02 août 2012

Suburgatory [Saison 1]

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Saison 1 // 7 700 000 tlsp.

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   Mon arrivée dans la banlieue huppée et acidulée de Chatswin m'avait vraiment emballé en septembre dernier (la preuve), plus encore que ma rencontre avec le couple phare de Up All Night ou celle de la cynique et de la blonde de 2 Broke Girls. Dans les trois cas, neuf mois plus tard, la déception se fait ressentir parmi ces nouvelles comédies prometteuses de la saison mais, heureusement, elle ne domine pas. J'ai passé franchement de très bons moments avec Tessa, Dallas, Dalia, Sheila et tous les autres personnages hauts-en-couleurs de Suburgatory. Mais disons que la deuxième partie de la saison n'a pas été à la hauteur de la première. La série a perdu de son piquant et de son mordant au fil du temps, allégeant la caricature quitte à devenir plus commune, et les auteurs ont fait quelques mauvais choix sur lesquels je reviendrai. Le bilan est tout de même positif au bout du compte et je suis très content que le public ait suffisamment accroché pour que la série obtienne une seconde saison. En revanche, il va falloir se remettre un peu en question et proposer d'aussi bons épisodes en saison 2 qu'au début de la saison 1, sinon le public finira par s'en détourner définitivement...

   De la même manière qu'une Grosse Pointe ou qu'une Clueless par le passé, Suburgatory joue énormément sur les clichés pour mieux les détourner, et n'hésite pas y aller fort si besoin est sans devenir cruelle pour autant. Le piège de ce type de série, dans lequel est d'ailleurs un peu tombée GCB cette année dans un registre très proche, c'est d'y aller trop fort tout le temps, ne pas laisser de respirations et finalement rapidement lasser et/ou agacer le public. Suburgatory n'a pas vraiment eu ce problème puisqu'elle s'est assagie avec le temps. Mais c'est un problème aussi. Difficile de trouver un juste milieu. De toute façon, quand on crée de toute pièce un univers aussi riche et codifié, en particulier dans une comédie, on s'expose à ce type de désagréments. Il faut faire avec et avancer, et tout miser sur l'évolution des personnages. Ce que la série a fait. Tessa, dont la complicité avec sa pote Lisa manquait un peu d'efficacité, s'est fait un autre nouvel ami : Malik. Et à trois, ils nous ont offert de bons moments. On a aussi cherché à caser Tessa, c'est bien normal. Le résultat n'a été probant qu'un seul épisode avec le premier prétendant. Je ne me souviens plus de son prénom mais ce garçon pas bête du tout mais qui aimait beaucoup trop parler de lui n'était vraiment pas fait pour elle. Il y a eu une mini-tentative avec Malik, mais les scénaristes se sont rendus compte que c'était bien plus sympa de le mettre avec Lisa, justement. Ensemble, ils ont occasionné de bons petits sourires (j'ai notamment souvenir d'une fondue... ragoûtante). Puis il y a eu Tessa et Ryan Shay, le frère de Lisa. Le couple totalement improbable tant le garçon est ridicule mais que l'on a quand même envie de voir à l'oeuvre pour le fun. Dans ces moments-là tout particulèrement, Suburgatory s'est beaucoup rapprochée de son alter-ego de MTV Awkward. En l'occurence, Matty est quand même plus intelligent que Ryan mais il y a un peu de ça quand même. La voix-off de Tessa peine à être toujours aussi efficace qu'au tout début, mais elle livre encore de temps en temps des réflexions qui valent le détour. La "rivalité" entre Tessa et Dalia a évidemment été exploitée tout au long de la saison mais les scénaristes se sont vite rendus compte que Dalia pouvait aussi être hilarante en dehors de ça. Ils s'en sont donc donnés à coeur joie et c'est probablement ses répliques à elle, totalement improbables, qui m'ont le plus fait rire. 

