29 juillet 2012

666 Park Avenue [Pilot Script]

Vous aviez élu 666 Park Avenue votre "nouveau drama le plus attendu de la saison 2012/2013" lors de la dernière session du Coming Next, c'est donc tout naturellement avec elle que j'ai choisi de lancer une nouvelle rubrique sur le blog qui, je l'espère, vous plaira. Il ne s'agit pas ici de faire une critique du pilote de la série -que je n'ai pas plus vu que vous- mais une critique du script du pilote de la série ! En gros, l'étape qui précéde le tournage du pilote. Ces cinquantaine de pages -en moyenne- décisives qui décident de l'avenir d'un projet. Je m'attacherai à traiter à la fois des scripts des nouveautés mais aussi de ceux des pilotes qui n'ont pas été retenus. Histoire de juger de ce qu'on a vraiment raté, au-delà d'un pitch et d'un casting. Dans les prochains jours/prochaines semaines, je vous parlerai donc notamment de Devious Maids, d'Elementary, de Gotham ou encore de The Smart One. En espérant que cela vous intéresse et vous plaise...

 

20107637

Ecrit par David Wilcox (Fringe) pour ABC et Warner Bros. Television. 63 pages.

Un jeune couple tout juste débarqué du Midwest emménage dans une résidence new-yorkaise très chic de l'Upper East Side, dont ils deviennent les gérants. Ce qu'ils ignorent, c'est que tous les habitants ont signé un pacte avec le Diable afin que leurs plus profonds désirs soient assouvis et que leur plus grandes ambitions se réalisent. Peu à peu, ils découvrent que des forces obscures se jouent dans cet édifice...

Avec Terry O'Quinn (Lost), Vanessa Williams (Ugly Betty, Desperate Housewives), Dave Annable (Brothers & Sisters), Rachael Taylor (Grey's Anatomy, Charlie's Angels), Mercedes Masöhn (The Finder), Robert Buckley (Les Frères Scott, Lipstick Jungle)...

_______________

 

Selon moi

44030377

   La chance du débutant ? Le script de 666 Park Avenue est le tout premier que je lis religieusement (après avoir feuilleté celui de Teen Wolf pour passer le temps pendant un long trajet en avion) et j'ai le sentiment d'être très bien tombé ! Mais je n'avais à ce moment-là aucun point de comparaison alors ce qui suit est à lire en prenant quelques pincettes. Je ne pouvais en tout cas pas espérer plus sympathique et passionnante lecture. Je n'ai pas décroché une seule seconde, j'ai même dévoré ces soixantes pages en moins d'une heure. Ce script a quelque chose d'envoûtant d'une certaine manière, et c'est très à propos vu le thème de la série. Dès la scène d'ouverture, l'ambiance à la fois chic, sombre, inquiétante et violente est posée. L'auteur a su rendre palpable la tension qui existe entre les différents protagonistes, lesquels sont nombreux mais pas trop. On parle quand même d'une résidence de 13 étages, il y a donc matière à sortir de l'ombre de nouveaux voisins régulièrement. Le potentiel est énorme pour nous tenir en haleine bien au-delà de 13 épisodes. 

   Contrairement à certains pilotes qui donnent le sentiment, une fois qu'ils sont terminés, de ne pas du tout savoir où la suite va nous amener, celui de 666 Park Avenue ressemble davantage à une mise en bouche particulièrement savoureuse, qui donne très envie de connaître la suite des événements et l'avenir de certains personnages. Honnêtement, ils n'ont pas tous à ce stade un potentiel de fou mais les quatre protagonistes principaux s'en sortent à merveille, surtout celui de Gavin, qui sera incarné par le charismatique Terry O'Quinn. C'est lui qui assure les passages les plus forts et les plus creepy de l'épisode. Le rôle qu'a obtenu Vanessa Williams, celui de son énigmatique femme, semble avoir été écrit pour elle et devrait permettre à l'actrice, une fois n'est pas coutume, de proposer un peu plus que ses poses et ses moues habituelles. A plusieurs reprises, elle doit avoir les yeux très humides. Wilhelmina Slater et Renee Perry sont rarement tombées si bas, ou alors ce n'était que des larmes de crocodile. Je suppose que lire un script en sachant quels seront les acteurs est un avantage certain. C'est pour ça que je sais d'ores et déjà que Rachael Taylor et, dans une moindre mesure, Dave Annable vont avoir du mal à être convaincants dans leurs rôles respectifs. Mais une bonne surprise n'est pas à exclure. 

   Ma plus grosse inquiétude pour tout dire ne vient pas de la distribution, mais des effets spéciaux. Lorsqu'il était scénariste sur Fringe, David Wilcox savait que ce qu'il écrivait serait retranscrit à l'écran avec talent, sans nécessairement faire péter le budget. Est-ce que l'équipe de 666 sera à la hauteur ? Rien n'est moins sûr. Et c'est un élément crucial car si les scènes "chocs" sont ratées, et il y en a pas mal dans ce pilote, alors c'est toute la réussite de la série qui est compromise... A la vue des premières images, le résultat ne parait pas honteux mais pas hyper impressionnant non plus. Ce qui est sûr, c'est que la série est tout à fait à sa place après Once Upon A Time et Revenge : elle est plus adulte, plus sexy mais elle semble tout aussi efficace et pourrait même devenir encore plus addictive si les effets de suspense sont aussi nombreux par la suite et ne versent pas dans la surenchère et le ridicule. En terme de guilty-pleasure, 666 Park Avenue devrait nous gâter ! Une alternative plus mainstream et plus soap à l'American Horror Story de Ryan Murphy en somme.

 

_______________

 

Selon UglyFrenchBoy

44030377

À en juger ce script, il semble désormais officiel que la série 666 Park Avenue n’a guère de lien avec le livre homonyme dont elle est pourtant l’adaptation, en dehors des noms des personnages. Il est surtout question ici de reprendre les conventions des films de « maison hantée », sans forcément les détourner. Le portier est là, le propriétaire énigmatique aussi, sans oublier le sous-sol. On n’évite pas non plus le désormais fameux « What happened to the previous manager? ».

