28 avril 2014

Agatha [Pilot Script]

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AGATHA

Drama // 42 minutes 

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Ecrit par Tom Donaghy (The Whole Truth). Réalisé par Jace Alexander (New York Police Judiciaire, Rescue Me, Underemployed). Produit par Mark Gordon (Esprits Criminels, Grey's Anatomy, Army Wives). Pour ABC, ABC Studios, The Mark Gordon Company & Stearns Castle. 

Agatha McAuliffe, une ancienne délinquante qui a passé trois années en prison, est devenue une criminologue réputée. Appelée à la rescousse à Philadephie pour aider à résoudre une affaire de disparition mystérieuse, elle doit alors faire équipe avec un détective qui n'est autre que son père, avec lequel elle n'a plus de relation depuis 15 ans. Leurs chemins se sont séparés lorsque la jeune soeur d'Agatha a disparu pour ne jamais être retrouvée. Aujourd'hui, le père et la fille ont suffisamment de preuves et d'indices pour réouvrir l'enquête...

 Avec Bojana Novakovic (Satisfaction, Rake), Clancy Brown (Les Evadés, Starship Troopers, Sleepy Hollow), Erik Palladino (Urgences, Over There, 666 Park Avenue), Daniel Henney (Hawaii 5-0, Three Rivers), Aaron Ashmore (Smallville, Warehouse 13), Meta Golding (Esprits Criminels, Hunger Games, The Tomorrow People), Christian Keyes (Let's Stay Together), Jee Young Han...

 

   Clairement, ABC regrette amèrement d'avoir annulé Body Of Proof à l'issue de la troisième saison. Ce n'est pas pour rien qu'il a été envisagé un temps de relancer la série. Au cours d'une saison tout à fait catastrophique pour la chaîne, ses scores, s'ils n'avaient pas baissé, auraient été un petit motif de satisfaction. Le pilote d'Agatha a clairement été pris non pas pour sa qualité, qui laisse à désirer, mais pour sa capacité à être une digne remplaçante de Body Of Proof, qui n'était elle-même pas un chef d'euvre. Mais l'atout de la série médico-policière, c'était indéniablement Dana Delany qui sortait à l'époque de Desperate Housewives et d'un guest remarqué dans Castle. Agatha est, elle, incarnée par un visage inconnu du public américain, au milieu d'une distribution de seconds coûteaux (loin de moi l'idée de réduire le talent de Clancy Brown, mais bon... ce n'est pas un nom qui attire). ABC a réussi à rassembler de beaux castings cette saison des pilotes, celui d'Agatha est l'un des moins attractifs. Normal, c'est l'un des moins bons aussi !

   On peut trouver à Agatha McAullife des faux airs de Megan Hunt : elles n'ont pas tout à fait le même âge, mais la même classe -madame voyage avec un sac Vuitton, et le scénariste le précise à plusieurs reprises, comme si c'était d'une importance capitale- et peu ou prou la même personnalité : brillantes, battantes, autoritaires... et gentiment torturées. L'héroîne de BOP n'avait pas fait de prison, mais elle avait elle avait commis une grave erreur qui avait coûté la vie à un patient et elle en ressentait encore la culpabilité chaque jour, sans compter l'échec de son mariage et les répercussions sur sa fille. C'est encore plus compliqué pour Agatha : elle se sent responsable de la disparition de sa soeur et elle regrette d'avoir viré délinquante (des vols notamment). Une source de honte même si elle a choisi d'être franche et ne cacher son passé à personne. L'aspect familial de la série est d'une banalité affligeante. C'est du téléfilm de début d'après-midi. Les rapports entre le père et sa fille évoluent évidemment au cours du pilote. Ils se disent ce qu'ils ont chacun sur le coeur et au bout du compte, ils sont plus ou moins réconciliés. Il y a le frère d'Agatha au milieu (gay qui ne s'assume pas) qui joue l'arbitre et tout ce petit monde va désormais vivre sous le même toit puisque l'héroïne déménage évidemment à Philadelphie pour rester auprès des siens (BOP se déroulait dans cette même ville). Le fil rouge de la série sur la soeur a de l'importance mais il ne présage de rien de bon, et de surtout rien que l'on n'a pas déjà vu 1000 fois. L'enquête du jour est elle aussi assez affligeante dans son dénouement. Agatha, telle Megan Hunt, est à l'affût du moindre détail, plus comportementaliste que criminologue au final, très Mentalist quoi. C'est tout à fait barbant... et en même temps quand on voit que Unforgettable plaît -surtout en France à vrai dire- je comprends qu'ABC puisse se dire "Et pourquoi pas ?". Mais moi, je n'y crois pas. 

