05 octobre 2011

A Gifted Man [Pilot]

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 Pilot // 9 450 000 tlsp.

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What About ?

Brillant et charismatique neurochirurgien, le Dr Michael Holt mène un train de vie luxueux que lui permet une clientèle haut de gamme. Sa vie matérialiste et très axée sur sa carrière est bouleversée lorsqu'il se met à voir le fantôme de son ex-épouse. Anna va lui permettre de faire preuve de compassion et de venir en aide à des patients sans le sou et sans assurance qui ne peuvent se payer le luxe d'obtenir des soins adaptés car trop coûteux. Il reste cependant difficile pour un esprit aussi cartésien que le sien d'accepter de parler à l'esprit de son épouse disparue. Pourtant, Anna a encore besoin de lui pour l'aider à fermer toutes les portes laissées ouvertes suite à sa mort subite. Jusqu'où Michael acceptera-t-il d'aller ? 

Who's Who ?

Créé par Susannah Grant (Erin Brockovich, In Her Shoes...) et réalisé par Jonathan Demme (Le Silence des Agneaux). Avec Patrick Wilson (Little Children, Watchmen), Jennifer Ehle (Le discours d'un roi), Julie Benz (Buffy, Dexter, No Ordinary Family), Margo Martindale (Justified, The Riches)...

So What ?

   Entre les séries policières, toujours très nombreuses, les séries "à concept" en voie de perdition et le revival des comédies, les vrais bons gros dramas émouvants et subtils se font rares par les temps qui courent. J'avais un petit espoir que A Gifted Man comble ce vide. Le pitch me déplaisait depuis le départ, rappelant vaguement la médiocre Ghost Whisperer, mais l'équipe derrière et devant la caméra avait de quoi laisser rêveur. Susannah Grant n'est pas la plus mauvaise scénariste d'Hollywood, au regard de ses expériences passées; Jonathan Demme n'est pas un novice; et Patrick Wilson est un excellent acteur. Sa prestation dans Little Children aux cotés de Kate Winslet m'a beaucoup marqué. Bref, je me disais que si ces talents débarquaient tout à coup et tous ensemble à la télévision, c'est que le projet en valait la peine. Après 42 minutes d'ennui, mon relatif enthousiasme s'est évanoui. 

 Ce pilote n'est pas mauvais. Non. Mais il n'est pas bon non plus. Il est finalement à l'image de son héros : froid, distant, trop sérieux. Michael Holt est un être presque antipathique, mais en même temps très humain, très vrai. Je trouve courageux d'avoir choisi d'en faire un héros, mais le pari n'est pas gagné à mon sens. J'ai trouvé légitime qu'il se pose des questions au sujet de ce phénomène étrange qui l'habitait en cherchant, en tout bon cartésien, des explications rationnelles à ses visions. J'ai apprécié qu'il ne passe pas l'épisode à se morfondre, à s'énerver ou à nier l'évidence. Mais je n'ai pas été touché. Les scènes avec sa femme, surtout celle des retrouvailles, étaient empreintes d'une belle émotion mais dès qu'elle a disparu, le charme s'est rompu. Il n'est revenu que lorsqu'elle est réapparue. C'est très facile de tomber dans le ridicule lorsque l'on parle de fantômes. A Gifted Man n'a pas ce défaut-là. Wilson est suffisamment convaincu pour être convaincant. Mais que dire de sa soeur, incarnée par Julie Benz, qui trouve le moyen d'être très désagréable envers lui alors qu'il vient de lui donner une somme conséquente d'argent ? Elle ne m'a pas plu. Aux dirigeants de CBS non plus visiblement puisque l'actrice ne sera finalement pas régulière. Le talent de Margo Mardindale est quelques peu gâché par ce rôle d'assistante sans intérêt, qui aurait pu être interprété par n'importe qui. Je ne doute pas qu'elle gagnera en importance par la suite, mais elle restera probablement un accessoire. Les cas médicaux ? Je ne les ai pas trouvés intéressants. Ils sont terriblement banals, malgré leur résonnance vis à vis du héros. Paraît que CBS a demandé d'accentuer l'aspect médical de la série et, par conséquent, atténuer la partie familiale et feuiletonnante. Tout ce qu'il faut pour ne pas m'encourager à poursuivre en somme...

   A Gifted Man n'a pas les épaules assez larges et le coeur assez grand pour donner ce qu'on attend de lui : de l'émotion avant tout, un peu d'esprit aussi. Si j'avais eu une montre à mon bras, je crois que je l'aurais beaucoup regardée, car la série ne peut même pas se targuer d'être rythmée et prenante. Il y avait du potentiel derrière tout ça, j'en suis certain, mais il n'a pas été exploité et, au vue des évolutions exigées par CBS, il n'est pas prêt de l'être !