Les amateurs du genre n’y verront donc aucune révolution, mais l’écriture est maîtrisée. Comme tout bon premier épisode test qui se respecte, on n’oublie pas des règles marketing essentielles, dont un membre du casting shirtless avant la fin du deuxième acte. L’aspect fantastique ne devrait pas rebuter la fameuse ménagère tant celui-ci affiche, sur le papier, une certaine facilité d’accès. En d’autres termes : c’est efficace. Quant à la distribution, si on a du mal à imaginer Rachael Taylor en architecte, Terry O'Quinn et Vanessa Williams ont des rôles sur mesure.

L’enjeu principal reste cependant l’aspect visuel, notamment au niveau des effets spéciaux puisque ces derniers devraient être souvent sollicités. Alex Graves assure ici du service en tant que réalisateur. Celui à qui l’on doit l’efficace pilote de Fringe s’entoure à cette occasion d’un « special effects supervisor » ayant récemment travaillé sur The Dark Knight Rises. Un gage de qualité ? Sans spoiler sur l’intrigue, la scène de la « chute » est attendue au tournant...

 


19 juin 2012

Revenge [1x 16 > 1x 22]

vlcsnap_2011_12_11_22h18m59s103

Scandal // Doubt // Justice // Absolution // Legacy // Grief // Reckoning

7 320 000 tlsp. en moyenne

44030376


 vlcsnap_2012_06_18_22h59m10s66 vlcsnap_2012_06_18_23h07m45s97

   Au risque de donner l'impression de détruire un peu trop vite ce que j'ai aimé et encensé il y a encore quelques mois, laissez-moi vous dire que les sept derniers épisodes de Revenge m'ont déçu. Je n'ai plus ressenti la même exaltation au début de chaque nouvel épisode. Je n'ai plus eu non plus une envie furieuse de dévorer la pièce suivante. J'ai ressenti à peu près la même chose que lorsqu'une deuxième saison n'est pas à la hauteur de la première, mais au cours d'une seule et même saison cette fois ! Souvent, si une première saison est meilleure que les suivantes, c'est parce qu'elle a eu le temps de mûrir dans l'esprit de son créateur avant même qu'elle ne commence. Parce que c'est l'aboutissement d'une réflexion de plusieurs mois voire de plusieurs années. La saison 2, elle, se fait davantage dans l'urgence, tout particulièrement sur les grands networks. Il est impossible de prendre le recul nécessaire puisqu'il faut foncer et vite écrire la suite. J'ai le sentiment, ici, que Mike Kelley, la tête pensante de Revenge, avait imaginé son bébé jusqu'à la mi-saison, se disant sans doute qu'il avait de toute façon peu de chance d'aller au-delà -comme nous tous- et se contentant d'envisager quelques pistes en cas de commande d'une saison complète. Ensuite, il a tout simplement fallu improviser et s'adapter face aux réactions du public. Ce qui fait partie de son métier de scénariste, soit dit en passant. Mais c'est quelque chose que son équipe et lui ont eu du mal à gérer, malheureusement...

   Certains épisodes -ceux consacrés au procès tout particulièrement- et certaines intrigues même, censées permettre d'approfondir les personnages, ont surtout donné l'impression de faire du remplissage, et je pense notamment aux flashbacks de Victoria lorsqu'elle fricotait avec son peintre. C'était un peu ennuyeux et pas très flatteur pour James Purefoy, qui méritait mieux. L'épisode 20, se déroulant à 100% dans le passé, n'a d'ailleurs pas été à la hauteur de mes attentes, même si c'était l'un des meilleurs du lot avec du recul et qu'il permettait de relancer les enjeux à l'approche du Season Finale. Mais c'est la galerie de personnages secondaires qui a vraiment tiré cette fin de saison vers le bas, surtout en l'absence de Tyler et d'Amanda, deux ajouts qui avaient permis à Revenge de transformer l'essai. Ce n'est certainement pas sur Ashley qu'il fallait compter, la pauvresse étant une espèce d'allumeuse scénaristique : elle nous fait discrètement des avances, sous-entendant qu'elle est prête à passer à la vitesse supérieure à tout moment, mais elle finit toujours par remettre sa culotte. Au bout d'un moment, cela ne provoque plus que de l'indifférence. Mais je ne désespère pas de la voir montrer enfin son vrai visage en saison 2. Qu'elle l'enlève pour de bon, cette culotte ! Et qu'elle la jette dans la foule en délire ! "Les Pauvres", frère Declan et frère Jack, ne sont pas non plus du genre à assurer le spectacle au fin fond de leur bar miteux. Au début, on appréciait ces intermèdes dans le "monde normal" mais on s'en est vite lassé. Dans un soap, les gentils n'ont d'intérêt que lorsqu'ils deviennent méchants. Et quelque chose me dit que jamais les Porter ne pactiseront avec le Diable. Madeleine Stowe aura beau raconter à qui veut l'entendre qu'ils sont la caution sociale de la série et que, grâce à eux, Revenge offre un discours sous-jacent sur les inégalités de notre société, nous, tout ce qu'on veut, c'est nous amuser et nous évader, justement, de ce monde si cruel qu'est le nôtre. On veut que "les riches" souffrent, pour une fois. Qu'ils saignent...

