06 juin 2012

Raising Hope [Saison 2]

 raising_hope_poster_02_550x

Saison 2, 22 épisodes // 4 800 000 tlsp. en moyenne

44030377


vlcsnap_2012_03_31_00h42m35s151 vlcsnap_2012_03_16_22h09m35s20

   Quoi de plus navrant qu'une belle saison qui s'achève sur un final vraiment pas terrible voire raté ? Cette année, Raising Hope l'a fait. Mais ce n'est pas très étonnant venant de la part de cette comédie piquante qui a largement fait ses preuves en première année : elle est constamment surprenante, c'est la plupart du temps pour le meilleur mais là, pas de "Chance", c'était pour le pire ! Il fallait oser faire revenir la mère de Hope, censée avoir rendu l'âme dans le pilote sur la chaise électrique. L'idée totalement absurde avait sa place dans une série qui ne s'encombre de toute façon pas d'un quelconque sens du réalisme habituellement et pour notre plus grande joie d'ailleurs, mais alors il aurait été bien plus intéressant de l'exploiter sur le long terme, ce retour. D'autant que Bijou Phillips, dans le rôle de Lucy, est vraiment excellente, chose qu'il avait été difficile de percevoir dans le premier épisode tant on l'avait peu vue. Malheureusement, à peine revenue, elle se fait écraser par un aveugle au volant d'un camion, réglant ainsi tous les problèmes qui commençaient à s'accumuler pour Jimmy. Un peu trop facile à mon goût et pas très original, en plus. On nous avait habitués à bien mieux. J'imaginais très bien Lucy lui mettre des bâtons dans les roues pendant une partie de la saison 3, quitte à adoucir un peu ses pulsions meurtrières. Toutefois, cet épisode final, et plus encore le précédent, semblait surtout fonctionner comme une longue séquence nostalgie au cas où Raising Hope n'avait pas été renouvelée pour une saison supplémentaire, ce qui était probable. Plusieurs personnages marquants sont ainsi revenus pour des caméos au tribunal. D'amusants clins d'oeil qui prouvent qu'en deux petites saisons, la série possède déjà un univers riche. 

   Même si j'ai globalement trouvé la saison 2 de Raising Hope un peu moins fraîche que la première, ce qui tient sans doute plus à un effet de surprise logiquement passé qu'à une véritable baisse de qualité, elle a su donner aux personnages secondaires un peu plus de profondeur et d'utilité, je pense notamment à un épisode qui était largement consacré à Frank, toujours aussi creepy et drôle. C'est bête, mais ce Natsville reconstitué dans sa maison en miniature m'a fasciné ! C'était touchant, d'une certaine manière, et complètement barré, comme d'habitude. Bien que les intrigues se déroulant au sein du supermarché ont été moins nombreuses -et tant mieux- Barney a su trouver sa place, quitte à être utilisé moins souvent mais mieux. Shelley n'a pas forcément été super présente, mais c'est typiquement le genre de personnage qui s'use vite quand on lui accordre trop de temps d'antenne de toute façon. Maw Maw est à nouveau la grande gagnante de la saison, nous offrant les gags les plus grotesques, les plus dégueulasses et les plus hilarants ! Je suis toujours bouche bée devant ce qu'ils font faire à Cloris Leachman ! Elle en mourra, la pauvre ! Jimmy, Burt et Virginia ont été fidèles à eux-même : à mourir de rire. En fait, la grande absente de la saison, c'est Hope ! Peu d'intrigues ont véritablement tourné autour d'elle et de son éducation. Je n'arrive pas à trouver ça dommage, car je pense que les auteurs pourraient vite en faire le tour, du moins tant qu'elle ne grandit pas plus, mais disons aussi que c'est un peu facile de s'en débarrasser comme bon leur semble. Elle est souvent là, en arrière plan, mais ne sert pas à grand chose. Du coté des guests, on notera évidemment la Katy Perry matonne, venue rendre visite à Shannon Woodward (Sabrina) sa meilleure amie dans la vie. Elle n'a pas eu peur de s'enlaidir, et son personnage collait parfaitement à l'univers de Raising Hope, mais on ne peut pas dire que ses scènes resteront dans les annales. C'était sympatoche, quoi. Richard Dean Anderson est venu lui aussi, mais honnêtement, je ne m'en souviens même plus, pas bon signe. David Krumholtz, en aveugle abusé par les Chance, a sans doute permis à la saison de remplir son quota de répliques et de stratagèmes particulièrement irrérévencieux. 

vlcsnap_2012_04_30_02h08m54s152 vlcsnap_2012_03_16_21h27m35s186

   Au-delà du rire, Raising Hope sait se faire tendre, et en la matière, l'épisode de St Valentin intitulé Jimmy's Fake Girlfriend était un petit bijou tant dans sa structure que dans la performance des acteurs (même Ashley Tisdale de passage !) et dans l'émotion qui s'en est dégagée ! S'il ne fallait garder qu'un épisode de la série jusqu'ici, ce serait celui-là sans hésiter. Le fait que Jimmy et Sabrina soient enfin ensemble -et on ne peut pas dire que l'on ait attendu tant de temps que ça... d'autres séries auraient mis bien plus de temps à se décider...- a permis de redynamiser la deuxième partie de la saison en offrant des intrigues nouvelles pour les deux personnages. Et ça a aussi permis de rendre Sabrina plus attachante alors que je commençais à la trouver irritante sans trop savoir pourquoi. Pour le moment, l'exploitation de leur couple est assez timide, sauf dans l'épisode Sabrina's New Jimmy, assez réussi dans son genre, où notre héros a pu découvrir la jalousie à loisir. J'espère qu'en saison 3, les scénaristes iront un peu plus loin. Vu que la série n'a sans doute pas plus d'une année ou deux à vivre encore, autant aller de l'avant un maximum. Mais please, pas de saut dans le temps hein ! Ou juste un épisode comme ça, pour de rire. 