What Chance ?

 Je ne vois pas la série passer l'hiver. CBS préférera sans doute donner sa chance, dans cette case, à sa seule roue de secours de mi-saison en drama : The 2-2 avec Leslie Sobieski et De Niro à la production.

How ?


03 octobre 2011

How To Be A Gentleman [Pilot]

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Pilot // 8 980 000 tlsp.

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What About ?

 Andrew Carlson, chroniqueur dans un journal, est un homme bon, poli et gentil, expert des bonnes manières, bourré de principes, donc quelque peu inadapté au monde moderne. Lorsque son rédacteur en chef lui demande de rendre ses articles plus sexy, il engage une vieille connaissance de l'époque du lycée, Bert Lansing, héritier d'un club de fitness, pour lui apprendre à devenir un "vrai" mec...

Who's Who ?

 Créée par David Hornsby (Philadelphia). Avec David Hornsby, Kevin Dillon (Entourage), Dave Foley, Mary Lynn Rajskub (24), Rhys Darby (Flight Of The Conchords), Nancy Lenehan (Worst Week)...

So What ?

   Je pensais qu'avec Whitney, on avait touché le fond cette année an matière de comédie. Et je le pense toujours d'ailleurs. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'est que How To Be A Gentleman soit aussi mauvaise. Pour aller encore plus loin, je crois me sentir capable de m'infliger un deuxème épisode de la sitcom de NBC. En revanche, il ne me reste pas assez de force pour donner une deuxième chance à celle de CBS.

   Sa médiocrité est d'autant plus embarrassante que les comédiens de Gentleman possèdent une certaine réputation. Je ne suis pas fan du tout d'Entourage mais il parait que Kevin Dillon y est excellent dans le rôle de Johnny Drama, considéré comme culte par certains. Je ne suis pas non plus sensible à l'humour de Philadelphia mais c'est de là que vient le créateur et acteur principal de cette nouveauté. Ils forment un duo mal assorti absolument grotesque. A la limite, Andrew réussit à être amusant dans l'intro -originale- et de temps à autre. Mais alors Bert... C'est le type de personnage que je déteste à la base de toute façon et Kevin Dillon a l'air très à l'aise dans le rôle, comme s'il était vraiment comme ça dans la vie. Mais j'ignore à quel moment il fallait rire à ses interventions, même si le vrai-faux public a tenté de me guider. Les gags le concernant étaient d'une pauvreté abyssale. A la limite, les personnages secondaires réussissent mieux leurs tentatives mais s'ils restent globalement inoffensifs. Je suis assez fan de la mère, Nancy Lenehan étant excellente. Mais elle avait mieux à faire dans Worst Week. Je connais mal Mary Lynn Rajskub mais j'ai une certaine tendresse pour elle. Après avoir fait des guests dans Raising Hope et Modern Family, je trouve ça triste qu'elle se retrouve là-dedans. On ne lui a vraiment rien proposé de mieux ? J'ai du mal à le croire. Avec le peu de matériel offert, elle parvient tout de même à tirer le pilote vers le haut. Quant à Rhys Darby, il est naturellement drôle. Son étrange charisme, sa voix et ses expressions faciales font tout. Les scénaristes se sont reposés sur cela et n'ont pas cherché à lui donner, en plus, de bonnes répliques. Dommage. Et si je ne parle finalement que du casting dans ma critique, c'est parce qu'il n'y a vraiment rien d'autre à dire.

   How To Be A Gentleman est une tromperie de bout en bout : le titre est mensonger, puisque ce n'est pas le gentleman qui inculque les bonnes manières au beauf de service mais le beauf de service qui apprend au gentleman comment gagner en virilité; le casting est enthousiasmant sur le papier mais totalement décevant à l'écran; et le propos... c'est la grande tendance de cette année dans les comédies -quand elles ne sont pas emmenées par des femmes- qui consiste à décrypter l'homme moderne, écrasé par les femmes, qui tente de trouver sa nouvelle place dans la société en bombant du torse, en prétendant qu'il a la plus grosse et en se ridiculisant au bout du compte. Même l'homme des carvernes semblait plus évolué... un propos dépassé et machiste en somme. 

What Chance ?

 Aucune. Avec un lancement encore plus raté que celui de Shit My Dad Says l'an dernier, la sitcom est déjà condamnée. Tant mieux : il faut libérer ces bons acteurs. Ils méritent mieux que ça... Rules Of Engagement va-t-elle encore revenir à la rescousse ?

How ?

27 septembre 2011

Person Of Interest [Pilot]

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Pilot // 13 330 000 tlsp.

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 What About ?

