21 septembre 2010

Boardwalk Empire [Pilot]

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Boardwalk Empire //4 8oo oo tlsp.

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What About ?

La chronique sombre et violente du développement d'Atlantic City dans les années 20, lors de l'émergence des premiers casinos dans un climat de Prohibition, qui donnera naissance à la Pégre. Nucky Thompson, le trésorier du parti Républicain -qui dirige la ville- est en réalité celui qui tire toutes les ficelles et qui joue sur plus d'un tableau à la fois pour arriver à ses fins. Argent sale et corruption sont au rendez-vous, en passant par Chicago et New York...

Who's Who ?

Créée par Martin Scorsese et Terence Winter (Les Soprano). Pilote réalisé par Martin Scorsese. Avec Steve Buscemi (Fargo, Reservoir Dogs, Armageddon, The Big Lebowski, Les Soprano, 30 Rock) dans le rôle de Nucky Thompson, Michael Pitt (Dawson, Le Village, Funny Games, The Dreamers, Last Days) dans le rôle de Jimmy Darmody, Michael Shannon (8 Mile, Vanilla Sky, World Trade Center) dans le rôle de Van Alden, Stephen Graham (Public Enemies, Gangs Of New York, Snatch)  dans le rôle d'Al Capone, Kelly MacDonald (Neverland, No Country For Old Men, Dans la brume électrique) dans le rôle de Margaret, Anna Katarina (The Game, Star Trek, Batman Returns) dans le rôle de Isabelle Jeunet...

So What ?

Des armes à feux, des tâches de sang, des chattes touffues, des nains boxeurs... Boardwalk Empire, c'est un peu tout ça et plus encore. Après des mois de préparation, LA série la plus attendue de l'année (pas par moi, pas par les américains, mais par le petit monde de la Télévision) est enfin arrivée sur HBO à grands coups de bandes-annonces tonitruantes, d'affiches alléchantes et de critiques dithyrambiques. C'est LA série qu'il faut aimer. Le cas échéant, vous n'êtes qu'un con inculte. Un peu comme une certaine Mad Men quoi. Alors je suis bien obligé de reconnaître mille qualités à ce pilote et il ne fait aucun doute que la suite sera aussi réussie. Mais entre nous soit dit, je me suis un peu ennuyé pendant ces 1h15 et si on ne m'avait pas jeté autant d'argent à la figure, je crois que je me serais endormi, repu après mon dîner consistant.

   Première surprise : on nous colle un générique dès le premier épisode ! En général, on attend le deuxième. Première déception en même temps. Il est beau, je ne vais pas dire le contraire, mais il n'est pas très recherché finalement pour une série de ce standing. Je m'attendais à mieux. Deuxième surprise : on nous fait le coup du flash-forward pour revenir ensuite sur les jours qui ont précédé "l'événement", qui n'est rien qu'une vulgaire embuscade à première vue. Je déteste ce procédé et, là encore, je m'attendais à mieux de la part de l'équipe de scénaristes. Je viens donc de blasphémer par deux fois. Laissez-moi me rattraper en vous disant combien la prestation de Steve Buscemi est brillante ! Voilà un acteur qui donne une profondeur incroyable à un personnage qui n'en manquait déjà pas sur le papier. Il est charismatique, effrayant et sympathique à la fois. Il n'a rien du héros habituel. Il n'est pas "bon". Il est complexe et nul doute que le suivre dans ses coups bas sera passionnant. Face à lui, Michael Pitt, que j'adore depuis... toujours, ne démérite pas. Loin de là. Il n'est pas aussi impressionnant bien-sûr mais il a une présence et une prestance dignes des plus grands. Certains le voient comme le Leonardo DiCaprio du pauvre. La comparaison n'est pas idiote mais donner l'impression qu'il n'en est qu'une pâle copie est injuste. Quant à son personnage, il a quelque chose de fascinant et de brutal qui ne manque pas d'intriguer. Si l'on doit ne retenir qu'une chose de Boardwalk Empire c'est sans conteste ses personnages.

Le pilote de la série aurait coûté 20 millions de dollars, ce qui double les records de Lost et de Fringe. Ca se voit à l'écran. Les décors sont nombreux et majustueux, sans doute fidèles à ce qu'était Atlantic City à cette époque; les costumes sont authentiques, parfois sublimes; les figurants sont partout, ce qui donne une impression d'effervescence constante; et la réalisation de Mr. Scorsese est impeccable, dans la plus pure tradition de ses oeuvres passées. On se croirait effectivement au cinéma, sauf que le miracle va se répéter au minimum 12 fois, et très certainement beaucoup plus de fois encore. L'Histoire de la série est suffisamment riche pour tenir sur la longueur. Les thèmes évoqués dans ce pilote et certainement appronfondis par la suite sont extrêmement nombreux : le traumatisme de la guerre, la corruption politique, la prostitution, le crime organisé... un des personnages secondaires n'est autre qu'un certain Al Capone d'ailleurs... Il y a une matière incroyable qui procure une sensation étourdissante. Cette pièce sera majeure ou ne sera pas ! Finalement, je n'ai strictement rien à reprocher à Boardwalk Empire. C'est juste pas mon truc. Comme The Pacific par exemple. Ca ne me touche pas. Ca ne m'emporte pas. Mais je résisterai cette fois et tenterai de suivre toute la saison un, histoire de me donner bonne conscience et de m'assurer que je ne passe pas à coté de quelque chose qui pourrait me plaire en insistant un peu...      

What Else ?

Au cas où vous l'auriez ratée, une bande-annonce de la série.


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