11 octobre 2010

How I Met Your Mother [6x 03]

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Unfinished // 8 6oo ooo tlsp.

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   C'est bien malheureux mais quelque part, j'ai trouvé dans cet épisode moyen de How I Met Your Mother ce que je cherchais. Un peu de fond et un peu de rires. Je préférerai avoir plus mais à coté du Season Premiere, on peut quasiment parler de chef d'oeuvre. Il faut dire qu'on m'a pris par les sentiments en se servant de Robin correctement pour une fois et en offrant une fin digne et assez émouvante à sa relation avec Don. Fini les facilités et autres stupidités du genre "Robin bouffe comme une truie parce qu'elle souffre". Les scénaristes se sont servis de quelque chose qui nous parle à tous : cette incapacité après une rupture a effacé symboliquement le numéro de la personne qu'on a aimé et qu'on aime sans doute encore. Et cette incapacité à ne pas s'en servir, ici pour le menacer de mort, ou dans d'autres cas pour laisser sonner avant de finalement raccrocher. Ca fait toujours un pincement au coeur, c'est difficile mais c'est important. J'ai trouvé ça touchant et digne du personnage. Une fois n'est pas coutume, Lily a eu une utilité. Son unique phrase était "Where's the poop ?" mais c'était drôle au moins, répétitif mais pas au point d'être lourd. Marshall aussi a eu son petit moment sympa dans cette intrigue avec son groupe de jazz. Le truc improbable.

   L'autre grosse intrigue concernait Ted et malgré le coté cul cul de la fin de l'épisode, toujours contrebalancée de bonnes blagues, j'ai plutôt apprécié. Ni Ted ni Barney ont été énervants, il y avait même quelque chose de vaguement drôle qui s'en dégageait. Puis ça fait un peu avancer les personnages mine de rien et je trouve ça pretty cool.


// Bilan // Pour une fois qu'un épisode d'How I Met (la version pas drôle) possède quelques qualités et utilise bien tous les personnages, ce serait dommage de ne pas le reconnaître. Un arrière-goût des premières saisons même, mais l'usure ne se fait pas oublier.

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28 septembre 2010

$#*! My Dad Says [Pilot]

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Pilot // 12 58o ooo tlsp.

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What About ?

Les relations conflictuelles entre un fils, qui vient de se faire virer de son boulot, et son père, un vieux bougre adepte des formules particulièrement salées. Ils n'ont jamais vécu ensemble mais ils vont pourtant devoir apprendre à se supporter...

Who's Who ?

Créée par Justin Alpert. Produite par David Kohan et Max Mutchnick (Will & Grace, Good Morning Miami). Avec William Shatner (Star Trek, Hooker, Boston Legal) dans le rôle de Ed Goodson, Jonathan Sadowki (American Dreams) dans le rôle de Henry Goodson, Will Sasso dans le rôle de Vince et Nicole Sullivan (Rita Rocks) dans le rôle de Bonnie.

So What ?

Seriously ? Mais comment peut-on partir d'un truc aussi actuel qu'un compte Twitter pour déboucher sur une sitcom aussi ringarde ? Ca dépasse l'entendement et, en même temps, ça n'a rien de surprenant. Je n'ai jamais cru en ce projet car il était bancal dès sa création. Les fameuses citations du vrai père du compte Twitter sont savoureuses parce qu'elles sont complètement barrées, souvent graveuleuses et hyper vulgaires ! C'était tout simplement impossible à retranscire en l'état dans une sitcom d'un grand network, qui plus est un network aussi conservateur que CBS. Les dialogues ne sont du coup pas du tout à la hauteur et ce cher William Shatner, aussi talentueux soit-il, ne peut rien y faire. Du haut de ses 79 ans, y'a pas à dire : il se donne à fond ! Respect. Mais bon, une fois que toutes les blagues possibles sur les homos ont été faites, il ne restait plus grande vitalité aux dialoguistes. Les scénaristes ? Je ne suis même pas certain qu'il y en ait. Tout est basé sur les conversations du héros et de son père. Il n'y a rien d'autre, à part deux personnages secondaires totalement insipides. Franchement, à moins que Betty White ne vienne interpréter le rôle de la mère, je ne vois pas ce qui pourrait sauver cette sitcom naze, absolument pas drôle. Je ne reviendrais pas, c'est sûr et certain. Décidémment, entre $#*! My Dad Says et Mike & Molly, CBS a complètement raté le coche en cette rentrée. Ca reste dans la lignée de ce qu'ils faisaient déjà en même temps...

