01 juillet 2013

Tueurs En Séries [Spéciale Monte-Carlo / Partie 3]

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Au programme : Zapping, moments volés, ambiance, dérapages, sifflotage... C'est le dernier volet de nos émissions spéciales consacrées au 53ème Festival de Monte-Carlo ! 


27 juin 2013

Tueurs En Séries [Spéciale Monte-Carlo / Partie 2]

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Retour sur le 53ème Festival de Monte-Carlo avec une émission spéciale centrée sur ces acteurs inoubliables du petit et du grand écran :

Jeremy Piven ("Entourage"), Giancarlo Esposito ("Breaking Bad"), Joshua Malina ("Scandal", "A la Maison Blanche", "Sports Night"), Linda Gray et Brenda Strong ("Dallas"), Tom Berenger, Jacqueline Bisset, Eric Braeden et Melody Thomas Scott ("Les Feux de l'amour"), Jill Hennessy ("Preuve à l'appui")...

 



07 janvier 2013

Scandal [2x 01 > 2x 09]

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Saison 2, épisodes 1 à 9 // 6 530 000 tlsp. en moyenne

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   Après une première saison très courte mais parfaitement maîtrisée, Scandal avait encore tout à prouver, d'autant que peu d'yeux avaient eu la bonne idée de se poser sur elle, les préjugés sur les oeuvres de Shonda Rhimes n'aidant pas. Ni le pilote d'ailleurs, qui était bon, mais qui donnait la fausse impression que l'on allait assister à un procedural certes un peu inhabituel dans ses thèmes mais procedural quand même. Et le procedural, on est tous d'accord : c'est le mal ! Que nenni donc. Scandal est extrêmement feuilletonnante malgré ses "cas du jour", régulièrement abandonnés d'ailleurs quand la pression est à son maximum chez Pope & Associates. C'est à dire souvent. Grâce au  cliffhanger précédent, le "Who really is Quinn Perkins?" très efficace, la deuxième saison pouvait démarrer soit sur une frustration de ne pas avoir la réponse à LA question et de devoir encore attendre un, deux, trois, dix épisodes (et le public d'ordinaire peu patient aurait fui); soit sur une réponse, satisfaisante ou pas, qui permettrait en tout cas de faire avancer les intrigues,  quitte à passer à autre chose rapidement. Scandal a choisi la sécurité mais pas la facilité : on apprend dès le Season Premiere la véritable identité de la jeune femme, et je n'ai ressenti aucune déception à ce sujet, assez content même que ce ne soit pas une affaire trop alambiquée et soapy à mort. Car, même si la série utilise de nombreux ressorts classiques du genre, elle va bien plus loin, notamment dans l'exploration du monde de la politique au plus haut niveau de l'Etat. On est à mi-chemin entre un univers réel et un univers fantasmé, tant dans l'aspect ultra-glamour que dans l'aspect ultra-conspirationniste. C'est très américain, très Kennedy. C'est too much, mais parfaitement assumé. 

   Rhimes et son équipe savent exactement ce qu'ils font, ou en donnent du moins l'impression, et ne reculent devant rien pour surprendre, toujours à un rythme effréné. Il est absolument impossible de s'ennuyer ne serait-ce qu'une seule seconde devant un épisode, et quelque soit le personnage mis en avant à ce moment-là. Il n'y a d'ailleurs pas de maillon faible. Quinn passe au second plan une fois la révélation faite, et Harrison peine parfois à trouver sa place mais maintenant, au moins, il n'a plus Stephen pour lui faire de l'ombre, Henry Ian Cusick ayant quitté la série entre les deux saisons. Les scénaristes ne se sont pas encombrés d'explication. J'espère qu'un jour, ils trouveront une bonne idée pour permettre son retour le temps de quelques épisodes. Je suis sûr qu'il y avait des choses à dire sur ce personnage, il n'y avait juste pas assez de place pour lui au départ, ce que l'acteur n'a pas tellement dû apprécier. Abby a ainsi pu gagner du temps d'antenne, associée à David Rosen (l'excellent Joshua Malina est devenu régulier) qui est un ennemi de plus en plus sérieux et crédible pour Olivia; Huck a été le focus d'un épisode et a été globalement très présent, offrant parmi les meilleures scènes de ce début de saison, très "Dexterienne" d'ailleurs; et Mellie, la femme du Président, a pris de l'envergure, tout en exerçant une certaine fascination grâce à son tempérament de feu, sa position délicate, peu enviable, mais dont elle sait tirer un grand bénéfice. Cyrus reste l'un de mes personnages favoris de la série, si ce n'est mon préféré. Son ambiguïté est toujours désarmante et j'aime par dessus tout ses moments de complicité avec Olivia, un verre de vin à la main. Le fait que son mari, reporter à la Maison Blanche, reprenne ses activités, a beaucoup apporté à tous les points de vue et a ajouté une dimension nécessaire à la série. Shonda n'a pas encore eu sa série sur des journalistes, malgré ses tentatives. Elle sera un peu moins frustrée comme ça ! Les fins d'épisodes sont toujours aussi soignées, le meilleure exemple après le coup de feu étant la fin du 5ème épisode, lorsque l'on découvre "le complot" avec tous ces personnages réunis à une même table, dont Olivia... 

