10 mars 2014

Odyssey [Pilot Script]

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ODYSSEY

Drama // 42 minutes

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Ecrit par Peter Horton (Grey's Anatomy, Thirtysomething), Nora Kay Foster & Adam Armus (Xena, Heroes, The Following). Pour NBC, Universal Television, Fabrik Entertainment & Red Arrow Entertainment. 75 pages.

Une femme soldat poursuivie par un groupe terroriste au beau milieu de l'Afrique, un ancien procureur devenu l'avocat désenchanté d'une grande compagnie qui baigne dans des affaires louches et un jeune activiste politique en pleine rébellion contre le sytème et ses propres origines, ainsi que leurs familles, sont victimes d'une conspiration militaire internationale sans précédent...

Avec Peter Facinelli (Nurse Jackie, Damages, Six Feet Under, Twilight), Anna Friel (Pushing Daisies, Neverland, Limitless), Treat Williams (Everwood, Brothers & Sisters, Chicago Fire), Adewale Akinnuoye-Agbaje (Oz, Lost, Hunted), Daniela Pineda (The Originals), Jake Robinson (The Carrie Diaries), Nate Mooney (The Riches, Philadephia), Elena Kampouris... 

 

   American Crime, Coercion... et maintenant Odyssey : les networks ont visiblement l'intention de marcher sur les plates-bandes des chaînes câblées la saison prochaine. Si toutefois ces pilotes deviennent des séries. C'est une bonne nouvelle, assurément. Mais c'est aussi très inquiétant. Les dernières séries de networks qui avaient l'allure de séries du câble ont tout simplement obtenu des audiences du câble ! On peut remonter à il y a quelques années avec Lone Star sur FOX, mais on peut aussi penser à Hannibal, plus proche de nous, toujours vivante, mais en sursis pendant combien de temps encore ? C'est une impasse dont il semble très difficile de se sortir. Peut-être qu'Odyssey réussira là où les autres ont échoué. Elle le mériterait, c'est certain. Mais en l'état, c'est une série de Showtime (et le script contenant 75 pages au lieu des 60 habituelles et aucun découpage en actes tend à prouver qu'il a été écrit pour le câble). Instinctivement, on va la comparer à Homeland... Elle partage en effet avec elle bien des points communs, dans la narration mais aussi dans l'ambition. Elle prend en revanche moins de temps pour brosser le portrait de ses héros. Ils sont instantanément plongés dans l'action, quelle qu'elle soit, et ils arrêtent de respirer comme nous devant eux. C'est à mon sens le gros défaut de ce pilote, le seule peut-être. Beaucoup de mouvements et peu de repos. Pas d'introspection. Pas le temps. Cela ne nous empêche cependant pas de nous attacher petit à petit aux personnages et nous passionner pour leurs combats respectifs. Ce qui est essentiel vu la complexité à laquelle l'ensemble de ces intrigues nous expose.

   Au début du pilote, c'est le parcours de la soldate Odette Ballard qui nous est tracé et de manière extrêmement efficace. Je ne suis pas fan de tout ce qui touche à la guerre de près ou de loin en fiction, mais je me suis surpris à me laisser prendre au jeu ici. Pour le coup, plus on avance, plus on se retrouve dans une atmosphère qui rappelle les voyages en Afghanistan de Carrie Mathison. Sauf qu'elle a l'air saine d'esprit. Je pense qu'Anna Friel va étonner dans ce rôle. Elle est très loin de Pushing Daisies évidemment, mais aussi d'à peu près tout ce qu'elle a fait d'autre. C'est vraiment un très beau rôle. Par contre, il arrive un moment où elle doit se couper les cheveux très court pour se faire passer pour un garçon. Ca m'a rendu un peu triste, j'avoue. En même temps, je ne sais pas comment elle pouvait avoir des cheveux longs au départ en étant militaire. Un détail. Si par moment le pilote devenait trop chargé à mon goût, quitte à me faire décrocher un peu, ce sont toujours ses scènes qui m'ont remis dans le bain. Elle passe du Mali à la Tunisie, elle manque de se faire exploser la tête, puis elle se fait emprisonner, elle parvient à s'enfuir, elle se retrouve dans le désert, puis sur l'océan... C'est un sacré périple qui nous attend ! Et ça ne fait que commencer... J'en profite pour dire à ce propos que le pilote devrait être impressionnant puisque tout est tourné en décors naturels, et pas seulement aux Etats-Unis. Au Maroc aussi. Il va coûter cher. Ce qui veut dire deux choses : 1/ Une commande en série est encore plus probable vu l'argent investi dans le pilote 2/ Il sera financièrement impossible de tenir sur ce rythme si la saison contient plus de 13 épisodes. 

