24 février 2012

Friday Night Dinner [Saison 1]

friday_night_dinner

Saison 1 // 6 épisodes

44030376

What About ?

Deux frères sont tenus de rendre visite à leurs parents chaque vendredi soir pour un dîner préparé rien que pour eux par leur mère, une obsédée des émissions de cuisine. Le cérémonial ne se déroule évidemment jamais comme prévu, entre leur père au comportement souvent étrange, leur grand-mère pas tellement plus normale et un voisin excentrique qui les interrompt systématiquement...

Who's Who ?

Créé par Robert Popper (Peep Show, The Inbetweeners...). Avec Tamsin Greig (Tamara Drewe, Episodes, Black Books...), Simon Bird (The Inbetweeners), Paul Ritter, Tom Rosenthal, Mark Heap (Green Wing, Desperate Romantics)...

So What ?

  On peut regretter que nos chers amis américains ne cessent de copier leurs cousins anglais mais cela a parfois un avantage : faire connaître des séries anglaises dont on avait jamais ou vaguement entendu parler. Dans le cas de Friday Night Dinner, je dois dire que j'ignorais totalement son existence jusqu'à ce que l'on apprenne que NBC prévoyait d'en faire un remake avec Greg Daniel aux commandes, l'un des rares à avoir réussi à adapter une série anglaise à la sauce américaine mais en mieux (The Office) ! Le concept de la comédie de Channel 4 me semblait intéressant, le casting comprenait deux visages que je connaissais et, par le plus grand des hasards, je me suis retrouvé sur un vol British Airways qui proposait de visionner l'épisode 3 de la saison 1 de la série. Alors je me suis laissé tenter et je n'ai pas été déçu du voyage !

   C'est rare qu'une série me fasse vraiment rire mais certaines situations, plus que des dialogues, m'ont fait glousser en pleine nuit dans cette avion silencieux. Je ne sais pas si ce sont les circonstances qui ont fait que... mais j'ai été instantanément séduit par cette petite famille, attachante à sa manière, réaliste à sa manière aussi, et qui dégage très étrangement une bonne humeur communicative au bout du compte alors qu'ils passent pourtant leur temps à se chamailler pour un oui ou pour un non, et souvent pour rien à vrai dire. Si vous ne devez voir qu'un épisode, voyez donc le 3ème, intitulé "The Curtains". Dès que je suis rentré chez moi, je me suis procuré la saison 1 et je l'ai dévorée très rapidement. Malheureusement, les cinq autres épisodes ne sont pas aussi bons, le pilote étant même le plus faible. Le gros souci à mon avis, c'est que l'auteur n'a pas su profiter des contraintes du format -unité de lieu notamment- pour en faire quelque chose de surprenant. Au contraire, il utilise le même schéma à chaque fois, les même running-gags (en mélangeant les bons et les mauvais) et on se lasse donc rapidement de tout ce beau monde. Le voisin qui sonne à la porte à tout bout de champ, c'est marrant une fois, deux fois, et la troisième, c'est très agaçant. Aussi drôle soit-il tant il est dérangé. Le père qui comprend tout de travers parce qu'il est sourd, ça va bien deux minutes aussi... D'ailleurs, s'il fallait désigner un maillon faible, ce serait clairement lui. A aucun moment il ne m'a fait rire. Sa stupidité est déconcertante. Les deux frères m'amusent, même si leurs taquineries et leurs blagues sont rapidement usées. Et comme la série se refuse à toute évolution... Il y a quelques éléments feuilletonnants mais ils sont infimes. Je suppose que la version américaine saura réparer cette erreur. Elle a donc toutes les chances d'être réussie, surtout avec une distribution comprenant la géniale Allison Janney et l'ancien interpréte de Monk, Tony Shalhoub. Cela dit, Tamsin Greig, dans le rôle de la mère, se débrouille très bien et c'est peut-être ses excellentes prestations qui rendent celles des autres moyennes. La série aurait été plus réussie avec un mari à la hauteur, j'en suis certain. Et je ne parle pas nécessairemment de l'acteur mais surtout du personnage. On ne voit pas beaucoup la grand-mère mais quand elle est là, elle est vraiment drôle ! J'ignore ce que la saison 2 offrira mais un invité par repas, ce serait déjà un bon début. Et de nouvelles blagues aussi. Si l'on creuse un peu, on peut déceler un discours sur la famille intéressant et assez réaliste avec ces deux enfants qui, quand ils reviennent chez leurs parents, retrouvent leurs mauvaises habitudes et redeviennent des gamins face à un exemple parental tout à fait... destabilisant disons. Adam et Johnny n'ont pas l'air particulièrement heureux d'être là au premier abord et pourtant, ils reviennent toujours. Par obligation ou parce qu'au fond, ce cocon les rassure ?