23 septembre 2010

Mike & Molly [Pilot]

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Pilot // 12 23o ooo tlsp.

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What About ?

Mike et Molly sont en couple et se battent contre leurs problèmes de poids. Une fois par semaine, ils se rendent aux gros-mangeurs anonymes, où ils se sont rencontrés. Si Mike ressent le besoin de perdre du poids, encouragé par son meilleur pote, Molly se sent bien dans sa peau et prend son poids... à la légère. Seul ombre au tableau : elle vit avec sa soeur, une bombe sexy mince qui ne lui facilite pas la vie...

Who's Who ?

Créée par Mark Roberts (Mon Oncle Charlie). Produite par Chuck Lorre (Mon Oncle Charlie, The Big Bang Theory, Dharma & Greg). Avec Billy Gardell (Oui, Chérie, Heist, Earl) dans le rôle de Mike Biggs, Melissa McCarthy (Gilmore Girls, Samantha Who?) dans le rôle de Molly Flynn, Swoozie Kurtz (Pushing Daisies) dans le rôle de Joyce Flynn, Reno Wilson dans le rôle de Carl McMillan et Katy Mixon dans le rôle de Victoria Flynn; 

So What ? 

   Je préviens les amateurs : cet article sera blagues sur les gros-free. Je viens de m'en bâfrer pendant 20 minutes. Alors "ça va Senna ça va" (ça fait deux mois que je cherche à caser une réfèrence à Secret Story 4 : c'est fait). En 2007, le producteur Chuck Lorre nous gratifiait de sa première comédie romantique. Vous vous souvenez sûrement de Dharma & Greg, avec l'excellente Jenna Elfman. C'était sympa comme tout. Entre temps, il a pondu deux succès : Mon Oncle Charlie (une daube) et The Big Bang Theory (qui ne me fait pas rire mais je sais combien elle est aimée). Mike & Molly, sa nouvelle création, est presque un retour aux sources sauf que 13 ans ont passé et que la télévision a changé, sauf dans sa tête. D'un autre coté, ses sitcoms sont les plus regardées. Il aurait tort de ne pas creuser le sillon. Alors je ne sais pas si j'aurais apprécié Mike & Molly il y a 13 ans mais je sais qu'aujourd'hui, alors que je suis plus exigeant, c'est diet ! Euh... Niet.

  Je crois que le générique de la série, si on peut appeler ça comme ça, résume assez bien la situation : Mike & Molly ne cherchera ni à faire dans l'originalité, ni à faire dans la subtilité. L'action se passe à Chicago ? Hop. La skyline de la ville et un logo feront l'affaire en guise de générique. Les héros sont gros ? Eh bien le bonhomme s'appellera... Biggs ! Accessoirement, on axera chacune des blagues sur leur poids. Pourquoi ? Parce que ça fait rire l'Américain moyen. Il ne faut pas chercher à comprendre. Les dialogues s'enchaînent à la vitesse de l'éclair, les acteurs n'ont pas le temps de respirer. De temps en temps, une ligne se détache du lot et procure un petit sourire gêné. Le reste du temps, c'est l'embarras qui domine. J'avais un peu de peine pour le casting. J'ai de la sympathie pour eux mais ils méritaient une meilleure aventure, surtout Melissa McCarthy en fait qui tire le pilote vers le haut. Mais juste un peu. En fait, je n'arrive pas à comprendre pourquoi l'existence même de cette sitcom ? Elle est promise à un avenir terrible quoi qu'il arrive : soit elle poursuit sur cette voie graisseuse, à la recherche de la meilleure vanne de "gros", soit elle arrête ça et devient une comédie romantique tout ce qu'il y a de plus commune. Par moment, Mike et Molly m'ont fait penser à des versions "laisser-aller" de Lily et Marshall de How I Met. Et ce n'est pas un compliment tant ces deux-là sont devenus chiants. Les personnages secondaires n'ont pas tellement de potentiel. Ils sont méga-lourds.

   En bref, Mike & Molly ressemble à une série créée à la va-vite à la demande de CBS qui avait besoin d'un troisième hit qui ne coûte pas cher et qui rapporte gros. Sauf qu'ils ont oublié en cours de route d'écrire quelque chose de consistant. Pour une sitcom sur les gros, ça fait mauvais genre. Je n'ai pas ri et je ne reviendrai pas.  

22 septembre 2010

How I Met Your Mother [6x 01]

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Big Days (Season Premiere) // 8 79o ooo tlsp.