 Mr. Reese, un ex-agent paramilitaire de la CIA présumé mort et devenu un sans-abri qui erre sans but dans les rues de New York, est recruté par Mr. Finch, un millionnaire reclu, lui-même présumé mort, pour travailler sur un projet top-secret visant à protéger des personnes en danger de mort, dans le dos du Gouvernement...

Who's Who ?

 Créée par Jonathan Nolan (MementoLe prestige, The Dark Knight) et J.J. Abrams (Alias, Lost, Fringe). Avec Jim Caviezel (Le Prisonnier 2009, La Passion du Christ), Michael Emerson (Lost, Saw), Kevin Chapman (Rescue Me, Brotherhood), Taraji P. Henson (Boston Justice, Eli Stone)...

So What ?

   Alors qu'Unforgettable, l'autre nouveau drama de CBS, n'est qu'un énième cop-show au twist bancal qui n'apporte strictement rien, Person Of Interest propose enfin une alternative à ce que les téléspectateurs connaissent déjà par coeur en offrant une formule efficace et ambitieuse, qui consiste non pas à résoudre des crimes mais à les empêcher; des héros charismatiques, suffisamment mystérieux pour que leur histoire nous importe et pas que le temps de quelques épisodes; et l'ouverture vers une mythologie comparable à ce que l'équipe de J.J. Abrams a fait avec Fringe. On commence "petits bras" afin d'accrocher le téléspectateur, puis on montre les muscles une fois qu'ils sont acquis à notre cause. Voilà enfin une série policière de network qui prend des risques et transcende le genre auquel elle appartient. Pas trop tôt...

   Person Of Interest raconte avant tout l'histoire d'une machine secrète inventée par le Gouvernement américain après les attaques du 11 Septembre, dont le mécanisme consiste à entasser dans des banques de données gigantesques toutes les informations reçues grâce aux caméras de surveillance et aux micros cachés à travers tout le pays, et ici, plus particulièrement à New York. Cela est censé permettre en premier lieu d'éviter de nouvelles tragédies comparables à la destruction des tours jumelles, mais celui qui a conçu la bête s'est rendu compte qu'elle pouvait avoir une autre utilité. Il se transforme alors en Zorro des temps modernes avec son nouvel équipier afin de combattre le crime et sauver des vies, ce que tous deux n'ont pas pu faire par le passé avec des êtres qui leur étaient chers. On se retrouve alors au beau milieu d'une jungle de visages, de corps et de voix inconnus dans la paranoïa la plus totale. La réalisation, correcte mais pas incroyable, retranscrit bien cette sensation d'étouffement. L'aspect addictif de la série se dévoile peu à peu, ainsi que toutes les possibilités qu'elle est capable d'engendrer, en plus d'une critique politique succincte mais intéressante.

   Ainsi, Person Of Interest ne se contente pas d'être rythmée et prenante, elle est aussi... intelligente ! Jim Caviezel, peut-être un peu trop en dedans dans ce pilote, et Michael Emerson, encore trop proche de Benjamin Linus, sont néanmoins très convaincants et leur duo possède un potentiel énorme qui ne demande qu'à être exploité. On en sait suffisamment pour que notre curiosité soit piquée, mais trop peu pour s'en contenter. C'est souvent comme cela qu'une grande série commence...

What Chance ?

 CBS a pris un véritable risque en proposant la série le jeudi à 21h en lieu et place de ses sacro-saints Experts premiers du nom, lequel a été payant la première semaine mais risque de ne pas l'être sur la longueur, surtout si elle venait à se complexifier...

How ?

26 septembre 2011

Unforgettable [Pilot]

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Pilot // 14 090 000 tlsp.

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 What About ?

Ex-flic, l'énigmatique Carrie Wells a le don de se souvenir d'absolument tout, de chaque date, lieu, événement. Le moindre détail reste gravé dans son esprit. Les bons souvenirs, et les plus atroces, comme la découverte du cadavre de sa sœur alors qu'elle n'était qu'une enfant. Un souvenir effroyable qui la hante encore aujourd'hui, d'autant que ce crime n'a jamais été résolu. 

Alors qu'elle mène une vie nouvelle à New York, Carrie, témoin d'un meurtre, est amenée à collaborer avec l'enquêteur chargé de l'affaire, qui s'avère être son ancien partenaire et petit-ami. En dépit de ses sentiments confus pour le détective Al Burns, Carrie décide d'intégrer de façon permanente son équipe pour aider à résoudre les affaires criminelles - et éventuellement élucider l'assassinat mystérieux de sa sœur. Tout ce qu'elle doit faire est de se souvenir.

Who's Who ?

