02 janvier 2013

Bunheads [1x 02 > 1x 10]

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Saison 1, épisodes 2 à 10 // 1 350 000 tlsp.

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   Chers lecteurs, puis-je vous demander un petit effort supplémentaire avant de vous lancer dans la lecture de cette critique ? Ce serait de lire ou relire la review que j'avais faite cet été du pilote de Bunheads. Pas parce que je la trouve formidable, simplement parce que j'y ai dit beaucoup de choses que je ne répéterai pas, par flemme, par manque de temps et parce que je n'en vois pas tellement l'intérêt. Merci d'avance ! Ca se passe ICI.

   A vrai dire, mon avis n'a pas tellement changé depuis le pilote. Je n'ai pas senti une grande évolution, et les défauts sont à peu près toujours les mêmes, mais Bunheads se vit presque plus comme une expérience qu'autre chose. On n'est pas dans de l'underground, bien sûr; on ne parle pas d'un objet télévisuel non identifié non plus; mais elle relève d'une écriture différente de ce dont est habitué, que ce soit sur ABC Family ou ailleurs. Les débuts sont d'ailleurs assez compliqués car on ne sait pas du tout on l'a va, la créatrice ne semble pas le savoir non plus, et on nous embarque dans une aventure pas du tout balisée, où nous n'avons aucun point de repère. Comme l'héroïne finalement, qui découvre petit à petit cette ville et ses habitants étranges. On se doute bien qu'elle va se mettre à enseigner dans l'école de danse de Paradise, mais cela se met en place progressivement, sur plusieurs épisodes. Comme dans la vie finalement : on prend souvent du temps avant de trouver sa voie et prendre des décisions. En cela, la parcours de Michelle est intéressant, et a matière à l'être encore davantage par la suite. On remarque soit dit en passant que ses histoires de coeur, comme celles de ses élèves, ne sont pas au centre de tout, ce qui est assez osé dans une série de cette chaîne, qui s'adresse en premier lieu aux adolescentes. Toute cette première partie de saison (puisque les épisodes qui commenceront en janvier correspondront à la suite de la saison 1 et non à une saison 2) parlent aussi du deuil. Celui de Michelle à l'égard de son mari, à qui elle ne sera pas restée unie longtemps, mais qui aura indéniablement changer sa vie; et celui d'une mère à l'égard de son fils. Le tout sans jamais verser dans le larmoyant. Le 10ème épisode est néanmoins assez triste, mais permet de franchir une étape importante dans l'acceptation de cette mort, de cette absence.

   On est dans un univers très très proche de celui de Gilmore Girls, et la série séduit par son charme avant tout, bien plus que par la qualité de ses intrigues ou l'intérêt de ses personnages. Elle plait par sa façon de parler du quotidien avec une extrême légéreté et une douce-folie, à laquelle tout le monde ne peut pas adhérer d'ailleurs. C'est typiquement le genre de série que l'on aime ou que l'on déteste. Tourner tout un épisode autour d'une fuite, ce n'est pas commun par exemple. Tout comme proposer une longue scène dans la file d'attente d'un café. Elle est bavarde, très bavarde, et je suppose que ça en a fait fuir plus d'un. Si le délire était poussé jusqu'au bout, visuellement notamment, on se retrouverait presque face à une série de Bryan Fuller. Je regrette parfois que le budget soit si faible et que les décors soient en carton. Quand bien même, le souhait d'Amy Sherman-Palladino, la créatrice et productrice, est certainement plus de briller par ses dialogues soignés, référencés et piquants, et ses portraits gentiment caricaturaux mais amenés à évoluer, que par tout autre considération plus ou moins artistique. C'est un esprit libre et c'est ce qui transpire de tout son travail. C'est aussi son plus gros défaut malheureusement : on a souvent l'impression que tous les personnages, malgré leurs spécificités, sont fondés dans le même moule. Ils sont tous très énergiques, même si Michelle les surpasse tous. Ils manient tous la langue avec beaucoup de facilité, ils parlent constamment à une vitesse ahurissante et, quelque soit leur âge, ils ont tous des tas de références. Cela en devient embarrasant par moment, même si je n'ai pas d'exemple précis en tête (j'aurais dû les noter !). On a dû mal à croire que des ados de 14 ans qui puissent avoir une telle culture cinématographique, qui plus est dans petit ville où chaque virée au cinéma se transforme en événement ! Cela n'empêche pas chacun d'entre eux d'être attachant et, ma foi, c'est sans doute là l'essentiel. Malgré une volonté clairement affichée de traiter chaque danseuse sur un pied d'égalité, ce sont toujours Sasha et Boo qui sortent du lot, en étant d'ailleurs très opposées. Ginny et Melanie sont peut-être tout simplement plus communes, mais loin d'être désagréables. Et elles sont toutes plus intelligentes et profondes que les adolescentes classiques de la télévision, pas une n'est tête à claques, et ça fait vraiment du bien.