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   Et le premier foutage de gueule de la saison revient à... How I Met Your Mother ! La sitcom quasi-has-been nous avait quitté l'an passé sur un épisode médiocre, un grand vide scénaristique meublé par des blagues pas drôles, et nous revient à peine plus en forme avec toujours aussi peu d'idées neuves. Au passage, les créateurs de la série, Carter et Bays, ont promis que cette saison serait la meilleure de l'histoire de la série. Marc Cherry, sors de ces corps (voilà que le Républicain libidineux m'obsède déjà) ! Quand on voit la tronche du premier épisode, on se demande s'ils ont inconscients ou complètement cons. Je sais que c'est difficile d'avoir du recul sur son propre travail mais franchement les gars, autant se taire que de dire de telles âneries !

   Evacuons les problèmes de cet épisode un à un. Commençons par Lily et Marshall. J'ai cru pendant un quart de seconde que l'intrigue "bébé" donnerait un coup de boost à leurs scènes inutiles et ennuyeuses. J'ai vite compris ma douleur. Si l'enfant met autant de temps à être conçu que Ted à trouver sa dulcinée, on n'est pas sortis de l'auberge. Les apparitions du père de Marshall étaient lourdes au possible, je n'en ai pas saisi l'intérêt. Et je vomis encore cette scène sur les escaliers, ultra-classique et ultra mal jouée par Jason Segel et Alyson Hannigan en coeur. On aurait dit de jeunes comédiens en train d'assister à leur premier cours de théâtre. C'était à peu près de ce niveau. Et comme en plus c'était inutilement mielleux... Ma chère et tendre Robin a bénéficié d'un traitement de faveur : on lui a offert l'intrigue la plus ridicule de la semaine. Comment les scénaristes pouvaient-ils trouver quelque chose de moins inspiré que ça ? Robin s'est faite plaquée alors elle a mangé tout l'été pour compenser et elle ne s'est pas lavée. Surréaliste ! J'avais honte pour cette pauvre Cobie Smulders. Elle a fait ce qu'elle a pu. Un peu comme Neil Patrick Harris dont je vis désormais la présence comme un repoussoir alors que je l'adorais à la base. Barney n'a strictement plus rien à offrir. Oui, il nous a fait du Barney et certains en seront très certainement très satisfaits mais pas moi. Ca m'irrite ce manque de renouveau et d'audace.

   L'intrigue fil-rouge de Ted reprend enfin. L'occasion de retrouvailles brèves mais sympathiques avec Rachel Bilson. CBS a découvert par la même occasion l'homosexualité féminine mais de manière soft. Quoi, deux filles qui s'embrassent, se marient et ont des enfants !?? Oui oui. C'était un peu too much mais ça avait le mérite d'être surprenant. Le parapluie jaune a pu faire son retour discrètement, les scénaristes voulant nous faire croire qu'ils étaient bien décidés à faire avancer les choses. Comme d'hab', c'était de la poudre aux yeux. Et je sens que le fait de ne pas savoir si la sitcom aura ou non une saison 7 va les faire pas mal pateauger. Alors, la question est : qui se marie ? Barney et/ou Robin ? Ou est-ce encore une fausse piste, genre le mariage d'une illustre inconnu ? Vous savez quoi ? Ben je m'en fous en fait.

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// Bilan // How I Met Your Mother serait annulée demain, je crois que je m'en ficherai. Je n'attends plus rien d'elle et je ne sais même pas pourquoi je continue à la regarder... Une saison 6 brouillonne et pas drôle s'annonce. Désolé de partir à ce point défaitiste mais c'est vraiment décourageant tout ça.

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04 septembre 2010

[Saison 2010/2011 - Comédie] 2- Mike & Molly

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What About ?

Mike et Molly sont en couple et se battent contre leurs problèmes de poids. Une fois par semaine, ils se rendent aux gros-mangeurs anonymes, où ils se sont rencontrés. Si Mike ressent le besoin de perdre du poids, encouragé par son meilleur pote, Molly se sent bien dans sa peau et prend son poids... à la légère. Seul ombre au tableau : elle vit avec sa soeur, une bombe sexy mince qui ne lui facilite pas la vie...

Why Not ?