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   Ce que cette saison 2 a également réussi, en tous cas partiellement, c'est de faire parler d'elle ! De plus en plus de gens se mettent à regarder Scandal, à force d'en entendre du bien, les articles élogieux se multiplient dans la presse et l'épisode Happy Birthday, Mr. President, l'une des meilleures heures de télévision de 2012, est peut-être LE moment pivot qui a permis à la série de ne plus être aussi confidentielle. En terme d'audience, il y a eu clairement un rebond à cette occasion. Sur le long terme, il ne faut toutefois pas s'attendre à des merveilles, mais si cela peut permettre de la sauver une année de plus alors ce sera déjà pas si mal. Pour en revenir à ce fameux épisode, il m'a littéralement scotché et vraiment touché. Il était prenant et passionnant, mais ce que je retiens surtout, ce sont les séquences où Olivia se remémore ses premiers instants heureux avec Fitz, ce moment où ils ont osé passer à l'acte, même si c'était fou, dangereux, risqué. Wouah ! Ce qui me fait penser d'ailleurs que Scandal se permet, mine de rien, de repousser certaines limites en terme de contenu explicite. Plutôt que de montrer -ce qu'elle ne peut de toute façon pas faire qu'elle le veuille ou non- elle titille et se permet d'aller un peu plus loin que les dramas de networks habituels, à quelques exceptions près comme The Good Wife, avec laquelle elle partage décidément de nombreux points communs. Abby et David sont assez forts pour ça. Je me souviens tout particulièrement d'une scène où elle le chevauche à même le sol, dirigeant les opérations presque comme si elle le violait. Une affaire de dominant/dominé somme toute classique... si l'on était sur le câble ! Un jour, on remerciera peut-être la série pour avoir franchi certaines barrières. Il en faut pour que la cause avance...

   Ce qui est formidable avec Scandal pour un sériephile, c'est que les invités de marque s'enchaînent. C'est toujours un plus très apprécié. On savait que Shonda était une grande fan de Buffy et qu'elle casait dès qu'elle le pouvait certains acteurs dans Grey's Anatomy et Private Practice (comme Nicholas Brendon, Emma Caulfield, Alexis Denisof...). Mais elle adorait aussi Gilmore Girls (comme on a pu le constater avec Liza Weil et Keiko Agena) et Everwood ! Pour cette dernière, c'est carrément un festival, un super crossover où les anciens se croisent : Debra Mooney (dans un rôle génial), Tom Amandes, Brenda Strong... et on attend plus que Treat Williams et Gregory Smith pour que la fête soit complète. 

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// Bilan // Dans cette série où tout scandale en engendre un autre, où les choix de chaque personnage ont une influence sur la vie des autres, et parfois de la Nation tout entière, où chacun de leurs secrets sont déterrés un à un, il n'y a pas de place pour la lenteur, la tiédeur et l'ennui. Chez Olivia Pope, on est constamment à fleur de peau, toujours entre deux crises à gérer, entre deux enquêtes à mener, entre deux conférences de presse à organiser, entre deux désirs à assouvir, entre deux larmes à écraser. Nous, téléspectateurs fascinés, nous retrouvons emportés dans ce flot continu de paroles, dans ce tourbillon médiatique, dans cette grande valse des sentiments, avec la sensation que rien ne peut plus arrêter Scandal. La machine est définitivement lancée.