   Les deux autres principaux personnages ne sont pas moins intéressants mais disons que leurs univers sont un peu moins dépaysants. Encore que. Peter Drucker, l'avocat (qui n'a aucun lien de parenté avec Michel à ma connaissance - Mouarf mouarf), est davantage celui qui pourrait faire penser à Carrie Mathison dans le caractère tant sa détermination à découvrir la vérité le rend dingue, quitte à mettre sa chère famille qu'il aime tant au second plan. Si les scénaristes ont besoin d'intrigues pour combler certains épisodes, ils puiseront certainement de ce coté-là. Il a une fille adolescente qui a tout à fait le potentiel pour devenir la nouvelle Dana. Ce personnage qui cristallise toutes les détestations. Mais on n'en est pas là. Elle est plutôt discrète dans ce pilote, pendant que sa mère est très passive. "L'enquête", si on peut appeler ça comme ça, de Peter est en tout cas pleine de rebondissements. Certains sont inattendus, d'autres très classiques (la camionnette qui écrase LE témoin clé et que l'on voit arriver à des kilomètres), mais ça fonctionne très bien. Les protagonistes se multiplient dans cette partie de l'histoire, ce qui ne facilite pas toujours la compréhension. Il faut s'accrocher mais on en sera certainement récompensé. Du côté du troisième héros, le plus jeune, un certain Harrison Wolcott, c'est là que les choses se gâtent un peu. Juste un peu. Je n'ai pas ressenti beaucoup d'empathie pour ce personnage. On ne comprend pas son combat en réalité. Du moins, on comprend qu'il n'est pas fondé sur des bases très solides. On ne questionne pas sa sincérité pour autant, mais sa naïveté pourrait devenir handicapante. Pour le moment, c'est un post-ado en rébellion, un chien fou qui a certes mis le doigt sur quelque chose d'énorme mais qui n'a pas les outils et les contacts nécessaires pour changer le monde comme il le voudrait. Son combat semble un peu perdu d'avance... 

   Odyssey pourrait bien devenir le drama le plus ambitieux et exigeant qu'un network n'ait jamais produit ! Il pourrait faire date ! Ce qui ne veut pas dire que ce pilote est parfait, mais il donne beaucoup, il passionne. Est-ce que NBC osera aller jusqu'au bout ? Telle est la question. Mais cette potentielle série mérite d'ores et déjà toute notre attention. 

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28 août 2013

The Vatican [Pilot Script]

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THE VATICAN

Drama // 52 minutes

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Ecrit par Paul Attanasio (Dr House, Homicide). Produit et réalisé par Ridley Scott (Alien, Gladiator, La chute du faucon noir Prometheus...). Pour Sony Pictures Television, Scott Free Productions & Showtime Networks. 69 pages.

Une exploration du monde très fermé de l’Église catholique à travers le prisme du pouvoir, de la spiritualité et de la politique. Cet univers mystérieux renferme de nombreux secrets, mais aussi des rivalités, des trahisons et des miracles. 

Le quotidien très chargé du Pape Sixtus VI est bouleversé lorsque l'archevêque de New York, le Cardinal Thomas Duffy, ordonne une femme. Le scandale ne tarde pas à faire la une des médias.  Tiraillé entre le besoin de faire évoluer l'Eglise tout en respectant les traditions, son désir de marquer son règne d'un symbole fort et les pressions qui l'assaillent de toutes parts, le souverain pontife doit pourtant se prononcer : les catholiques du monde entier attendent sa déclaration...

Avec Matthew Goode (A Single Man, Stoker, Match Point), Kyle Chandler (Friday Night Lights, Demain à la Une, Super 8), Anna Friel (Pushing Daisies, Neverland), Bruno Ganz (La Chute, Les ailes du désir), Sebastian Koch (La vie des autres), Rebecca Ferguson (The White Queen), Ewen Bremner (Trainspotting, Snatch), Cosimo Fusco (Rome, Anges et démons)...

