19 février 2013

Grey's Anatomy [9x 15]

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Hard Bargain // 8 570 000 tlsp.

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   "All Along it was a fever (...) 

    Pardon si je m'égare dans cette review. Mais après avoir vu ce magnifique épisode de Grey's Anatomy, le meilleur de la saison 9 jusqu'ici, j'ai ressenti le besoin d'écouter une petite dizaine de fois de suite la chanson Stay de Rihanna, qui est passée au cours d'une scène à ma grande surprise. Ce n'est pas vraiment le genre d'artiste que l'on a l'habitude d'entendre dans la série, encore moins quand le titre en question est en train de se transformer en hit. J'en suis en tout cas intoxiqué et il m'a mis dans un état émotionnel proche de la dépression. J'exagère, bien entendu. Mais Grey's Anatomy a le pouvoir, encore aujourd'hui, de nous faire ressentir des émotions fortes, qui ne font que prendre de l'ampleur selon l'état psychologique dans lequel on se trouve lorsqu'on la visionne. Je crois que c'est pour ça que je ne cesserai jamais de la regarder, même quand elle sera terminée. Comme quelques autres, elle m'accompagnera toujours. Je vous avais prévenu que j'allais m'égarer...

   Dans une ambiance sombre et pluvieuse, rappelant vaguement un polar où tout le monde comploterait en secret, nos chers médecins sont plus que jamais dans la tourmente alors que le rachat de l'hôpital est sur le point d'être signé. La scène d'ouverture est saisissante, confrontant les points de vue divergents des uns et des autres avec angoisse et fureur. Si Callie et Derek font front, soutenus par une Meredith qui ne se mouille pas trop, Arizona est catégoriquement contre le plan qu'ils sont en train d'élaborer, à savoir : racheter eux-même le Seattle Grace avec l'indemnisation conséquente qui leur a été versée suite au crash. La solution à laquelle nous avions évidemment tous pensé et qui est ici, d'une certaine manière, remise en question face à sa complexité. Pendant ce temps-là, Cristina copule joyeusement avec Owen et ne donne par conséquent pas (encore) son avis sur la question. D'emblée, je me suis rangé du côté d'Arizona, qui exprime extrêmement bien, avec rage et sincérité, les raisons qui font que cette entreprise est à la limite de l'absurde et de la bêtise. La culpabilité de Derek et son besoin constant d'héroïsme sont finement pointés. Pour autant, comme elle et comme Cristina par la suite, je me suis laissé séduire par l'idée. Non pas qu'elle me paraisse moins folle à la fin de l'épisode. Mais elle me parait vitale pour eux. Cet hôpital est leur point de repère, leur boussole. Ils seront perdus sans lui, livrés à eux-même. Ils pourraient s'en sortir, bien entendu. Mais le combat mérite d'être mené, quelle qu'en soit l'issue. En prenant le partie d'entrer davantage dans le détail des procédures, les auteurs parviennent à rendre les enjeux encore plus forts qu'il ne l'étaient, à les ancrer dans la réalité et notre attention n'en est que plus soutenue. L'intervention de Bailey, bien que rapide, est très pertinente; et le point de vue d'Owen n'est pas délaissé, fort heureusement. On est avec la petite bande, mais on est avec lui aussi. Leurs combats respectifs sont de toute façon les mêmes, ils sont nés de la même envie et du même besoin. Et il y a de la culpabilité des deux côtés. Même l'avis des infirmières, les grandes oubliées de la série, est montré. Quant au docteur Cahill, elle donne quelques clés sur le petit mystère qui l'entoure, ce qui la rend touchante. Cette partie est au final on ne peut mieux maîtrisée. Avec ce qu'il faut d'humour aussi avec les affiches de Derek partout dans les couloirs !