vlcsnap_2012_06_18_22h59m57s21 vlcsnap_2012_06_18_23h10m17s76

   Face à des personnages féminins forts, qui tiennent la série à bout de bras, les auteurs ont essayé de donner un peu plus de poids aux hommes, en particulier aux Grayson père et fils. Sans grand succès. Sur la toute fin, Conrad commençait à se muer en un adversaire crédible face à Victoria, et cela devenait urgent. Mais Daniel, lui, a eu beaucoup plus de mal à convaincre. Peut-être que la prestation de Joshua Bowman y est pour quelque chose. Il n'est quand même pas incroyablement charismatique. Mais, plus vraisemblablement, cela vient de sa tranformation un peu trop rapide de pion à joueur dans le grand échiquier des querelles familiales. A coté, Charlotte n'est bonne à rien. Son espèce de spin-off façon Gossip Girl complètement raté n'avait aucun intérêt. Cela me fait inéluctablement penser à feu Ringer et au personnage de Juliet Martin, assez sembable à Charlotte à la base mais qui est devenu petit à petit plus profond et gage d'excellents rebondissements. Le fait que la jeune femme soit la soeur biologique d'Emilie n'a absolument rien changé à l'affaire. Cette intrigue n'a pas (encore) été exploitée. Parmi les personnages réccurents, je suis assez fan de Mason Tradewell, incarné par Roger Bart. Il me fait penser à Elton John d'ailleurs, mais ça n'a rien à voir avec la choucroute. Fallait juste que je vous le signale ! J'ai bien aimé aussi le mystérieux "homme aux cheveux blancs", qui a permis de secouer un peu les deux derniers épisodes. La mise en scène autour de l'accident d'avion était, au passage, absolument parfaite ! Mais est-ce pour autant un bon cliffhanger ? Non. On sait très bien que Lydia va mourir -et on s'en fout complètement- et que Victoria va survivre, parce que c'est Victoria Grayson, quoi ! On ne la lui fait pas ! Elle a dû descendre de l'avion à la dernière minute, tout simplement, sentant le coup fourré. C'est excitant à l'écran, sur le moment, mais c'est finalement bien vide, quand on y repense.

   L'entrée de la mère d'Emily dans l'équation est bien plus intéressante même si, avec leurs gros sabots, les scénaristes ont gâché l'effet de surprise. Grosse pression maintenant pour trouver l'actrice qui aura une bonne alchimie avec Emily VanCamp, qui sera à la hauteur du talent de Madeleine Stowe et qui donnera envie à de nouveaux téléspectateurs de rejoindre l'aventure. Revenge change de case l'an prochain, et prend la place de Desperate Housewives. Il faut faire parler... J'aurais bien proposé Heather Locklear mais bon... je sais qu'il faut que je me rende à l'évidence : sa carrière est finie et elle n'intéresse plus personne. Sharon Stone ? Ok, ne rêvons pas (m'enfin après avoir fait Largo Winch II)... Mon fantasme absolu, ce serait Michelle Pfeiffer. Mais si elle accepte enfin d'apparaître un jour à la télé, j'aimerais autant que ce soit dans une série d'une plus grande envergure que Revenge. Marcia Cross ? Elle refuserait et il faut la laisser se reposer... Elizabeth Mitchell ? Tiens... Ce serait pas une super bonne idée, ça ? Et puisque j'en suis à extrapôler sur la saison 2 -car, à l'évidence, cette fin de saison 1 ne m'a guère passionné et ne m'inspire pas grand chose- j'aimerais vraiment qu'Emily devienne MAUVAISE. J'ai encore beaucoup de mal à digérer le sort qu'elle n'a PAS réservé à "l'homme aux cheveux blancs". Elle aurait pu le tuer, elle l'a laissé filer. Et le montage avec les images de son père et cette histoire de bonne conscience, ça m'a vraiment gonflé. Je ne demande pas qu'elle se transforme en Dexter non plus, je sais bien que la marge de manoeuvre sur ABC est limitée -encore plus à la suite de Once Upon A Time- mais sa vengeance va vite tourner en rond si elle ne met pas un peu la main à la pâte... 

vlcsnap_2012_06_18_23h00m32s119 vlcsnap_2012_06_18_23h03m19s252


// Bilan // Avec Revenge, il semblerait que la vengeance soit un plat qui se mange... tiède !  Après un début de saison très convaincant et rafraîchissant, le soap moderne qui a créé la surprise a perdu de sa superbe, diluant ses meilleures idées dans un océan bien trop calme. Gare à la noyade lors de la deuxième vague...

10 juin 2012

Preview ABC [Saison 2012/2013]

Toute cette semaine, je vous propose de plonger dans les grilles américaines de la rentrée prochaine, chaîne par chaîne, à la découverte des nouveautés. Un certain François m'accompagne pour commenter celles qui seront ou pas nos coups de coeur de demain. Vous êtes bien entendu cordialement invités à donner votre avis en commentaires !

_______________

75514763

 

20107637

666 PARK AVENUE

Un jeune couple tout juste débarqué du Midwest emménage dans une résidence new-yorkaise très chic de l'Upper East Side, dont ils deviennent les gérants. Ce qu'ils ignorent, c'est que tous les habitants ont signé un pacte avec le Diable afin que leurs plus profonds désirs soient assouvis et que leur plus grandes ambitions se réalisent. Peu à peu, ils découvrent que des forces obscures se jouent dans cet édifice...

L'avis de François : De nombreux projets se sont battus pour obtenir la case post-Once Upon A Time. C’est finalement Revenge qui en héritera. ABC a préféré consolider sa case soapy après le départ des Housewives plutôt que profiter du lead-in de sa nouvelle série phare pour en lancer une autre appartenant au même genre. Une stratégie plus marketing qu’éditoriale, les publics des deux séries, jeunes et féminins, étant assez proches. 666 Park Avenue a une carte à jouer si elle parvient à s’inscrire dans cette line-up très féminine. Toutefois, la tâche sera loin d’être aisée face au Foot sur NBC et à Mentalist sur CBS. La case n’a plus observé de succès depuis Brothers & Sisters mais elle parait plus large et prometteuse que Pan Am ou GCB. Taux de réussite : 55%

L'avis de Lulla : Avant d'avoir vu des images de la série, il me semblait particulièrement stupide de ne pas profiter du lead-in de Once Upon A Time pour la lancer. Après, je pense avoir compris pourquoi : sans bien sûr aller aussi loin qu'une série du câble tel que... disons American Horror Story, dont le succès n'est certainement pas étranger à la mise en chantier initiale du projet, 666 semble s'adresser à un public plus adulte et jouera la carte du sexy à fond, comme le prouvent d'ailleurs les choix de casting, tandis queTerry O'Quinn assurera l'intérêt des geeks et Vanessa Williams celui des gays et des ménagères. Ils permettront aussi, de par leur talent indéniable, de donner un peu plus de crédibilité à une série qui risque d'en avoir besoin. En espérant que les effets-spéciaux ne seront pas trop laids... Taux de réussite : 60%.

_________________

 

20108266

NASHVILLE

Grandeur et décadence dans le milieu de la musique country à Nashville, aux cotés d'une star montante et d'une autre au plus haut de sa carrière...

