13 septembre 2011

Wonder Woman [Pilot]

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Pilote // Inédit à la télévision

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 What About ?

Les nouvelles aventures de la célèbre princesse amazone, qui n'est pas qu'une justicière mais aussi une chef d'entreprise...

Who's Who ?

Créée et produite par David E. Kelley (High Secret CityAlly McBeal, Boston Justice...). Avec Adrianne Palicki (Friday Night Lights, Lone Star), Liz Hurley, Cary Elwes (X-Files, Saw), Justin Bruening (Le retour de K2000, All My Children), Tracie Thoms (Wonderfalls, Cold Case)...

So What ?

   Rares sont les occasions de chroniquer les épisodes pilotes de séries non commandées par leurs chaînes (à mon grand désespoir d'ailleurs). On se souvient quand même de ceux de Pretty/Handsome (parfait), de Babylon Fields (correct) et d'Aquaman (aussi désatreux que prévu), qui avaient malgré tout filtrer sur le net, certainement volontairement de la part de la production. Cette année, c'est Wonder Woman qui a trouvé son chemin sur la toile. Il faut dire que s'il y a un projet dont on a parlé tout le printemps, c'est bien celui-là ! NBC a carrément joué le jeu en proposant même une preview du très attendu costume de l'héroïne dans les colonnes de Entertainment Weekly, qui a été suivie d'une débacle parmi les fans de la série originale. Un tel buzz avait de très grandes chances de résulter sur une commande en série. Après tout, la direction de NBC n'a pas hésité à s'embarrasser des remakes de Bionic Woman et Knight Rider par le passé, qui n'étaient pas des chef d'oeuvres et c'est peu de le dire ! Elle n'aura pourtant jamais laissé sa chance à Wonder Woman de montrer ce qu'elle avait dans le pantalon... 

    La première question qui vient forcément à l'esprit : pourquoi David E. Kelley a-t-il accepté de se laisser embarquer dans cette galère (là où Joss Whedon avait eu la bonne idée d'abandonner à temps lorsqu'il était question d'une version cinématographique) ? On lui reproche souvent ne faire que des séries judiciaires mais quand on regarde un peu tout ce qu'il a entrepris en dehors, on sait pourquoi il s'obstine dans son domaine de prédilection ! Il est quasiment impossible de retrouver la touch E. Kelley dans Wonder Woman, à l'exception d'une scène (à découvrir dans le lecteur vidéo plus bas) où Diana Prince aka Wonder Woman fait savoir qu'elle déteste la poupée qui a été faite d'elle, notamment à cause de sa poitrine beaucoup trop volumineuse ! On le reconnait bien là... On pourrait aussi simplifier le propos de la série, qui renvoit à celui des séries judiciaires, en considérant l'héroïne comme une justicière des temps modernes (mais un peu ringarde quand même). Elle partage le même utopisme que bon nombre des avocats qui ont fait la renommée du créateur. Toujours est-il qu'il n'y a dans ce pilote aucune émotion , aucun humour et aucune excentricité -malgré les diverses tentatives sans la moindre subtilité- qui sont pourtant ses marques de fabrique ! 

   Ce pilote rencontre un autre problème de taille : Adrianne Palicki. Si l'actrice a fait ses classes dans Friday Night Lights, et a bien failli poursuivre son ascension grâce à l'excellente Lone Star, elle signe ici une prestation désastreuse. Est-ce vraiment de sa faute ? Elle n'a pas du tout l'air de prendre du plaisir à incarner ce rôle mythique en tous cas. Plus globalement, Wonder Woman se devait d'être rayonnante et lumineuse, drôle et pourquoi pas cynique, elle passe juste 40 minutes à faire la gueule en "kickant des ass" du mieux qu'elle peut. A aucun moment on n'a donc de l'empathie pour elle, et surtout pas quand elle commence à se lancer dans des tirades ridicules visant à montrer combien c'est difficile d'être une super-héroïne. On veut bien la croire mais who cares ? Les personnages secondaires, interprétés par des acteurs allant d'un niveau moyen à un niveau mauvais, sont transparents et auraient certainement eu du mal, même au bout de trois épisodes, à devenir attachants. Reste Liz Hurley dans le rôle de Veronica Cale, l'ennemie jurée de Diana Prince, plutôt convaincante et qui réduit en miettes Adrianne Palicki lorsqu'elles partagent une scène. Et Liz Hurley n'est pourtant pas une actrice de renom, mais elle s'est apparemment achetée du charisme au cours de toutes ces années où on ne la voyait plus (et elle a aussi trouvé un très bon chirurgien). En matière d'effets spéciaux, difficile de juger l'épisode puisqu'ils ne sont pas finalisés ici mais le niveau me semble tout à fait correct. La réalisation n'est pas époustouflante mais correcte. La scène d'ouverture au milieu d'Hollywood Boulevard est plutôt bien fichue. Ce nouveau Wonder Woman était condamné d'avance, commandé ou pas par NBC, et ce n'est certainement pas vers David E. Kelley qu'il fallait se tourner. Moi, j'aurais bien imaginé une version "jeune" pour la CW. Ca n'aurait certainement pas été meilleur mais la série aurait au moins été à sa place !