27 août 2012

Dallas [Saison 1]

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Saison 1, 10 épisodes // 4 420 000 tlsp. en moyenne

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    Le retour de Dallas était un gros pari pour TNT, que tout le monde considérait plus ou moins comme perdu d'avance, moi y compris. Je n'y croyais pas. Pas seulement parce que les remakes ou reboots se vautrent quasi-systématiquement, aussi parce que je pensais vraiment que le public américain était passé à autre chose, que les jeunes ne s'y intéresseraient pas une seule seconde et que, si par miracle le pilote réussissait à engendrer une certaine curiosité, la suite se ferait seulement devant une poignée de nostalgiques, pas assez nombreux pour assurer le minimum syndical requis par la chaîne câblée. Finalement, les choses se sont passées mieux que prévu : le premier épisode a cartonné, la baisse par la suite n'a pas été brutale mais progressive et la série a réussi à se maintenir à un niveau suffisant pour décrocher une saison 2. Je suis à peu près sûr que si elle n'avait pas été programmée l'été, son destin aurait été tout autre mais on aura une réponse à cela très vite puisque les prochains épisodes inédits sont attendus en Janvier 2013, en pleine saison ! Une folie que je ne vois pas récompensée... En attendant, si ce nouveau Dallas a fonctionné et plutôt plu, c'est parce qu'il est parvenu à insuffler du sang neuf tout en respectant parfaitement l'oeuvre originale, laquelle était vraiment bonne et emblématique, malgré sa mauvaise réputation en France, totalement injustifiée. Dallas est et restera LE soap de référence (non, ce n'est ni Dynastie ni Melrose Place).

   Après deux premiers épisodes convaincants (rappelez-vous), la série a quelque peu ronronné pendant environ 4 semaines. Le schéma était le même : on s'ennuyait ferme pendant les 20 premières minutes, avec des situations et des dialogues convenus, qui tournaient en rond, des détails sur le business qui ne nous intéressaient pas vraiment mais qui donnaient un peu de poids et de crédibilité aux événements, puis tout s'accélerer grâce à un rebondissement plus ou moins inattendu qui relançait la machine jusqu'à la fin des 42 minutes hebdomadaires de coups bas. Un peu décourageant donc. J'avoue que je n'étais alors pas particulièrement pressé de voir l'épisode suivant. A partir du moment où Maria Del Sol -enfin celle qui se faisait passer pour elle- meurt tragiquement, écrabouillée contre le toit d'une voiture mais encore fraîche et séduisante comme dans tout bon soap qui se respecte, on peut dire que la saison démarre vraiment et que ça devient juicy. Les masques tombent. Rebecca tout particulièrement, qui a passé les premiers épisodes a soufflé le chaud et le froid, révèle son vrai visage et nous surprend de rebondissement en rebondissement jusqu'à l'ultime, très bien trouvé et qui promet de grands moments par la suite. JR, quant à lui, est en roule libre, même s'il est depuis le premier épisode LE personnage sur lequel on peut de toute façon toujours compter, scène après scène. Comme dans la version originale, en fait. Larry Hagman a pris beaucoup de ride mais pas son personnage, toujours rusé et mauvais jusqu'à la moelle. L'acteur impressionne : malgré ses 80 ans passés, il fait toujours preuve de vivacité ou alors les réalisateurs font un sacré bon boulot pour nous le faire croire. Et puis on sent qu'il prend un pied fou à retrouver son alter-ego maléfique. On dirait que ça lui fait du bien.

