier. Ce qu'il faut déduire de tout ça, c'est que le successeur de Lost n'est pas prêt d'arriver, s'il arrive un jour. Et il ne faut surtout pas le chercher. Il viendra tout seul, sans crier gare. 

22 avril 2010

FlashForward [1x 16]

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Let No Man Put Asunder // 4 98o ooo tlsp.

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   Au risque de paraître vulgaire : FlashForward péte plus haut que son cul et c'est un de ses grands problèmes. Ca m'a frappé quand je me suis rendu compte que le cliffhanger de l'épisode précédent, à savoir que Janis est une taupe au FBI, serait gentiment mis de coté pour cet épisode. Quand on est une série en première saison qui peine à fédérer, on a la décence d'offrir au public ce qu'il attend sans trop le frustrer. Je m'attendais à ce que l'on revienne sur cette révélation énorme et il n'en est rien. Cela dit, on prend plaisir à guetter le moindre de ses faits et gestes à la recherche d'un indice qui la trahirait. On apprend aussi en passant qu'elle est enceinte... Le prochain épisode lui sera peut-être consacré ? C'est tout ce que j'espère. Celui-ci était en grande partie dédié à Demetri, qui est, je le répéte, un des meilleurs personnages de la série. Son histoire n'a pas toujours été bien traitée et ne l'est toujours pas d'ailleurs mais il a offert les meilleurs passages de l'épisode. Mourra ? Mourra pas ? Tout s'emballe avec le retour de Dyson Frost qui le kidnappe, et qui compte visiblement emmener la petite Charlie avec lui. A moins qu'il ne lui donne quelque chose ? On ne sait pas grand chose de ce personnage finalement mais il intrigue et donne envie de revenir.

   La grande question qui revient sur le devant de la scène est très simple : les flashforwards vont-ils tous se réaliser ? Réponse dans deux semaines. J'aurai tendance à dire que non mais c'est juste une intuition. Je crois que les scénaristes s'amusent avec nous. Ils nous ont fait croire dans un premier temps qu'ils allaient se réaliser, avant de se rétracter, et ils égrainent maintenant des indices qui tenderaient à penser que finalement si ! M'est avis que c'est un dernier leurre. Ainsi, Olivia est sur le point de tomber dans les bras de Simcoe. Le rapprochement se fait sans aucune subtilité, Olivia cherchant clairement à ce que ce qui doit se produire se produise. Revirement de situation peu crédible. La scène où Charlie se casse une dent avec Simcoe qui arrive à sa rescousse était ridicule. Regardez comme il est prévenant. Oh quel bon père ! Beurk. Le flash d'Aaron est bien parti pour se réaliser aussi. Le voilà en direction de l'Afghanistan après interventions de la vice-présidente des Etats-Unis (on découvre à cette occasion son flash mais qui se souvenait d'elle ?)et celle de Wedeck. Toujours difficile de voir clair dans le jeu trouble de ce dernier. Mais il ne m'intéresse pas tellement à vrai dire. Je ne serais pas étonné qu'il soit finalement de mèche avec Janis. Ca n'aurait pas de sens mais on n'est plus à ça près ! Pendant ce temps-là, Joseph Fiennes fronce les sourcils...      

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// Bilan // Si FlashForward n'avait pas tous ces problèmes de rythme, ce serait sans doute un bon divertissement qui ne vole pas aussi haut qu'il aurait pu. Mais il a ces problèmes de rythme alors on s'ennuie une scène sur deux...

24 novembre 2009

FlashForward [1x 09]

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Believe // 7 98o ooo tlsp.