   Michelle et Fanny font figure de modèles pour elles, mais elles ont aussi beaucoup à apprendre de ces jeunes filles, et bien sûr à apprendre l'une de l'autre. Les premiers épisodes sont surtout centrés sur leur relation et leurs échanges, toujours vifs et tordants, mais il fallait clairement aller plus loin rapidement et ne pas en faire de simples machines à vannes. Les séquences plus tournées vers l'émotion qu'elles partagent sont aussi réussies que leurs joutes verbales. Sutton Foster et Kelly Bishop prennent un plaisir non dissimulé à jouer ensemble. Elles nous embarquent facilement. Les seuls moments où l'on pourrait s'ennuyer, ce sont ceux des numéros de danse. Ils ne sont pas si nombreux et pas systématiques, et quelque part nécessaires aussi pour respirer un peu, mais disons que je les zapperais volontiers. Et puis il y a une dernière chose dont je voulais parler, plus polémique. On se souvient que Shonda Rhimes, Mme Grey's Anatomy, avait vivement critiqué sa consoeur pour ne pas avoir davantage de minorités dans Bunheads. Honnêtement, je ne l'avais pas remarqué avant qu'elle en parle, et si elle ne l'avait pas fait, j'aurais certainement mis du temps avant de m'en rendre compte. Mais elle marque un point : tout le monde est blanc à Paradise. Ou presque. Une afro-américaine au moins parmi les quatre jeunes héroïnes (ou une latina, ou une asiatique...) n'aurait pas fait de mal, ne serait-ce que pour toutes les jeunes télespectratices puissent se sentir plus facilement concernées et représentées. Les personnalités de chacune devraient suffire, et leurs couleurs de peau importent peu, mais quand même... Et là où je deviens peut-être parano, c'est que j'ai eu l'impression que Palladino a ensuite pris un malin plaisir à intégrer quelques visages moins clairs pour les faire souffrir. Je pense surtout à cette jeune danseuse métisse qui s'en prend systématiquement plein la tronche par Fanny ! Je veux dire : elle aurait pu être blanche, comme toutes les autres, mais non elle est noire ! Le débat pourrait durer des heures et je ne tiens pas particulièrement à me lancer, mais j'espère que dans la suite de la série, une plus grande diversité sera favorisée. 

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// Bilan // Bunheads est une série drôlement atypique, dans sa structure et son écriture, qui ne prend jamais ses téléspectateurs pour des débiles, qui ne verse pas dans le sirupeux, qui respire la fraîcheur et qui gagne en profondeur à l'issu de sa première salve d'épisodes. Elle gagne à être connue !