 

    J'aurais aimé vous dire que The Vatican était le Homeland de l'église ou le Dexter du cathocilisme, ou pourquoi pas le Californication du Pape, mais je suis dans l'obligation de vous le présenter comme un The Borgias moderne. Tout simplement. C'est en tout cas, sur Showtime, ce qui s'en rapproche le plus. J'aurais pu citer The Tudors aussi. Enfin vous voyez. Moins de costumes, quelques références à la pop culture, mais des ambiances pas si différentes. Pourtant, moi qui suis allergique aux deux séries historiques suscitées, je me suis laissé prendre au jeu de The Vatican. Peut-être parce que je sais que Ridley Scott est aux commandes, que Kyle Chandler, Anna Friel et Matthew Goode forment un sacré trio d'acteurs que l'on a envie de découvrir ensemble et (re)découvrir individuellement, et parce que ce premier script est raffiné, intelligent, prenant, cruel et intrigant. Avec le produit fini, qui sera très certainement léché et classieux, je ne suis pourtant pas encore certain de me laisser séduire et emporter sur le long terme. 

   D'abord parce que c'est lent. Cette lenteur qui vous fait bayer aux corneilles jusqu'à ce que vous succombiez au petit somme réparateur. Oh, pas tout le temps. Mais il y a des scènes longuettes, dont on aurait pu se passer. Et puis parce que c'est complexe. Quand on ne connait rien comme moi à l'Eglise, des véritables fonctions de chacun à certains termes très spécifiques ou certains rites, il faut un un petit temps d'adaptation. Et je crains qu'un pilote ne suffise pas. Heureusement c'est plutôt bien expliqué, sans être trop didactique. Les citations de la Bible pleuvent. Si bien qu'il y a d'un côté ceux qui parlent normalement, comme vous et moi, qui sont intelligibles par tous. Et d'un autre côté, les mystiques, ceux pour qui la religion est tout, dont les interventions semblent impénétrables. A l'écrit, on a le temps de relire plusieurs fois afin de comprendre de quoi il retourne. A l'écran, à moins de faire pause, on passe vite à autre chose. Et puis tout ça ne fait pas très naturel. Dans ces moments-là, j'ai tristement penser à Ainsi soient-ils. Cocorico. Ou pas. L'autre souci, c'est qu'il y a tellement de personnages... avec des noms parfois si proches... c'est gênant à l'écrit mais sans doute à l'écran aussi, au moins dans les premiers temps ! Avec leurs robes et leurs chapeaux, tous ces petits messieurs vont tous se ressembler. Il y a justement un duo à la Dupont et Dupont assez comique. Deux cardinaux Italiens, Bozzi et Prezzi, qui se chamaillent comme un petit couple et qui ne pensent qu'à bouffer. De vraies petites commères en plus ! Ils permettent de détendre l'atmsophère même si on ne comprend pas bien à quoi ils servent à part ça. Tous les autres personnages semblent être des pions sur un vaste échiquier mondial. Ils ont tous un rôle à jouer et surtout tous un hidden agenda. Bah oui. The Vatican, en fait, c'est un soap. On y revient toujours !