   Friday Night Dinner n'est vraiment pas la comédie du siècle, elle a ses faiblesses, mais c'est une curiosité plutôt sympathique à découvrir et l'engagement est vraiment minimal. Je fonde beaucoup d'espoir en la version américaine qui pourrait tout à fait devenir culte. Je m'avance un peu mais je le sens comme ça !

How ?


29 août 2011

Misfits [Saison 2]

misfits_series_2

Saison 2 // 1 410 000 tlsp. en moyenne

44030377


vlcsnap_2011_08_25_23h48m03s3 vlcsnap_2011_08_25_23h33m59s13

    La saison 1 de Misfits m'avait emballé (Lire la critique), la saison 2 m'a fait le même effet... enfin presque ! La série anglaise n'a perdu aucune de ses qualités premières : elle est toujours un mélange savamment dosé de Skins rencontre Heroes; elle possède toujours une identité visuelle très marquée, salie, sombre mais belle, et une bande-son moderne et éclectique; elle est toujours animée par une galerie de personnages drôles et attachants au répliques crues, vulgaires mais réalistes; et elle offre toujours beaucoup avec peu de moyens. Mais elle a cependant évolué de manière assez surprenante malgré son succès : sans abandonner, bien heureusement, ses nombreux éléments feuilletonnants, elle a adopté un format plus classique avec, en l'occurence, une nemesis par épisode. On se retrouve donc tour à tour face à une attardée mentale shapeshifter tombée folle -et le terme n'est pas assez fort- amoureuse de Simon, qui veut tuer tous ceux qui l'entoure; un geek ultime qui se comporte comme s'il était dans l'un de ses jeux-vidéos ultra-violents, qui veut évidemment tuer tous ceux qui sont sur son passage; un crazy tatoueur qui se prend pour Cupidon, et qui veut tous les tuer quand ils découvrent ses manigances; un Jesus Christ du pauvre qui veut absorber tous les pouvoirs des autres Misfits; ou encore le plus mal loti des Misfits, avide de célébrité, qui veut tuer tous les autres juste parce qu'ils sont plus forts que lui ! Bref, tout cela n'a pas pas empêché la série de garder toute son originalité, bien que son goût pour le gore se soit estompé. 