Moi qui ne suis absolument pas fan de Chuck Lorre et de ses sitcoms, Mon Oncle Charlie en tête, que je déteste, mais je n'aime pas tellement non plus The Big Bang Theory (lapidez-moi sur la place publique), je dois avouer une certaine impatience à l'idée de découvrir Mike & Molly. J'ai dû mal à me l'expliquer en fait. Ce qui est certain, c'est que j'ai une grande tendresse pour Melissa McCarthy, la Molly de l'histoire, depuis Gilmore Girls puis Samantha Who?. Elle n'est pas hilarante mais elle me donne le sourire. Ce qui est relativement important dans une sitcom, on en conviendra tous. Je ne connais pas Billy Gardell, son partenaire, le fameux Mike, mais il m'a l'air d'être son pendant masculin. Par contre, j'adore Swoozie Kurtz (Pushing Daisies) et en mère déjantée, elle enverra forcément du bois ! J'ai hâte de la voir en action. Quant à Reno Wilson et Katy Mixon, je ne les connais pas. Il ne m'inspire rien pour le moment. A voir. En fait, ce qui me rend confiant, c'est le coté romantique de cette comédie puisque ça me fait penser à l'époque bénie de Dharma & Greg, seule sitcom de Chuck Lorre qui m'a plu jusqu'ici. Enfin il y a eu Mes deux papas aussi, mais ça remonte et c'était cucu mais à l'époque, je ne m'en rendais pas compte... Les premières images laissent à penser que les blagues vont pas mal tourner autour du poids des protagonistes, de manière pas toujours fine, mais c'est un peu ce que l'on attend aussi dans un premier temps et je suppose que cet élément s'effacera de lui-même petit à petit si la série venait à durer. On ne peut pas construire une sitcom sur des blagues de gros pendant 4 ans ! Enfin je pense... Remarque, ça fait 8 ans que Mon Oncle Charlie est mysogine et ridicule et 4 que les héros de Big Bang sont des caricatures de geeks... Allez, j'y crois cette fois ! Et puis j'ai besoin d'une sitcom dite "classique" dans mon programme de l'année. Accidentally On Purpose nous ayant quitté, ce sera celle-là !

// Bande-Annonce //


29 juillet 2010

The Good Wife [Saison 1]

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Saison 1 // 13 1oo ooo tlsp. en moyenne

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   A force de conseiller à tort à travers des séries-à-ne-surtout-pas-rater aux uns et aux autres, j'avais oublié que les conseils des autres pouvaient être bons à suivre aussi. En Septembre dernier, lorsque je m'étais penché sur le pilote de The Good Wife, je l'avais trouvé plutôt bon, tout en finesse et en sobriété, mais je n'avais pas eu l'envie d'en découvrir plus. Certainement à cause de mon allergie à CBS. Et puis on m'a tellement dit que la série était excellente, sans compter cette nomination que je n'attendais pas aux Emmy Awards dans la catégorie "Meilleur Drama", qu'il me fallait comprendre une bonne fois pour toutes cette fascination pour la série autour de moi. Peut-être parce que j'étais dans de bonnes dispositions, j'ai tout de suite compris, dès le second épisode, que The Good Wife était bonne et grande.

   Cette série a une classe folle, à l'image de ses personnages, tous plus charismatiques et passionnants les uns que les autres. Bien-sûr, la prestation de Julianna Margulies tout en subtilité est à saluer. Elle habite son rôle à la perfection. L'évolution d'Alicia Florrick se fait tout en douceur. Tout à tour mère aimante et dévouée, épouse digne et forte, avocate bienveillante et obstinée, elle est multiple et profondément attachante. Elle manque sans doute un peu d'humour, on aimerait qu'elle se lâche plus souvent, mais elle est terriblement humaine et vraie. Elle représente assez bien la femme moderne. En tous cas l'image que l'on s'en fait. Si je devais faire une comparaison qui ne rime à rien, elle est le pendant réaliste d'une Ally McBeal. Elle n'est pas la seule femme qui en impose. A vrai dire, elles en imposent toutes à leur façon. Mais celle qui tire sans doute le plus son épingle du jeu, c'est Kalinda ! Ah, Kalinda... Elle a des couilles, une bonne grosse paire de couilles, et elle a le goût du mystère, ce qui la rend encore plus fascinante. Qui est-elle vraiment ? Nul ne le sait. Elle est indispensable en tous cas. Quand on regarde bien, c'est quasiment toujours elle, grâce à son flair et ses connexions, qui démêle le vrai du faux. La question de sa sexualité se pose régulièrement, par petites touches, et elle est traitée de manière plus frontale dans les deux derniers épisodes de la saison sans qu'une réponse claire et nette soit donnée. Kalinda est certainement de tous les bords, et de préfèrence de ceux qui l'arrangent. Son baiser avec l'agent du FBI, j'aurais aimé le voir directement, sans toute cette pudeur. Elle sied à la série mais n'est-elle pas un moyen de détourner la frilosité de CBS et de ses téléspectateurs "de base" ? L'autre femme qui en impose, c'est Diane Lockhart. Christine Baranski a beau ne plus ressembler à grand chose -d'humain en tous cas- cela ne l'empêche pas de faire passer beaucoup d'émotion à travers les expressions de son visage, en particulier de l'espièglerie. Elle est joueuse. Et son rire ! Divin ! Son duo avec Gary Cole dans quelques épisodes était très convaincant. D'autres femmes de la série sont excellentes, notamment Jackie Florrick, qui aura j'en suis sûr un plus grand rôle à jouer la prochaine saison. On l'a finalement peu vue avec son fils. Je suis sûr que leur relation nous cache quelques surprises. En bon fan de Dawson que je suis et que je resterais, c'est un bonheur de chaque instant de constater que de constater que la grand-mère de Jen est encore vivante et pimpante !