L'avis de François : Un très beau cast, un univers entrainant, mais une bande-annonce qui me laisse dubitatif. La promesse n’est pas assez claire. La série n’est ni vraiment comédie musicale, ni vraiment drama, ni vraiment soap. Là où Revenge, dans cette même case, mettait immédiatement l’accent sur le soap pur et dur. Je pense que ABC fait fausse route en essayant de dramatiser, de rendre quali sa tendance soap. En consacrant Revenge, le public a prouvé qu’il voulait un produit simple, jouissif et efficace. Seul point qui peut sauver Nashville : la concurrence assez faible, surtout sur la cible démographique entre Les Experts surtout positionnés sur les séniors et Chicago Fire sur NBC, dont le succès est loin d’être garanti. Taux de réussite : 25%.

L'avis de Lulla : Revenge nous a appris que même les nouveautés qui semblaient les moins bien parties sur le papier pouvaient créer la surprise. Etant donné que Nashville héritera justement de l'ancienne case du soap dans les Hamptons le mercredi à 22h et que la musique country peut rassembler très largement le public américain, je suis plutôt optimiste. En plus, les premiers retours des critiques sont excellents. Je crois que si la série ne ressemblait pas autant à Smash, j'y croirais même dur comme fer ! Taux de réussite : 70%.

 _______________

 

 20108136

LAST RESORT

Après avoir refusé d'obéir à un ordre de tir de missiles nucléaires, l'équipage d'un sous-marin américain fuit jusqu'à un point reculé de la planète. Apatrides et traqués, les marins décident de fonder eux-mêmes leur patrie ! Le plus petit pays du monde à avoir l'arme nucléaire...

L'avis de François : Ce projet est une véritable énigme. Le pitch est rocambolesque. Au mieux, ça fait un film, ça s’appelle Battleship et ça fait un bide au cinéma. Mais une série … Sans compter que le cast, Robert Patrick en tête, accentue cette impression d’un mauvais téléfilm des années 90. ABC tente bien de nous expliquer que ce sera très féminin, que Last Resort insistera sur le côté drama, la séparation avec les familles, ma chérie je t’aime, reviens, tout ça. Mais enfin tout de même. Une série pro-army dans un sous-marin… Et puis allez comprendre, la série est programmée le jeudi 20h, en lead-in de Grey’s Anatomy. Quelle est la logique ? D’autant que face à Big Bang Theory et X Factor, la tâche ne sera pas aisée. Le jeudi 20h est un peu la bête noir d’ABC. La chaîne n’est pas parvenue à installer de séries depuis 2006, c’était Ugly Betty. Depuis, nombre de séries se sont cassées la gueule : FlashForward, My Generation, Charlie’s Angels, Missing… La liste est longue et j’ai bien peur que
Last Resort ne tarde à y figurer. Taux de réussite : 10%.

 L'avis de Lulla : Depuis le lancement du projet, Last Resort m'intrigue. Elle n'a objectivement rien à faire sur ABC et aurait eu plus facilement sa place soit sur une chaîne comme FOX, au public masculin plus établi, soit sur CBS, pour sa B.A. hors série policière de l'année. Mais c'est plus encore sur le câble, sur FX par exemple, qu'elle aurait eu le plus grand loisir de s'épanouir, surtout que le créateur, Shawn Ryan, y a officié longtemps avec The Shield. Last Resort va droit dans le mur mais on ne peut pas reprocher à ABC de tenter quelque chose qui sort de l'ordinaire. Puis le casting me plait... ABC saura-t-elle résister à la tentation de commander une saison complète si par le plus grand des hasards la série fonctionnait ? Car c'est clairement avec des saisons de 13 épisodes qu'elle doit se développer, pas plus. Taux de réussite : 25%.

_______________

 

20108211

THE NEIGHBORS

Une famille tout ce qu'il y a de plus "normale" emménage dans une copropriété toute aussi normale en apparence. Mais il s'avère que tous les habitants sont en réalité des aliens, installés sur Terre depuis dix ans, dans l'attente d'instructions de leur planète. Les Weaver sont les premiers humains qu'ils ont l'opportunité de rencontrer. Les deux communautés découvrent que la pression du mariage et les problèmes liés à l'éducation des enfants sont communs à toutes les planètes...

 L'avis de François : Une bande-annonce décriée qui m’a plutôt fait rire. Il faudra bien sûr plusieurs épisodes avant de porter un jugement sur la série. Quoi qu’il en soit, sur le papier, elle parait plus proche de Modern Family que ses consœurs Happy Endings et Cougar TownThe Neighbors semble parfaitement s’intégrer dans la line-up du carré sitcom à succès d’ABC : la parfaite petite banlieue américaine passée sous acide. Recette qui a fait le succès de Modern Family, Suburgatory et dans une moindre mesure, de The MiddleJusqu’ici, on avait un peu l’impression qu’ABC proposait ses coups de cœur dans cette case si convoitée, afin d’en garantir leur succès. Face à la cascade d’échec, la chaîne change son fusil d’épaule. On a une vraie stratégie éditoriale avec une sitcom qui semble compatible avec Modern Family, là ou Cougar/Happy Endings proposaient des univers très différents. Taux de réussite : 60%. 

L'avis de Lulla : Enfin une série familiale dans cette case post-Modern Family ! ABC se rend donc enfin à l'évidence : les comédies de potes, aussi bonnes soient-elles, n'ont rien à faire là. Mais était-il vraiment judicieux de choisir The Neighbors ? Pas sûr. La bande-annonce ne m'a pas autant outré que d'autres mais je reconnais que je m'attendais à beaucoup mieux au vu du pitch, ma foi, assez sympathique et original. Je voulais en fait quelque chose dans la même veine que Suburgatory mais ça n'a pas l'air d'être le cas. How to live with your parents aurait sans doute mieux convenu ici... Rendez-vous pris à la mi-saison, une fois The Neighbors annulée ? Taux de réussite : 40%.