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   Euh... Les scénaristes de FlasForward auraient-ils eux aussi été victimes d'un blackout lors de l'écriture de cet épisode ? C'est à se demander parce que franchement, dans le genre remplissage chiant comme la mort, on peut difficilement faire pire ! C'est bien simple : on aurait dit un épisode de Heroes. Donc un épisode mal écrit, pas palpitant une seule seconde et qui met en scène des personnages dont on n'a que faire... Il est quasi-entièrement consacré à Bryce, resté très discret jusqu'ici, et sa quête pour retrouver la jeune femme asiatique de son flashforward, celle qui lui a redonné de l'espoir et qui l'a empêché, sans même le savoir, de se tuer. Mettre en avant cette belle histoire était une intention louable mais les scénaristes n'ont pas su nous intéresser. On tient absolument à nous présenter en profondeur cette Keiko, finalement plus encore que Bryce qui se contente d'être un cancéreux courageux, et c'est à peu près tout. Ses scènes avec Olivia ou la baby-sitter (qui n'en est plus une) étaient attendrissantes. Keiko est un personnage intéressant, même si sa vie au Japon est un peu trop clichée à mon goût. Et puis, à moins que cela devienne un personnage central de la série, ce dont je doute fort, je ne vois pas pourquoi tant se pencher sur son cas alors qu'il y a mille choses plus importantes à développer. Oui, j'ai aimé son arrivée à L.A., pleine d'espoir, mais le chassé-croisé avec Bryce m'a laissé un goût amer. Tout ça pour ça ?

   Peu d'autres intrigues sont développées dans cet épisode malheureusement, et rien n'avance véritablement. On pourrait parler de Demetri qui découvre que la femme qui l'a appelé pour lui indiquer le jour de sa mort il y a quelques temps le faisait depuis Honk Kong mais ce n'est qu'une mise en bouche pour le prochain épisode sans doute et un voyage en Chine à la clé. On reste grandement sur sa faim. Quant à l'ami Mark Benford, il fait son gros boulet. Il découvre le texto qu'Olivia a reçu lui disant que Mark buvait dans son flash et rentre dans une phase de parano bien compréhensible mais irritante pour tout le monde. Je reste curieux de savoir qui en est l'auteur s'il ne s'agit ni d'Aaron ni de Stanford. Ce dernier ne m'a d'ailleurs pas paru très convaincant. Cacherait-il quelque chose ? Cela ne m'étonnerait qu'à moitié. Concernant Aaron, j'ai trouvé ça totalement stupide de le confronter à l'alcoolisme de sa fille ! Ce n'est pas du tout subtil, ça n'apporte strictement rien à aucun point de vue et ce n'est même pas émouvant. Cette Tracy ne m'est d'ailleurs pas du tout sympathique.

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// Bilan // Toutes les saisons de toutes les séries ont leur épisode médiocre (ou plus médiocre encore que les autres dans certains cas) et c'est à cela que ressemble l'épisode 9 de la saison de FlashForward. Seul l'avenir nous le confirmera...

16 novembre 2009

FlashForward [1x 08]

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Playing Cards With Coyote // 8 28o ooo tlsp.

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   C'est la première fois qu'un épisode de FlashForward me déçoit. Je l'ai trouvé extrêmement bancal bien que je ne me sois pas ennuyé une seule seconde. D'abord, pardon mais j'ai du mal à prendre Dominic Monaghan au sérieux lorsqu'il joue un méchant. Avec sa petitesse et son nez atroce, il reste à mes yeux un gentil hobbit ou un sympathique rocker naufragé. Il faudra plus que sa voix profonde pour m'effrayer. La partie de cartes entre Simon et Simcoe qui rythme l'épisode n'était pas une grande idée, vraiment pas. Là encore, je me répéte : je ne me suis pas ennuyé une seule seconde mais je ne vois pas l'intérêt de ce jeu, à part peut-être prouver que Simcoe n'est pas un adversaire aussi faible qu'on pouvait le croire. Cela fait beaucoup de blabla pour pas grand chose. De plus, je doute que Simon respecte les termes du contrat. Il ne laissera jamais Simcoe dire ce qu'il sait sur le flashforward et qu'ils en sont en partie responsables. A partir de là, j'appelle ça du remplissage. Pas vous ? Dans le genre remplissage, le soutif et le string d'Olivia, on s'en tape ! On a bien compris que les flashforwards pouvaient ou pouvaient ne pas se réaliser, que tout ou presque était une question de choix et qu'Olivia voulait par dessus tout que son flash ne se réalise pas. Je ne vois pas l'intérêt d'insister lourdement là-dessus. Au fond, la mort de Al n'a quasiment rien changé aux comportements des uns et des autres. Ils sont juste un peu plus motivés à faire en sorte que leur futur change. J'attends maintenant patiemment que la fameuse Celia meurt. Histoire de montrer que les circonstances du futur peuvent changer mais que la finalité sera de toute façon la même. Je pense que c'est le Next Step. Autrement, je trouve quand même curieux que Al soit la première personne au monde à s'être suicidée pour prouver que son flash n'était pas exact. Mais disons que ça reste justifiable. Son cas est quand même à part. C'est un agent du FBI, il y a eu cette lettre, les médias qui ont rappliqué...