   Face à ces femmes incroyables, les hommes auraient pu ne pas payer de mine. C'était sans compter un directeur/une directrice de casting qui a fait un boulot admirable pour caster les hommes de la vie d'Alicia. Son mari ne pouvait qu'être interpréter par Chris Noth. C'est comme une évidence. Quant à Josh Charles/Gardner, que je ne connaissais pas, il est excellent dans un autre style, très proche de celui d'Alicia d'ailleurs. Pas étonnant qu'ils s'apprécient, et plus car affinités. J'aime la façon dont est décrite leur attirance réciproque. C'est infiniment subtile, à l'image du cliffhanger de fin de saison. Leur baiser furtif m'a beaucoup marqué. Il était particulier, il avait un véritable poids. On sentait son importance. Quand on est habitué à des séries comme Grey's Anatomy où tout les personnages s'embrassent dès que l'occasion se présente, et même quand elle ne se présente pas d'ailleurs, ça fait un choc ! C'est autre chose. Pour poursuivre sur les grands hommes de la série, malgré son jeune âge, Cary/Matt Czuchry tient la route. Sa rivalité cordiale avec Alicia était très amusante dans un premier temps et risque de devenir passionnante en saison 2 compte-tenu de l'évolution de la situation. De beaux face à face en perspective... Impossible de ne pas citer Glenn Childs incarné par un Titus Welliver (l'homme en noir de Lost) tout simplement génial. Et c'est quand on croit tenir le meilleur personnage masculin de la série qui débarque cet Eli Gold/Alan Cumming qui déborde de charisme et qui apporte une touche d'humour voire d'excentricité indispensable. D'ailleurs, au fil des épisodes, on sent qu'un vrai travail a été fait pour apporter plus de légéreté à l'ensemble et ainsi détendre l'atmosphère. Ca passe par exemple par des personnages secondaires marquants, qui n'ont parfois participé qu'à un seul épisode, mais dont on se souvient pourtant ! C'est le cas de Mamie Gummer (bientôt dans Off The Map) qui était géniale dans le rôle d'une avocate faisant semblant d'être inexpérimentée pour s'attirer les faveurs du juge. Je pense aussi à la géniale Martha Plimpton apparue dans deux épisodes qui a tout intérêt à revenir parce qu'elle était juste super marrante. Et puis en fin de saison, j'ai beaucoup aimé la venue de Carrie Preston pour quelques épisodes. Là encore, j'espère la revoir. Les juges aussi sont souvent très amusants dans leurs réactions. Et je ne peux pas terminer cette galerie sans évoquer Dylan Baker dans le rôle controversé de Colin Sweeney, certainement responsable de la meilleure affaire de la saison. Son aveu face à Alicia était d'ailleurs glaçant.      

   The Good Wife réussit quelque chose de rare : allier intrigues bouclées et intrigues feuilletonnantes avec efficacité et subtilité. C'est particulièrement étonnant de la part de CBS, comme quoi tout est possible... Je ne pensais pas devenir à ce point enthousiaste au sujet de la série mais force est de constater qu'elle est addictive à sa façon et qu'elle a pris une place importante dans mon coeur en l'espace de quelques jours. Le casting atteint la perfection. Merci à ceux qui m'ont poussé à donner une deuxième chance à la série. 

20 juillet 2010

[Saison 2010/2011 - Drama] 12- Hawaii Five-O

Pendant six semaines, découvrez mes classements des nouveautés dramas et comédies de la saison prochaine que j'attends le plus.

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What About ?

  Le détective Steve McGarrett se rend à Oahu pour enquêter sur l'assassinat de son père. Une fois sur place, le gouverneur le persuade de rester et rejoindre l'unité des forces spéciales, qui combat le crime à Hawaï.

Why Not ?