   Le vrai héros de la série, en tout cas dans le pilote -c'est amené à changer après quelques rebondissements inattendus- ce n'est pas le Pape, ni le Cardinal Duffy (désolé pour les fans de Kyle Chandler), mais Bernd Koch, un trentenaire "spectacularly handsome and well built" (une description assez curieuse dans ce type de série), incarné par l'excellent Matthew Goode. Il est le bras droit du Pape, son secrétaire personnel. Le duo fonctionne à merveille. Il y a du respect entre eux mais aussi une franche camaraderie malgré les 40 ans qui les séparent ! Et le plus moderne des deux n'est pas forcément celui que l'on croit. Leurs dialogues sur la réforme de l'Eglise sont passionnants. La place de la femme dans l'institution est évidememnt largement évoquée, et on remarquera qu'il n'y a que deux héroïnes dans la série (en dehors de quelques nonnes anonymes et de la fameuse femme ordonnée qui a peut-être un visage via les flash infos mais qui n'apparaît pas en tant que véritable personnage dans ce pilote) : l'une est une "putain" et l'autre une garce machiavélique. Mais il ne faut voir aucun sexisme dans ce choix. Il permet justement de mettre en évidence certains paradoxes qui restent à creuser. La "putain", c'est la soeur cachée du Cardinal, incarnée par Anna Friel. Oubliez donc tout de suite vos envies de la voir en couple avec Kyle Chandler ! Quoiqu'une inceste détonnerait. Mais je ne crois pas que ce soit prévu ! La jeune femme n'apparaît qu'une fois dans le pilote, lors d'une courte scène, mais ses répliques sont délicieuses. Elle est drôle et provocante. On devrait beaucoup l'aimer ! Sa place dans la suite de l'histoire reste toutefois à définir. Et puis l'autre femme, c'est la Comtesse Olivia Borghese, la descendante de la riche famille italienne, une manipulatrice hors-pair qui a un pied dans le pouvoir grâce à son compagnon officieux, Malerba, le sécrétaire d'état au Vatican. Ce dernier n'est pas du tout en odeur de sainteté auprès Pape, ce qui va avoir des conséquences dramatiques... Je termine par le personnage du Monseigneur Iemma, décrit comme le "Sam Spade" du Vatican, à savoir le détective chargé d'enquêter sur les "Miracles". Rien que ça. Et justement, un miracle va se produire au cours du pilote, ce qui ajoute une dimension mystérieuse voire fantastique à la série ! C'est étonnant et risqué. Mais pourquoi pas après tout ? Dans le même genre, il y a une scène rêvée par le Pape assez étrange. Cela implique une grosse femme nue.

   The Vatican n'est pas une série qui plaira au vrai Vatican, c'est certain. En plus de désacraliser le Pape d'une certaine manière -lequel est néanmoins particulièrement attachant ici- elle explore avec provocation ce dont l'Eglise ne parle jamais, ses zones d'ombres, et elle présente ses principaux protagonistes comme des gens assoiffés de pouvoir et de reconnaissance (pour caricaturer). Est-ce une réalité ? Si Showtime venait à la commander, elle s'assurerait une petite polémique lors du lancement, ce qui ne fait jamais de mal. The Vatican est clairement le genre de série qui s'apprivoise avec le temps, car son aspect divertissant est très limité et son récit complexe. Sans compter que l'on y parle toutes les langues ! L'anglais bien sûr, mais aussi l'italien, l'allemand... Le casting est justement représentatif de cette diversité, ce que je considère plutôt comme un atout d'ailleurs. Honnêtement, ce serait dommage qu'elle ne voit pas le jour, surtout qu'elle est assez unique en son genre à la télévision américaine, mais je ne la regretterais pas personnellement. Ce n'est pas vraiment mon truc. Et vous, vous pensez que ce sera le vôtre ?

 

A VENIR : THE LEFTOVERS, WAYWARD PINES, HIGH MOON, HAPPYLAND...

16 juin 2009

Pushing Daisies [2x 13]

Pushing

Kerplunk (Series Finale) // 2 2oo ooo tlsp.

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   La malédiction Bryan Fuller continue. Après Dead Like Me et Wonderfalls, c'est au tour de Pushing Daisies de s'arrêter trop tôt. C'était certainement son oeuvre la plus poussée, il est allé au bout de sa folie et de son extravagance. Le voilà maintenant obligé de retravailler sur Heroes... Je crois que Pushing Daisies est une série que l'on regrettera longtemps. C'est de loin ce que la télévision américaine a offert de plus incroyable et de fantaisiste depuis qu'elle existe. Je suis persuadé que, malgré son parcours chaotique, on se souviendra d'elle pendant encore de nombreuses années. Pourquoi la série qui aurait dû être le succès de l'année 2008 n'a finalement jamais rencontré son public ? La faute à pas de chance ? Il est inutile de se torturer l'esprit à essayer de comprendre. On va dire que c'est un rendez-vous manqué et que la qualité n'attire pas toujours la quantité... Et on va essayer de ne pas haïr ABC, qui a fait ce qu'elle a pu et qui a eu le mérite de croire en ce projet. Pushing Daisies aurait certainement eu un parcours plus radieux sur une chaîne du câble mais aurait-elle eu autant de moyen ? On ne le saura jamais. Bryan Fuller envisage de conter la suite des aventures de Ned & co. à travers des comic books. Même si l'idée est bonne, ça ne remplacera jamais la série. On pourrait rêver à un téléfilm conclusif dans quelques années, comme ça vient d'être fait avec Dead Like Me (il faut que je le pense à le regarder d'ailleurs !), mais autant ne pas trop en attendre. On verra bien ce que l'avenir nous réserve dans le monde merveilleux de Pushing Daisies...      