vlcsnap_2012_03_01_23h44m26s43 vlcsnap_2011_11_05_15h17m26s28


// Bilan // Toujours aussi délirante et amusante, Raising Hope reste pour sa deuxième année d'existence la comédie la plus inventive de la télévision américaine ! Et, comme si ça ne suffisait pas, elle est aussi l'une des plus attachantes, sans jamais tomber dans le cul-cul. Un épisode de Raising Hope, ce n'est pas l'espoir mais l'assurance d'un large sourire pendant vingt bonnes minutes !


14 septembre 2010

Hellcats [Pilot]

19481706_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20100723_100014

A World Full Of Strangers (Series Premiere) // 3 o2o ooo tlsp.

44030375_p

What About ?

Pour réaliser son rêve de devenir avocate et quitter Memphis et sa mère alcoolique, Marti Perkins est contrainte de rejoindre les Hellcats, la légendaire équipe de pom-pom girls de l’université locale. De sa prestation dépend sa bourse d’études, et donc son avenir. La jeune femme se retrouve propulsée en pleine compétition, la coach des Hellcats étant déterminée à accéder aux championnats nationaux...

So What ?

Non mais au secours quoi ! Je ne vais pas faire une tartine sur le pilote de Hellcats car il n'en vaut vraiment pas la peine, comme la plupart des autres séries de la CW à vrai dire. Laissez-moi juste le temps de vous expliquer pourquoi il est si mauvais. Avant toute chose, si la série a vu le jour, c'est clairement grâce au succès de Glee. Elle veut s'inscrire dans la même mouvance tout en oubliant que ce qui a le fait succès de Glee, du moins au début, ce sont ses personnages extravagants et son ton décalé, parfois osé. Ici, il n'y a rien de tout ça. Ce n'est pas juste classique, sans originalité et sans surprise, c'est carrément super ringard ! J'imagine que les pom-pom girls ne sont pas passées de mode aux Etats-Unis, et elles ne le seront sans doute jamais, mais toute la vague de teen movies de ce style, c'était il y a 10 ans ! Alors bien-sûr, il y a eu High School Musical entre temps qui a été un succès planètaire malgré sa "médiocrité efficace". Sans compter tous les navets type "Sexy Dance", qui trouvent un public (d'adolescentes un peu co-connes de 12 ans et demi). Et puis il faut avouer que toutes les séries de Disney Channel ne sont pas plus réussies mais pourtant fonctionnent. Et si l'on se base sur le score du pilote (mais la chute est à venir), la CW n'a pas fait un si mauvais calcul. Le truc, c'est que la série aurait pu être bien écrite malgré son thème hyper léger. Elle aurait pu être fun. Elle aurait même pu être attachante. Tout ça n'est pas incompatible.

Au lieu de ça, on nous sert des scènes ridicules : l'héroïne qui danse sur son vélo, dans la rue, puis dans son salon; ou qui improvise trois saltos sur la pelouse du campus après avoir appris qu'elle était admise chez les Hellcats; ou qui plus généralement accompagne chacun de ses mouvements par un rictus peu gracieux sur son visage. Elle est rebelle alors elle use de second degré avec son meilleur-ami supra ring' lui aussi, qui semble tout droit sorti des années 80, et dont elle est sans doute secrétement amoureuse, à moins que l'idiote ne s'en soit pas encore rendue compte. Enfin vous voyez le genre. C'est ça pendant 40 minutes. Un défilé de clichés, servi avec des ralentis ridicules pour faire durer le massacre. On ne nous épargne même pas la scène du peignoir volé. Un classique de chez classique. A ce moment-là, j'ai eu sacrément honte pour toute l'équipe de la série. De la bitch ? Rassurez-vous, il y en a. Mais de la soft façon Gossip Girl et 90210 bien-sûr. L'action se situe à Memphis ? Oui et alors ? Les gens n'ont pas d'accent et les décors naturels sont passe-partout. Les acteurs et les actrices ? Malgré mon affection pour Sharon Leal et Gail O'Grady, je suis dans l'obligation de constater que ça pèche même à ce niveau-là. La star du show n'a pas de charisme dès lors qu'elle arrête de danser, ses nouvelles "copines" ne sont pas meilleures et la galerie de personnages masculins, plus que légère, n'offre même pas un plaisir des yeux. Leurs corps ne sont pas dégueulasses mais leurs têtes... ils sont vilains quoi ! Si même sur ça, la CW se rate, mais où va le monde ? Je vous le demande. Pour ma part, Hellcats, c'est plié. Je ne me suis pas fait chier pendant le visionnage du pilote mais strictement RIEN ne m'a donné envie de revenir en deuxième semaine. Pire, ça m'a presque rendu impatient de retrouver Glee ! Je préfère perdre mon temps à faire quelques abdos et quelques pompes sur ma moquette. Ce sera plus utile et moins atroce.      

What Else ?

Une bande-annonce bien-sûr. De 30 secondes. Et je vous assure que c'est bien suffisant. L'essentiel y est résumé. Pas la peine de regarder le pilote.