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How ?

Un extrait du pilote :




18 février 2011

Tueurs En Séries [Episode du 18 Février 2011]

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Au programme cette semaine : Michael Rosenbaum revient pour la fin de Smallville, Adrianne Palicki est la nouvelle Wonder Woman, Paul Wesley parle de la France, que sont devenus les acteurs de Malcolm ?, et les premiers extraits en exclusivité de La Chanson du Dimanche, la série, avec Victoria Abril en guest !

24 septembre 2010

Lone Star [Pilot]

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Pilot // 4 1oo ooo tlsp.

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What About ?

Robert Allen est un ambitieux et brillant businessman qui a fait fortune dans l'industrie du Pétrole. Il a réussi à se construire en parallèle deux vies amoureuses à deux coins opposés du Texas. Il jongle avec deux identités et... deux femmes ! "Bob" vit à Houston avec Cat, sa femme, la fille d'un riche magnat du pétrole. A 400 kilomètres de là, dans la petite ville de Midland, il est "Robert" et vit avec sa douce et naïve petite-amie Lindsay pendant qu'il escroque les investisseurs locaux. Mais son beau-frère commence à avoir quelques suspicions sur ses faits et gestes. Son secret est en danger...

Who's Who ?

Créée par Kyle Killen, dont c'est la première série. Pilote réalisé par Marc Webb (500 Jours Ensemble). Avec James 'Jimmy" Wolk dans le rôle de Robert Allen, Adrianne Palicki (Friday Night Lights) dans le rôle de Cat Thatcher, Eloise Mumford (Crash) dans le rôle de Lindsay, Jon Voight dans le rôle de Clint Thatcher, David Keith (The Class) dans le rôle de John Allen, Mark Deklin dans le rôle de Trammell Tatcher, Bryce Johnson (Popular) dans le rôle de Drew Thatcher...

So What ?

Je ne sais pas si je dois sauter de joie ou pleurer après le visionnage de ce pilote parfait. Ce sera un peu des deux, certainement. Il ne faisait aucun doute depuis l'annonce du projet que la FOX allait droit dans le mur avec une telle série. Elle a eu le courage d'aller jusqu'au bout, elle a obtenu le soutien des critiques américains, elle lui a offert une case difficile mais prestigieuse (face à Dancing With The Stars, les sitcoms de CBS et The Event, mais après Dr. House), mais le public est roi et le public n'a pas voulu de Lone Star. Le public n'a pas le coeur assez grand. Et le public n'est pas prêt. Des séries audacieuses, qui prennent des risques, des séries dites "du câble", ça n'est pas pour tout de suite sur les grands networks. Il faut du fast-food, il faut du calibré, il faut du facile. Il faut Les Experts à pétaouchnoque et les Desperate Connasses. Pardon d'être aussi amer mais ça me fait un peu de peine tout ça. C'est trop injuste.

