28 octobre 2011

Once Upon A Time [Pilot]

19783057 19783059

19783058 19783056

Pilot // 12 930 000 tlsp.

61074943_bis

What About ?

 De nos jours, dans une bourgade du Maine appelée Storybrooke, les contes de fées existent encore. C'est ce que va découvrir Emma, une jeune femme au passé trouble, embarquée dans un merveilleux et tragique voyage par le fils qu'elle a abandonné 10 ans plus tôt. Elle croisera sur son chemin la méchante Reine, qui n'est autre que l'impitoyable Maire de la ville, Blanche Neige, devenue la  douce Soeur Mary Margaret Blanchard, Rumplestiltskin, l'effrayant expert en magie noire ou encore Archie, le sympathique Jiminy Cricket local. Avec son arrivée, c'est l'espoir de toute une communauté amnésique qui renaît...

Who's Who ?

 Créée par Adam Horovitz et Edward Kitsis (LostTron). Avec Jennifer Morrison (Dr. HouseHow I Met Your Mother), Lana Parilla (Swingtown), Ginnifer Goodwin (Big Love), Robert Carlyle (Stargate Universe), Jamie Dornan, Joshua Dallas (Thor)...

So What ?

   Il était une fois ABC, une légendaire chaîne américaine qui a connu la gloire comme les plus grands déboires, à la recherche de la nouvelle série qui lui permettrait de redonner aux lettres de son nom toute leur noblesse; et il était une fois des scénaristes talentueux, un temps perdus sur l'île la plus célèbre de la télévision, en quête d'un projet ambitieux et original, capable d'émerveiller le plus grand nombre de téléspectateurs petits et grands à travers le monde (imaginaire), l'univers... que dis-je ? La galaxie (imaginaire aussi). Il était une fois Once Upon A Time

   Le pari était un peu fou mais ils l'ont fait ! Once Upon A Time n'est pas Enchanted (Il était une fois... en VF, on va finir par s'y perdre) ni Fables (un comics très connu qu'ABC avait déjà failli adapter la saison dernière), elle est Once Upon A Time : elle ne ressemble à rien qui ait déjà été fait à la télévision sous ce format, elle ne tombe jamais dans la niaiserie grâce à des dialogues malicieux et constamment référencés, et elle ne fonctionne pas de manière aussi manichéenne qu'on pouvait le craindre. Il y a les bons et les méchants, c'est vrai, mais un personnage comme Rumplestiltskin ne semble pas avoir encore choisi son camp, par exemple. Les scénaristes ont été suffisamment malins pour nous présenter seulement quelques personnages emblématiques de l'univers des contes de fées, ce qui permettra par la suite d'en introduire tout un tas d'autres. On croise ainsi au détour d'une scène le petit chaperon rouge et sa vilaine grand-mère aux dents longues. On s'amuse également à découvrir quelles professions occupent dans notre monde les héros de notre enfance : Jiminy Cricket est psy, Blanche Neige est institutrice...

   Le pilote enchaîne ainsi les surprises, sans temps mort, que ce soit à travers les flashbacks, réjouissants et touchants, ou à Storybrooke même. Les actrices sont toutes extrêmement bonnes. Je me suis ainsi surpris à apprécier le jeu de Jennifer Morrison, que j'avais pourtant détesté dans How I Met Your Mother (ce qui tend à prouver que c'est son personnage qui était vraiment mauvais), elle incarne une Emma cynique mais pas exaspérante; je ne tarirai évidemment pas d'éloges sur Ginnifer Goodwin ("Big Love", miss U so much), elle est la parfaite Snow White; et Lana Parilla a enfin obtenu le rôle d'envergure qu'elle a toujours mérité, cette Evil Queen est prodigieusement diabolique ! Le casting masculin est beaucoup plus discret pour le moment et malheureusement pas à la hauteur, à l'exception remarquable de Robert Carlyle. Josh Dallas incarne un Prince Charmant fade, sans relief; et Jamie Dornan n'apparait que quelques secondes dans le rôle du shérif de Storybrooke. Bref, Riquet à la houpe, Barbe Bleue, le Petit Poucet, Hansel et les autres vont avoir du boulot ! Visuellement, le pilote de Once Upon A Time n'est pas impressionnant, il est juste beau, à quelques fautes de goût près (les effets spéciaux lors de la première apparition de la méchante Reine notamment). Un grand soin a été apporté à la réalisation et j'espère qu'il en sera de même pour les épisodes suivants. Ce petit bijou ne mérite pas d'être abîmé. Je le dis sans l'ombre d'un doute : j'ai -presque- tout adoré de ce pilote (j'ai déjà très envie de le revoir d'ailleurs, c'est un signe qui ne trompe pas). 

   Un peu de magie, un zeste d'alchimie, un tour de passe-passe et quelques poussières d'étoiles plus tard, les aiguilles de l'horloge ont repris leur trajectoire infernale alors que le temps s'était arrêté pendant très exactement 43 minutes et 46 secondes. Le monde dans lequel nous vivons, ce paradis d'enfer, est capable d'enfanter les plus jolies oeuvres nées des plus beaux rêves mais quand la lumière s'éteint, il ne reste plus que la cruelle réalité. Avant et pendant, Once Upon A Time enchante, passionne, fascine. Mais après ? Il faut toujours croire en un happy end, toujours...

What Chance ?

 Le départ canon de la série -meilleur score pour un drama depuis V- est plus qu'encourageant pour la suite mais méfions-nous : on sait où en est Pan Am aujourd'hui, malheureusement...