24 janvier 2010

Coming Next 2010 [HBO]

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Après quelques années de déroute, HBO revient en force. Ca a commencé avec True Blood, ça se poursuivra sans doute avec Treme dès Avril et Boardwalk Empire dès Septembre et puis Big Love est juste un des meilleurs dramas du moment, si ce n'est le meilleur. La chaîne possède également quelques séries discrétes, plus proches de ce qu'a l'habitude de faire sa concurrente principale Showtime telles que Hung, Entourage, Bored To Death et très bientôt How To Make It In America. HBO a quelque peu surpris l'année passée en refusant des pilotes pourtant très attendus : le Anatomy Of Hope de J.J. Abrams, The Wonderful Maladys avec Sarah Michelle Gellar et The Washingtonienne de Sarah Jessica Parker. Parmi les projets suivants, beaucoup ne verront donc pas le jour et peut-être pas ceux que l'on croit...   

1. LUCK (Pilote commandé)

Créé et produit par David Milch (Deadwood), également produit par Michael Mann (Public Enemies, Heat...)

Un regard provocateur sur le monde de la course hippique à travers les yeux de divers protagonistes qu'ils soient parieurs, coureurs, organisateurs...

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2. THE FOLLOWER (Script commandé)

Créé par Brest Easton Ellis (American Psycho, Les lois de l'attraction), adapté du roman de Jason Starr.

Une satire sociale chroniquant les déboires d'un groupe de jeunes New-Yorkais à travers les yeux d'un voyeur.

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3. GAME OF THRONES (Pilote commandé)

Créé par D.B. Weiss et David Benioff. Adapté du Trône de Fer de George R.R. Martin. Avec Nikolaj Coster-Waldau, Lena Headey et Sean Bean.

Neuf grandes familles du Royaume des Sept Couronnes se battent pour obtenir le Trône de Fer, le symbole du pouvoir absolu.

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4. ENLIGHTENED (Pilote commandé)

Créé et produit par Mike White (Pasadena, Freaks & Geeks). Avec Laura Dern, Diane Ladd et Luke Wilson.

Auto-destructrice de nature, Amy a décidé de changer suite à une révélation d'ordre spirituel. Elle va donc s'efforcer à faire de sa maison un endroit chaleureux et accueillant tout en voyant la vie du bon coté...

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5. HUMANITAS (Script commandé)

Créé et produit par Frank Spotnitz (X-Files, Millenium).

Un drama médical se passant à une époque où la médecine a fait des avancées majeures, ce qui pose quelques problèmes d'éthique aux médecins, d'autant qu'une pandémie est sur le point de naître...

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6. AMY-SHERMAN PALLADINO'S PROJECT (Script commandé)

Créé par Amy-Sherman Palladino (Gilmore Girls)

Les relations complexes entre trois soeurs, toutes écrivaines, qui vivent dans le même appartement de l'Upper East-Side de New York, aux cotés de leur mère, une célèbre chroniqueuse littéraire, et leur frère, un fils à maman par excellence !

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7. STITCH'N'BITCH (Script commandé)

De et avec Ellen Page (Juno) et Alia Shawkat (Arrested Development).

Deux copines un peu hippies quittent Brooklyn pour conquérir Los Angeles en devenant des artistes (en tous genres) reconnues.

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8. OPRAH WINFREY'S PROJECT (Script commandé)

Créé par Erin Cressida-Wilson et produit par Oprah Winfrey.

Une femme qui semble vivre un mariage parfait à Santa Monica quitte mari et enfants pour habiter le Los Angeles sulfureux et branché. Elle compte bien aller jusqu'au bout de ses désirs et de ses fantasmes.

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9. THE WORLD INSIDE (Script commandé)

Créé et produit par Frank Spotnitz (X-Files, Millenium).

Un drama présentant un futur dramatique où une vague de reproduction incontrôlée a conduit les humains à vivre dans des centres urbains hyper contrôlés où la frustation et la haine ont été éliminés, le sexe devenant l'obsession ultime et la fertilité le plus grand des attributs...

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10. T (Script commandé)

Créé par Anya Epstein et Dan Futterman (In Treatment).

La transformation de A à Z d'une femme voulant devenir un homme...

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Votez et commentez ! Les résultats seront dévoilés une fois les premiers tours terminés.

Vous pouvez toujours voter pour les projets de NBC ICI.

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