   La partie méga bancale de l'épisode concerne les recherches du FBI. Mark et ses acolytes ne voient pas plus loin que le bout de leur nez : Mark a tué un homme avec des étoiles tatouées sur le bras alors il a forcément tué l'agresseur de son flash et le meurtrier de Demetri. Et à aucun moment, vraiment aucun, ils n'émettent l'hypothèse qu'il pourrait y avoir d'autres hommes avec le même tatouage sur les bras. C'est pourtant la première chose à laquelle tous les téléspectateurs ont pensé (enfin je crois ?). Dès lors, la scène finale est plus ridicule qu'autre chose. Heureusement que l'ambiance et la réalisation sont extrêmement soignées et que l'histoire de la bague manquante vient d'ajouter au reste sinon, ça aurait été une arnaque pure et simple ! On n'en est pas loin quand même. Dans le même genre, le cliff' du précédent épisode est résolu d'une manière qui ne me plaît guère. Comme on pouvait s'y attendre, Tracy, la fille d'Aaron, a été considérée comme morte, même après un test ADN car c'est sa jambe morte qui a été testée. Elle est bien vivante et son retour introduit une sorte de conspiration liée à la guerre et à une entreprise portant le nom de Jericho ! Diantre, ça me fait penser à cette horrible série qui, Dieu merci, nous a quittés. Bref, cette intrigue ne m'inspire guère...

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// Bilan // Premier raté pour FlashForward. Un épisode écrit avec les pieds, qui a tendance à faire ressortir les défauts de la série qui ne datent pas de cet épisode mais qui ne m'avaient pas vraiment frappés et dérangés jusqu'ici.

27 octobre 2009

FlashForward [1x 05]

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Gimme Some Truth // 9 87o ooo tlsp.

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   Après cet épisode, j'ai presque envie de dire que ça y est, les choses sérieuses commencent. Elles ont commencé depuis longtemps à vrai dire mais il y avait là quelque chose d'absolument indispensable pour que les intrigues puissent avancer sans que l'on ait l'impression d'être pris pour des cons : oui, il existe des gens qui remettent en cause la théorie flashforward = futur; et oui, le FBI de Los Angeles n'est pas le seul à travailler sur les causes du blackout, les fonds nécessaires à la poursuite de l'enquête sont même remis en question par le Sénat lui-même. Une grande partie de l'épisode se déroule donc à Washington dans l'univers de la politique et du gouvernement américain. Ca nous change forcément du Los Angeles orangé des épisodes précédents. On part à la rencontre du président des Etats-Unis, interprété par l'excellent Peter Coyote, parfait dans ce rôle de la plus haute-importance, et la vice-présidente, que l'agent Stanford Wedeck ne porte pas dans son coeur et inversement. Là où ça devient extrêmement intéressant, au-delà des jouxtes verbales, des coups bas et des propositions alléchantes, c'est que dans son flashforward, la vice-présidente s'est vue devenir présidente, tandis que le président a été réveillé en pleine nuit à cause d'un événement très important dont on ignore bien-sûr la nature exacte. La série prend donc une nouvelle dimension, proche du complot gouvernemental qui fait tant fantasmer le cinéma et la télévision depuis des années. Il ne pouvait en être autrement. Tout cela est également l'occasion d'offrir un rôle central à Stanford alors qu'il était jusqu'ici un chef relativement sympa, qui passait sa vie aux toilettes.