How ?


22 octobre 2011

Man Up! [Pilot]

19820917

Pilot // 7 780 000 tlsp.

44030375_p

What About ?

Le quotidien de trois amis et collègues à trois étapes différentes de leurs vies : Will est marié, Kenny est divorcé et fait la guerre à son ex, et Craig est encore célibataire mais encore éperdument amoureux de son ex...

Who's Who ?

Créée par Christopher Moynihan (100 Questions). Avec Christopher Moynihan (According To Jim, Coupling), Dan Fogler (Kung Fu Panda), Mather Zickel (Reno 911, The Cape), Teri Polo (Felicity, Sports Night, The West Wing, Bienvenue en Alaska), Amanda Detmer (What About Brian, Private Practice, Necessary Roughness), Henry Simmons (Shark, New York Police Blues)...

So What ?

   Il y a quelques années, l’ancien président d’ABC, Steven McPherson, avait pété un plomb en commandant les deux sitcoms Carpoolers -pilote désatreux mais épisodes suivants corrects- et, surtout, l’inoubliable Cavemen -le pilote le plus embarrassant jamais vu- qui restera comme l’une des plus grosses bêtises de son règne. Aujourd’hui, son successeur, Paul Lee, ose lancer à son tour trois nouvelles sitcoms centrées sur des hommes alors que c’est quelque chose qui n’a jamais vraiment marché, que ce soit sur les networks ou sur le câble, à quelques rares exceptions, sur une chaine qui s’adresse en plus principalement aux femmes. En attendant « Work It » -probablement la pire de toutes- et après Last Man Standing -médiocre mais pas suffisamment pour faire fuir le public apparemment- voici donc Man Up!, qui n’est pas bonne non plus mais s’il ne fallait en choisir qu’une, ce serait celle-là. (Je n’ai pas mentionné le How To Be A Gentleman de CBS, ma mémoire essayant de le bloquer à tout jamais).

   Le simple fait que Man Up! soit une comédie single-camera et non multi-camera lui donne un avantage certain. Visuellement, on est très proche d’un Modern Family et la ressemblance va jusqu’au choix de certains interprètes, en particulier Teri Polo et Mather Zickel qui forment un couple qui rappelle immanquablement Claire et Phil Dunphy. Les Keen pourraient d’ailleurs être leurs voisins. Problème de taille : ils sont beaucoup moins drôles et complices ! Leur fils est un « simple » enfant de télévision : quasi-muet, sans intérêt. On est donc loin de ce que Malcolm, Modern Family ou The Middle ont pu apporter. Les autres héros n’ont pas d’enfants. Le problème est donc vite réglé ! Parlons-en de ces deux-là : ce sont des losers, qui ont soi-disant perdu toute virilité en se laissent mener par le bout du nez par leurs copines/femmes. Ils sont évidemment lâches, peureux, débiles… A nouveau, le propos est ringard et ridicule et ne tient pas debout, pas plus que l’obstination du père a trouvé un cadeau pour son fils qui représente bien l’homme qu’il est en train de devenir. Je ne comprends pas cette obsession de l’homme moderne pour sa virilité perdue –n’est-ce pas une invention au fond ?- et je regrette que les séries télévisées se mettent à reléguer la tendance. Tout ça n’est qu’une question d’évolution logique vers un peu plus d’équité entre les hommes et les femmes, de toute façon. Rien qui mérite que l’on s’offusque. N’en déplaise à un certain Eric Zemmour…

    Le pilote de Man Up! ne jouit pas d’un casting attractif, ne dispose pas d’un propos intéressant et ne contient pas de bonnes blagues mais lorsque l’on a vu Last Man Standing et How to be a gentleman, l’indulgence est de rigueur, l’optimisme aussi : il y a là un petit potentiel qui mériterait d’être exploité dans les épisodes suivants.  

What Chance ?

 Les "fans" de Last Man Standing n'ont même pas laisser sa chance au pilote de Man Up! en le fuyant comme la peste. C'est assez incompréhensible et inquiétant mais pas si étonnant... ABC aurait certainement dû l'associer à Modern Family, même si la qualité est loin d'être la même !

How ?

16 octobre 2011

Last Man Standing [Pilot]

19815880

Pilot // 12 953 000 tlsp.

44030374_bis

What About ?

Un père de famille doit se battre au quotidien pour préserver ce qui lui reste de virilité alors qu'il n'est entouré que de femmes...

Who's Who ?

 Créée par Jack Burditt (30 Rock, Voilà!, Frasier). Avec Tim Allen (Papa Bricole, Toy Story, Super Noël...), Nancy Travis (Presque Parfaite, Becker), Hector Elizondo (Chicago Hope, Grey's Anatomy), Kaitlyn Dever (Justified), Molly Ephraim, Alexandra Krosney...

So What ?

   Deux tendances totalement opposées semblent se dessiner en terme de comédies en cette rentrée : celles qui mettent en avant des femmes malignes (les 2 Broke Girls, l'héroïne de Suburgatory), qui se croient malignes (Whitney) ou qui ne le sont que par intermittence (la New Girl); et puis d'un autre coté celles qui font la part belle aux hommes de cro-magnon et/ou beaufs de service (How To Be A Gentleman, bientôt peut-être Man Up!). Les succès de How I Met Your Mother, Modern Family, The Office et j'en passe n'auront donc servi à rien à la fois en terme de ton, de réalisation et de message ?