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   Si Sheila (et son mari de temps à autres) s'est également très bien débrouillée, prenant de plus en plus d'importance à ma grande joie, je suis plus mitigé sur Dallas. Elle m'avait vraiment fait très forte impression dans le pilote et dans les quelques épisodes suivants puis je ne sais pas bien ce qui s'est passé, mais elle m'a moins emballé par la suite. Notamment à partir du moment où elle a eu son magasin. Je trouvais que la plupart des blagues tombaient alors à plat et le seul intérêt était de la voir se rapprocher de Tessa et devenir peu à peu sa mère de substitution, comme on s'y attendait depuis le début. Il faut dire aussi que dès lors qu'elle a officiellement divorcé, Dallas a gravement été réduite à son rôle de prétendante pour George. L'alchimie entre les personnages -et les acteurs- est indéniable et il fallait bien jouer là-dessus mais ça a déjà commencé à tourner en rond dès la première saison. On a vu ça tellement de fois... c'est dur de faire original, même à Chatswin ! En fin de saison, l'arrivée momentanée d'Eden, jouée par Alicia Silverstone, a quelque peu cassé cette dynamique pour nous offrir autre chose qui n'était pas meilleur. J'ai du mal avec le personnage d'Eden. Elle ne m'inspire guère. Les délires des Werner autour de sa grossesse étaient même un peu lourds. Et j'ai aussi beaucoup de difficultés à accrocher avec Noah. Il est lourd. Alan Tudyk en fait des tonnes. Il lui est arrivé de m'amuser mais c'est rare. A l'inverse, j'ai mis du temps à m'attacher à George, que je trouvais au début un peu trop mou et pas fun, mais j'ai vraiment de la sympathie pour lui désormais. Et puis Jeremy Sisto est chou. Je trouve sa relation avec sa fille vraiment intéressante, assez inédite et plutôt réaliste même, ce qui n'était pas évident à créer dans une telle configuration où RIEN n'est réaliste justement ! Suburgatory n'est pas vraiment le genre de comédie qui procure beaucoup d'émotion puisque pas grand chose n'est pris au sérieux, mais j'ai été surpris d'être touché à plusieurs reprises et tout particulièrement dans le Season Finale, à la fois par rapport à Lisa, qui découvre qu'elle est bien la fille de ses parents (oui... je sais... c'est curieux dit comme ça), mais surtout grâce à Tessa, qui ose enfin s'avouer que sa mère lui manque. La saison ne se finit par sur son retour, comme je l'avais pensé dès le pilote, mais par celui de sa grand-mère, un bon moyen de faire durer le suspense et peut-être d'apporter un peu de sang neuf si elle restait dans les parages. Mais le jour où la mère arrivera, il ne faudra pas se tromper d'actrice... Décidemment, entre How I Met Your Mother, Revenge et maintenant Surburgarory, les mamans font bien des mystères et causent de sacrés casse-têtes aux producteurs...

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// Bilan // L'enfer, ce n'est pas Suburgatory. C'est les autres. La petite comédie d'ABC a beau avoir perdu un peu de sa superbe au cours de sa saison inaugurale, elle n'en reste pas moins divertissante, inventive et colorée. On la voudrait parfois un peu plus méchante, un peu moins "familiale" mais on l'aime comme elle est, avec ses nombreuses qualités et ses quelques défauts. 

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01 octobre 2011

Suburgatory [Pilot]

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Pilot // 9 800 000 tlsp.

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What About ?

 Les péripéties de Tessa, une adolescente rebelle, qui déménage, à son grand malheur, avec son père de New York à une banlieue huppée qui représente tout ce qu'elle déteste. Elle se fait rapidement une amie dans son lycée, bien qu'elle soit un peu étrange, mais aussi une ennemie, dont la mère, Dallas Royce, est une femme avec des lèvres géantes et des seins énormes et faux...

Who's Who ?

Créée par Emily Kapnek (Men In Trees, Hung). Avec Jane Levy (Shameless US), Allie Grant (Weeds), Jeremy Sisto (Six Feet UnderKidnapped), Alan Tudyk (DollhouseFirefly), Cheryl Hines (Larry et son nombril), Ana Gasteyer (Saturday Night Live)...

So What ?