   J'en ai déjà parlé dans d'autres reviews de d'autres séries : je ne suis pas fan en général du système "je te donne la presque-fin de l'épisode dans la première scène et je te montre ensuite tout ce qui s'est passé les heures qui ont précédé". Cela a tendance à tuer tout le suspense et il est vrai qu'ici, le cliffhanger aurait eu plus d'impact s'il n'avait pas été dévoilé plus tôt. Maintenant, je comprends qu'avec un épisode comme celui-là, assez complexe dans une atmosphère lourde et pesante, il fallait trouver un moyen de retenir l'attention du spectateur lambda qui a la zapette facile. Et puis le cliff' se dédouble de manière innatendue puisque Mark, Stanford et Demetri ne sont pas les seuls à être attaqués par des hommes cagoulés, Janis aussi, restée à Los Angeles ! Cela tend à prouver que Mark n'est pas fou, ce qu'il a vu dans son flash a réellement eu lieu. Le sénat devrait maintenant le croire, même à contre-coeur. Quant à Janis, c'est clairement l'un des personnages les plus attachants de la série jusqu'ici donc son sort nous importe. Si l'on en croit son flash, elle ne va pas mourrir. Elle va même tomber enceinte. Reste à savoir de qui... Comme l'avait fait remarquer un lecteur du blog il y a quelques semaines, elle est lesbienne. Bon. En soit, est-ce un élément important ? On aurait tendance à dire que non mais en fait si puisque ça complexifie forcément son flash. Jusqu'à preuve du contraire, deux femmes ne peuvent pas concevoir d'enfant ensemble. Il y a peu de chances qu'elle change d'orientation sexuelle dans les six mois, quoiqu'une romance avec Demetri m'a toujours semblé possible. Elle est avec sa nouvelle copine depuis très peu de temps, je doute qu'elles soient déjà dans quelques mois à faire des projets d'enfants. Et de mariage ? Sa copine s'est vue à son mariage dans son flash ! Est-ce que cela a un rapport avec celui de Demetri ? Je ne peux pas m'empecher de penser que tout cela est lié. Notons que l'on a pas vu d'images du flash de la copine. Et on ne peut croire que ce que l'on voit... Tout cela est passionnant ! Ce qui l'est moins, c'est les doutes d'Olivia, dont on a que faire actuellement, et les sages paroles de Aaron qui n'apportent rien de concrêt pour l'heure. Dernière chose : le précédent survenu en 1991 n'est pas oublié. Janis et ses collègues découvrent que des constructions étranges sont apparues à la même époque en Somalie...

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// Bilan // FlashForward prouve une fois encore qu'elle a l'étoffe d'une grande.

12 octobre 2009

FlashForward [1x 03]

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137 Sekunden // 9 ooo ooo tlsp.

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   Pour son troisième épisode, FlashForward nous fait voyager ! Et j'aime ça. Etant donné que le blackout a été mondial, il est bon de le rappeler en montrant régulièrement d'autres pays que les Etats-Unis d'une manière ou d'une autre. Le premier voyage nous a transporté à Munich en Allemagne, à la rencontre d'un prisonnier de guerre, Nazi, qui prétend posséder des informations capitales sur le blackout. Je dois dire que j'ai beaucoup pensé à un épisode de la saison 1 de Fringe, lorsqu'Olivia et Peter partent à la rencontre de David Robert Jones. Petite sensation de déjà-vu donc, mais une intrigue qui débouche sur une révélation intéressante : les corbeaux meurent. Mais avant cela, nos deux agents du FBI, Mark et Janis, se posent des questions d'éthique, classiques, qui ralentissent sans doute un peu le rythme mais qui sont nécessaires dans un pareil cas. Le fait d'évoquer le nazisme puis la kaballe ancre la série dans une réalité de croyances, de folies sans doute, et cela correspond tout à fait à l'idée que je me fais d'elle. Elle prouve ainsi qu'elle est capable de parler à la fois au grand public et à un public peut-être plus pointilleux, en quête d'un sens plus profond à cette grande histoire. La suite nous dira si cela n'était qu'esbrouffe...