A la base, Hawaii Five-O correspond un peu à tout ce que je déteste : c'est avant tout une série policière, de CBS qui plus est, donc avec des éléments feuilletonnants a priori peu nombreux et peu consistants. C'est un remake d'une série des années 70 et l'idée même de la faire renaître laisse à désirer. Etait-ce bien nécessaire ? Ca ne plaira pas aux nostalgiques de la série originale qui n'y trouveront pas leur compte et ça rebutera les jeunes, malgré les efforts de la chaîne, qui risquent de la trouver ringarde par essence. Pour autant, elle fait figure de favorite pour la saison prochaine... 

Why ?

Le pilote est, paraît-il, très réussi et très efficace. La presse américaine le dit, les services acquisition des grandes chaînes françaises aussi... C'est que ça doit être vrai ! Cela dit, l'efficacité sans âme, c'est pas pour moi. Hawaii Five-O a pour elle de beaux avantages et c'est précisément ceux-là qui me rendent enthousiasTe de voir au moins le pilote, et la suite si je suis convaincu. D'abord coté production, on retrouve pas moins que les créateurs de Fringe, également scénaristes d'Alias et du Star Trek de J.J. Abrams : Roberto Orci et Alex Kurtzman. Je suis curieux de voir comment ils ont pu se lancer dans quelque chose de très différent de leurs travaux précédents. Ensuite, la série sera tournée en décors naturels à Hawaii et ça, forcément, en grand fan de Lost que je suis, ça me rendra nostalgique à coup-sûr. Et puis le casting, quand même, n'est pas si dégueulasse. En parlant de Lost, on y retrouvera Daniel Dae Kim (Jin). Certainement pas mon acteur préféré mais je prendrais du plaisir à le revoir, c'est certain. Scott Caan et Grace Park inspirent la sympathie. Quant à Alex O'Loughlin, malgré ses deux échecs précédents, je suis comme CBS : je crois en lui ! Parce qu'il est sublime oui, essentiellement. Ca ne fera jamais mal aux yeux de le contempler pendant 42 minutes. Et puis en guest, on retrouvera de temps à autres Jean Smart. Et je l'adore !

So What ?

Hawaii Five-O s'annonce fun et sympathique. Etant donné qu'elle a de grandes chances de devenir LE Hit de la saison prochaine, je suis aux aguets.

// Bonus // Le générique !

06 juillet 2010

Accidentally On Purpose [Saison 1]

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Saison 1 // 7 82o ooo tlsp.

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   En Septembre dernier, j'avais reviewé le pilote d'Accidentally On Purpose avec entrain et enthousiasme. La preuve ICI. 9 mois plus tard et un bébé sur les bras (pour l'héroïne j'entends, pas pour moi !), je suis toujours positif mais sans doute un peu moins. Cela dit, peu importe : la série ne reviendra pas la saison prochaine. C'est comme ça chaque année. CBS lance une sitcom qui ne marche pas dans son carré du lundi et à tous les coups, je l'aime bien. Ce fut le cas pour The Class il y a trois ans, pour Worst Week l'année dernière. Entre les deux, il y a eu The Big Bang Theory que je n'ai pas aimé et qui est toujours des nôtres, en devenant même un joli succès ! Bref, je dois avoir des goûts de chiotte en matière de sitcoms dites "classiques", entendre par là sitcoms tournées en public, multi-caméras, avec rires enregistrés.