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   J'appréhendai beaucoup le visionnage de ce dernier épisode, la peur que tout cela se termine sur une déception. Eh bien l'épisode est bon, même très bon, et ô surprise, il conclut la série dignemement. A la va-vite, certes, mais dignement quand même. Au moins, ça ne s'achève pas sur un terrible cliffhanger ou sur un épisode banal. Dans les dernières secondes, chaque personnage obtient son happy-end. Autant je ne suis pas tellement pour les happy-ends, autant dans le cas de Pushing Daisies, ça s'imposait. J'ai toujours pensé que la série se terminerait comme elle a commencé : sur la mort de Chuck. C'est peut-être ce qui serait arrivé si la série avait duré plus longtemps. Au lieu de ça, elle se termine sur une scène que l'on attendait tous et que l'on ne pensait jamais voir : Chuck en chair et en os face à ses tantes (enfin sa mère et sa tante), toute souriante, accompagnée de son éternel amour, Ned. C'est beau comme un champ de blé et un matin de printemps. C'est émouvant mais tout va trop vite pour que l'on ait le temps de verser une larme. La vue aérienne du village imaginaire de la série qui reprend un à un les lieux mythiques que le quatuor a visité est une belle idée, une jolie façon de boucler la boucle. Ca fait mal au coeur de voir toute cette magie et toutes ces couleurs s'envoler... Emerson Cod a lui aussi droit à so happy-end puisque sa fille vient cogner à sa porte. On n'assiste pas vraiment à leurs retrouvailles mais c'est beau quand même. Et puis Olive Snook tente d'oublier son Pie Maker avec le maladroit mais amusant Randy Mann. Ensemble, ils ouvrent "The Intrepid Cow", une restaurant spécialé dans le macaroni & cheese. So Pushing Daisies ! J'ai envie de glisser un mot, pour finir, sur les acteurs de la série, qui ont incarné leurs personnages à la perfection. A tel point qu'il est difficile de les imaginer dans d'autres rôles. Lee Pace sera éternellement Ned et Anna Friel sera Chuck advitam eternam. J'espère tout de même les revoir très vite. Ils sont excellents et uniques. Chi McBride sera présent la saison prochaine dans Human Target. Cet homme ne s'arrêtera donc jamais ! Et puis Kristin Chenoweth aurait dû rayonner dans le nouveau David E.Kelley, Legally Mad, mais le sort (enfin NBC) en a décidé autrement... J'ai hâte de la retrouver, plus encore que tous les autres. Son sourire va sacrément nous manquer !   

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// Bilan // Jamais facile de dire adieu à une série que l'on a profondément aimé, malgré ses défauts. Pushing Daisies fait partie de ces magnifiques accidents de parcours que l'on n'oubliera jamais. Tout là-bas au cimetière des séries, elle est l'arc-en-ciel qui surplombe les carcasses plus ou moins regrettées des séries décédées...

09 juin 2009

Pushing Daisies [2x 12]

Pushing

Water & Power // 2 3oo ooo tlsp.

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   Habituellement, c'est lorsqu'un des personnages principaux est directement lié à l'enquête du jour que Pushing Daisies excelle. C'était presque vrai dans cet épisode. Presque seulement car c'était franchement ennuyeux par moment. C'était pourtant une bonne idée que de faire revenir l'ex d'Emerson et lui faire miroiter une rencontre avec sa fille Penny. Ca fait un petit moment maintenant que l'on nous parle de cette histoire, c'est bien de la conclure avant que la série ne s'achève. La rencontre n'aura pas vraiment lieu mais Emerson verra quand même sa fille au loin, tout sourire. C'était mignon, légèrement émouvant. Ca m'a plu ! Ce qui était pas mal aussi, c'était de faire revenir Simone, la petite-amie officielle d'Emerson depuis la saison 2 mais que l'on a très peu vu. Ca doit faire la 2ème fois cette saison. Et c'est bien dommage car elle est excellente ! Elle tranche assez avec les autres personnages de la série et s'accorde parfaitement à Emerson ! J'ai bien aimé le bout d'enquête qu'ils ont réalisé ensemble, notamment ce passage dans les égoûts de la ville.