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    Ce bon vieux Bobby n'est pas en reste : il parvient toujours à se sortir de tous les pièges tendus par son frère avec classe et dignité. On aimerait évidemment qu'il se fasse un peu plus menaçant de temps en temps, mais hausser le ton est déjà un sacré effort pour cet éternel gentil. Il a trouvé une alliée parfaite en Ann, sa nouvelle femme. Elle est son pendant féminin, même si les auteurs laissent entrevoir qu'elle n'est pas aussi honnête que lui et quelques secrets viendront prochainement ébranler leur joli couple. Et si la série, surtout avec les jeunes, ne réussit pas toujours à offrir des dialogues convaincants et des scènes aussi déchirantes qu'elle le voudrait, avec Bobby et Ann, on est dans du vrai drama de qualité où les prestations des interprétes sont pour beaucoup dans la réussite de l'entreprise. Patrick Duffy et Brenda Strong forment un couple solide dont l'alchimie est évidente. Et pour ne parler que d'elle quelques instants : wouah, quelle actrice ! On savait déjà qu'elle était bonne mais Desperate Housewives n'a jamais pu l'exploiter au maximum de son potentiel vu les circonstances. Même chose pour Everwood. Là, on a vraiment l'impression de découvrir une grande actrice, qui n'a pas encore eu la carrière qu'elle méritait. Elle a plusieurs scènes dans cette première saison bouleversantes. Celle du final, face à Mitch Pileggi, est forcément la plus marquante. Et pour terminer sur les "historiques", la nouvelle Sue Ellen me plait, finalement. On a quand même hâte qu'elle retourne à la bouteille mais, en attendant, elle s'en sort plutôt bien. Elle aurait moins de regrets quand elle fait quelque chose de "mal", ce serait mieux aussi. Sa campagne pour devenir gouverneur peut devenir un arc intéressant en saison 2, en espérant qu'il soit exploité à fond. Au début de la saison, elle était peu présente et c'était bien dommage. Sinon, je ne tiens pas à évoquer Lucy. Je ne pourrais que devenir grossier... Et Cliff Barnes, ça c'est génial d'avoir fait revenir Cliff Barnes ! Pendant ce temps-là, tous les meilleurs chirurgiens de la Terre travaillent jour et nuit pour rendre de nouveau Joan Van Ark potable en vue d'une future guest...

   Place aux jeunes maintenant. Semaine après semaine, je dois dire que Jesse Metcalfe et surtout Josh Henderson n'ont cessé de m'impressionner. Face à JR et Bobby, ils ont réussi l'exploit de ne pas paraître ridicules, ce qui est déjà une petite victoire en soi. Est-ce qu'ils ont été incroyables de justesse pour autant ? Non. Mais peu importe, ils font le job et on finit par s'attacher à eux. John Ross est un personnage vraiment intéressant, qui apporte beaucoup, et dont la complexité du lien avec son père et le reste de sa famille est exploité à fond. Christopher... Christopher est le fils de Bobby quoi. Il est gentil. Trop gentil. Il est un peu ennuyeux. Son histoire avec Rebecca a été bien traitée. Ses sentiments pour Elena, en revanche, c'est une autre histoire. Mon impression après le pilote s'est confirmée au sujet de Jordana Brewster : elle est mauvaise et elle n'est pas capable de jouer la chic fille. C'est la grosse erreur de casting. Et même sans ça, le personnage est sans saveur. Elle ne dit jamais rien d'intéressant. Elle ne fait jamais rien d'intéressant. Elle se contente d'être là et tout le monde lui tombe dans les bras. C'est incompréhensible. Je ne sais pas ce que les scénaristes comptent lui réserver pour la saison 2 mais il va falloir soit s'en débarrasser, ce qui est peu probable vu son importance au sein du conflit entre John Ross et son cousin, soit lui inventer du caractère voire une toute nouvelle personnalité ! 

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// Bilan // Dallas 2012 est la bonne surprise de l'été, tant on imaginait mal comment elle pourrait fonctionner et être réussie. Cynthia Cidre l'a fait et on peut définitivement l'applaudir pour ça. Au fur et à mesure de la saison, après un démarrage poussif, la série gagne en intérêt et en intensité. Le soap n'est pas mort les amis ! Pas tant que Larry Hagman sera vivant en tout cas...

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Petite photo souvenir avec Larry Hagman et Linda Gray. Mythiques.

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18 juin 2012

Dallas [1x 01 & 1x 02]

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Changing Of The Guard (Pilot) // Hedging Your Bets

6 860 000 tlsp.

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What About ?

Au ranch de Southfork, 20 ans plus tard, les Ewing se déchirent toujours sur fond de trahisons, secrets et autres drames. John Ross et Christopher, les fils respectifs de J.R. et Bobby, reprennent les affaires familiales, poursuivant par la même occasion les querelles de leurs pères...