    "A Box full of rubbers landed me in a town full of plastic". Cette phrase de Tessa en début d'épisode donne parfaitement le ton de cette nouvelle comédie d'ABC douée d'une efficacité absolument re-dou-table ! J'ai rarement vu un pilote de comédie aussi bon aussi vite. Je crois qu'après deux minutes, j'étais déjà convaincu. Les 20 suivantes n'ont fait que confirmer ma bonne impression. Je tiens d'abord à dire que oui, le thème de la série -la vie dans les banlieues aisées américaines- n'est pas nouveau et a même alimenté bon nombre de séries ces dernières années, Desperate Housewives en étant un peu la chef de file, Weeds aussi pour l'aspect plus trash. Le personnage principal lui-même n'est pas original si tant est que l'on ait vu les films Juno, Mean Girls, Easy A (je vous les recommande chaudement au passage) ou encore l'excellente dernière née de MTV, Awkward, qui a la chance de pouvoir se permettre d'aller encore un peu plus loin étant diffusée sur le câble. Mais on ne peut pas dire non plus que la télévision regorge actuellement de ce type de personnages, intelligents et cyniques, donc il reste de la place pour Tessa ! Jane Levy, qui l'incarne, est d'ailleurs une jolie révélation. Bref, ce que je voulais signifier dans ce premier paragraphe, c'est que Suburgatory n'est pas révolutionnaire ni dans l'idée ni dans l'esprit mais cela ne l'empêche pas d'être brillante !

   Visuellement, Michael Fresco, le réalisateur, a fait de l'excellent boulot, comme précédemment avec les pilotes de deux autres comédies qui valent plus que le coup d'oeil : Better Off Ted et Raising Hope. La caméra est perpétuellement en mouvement, ce qui accentue un rythme déjà bien soutenu grâce à l'écriture. Les couleurs sont vives, ce qui participe à l'impression de surréalisme qui traverse l'épisode. Les acteurs sont dirigés à la perfection, ce qui fait que chacune des prestations, même les plus insignifiantes, provoquent le sourire et plus souvent même le rire. Cheryl Hines est vraiment géniale dans son rôle de Dallas et il fallait faire preuve de pas mal de second degré pour accepter de l'endosser. Même si les tenues qu'on lui a collé et le maquillage outrancier participent pas mal à la caricature, la femme qu'elle est en dessous est physiquement très proche du personnage. En gros, il ne reste plus grand chose de naturel sur/dans son corps. Alan Tudyk, que je n'aime pas beaucoup à la base, a obtenu un très bon rôle lui aussi. Je suis un peu moins fan de la prestation de Jeremy Sisto mais il a le cul entre deux chaises pour le moment : il permet surtout de faire un contraste avec cette galerie de gens fous, qui n'ont plus vraiment les pieds sur Terre, et doit donc rester dans la retenue constamment. Cela évoluera certainement. La relation entre le père et la fille est touchante, mais disons qu'elle est maintenant établie et que l'important n'est plus vraiment là. La relation entre Tessa et Dallas, qui pourrait devenir sa mère de substitution -en attendant que l'autre revienne en fin de saison ?- est encore plus intéressante puisqu'elle occasionne de nombreux rires mais aussi un petit quelque chose de super mignon. 

   Suburgatory est une comédie satirique extrêmement bien écrite, inventive et ingénieuse, des portraits caricaturaux mais hilarants des personnages aux monologues de la voix-off. Je suis emballé par ce brillant pilote et je crois pouvoir d'ores et déjà dire qu'il s'agit, en cette rentrée, du meilleur pilote de comédie !

PS: Je bois aussi quasi-quotidiennement du Redbull Light. Est-ce que ça fait de moi une bitch ? Non ! Car je ne bois pas avec une paille.

What Chance ?

 Coincée entre un The Middle qui s'en sort bien et un Modern Family qui excelle, Suburgatory a toutes ses chances d'obtenir une commande de saison complète assez rapidement. Je pense même qu'elle sera renouvelée pour une saison 2. Mais n'allons pas trop vite en besogne. Il arrive au public d'être cruel parfois...

How ?

24 juin 2011

[Saison 2011/2012 - Comédies] 1- Suburgatory

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 What ?

Les péripéties d'une adolescente rebelle, Tessa, qui déménage, à son grand malheur, avec son père d'une grande ville à une banlieue paumée qui représente tout ce qu'elle déteste. Elle se fait rapidement une amie dans son lycée, bien qu'elle soit un peu étrange, mais aussi une ennemie, dont la mère, Dallas Royce, est une femme avec des lèvres géantes et des seins énormes et faux...

Who ?

Créée par Emily Kapnek (Men In Trees). Avec Jane Levy (Shameless US), Allie Grant (Weeds), Jeremy Sisto (Six Feet Under, Kidnapped), Alan Tudyk (Dollhouse, Firefly), Cheryl Hines (Larry et son nombril)...