   Le problème, c'est que les autres personnages en sont presque réduits à faire de la figuration, surtout Ned et Chuck qui n'ont jamais été aussi peu utiles et présents. Il y a bien une conversation au fond d'un coffre mais elle se résume aux questionnements habituels sur la force et la complexité de leur relation amoureuse. C'est lassant... Olive s'en sort beaucoup mieux puisque le duo qu'elle forme avec le taxidermiste interprété par David Arquette est vraiment chou. La série fonctionne vraiment par duos et celui-ci est un des meilleurs assurément. Si la série ne s'était pas arrêtée, j'aurai bien vu et Simone et Randy rejoindre le casting à plein temps. Ils permettent de relancer un peu la machine. A part ça, Anna Friel semble se chercher capillairement parlant depuis quelques épisodes mais quelque soit sa coupe, elle est simplement sublissime. 

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// Bilan // Dommage que l'ennui soit si tenace parce que cet avant-dernier épisode possédait de nombreux atouts.

02 juin 2009

Pushing Daisies [2x 11]

Pushing

Window Dressed To Kill // 2 4oo ooo tlsp.

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   Rendez-vous compte : Pushing Daisies était absente de l'antenne d'ABC depuis Décembre dernier ! Elle est revenue, vivante mais morte. Même si cette saison 2 ne m'a pas pas passionné, je suis content de retrouver cet univers so special. Ca fait du bien, ça met du baume au coeur. Le point faible est encore et toujours l'enquête du jour. Cette fois, il s'agissait d'une mort suspecte dans un grand magasin. Comme d'habitude, il est question de faux-semblants, de jalousie et de personnages tous ou plus moins frappés. On s'en lasse même si ce n'est pas du tout ennuyeux. Depuis quelques temps, les scénaristes préférent miser sur le duo Emerson/Chuck et ils ont bien raison. Je les préfère ensemble, toujours en train de se bouffer le nez. Et c'est toujours bien de séparer un peu Ned et Chuck. Ils sont mignons, ça oui, mais on frôle vite l'overdose de grands sourires niais malgré les dialogues bien balancés.

   Non et puis y'a pas à dire, les meilleurs épisodes sont ceux où l'on voit beaucoup Olive. C'est le meilleur personnage de la série et le principal atout de cet épisode justement, c'est de lui être en bonne partie consacré. Le "kidnapping" de son enfance était encore une belle idée. J'adore ces scènes d'introduction toujours liées à l'enfance. Elles offrent beaucoup de profondeur aux personnages car nul n'ignore que c'est notre enfance qui régit notre vie d'adulte, en partie. Et puis Olive s'est mise à chanter ! Certes, toujours sur le même thème (son amour infini mais non partagé pour Ned), ça ne valait pas Hopelessly Devoted To You et c'était un peu court, mais c'est toujours un plaisir. Ca donne presque envie de réécouter ce bon vieux tube de Lionel Richie, Hello. Sauf que c'est mille fois mieux chanté par Kristin Chenoweth ! Peut-être que si la série avait eu du succès, on aurait eu un jour un bel album de reprises par Olive Snook... Arf. Bon, concernant son intrigue, c'était amusant, poignant et puis j'ai bien aimé le dénouement avec le retour des Soeurs !

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// Bilan // Eh bien c'est avec grand plaisir que je replonge dans la marmite de Pushing Daisies... C'est sucré, c'est calorique mais c'est trop bon !

28 décembre 2008

Pushing Daisies [2x 1o]

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The Norwegians // 4 67o ooo tlsp.

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   On avait enterré le fameux Dwight Dixon un peu trop vite ! Attention, il n'a pas ressuscité ! Mais sa mort a permis de nous offrir un bon épisode pour conclure temporairement la série. En effet, à l'heure qu'il est, on ignore quand les 3 derniers épisodes seront diffusés. USA Today parle de cet été. ABC n'a pas encore fait d'annonce officielle. Affaire à suivre donc. Tout l'épisode est donc consacré à l'enquête sur la disparition de Dixon, commandée par Vivian, plus touchante et désespérée que jamais. Mais ce n'est pas Emerson Cod et sa bande qui s'en occupe ! Et pour cause : ils en sont responsables. Ce sont ses rivaux : les norvégiens ! On joue, comme souvent dans la série, sur les clichés. Mais c'est toujours fait avec bienveillance. Les associations de nordiques ne devraient pas entamer une action en justice ! En plus, la délicieuse Olive se découvre des origines norvégiennes ! On peut maintenant le dire : elle est le meilleur personnage de la série. Celui qui ne déçoit jamais ! Une fois de plus, elle nous fait beaucoup rire. Elle va me manquer ...