_______________


20108230

HOW TO LIVE WITH YOUR PARENTS (FOR THE REST OF YOUR LIFE)

Divorcée depuis presqu'un an, Polly a du mal à subvenir aux besoins de sa fille dans la conjoncture économique actuelle. Pour limiter les dégâts, elle emménage avec Natalie chez ses parents, en se convainquant que la situation est temporaire. Se confrontent alors deux visions opposées de la vie. Face à Polly qui s'efforce d'être une mère parfaite avec des valeurs conservatrices, les parents se révèlent être un couple excentrique et "relax" à la sexualité débridée.

L'avis de François : Très beau cast, sûrement le plus prestigieux de ABC cette saison. Néanmoins, la sitcom bénéficie d’une case très compliquée, en calage de deux saisons de Dancing with the Stars. Le cimetière de séries ayant hérité de cette case est déjà bien peuplé, How to Live aura intérêt à bénéficier d’un solide soutien au sein de ABC pour ne pas y figurer elle-aussi ! Taux de réussite : 30%.

L'avis de Lulla : Je ne crois pas du tout en la diffusion de la série dans la case annoncée. D'ici là, de l'eau va couler sous les ponts, des annulations vont pleuvoir et il y aura de la place ailleurs ! Le casting comme les premières images me donnent confiance, et je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi ABC la garde en stock. Pour lui offrir une meilleure exposition une fois la folie de la rentrée passée ?    Taux de réussite : 45%.

_________________

 

20108227

MALIBU COUNTRY

 Divorcée de sa rock star de mari, Reba Gallagher quitte Nashville avec sa famille pour débuter une nouvelle vie à Malibu. Cette installation sur la côte ouest est un sacré changement pour cette maman qui va devoir trouver sa voie. Avec le soutien des siens, Reba saisit la chance de se lancer dans une carrière musicale.

L'avis de François : Voilà une sitcom qui ne fera pas de vagues. Mais avec un budget visiblement très resserré, une America Darling au casting et un lead-in, Last Man Standing, très compatible, je vois bien Malibu Country être la nouvelle According to Jim de ABC. Une sitcom dont tout le monde se fout mais qui fera son petit bout de chemin avant de couler des jours heureux en syndication. Taux de réussite : 70%.

L'avis de Lulla : Si Last Man Standing a réussi faire son trou, je ne vois pas pourquoi Malibu Country échouerait ! Il sera peut-être même encore plus facile d'y arriver grâce à une diffusion le vendredi, face à une concurrence moindre. Et puis les américains ADORENT Reba et rien que ça, ça devrait suffire au lancement. La qualité -et encore- se chargera de les fidéliser... ou pas. Taux de réussite : 80%.

_______________

The Family ToolsRed Widow et Zero Hour sont attendues à la mi-saison dans des cases inconnues. Mistresses est censée débarquer à l'été 2013 mais, en cas de besoin, le lancement pourrait être avancé.


05 juin 2012

Pan Am [Saison 1]

vlcsnap_2012_06_01_22h50m14s220

Saison 1, 14 épisodes // 5 390 000 tlsp.

44030377


vlcsnap_2012_03_30_23h17m30s39 vlcsnap_2012_03_27_22h34m55s251

   Chaque année c'est la même histoire : on s'attache à une nouvelle série, on sait plus ou moins rapidement qu'on a de très fortes chances de la perdre, puis elle nous quitte inévitablement. On est un peu triste. On jure que l'on ne nous y reprendra plus. Et on l'oublie, cette promesse. Cette série aussi, parfois. Mais je crois que je n'oublierai pas Pan Am de sitôt. Pas parce que je l'ai trouvée incroyablement bonne, mais parce que je trouve le sort que lui a réservé le public américain particulièrement injuste. On aimerait toujours voir la prise de risque récompensée et la qualité triompher. L'avénement du câble nous y a même habitué. Mais la réalité finit toujours pas nous rattraper. ABC a tenté, y a cru, a mis toutes les chances de son coté. Mais tout ça n'a pas suffit. On peut toutefois se consoler en se disant que, pour une fois, il n'y a pas eu de déprogrammation sauvage, pas eu d'arrêt brutal du tournage, mais un épisode supplémentaire a en revanche été commandé pour terminer convenablement ce lumineux voyage. C'est rare un tel atterrissage tout doux dans les nuages.

 Oui, je me sens l'âme d'un poète -de pacotille- quand il s'agit d'évoquer Pan Am. C'est de la poésie que les quatre étoiles filantes de la série m'inspirent, je n'y peux rien. J'ai adoré les voir s'agiter dans les airs, parcourir le monde, ouvrir leurs coeurs, se les faire abimer, mais en gardant toujours le sourire et la fraîcheur des premiers jours. Maggie, Kate, Laura et Colette sont des héroïnes exemplaires, irrésistibles, comme on voudrait en voir plus souvent. Bien plus complexes qu'elles n'y paraissent, elles ont dévoilé au fur et à mesure leurs blessures et leurs faiblesses, peut-être pas assez rapidement au goût des téléspectateurs qui se sont très vite détournés d'elles. Cependant, je me refuse à croire qu'elles sont à blâmer de la chute d'audience vertigineuse entre le 1er épisode et le 2ème, puis entre le 3ème et tous les autres. Difficile de déterminer les causes du crash, même en prenant du recul sur la situation quelques mois plus tard. Le fait que la série se déroule dans les années 60 a-t-il été frein pour un certain public, en particulier les sacro-saints 18/49 ans ? C'est fort probable. Quand on parle de Mad Men, ça fait classe, ça fait intelligent, ça fait CSP+. Pan Am, à coté, ça fait low cost, ça fait roman de gare d'aéroport, ça fait ménagère. Il est certain que les exigences des deux séries ne sont pas les mêmes, mais elles auraient très bien pu cohabiter, chacune dans leur genre (d'ailleurs, si la dramédie d'ABC avait obtenu une saison complète, elle se serait retrouvée pile en face de la 5ème saison du show d'AMC !). C'est peut-être en se refusant à suivre un trajet tout tracé que Pan Am a perdu le contrôle. Ceux qui espéraient une série légère et amusante se sont retrouvés, aussi, avec une intrigue d'espionnage qui a pris de plus en plus d'ampleur au fil des épisodes. Ceux qui avaient justement été titillés par cet aspect-là de la série, plus original, se sont ennuyés lorsque les hôtesses se mettaient à rêver de leur prince charmant ou de leur prochaine paire de chaussure. Il faut croire que Pan Am ne pouvait pas se permettre d'aller dans les deux sens pour séduire le plus grand nombre. Il fallait choisir. 