Who's Who ?

D'après la série originale Dallas créée par David Jacobs (Côte Ouest). Adaptée par Cynthia Cidre (Cane). Avec Jesse Metcalfe (Desperate Housewives, Chase), Josh Henderson (Desperate Housewives, Over There), Jordana Brewster (Fast & Furious, Chuck), Julie Gonzalo (Veronica Mars, Eli Stone), Larry Hagman (Dallas, Nip/Tuck), Patrick Duffy (L'homme de l'atlantide, Dallas, Notre belle famille, Amour, Gloire et Beauté), Linda Gray (Dallas, Models Inc., Melrose Place), Brenda Strong (Everwood, Desperate Housewives)...

So What ?

   20 ans que Dallas s'est éteinte. Pendant les 10 premières années suivant la fin de la série culte, la télévision américaine a essayé, saison après saison, d'en recréer la magie sans jamais y parvenir. Bien sûr, en matière de soap de prime-time Melrose Place est un must-see, ou l'exception qui confirme la régle. Mais pour  un unique Melrose Place (en excluant les teen soaps comme Beverly Hills), combien d'échecs lamentables ? Models Inc. en 1994, Central Park West en 1995, Malibu Shores et Savannah en 1996, Pacific Palisades (Brentwood) en 1997, Hyperion Bay en 1998, Titans en 2000... Puis les soaps ont commencé à envahir l'ensemble du petit écran mais d'une autre manière, à l'ère des séries hyper-feuilletonnantes (Lost), des dramas "de prestige" (Six Feet Under), des dramédies (Desperate Housewives, Brothers & Sisters, Dirty Sexy Money) ou de la télé-réalité, qui en ont tous repris certains ingrédients. Si bien qu'aujourd'hui, la mode étant un éternel recommencement, les diffuseurs semblent vouloir redonner ses lettres de noblesse au genre en revenant à son essence, débarrassé de tout artifice. Revenge, il y a quelques mois, a ouvert la voie, prouvant que le public n'y était pas réfractaire. Mais, chronologiquement, puisque cela fait bientôt deux ans que le projet a été mis sur pied, après maintes rumeurs de remakes en séries ou au cinéma, c'est Dallas, la reine incontestée du genre -même si les puristes diront que c'est Dynastie- qui crée l'événement ! Et, contrairement à un 90210 ou un Melrose Place 2.0, qui n'ont pas su proposer des histoires convaincantes en utilisant certains personnages de l'oeuvre originale uniquement comme des accessoires, Dallas 2012 assume totalement son statut de suite et allie de façon très maline le "old school" au moderne. Et je ne m'attendais pas vraiment à ça de la part de la scénariste Cynthia Cidre, responsable justement d'un des plus récents échecs de soap moderne, Cane, en 2007. 

   La véritable force de ce Dallas 2012, c'est qu'il parvient en un peu moins d'une heure à satisfaire ceux qui ont suivi, de près ou de loin, la série originale, en la respectant totalement dans le ton et en rendant sa forme plus moderne, plus qualitative, et ceux qui débarquent, qui savent à peine qui sont J.R. et Bobby, mais dont la curiosité a été piquée grâce à l'énorme plan marketing de la chaîne TNT depuis un an. L'ancienne génération, très présente, nous est présentée en parallèle de la nouvelle, prometteuse, et les deux se mêlent peu à peu brillamment, ouvrant des possibilités infinies en matière de rebondissements et de cliffhangers. En la matière, le deuxième épisode enfonce d'ailleurs le clou bien comme il faut ! Chez les anciens, Larry Hagman impressionne toujours autant, même si des sous-titres sont franchement nécessaires pour comprendre ce qu'il marmonne à présent. Comme dans la série originale, c'est sur ses épaules que la série repose, quoi que les autres fassent. Patrick Duffy se défend cependant toujours bien face à lui et on prend grand plaisir à le voir évoluer maintenant aux cotés de Brenda Strong l'interprète et surtout la voix de Mary Alice Young dans Desperate Housewives, enfin vivante. Elle a une présence de dingue, dont on regrette de ne pas voir pu davantage profiter. Sue Ellen, pour le moment, c'est ma petite déception. Elle n'est plus le déchet de la grande époque, ce qui est plutôt rassurant pour le personnage mais décevant pour nous. Espérons que ses vieux démons la rattrapent vite ! Est-il bien nécessaire de mentionner Lucy, sinon ? A ce stade, sa présence ne relève que du clin d'oeil. A tout moment, on attend l'arrivée de Gary et Valene, les héros de Côte Ouest -car il est de notoriété public que le spin-off a toujours été supérieur à la série mère- mais il faut garder des cartouches pour plus tard (et trouver le temps de rendre Joan Van Ark présentable...).