   20 ans après le lancement de Papa Bricole, Tim Allen est donc de retour sur ABC dans un rôle équivalent à celui qu'il a tenu pendant 8 saisons, la seule grosse différence ici étant qu'il n'est plus entouré de trois fils mais de trois filles. L'homme moderne qui assume ses émotions et sa part de féminité n'existait pas à l'époque. C'était, au mieux, une douce utopie. Les temps ont heureusement bien changé et celui qui pouvait être attachant et amusant dans les années 90 n'est qu'un plus qu'un pauvre imbécile totalement dépassé et conscient de l'être, et pas vraiment prêt à changer pour autant ! Nulle doute que le but de la série sera de le faire évoluer dans le bon sens mais, en attendant, il va falloir se taper des blagues profondément médiocres à base de clichés sur les hommes, "les vrais", les durs. Savoir changer un pneu, pêcher de gros poissons, allumer un barbecue... semblent être les éléments essentiels pour les définir. Moi, ça me fait peur; ça me débecte même. Il semble y avoir derrière tout ça un bon gros message Républicain à vomir, où les pensées progressistes n'ont pas leur place. La scène de la crèche m'a d'ailleurs choqué sur le coup : il retire le fils de sa fille du lieu parce qu'ils s'amusent à construire des mosquées avec des coussins. Obama est d'ailleurs raillé à l'occasion. On peut saluer l'audace -tout comme celle, gentillette, de se moquer de la concurrence directe, à savoir Glee- mais franchement, produire ça en 2011 et en être fier, c'est inquiètant. Comme en plus ça a marché, ça va donner de supers idées aux dirigeants de chaînes... Je n'ai pas parlé de la prestation de Tim Allen en elle-même mais que dire si ce n'est qu'il m'a l'air carrément surestimé le monsieur ?

   Last Man Standing est une sitcom qui ne tient pas debout et qu'on a juste envie de laisser tomber sur-le-champ ! 

What Chance ?

 Les deux premiers épisodes ont très bien marché mais rien ne dit que cela durera. Je crois que pour le bien de la télévision américaine, il faut que la sitcom se plante dans les prochaines semaines...

How ?

Posté par LullabyBoy à 00:55 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

08 octobre 2011

Charlie's Angels [Pilot]

19779573

Angel With A Broken Wing (Pilot) // 8 760 000 tlsp.

44030374_bis

What About ?

Trois filles superbes sont recrutées par l'agence Townsend pour remplir des missions qui ne sont pas sans danger...

Who's Who ?

Créée par Alfred Cough et Miles Milar (Smallville). Remake de la série des années 70. Avec Minka Kelly (Friday Night Lights, Parenthood), Rachael Taylor (Transformers, Grey's Anatomy), Annie Ilonzeh, Ramon Rodriguez...

So What ?

    "Nous ne sommes pas des flics. Nous sommes des anges." "Nous ne sommes pas les anges de la vengeance, nous sommes les anges de la justice". "Ces filles ne sont pas des saintes, ce sont des anges"... Vous en voulez encore ? Perso, j'ai eu ma dose de répliques à vous sortir les yeux de leurs orbites. Ils sont d'une facilité déconcertante -les métaphores anges/démons, paradis/enfer se multiplient tout au long du pilote et c'est horriblement lourd- et récités sans la moindre conviction. Je ne voudrais pas accabler les actrices étant donné qu'elles ne pouvaient pas, même en le voulant très fort, faire du bon travail avec un tel script et de tels dialogues, mais tout sonne absolument faux du début à la fin. On n'est pas loin de la parodie. La scène qui suit la mort de leur copine -la seule Ange qui savait à peu près jouer rend l'âme ironiquement au bout de quelques minutes- est un excellent exemple de médiocrité. Le twist que je viens d'évoquer, qui conduit à l'arrivée de Minka Kelly (qu'est-elle allée faire dans cette galère mon Dieu ?), était bien trouvé mais qui suit un minimum l'actualité des séries a compris dès l'ouverture qu'un truc clochait. Il s'agissait cependant de la seule "bonne" surprise de ce pilote. Le reste du scénario est prévisible, sans une once d'originalité et bien pire encore : sans une seconde d'efficacité ! 

   Non parce que je ne sais pas vous, mais moi, je ne m'attendais pas en regardant le pilote de Charlie's Angels a du grand art. La série originale, de ce que j'en ai vu, n'était pas un chef d'oeuvre non plus mais son aspect kitsch seyait bien à l'époque. Tout ce que j'espérais c'est que cette nouvelle version soit amusante, rythmée et donc efficace. Qu'elle fasse un effort de second degré, qu'elle mette l'accent sur l'humour. Un peu à la manière d'un Chuck quoi (même si j'ai vite lâché vu que ce n'est pas trop mon truc). Ou, exemple beaucoup plus parlant : comme la série de films sortie dans les années 2000 ! Sauf que la mignonne Minka Kelly, l'affreuse Rachael Taylor et la transparente Annie Ilonzeh n'arrivent pas à la cheville des excellentes Lucy Liu, Cameron Diaz et Drew Barrymore (qui produit quand même ce truc). Et ce ne sont pas les créateurs de Smallville qui étaient sur le coup... Le nouveau Bosley est une caricature du latino basique. Quant à Charlie... ils ont bien fait de le garder comme une "simple" voix. Cela passe beaucoup moins bien aujourd'hui qu'il y a 30 ans mais c'est la marque de fabrique de la franchise alors... Coté réalisation, les décors naturels de Miami ne suffisent pas à la rendre intéressante. Il y a quelques bonnes idées de temps en temps et on voit qu'ABC a mis les moyens mais, globalement, c'est plus ridicule qu'autre chose. 

