05 septembre 2012

Elementary [Pilot]

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Pilot // Diffusion le 27 septembre

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What About ?

 Après être tombé en disgrâce à Scotland Yard et passé par la case désintox, le détective Sherlock Holmes doit désormais, sur ordre de son père, être accompagné nuit et jour du Dr Joan Watson, afin qu'il ne commette aucun nouvel écart. Consultant pour la police de New York, il entraîne ainsi la jeune femme dans ses folles enquêtes. Lui, habitué à toujours être la personne la plus intelligente où qu'il se trouve, et elle, humaine et hantée par une erreur qu'elle ne parvient pas à se pardonner, forment un duo complémentaire. Elémentaire ?

Who's Who ?

Drama créé par Robert Doherty (Médium) et produit par Sarah Timberman et Carl Beverly (Unforgettable, A Gifted Man). Réalisé par Michael Cuesta (Homeland, Dexter, Six Feet Under). Avec Jonny Lee Miller (Eli Stone, Dexter, Dossier Smith, Trainspotting), Lucy Liu (Charlie et ses drôles de dames, Ally McBeal, Dirty Sexy Money, SouthLAnd), Aidan Quinn (Légendes d'automne, Prime Suspect, Weeds)...

What's More ?

 Steven Moffat, le créateur du Sherlock anglais, avait été approché par CBS dans un premier temps pour développer une adaptation américaine de la série à succès. Face à son refus, la chaîne n'a pas abandonné l'idée et s'est tournée vers d'autres scénaristes et producteurs pour travailler sur un projet dans la même veine.

Jonny Lee Miller, la star de cette version, et Benedict Cumberbatch, celle de Sherlock, se connaissent très bien et sont même amis. Ils ont tous les deux joué, en alternance, le mythique rôle du professeur Frankenstein sur les planches à Londres sur une mise en scène signée Danny Boyle. 

So What ?

   La polémique entourant Elementary me fatiguait avant même d'avoir commencé et cela fait six mois qu'elle dure, bien que les choses se soient calmées dernièrement, les fervents défenseurs de la série anglaise et admirateurs de Benedict "Bogdanoff" Cumberbatch se retrouvant à court de matière et d'argument. Ridicule, vous avez dit ridicule ? Oui, car le mythique détective n'appartient qu'à une seule personne, Sir Arthur Conan Doyle, et certainement pas à Steven Moffat et à la BBC. L'idée même de placer le personnage dans un contexte moderne n'est tout de même pas révolutionnaire. Il faut avoir l'honnêteté de le reconnaître. Ce qui n'enlève rien aux qualités de Sherlock, apparemment très nombreuses. C'est donc le moment de cette review où je vous avoue que je n'ai pas vu cette version. Je vous donne l'autorisation de m'insulter. Que CBS veuille s'engouffrer dans la brèche, ouverte rappelons par le film de Guy Ritchie et non le show de la BBC, est somme toute assez logique, inévitable même. L'occasion était trop belle. Mais pourquoi tant de haine ? En évitant le petit jeu des comparaisons stériles -que je serais bien incapable d'orchestrer vu mes connaissances sur le sujet- il faut reconnaître que la chaîne américaine a fait les choses bien, très bien même ! Elementary n'est peut-être pas à la hauteur de Sherlock, mais ce pilote est fichtrement réussi quand même !