Créée par Ed Redlich (The Practice, Felicity, FBI: Portés Disparus, Shark) et John Bellucci. Avec Poppy Montgomery (FBI: Portés Disparus, L'île de l'étrange), Dylan Walsh (Nip/Tuck), Michael Gaston (Damages, New York Police Judiciaire, Mentalist), Kevin Rankin (Justified, Big Love, Friday Night Lights), Daya Vaidya...

So What ?

   Après avoir épuisé tout ce qu'il pouvait exister d'Experts à travers les Etats-Unis, de dossiers classés, de personnes disparues, la nouvelle tendance chez CBS -et certaines de ses consoeurs- pour renouveler le genre de la série policière, c'est de faire appel à des consultants, qu'ils soient mentalistes, écrivains, anthroplogues, détecteurs de mensonges vivants, mathématiciens ou que sais-je encore. Dans Unforgettable, on a en quelque sorte toucher le fond : il s'agit cette fois d'une... comment dit-on d'ailleurs ? Une rememberer ou plus scientifiquement une hyperthymésique, c'est-à-dire une femme qui se souvient d'absolument tout. Je veux bien croire que cela existe mais tout de même, cela ressemble surtout à une tentative désespérée de la part du créateur et des producteurs d'offrir un nouveau cop-show soit disant différent mais finalement profondément classique. Arrivera un jour où les téléspectateurs ne seront plus dupes... mais, apparemment, ce jour n'est pas encore arrivé !

   Le plus grand problème d'Unforgettable, à la limite, ce n'est pas sa banalité affligeante. Mais parlons-en quand même ! L'héroïne, par le plus grand des hasards, se retrouve à travailler avec son ancien partenaire qui est aussi un de ses ex. On sait très bien où cela va nous mener : une tension sexuelle constante, un "Will They ? Won't They" des plus usés... Carrie a perdu un être cher -sa soeur- dans son enfance et c'est la seule chose dont elle ne parvient à se souvenir à cause du traumatisme. En clair, on nous refait le coup du Mentalist, ce qui signifie trois ou quatre épisodes, en début, mi et fin de saison pour faire avancer cette intrigue feuilletonnante, et rien que du procédural basique autour. La liste est encore longue, il est préférable de s'arrêter là. Mais figurez-vous qu'en plus de tout ça, Unforgettable bénéficie d'une écriture très approximative et d'une absence totale de rigueur.

   Je ne parle même pas de l'enquête du jour en elle-même, extrêmement prévisible du début à la fin, mais plutôt de tous ces petits détails qui vous gâchent un visionnage. En vrac : tous les flics qui se réunissent pour l'enterrement de la victime en fin d'épisode alors qu'ils ne la connaissaient même pas (que Carrie y assiste, j'aurais compris, ou même que l'un d'eux l'accompagne, mais tous...); Carrie qui agit comme si elle était encore une "vraie" flic, qui obtient très facilement tout ce qu'elle veut de la part de la police (tests en tous genres), qui ne connait visiblement pas ce qu'est un mandat de perquisition et qui s'approche des suspects sans attendre un soutien en cas de pépin... et on trouve en plus le moyen de nous dire qu'elle était l'une des meilleures à l'époque ! Les différents flashbacks sur son passé sont amenés de façon stupide du type "elle fait couler le robinet => elle pense à sa soeur morte qui trempe dans une flaque" ou "Oh un arbre ! Oh ça me fait penser à la forêt où j'ai retrouvé son corps". Ri-di-cu-le. Cela dit, j'apprécie le sens de l'ironie des scénaristes : la mère de Carrie est atteinte d'Alzheimer et ne souvient donc de rien, soit tout l'inverse de sa fille. Vous en voulez encore ? Eh bien il y a plus grave que tout ça: Unforgettable ne peut pas tenir la route sur la longueur telle qu'elle nous est présentée. En effet, si Carrie peut utiliser son don pour résoudre cette affaire, c'est parce qu'elle a des souvenirs de la victime et qu'elle a vécu le drame de l'intérieur. Or, cela ne pourra pas être le cas à chaque épisode ! A quoi va alors lui servir sa mémoire exceptionnelle ? Se souvenir de choses qu'elle n'a pas vues, de scènes auxquelles elle n'a pas assistées ?  Je ne comprends vraiment pas ce qu'ils comptent faire.

   Le pilote d'Unforgettable est bancal sur le fond comme sur la forme, malgré son efficacité immédiate. On peut y trouver un intérêt visuel, les scènes de "souvenirs" étant bien réalisées mais pas logiques puisque l'on ne voit pas vraiment à travers les yeux de l'héroïne mais comme s'il y a avait un troisième protagoniste, sans compter qu'elle voit même ce qui s'est déroulé hors de son champ de vision. On peut se réjouir de retrouver Poppy Mongtomery qui est une actrice sympathique; mais moins du rôle dont a écopé Dylan Walsh, qui avait sans doute bien mieux à faire que ça après Nip/Tuck. On peut, on peut... mais la vérité c'est que cette série poussive prouve surtout que les cop-shows sont en bout de course, que tout a été dit et redit, vu et revu, jusqu'à la prochaine mode. Ce pilote ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je crois même que je préférerais l'oublier...