   Chez les jeunes, les choix de casting avaient de quoi faire peur sur le papier mais, curieusement, Josh Henderson et surtout Jesse Metcalfe ne s'en sortent pas si mal dans les rôles des successeurs de J.R. et Bobby. Ils n'ont clairement pas le même charisme et ne l'auront certainement jamais, mais leurs prestations sont correctes et s'affineront certainement avec le temps. Jordana Brewster me laisse très perplexe dans le rôle de la chic fille mais comme personne ne reste gentil bien longtemps à Southfork de toute façon... Julie Gonzalo, par contre, je l'aime beaucoup depuis longtemps et le second épisode laisse clairement entendre que son personnage n'est pas un saint ! Tant mieux. Ce sera l'occasion de la découvrir dans un autre registre. Le triangle amoureux qui se dessine n'est pas des plus originaux qui soit, ni aucune autre des intrigues mais on ne demande pas à ce nouveau Dallas de révolutionner quoi que ce soit, juste de nous offrir le divertissement promis et de profiter de sa présence sur le câble pour aller un peu plus loin que ce que la série originale pouvait se le permettre à l'époque sur un grand network. Mais sur ce dernier point, on peut dire que tout est très sage pour le moment. Etonnamment d'ailleurs, au cours du pilote, les beaux mâles ne se dévêtissent pas, comme pour nous dire que ce n'est sur leur plastique que les scénaristes misent mais sur leur talent. La donne change toutefois légèrement dans le deuxième épisode.

   Dallas 2012 n'est ni un remake ni une vague suite du soap phare des années 80 mais une 15ème saison, en quelque sorte. Les années ont beau avoir passé, rien n'a vraiment changé à Southfork, pas même le générique, pour notre plus grand plaisir (coupable). Il faut prendre la série pour ce qu'elle est et là, sans aucun doute, tout se passera bien ! La guerre chez les Ewing ne fait que (re)commencer !

How ?

 

07 décembre 2011

Desperate Housewives [8x 09]

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Putting It Together // 8 200 000 tlsp.

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   Après cet épisode de Desperate Housewives, une chose est sûre : la fin de la série ne mettra pas en scène le suicide de Bree, comme pour boucler la boucle après celui de Mary Alice en ouverture. C'était une option plus qu'envisageable, la plus évidente même. Au fond, je crois qu'elle m'aurait plu. Mais je me connais, je l'aurais détesté aussi parce que je l'aurais jugé trop prévisible. Le mystère reste donc entier... Je suis toujours assez fan de l'idée du suicide collectif cela dit ! En revanche, la méga explosion qui fait sauter tout Wisteria Lane, maquillée en accident alors que toute la bande est en fait partie vivre sous le soleil des tropiques, je rappelle tout de suite à Marc Cherry et ses auteurs que ça a déjà été fait dans Melrose Place hein ! Non mais je préfère prévenir...  Maintenant, tout le monde ou presque est au courant pour le meurtre. L'affaire prend une ampleur incroyable. Nos quatre héroïnes, évidemment, et leurs maris (ou ex-maris) respectifs savent, ainsi que Ben, le petit nouveau qui paraitrait presque trop gentil pour être complètement honnête. Il n'y a que Renee et McCluskey -qui partagent une scène assez drôle dans cet épisode d'ailleurs- qui sont loin de se douter de quoi que ce soit. Combien de temps avant qu'elles soient mises au parfum (involontairement sans doute) ?