   Charlie's Angels s'ajoute à la longue liste des remakes de séries des années 60-70 qui ont raté leur lifting. C'est qu'avec tout ça, le pilote d'Hawaii Five-O passerait presque pour un modèle de réussite. Il faut avouer que lui, malgré ses défauts, était efficace et fun. ABC s'est sentie pousser des ailes en ayant l'idée de déterrer cette vieillerie, mais ce premier épisode ne décolle jamais. Les anges se sont brûlées les ailes. Bienvenue en enfer, bitches !

What Chance ?

Comme prévu, la sauce n'a pas prise et ce dès le lancement ! Une annulation dans les prochaines semaines est plus qu'envisageable. ABC a plein de cartouches de mi-saison : ça tombe bien (Missing, The River, Scandal, Good Christian Bitches...) !

How ?

 

01 octobre 2011

Suburgatory [Pilot]

19808749

Pilot // 9 800 000 tlsp.

61074943_bis

What About ?

 Les péripéties de Tessa, une adolescente rebelle, qui déménage, à son grand malheur, avec son père de New York à une banlieue huppée qui représente tout ce qu'elle déteste. Elle se fait rapidement une amie dans son lycée, bien qu'elle soit un peu étrange, mais aussi une ennemie, dont la mère, Dallas Royce, est une femme avec des lèvres géantes et des seins énormes et faux...

Who's Who ?

Créée par Emily Kapnek (Men In Trees, Hung). Avec Jane Levy (Shameless US), Allie Grant (Weeds), Jeremy Sisto (Six Feet UnderKidnapped), Alan Tudyk (DollhouseFirefly), Cheryl Hines (Larry et son nombril), Ana Gasteyer (Saturday Night Live)...

So What ?

    "A Box full of rubbers landed me in a town full of plastic". Cette phrase de Tessa en début d'épisode donne parfaitement le ton de cette nouvelle comédie d'ABC douée d'une efficacité absolument re-dou-table ! J'ai rarement vu un pilote de comédie aussi bon aussi vite. Je crois qu'après deux minutes, j'étais déjà convaincu. Les 20 suivantes n'ont fait que confirmer ma bonne impression. Je tiens d'abord à dire que oui, le thème de la série -la vie dans les banlieues aisées américaines- n'est pas nouveau et a même alimenté bon nombre de séries ces dernières années, Desperate Housewives en étant un peu la chef de file, Weeds aussi pour l'aspect plus trash. Le personnage principal lui-même n'est pas original si tant est que l'on ait vu les films Juno, Mean Girls, Easy A (je vous les recommande chaudement au passage) ou encore l'excellente dernière née de MTV, Awkward, qui a la chance de pouvoir se permettre d'aller encore un peu plus loin étant diffusée sur le câble. Mais on ne peut pas dire non plus que la télévision regorge actuellement de ce type de personnages, intelligents et cyniques, donc il reste de la place pour Tessa ! Jane Levy, qui l'incarne, est d'ailleurs une jolie révélation. Bref, ce que je voulais signifier dans ce premier paragraphe, c'est que Suburgatory n'est pas révolutionnaire ni dans l'idée ni dans l'esprit mais cela ne l'empêche pas d'être brillante !

   Visuellement, Michael Fresco, le réalisateur, a fait de l'excellent boulot, comme précédemment avec les pilotes de deux autres comédies qui valent plus que le coup d'oeil : Better Off Ted et Raising Hope. La caméra est perpétuellement en mouvement, ce qui accentue un rythme déjà bien soutenu grâce à l'écriture. Les couleurs sont vives, ce qui participe à l'impression de surréalisme qui traverse l'épisode. Les acteurs sont dirigés à la perfection, ce qui fait que chacune des prestations, même les plus insignifiantes, provoquent le sourire et plus souvent même le rire. Cheryl Hines est vraiment géniale dans son rôle de Dallas et il fallait faire preuve de pas mal de second degré pour accepter de l'endosser. Même si les tenues qu'on lui a collé et le maquillage outrancier participent pas mal à la caricature, la femme qu'elle est en dessous est physiquement très proche du personnage. En gros, il ne reste plus grand chose de naturel sur/dans son corps. Alan Tudyk, que je n'aime pas beaucoup à la base, a obtenu un très bon rôle lui aussi. Je suis un peu moins fan de la prestation de Jeremy Sisto mais il a le cul entre deux chaises pour le moment : il permet surtout de faire un contraste avec cette galerie de gens fous, qui n'ont plus vraiment les pieds sur Terre, et doit donc rester dans la retenue constamment. Cela évoluera certainement. La relation entre le père et la fille est touchante, mais disons qu'elle est maintenant établie et que l'important n'est plus vraiment là. La relation entre Tessa et Dallas, qui pourrait devenir sa mère de substitution -en attendant que l'autre revienne en fin de saison ?- est encore plus intéressante puisqu'elle occasionne de nombreux rires mais aussi un petit quelque chose de super mignon. 

   Suburgatory est une comédie satirique extrêmement bien écrite, inventive et ingénieuse, des portraits caricaturaux mais hilarants des personnages aux monologues de la voix-off. Je suis emballé par ce brillant pilote et je crois pouvoir d'ores et déjà dire qu'il s'agit, en cette rentrée, du meilleur pilote de comédie !