What Chance ?

 Bien calibrée, Unforgettable devrait fonctionner tout au long de l'année et obtenir une deuxième saison sans difficultés. Elle fera aussi les beaux jours de TF1 dans quelques mois (années ?). CBS a encore réussi son coup !

How ?

23 septembre 2011

2 Broke Girls [Pilot]

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Pilot // 19 350 000 tlsp.

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What About ?

 Max est une serveuse un peu désabusée qui n'a jamais eu beaucoup d'argent mais assez de malice pour s'en sortir dans la vie. Caroline est une fille à papa d'apparence superficielle, qui se retrouve du jour au lendemain sans un sou mais qui reste optimiste. Ce drôle de duo va alors devoir travailler ensemble et partager un appartement pour le meilleur et pour le pire, en attendant de réaliser leurs rêves...

Who's Who ?

 Créée par Whitney Cummings (Whitney) et Michael Patrick King (Sex & The City, Will & Grace, The Comeback). Avec Kat Dennings (Urgences, Thor), Beth Behrs, Noah Mills, Garrett Morris, Jonathan Kite...

So What ?

    Whitney Cummings est très forte : elle aura réussi pour sa première saison télévisuelle à créer et jouer dans la pire sitcom de l'année, Whitney, et co-créer la meilleure, ou l'une des meilleures, 2 Broke Girls. A moins que tout le mérite ne revienne à Michael Patrick King, Mr. Sex & The City, dont on retrouve ici indéniablement la patte. Dans un univers fortement féminin, il est à nouveau parvenu à créer des personnages forts -clichés certes mais Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte l'étaient aussi mais avec de plus jolies tenues- et aux répliques assassines et diablement efficaces ! Car l'un des particularités de cette sitcom multi-caméra qui aurait bien mérité un traitement visuel plus soigné, c'est qu'elle n'hésite pas à aller loin dans les blagues, quitte à ce qu'elles paraissent racistes, super vachardes voire déplacées. Il y en a notamment une sur le handicap du physicien Stephen Hawking qui m'a fait halluciner. Je ne m'attendais pas à ça. Mais à partir du moment où tout le monde en prend plus ou moins pour son grade, quelque soit la minorité à laquelle il appartient, je n'y vois aucun inconvénient. Et c'est le cas ici ! La pop culture est passée au crible. Le résultat n'est pas toujours très naturel mais tant que c'est amusant... Les héroïnes semblent elle-même dotées de second degré. Il n'y a rien de pire dans une comédie que des personnages qui se prennent trop au sérieux.

   Le défaut de ce pilote est tout simple : ses cinq ou six premières minutes, hyper caricaturales, qui servent à planter grossièrement le décor sans aucune originalité. Max nous est tout de suite présentée comme LA fille rebelle, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, un peu féministe sur les bords et on se dit qu'il y a un gros risque pour qu'elle nous gonfle rapidement. Puis, à partir du moment où Caroline débarque, tout devient plus drôle, pas nécessairement plus original, mais plus efficace en tous cas. La complicité entre les deux actrices semble être une évidence. Les producteurs ne se sont vraiment pas plantés en les choisissant. La dynamique est instantanément convaincante. Les one-liner fusent et 80% d'entre eux font au minimum sourire, et la plupart du temps bien plus que ça. En revanche, les personnages secondaires sont d'une pauvreté affligeante et je redoute déjà toutes les scènes dans le futur qui inclueront le cuisto lourd. Le boss et l'hôte d'accueil me donnent un peu plus d'espoir. Il faudra peut-être se rabattre sur les clients du diner... 

   2 Broke Girls bénéficie d'un pilote globalement réussi, qui prouve que même avec un casting de débutants, trois bouts de ficelle et des idées pas révolutionnaires, on peut offrir un divertissement de qualité. Il suffit d'un peu de talent, en fait... L'uniforme des deux serveuses va devenir culte !

What Chance ?

 Avec un lancement comme celui dont elle a bénéficié -après l'épisode de Mon Oncle Charlie à 28 millions- la sitcom a "samplé", comme on dit dans le jargon, très largement, plus que n'importe quelle autre série de CBS -ou d'une autre chaîne d'ailleurs- depuis plusieurs années. Ce serait vraiment pas d'bol si elle perdait la moitié de ces curieux en l'espace de seulement quelques épisodes. J'ai bon espoir pour elle, surtout quand on voit que Mike & Molly a réussi son pari l'an passé...