   Le second voyage est directement relié au premier. Il nous emmène au Sud de la Somalie... en 1991 ! Là-bas, comme lors du blackout de 2009, il y eut un jour où les corbeaux sont tous morts au même moment. Un petit garçon berger a pu le constater et a également vu dans le ciel une forme suspecte, qui ressemblait à un corbeau géant mais blanc. Tout cela nous amène à une conclusion très simple : il y a déjà eu un blackout en 1991 mais localisé dans un petit village d'Afrique. Il devait s'agir d'un test grandeur nature de la part de ceux qui sont à l'origine du blackout. Mais les villageois ont-ils eu un flashforward à cette occasion ? A en croire l'expression de l'enfant, non. Il ne s'est pas écroulé. Mais peut-être était-il légèrement en dehors de la zone touché ? L'idéal serait que Mark vienne enquêter dans ce village dès le prochain épisode mais je ne sais pas pourquoi, je ne le sens pas.

   A coté de cette grosse intrigue relativement passionnante, il y avait toutes les petites intrigues, celles qui servent à montrer que la série sait aussi se faire tendre voire romantique car l'amour est tout ce qu'il nous reste en ce bas monde. Oui, le message est aussi simple que cela. Demetri retrouve sa petite-amie (interprétée par la magnifique Gabrielle Union) et celle-ci lui annonce qu'elle s'est vue en robe blanche sur une plage à ses cotés dans son flashforward. Et là, il y a comme un problème. Soit c'est une grosse menteuse, et c'est pour le moment l'hypothèse qui me paraît la plus crédible, soit Demetri est vraiment un être hors-norme qui n'a pas vécu la même chose que le milliard d'autres terriens. En admettant qu'elle mente, quelle en est l'utilité ? Se rassurer ? En tous cas, le morceau de flash que l'on nous montre ne comprend pas Demetri. Elle est seule et sa robe blanche pourrait ne pas être une robe de mariée. Peut-être a-t-elle un peu extrapôler, tout simplement ? Les petites-amies et femmes sont à l'honneur puisque celle du chef s'est vue dans un flash mère d'un petit garçon de six-sept ans alors qu'elle n'en a pas à l'heure actuelle, 6 mois plutôt donc. Vraisemblablement une adoption, celle de l'enfant d'un des collègues morts de son mari. Pour le moment, je ne vois pas trop où cela peut nous mener et en quoi c'est intéressant. Et puis il y a le pote de Mark des alcooliques anonymes qui est toujours persuadé que sa fille est vivante puisqu'il l'a vue dans son flash. Et là, stupeur : elle est bel et bien morte. WTF ? En tous cas, niveau émotion, les scénaristes ont assuré. Ce n'est pas forcément ce que l'on préfère dans la série mais c'est bien aussi d'en avoir un peu.

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// Bilan // Un troisième épisode de FlashForward un peu moins rythmé que les deux précédents, qui se perd dans des histoires secondaires trop sentimentales sans doute nécessaires, mais qui continue d'intriguer et même de fasciner.   

       

05 octobre 2009

FlashForward [1x 02]

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White To Play // 1o 73o ooo tlsp.

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   Ce second épisode de FlashForward a un gros défaut : il nous est raconté comme si l'on n'avait pas vu le pilote. C'est sans doute un impératif imposé par la chaîne de façon à ce que les téléspectateurs qui auraient rejoint la série en cours de route suite à un bouche à oreille positif ne soient pas largués. C'est d'autant plus important aujourd'hui puisque les séries feuilletonnantes sont celles qui ont le plus de mal à s'imposer, le téléspectateur étant souvent paresseux et infidèle. Mais forcément, pour ceux qui ont vu le pilote, cet épisode fait très redite. On nous remontre toutes les deux minutes des extraits des flashs que l'on connaît déjà par coeur et ça a le don d'agacer et ralentir le rythme. Cela devrait être logiquement corrigé dans les épisodes suivants... Heureusement, tout n'est pas que redite. On avance un peu, doucement évidemment, ce n'est que le 2ème épisode, mais suffisamment pour nous donner envie de voir la suite.