PS: Je bois aussi quasi-quotidiennement du Redbull Light. Est-ce que ça fait de moi une bitch ? Non ! Car je ne bois pas avec une paille.

What Chance ?

 Coincée entre un The Middle qui s'en sort bien et un Modern Family qui excelle, Suburgatory a toutes ses chances d'obtenir une commande de saison complète assez rapidement. Je pense même qu'elle sera renouvelée pour une saison 2. Mais n'allons pas trop vite en besogne. Il arrive au public d'être cruel parfois...

How ?


30 septembre 2011

Pan Am [Pilot]

19784132

 Pilot // 11 060 000 tlsp.

44030377

What About ?

  Embarquement immédiat dans les vols de la compagnie aérienne la plus glamour des années 60 : la Pan American World Airways. Destination : New York, Paris, Berlin et bien d'autres villes du Monde. A bord : de jolies hôtesses, accueillantes et chaleureuses, dont les passés respectifs renferment de mystérieux secrets; le commandant de bord et son co-pilote; et bien évidemment des passagers, tous plus différents les uns que les autres...

Who's Who ?

 Créée par Jack Orman (JAG, Urgences, Men Of A Certain Age) et produite par Thomas Schlamme (A la maison blanche, Studio 60). Avec Christina Ricci (La Famille Adams, Casper, Ally McBeal), Margot Robbie (Neighbours), Kelli Garner (My Generation), Karine Vanasse, Michael Mosley (Scrubs, Kidnapped), Mike Vogel (Parents à tous prix, Miami Medical)...

So What ?

    Toutes les petites filles ont rêvé un jour d'être hôtesses de l'air (ou vétérinaires, ou maîtresses d'école, ou chanteuses, ou, aujourd'hui, candidates de Secret Story) et plein de petits garçons ont envisagé de devenir pilotes d'avion (ou pompiers, ou sportifs, ou chanteurs, ou, aujourd'hui, candidats de Secret Story). Les protagonistes de Pan Am ne se sont pas contentés d'en rêver : ils le sont devenus et, à la vue du pilote, ils ne doivent pas le regretter. A commencer par la petite nouvelle, Laura, qui découvre en même temps que nous cet univers glamour, presque surréaliste qui, quand on gratte un peu, se révèle bien plus bien sombre et dangereux qu'il n'y parait. 

   Plutôt que de singer Mad Men, Pan Am se propose de traiter cette même époque -les années 60- avec plus de légéreté mais pas moins de rigueur, et davantage du point de vue des femmes. Les héroïnes ont ainsi droit à des séquences de flashbacks qui ne s'insérent pas toujours bien dans le récit mais qui atteignent leur objectif : nous les faire aimer sans plus attendre. A ce petit jeu-là, Laura et sa soeur Kate s'en tirent particulièrement bien. La première parce qu'elle représente un véritable fantasme et que sa décision de quitter son fiancé et abandonner la petite vie bien rangée qui l'attendait inspire un certain respect et insuffle une énergie folle au pilote. La seconde parce qu'elle apporte à la série un autre aspect, particulièrement intriguant, qui convoque la CIA, l'espionnage très en vogue à l'époque de la fameuse Guerre Froide. Autant de thèmes prometteurs qui devraient permettre à la série d'approfondir son propos. Le cliffhanger de ce premier épisode y est d'ailleurs étroitement lié et donne très envie de voir la suite. Colette, la petite française pas clichée, doit pour le moment se contenter d'une intrigue plus axée sur ses amourettes mais sa situation parvient déjà à émouvoir. Maggie, assez discrète contre toutes attentes puisqu'elle est incarnée par Christina Ricci, l'actrice la plus connue de la distribution, est une hippie qui adore voyager et qui, au fond, n'a choisi ce métier que pour cette raison. Les hommes de la série, peu nombreux, enthousiasment moins mais paraissent néanmoins sympathiques. Esthétiquement parlant, malgré l'omni-présence de fonds verts, Pan Am offre un résultat soigné, qui se veut moins chic et travaillé que Playboy Club, mais du coup peut-être aussi plus réaliste et dépaysant. 

   Plus encore qu'un soap avec une âme, Pan Am revisite avec panache et intelligence une période de l'histoire où tout était possible, où les femmes ont commencé à s'affirmer, à se battre pour se faire entendre et pas seulement se faire contempler, mais aussi où la Guerre Froide faisait rage, étouffait l'insouciance et empêchait la totale légéreté. Au petit jeu des comparitifs, le Pan Am d'ABC l'emporte sur le Playboy Club de NBC, parce qu'il est bien plus finement écrit et parce qu'il ouvre un champ de possibilités plus vaste. Autant s'envoyer en l'air de là-haut !

What Chance ?

 Difficile de dire pour le moment si tout planera pour Pan Am dans les prochaines semaines mais, les critiques étant particulièrement bonnes dans l'ensemble, il se peut qu'une bonne partie des curieux qui ont regardé le pilote continueront. Elle a des chances d'obtenir une saison complète...

How ?

27 septembre 2011

Grey's Anatomy [8x 01 & 8x 02]

dnes_season4_ga_meredith_mi

Free Falling (Season Premiere) // She's Gone

10 380 000 tlsp.