   Contrairement à la saison 1 où, en gros, chaque épisode était plus largement consacré à l'un des héros, cette fois chaque épisode était dédié à tout le monde avec une dominante globale axée sur Nathan, Simon et Alisha, qui doivent d'ailleurs être les personnages préférés du public (il n'y a pas de hasard). Ce sont en tous cas les miens. Curtis et Kelly étaient moins présents. Les personnages passant encore plus de temps ensemble qu'en saison 1, j'ai eu le sentiment que les portraits de chacun étaient moins approfondis. On n'a pas revu leurs vies en dehors du Community Center. Cela manquait un peu. Par conséquent, ils sont peu à avoir véritablement évolué à l'exception de Simon, divisé entre celui du passé et celui du futur, et Alisha, avec qui il forme désormais un couple. Le scénariste (oui, il est tout seul) n'a pas lésiné pour rendre leur relation crédible -puisqu'elle était à la base très improbable- à coups de lentes scènes clipées, souvent sensuelles et toujours poignantes. Il y a eu de très belles trouvailles visuelles à cette occasion. Malgré sa fin tragique, le couple formé par Curtis et la petite nouvelle Nikki n'a pas su offrir la même émotion. Du coté de Nathan, pas de véritables évolutions mais toujours des problèmes familiaux avec l'apparition, le temps d'un épisode, d'un frère caché. Le reste du temps, il a simplement fait son Nathan et c'est déjà beaucoup : des jurons au kilomètre ("Twats", "Fuckers", "Wankers"...), des réflexions très en dessous de la ceinture à base de vagins larges et mouillés, de pénis turgescents, de testicules remplies à ras bord et de masturbations trop fréquentes... bref, des petites douceurs qui pourraient être infiniment lourdes mais qui passent pourtant étonnamment bien. On peut remercier pour cela Robert Sheehan, la plus grande révélation du casting ! 

vlcsnap_2011_08_25_12h49m54s120 vlcsnap_2011_08_25_23h23m13s191


// Bilan // Misfits a su préserver au cours de sa deuxième saison son charme originel, tout en accentuant sa dimension fantastique et en ajoutant une formule un peu routinière mais pleine de surprises. Toujours plus ambitieuse et aboutie, la "petite" série anglaise est entrée dans la cour des grandes. Le pire est cependant à craindre pour la saison 3, attendue dans quelques semaines : Robert Sheehan (Nathan) a décidé de quitter la série et sera remplacé par un petit nouveau qui aura toutes les peines du monde à faire aussi bien que son prédécesseur... 

20 août 2010

[Saison 2010/2011 - Drama] 7- Shameless

19416238_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20100412_010248

What About ?

Dans la famille Gallagher, résidant dans la banlieue de Chicago, le père est un ivrogne qui ne s'occupe plus de ses enfants depuis que sa femme a quitté le domicile conjugal. C'est l'aînée, Fiona, qui doit gérer au quotidien ses cinq frères et soeurs, tous très différents mais qui partagent un goût immodéré pour la provocation...

   Why Not ?

Après nous avoir offert des dramédies de 26 minutes toutes plus réussies les unes que les autres (Californication mise à part, bien entendu), Showtime se décide enfin à renouer avec le format 52 minutes dont il ne restait plus qu'un représentant depuis l'arrêt de The L Word : Dexter. Je vois difficilement comment Shameless pourrait être à la hauteur mais la comparaison n'est de toute façon pas très judicieuse. On a vraiment affaire à deux séries extrêmement différentes. A vrai dire, Shameless qui, je le rappelle, est l'adaptation américaine du drama anglais du même nom, ne ressemble à rien qui soit à l'antenne actuellement. On peut la voir comme une sorte de 7 à la maison destroy où le révérend Camden aurait très mal tourné. L'histoire d'une famille issue de la classe moyenne, dans une ville très industrialisée des Etats-Unis, j'ai beau chercher mais je ne trouve pas ! Il n'en existe pas d'autres.