   Les autres intrigues n'ont pas la même intensité, c'est vrai, mais elles ne sont pas faibles pour autant. Elles reposent essentiellement sur la sympathie que l'on a pour les personnages, ou plutôt la sympathie que l'on se découvre pour eux ! Je n'en ai toujours pas pour Alex -et je n'en aurai jamais- mais je le redis comme la semaine dernière : sa relation hésitante avec Jo me plait. Il est très agréable de les voir apprendre à s'apprivoiser. Et puis elle, elle est... je l'aime beaucoup et puis c'est tout ! Pour April et Matthew, j'ai été victime d'une prémonition. Dès le début de l'épisode, en le voyant troublé, dire un peu n'importe quoi face à elle, j'ai eu la sensation d'une April-bis au masculin. Je me suis dit qu'ils s'étaient drôlement bien trouvé et là, ça m'a frappé : et s'il était vierge "lui aussi" ? Eh bien ça n'a pas raté. Il se réserve pour le mariage. Comme April... il y a quelques mois. Malgré le mensonge de cette dernière, j'ai trouvé tout cela très mignon, très léger. Même la scène entre la jeune femme et Jackson a presque réussi à me faire regretter leur couple. En même temps, contrairement à beaucoup d'entre vous, je les ai longtemps soutenus. Ce n'est pas du tout le moment de les remettre ensemble. Mais quand ils seront plus mûrs l'un et l'autre, peut-être que... Et puis je terminerai par une romance que je sens poindre, mais je me trompe peut-être complètement : Cahill ne serait-elle pas en train de tomber amoureuse d'Owen ? Sa déclaration d'admiration ressemblait à s'y méprendre à une déclaration d'amour ! Et je dois dire qu'avec les nouvelles complications qui attendent le couple Owen/Cristina, je ne serai pas du tout contre... Et par la même occasion, ça sentirait pas un peu mauvais la rupture entre Callie et Arizona ? Oh mon Dieu je n'espère pas... Mais je crois que ce rachat, surtout s'il foire, va laisser des traces au-delà des murs du Seattle Grace, dans les foyers de chacun...

"(...) I want you to stay"

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// Bilan // C'est ça un beau et grand épisode de Grey's Anatomy. C'est une ambiance particulière, chaleureuse, de la tension et de l'émotion, de la bonne musique aussi. C'est un ensemble solide, tangible. C'est le pendant et c'est l'après. 


06 février 2013

Grey's Anatomy [9x 13]

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Bad Blood // 8 930 000 tlsp.

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   Vous vous attendiez à du gros drama et des larmes à J-1 de la fermeture du service des urgences du Seattle Grace ? Eh bien non, vous n'en aurez pas, si ce n'est un pincement au coeur lorsque Hunt éteint les lumières et les moniteurs des salles autrefois bondées, qui seront désormais désertées jusqu'à nouvel ordre. Je suis plutôt satisfait de cette approche légère, étant donné qu'elle ne le restera probablement pas longtemps. Au fond, les médecins ont du mal à y croire et ne se rendent peut-être pas encore compte de la gravité de la situation. Comme nous, ils voient ça comme un problème passager. Or, on connait Shonda : elle n'a pas introduit cette intrigue pour la résoudre au bout de deux épisodes. On en a jusqu'à la fin de la saison, voire au-delà, et c'est ce qui s'appelle avoir de la suite dans les idées ! Difficile de savoir ce que l'avenir nous réserve de ce point de vue-là, mais les possibilités sont multiples et une réduction de l'effectif n'est pas totalement exclue, malgré les dires du Dr Cahill. Comme je le disais la semaine dernière, dans un contexte économique mondial comme le nôtre actuellement, c'est une storyline qui a une véritable résonance chez les téléspectateurs. Les internes ont-ils raison d'avoir peur pour leur place ? A priori, je dirais que non, puisque ce ne sont certainement pas eux qui coûtent le plus cher à l'hôpital. Mais ne dit-on pas qu'il n'y a pas de petites économies ? Et puis, clairement, ils sont trop nombreux. Ce n'est certainement pas un hasard. Tout est réfléchi ! Je crains que Heather, encore absente de cet épisode, ne soit l'une des victimes étant donné que l'actrice a été castée sur un pilote (Legends, pour TNT) et qu'il a de grandes chances d'être retenu. C'est dommage, c'est celle que je préfére (mais pas tellement pour le personnage pour l'instant, pour Tina Majorino avant tout). Jo semble hors de danger. Shane aussi, parce que c'est le seul garçon de la bande. Reste donc Leah et Stephanie. Si cette dernière ne parvient pas à sortir de l'ombre de Jackson, il n'est pas impossible qu'elle jarte. Quant à la première, c'est notre souhait à tous qu'elle quitte les lieux ! Elle est physiquement irritante. Pardon.