44030377


vlcsnap_2011_09_25_23h10m26s65 vlcsnap_2011_09_25_23h12m51s227

    Quel est le secret de Grey's Anatomy pour avoir encore plein de choses à raconter sur ses personnages après huit saisons ? Simplement en les faisant évoluer et grandir. C'était tout l'objectif, plus qu'avant encore, de la saison 7 et ce sera sûrement aussi celui de cette saison 8 qui démarre sous les meilleurs auspices. Tandis qu'un trou béant dans une rue de Seattle emporte avec lui un couple au bord de la crise de nerfs, les amoureux du Seattle Grace se retrouvent, eux aussi, au bord du précipice. On avait laissé Meredith et Derek séparés, on les retrouve dans la même situation quelques semaines plus tard alors que la garde de Zola est en jeu. Non seulement ses parents adoptifs ne sont déjà plus ensemble mais, pour couronner le tout, sa mère vient de se faire virer ! Après 1h30 d'épisode, elle retrouvera finalement son job grâce au sacrifice du Chief, dont on prépare clairement le retrait progressif. Cette intrigue était sans aucun doute la plus réussie de l'épisode car elle était émouvante sans être tire-larmes et elle sonnait juste. On sait parfaitement que Meredith et Derek se retrouveront rapidement mais, depuis qu'il ne sont plus des boulets, on se surprend à vraiment tenir à eux. C'est un beau retournement de situation qui m'émerveille encore trois saisons plus tard. Un sacré gouffre séparait aussi Cristina et Owen mais ce dernier a fini par comprendre, grâce à ses patients et grâce à Meredith, que sa femme était plus importante que sa frustration et sa déception. Je suis ravi que Shonda Rhimes ait réussi à traiter de l'avortement de l'un des personnages principaux d'une série de network malgré le tabou persistant dans la société et la télévision américaines. ABC l'a laissée faire cette fois. On progresse...

   D'autres couples occupent l'espace mais de façon plus discrète : Teddy est folle amoureuse de son malade de mari, Henry, et ça se voit tant elle est rayonnante malgré ses inquiétudes sur sa santé; Arizona, Callie et Mark ne se lassent pas de sourire comme des niais à leur enfant; Jackson et Lexie ont une vie sexuelle épanouie... Bref, tout va plutôt bien pour tout le monde, pour l'instant. Un répit est toujours le bienvenu. Combien de temps maintenant avant que l'état d'Henry ne se dégrade ? Combien de temps avant que le trio infernal ne se dispute ? Combien de temps avant que le petit couple n'explose ? En attendant, Bailey est en forme olympique et balance répliques cultes sur répliques cultes. Serait-elle vraiment de retour ? Karev tente de se racheter une conduite. Ce n'est certainement pas moi qui vais lui pardonner, mais je crois qu'il s'en fout. Meredith est bien trop gentille avec lui. La résolution de leur conflit est trop facile mais y'avait-il un quelconque intérêt à ce qu'il dure ? April est une nouvelle chef des résidents débordée et désordonnée mais j'ai bon espoir qu'elle fasse entendre sa voix un jour. Sarah Drew a-t-elle le charisme suffisant pour s'en sortir ? C'est moins sûr. Et puis Jackson trouve enfin suffisamment de confiance en lui pour prouver qu'il peut être un leader et un excellent chirurgien. J'aimerais bien qu'il se révèle presque aussi bon que Cristina, histoire de créer une rivalité entre eux. 

vlcsnap_2011_09_25_23h03m33s29 vlcsnap_2011_09_25_23h10m49s38


// Bilan // Grey's Anatomy nous avait quittés l'an passé sur un épisode faiblard, le moins bon Season Finale de l'histoire de la série -hormis celui de la saison 1 qui n'en était pas vraiment un- et elle nous revient en cette 8ème année avec un Season Premiere solide, pas le meilleur qu'elle ait offert, certes, mais qui n'a rien d'inintéressant ou de décevant. Les intrigues actuelles n'ont pour le moment pas de grandes perspectives d'avenir mais les personnages sont toujours aussi attachants et c'est une raison largement suffisante pour entamer cette nouvelle saison avec sérénité. On essaiera juste de ne pas trop penser aux audiences en chute libre qui pourraient précipiter la fin de la série plus tôt que prévu...

06 septembre 2011

Revenge [Pilot]

vlcsnap_2011_09_06_01h58m16s245

19785599

 Pilot // 10 020 000 tlsp.

44030377

What About ?

Une jeune femme retourne vivre dans les Hamptons où elle a grandi sous le pseudonyme d'Emily Thorne, avec pour objectif de détruire ceux qui ont brisé son enfance et gâché la vie de son père. Elle est prête à tout pour le venger...

Who's Who ?

Créée par Mike Kelley (Swingtown). Avec Emily VanCamp (EverwoodBrothers & Sisters), Madeleine Stowe (Le Dernier des Mohicans), Connor Paolo (Gossip Girl), Gabriel Mann, Joshua BowmanAshley Madewke (Secret Diary Of A Call Girl), Henry CzernyChrista B. Allen, Nick Wechsler...

So What ?