De la part de Showtime, on peut s'attendre à un traitement sans complaisance d'intrigues possiblement osées. J'imagine facilement que la drogue et le sexe trouveront leur place à un moment donné. D'ailleurs, dans une récente interview, la jeune actrice Emmy Rossum (vue précédemment dans Le fantôme de l'opéra ou Mystic River) a confié qu'elle était très inquiéte quant aux scènes de nue qu'elle allait devoir tourner, les premières de sa carrière et en HD s'il vous plait ! L'aînée de la famille Gallagher ne sera donc pas une gentille fille sage qui ne couche pas. Rassurant. Coté casting, beaucoup d'enfants forcément. Mais on notera la présence de Justin Chatwin, qui va peut-être pouvoir prouver qu'il a du talent. Chose qui était forcément compliquée dans Dragon Ball Evolution, son dernier film. Mais surtout, le père est incarné par William H. Macy, un vrai bon acteur qui n'a pas eu la carrière qu'il méritait jusqu'ici. Souvenez-vous de Fargo, Pleasantville, Air Force One. Accessoirement, c'est le mari de la Desperate Felicity Huffman. Il va donc enfin pouvoir apporter un peu d'argent dans le couple. Sa femme est interprétée par l'excellente Allison Janney (The West Wing), désormais immortalisée comme la "Mother" de Lost. La mauvaise nouvelle, c'est qu'elle s'est engagée depuis sur Mr. Sunshine, la sitcom avec Matthew Perry. Aux dernières nouvelles, elle ignorait si elle pourrait cumuler les deux. De toute façon, son personnage n'est pas censé apparaître aussi souvent que les autres donc... Je terminerais en parlant du producteur de la série : John Wells. Il retrouve son cher Chicago qui lui avait déjà inspiré Urgences. Vu son implication dans la série et ses réussites passées, je ne vois pas comment il pourrait se vautrer. Reste à savoir si le ton de la série penchera plus vers la comédie (noire ?) ou vers le drama plus tranché. Rendez-vous en Janvier !

01 août 2010

[DNES Awards 2009/2010] Meilleure Série Britannique

dnes_s16

Après les séries francophones, quoi de plus normal que de récompenser les séries britanniques, à qui l'on peut envier beaucoup, notamment leur regard sur l'adolescence... Skins, ce n'est pas Coeur Océan quoi. De la même façon, ils savent faire des séries de science-fiction bien mieux que nous, qui n'essayons même pas !

meilleurserieanglaise

meilleureserieanglaise2

Dans la catégorie "Meilleure Série Britannique" de la saison 2009/2010, les nommées sont : Being Human (BBC Three), Doctor Who (BBC One), Misfits (E4), Torchwood (BBC Three), Skins (E4) et Survivors (BBC One).

Elle ne méritait pas d'être nommée : Secret Diary Of A Call Girl (ITV2) !

Elles ont failli être nommées mais il fallait faire un choix : The Inbetweeners (E4), How Not To Live Your Life (BBC Three).

24 décembre 2009

Misfits [Saison 1]

44069732

Misfits_2ffffff

44030377

   Ils sont forts ces anglais ! L'avenir des séries "pour ados" est définitivement en Grande-Bretagne. Les Gossip Girls peuvent aller se rhabiller, tout autant que les Beverly Hillsiens et les Frères Scott, plus tellement ados mais toujours aussi con-cons. Après Skins (dont je vous reparlerais très bientôt), Channel 4 a lancé il y a quelques semaines Misfits, une série pas prise de tête qui en a sous la cape...

Super-Zeroes

   Cinq ados délinquants, parce qu'ils prennent de la coke, sont pyromanes ou violents, doivent partager leurs journées autour de travaux d'intérêt général. Ils n'ont pas grand chose en commun jusqu'au moment où un violent orange leur offre des super-pouvoirs ! Il faut bien reconnaître que ce pitch sonne très cliché et qu'il ne fait pas envie. On ne peut pas s'empêcher de penser à Heroes, mais Misfits n'a rien à voir avec cette bouse infâme. Elle possède d'abord quelque chose que Peter, Claire et les autres n'ont pas et n'auront jamais : de l'humour et du second degré ! Les personnages se moquent eux-même de la situation saugrenue dans laquelle ils se retrouvent alors tout de suite, ça passe beaucoup mieux. Et puis ils sont super attachants et cela en l'espace d'un ou deux épisodes. Passons aux présentations.