    Pourtant, dans cet épisode, Leah a eu sa première heure de gloire de la saison en travaillant aux côtés de Cristina sur un cas mêlant convictions personnelles et éthique. Cela nous rappelle les meilleures heures médicales de Grey's Anatomy. On a du coup une sensation de déjà vu, mais l'affaire est bien menée, rythmée. Elle est même amusante par moment, avec l'utilisation des caméras fraîchement installées pour surveiller les médecins et leur respect des nouvelles procédures. Et puis émouvante sur la fin, avec une jolie chanson choisie bien comme il faut. Leah nous rappelle alors la Meredith des débuts. J'ai choisi Meredith parce qu'il y a physiquement une ressemblance. Mais ce genre de situation est aussi arrivé à Cristina, Izzie et tous les autres. Bref, je me plaignais dans ma review précédente d'un manque flagrant de cas médicaux intéressants depuis quelques temps, mais cet épisode m'a prouvé qu'ils étaient encore capables d'en inventer ! C'est juste que c'est souvent au détriment des histoires personnelles de nos héros, qui ont tendance à stagner dans ces cas-là. Karev, Callie et Arizona étaient également confrontés à un cas épineux, mais dans un genre différent. Une adolescente exécrable qui refuse de sortir de son lit pour réapprendre à marcher, estimant que sa vie est fichu... Ring a bell ? Oui, on sentait venir à des kilomètres à la ronde le parallèle avec la situation d'Arizona, et ça n'a pas raté ! Tout était donc très prévisible devant cette intrigue... tout sauf le fait de nous sortir des musiques à la Dexter (voire carrément de Dexter, je n'ai pas vérifié) lorsque la gamine se mettait à grogner. C'était un choix artistique étrange, qui me rappelle les voix mettaliques de Meredith et Cristina un peu plus tôt dans la saison. Cela rendait les scènes presque parodiques et je ne pense pas que c'était le but recherché. Si ça avait été le cas, ils nous auraient carrément sorti la musique de L'Exorciste ! En tout cas, sur la toute fin, les auteurs ont quand même réussi à nous surprendre en ne rendant pas le déroulement du speech d'Arizona aussi doux et simple que prévu.

   Le troisième cas médical était le moins passionnant, mais il avait l'avantage d'impliquer le Dr Cahill, presque malgré elle au départ. Comme je l'avais décelé lors de l'épisode précédent, il semble bien que la femme garde en elle une blessure, liée à un patient, une opération, mais les scénaristes ont choisi de ne pas traiter le sujet frontalement dans cet épisode. Cela signifie qu'ils souhaitent développer le personnage sur la longueur, et c'est une bonne nouvelle. Je l'aime bien. Le twist sur sa mission dans les dernières minutes de l'épisode est assez excitant puisqu'il annonce un changement encore plus grand que prévu sur le papier. J'imagine déjà un casting d'enfer pour trouver l'acteur ou l'actrice qui interprétera l'acheteur du Seattle Grace, et donc le nouveau grand patron de nos héros. Mais peut-être aussi que ça ne conduira pas à de profondes modifications. Dans tous les cas, cette saison 9 a une ligne directrice forte et ce n'est pas du luxe. Même si les audiences sont toujours très acceptables, Scandal qui est diffusée juste après (et qui est excellente) pourrait arriver à son niveau voire la dépasser d'ici au mois de Mai. Ce sera toujours une victoire de Shonda quoi qu'il arrive, mais quand même... Grey's Anatomy ne doit pas et ne peut pas se terminer dans l'indifférence ! Un départ en fin de saison 10 la tête encore haute, ce serait beau et mérité. Avec tout ça, je n'ai pas parlé des gentillets Hunger Games de Meredith, Miranda et Richard. Que dire d'autre à part que c'était plutôt fun ? Idem pour le duo Derek/April, en mode cerveaux on fire.

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// Bilan // Un épisode sympathique, que l'on oubliera vite, certes, mais qui met en place des intrigues importantes pour la suite de la saison 9.

30 janvier 2013

Grey's Anatomy [9x 12]

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Walking On A Dream // 9 100 000 tlsp.

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   L'empathie. Voilà une notion primordiale dans l'écriture d'une série et de ses personnages, tout particulièrement quand elle est médicale, et que les patients et leur entourage n'ont que quelques minutes pour se montrer intéressants, pertinents et, pourquoi pas, attachants. On a besoin de ressentir leur peine, leurs troubles, leurs inquiétudes. Et en voyant cet épisode, je me suis dit que s'il y a bien quelque chose que Grey's Anatomy ne réussit plus à faire depuis un petit bout de temps maintenant, c'est d'offrir des cas médicaux intenses et touchants. Cela arrive encore parfois, mais c'est rare. Et c'est dommage, assurément. C'est peut-être une des nombreuses choses qui la différencie d'Urgences. Si ça m'a frappé ici, c'est surtout parce que je trouvais ces passages-là chiants... mais chiants. Ils ralentissaient le rythme d"un épisode qui promettait pourtant d'aller à 100 à l'heure. Les seuls malades qui nous intéressent, ce sont nos chirurgiens. Enfin pas tous. Par exemple, Derek et sa main, ça ne me passionne toujours pas et ne me passionnera sans doute jamais. Mais noyé dans la thématique de l'épisode, qui consistait à mettre en avant une nouvelle étape dans la guérison de chacun, ça passait bien. Ainsi, j'ai ressenti la peine, les troubles et les inquiétudes d'Arizona, face à ses douleurs fantômes qui font suite à son amputation. La mise en image était vive, gore même à un moment donné. L'apaisement final était un beau moment. Les auteurs font du très bon boulot dans le suivi de cette intrigue, sans pathos.