   "This is not a story about forgiveness" nous martèle celle dont la vengeance est un plat qui se mange... empoisonné. Blonde ou brune, douce ou torturée, nostalgique ou haineuse, Amanda Clarke devenue Emily Thorne pourrait bien nous conter la plus soap des séries de l'année. Très librement adaptée du Comte de Monte-Cristo de notre cher compatriote Alexandre Dumas, Revenge reprend les ingrédients qui ont fait le sel de tous les plus grands feuilletons, en y ajoutant une pincée de modernité et de douceur-amère. Habilement construit, lorgnant du coté de Damages, ce pilote nous dévoile d'abord les événements tragiques se déroulant à la fin de l'été pour mieux revenir ensuite sur les prémices de la vengeance entamée 5 mois plus tôt. Orchestré par une Emily VanCamp inspirée, prête à dévoiler une nouvelle facette de son talent, plus sombre, il est rythmé par les surprises, les faux-semblants, les premiers mystères, les premiers indices et les douces mélopées d'Angus & Julia Stone, particulièrement bien insérées dans le récit, qui enveloppent de tendresse et de nostalgie une héroïne troublante et déjà attachante. Les vagues de l'océan, prisonnières à l'infini, n'auront pas suffit à effacer les souvenirs et les douleurs de cette enfant meurtrie...

   Non loin de Point Pleasant mais bien plus proche de Newport Beach, Revenge ou le conte de fées qui a très mal tourné possède sa méchante reine, une dénommée Victoria, incarnée par la charismatique Madeleine Stowe. A elle seule elle cristallise tout le mal qu'une communauté fortunée peut faire à un honnête homme, perdu au coeur d'une spirale infernale. Si Emily a visiblement plus d'un tour dans son sac, elle a trouvé une rivale de taille à laquelle se mesurer. La confrontation s'annonce enthousiasmante même si l'on sait qui gagnera à la fin, si conclusion il y a. Romeo & Juliet semblent aussi s'inviter à la table de Revenge, tant il semble qu'une opposition va se former au fil de l'histoire entre la famille Grayson, et plus particulièrement le prétentieux Daniel, fils prodige, et la famille Porter, menée par Jack, le romantique et doux rêveur. Si seulement les acteurs choisis ne paraissaient pas si insipides...

   Avec Revenge, ABC a toutes les cartes en main pour nous offrir un soap-opera digne d'intérêt, comme on en attendait plus, qui n'a pas vocation à durer des années et qui aurait d'ailleurs sans doute fait une meilleure mini-série estivale qu'un drama de pleine saison. La mise en place de l'intrigue est efficace et faussement complexe. Elle parvient ainsi à capter notre attention du début à la fin sans en avoir l'air. Les personnages principaux prennent un peu plus d'épaisseur au fur et à mesure, même s'il reste encore beaucoup de boulot pour certains. Je n'ai désormais plus qu'une hâte: que les secrets profondément enfouis dans le sable des Hamptons des prochaines victimes de la machination d'Emily soient déterrés. 

What Chance ?

Face aux Experts, à l'Unité Spéciale et à l'American Horror Story, entre autres, Revenge n'a pour ainsi AUCUNE chance de survie. Si toutefois ABC parvient à la garder à l'antenne jusqu'au 13ème épisode, elle pourrait malgré tout obtenir une fin satisfaisante. Et peut-être que ce serait mieux comme ça...

vlcsnap_2011_09_06_02h02m22s146 vlcsnap_2011_09_06_02h04m59s177

How ?

31 juillet 2011

Happy Endings [1x 04 > 1x 12]

19450835

 Saison 1 // 4 330 000 tlsp.

44030377

    Si mes comptes sont exactes, nous avons eu cette année pas moins de cinq tentatives de sitcoms "de potes" : Mad Love sur CBS, classique mais correcte; Traffic Light sur la FOX, moyenne mais avec un certain potentiel jamais exploité; Perfect Couples sur NBC, la Modern Family du couple franchement ratée; Friends With Benefits sur NBC toujours, mais elle est jugée tellement mauvaise par sa propre chaîne qu'elle n'a pas encore été lancée (ce sera pour le mois d'Août); et enfin Happy Endings sur ABC, la plus prometteuse sur le papier qui a réussi l'exploit de ne pas décevoir, bien au contraire ! Et c'est aussi la seule qui a obtenu, par miracle avouons-le, une saison 2. La preuve que même dans le monde impitoyable des séries, il y a (parfois) une justice. Pour être très honnête, j'ai hésité à faire une review de cette première saison pour la simple et bonne raison que mon ressenti est équivalent à celui que j'avais publié au sujet des deux premiers épisodes (A lire ou à relire ICI). Mais elle le mérite bien alors... 

    Happy Endings est ce qu'on appelle dans le jargon un "grower". On commence à la regarder en se disant que c'est sympa mais qu'il n'y a pas non plus de quoi crier au génie et puis au fur et à mesure que l'on s'attache aux personnages, l'envie de les retrouver se fait de plus en plus pressante. Avec une saison de seulement 12 épisodes (enfin un 13ème jugé médiocre sera programmé à la fin du mois d'Août au milieu de rediffusions), c'est un petit exploit d'avoir réussi à rendre cette petite bande si incontournable. Certains héros bénéficient toutefois de plus d'attentions que d'autres. On sent rapidement qui sont les chouchous des scnénaristes. Peut-être est-ce pour cela que ce sont aussi les miens ? Adam Pally alias Max, le gay qui ressemble à un hétéro, est la plus sympathique trouvaille de ce casting solide. Il n'a jamais besoin d'en faire des tonnes, contrairement à certains de ses comparses, pour nous faire rire. Ses répliques pleines de sacarsme se suffisent à elles-même. Un des épisodes qui m'a le plus marqué est celui de son coming-out auprès de ses parents. C'était une façon fort réussie de traiter du sujet, avec une pointe de nazisme en prime. Car oui, c'est une spécificité de la série : elle adore faire preuve de "gentil" racisme et d'évoquer l'actualité avec humour. Il a d'ailleurs fallu couper une scène faisant réfèrence à Ben Laden dans un épisode diffusé peu de temps après sa mort. L'autre catégorie d'humour qui fait mouche dans Happy Endings, c'est l'hystérie. Penny en est la meilleure représentante même si elle se calme petit à petit de façon à ne pas devenir agaçante. Sa quête du "right guy" est classique mais elle réussit à y apporter une touche personnelle bienvenue. Casey Wilson est juste excellente. Pas étonnant : elle vient de l'école Saturday Night Live. Dans le genre hystérique, son ami Derrick, le gay overzetop, m'a fait littéralement mourir de rire lors de ses deux apparitions. J'espère qu'il reviendra de temps en temps. Si Max et Penny sont mes personnages préférés, c'est aussi parce qu'ils sont très drôles ensemble. 