Where ?

ABC.

When ?

Le mecredi à 20h30 en sandwich entre The Middle et Modern Family.

Why ?

Parce que le trailer m'a fait vraiment beaucoup rire. Parce que la série a l'air loufoque. Parce qu'elle sera diffusée dans une case idéale qui lui assure un quasi-succès, étant donnée qu'elle semble parfaitement compatible avec ses comparses (contrairement à un Better With You). Parce que je suis fanatique d'Allie Grant depuis Weeds (où elle manque). Parce que le personnage de Cheryl Hines a l'air tordant. Parce que la part-belle semble être accordée aux enfants/adolescents et que c'est en soit, une originalité.

Why Not ?

Je n'en vois aucune, si ce n'est que je ne suis vraiment pas fan d'Alan Tudyk mais c'est négociable...

How ?

What About You ?

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24 février 2010

Brothers & Sisters [4x 15]

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A Valued Family // 7 9oo ooo tlsp.

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   Yes ! Comme le laissait présager l'épisode précédent, Luc est de retour ! Je ne comprends pas bien pourquoi je me suis autant attaché au personnage aussi vite, d'autant que Gilles Marini ce n'est quand même pas la crème de la crème des acteurs, mais il illumine le visage de Sarah, il lui apporte toute la fantaisie dont elle a besoin et c'est déjà beaucoup. Il a sa place dans la série en tant que régulier. J'espère que les producteurs la lui offriront pour la saison prochaine. La scène des retrouvailles était over-niaise mais vraiment trop mignonne. Par contre, la ré-introduction du personnage via son tableau sur lequel, comme de par hasard, Sarah craque était facile et peu inspirée. Nous voilà également débarrassés de Roy, qui serait vite devenu encombrant. Ca s'est fait tout en douceur et même tout en humour, preuve qu'une séparation peut bien se passer parfois, d'un commun accord et sans cris et larmes.

   Maudite, la famille Walker a encore vécu un drame cette semaine. On l'attendait un peu honnêtement, on le voyait venir de loin et au fond on l'espérait : Rebecca a perdu son bébé. Et sans tomber dans les escaliers s'il vous plaît ! Oui oui, ça arrive aussi comme ça, sans qu'on ait rien demandé à personne et sans chute spectaculaire ! C'était émouvant bien entendu, peut-être plus du coté de Justin d'ailleurs que de celui de Rebecca puisqu'elle se mure dans le silence. Tout cela devrait être développé prochainement. La prestation sobre et juste d'Emily VanCamp était parfaite. Et c'était intelligent de mêler cet événement à un autre : la vente des parts de Holly au fameux ennemi de William. Jusqu'au bout on nous a fait croire qu'elle l'avait fait et je me suis fait complètement avoir. Encore une fois, Holly est tiraillée entre le Bien et le Mal, c'est ce que j'adore chez elle et elle a choisi le Bien cette fois. En plus, c'est assez prometteur puisqu'on imagine qu'elle va unir ses forces à celles de Nora pour découvrir la fameuse valeur secréte de Ojaï. Leur duo fonctionne tellement bien ! Il nous a encore offert de bien belles scènes cette semaine, à l'hôpital surtout. C'est dans ces moments-là que l'on se rend compte à quel point les personnages ont évolué depuis le pilote, que ce soit vis à vis de Rebecca que vis à vis de Holly. C'est du beau travail ma foi. Toujours très admiratif. Je suis quand même un peu déçu que Holly n'ait pas couché avec le gros porc !

   Et puis il y a la campagne de Kitty qui commence. Plus les choses deviennent sérieuses, plus ça me plaît ! Là aussi on voit l'évolution de la Kitty qui débatait vivement à la radio de ses opinions politiques et la Kitty d'aujourd'hui qui se lance dans la course au Sénat avec assurance. Autant cette Buffy ne m'avait pas plu la première fois qu'on l'avait rencontré et je me souviens même avoir dit espérer qu'elle ne revienne jamais, autant je l'ai trouvé très bien dans cet épisode, féroce certes mais c'est nécessaire, et surtout très amusante. Le retour d'Alec était innatendu mais bienvenue, tant qu'il ne reste pas dans le coin. Ce ne serait pas le moment d'affubler Kitty d'un nouveau cas de conscience. Le face à face d'abord froid puis plus chaleureux entre Alec et Robert était pas mal du tout d'ailleurs. Par contre, pardonnez ce commentaire stupide, il faudrait que Matt Letscher aille se faire couper les cheveux. Horrible cette coupe longue ! Dernière chose : avec l'arrivée officielle de Buffy dans le staff de Kitty, on sent déjà que Robert est de trop. Le départ de Robe Lowe se prépare doucement mais sûrement... Et si c'était une bonne chose finalement ?         