   Je suis plus partagé sur les angoisses et les sautes d'humeur de Meredith. C'est vrai que Shane est tête à claques par moment. Et il a le don de s'enfoncer toujours un peu plus. Il est victime du syndrôme ShondaRhimsien classique en fait, où un personnage en mauvaise posture ne peut pas s'empêcher de parler, encore et encore, et d'aggraver ainsi son cas en se perdant inutilement en conjectures jusqu'à l'humiliation et le choix du silence qui s'impose enfin à lui. Du coup, ça le rend plus familier qu'énervant. Non, ce qui m'a dérangé, ce sont les réactions overzetop de Meredith, expliquées par sa grossesse. Ben oui. Le gros cliché de la femme enceinte lunatique et exécrable, il fallait bien nous le refourguer à un moment donné ! Sur la fin, quand elle surmonte sa peur de prendre l'avion, c'est beaucoup plus intéressant, mais ça arrive trop tard. On l'a déjà perdue. Hormis Shane, les internes sont plus discrets cette semaine, ce qui n'est pas nécessairement un problème. Stephanie fricote toujours avec Jackson, l'occasion pour lui d'enlever le haut pour la énième fois. Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à en dire. Jo forme une bonne paire avec Derek, mais on s'en fiche un peu. Pas de Heather (sad face) ni de Leah (happy face!). Quant à April, elle s'est trouvée un nouvel intérêt amoureux interprété par Justin Bruening. Trop tôt pour tirer des plans sur la comète, mais il a l'air sympathique au premier abord cet ambulancier. Une perspective d'avenir ou une distraction passagère lui feront le plus grand bien ! En attendant, j'ai bien aimé sa façon de gérer Stephanie. Elle aurait pu la traiter comme une merde, comme ses collègues ont tendance à le faire avec leurs élèves; mais elle a choisi une méthode plus douce mais ferme quand même, qui lui ressemble davantage. 

   Le cliffhanger de l'épisode précédent a des répercussions dès celui-ci avec l'arrivée du Dr Alana Cahill, chargée de remettre un peu d'ordre au Seattle Grace en ciblant ses failles, là où l'hôpital perd le plus d'argent. Si cette intrigue part, certes, d'un crash d'avion, donc d'une situation plus qu'exceptionnelle, elle met malgré tout en lumière un thème d'actualité. En pleine période de crise financière, les coupes budgétaires se font dans toutes les entreprises et rarement avec allégresse. Grey's Anatomy en témoigne à sa façon. Je connais mal Constance Zimmer mais son personnage m'a fait plutôt une bonne première impression. Elle a un peu d'humour, mais pas trop, et même un lien avec le passé de Richard, histoire de l'intégrer plus facilement à l'ensemble. Elle était l'une de ses élèves. Que s'est-il passé entre eux ? Mystère. Mais il y a clairement eu quelque chose. Et je ne parle pas nécessairement d'une histoire d'amour. Non, de quelque chose de "plus grave", de plus profond, qui aurait peut-être changé beaucoup de choses dans sa vie à elle. Un événement dont Richard aurait été témoin ? C'est intriguant, j'ai vraiment envie d'en savoir plus. C'est très bon signe ! Concernant la fermeture des urgences, disons que j'imagine mal les scénaristes se séparer de ce pan de la série, qui lui insuffle souvent de l'énergie. J'ai beaucoup aimé la réaction de Bailey, pas seulement parce qu'elle m'a semblé être la plus sensée, aussi et surtout parce qu'elle glisse nonchalamment une pique envers les survivants du crash, sous-entendant que dans leur malheur ils ont gagné des sommes d'argent astronomiques, ce qui n'est pas le cas des autres médecins. Cette pointe de jalousie mal placée me parait très humaine. Et puis elle va dans le sens de ce qui nous pend au nez : Meredith & co vont culpabiliser et reverser ces sommes au Seattle Grace... 