   Agatha a tout de la série policière classique, rangée, ennuyeuse, des élements procéduraux aux parties plus centrées sur les personnages, notamment le fil rouge qui est censé nous tenir en haleine plusieurs années, dans le meilleur des cas. Une proposition sans grand intérêt en somme. Je ne serais guère surpris qu'elle soit choisie cependant...

Posté par LullabyBoy à 12:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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27 janvier 2010

The Deep End [Pilot]

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Pilot // 7 11o ooo tlsp.

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What About ?

Sterling Law est un des cabinets juridiques les plus prestigieux de Los Angeles. Chaque année, quatre jeunes diplômés des plus grandes écoles sont recrutés. Ils sont appelés à devenir les meilleurs juristes du monde... ou à exploser en vol. Cette année, les quatre chanceux se nomment Dylan, Addy, Beth et Liam. Ils vont découvrir le système impitoyable de Sterling Law et de son patron, Cliff Huddle, surnommé le "Prince des ténèbres". Le retour au sein de la firme de son partenaire historique Hart Sterling, qui vient de perdre sa femme, va changer la donne... (AlloCiné)

Who's Who ?

The Deep End a peut-être ses faiblesses mais elles ne viennent pas de son casting, solide, autant au niveau des premiers rôles que des rôles secondaires ! Après ses participations remarquées mais en second plan dans Veronica Mars et Big Love, Tina Majorino obtient enfin le rôle majeur qu'elle mérite. Elle est dès le départ le personnage le plus attachant. Ses trois partenaires principaux sont moins connus mais ils ne sont pas mauvais : Matt Long (Jack & Bobby), Leah Pipes (Life Is Wild) et Ben Lawson (Neighbours). Ils sont rejoints en fin d'épisode par un 5ème jeune diplômé incarné par Mehcad Brooks, qui restera à jamais le symbole de l'intrigue fil-rouge ratée de la saison 2 de Desperate Housewives malgré son rôle dans True Blood. Face à eux, des personnages plus adultes et des acteurs confirmés parmi lesquels Billy Zane (tout le monde se souvient de lui dans Titanic), Clancy Brown (une célèbre voix dans de nombreux dessins-animés) et Nicole Ari Parker, l'atout charme-maîtresse femme. A noter les participations au pilote de Kate Burton (Grey's Anatomy), Tom Amandes (Everwood) et Meredith Monroe (Dawson). Du beau monde donc !

So What ?

    Lorsque ABC commence la promo d'une de ses nouveautés par le slogan "From the newtork who brought you (...)", c'est souvent mauvais signe. En l'occurence, la chaîne a souhaité mettre en avant le lien de parenté entre The Deep End et Grey's Anatomy et effectivement, l'intention est là. L'intention seulement. Je me souviens très bien du pilote de Grey's Anatomy et il était très efficace. D'emblée, les personnages se sont imposés à nous et la dynamique était lancée. Dans le cas de The Deep End, c'est moins simple. Etant donné que je suis très client des dramédies judiciaires et qu'Eli Stone me manque, elle me permet de combler un vide décemment. Mais je l'aurai voulue plus rythmée, plus amusante. On sent que les scénaristes sont dans la retenue et qu'ils tiennent à garder un minimum de sérieux. C'est dommage, avec un peu plus de piquant, j'aurai passé un très bon moment. Et puis au niveau des cas juridiques, il faut s'attendre à ce qu'ils soient simplistes, tendant vers l'émotion facile, mais qui réussissent quand même parfois à vous toucher.

Ce qui m'a frappé, c'est que le potentiel de la série est énorme. Est-ce dû au fait qu'il y a beaucoup de personnages ? Sans doute en partie. Milles combinaisons sont possibles et je ne parle pas que des couples éventuels. C'est important ça de ne pas donner l'impression d'avoir dis l'essentiel dans le pilote. Les portraits de chacun des personnages sont esquissés, sans tomber dans la caricature, et on sait qu'on a encore beaucoup à apprendre d'eux. Liam est un tombeur mais pas que. Beth est une fille à papa mais pas que. Par contre, et le cliffhanger de l'épisode le confirme : Cliff est un salaud et rien que. Je reconnais évidemment que tous sans exception ne sont ni originaux ni hyper attachants pour le moment mais il y a matière à... Niveau ambiance, le soleil de Los Angeles qui se réflète dans les baies vitrées des grands immeubles doit assurer tout seul. Il s'en sort convenablement mais il n'en ressort pas une atmosphère particulièrement chaleureuse. C'est même un peu froid.      

En bref, The Deep End est morte avant même d'avoir commencé. Entre un titre prophétique, une diffusion à la mi-saison et une case horaire en perte de vitesse, je la voyais mal survivre et l'audience du pilote confirme mes craintes. Pour autant, ce n'est pas une mauvaise série. Ce n'est pas original, ce n'est pas passionnant mais c'est "sympa". Et parfois, ça suffit.


// Bonus // Pour les plus curieux, une bande-annonce...