   Comme on pouvait s'y attendre, le père de Ned est de retour ! On avait un peu oublié qu'il avait traîné dans les parages en début de saison. C'était pour mieux le retrouver. Il arrive à point nommé et il sauve la peau de tout le monde. De son fils, Ned, d'Olive (quand ils sont à deux doigts de tomber dans un ravin) et même de Chuck, du père de Chuck et des tantes, quelque part. J'ai hâte de découvrir cet homme dans le présent, après l'avoir souvent vu dans les flashbacks de l'enfance de Ned. D'ailleurs, depuis quelques temps, Ned est toujours accompagné de son ami d'enfance dont j'ai oublié le prénom. Ca serait sympa qu'il débarque un de ces jours ! C'était certainement prévu mais avec l'annulation de la série, peu de chance que ça arrive.

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// Bilan // Voilà un bon épisode qui sort de l'ordinaire et qui donne terriblement envie de voir la suite ... Oui mais quand ?

    

27 décembre 2008

Pushing Daisies [2x o9]

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The Legend of Merle McQuoddy // 4 86o ooo tlsp.

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   Ce que les épisodes de Pushing Daisies peuvent être inégaux, c'est fou ! Après un vrai bon épisode, en voici un beaucoup moins bon qui ne vaut que pour les excentricités de la série et le brio des acteurs. Ce qui est déjà pas mal, peu de séries peuvent prétendre faire aussi bien à ce niveau-là. Mais quand même, c'est rageant ! On a une bonne histoire depuis le début mais on a l'impression que les scénaristes ne savent pas trop quoi en faire. Ils ne savent pas où aller. Alors ils bifurquent et ils comblent. L'intrigue avec Charles Charles aurait pu être bonne et faire avancer les choses mais il n'en est rien ! Il se dispute avec Ned et Chuck, pas touchante du tout, nous joue la fille à son papa chéri. C'est un peu comme l'histoire avec Dwight. Elle était prometteuse et puis plus rien. Le fait que Charles se soit enfuit va-t-il changer quelque chose ? J'en doute. Soit ils vont le rattraper en deux secondes, soit ils vont passer tout l'épisode à le chercher. Dans les deux cas, on sait bien que Chuck va devoir prendre la décision tôt ou tard de "re-tuer" son père. Mieux vaut tôt ! Les tantes étaient sur le point de découvrir que Chuck était toujours vivante et puis finalement non. Dommage.

   L'intrigue policière du jour prenait beaucoup de place. En même temps, vu la pauvreté de l'intrigue d'à-coté, ça valait mieux ! Après un excellent duo Ned/Olive, on a eu droit à du grand Emerson/Olive. Les réflexions d'Olive toujours à coté de la plaque et ses délires sont toujours aussi drôles et frais. Ca rassure de se dire que dans quelques temps, si tout va bien, Kristin Chenoweth sera l'une des héroïnes du nouveau drama de David E.Kelley : Legally Mad. On n'en a pas fini avec la belle. J'ai une grande passion pour les phares, les "lighthouse" comme les anglo-saxons disent. Je vais même vous avouer que mon grand fantasme serait de faire l'amour dans l'un d'eux. Je trouve ça tellement romantique ... Je mourrai dans un phare. Voilà, c'est dit. L'intérêt de cette intrigue limitée dont on devinait les tenants et aboutissants très très vite, venait surtout des guests. Mary Kay Place a divinement interprété le rôle d' Annabelle Vandersloop (toujours ces noms improbables). J'ai d'ailleurs hâte de la retrouver en mormone dans la 3ème saison de Big Love. Et puis il y avait également Alexander Gould, plus connu sous le nom de Shane Botwin dans Weeds.

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// Bilan // Pas l'épisode le plus marquant de la série, loin s'en faut. Il montre assez bien que les scénaristes ne savent pas où ils vont depuis le début. D'où ces épisodes très inégaux en qualité.