   Nous avons d'abord Nathan, le petit couillon typique qui passe son temps à se moquer des autres, à les rabaisser et à faire des blagues foireuses, tournant souvent autour du cul. Eh bien étonnament, il n'est pas lourd. Ou alors on s'habitue. Et il sort régulièrement des énormités qui ne peuvent que faire rire. Derrière sa carapace se cache évidemment un garçon pas si sûr de lui, qui a longtemps souffert de l'absence de son père. C'est le seul du groupe à ne pas découvrir son pouvoir tout de suite. Et sans trop en révéler, la découverte sert de cliffhanger de fin de saison. Assez efficace mais que l'on sent venir trop tôt. Chez les garçons toujours, nous avons Simon qui est, je l'avoue, mon chouchou. C'est celui que je trouve le plus touchant et c'est celui qui bénéficie certainement de la personnalité la plus complexe. Au départ, c'est le geek classique, pas bien dans sa peau, rejeté par les autres, qui ne sait pas parler aux filles mais qui, comme tous les garçons de son âge, a des envies et des besoins à assouvir. Son pouvoir ? Celui de devenir invisible, mais pas vraiment à sa guise, il ne le maîtrise pas encore très bien. Et cela va lui attirer pas mal de problèmes. Est-il fou ? Est-il pervers ? La question est posée. Il est en tous cas fortement perturbé et il a du mal à se contrôler. Et puis il a un beau petit cul. Ca ne gâche rien. Le dernier mec de la bande, Curtis, aurait pu être une star de l'athlétisme et représenter les British aux JO de 2012 à Londres si l'on n'avait pas retrouvé sur lui de la coke un soir de débauche. L'orage va lui apporter le don de voyager dans le passé afin de réparer ses erreurs et parfois celles des autres. L'occasion d'ailleurs de nous offrir un épisode assez exceptionnel (le 4ème) qui nous présente les personnages tels qu'ils étaient avant avec multiples retours en arrière et course-correcting. Très casse-gueule mais vraiment réussi !

   Les représentantes des filles sont très différentes puisque l'on a d'un coté Kelly, l'anglaise typique qui parle fort (avec un accent incroyable), qui a le cuissot bien fourni et qui ne se laisse pas faire; et de l'autre Alisha, une petite bombe en puissance qui sait mener les garçons par le bout de la bite et qui, elle non plus, ne se laisse pas faire. La première obtient le pouvoir classique de lire dans les pensées et la seconde, un don très particulier et pas très utile finalement : celui de rendre les garçons fous de son corps rien qu'en les touchant, quasiment jusqu'au viol ! En gros, ce qu'elle savait déjà faire mais en pire. C'est là toute l'intelligence de la série : elle se sert du prétexte des pouvoirs surnaturels pour dresser jusqu'à l'extrême des portraits réalistes d'adolescents typiques un peu paumés. On retrouve forcément ce qui a fait la gloire de Skins mais associé à du thriller, et même à du gore parfois. L'association est inédite et absolument pas indigeste. C'est drôle, rythmé, prenant et souvent inquiétant. La bande-son est géniale, passant du La Roux à du Damien Rice avec une certaine aisance. Visuellement, ce n'est pas aussi beau et poétique que Skins, c'est plus sale, plus sombre, plus urbain et plus désespéré (qui eut cru cela possible ?) mais c'est parfaitement maîtrisé (le générique est pas mal du tout d'ailleurs).

So What ?

   La première saison de Misfits est courte (6 épisodes) et une deuxième saison a déjà été commandée. Je vous invite donc fortement à la découvrir. On a rarement vu une série aussi complète, qui allie avec intelligence des univers a priori opposés. Le fantastique sert à appuyer le ton réaliste du propos. Une façon de raconter l'adolescence autremement, avec beaucoup de justesse. Une belle surprise pour terminer l'année 2009 en beauté !

 


 

// Bonus // Le superbe trailer pour annoncer la saison 1... On regretterait presque qu'il ne s'agisse pas d'un extrait du pilote.

 

Posté par LullabyBoy à 16:52 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,