   En théorie, pourtant, la série avait à peu près tout pour me déplaire, qu'elle soit policière étant son premier crime. Au bout du compte, ce n'est effectivement pas la première enquête de Sherlock que je retiens, même si je me suis facilement pris au jeu, amusé par les facéties et les déductions farfelues mais crédibles qui font tout le charme de ce héros atypique -bien que le dénouement soit un peu facile et certainement peu surprenant pour les habitués du genre- mais plutôt son alchimie d'ores et déjà très forte avec Watson, qui a pris les traits d'une femme pour la première fois. A mon avis, c'est la meilleure idée de cette version, même si elle l'inscrit automatiquement dans une mode actuelle initiée par Brennan et Booth dans Bones, Lisbon et Jane dans Mentalist ou encore Castle et Beckett dans Castle, la série la plus proche d'Elementary des trois citées d'ailleurs puisque l'écrivain partage de nombreux points communs avec Holmes, ce qui ne doit pas être innocent. Le scénariste du pilote s'amuse intelligemment dès la scène d'ouverture avec l'idée que les deux personnages puissent former un couple mais cela ne rassure pas nécessairement sur ses intentions sur le long terme. Quoiqu'en dise Robert Doherty, soit sous la pression des fans, soit sous celle de la chaîne, il sera bien obligé, surtout si la série dure longtemps, d'aborder franchement le sujet tôt ou tard. En attendant, ce n'est pas une tension sexuelle sous-jacente qui rend la fine équipe si agréable à suivre, mais la partie de ping-pong qu'ils entreprennent à coup de répliques assassines et inspirées, cherchant chacun de leur coté à percer le mystère de l'autre car, bien évidemment, ils cachent quelques secrets qui serviront à alimenter en fils rouges la suite de la saison et même de la série. Rien de très original à l'horizon toutefois, on reste dans du convenu. Et si Watson, comme dans toutes les autres versions, avait été un homme ? Eh bien les fans de Sherlock auraient encore davantage crié au scandale et cette énième réappropriation du mythe n'aurait rien apporté de nouveau. On peut regretter la dynamique masculine bien sûr, surtout qu'elle aurait pu s'accompagner d'une ambiguïté intéressante entre les deux enquêteurs, mais on est sur CBS, ça avait donc de toute façon très peu de chance d'arriver... Les prestations de Jonny Lee Miller et Lucy Liu sont en tous points irréprochables, lui ne tombant pas dans la caricature de l'extravagant légèrement hystérique et elle évitant la transparence et la féminité à outrance. Le chef de Sherlock n'apporte en revanche pas grand-chose à l'heure actuelle. De manière générale, il y a trop peu de personnages secondaires. Sur le long terme, pourtant, ils deviendront essentiels pour éviter une certaine monotonie.

   Les héros, déjà attachants et plus complexes que la moyenne, la réalisation, nerveuse et rythmée, et les compositions musicales, utilisant essentiellement des violons, apportent à Elementary un cachet inattendu, qui la font passer de cop-show traditionnel à procedural amusant et singulier. Une entrée en matière solide et prometteuse.

What Chance ?

 A moins d'une surprise incroyable, Elementary devrait être le prochain gros succès de CBS, dans la case où The Mentalist a excellemment perfomé pendant 4 saisons (le jeudi à 22h après Person Of Interest). Et ce n'est pas Scandal ou le magazine d'information de NBC qui vont lui faire peur...

How ? 



14 novembre 2011

Prime Suspect [Pilot]

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Pilot // 6 050 000 tlsp.

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What About ?

Dans l'univers majoritairement masculin de la police, l'inspecteur Jane Timoney sait se faire respecter. Ultra déterminée, sans concession et peu encline à l'expansivité, elle traque le crime et ne lâche jamais sa proie.

Who's Who ?

Créée par Alexandra Cunningham (Desperate Housewives, Fastlane). Co-produite par Peter Berg (Friday Night Ligths). Avec Maria Bello (Payback, History Of Violence, Urgences...), Brian F. O'Byrne (Brotherhood, Flash Forward), Kirk Acevedo (Oz, Fringe), Kenny Johnson (Sons Of Anarchy, The Shield), Peter Gerety (Mercy, The Wire, Brothers & Sisters), Tim Griffin (Grey's Anatomy), Aidan Quinn (Weeds, Légendes d'automne), Damon Gupton...

So What ?

    Prime Suspect, voyez-vous, c'est un peu l'anti-Rizzoli & Isles. Tout comme Maria Bello, voyez-vous, c'est un peu l'anti-Angie Harmon. On a le droit d'aimer les deux, cela dit, tant que l'on est capable de reconnaître que l'une est plus qualitative que l'autre. Adaptée de la série anglaise du même nom, vieille de 20 ans, Prime Suspect aurait très bien pu voir le jour il y a quelques années sur le câble, genre sur FX. La série originale, c'était un peu le Damages de la police en fait, avec Helen Mirren à la place de Glenn Close. Cette version américaine arrive donc tardivement, pas vraiment sur la bonne chaîne et son propos -la place d'une femme au sein d'un commissariat machiste- parait quelque peu dépassé. Mais après tout, que sait-on de la situation aujourd'hui ? A-t-elle tant évolué que ça ? Est-ce que ce n'est pas la télévision qui déforme la réalité ? Ma foi, ce pilote me fait m'interroger et ça, c'est déjà un bon début !