vlcsnap_2012_04_15_15h08m21s238 vlcsnap_2012_04_01_15h19m32s63

   Il m'a pourtant semblé, du moins au début, que les scénaristes avaient trouvé le parfait équilibre entre ces deux univers et que les missions de Kate auprès de la CIA se mêlaient à merveille aux affaires de coeur, essentiellement, des trois autres. Je me souviens que le deuxième épisode qui se déroulait à Paris m'avait fait forte impression. C'est même l'un de mes épisodes préférés de la saison. Globalement, les premiers épisodes sont de toute façon les meilleurs. Ceux qui possédaient le plus de fond en tout cas. Ich Bin Ein Berliner, le troisième, était particulièrement réussi dans son genre. Intelligent ET prenant. Les larmes déchirantes de Colette alors que le président américain prononce cette fameuse phrase en allemand m'ont marqué. Le passé du personnage aurait mérité d'être approfondi. Et c'est là que l'on se rend compte des limites de Pan Am : elle ne pouvait traiter de sujets sérieux et graves que superficiellement, de façon à ne pas ennuyer le public venu majoritairement pour se divertir, pas pour s'instruire. Il y avait pourtant beaucoup à faire et à dire sur les conséquences de la guerre sur cette génération, et sur bien d'autres choses. Colette a donc dû se contenter de son histoire d'amour contrariée avec le commandant de bord Dean Lowrey, le personnage masculin principal. Et je crois qu'au moment où la production a recherché ses actrices, elle a oublié qu'il était aussi nécessaire de leur trouver des partenaires à la hauteur. Je n'ai rien contre Mike Vogel, mais il manquait clairement de charisme et rien à voir avec son âge. Le couple Colette/Dean était malgré tout charmant, le plus intéressant de tous ceux qui ont été formés d'ailleurs. Les hésitations de Laura et Ted étaient moins passionnantes à suivre, en majeure partie à cause de Ted lui-même et de son interprète, Michael Mosley. Le personnage m'horripilait au départ et a fini par me séduire sur la fin, mais il était déjà trop tard. L'arrivée de l'actrice Ashley Greene, tout droit de sortie de la saga Twilight, forcément venue pour attirer les jeunes, n'a fait que créer un triangle amoureux inutile, qui n'aurait eu de piment que si le sujet de l'homosexualité de la jeune femme avait été utilisé autrement que comme un effet comique, certes réussi sur le moment mais frustrant. Dans le genre frustrant, il y aussi l'histoire de Bridget Pierce, revenue sans doute trop tôt puis totalement abandonnée.

   Plusieurs hommes de passage ont un peu remonté le niveau général de testostérones, notamment Goran Visnjic associé à Kate (Kelli Garner) pour une romance sur fond d'espionnage très plaisante à suivre mais peut-être trop soft pour les habitués des aventures de James Bond. Maggie est clairement le personnage qui aurait dû être mis plus en avant dès le départ, surtout que Cristina Ricci était la seule actrice de la distribution avec une véritable notoriété. C'est elle qui portait avec le plus d'énergie et d'enthousiasme le propos féministe de la série. Elle aurait dû être au centre. Elle a véritablement brillé dans les derniers épisodes, là où ses collègues Kate et Laura commençaient déjà à s'épuiser, faute de renouvellements dans leurs intrigues. Les voyages, qui faisaient le sel des premiers épisodes et avec des décors plutôt pas mal, étaient moins identifiés sur la fin. Les destinations les plus emblèmatiques ayant déjà été épuisées, on passait de plus en plus de temps à New York -enfin dans des appartements de New York- et de moins en moins en l'air, ou quelque part dans le monde. Il est fort possible que le budget ait été réduit suite aux contre-performances d'audiences, ce qui expliquerait ce choix curieux. L'épisode à Port-au-Prince était en tout cas génial, celui à Moscou pas mal du tout aussi. En vérité, il n'y a pas beaucoup d'épisodes que je n'ai pas aimé quand j'y réfléchis. Et quand je pense à tout ce potentiel gâché, à Colette Valois que je ne reverrai jamais (Karine Vanasse, je t'aime !), j'ai un peu envie de pleurer. 

vlcsnap_2012_04_15_15h11m43s209 vlcsnap_2012_03_11_14h41m41s135


// Bilan // Le dépaysement a été garanti avec Pan Am au fil de ses 14 aventures. Les belles hôtesses ont largement rempli leur mission. Il y avait clairement de bons pilotes dans l'avion, mais pas assez de passagers. C'est ainsi que la belle compagnie s'en est allée...

06 mai 2012

Coming Next [Round 10: ABC/Comédies]

19652325

 

ABC possède désormais un joli petite groupe de comédies autour du monstre Modern Family (qui connait quand même quelques faiblesses quand la concurrence se fait trop rude). The Middle et Suburgatory se complètent bien, Happy Endings et Don't Trust The B---- aussi dans un autre genre malgré des performances en dessous de ce qu'elles méritent. Cougar Town a malheureusement été sacrifiée pour elles. Coté muticaméras, Last Man Standing a donné un peu d'espoir à la chaîne, on devrait donc, comme les projets suivants le prouvent, en avoir d'autres à la rentrée...

__________

Tous les synopsis et visuels suivants sont tirés du dossier La Saison des Pilotes 2012 d'AlloCiné

 __________

 

20074671

1. DOWN TO EARTH

Créé par Dan Fogelman (Crazy, Stupid, Love, Cars)


Une famille tout ce qu'il y a de plus "normale" s'installe dans une copropriété toute aussi normale en apparence, mais il s'avère que tous les habitants sont en réalité des aliens...


Avec Jami Gertz, Tim Jo, Clara Mamet, Toks Olagundoye...

___________

 

20071550

2. AMERICAN JUDY

Créé par Deborah Kaplan et Harry Elfont (Coupling US).