   C'est vrai qu'à coté des Modern Family, The Middle et autres The Office, 30 Rock & Co., Accidentally On Purpose n'a pas brillé par son originalité et c'est justement ce qui m'a plu. Parmi les autres séries qui ont tenté cette année de revenir aux bonnes vieilles valeurs de la sitcom traditionelle, Accidentally est celle qui s'en est le mieux sortie, avec aplomb et efficacité. Rien à voir donc avec les archi-ratées Hank et Romantically Challenged, pour ne citer qu'elles. Entre le pilote et le reste de la saison, on ne peut pas dire qu'elle ait beaucoup évolué. Elle est restée fidèle à elle-même avec tout de même quelques ajustements bienvenues, surtout la disparition de Grant Show du cast, tellement discréte d'ailleurs que je ne m'en suis rendu compte que dans le final ! Il était inutile, chacune de ses apparitions semblaient forcées. Et puis franchement, l'acteur n'est tout simplement pas fait pour la comédie. Pas sûr qu'il soit fait pour grand chose d'autre d'ailleurs. Mais c'est méchant. Il n'était pas mauvais en partouzeur dans Swingtown. Sinon, Jenna Elfman, qui est quand même censée être à la base le grand atout de la série, est vite devenue la moins intéressante du lot (si je retire le copain black de la course qui n'apparaissait qu'un épisode sur trois). Elle a fait du Jenna Elfman - ce qui est un compliment dans ma bouche- mais du Jenna Elfman qui a veilli. Beaucoup moins pétillante à tendance hystérique que dans Dharma & Greg ou plus près de nous Courting Alex. Ca aurait pu avoir son charme mais ce n'est pas ce que j'attendais d'elle. Cela dit, son duo avec le charmant Jon Foster marchait très bien. On croyait en leur relation, une relation qui a bien fait d'évoluer assez rapidement d'ailleurs. Mais ceux qui sont clairement sortis du lot sont les personnages secondaires, à commencer par celui d'Ashley Jensen, encore plus marrante que dans Ugly Betty dans un rôle similaire mais poussé à l'extrême. L'actrice étant tombée enceinte, elle a n'a pas été présente quelques épisodes et son absence s'est faite ressentir. La belle révélation de la série, c'est Lennon Parham. Son personnage était tordant, celui de son mari aussi. J'espère revoir l'actrice rapidement ailleurs. Et puis Nicolas Wright était parfait dans le rôle du geek loser. C'est vrai que la plupart de ses lignes de dialogue étaient prévisibles mais ça contribuait à une sorte de connivence entre l'acteur, les scénaristes et le public. On sait parfaitement où l'on va, sans surprises, mais on se laisse porter et on s'amuse quand même ! Ca ne marche pas à tous les coups mais Accidentally a réussi ça. J'ai beaucoup aimé le double épisode final qui était justement très prévisible mais super rythmé et très sympa à suivre.

   Pour la faire courte, Accidentally On Purpose n'aura définitivement pas marqué les esprits cette année et je l'oublierais moi-même certainement bien vite mais, à chaque fois que j'ai regardé un épisode, j'y ai pris du plaisir. C'est déjà pas si mal ! Je reconnais en revanche que je n'ai vu le final que ce mois-ci alors que la série s'est terminée en Mars. C'est bien la preuve qu'elle est loin d'être addictive. Elle ne me manquera pas l'année prochaine.

29 mai 2010

How I Met Your Mother [5x 24]

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Dopplegangers (Season Finale) // 8 o6o ooo tlsp.

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   Sérieusement, c'était vraiment le Season Finale ? Non parce que je ne l'aurais déjà pas trouvé formidable en tant qu'épisode lambda mais alors en dernier épisode de la saison 5, c'est juste une honte ! Ok, c'est une bonne chose que de faire enfin avancer le couple Lily/Marshall. Je pensais que les scénaristes repousseraient une dernière fois l'échéance, en témoigne ce passage de mon avant-dernière review : "Il ne reste plus qu'à espérer que le sosie de Barney va faire son apparition tôt en saison 6. Je pense qu'on peut laisser tomber pour cette année. Ce serait d'ailleurs assez marrant de les mettre dans une situation où ça arrive bien plus vite que prévu. Oseront-ils ?" Ils ont osé ! Je me suis trompé. Cela dit, il ne fallait surtout pas miser uniquement là-dessus ! Qui s'intéresse vraiment à Lily et Marshall au fond ? Les différentes apparitions de Barney en tant que vrai/faux sosie n'étaient pas spécialement drôles. Ils ont dû croire que le talent de Neil Patrick Harris et quelques costumes ridicules suffiraient. Heureusement qu'il y avait plusieurs twists pour nous surprendre un peu ! La finalité, elle, était totalement prévisible : ils sont prêts à avoir des enfants, surtout Marshall qui ne demande que ça. Ca ouvre donc une nouvelle gamme d'intrigues pour le couple la saison prochaine. J'ignore si cela inspirera les auteurs mais si ce n'est pas le cas, alors il n'y a plus rien à faire pour eux...

   Croyez-le ou non mais le héros de la série, Ted, n'a droit qu'à une pauvre joke dans cet épisode, et nullissime en plus : il s'est teint en blond et ça fait bien rire la petite bande. Pour ma part, j'ai trouvé ça pathétique tellement le manque d'inspiration était flagrant. La tentative de la relier à la storyline de Robin était ridicule. Une tentative désespérée de provoquer un semblant de suspense à l'approche de la fin en gros. Et comme si tout ça n'était pas assez agaçant, on nous prive du personnage de Don, qui avait réussi à s'imposer en peu de temps, à travers un prétexte usé (cf la saison 3), facile, qui n'a pour seul intérêt que de provoquer un tant soit peu d'émotion. C'est vrai que Robin m'a fait de la peine. Bon, deux secondes plus tard, ça ne m'importait déjà plus. C'est dire si les personnages d'How I Met sont devenus inintéressants à mes yeux.