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// Bilan // La 9ème saison de Grey's Anatomy poursuit tranquillement son parcours, sans nous surprendre beaucoup, certes, mais avec toujours beaucoup de fluidité. 

07 août 2011

Love Bites [1x 02 > 1x 08]

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Saison 1 // 2 120 000 tlsp.

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   Après avoir été agréablement surpris par le pilote de Love Bites (Lire ma critique), qui se  croquait avec plaisir, je me suis laissé tenter par les 7 épisodes suivants, dans la même veine. Je ressors de ce visionnage avec trois certitudes : 1/ NBC a fait n'importe quoi avec elle et ne lui a jamais laissée sa chance, qu'elle méritait pourtant, surtout quand on voit la tronche des autres nouveautés de la chaîne cette année 2/ C'est un concept qui avait davantage sa place sur le câble que sur un grand network : parler d'amour au 21ème siècle, c'est aussi parler de sexe sans tabou, ce que Love Bites n'a pas pu faire 3/ Becki Newton est une comédienne unique qui mérite de retrouver vite chaussure à son pied !

   Ma mission du jour est très simple : vous donnez envie, si vous n'avez pas encore tenté, d'accorder une chance à Love Bites en cette période estivale propice aux nouvelles expériences. De toute façon, l'engagement n'est que de courte durée ! Un soir, deux, voire trois tout au plus devraient suffire. Quand on est lancé...

   Le concept très particulier de la série a longtemps été flou avant la diffusion, il l'a même été au début, mais il s'est révélé assez efficace sur la longueur. Il y a un certain charme à découvrir les réseaux sociaux à la fois du personnage de Becki Newton (mais l'actrice n'apparaît pas dans deux épisodes... les moins bons) et de celui de Greg Grunberg, l'une à New York, l'autre à Los Angeles, et plus précisément dans le quartier de Venice Beach avec ses berges et ses canaux. Il aurait été encore plus abouti les relier l'un à l'autre mais c'était peut-être prévu pour plus tard. On fait donc la rencontre au fil des épisodes des voisins gays de Judd et Colleen, du meilleur ami de Judd, de sa soeur, de sa nièce; la soeur et le beau frère d'Annie, dont elle porte le bébé, d'un de ses prétendants... et ce sont ces scènes-là, qui touchent directement les personnages principaux, qui sont les plus réussies. Cela prouve donc quelque part que le concept a ses limites. Certains segments sont plus faibles que d'autres : je pense instinctivement à l'histoire de l'astronaute trompé par sa femme qui était originale mais ratée; a contrario, j'ai bien aimé le couple formé par Michelle Trachtenberg et Bret Harrison, ils étaient vraiment mignons et "normaux". Preuve que l'on pouvait s'attacher à certains personnages sans les avoir vus longtemps. Je me souviens aussi du segment avec le pote de Judd et Laura Prepon dans le rôle d'une femme atteinte d'un cancer du sein. C'était vraiment touchant. Il y a eu quelques tentatives sympathiques de bousculer l'ordre établie en s'intéressant à des ados ou à des personnages plus âgés. En huit épisodes, pas mal de thèmes ont donc été balayés de manière plus ou moins superficielle. J'ai souvent adhéré même si les dialogues n'étaient pas toujours à la hauteur. Puis il se dégageait une cohérence d'ensemble presque inattendue à chaque fin d'épisode.

   Les guests, pour les sériphiles c'était assez génial je dois dire. Jugez plutôt : Lindsay Price, Frances Conroy, Krysten Ritter, Jennifer Love Hewitt, Michelle Trachtenberg, Christopher Gorham, Cheryl Hines, Jeffrey Tambor, Bret Harrison, Beau Bridges, Kurtwood Smith, Laura Prepon, Donald Faison, Jessica St Clair, Guillermo Diaz, Matt Long, Eddie McClinktock, Adam Baldwin, Vanessa Marano., Jaime Pressly.. Oui, mesdames, messieurs. Tout ce petit monde là s'est donné rendez-vous. Imaginez la liste si la série avait eu une saison complète ! 

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// Bilan //  Love Bites est une expérimentation beaucoup moins bancale que prévue, qui a su trouver un ton juste assez rapidement, qui n'est pas tombée dans la mièvrerie mais qui aurait pu oser plus et qui a réussi à trouver un équilibre entre humour, émotion, overzetop et réalisme. Elle ne méritait pas d'être traitée par NBC comme elle l'a été, mais avait-elle seulement une chance de marcher ?