    Comme on pouvait s'y attendre, à plus d'un douzaine d'épisodes de la conclusion, le personnage de Chuck ne pouvait pas rester vivant bien plus longtemps avec tout ce qu'il avait deviné. On a quand même toujours du mal à comprendre comment il a pu s'acharner à ce point sur Bree pour finalement une simple rupture accompagnée d'une humiliation somme toute pas si terrible. On va mettre ça sur le compte de la psychose propre aux habitants de Fairview. Ses confrontations en début d'épisode avec Lynette, Susan et Gaby étaient plutôt amusantes, bien qu'absolument pas surprenantes. Elles ont toutes réagi comme on pouvait s'y attendre : l'une n'a pas sourcillé, l'autre a flippé à mort et la dernière a joué la carte de l'humour, en vain. Ce n'est pas maintenant qu'on les changera ! Bree n'a pas eu droit à l'interro surprise mais elle s'est offerte une soirée bien alcoolisée en échange, ainsi qu'une belle gueule de bois. J'espère que les scénaristes ne feront pas toute une histoire de sa rechute et qu'elle sera réglée rapidement. Ce serait une perte de temps. Mais c'est peut-être par ce biais qu'ils ont l'intention de réunir Bree et ses amies. Si elle ne leur cache pas sa détresse ou si elle se ridiculise bien comme il faut devant elles, elles ne pourront pas rester insensibles et ne rien faire. 

   Le grand avantage de cette saison, c'est qu'elle est moins prévisible dans l'ensemble que les précédentes. A ce stade, difficile d'imaginer ce qui va se passer. Le désavantage, c'est qu'il faut évidemment combler un maximum pour délayer la sauce. Et ça, ça ne date pas d'aujourd'hui. Entre deux scènes très émouvantes ou embarrassantes -mais dans le bon sens du terme- avec Bree -une pensée émue pour le beau face à face final entre elle et Mary Alice- on doit se coltiner les idioties de Susan. Elle s'est mise en tête l'idée de partir pour New York, sans vraiment prendre la peine d'en discuter avec son mari. Pour une fois, Mike réagit mais tout cela frise le ridicule. Heureusement, Leslie Jordan sauve les passages dans lesquels il apparait. Gaby ne se débrouille pas bien mieux en gigotant dans tous les sens pour prévenir Carlos du danger. On a connu le petit bout de femme plus drôle et inspirée. Lynette casse l'ambiance, comme d'habitude, et provoque sans le vouloir, sans doute, la rupture entre Tom et Jane. Le secret qu'ils partagent désormais ne manquera pas de les rapprocher... Dans la grande tradition de la série, pour la millième fois, un personnage se fait renverser, en l'occurence Chuck. Est-il mort ? Si l'on en juge par les intrigues similaires passées, non, pas tout à fait. Il sera encore vivant au moins un épisode histoire d'user de la menace qu'il représente jusqu'au bout du bout. Mais est-ce vraiment Carlos qui lui a roulé dessus ? Tout porte à le croire mais ce serait presque trop facile... Si Orson pouvait encore conduire, j'aurais juré que c'était lui ! Mais sinon, je mise sur Ben...

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// Bilan // L'étau se resserre autour des héroïnes de Desperate Housewives. Cet épisode, plus sombre qu'à l'accoutumée, sied parfaitement à Bree, depuis toujours la meilleure d'entre elles. Si le remplissage pour les autres n'était pas aussi pauvre, la série aurait pu signer l'une de ses plus poignantes heures.

19 janvier 2009

Desperate Housewives [5x 13]

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The Best Thing That Ever Could Have Happenned [100th Episode] // 13 ooo ooo tlsp.

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   What a hell of an episode ! A l'occasion du 100ème épisode de Desperate Housewives, quoi de plus normal que de vouloir marquer le coup ? Les scénaristes auraient pu nous concocter un événement bien tragique et marquant. Ils ont fait le choix de la sobriété et du retour en arrière, à l'époque où Mary Alice était encore de ce monde et passait son temps à sourire tout en aidant les autres et en jardinant. C'est toujours un plaisir de voir Brenda Strong en chair et en os, d'autant que sa voix, on ne l'écoute plus vraiment à force ... La mort de l'homme-à-tout-faire de Wisteria Lane, Eli, replonge les femmes au foyer plus ou moins désespérées dans leur passé. Avoir tout à coup recours à un personnage que l'on n'a jamais vu mais qui est censé avoir une place importante dans le coeur des héroïnes était périlleux et je craignais le pire. Et pourtant, ca a été parfaitement exploité et c'est certainement la meilleure idée que les scénaristes ont eu depuis des lustres !