Une femme cosmopolite quitte Los Angeles pour suivre l'homme qu'elle vient d'épouser. Tel un poisson hors de l'eau, elle se retrouve dans une petite bourgade à jongler entre l'éducation des enfants de son époux, sa belle-mère et l'ex-femme de celui-ci qui est aussi le shérif de la ville...


Avec Judy Greer (Arrested Development), Mimi Kennedy (Dharma et Greg), Ken Marino (Veronica Mars, Party Down), Elaine Hendrix... 

____________

 

20071537

3. COUNTER CULTURE

 Créé par Claudia Lonow (Parents par accident) et Stephanie Weir.


Trois sœurs vieillissantes tiennent un restaurant familial dans le Texas de l'Ouest mais leur entourage les empêche constamment de faire leur travail correctement...


Avec Margo Martindale (Justified, Mercy), Kerri Kenney (Reno 911, n'appelez pas !), Delta Burke (Femmes d'affaires et dames de coeur), Doris Roberts (Tout le monde aime Raymond)...

NB: Le tournage du pilote a été annulé (et possiblement repoussé) après une chute de Delta Burke sur le plateau...

_____________

 

20071557

4. THE MANZANIS

 Créé par Dave Flebotte & Marco Pennette (Ugly Betty, Desperate Housewives).


Une famille modeste, avec à sa tête une mère qui n'a pas sa langue de sa poche, déménage dans une petite ville dont le centre névralgique n'est autre que le très select country-club...


Avec Kirstie Alley (Allo Maman Ici Bébé, Les dessous de Veronica), Michael Rispoli (New York 911), Rhea Perlman (Cheers), Robert Costanzo (Sacrée Famille)...

____________

 

20052131

5. THE SMART ONE

 Créé par Donald Todd (Samantha qui ?). Produit par Ellen DeGeneres.


L'histoire de deux sœurs constamment en conflit... Une femme brillante doit travailler pour sa sœur, une ex-reine de beauté, présentatrice météo à ses heures, devenue maire d'une grande ville. La situation est d'autant plus enrageante que sa rivale est moins intelligente et bien plus populaire...


Avec Portia de Rossi (Ally McBeal, Better Off Ted), Malin Akerman (Mon Comeback, 27 robes), Jean Smart (Samantha qui ?, Femmes d'affaires et dames de coeur), David Arquette (Scream)...

___________

 

20087236

6. AWESOMETOWN

 Créé par Adam Sztykiel (Date limite, Le Témoin amoureux).


Un groupe de jeunes hommes de 24 ans débarquent dans une nouvelle ville, l'un d'entre eux ayant choisi de rester avec sa petite amie malgré la longue distance qui les sépare...


Avec Ben Rappaport (Outsourced), Nick Kocher, James Earl III, Amanda Crew, Dennis Miller, Brett Gelman...

___________

 

20074771

7. MALIBU COUNTRY

 Créé par Kevin Abbott (Reba, Les Craquantes). Produit par Reba McEntire (Reba).


Divorcée de sa rock star de mari, une femme quitte Nashville avec sa famille pour Malibu pour débuter une nouvelle vie...


Avec Reba McEntire (Reba), Lily Tomlin (Damages, Desperate Housewives), Sara Rue (Popular, Less Than Perfect), Jeffrey Nordling...

____________

 

20071517

8. HOW TO LIVE WITH YOUR PARENTS FOR THE REST OF YOUR LIFE

 Créé par Claudia Lonow (Parents par accident)


Polly, mère célibataire, emménage chez ses parents, Max et Elaine, un couple plein de vie mais qui n'a pas de limites, pour avoir de l'aide par rapport à l'éducation de sa fille.


Avec Sarah Chalke (Scrubs), Elizabeth Perkins (Weeds), Brad Garrett (Tout le monde aime Raymond, 'Til Death), Orlando Jones (Men in Trees), Jon Dore...

___________

 

20074783

9. THE FAMILY TRAP

 Créé par Bob Fisher (Traffic Light) et Stacy Traub (Spin City, Ce que j'aime chez toi).
Réalisé par Shawn Levy (La Nuit au musée, Real Steel).


Annie et Ben, deux jeunes mariés, ont une opportunité qu'ils ne peuvent pas refuser : devenir les gérants d'un restaurant très à la mode dans la ville où Annie a grandi. Mais cela la rapproche alors de sa famille avec qui elle n'est pas en très bons termes...


Avec Mandy Moore, Kurt Fuller, Stockard Channing, Erinn Hayes (Parenthood, Worst Week), Nelson Franklin (The Office, Traffic Light), Eva LaRue Callahan (Les Experts : Miami)...

___________

 

20074777

10. PRAIRIE DOGS

 Créé par Jackie Filgo et Jeff Filgo (That 70's Show).


Neil, un employé de bureau pas cool qui travaille dans l'une des plus cool compagnies du monde, est victime d'un vol identitaire. Quand il découvre que celui qui a pris son identité mène une vie bien plus intéressante que la sienne, il engage ce charismatique escroc pour l'aider à changer son existence...


Avec Kal Penn (Dr House, How I Met Your Mother), Nick Zano (Cougar Town, Melrose Place, Nouvelle Génération, 2 Broke Girls), Michaela Watkins (Saturday Night Live, Enlightened), Charlotte Newhouse, Dan Fogler (Man Up!), Dayo Okeniyi...

___________

 

A vos votes ! (dans cette phase du "Coming Next", vous pouvez voter pour autant de pilotes que vous le souhaitez).

 

 


02 mai 2012

Coming Next [Round 9: ABC/Dramas]

19652325

 

 Contre toutes attentes, ABC ne s'est pas si mal débrouillée que ça cette saison grâce à la surprise Revenge, le beau succès de Once Upon A Time, les scores corrects de Scandal et les audiences pas si catastrophiques de GCB et Missing. Parmi les vraies grosses plantades, on retrouve The River (méritée), Pan Am (absolument pas méritée) et Charlie's Angels (est-il nécessaire de préciser ?). L'an prochain, ABC misera avant tout sur le soap, qu'il soit surnaturel, musical ou d'époque. Mais pas que...

__________

Tous les synopsis et visuels suivants sont tirés du dossier La Saison des Pilotes 2012 d'AlloCiné

 __________

 

20052077

 1. DEVIOUS MAIDS

 Créé par Marc Cherry (Desperate Housewives). Produite par Eva Longoria.