How ?


21 septembre 2011

Mon Oncle Charlie [9x 01]

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Nice To Meet You, Walden Schmidt (Season Premiere) // 28 740 000 tlsp.


   Il existe des événements incontournables dans la vie d'un sériphile et, qu'on le veuille ou non, quoi que l'on pense de Mon Oncle Charlie, ce Season Premiere de la sitcom numéro un aux Etats-Unis en était un. Après les innombrables frasques de Charlie Sheen, qu'il est inutile de répéter ici, son renvoi qui a fait grand bruit et le choix d'Ashton Kutcher pour le remplacer, la curiosité, plus que l'attente, était énorme. Comme 28 millions d'américains, dont une quinzaine qui représentent le noyau dur des fans, et un certain nombre de petits français, j'ai donc visionné ce fameux épisode. Dois-je vous préciser que je déteste cette série ? C'est le degré zéro de l'humour pour moi. Non seulement les blagues sont faciles et prévisibles, mais, en plus, elles sont systématiquement vulgaires et je m'étonne d'ailleurs encore de son succès incroyable auprès d'un public pourtant réputé prude. En même temps, c'est aussi le pays où les films de Judd Apatow font un carton. Paradoxe quand tu nous tiens !

   Cela dit, j'ai choisi de ne pas noter l'épisode pour la simple et bonne raison que je ne me sens pas légitime à critiquer un épisode qui joue, en grande partie, sur la nostalgie et qui s'adresse donc, avant tout, plus aux fans qu'aux téléspectateurs occasionnels. Il faut savoir que mes connaissances en Mon Oncle Charlie se limitent au générique (que j'ai toujours trouvé ridicule mais original et horriblement entêtant) et à deux épisodes visionnés dans l'avion, parce que je n'avais pas vraiment le choix (enfin si, mais je n'aime pas non plus The Big Bang Theory, bien que ce soit plus supportable, et il faut bien les occuper les 12 heures de trajet...). J'ai quand même compris, par exemple, que la scène de l'enterrement mettait en scène toutes les anciennes conquêtes du héros. Une bonne idée, sans doute, mais pas super bien exploitée. Si l'on ajoute à cela le fait que seule la mère de Charlie soit peinée -et encore- par la mort de son fils, cette ouverture ne possédait strictement aucune émotion. C'est un choix, que je n'apprécie guère même s'il est forcément singulier, qui prend surtout la forme d'un réglement de compte entre Chuck Lorre -le créateur et producteur de la sitcom- et Charlie Sheen. Le personnage est mort comme une merde, explosé par le métro de Paris. Oui, carrément ! L'épisode est coupé en deux parties distinctes, la première étant consacrée à l'ancien héros, et la deuxième au nouveau.

   L'introduction de Walden Schmidt se fait de façon symbolique. Alan, effrayé par son apparition derrière la fenêtre, jette les cendres de Charlie au beau milieu du salon. Puis suivent des scènes pas du tout inspirées qui ne parviennent même pas à faire sourire -ou alors très timidement- pour justifier le fait que le personnage de Kutcher achète déjà la maison de Malibu (il est riche, il vient de se faire larguer...). Le poster promo de la saison  (voir ci-dessous) et la venue de l'acteur dans le talk-show d'Ellen De Generes à poil trouvent une justification dans l'épisode puisqu'apparemment, Walden est quelque peu exhibitionniste. Les producteurs auraient eu tort de se priver de profiter du corps de Monsieur Demi Moore. C'est peut-être l'occasion d'attirer un public plus féminin que d'habitude et puis, franchement, on n'aurait pas aimé voir Charlie Sheen faire de même à l'époque de son règne ! J'ai l'impression que cela va devenir un gimmick mais je ne serai pas là pour en attester. Un petit mot quand même sur le "petit" Jake, dont l'interpréte, Angus T. Jones, est quand même payé 350 000 dollars pour littéralement lâcher un pet (lequel n'est même pas le fruit de ses efforts - du moins je l'espère) et ce sera son seul fait d'arme de l'épisode. Je le croyais attaché à Charlie, mais il n'a pas du tout l'air peiné ma foi.  Le seul truc qui m'a vraiment fait plaisir en fait, c'est l'apparition surprise et fidèle aux personnages de Dharma & Greg (autre série culte de Chuck Lorre), qui viennent visiter la maison. Quant au "To Be Continued" de fin, il est un peu honteux : cet épisode se suffit amplement à lui-même. Mais je comprends que CBS essaye d'en profiter un maximum...