    Le groupe dans son ensemble fonctionne comme celui de Cougar Town : ils sont tout le temps fourrés les uns chez les autres, ils donnent l'impression de ne quasiment jamais travailler, ils boivent un peu beaucoup (mais pas tellement du vin) et ils pétent régulièrement des plombs en partant des délires absurdes mais tout à fait tordants. Dave, qui est un peu le héros à la base, me plaît bien aussi. Zachary Knighton est vraiment plus dans son élément en comédie qu'en drama. Vers la fin de la saison, lorsque les auteurs reviennent un peu plus sur le mariage raté et ses conséquences pour l'ancien couple, il se passe vraiment quelque chose de touchant. Cela dit, on aurait pu le ressentir dès le départ si ABC n'avait pas fait modifier l'ordre des épisodes. Les numéros 2 et 3 passent en effet en 10 et 11ème position et ils ne sont pas mauvais du tout. La véritable raison du déplacement est que la chaîne voulait que les épisodes suivants le pilote soient les moins feuilletonnants possibles pour accrocher le public le plus large possible. Ca n'a pas marché, mais c'est bien tenté. Parmi les personnages les moins amusants, Alex (Elisha Cuthbert) figure en pôle position. C'est celle qui est la moins définie depuis le départ. On ne sait pas vraiment qui elle est, ce qu'elle veut et elle est toujours un peu détachée des autres, pas aussi présente (surtout au départ à cause des circonstances de l'annulation de son mariage). Mais elle ne m'est pas désagréable et dans le final, toute seule dans son couloir de l'hôtel, elle m'a même ému. Enfin, le couple formé par Jane et Brad a connu de très bons moments mais je suis moins conquis. Disons que Brad se fait quand même pas mal écraser par Jane, beaucoup plus drôle. Lui, c'est le loser de la blague et on se lasse vite de ses bides à répétition. Mais je n'ai pas de repcoches à faire à l'acteur, Damon Wayans Jr. Je le trouve bon et beaucoup plus fréquentable que son père, qui apparaît d'ailleurs dans un épisode. Un des plus ratés de la saison à mon sens ! Leur intrigue commune n'arrivait pas à être drôle et l'émotion forcée sur la fin n'était pas plus convaincante. 

    Happy Endings est avec Raising Hope la meilleure nouvelle comédie de l'année. Elle est évidemment moins colorée, osée et surprenante mais une comparaison entre les deux ne serait de toute façon pas pertinente. Je suis ravi de pouvoir retrouver la petite bande pour une 2ème saison, qui, à moins d'un miracle, sera aussi la dernière. Sa trajectoire me fait un peu penser à celle de Better Off Ted. Deux sitcoms sosu-estimées qui valent vraiment le coup d'oeil et qui donnent indéniablement le sourire. 

30 juin 2011

[Saison 2011/2012 - Dramas] 7- The River

19740043

What ?

Un aventurier célèbre, star de la télévision, est porté disparu lors d'un voyage au fin fond de l'Amazonie. Son équipe et ses amis partent alors à sa recherche à bord d'un bateau qui remonte l'Amazone et qui va bientôt faire des rencontres pour le moins effrayantes...

Who ?

Créée par Oren Peli (Paranormal Activity). Avec Eloise Mumford (Lone Star), Thomas Kretschmann, Joe Anderson, Paul Blackthorne, Leslie Hope...

Where ?

ABC.

When ?

A la mi-saison dans une case non-communiquée (là où il faudra boucher un trou en somme).

Why ?

 Parce que l'histoire est suffisamment mystérieuse pour donner envie de voir au moins le pilote. C'est un des rares pitchs vraiment "originaux" de la saison. On peut aussi considérer que c'est l'une des rares "série-concept" de la saison. Parce que le tournage à Hawaii nous procurera forcément un certain dépaysement, tout en nous rappelant les belles heures de Lost, avec sans doute des décors communs. Parce que l'équipe créative a prouvé qu'elle était franchement douée. Parce que, visuellement, le tournage avec beaucoup plus de caméras qu'à l'accoutumée assure, là encore, une certaine originalité.

Why Not ?

 Parce que je sens que la série ne trouvera sa place que dans la grille d'été, avec un destin à la Persons Unknown. Parce que le casting ne rend pas fou d'impatience. Parce que les moyens ne seront peut-être pas suffisants pour éviter un aspect cheap. Parce que le concept tient plus de la mini-série de 8 épisodes que d'une saison complète. En même temps, elle risque bien de ne durer que 8 épisodes, mais sans dénouement, ce serait sans intérêt...

How ?

What About You ?