   Visiblement, les enfants, ou certains enfants, sont spéciaux dans la série. La fille du couple Benford est étrange et fait penser par exemple à la petite des 4400. Son flash me laisse perplexe. On n'en connaît que quelques éléments mais quelque chose cloche. Elle ne connaît pas Lloyd Simcoe mais elle connaît son fils, Dylan. Dylan, lui, connaît Olivia. Or, Olivia était avec Lloyd ce jour d'Avril, chez elle, et donc probablement avec sa fille et avec Dylan. Comment sa fille peut-elle alors ne pas connaître Lloyd ? J'ai un semblant de théorie : Dylan et Charlie vont se faire enlever. Ca expliquerait l'inquiétude qui semble ronger Lloyd dans le flash et le fait que tout le monde ne se connaisse pas. Et puis il y a évidemment la phrase cliffhanger : "D Gibbons is a bad man". C'est peut-être lui qui les retient captifs. Cet homme se révèle en tous cas d'une importance capitale. Autre information importante, il n'y avait pas qu'une seule personne éveillée pendant le blackout mais on s'en doutait un peu. Il y en avait au moins une autre, avec qui l'homme du stade a conversé, et sans doute quelques autres... Je me rends compte que je parle au passé mais je devrais parler au futur !

   J'apprécie de plus en plus le personnage interprété par John Cho, Demetri. Le doute était permis jusqu'ici quant à son absence de flash, il ne l'est plus. Il est bel et bien mort dans le futur, si l'on en croit en tous cas une mystérieuse femme qui l'appelle pour lui dire qu'en Mars prochain, il sera tué. Cette storyline est très excitante, sans doute la plus excitante de toutes d'ailleurs. Il y en a quand même une qui m'intrigue beaucoup : Janis s'est vue en train de faire une échographie dans son flash. De toutes évidences, sa joie semble mêler à une certaine tristesse. On remarque qu'elle est seule à ce moment important de sa vie. Vous savez quoi ? Je pense que le père est Demetri et qu'il est donc mort. On sent déjà un début de rapprochement dans cet épisode et ça pourrait bien s'accentuer par la suite. La copine de Demetri est loin en plus... Sinon, pour la partie "humoristique" de l'épisode, le flash du chef était quand même très drôle. Le voir s'expliquer était tordant !

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// Bilan // FlashForward transforme l'essai avec un second épisode prenant mais pas forcément surprenant. De nombreuses questions se posent déjà et je me sens personnellement déjà très investi. Je crois que c'est bon signe. J'espère que vous l'êtes vous aussi...

 

26 septembre 2009

FlashForward [Pilot]

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No More Good Days (Series Premiere) // 12 47o ooo tlsp.

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   En nous présentant Flash Forward comme le "nouveau LOST", ABC a pris un gros risque : celui de décevoir. J'étais d'ailleurs persuadé que le pilote de la série me décevrait. Je ne sais pas si le fait de le voir sur écran de cinéma a joué un quelconque rôle dans mon impression, mais elle est bonne, même très bonne. Le pilote n'est pas aussi spectaculaire que celui de Lost, si l'on doit se lancer dans une comparaison, mais il est impressionnant et digne d'une superproduction hollywoodienne. Dommage qu'il ne soit pas double par contre, il aurait bien mérité ça. On sent bien-sûr que l'on veut nous en mettre plein les yeux et rien ne nous est épargné. On a droit à une explosion, à une course-poursuite et à un panoramique sur un Los Angeles dévasté. Mais pourquoi se plaindrait-on d'un tel spectacle ? On entre tout de suite dans le feu de l'action et à la manière de Lost, et c'est le plus gros point commun des deux séries, on nous impose le personnage interprété par Joseph Fiennes, Mark Benford, comme le grand héros. Il n'est pas médecin, il est flic au FBI. Sa femme est médecin par contre, et c'est Penny Widmore, enfin Olivia Benford, Sonya Walger quoi ! Il n'y a qu'une scène qui m'a exaspéré dans ce pilote : le moment où Mark court au ralenti dans la rue pour aller sauver sa famille. C'était super cliché et vraiment pas nécessaire. Dans le même genre, il faut reconnaître que les dialogues ne volent pas haut. C'est le propre des séries de ce type en même temps. L'action passe avant tout. Cela n'empêche pas plein de petites notes d'humour qui permettent de dédramatiser un peu les événements. On notera un joli clin d'oeil à Lost puisqu'un panneau publicitaire pour la compagnie Oceanic Airlines apparaît -de manière peu discréte- lors d'une scène. Ca donne l'impression que les deux séries s'incrivent dans une même réalité. Qui sait, nos losties seront peut-être victimes du même flash eux-aussi ! Et vu où ils en sont, ça ne devrait pas les surprendre plus que ça !