   On n'échappe pas aux traditionnelles intrigues cloisonnées où l'on cherche désespérement une intéraction entre les femmes de la série. Au début et à la fin de l'épisode, elles sont toutes ensemble. A l'exception de Katherine mais j'imagine qu'en termes de timing, ça n'aurait pas été cohérent. C'était la pionnière de Wisteria Lane avec Susan. Elle n'a rencontré les autres qu'il y a cinq ans. Mais c'est vrai qu'au niveau des flashbacks, les intéractions manquent un peu. En même temps, le principe c'est de voir Eli donner un conseil précieux à chacune des femmes, qui a toujours une résonnance aujourd'hui ... De plus, elles sont censées se sentir seules, très seules ... Ainsi, on découvre que l'envie de Bree d'écrire un livre de recettes traditionnelles ne date pas d'il y a cinq ans ! C'est quelque chose qu'elle voulait déjà faire du temps où Rex était encore vivant et on en profite pour le revoir le temps d'une scène où il est absolument détestable, traitant sa femme comme une simple bonne. Je n'avais pas souvenir d'un tel Rex. Pour moi, il était au contraire très soumis à sa femme, jusqu'au sadomasochisme d'ailleurs. En l'espace de deux scènes, on a retrouvé la Bree bouleversante des deux premières saisons. C'était un joli moment.

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   L'arrivée de Gabrielle dans le quartier nous est dévoilée. C'était certainement le flashback le moins intéressant, quoique. Mais c'était sans doute le plus drôle ! Ca compense. Il a fallu une remontrance d'Eli pour que Gaby comprenne qu'il était préférable de mettre ses airs de grande dame de coté si elle voulait se faire des amis et ne pas finir seule dans sa grande maison. On retrouve la Gaby des débuts, que je ne porte pas tellement dans mon coeur. Puis il y a Lynette qui est encore enceinte et que ça emmerde terriblement car elle comptait se remettre à travailler ! Toute cette histoire, on la connaît. On nous l'a déjà raconté. Rien de neuf donc. Et puis sa soudaine prise de conscience sonnait un peu faux. Oui, elle a laissé deux minutes son gamin en plein soleil dans sa voiture. Est-ce une raison pour se mettre tout à coup dans un état pareil ? Mais au fond, ça lui ressemble. Elle est comme ça Lynette. Impulsive et toujours à fleur de peau !

   Le flashback d'Edie était le plus surprenant ! On savait qu'elle avait déjà été mariée mais il me semble, en revanche, que l'on ne savait pas que son premier mari l'avait quittée le jour où il s'est rendu compte qu'il était gay ! Déprimée mais avec la libido toujours au plus haut, elle a jeté son dévolu sur Eli le temps de se consoler ! C'était très drôle, du Edie pur jus. A noter au passage, puisque je ne l'ai pas encore signalé, qu'Eli est interprété par Beau Bridges, un vétéran de la télévision américaine ! Quant à Susan, comme toujours, elle pleurniche. On la voit d'abord après que Karl l'ait quittée pour une rousse plus jeune, et puis pour une blonde aussi ! Eli a vendu la mèche. Et Eli est également présent le jour où Mike et Susan se séparent, plus récemment. Le petit speech qu'il lui fait sauve le tout car il est très touchant et sonne juste.

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// Bilan // Malgré quelques faiblesses, ce 100ème épisode de Desperate Housewives est extrêmement bien construit. Il revisite avec brio les jours, les mois, les années, avant les premières heures de la série, lorsqu'elle était encore solide comme un roc. Un brin de nostalgie et une fin terriblement émouvante -les minutes qui précédent le suicide de Mary Alice- suffisent à rendre ce tournant pour la série inoubliable. Un de ses meilleurs épisodes à n'en pas douter !

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// Bonus // Pour fêter ça, Nicolette Sheridan a entarté Eva Longoria ! La preuve.