   J'ignore si Ashton Kutcher apportera une dynamique différente dans Two and a half men et parviendra vraiment à la renouveler étant donné que son personnage a l'air finalement assez proche de Charlie, mais l'humour, lui, n'évoluera clairement pas. Rien d'étonnant à cela : pourquoi changer une formule qui marche (quand il suffit de prononcer le mot "pénis" pour rendre la salle hilare) ? Cette sitcom restera définitivement un grand mystère pour moi. Elle est médiocre, à mon sens, et le restera. Je me demande combien de téléspectateurs ont apprécié sur les 28 millions...

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05 juillet 2011

[Saison 2011/2012 - Dramas] 5- Ringer

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What ?

 Une jeune femme troublée, Bridget, tente de fuir la mafia en prenant l’identité de sa riche sœur jumelle, Siobhan. Mais elle va très vite découvrir que celle-ci a également des problèmes et est recherchée...

Who ?

Créée par Eric C. Charmelo et Nicole Snyder (Supernatural). Avec Sarah Michelle Gellar (Buffy), Kristofer Polaha (North Shore, Life Unexpected), Nestor Carbonell (Lost, Susan!), Ioan Gruffudd (Les 4 Fantastiques) ...

Where ?

The CW.

When ?

Le mardi à 21h après 90210 dès le 13 Septembre.

Why ?

Parce que Sarah Michelle Gellar, évidemment. Je ne suis pas un fan acharné de l'actrice mais elle a du talent et ça devenait embarrassant de la voir succèder les flops au cinéma (enfin surtout en Direct To DVD). Un retour en grâce à la télévision ne lui ferait pas de mal ! Elle est en plus ici productrice exécutive, elle devrait donc avoir son mot à dire sur les intrigues (et toucher un plus gros chèque). Parce que CBS. Vous le savez sans doute déjà mais la série a été développée à la base pour la chaîne, qui en a commandé un pilote, qui a jugé le résultat bon mais pas en accord avec sa ligne éditoriale. En soit, c'est un point positif ! Tout ce qui ne rentre pas dans le moule CBS vaut le coup d'oeil, par principe. Parce que l'idée de départ laisse présager une série très feuilletonnante et il en faut ! Parce que Nikita a un peu échoué dans sa mission la saison dernière, alors on compte beaucoup sur cette nouvelle héroïne bad ass au passé trouble et au destin qui semble l'être tout autant pour nous passionner. Parce que Nestor Carbonell, Richard dans Lost, est de retour. 

Why Not ?

Parce qu'il y a toujours un petit coté ridicule à voir une même actrice jouer le rôle de soeurs jumelles. Ca sonne en général un peu faux. A Sarah d'éviter cela... Parce que Kristofer Polaha n'est pas, à mon sens, un bon acteur. C'est assez pénible de le voir jouer, encore plus quand il s'aventure dans un registre plus sérieux j'imagine. Je ne demande qu'à être agréablement surpris ! Parce que la CW pourrait bien édulcorer le concept de base maintenant que la série lui appartient, et parce qu'elle a moins de moyen que CBS. Il faut s'attendre à une différence de rendu entre le pilote et les épisodes suivants. ABC Studios, qui a co-produit le pilote, s'est en plus retiré du projet. Parce que Ringer aura pour lead-in 90210, soit une incompatibilité particulièrement prononcée, sans compter la case, qui est historiquement celle des plus gros flops de la chaîne. 

How ?

What About You ?

17 mai 2011

[Coming Next] And The Winner Is...

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1. ALCATRAZ (28%)

Les fans de J.J. Abrams ont été plus forts (et plus nombreux surtout) que ceux de Sarah Michelle Gellar ! La dernière production du maître remporte donc cette année le Coming Next et succède à No Ordinary Family, en lui souhaitant (beaucoup) plus de succès ! Il faudra attrendre la mi-saison sur la FOX pour la découvrir, vraisemblablement le lundi à 21h. Voici le trailer :

 

2. RINGER (23%)
A la base, Ringer faisait partie du round CBS, puisque le projet a été developpé par la chaîne. Mais, rebondissement de dernière minute : elle sera finalement diffusée par sa petite soeur, la CW ! Pas une bonne nouvelle du point de vue du budget, mais une excellente pour les chances de réussite de la série qui pourra plus facilement couler des jours heureux sur la petite chaîne que sur le géant peu habitué au feuilletonnant !

 

3. ONCE UPON A TIME (19%)
La dernière fois qu'ABC s'est essayée à ce point à l'originalité, c'était Pushing Daisies, c'était génial mais c'était voué à l'échec, sur un network du moins. La série s'installera chaque dimanche à 20h dès Septembre, juste avant Desperate Housewives. Elle a ses chances...