       A l'image de son charismatique héros, le pilote de Lone Star a un charme fou. Il m'a fait l'effet d'un coup de foudre. Pas seulement parce qu'il est beau et magistralement réalisé, tout en finesse et en sobriété, mais aussi et surtout parce qu'il vous embarque sans perdre une seule seconde sur un territoire presque inexploré. Je me souviens qu'à l'origine, on parlait du personnage principal comme d'un polygame. Or, Big Love l'a déjà fait et aucune autre série ne le refera plus jamais aussi bien. Robert n'est pas un polygame. Il mène une double vie, il est amoureux de deux femmes. Mais est-ce la même chose ? Si la nuance est fragile, elle existe pourtant bel et bien. Il n'est pas question de narcissisme de sa part, ni de machisme et encore moins de conviction religieuse. Il a souffert d'un manque d'amour immense en étant enfant et il a besoin en grandissant de le combler. C'est ainsi que je le comprends. Je ne cherche pas à le défendre. La description de son quotidien singulier n'est d'ailleurs pas complaisante. Elle est simplement trépidante car remplie d'enjeux. Chaque scène a sa raison d'être, chaque rencontre est pleine de potentiel. Chaque personnage, même secondaire, bénéficie d'un portrait bref mais léché. Chaque acteur est inspiré, des vieux loups (Jon Voight, David Keith) aux jeunes premiers (Jimmy Volk bien-sûr, époustouflant, et Bryce Johnson), en passant par les débutantes (Eloise Mumford est craquante, malgré sa pas si vague ressemblance avec la Diva Heigl). La bande-son est irréprochable (un Heartbeats ne se refuse jamais) et ma foi, j'ai été plus d'une fois touché. Mon Dieu. Ce pilote est vraiment parfait ! Et dire que bientôt Andie McDowell foulera ces Terres...     

Lone Star entre dans la légende. La série préférée de la rentrée par la critique américaine est aussi celle qui a fait le pire démarrage. Dans quelques années, quand ses acteurs auront du succès dans d'autres séries ou au cinéma, on sera quelques-uns à se souvenir de là où ils ont commencé : entre Midland et Houston, entre ciel et désert, entre drama indie et soap corsé, entre doux rêve et dure réalité. Et on aura un peu de peine parce que des rendez-vous manqués comme celui-là, c'est à désespérer de la télé... 

16 septembre 2010

[Saison 2010/2011 - Drama] 2- Lone Star

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What About ?

Robert Allen est un ambitieux et brillant businessman qui a fait fortune dans l'industrie du Pétrole. Il a réussi à se construire en parallèle deux vies amoureuses à deux coins opposés du Texas. Il jongle avec deux identités et... deux femmes ! "Bob" vit à Houston avec Cat, sa femme, la fille d'un riche magnat du pétrole. A 400 kilomètres de là, dans la petite ville de Midland, il est "Robert" et vit avec sa douce et naïve petite-amie Lindsay pendant qu'il escroque les investisseurs locaux. Mais son beau-frère commence à avoir quelques suspicions sur ses faits et gestes. Son secret est en danger...

Why Not ?

Sur le podium des séries de la rentrée que j'attends le plus, Lone Star arrive en seconde place pour tout un tas de raison mais d'abord et avant tout parce qu'elle ressemble à première vue à un beau film indépendant américain du genre que j'affectionne tout particulièrement. Je me trompe peut-être mais le fait que ce soit le réalisateur de (500) Jours Ensemble, Marc Webb, qui réalise le pilote va dans ce sens. Au-delà de ça, en grand fan de Big Love que je suis, le mot "polygamie" fait tout de suite tilt dans ma tête. Pas que j'approuve cette pratique mais je trouve que c'est propice à des histoires différentes, peu communes. Peut-être pas sur la longueur mais au moins au début. Cela dit, je pense que le terme "double vie" convient ici plus que "polygamie". Peu importe, la double vie aussi offre une singularité à la série sur le papier qui me plaît. Et puis j'ai envie d'ajouter que c'est, en cette rentrée, la série qui se rapproche le plus d'un soap. Je suis en manque de soap ! Dallas, le pétrole, tout ça c'est déjà vu mais 15 ans après, il y a sans doute quelque chose à faire (de plus intéressant qu'un remake - pourtant en préparation pour TNT).

Coté casting, on retrouvera tout de même Jon Voight et Andie McDowell : des pointures. Les autres acteurs sentent bon le sang neuf. Ils m'inspirent, à commencer par Jimmy Volk qui incarne le héros. Vu le très peu d'expérience qu'il a (trois petits films, un téléfilm et des pilotes qui n'ont pas abouti), je me dis qu'il doit être sacrément bon pour qu'on lui fasse autant confiance. Puis il est super mignon... Adrianne Palicki et surtout Eloise Mumford m'attirent pour des raisons que j'ignore (la classe qu'elles dégagent peut-être ?) et puis j'aime bien Bryce Johnson mais juste parce qu'il a joué dans Popular et qu'il n'a pas fait grand chose d'intéressant depuis, ce qui est un peu injuste.

Au final, le gros problème que risque de rencontrer la série, c'est qu'elle ne soit pas assez grand public, trop connotée "câble", pour fonctionner. Et la FOX a beau y croire, ses jours sont déjà comptés à moins d'un beau miracle !

// Bonus // Un teaser, très esthétique. A ne pas rater !