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// Bilan // J'aimerais bien dire un peu de mal de Brothers & Sisters de temps en temps mais à part quelques ratures çà ou là, c'est juste impeccable.

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01 avril 2009

In The Motherhood [Pilot]

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It Takes A Village Idiot // 6 7oo ooo tlps.

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What About ?

Trois mères de famille tentent de jongler entre leur vie quotidienne souvent choatique avec leurs enfants et leur vie personnelle, entre relations amicales et coups de coeur amoureux. (AlloCiné)

Who's Who ?

Si cette sitcom a bien une qualité, c'est celle de bénéficier d'un excellent casting ! Dans le rôle de Rosemarie, la mère d'un ado de 17 ans (que l'on ne voit pas à l'écran dans le pilote) : Megan Mullally. On la connaît avant tout pour son rôle tordant dans Will & Grace de Karen Walker, qui se transforme parfois en l'hilarante Anastasia Beaverhausen. On retrouve également Cheryl Hines (Curb Your Enthousiasm) dans le rôle de Jane, une mère de deux enfants, fraîchement divorcée, qui commence à avoir le feu au cul. Et puis Jessica St Clair, dans le rôle de Emily, une mère de famille qui se veut parfaite mais qui commet gaffe sur gaffe. On a pu voir l'actrice cette saison dans quelques épisodes de Worst Week (en voilà une excellente sitcom) ainsi que dans The United States Of Tara. Deux hommes, quand même, complètent le casting : RonReaco Lee, également vu dans Worst Week mais aussi dans Committed, qui joue ici le mari de Emily; et Horatio Sanz, un habitué du Saturday Night Live, qui interpréte la nounou des enfants de Jane ! Pas mal tout ça, non ?      

So What ?

Que serait la sitcom sans son casting ? Bien peu de choses. Elle repose essentiellement sur lui puisque niveau intrigues, dans le pilote en tous cas, c'est clichés sur clichés sur la vie de mère de famille. Il faut dire que c'était un peu le principe de la websérie éponyme dont elle est adaptée. Sauf que les épisodes ne duraient pas 22 minutes mais 6 minutes ! Le concept était donc parfait pour ce format-là. On a un peu l'impression que les scènes s'enchaînent sans grande cohérence et pourtant, à bien y regarder, il y en a une. Alors qu'est-ce qui cloche ? Peut-être le fait que les situations sont archi-connues. On retrouve, ne serait-ce que dans Desperate Housewives, le même genre d'intrigues comiques. Mais aussi dans des tas de films. Rien de bien nouveau sous le soleil donc. A force, ça ne nous fait plus tellement rire. Reste les actrices, qui sont bonnes et qui possèdent une belle alchimie entre elles. Et c'est rare d'avoir cette sensation devant un pilote ! Le personnage de Rosemarie (Megan Mullally) est le plus drôle car le plus irrévérancieux. Ses lignes de dialogue font d'autant plus mouche que celles des autres sont assez plan-plan. On atteint pas le niveau de Karen Walker, c'est clair, mais c'est dans le même esprit. Et même si on pourrait se plaindre de voir l'actrice dans un rôle proche de celui qui l'a fait connaître, il faut avouer que c'est ainsi qu'on l'aime et pas autrement. Son duo avec Horatio est d'ailleurs très prometteur. Une légère vibe Jack & Karen, forcément. Alors In The Motherhood ne révolutionnera clairement pas la sitcom, elle ne portera pas un nouveau regard sur les mères de famille et elle ne survivra certainement pas bien longtemps. Est-elle pour autant complêtement à jeter ? Non ! Avec un peu plus de rigueur dans l'écriture, et un peu plus de fond, et de meilleurs dialogues aussi (oui, ça fait beaucoup), elle pourrait être vraiment sympa !


// Bonus // Petite bande-annonce pour vous faire une première impression.