 

4. SECRET CIRCLE (17%)
Kevin Williamson réussira-t-il à faire ce que l'on attend de lui : offir à la CW un deuxième succès comparable à celui de Vampire Diaries ? Réponse à la rentrée.

 

5. 17th PRECINCT (13%)
Un peu à la surprise générale, NBC n'a pas choisi la série pour la saison prochaine. Vu les talents derrière le projet, on peut supposer que le résultat était vraiment mauvais...

08 mai 2011

Coming Next [La Finale]

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Merci à tous pour vos nombreux votes ! Le moment de la finale est venu. Vous ne pouvez voter, cette fois, que pour un seul projet parmi les cinq gagnants des premiers rounds. Qui succèdera à No Ordinary Family (et sera plus chanceuse on l'espère) ?

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Once Upon A Time (12,5%) / Georgetown (12%) / Appartment 23 (11%) / Good Christian Bitches (11%) / Pan Am (10%) / Revenge (8,5%) / The River (7,5%) / Damage Control (6,5%) / Charlie's Angels (6%) / Hallelujah (6%) / Suburgatory (5%) / Bad Mom (4%)

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Alcatraz (28%) / The New Girl (17%) / Weekends At Bellevue (12,5%) / Locke & Key (12%) / Touch (10%) / Exit Strategy (5%) / The Finder (5%) / Family Album (4,5%) / Little In Common, (4%) / Council Of Dads (2%)

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Secret Circle (38%) / Hart Of Dixie (26%) / Awakening (15,5%) / Heavenly (7,5%) / Danni Lowinski (7%) / Cooper & Stone (6%)

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Ringer (25,5%) / Person Of Interest (14,5%) / Homegrown (12%) / The Assistants (11,5%) / How To Be A Gentleman (11,5%) / The Rememberer (7,5%) / The Doctor (7%) / Untitled Susannah Grant Project (5%) / Vince Uncensored (4%) / Hail Mary (1,5%)

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17th Precinct (20%) / Playboy (14%) / Grimm (12%) / REM (12%) / Reconstruction (9%) / Smash (8,5%) / Wonder Woman (8%) / Untitled Emily Spivey Project (Alpha Mom) (7,5%) / Free Agents (4,5%) / A Mann's World (4%)

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Posté par LullabyBoy à 19:33 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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06 mai 2011

How I Met Your Mother [6x 22]

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 The Perfect Cocktail // 6 77o ooo tlsp.

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   Mince alors ! Moi qui croyais que la relation entre Ted et Zoey était en bonne voie de rupture, les voilà qui se disent « je t’aime » et qui se promettent monts et merveilles. Je ne comprends définitivement plus les scénaristes de la série. Qu’attendent-ils pour libérer Jennifer Morrison de ses fonctions ? Elle n’est pas faite pour la comédie ! Qu’ils ne s’en soient pas rendus compte tout de suite nuisait déjà pas mal à leur crédibilité, mais qu’ils insistent pour la garder encore et encore me laisse perplexe. Auraient-ils fumé un… mangé un sandwich !? Ils ont quand même tenté de rendre Zoey plus attachante en dévoilant le terrible secret de son enfance. Honnêtement, je n’ai pas compris pourquoi elle avait caché ça. Y’a plus honteux quand même que d’avoir vécu avec sa famille dans un immeuble miteux… Elle a réussi à attendrir Ted mais moi, je ne marche pas. Je la trouve toujours aussi antipathique. Et puis sa présence repoussant toujours un peu plus la rencontre de la mère, je ne lui trouve absolument aucun point positif à cette fille. Dramatique.

   La situation n’est pas aussi grave du coté de Barney et Marshall mais les voir se chamailler, toujours à cause de ce foutu immeuble, ça m’a gavé. Là encore, je n’ai rien trouvé de vraiment drôle et les trucs et astuces des scénaristes ne fonctionnent plus tant ils peinent à se renouveler. Ce qui m’a plu, c’est simplement de voir enfin Lily et Robin utiles ! C’était pas grand-chose mais leur intrigue commune, en parallèle des deux zigotos, était au moins amusante, contrairement aux autres. La grossesse de Lily reste un sujet tabou par contre. On n’en parle plus. Mais a-t-on vraiment envie d’en entendre parler en fait ? Quand j’y réfléchis, je ne sais pas ce que je souhaiterais pour que la série s’améliore. Je ne vois pas vraiment comment cela serait possible en fait. Pour moi, elle est arrivée en bout de course et rien ne peut plus la sauver. Pourtant, il va falloir encore continuer… longtemps. 

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// Bilan // Encore un épisode certainement pas marrant et à peine plaisant. Je me demande si je ne suis pas en train de perdre mon temps. Pas vous ?