   C'est à vive allure que les personnages secondaires -comprendre les personnages qui ne sont pas Mark Benford- nous sont présentés. Si la galerie est assez large, peu se démarquent vraiment pour le moment. La plupart font partie du FBI ou travaillent dans un des hôpitaux de Los Angeles. C'est réducteur, j'en conviens, mais c'est nécessaire. Le flash qu'a eu le plombier du coin ne serait certainement pas aussi intéressant que celui d'un mec qui va pouvoir se servir de ses souvenirs pour comprendre ce qui s'est vraiment passé. On a tout de même un électricien, ex-alcoolique, pour remplir le quota des gens lambdas. Puisque l'événement -le blackout total de 2 minutes et 17 secondes- est mondial, on nous montre quelques images des grandes capitales elles-aussi dévastées, Paris et son imperturbable Tour Eiffel notamment, et l'on nous installe déjà un pied à Londres (plus pratique pour la langue) en compagnie d'Alex Kingston (Urgences). Concernant les flashs, pour qui s'était un peu intéressé à la série avant sa diffusion, il n'y avait pas tellement de surprises. Il n'empêche qu'il y a plein de bonnes idées, notamment concernant le co-équipier de Mark, Demetri, qui n'a pas eu de flash justement, ce qui sous-entendrait que dans 6 mois, il sera mort. Ca me fait penser à Charlie dans Lost. Espérons que sa mort soit aussi héroïque et émouvante. Je doute qu'il y échappe. Pas de saison 2 pour John Cho ! Le flash d'Olivia -elle découvre qu'elle aime un autre homme- assure le quota émotion, mais le flash qu'il me tarde de découvrir, c'est celui de la petite fille ! Elle a certainement dû voir son père dans une très mauvaise posture et il doit être important puisque c'est un des rares qui ne nous est pas encore dévoilé. Le flash qui sauve la vie d'un homme au bord du suicide est une belle idée même si son changement de comportement est un peu trop rapide pour paraître crédible. Toujours est-il que ses scènes sur la jetée étaient magnifiques et ont participé à l'esthétisme sans faille du pilote.

   Mais qu'est que c'est que ce kangourou que Mark croise au détour d'une rue ? C'est moins impressionnant qu'un ours polaire, c'est même tout mignon (même si en vrai c'est très agressif) et ça doit être important. Un quelconque rapport avec l'Australie ? En attendant, le cliffhanger de l'épisode m'a fait beaucoup d'effet. Je l'ai vraiment trouvé excellent. Qui est cet homme en noir qui se balade tranquillement dans un stade suspendu par le temps ? The Observer avec une capuche ? Je ne vois pas comment les téléspectateurs pourraient ne pas revenir après ça. Ca donne tellement envie de voir la suite même si l'on sait bien que l'on n'est pas prêt d'avoir des réponses concrétes. Les producteurs ont déjà promis qu'ils connaissaient la fin de la série. Comme je suis naïf, je les crois. Non mais sérieusement, je crois que l'on peut. On ne s'embarque pas dans une histoire comme celle-là sans avoir planifié un minimum les choses.

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// Bilan // 4 étoiles, carrément ? Oui oui ! Ce n'est pas à toutes les rentrées que l'on nous offre un pilote aussi impressionnant et aussi bien maîtrisé, prémice d'une histoire ambitieuse et originale. Le précédent était celui de Fringe, et celui d'avant celui de Lost. Le buzz était justifié, la suite a tout intérêt à être à la hauteur... Bien entendu, je reviewerais chaque épisode sur le blog. J'ai déjà hâte d'être à la semaine prochaine, pas vous ?