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// Bilan // Terminer une saison déjà bien moyenne comme ça, c'est donner envie à ses fidèles téléspectateurs de quitter le navire avant la fin, tout simplement. Si je n'étais pas si obstiné, je crois que c'est ce que je ferais : j'arrêterais la série et attendrais patiemment qu'elle soit annulée pour regarder le final dans un an, deux ans, trois... Barney ne vaut plus rien, la recherche de la femme de Ted est passée au cinquième plan depuis qu'on en a vu un mollet, le couple Marshall et Lilly n'a plus rien du tout à offrir (mais ça va peut-être changer) et on fait perdre à Robin ce qui l'avait rendu intéressante ces derniers temps. Que reste-t-il à part des blagues pas drôles ? Un épisode sur trois vaut le coup maintenant ! Si le genre de la sitcom est en plein revival, How I Met s'est transformée en même temps en comédie has-been...

14 mai 2010

How I Met Your Mother [5x22]

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Robots Vs. Wrestlers // 8 1oo ooo tlsp.

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   Miracle ! Les scénaristes ont enfin choisi d'adresser la question bébé qui devenait primordiale pour faire avancer le couple Marshall-Lilly, comme je m'en plaignais la semaine dernière. Malheur ! Ils l'ont fait pour mieux reculer. D'un commun accord, le couple décide qu'il leur faudra attendre de croiser le sosie de Barney pour fonder une famille. Ce sera le signe qu'ils ont bien profité de leur jeunesse et de leur amitié avec le reste de la bande. Dis comme ça, ça semble parfaitement ridicule. Heureusement, c'est mieux amené dans l'épisode. Il ne reste plus qu'à espérer que le sosie de Barney va faire son apparition tôt en saison 6. Je pense qu'on peut laisser tomber pour cette année. Ce serait d'ailleurs assez marrant de les mettre dans une situation où ça arrive bien plus vite que prévu. Oseront-ils ? Après tout, le temps que madame accouche, la saison 6 se terminera et peut-être même le série. Ils n'auront donc pas à faire face au problème du bébé encombrant qu'ont rencontré de nombreuses sitcoms. Evidemment, c'est uniquement dans l'hypothèse où la série continuerait de perdre de l'audience. Or, il y a une baisse chaque année mais aussi des sursauts réguliers. Donc CBS peut encore s'en contenter...

   Le grand thème de l'épisode, et qui aurait dû être celui de la série, est donc le temps qui passe et le besoin inéluctable de grandir, d'évoluer. Sauf pour Barney bien-sûr qui restera éternellement un ado. C'est peut-être pour ça qu'il commence à devenir sacrément lourd. La grosse blague de l'épisode sur le match de "robors contre catcheurs" était marrante une fois, pas deux. Et on nous l'a malheureusement ressortie bien cinq ou six fois. Ce qui n'était pas drôle longtemps non plus, c'est les bruits de pets à chaque fois que Ted se lance dans des réflexions dites intellectuelles. J'avoue que le propos de cette intrigue m'a énormément dérangé car ça faisait passer Ted pour un bouffon parce qu'il a un peu de culture et qu'il est ouvert à tout ce qui touche à l'art et la littérature. Qu'il passe pour un idiot quand il tombe dans l'ultra-romantisme cliché, je veux bien. Mais pour ça, je n'aime pas du tout. On se retrouve du coup avec le clan du mec barbant contre le clan des gens cools (mais qui ne veulent surtout pas se cultiver). Et je suis sûr qu'une grande partie du public a choisi nettement le premier clan au deuxième. Et bref, How I Met n'est pas une sitcom de beaufs. C'est pas Mon Oncle Charlie. Donc ce serait bien de ne pas la faire virer de bord, déjà que j'ai l'impression qu'elle se Big-Gang théorise parfois... Faut reconnaître que depuis que cette série est arrivée, Barney, Ted et Marshall sont beaucoup plus geeks. Sinon, Robin m'a manqué et j'étais donc ravi de son retour rapide dans la bande. Cela dit, ils auraient pu attendre un peu quand même. Ca semblait du coup très téléphoné et ça gâche une bonne intrigue au long cours. Le sosie de Ted m'a bien fait rire. Une des rares bonnes idées récurrentes de la saison !   

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// Bilan // Un propos pourri mais quelques bons moments dans cet épisode. Mine de rien, on ferait presque évoluer les personnages ces derniers temps. Incroyable !