   Je l'avoue, j'aime quand une série est colorée, que ses personnages sont beaux, glamours, que ses décors sont soignés. C'est ma superficialité qui s'exprime. C'est la part de rêve dont j'ai besoin pour survivre. Mais, de plus en plus, j'aime quand une série ose me salir un peu, m'éclabousser. J'aime quand elle me fait perdre mes repères. A ce petit jeu-là, Prime Suspect est très forte : on ne peut pas faire moins féminine que son héroïne, on ne peut pas faire moins sympathiques que ses collègues et on ne peut pas faire moins gris et déprimant que son New York. Tout ce que je déteste en somme. Et pourtant, je crois j'ai réussi à tolérer ce pilote, à ne pas voir le temps passer et je crois même qu'au fond, je l'ai apprécié. Oh, pas au point de continuer. Faut pas déconner ! Mais je suis prêt à reconnaître qu'il s'agit d'une bonne série policière, probablement pas à la hauteur du drama original puisqu'elle semble emprunter un chemin plus classique, mais qui a parfaitement sa place à la télévision en tout cas. L'enquête du pilote n'est pas des plus originales mais qu'importe : c'est tout sauf ce qui nous intéresse. Le rapport entre les personnages est bien plus passionnant à décrypter. J'ai eu très peur que les collègues de Timoney soient insupportables mais, heureusement, passé la scène d'introduction, ils font preuve d'un peu plus de nuances. Je me vois mal passer une heure chaque semaine en leur compagnie cela dit, alors que je crois pouvoir me plaire aux cotés de Jane. Voilà une femme forte qui inspire le respect. Maria Bello est parfaite, le rôle était fait pour elle (et non pour Maura Tierney qui était pressentie à la base et que je n'aime pas). On ressent son aggressivité, sa violence contenue; sa capacité à user d'humour aussi et de cynisme en toutes situations. On n'aimerait pas l'avoir comme amie mais elle tranche avec les héroïnes que l'on a l'habitude de côtoyer. Elle n'a qu'un gros défaut : son affreux chapeau !

   Prime Suspect est une série policière différente, plus nerveuse et radicale que l'ensemble de la production actuelle sur les networks, qui offre un terrain de jeu fertil à Maria Bello. Ce n'est pas un univers dans lequel j'aime être abandonné, d'où mon absence de désir d'y retourner, mais on peut regretter que le public n'y soit pas plus sensible. Elle méritait de fonctionner, plus qu'Unforgettable par exemple...

What Chance ?

    Les carottes sont déjà cuites pour Timoney mais elle a l'avantage d'avoir le soutien de sa chaîne, NBC, qui n'a de toute façon pas grand chose d'autre à mettre à l'antenne actuellement. Je ne sais pas si ça aurait changé grand chose mais je l'aurais plus vue le mercredi soir en duo avec New York Unité Spéciale plutôt qu'après le carré sitcoms du jeudi, où elle n'a franchement rien à faire ! C'était plus une case pour Harry's Law...

How ?

09 septembre 2011

Weeds [7x 09 & 7x 10]

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Cats! Cats! Cats! // System Overhead

720 000 tlsp. // 800 000 tlsp.

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    Weeds m'a passionné l'année dernière et au début de cette saison mais, à l'heure actuelle, Weeds m'ennuie. Les scénaristes semblent vraiment en panne d'inspiration et manquent surtout grandement d'humour ces temps-ci. Si les intrigues n'étaient pas bonnes mais que les blagues restaient drôles, cela ferait certainement l'affaire. C'est souvent arrivé par le passé. Mais ce n'est pas le cas. Il n'y a pas un personnage pour en rattraper un autre. Même Nancy, toujours en forme d'habitude, semble éteinte. Elle ne fait vraiment pas grand chose ou disons encore moins de choses que d'habitude, et pourtant la chance est encore avec elle ! Elle s'extirpe avec une facilité déconcertante de chaque situation. L'affaire Zola est donc rapidement réglée. La déception domine : ce personnage avait du potentiel et changeait un peu de ce dont on avait l'habitude mais, à part un duo rapide avec Andy assez efficace, elle n'a pas offert de grands moments. Le personnage incarné par Aidan Quinn a cependant fait bien pire en restant transparent et redondant de bout en bout. Sa disparation est un véritable soulagement, sauf que c'est Michelle Trachtenberg, que je ne porte pas particulièrement dans mon coeur, qui prend tout de suite le relais dans le rôle du boulet du moment. L'analogie qui est faite avec Nancy, en la présentant plus ou moins comme une vesion jeune d'elle, est intéressante mais ne porte pour le moment pas vraiment ses fruits. Disons qu'elle est censée représenter une grande menace pour le business des Botwin, mais elle parait pourtant bien inoffensive. 

   Tandis que l'intrigue de Shane connecte enfin avec celle des autres personnages, assez habilement d'aiilleurs, Silas ne parvient pas à retrouver son aura des premiers épisodes de la saison mais Andy, lui, se réveille enfin ! Ce n'est pas trop tôt ! Son délire avec le pistolet à clous et ses menaces à l'encontre d'Emma étaient plus ridicules qu'autre chose mais Weeds style, ça passe toujours mieux. La blague a peut-être un peu trop tirée en longueur. Sa rebellion s'est révélée finalement stérile mais elle a eu le mérite d'exister. Justin Kirk s'est débrouillé comme un chef ! Bon et puis Doug et son spin-off reste désespérement nul. Pire : je ne comprends strictement rien à ce qui se passe ! Soit c'est vraiment trop compliqué, soit mon attention n'a pas su être retenue et j'ai donc inconsciemment lâché l'affaire.

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// Bilan // La saison 7 de Weeds s'enfonce dans des méandres d'ennui et enchaîne les mauvais nouveaux personnages. Plus que trois épisodes pour changer la donne ! Tout est encore possible...

22 août 2011

Weeds [7x 07 & 7x 08]

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Vehement V. Vigorous // Synthetics

690 000 tlsp. // 670 000 tlsp.

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    Weeds et sa bande de scénaristes sont montés cette saison dans une montagne russe. Entre les bons voire très bons épisodes s'intercalent des pièces moins réussies. Les épisodes 7 et 8 sont clairement les plus faibles de la saison jusqu'ici. Surtout le 7, qui est d'un ennui total. Voir Nancy en tenue sportive aux couleurs criardes (avec casquette) et talons aiguilles sur un terrain de baseball ne suffit pas. Pas de chance : ils avaient tout misé là-dessus. Notre héroïne qui séduit un homme mûr riche ? On a déjà vu ça des dizaines de fois. Je n'ai pas trouvé d'alchimie particulière entre Mary-Louise Parker et Aidan Quinn, mais il faut dire que le personnage de ce dernier ne comporte absolument aucun intérêt. J'espère qu'il ne restera pas trop longtemps dans le coin. C'est-à-dire qu'après tout ce que Nancy a connu en matière de dangers, et je pense surtout aux cartels mexicains, les hommes new yorkais en costume font bien pâle figure. C'est sans doute pour cela que l'on ne la sent pas particulèrement inquiéte par les derniers rebondissements. Dans le second épisode, le retour de sa compagne de cellule en prison, Zoya, pimente l'intrigue principale de façon un peu plus enthousiasmante. Le trio formé avec Dimitri peut être intéressant -à cet égard, la scène où Nancy se prostitue presque juste pour avoir son sac d'herbes sous les yeux pervers du garçon en dit long sur le personnage mais si rien n'est nouveau sous le soleil-, d'autant que la famille Botwin se retrouve désormais entièrement impliquée. Si seulement ils pouvaient rester tous ensemble jusqu'à la fin de la saison...

   ... car le moins bon de ces deux épisodes est à imputer,  encore une fois, aux intrigues secondaires, trop cloisonnées et même pas amusantes. Le pétage de plomb de Doug ne m'a pas intéressé mais il avait le mérite de... soulager. Son patron était vraiment trop énervant. Un truc qui m'a quand même fait beaucoup rire, c'est quand il confond le référant de Nancy avec le bras droit de U-Turn (back to Season 3). Son racisme primaire ne me lassera jamais ! Le stage de Shane se déroule sans que l'on y trouve un quelconque intérêt. Je suppose que le flic pourra servir aux Botwin en temps voulu mais en attendant, les auteurs auraient pu trouver plus consistant pour nous faire patienter. il n'y a même pas de répliques fortes à se mettre sous la dent. Rien. Le nouveau commerce d'Andy n'amuse que lui. Je crois que c'est, de tous les personnages, celui qui est le moins gâté cette saison. Un nouveau flirt est à prévoir avec la jeune fille incarnée par Michelle Trachtenberg. Pour le moment, je ne lui trouve rien d'original. Mais elle sera cinglée à n'en pas douter ! Reste à voir comment cela va s'exprimer... Silas n'est pas le moins bien pourvu mais, dès qu'il s'éloigne de sa mère, l'intérêt de sa présence reste très limité. Ses combats de boxe en sous-sol et entre mannequins avaient au moins une valeur symbolique (vis à vis du combat qu'il mène jour après jour auprès de sa mère, après une suite de K.O.) mais c'est bien tout. Et ce n'est pas assez. Rendez-nous Heylia !

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// Bilan // Deux épisodes de Weeds remplis d'imperfection, mais dont le plus grand défaut est de ne pas avoir réussi à être drôles.