Quatre femmes de ménage d'origine latine travaillent à Beverly Hills. Elles se retrouvent au beau milieu d'une mystérieuse affaire de meurtre qui va ébranler une communauté d'ordinaire calme...


Avec Ana Ortiz (Ugly Betty), Judy Reyes (Scrubs), Roselyn Sanchez (FBI : portés disparus), Dania Ramirez (Heroes), Susan Lucci (La Force du destin), Grant Show (Melrose Place), Rebecca Wisocky, Drew Van Acker (Pretty Little Liars), Mariana Klaveno (True Blood), Brett Cullen, Tom Irwin (Angela 15 ans)...

__________

 

20050766

2. AMERICANA

 Créé par Michael Seitzman.
Réalisé par Phillip Noyce (Revenge).


La vie familiale du célèbre couturier Robert Soulter est bouleversée lorsqu'une jeune styliste pleine d'ambition fait son entrée dans l'entreprise, bien décidée à faire évoluer la marque...


Avec Anthony LaPaglia (FBI : portés disparus), Emilie de Ravin (Lost, Roswell), Ken Olin (Brothers & Sisters, Génération pub), Ashley Greene (Twilight, Pan Am), Annabeth Gish (X-Files), Christine Adams (Terra Nova), Tiffany Hines (Nikita)...

____________


20065875

3. ZERO HOUR

 Créé par Paul Scheuring (Prison Break). Réalisé par Pierre Morel (Le Transporteur, Banlieue 13, Taken).


Un homme de nature sceptique, éditeur de magazines, se retrouve au cœur de l'une des plus grandes conspirations de l'histoire de l'humanité : un mystère grandiose autour des Douze Apôtres...


Avec Anthony Edwards (Urgences), Scott Michael Foster (Greek), Michael Nyqvist (Millénium, le film, Mission : Impossible - Protocole fantôme), Carmen Ejogo, Addison Timlin...

___________

 

20050679

4. THE GILDED LILYS

 Créé par K.J. Steinberg (The Nine : 52 heures en enfer). Produit par Shonda Rhimes (Grey's Anatomy, Private Practice).
Réalisé par Brian Kirk (Game of Thrones).

Dans le New York de 1895, le quotidien du premier véritable hôtel de luxe de la ville entre la famille propriétaire du palace, ses employés et les nombreux clients qui y séjournent.


Avec Brian F. O'Byrne (FlashForward), Sarah Bolger (Les Tudors), Matt Long (Jack & Bobby, Mad Men), Blythe Danner (Will & Grace), Matt Lauria (Friday Night Lights), John Barrowman (Torchwood), Madeline Zima (Une Nounou d'enfer, Californication)...

____________


20050812

5. NASHVILLE

 Créé par Callie Khouri (Thelma et Louise).


Grandeur et décadence dans le milieu de la musique country à Nashville, aux cotés d'une star montante et d'une autre au plus haut de sa carrière...


Avec Connie Britton (Friday Night Lights, American Horror Story), Hayden Panettiere (Heroes), Eric Close (FBI : portés disparus), Robert Wisdom (Sur écoute, Prison Break, Burn Notice), Charles Esten (Enlightened), Clare Bowenn, Sam Palladio, Jonathan Jackson, Powers Boothe...

___________

 

20065926

6. SCRUPLES

 Créé par Bob Brush et Mel Harris. Produit par Tony Krantz et Natalie Portman.
Réalisé par Michael Sucsy (Grey Gardens, Je te promets - The Vow).


Nouvelle adaptation de l'œuvre de Judith Krantz (L'amour en héritage) sur une riche et célèbre styliste dans un monde de sexe, de vengeances et de scandales...


Avec Claire Forlani (Rencontre avec Joe Black, Camelot), Karine Vanasse (Pan Am), Chad Michael Murray (Les Frères Scott), Gary Cole (The Good Wife, Desperate Housewives), Boris Kodjoe (Undercovers), Jessica McNamee (Je te promets - The Vow), Gilles Marini (Brothers & Sisters), Mimi Rogers...

___________

 

20050648

7. THE LAST RESORT 

 Créé par Shawn Ryan (The Shield, Terriers, Chicago Code) & Karl Gajdusek
Réalisé par Martin Campbell (Le Masque de Zorro, Casino Royale, Green Lantern)


Après avoir refusé d'obéir à un ordre de tir de missiles nucléaires, l'équipage d'un sous-marin américain fuit jusqu'à un point reculé de la planète. Apatrides et traqués, les marins décident de fonder eux-mêmes leur patrie ! Le plus petit pays du monde à avoir l'arme nucléaire...


Avec Scott Speedman (Felicity), Daniel Lissing, Andre Braugher (Men of a Certain Age), Robert Patrick (X-Files), Autumn Reeser (Newport Beach, No Ordinary Family), Daisy Betts (Persons Unknown), Dichen Lachman (Dollhouse), Jessy Schram (Falling Skies, Once Upon A Time), Camille de Pazzis (La Vie devant nous, Pigalle, la nuit)...

___________

 

20065813

8. GOTHAM

 Créé par Michael Green (Kings, The River).
Réalisé par Francis Lawrence (Je suis une légende)


Après s'être heurtée à une enquête impossible à résoudre, Annie Travers, une femme flic, découvre l'existence d'un monde magique au sein de la ville de New York et se voit assigner un partenaire venant de là-bas...


Avec Megan Ketch, Barry Sloane (Hollyoaks, Holby City), Lennie James (Hung, Jericho), Brian Cox (Troie, Braveheart, la saga Jason Bourne)...

____________

 

20052026

9. BEAUTY AND THE BEAST

Créé par Jonathan E. Steinberg (Jericho, Human Target). Produit par Gary Fleder.
Réalisé par Yves Simoneau (V)


L'histoire bien connue d'une belle et forte princesse qui se découvre une attirance inattendue pour une mystérieuse bête, qui l'a retenue captive alors qu'elle cherchait à défier les lois pour sauver son père...


Avec Darius Campbell, Ruth Bradley (Nick Cutter, Les Portes du temps), Christopher Egan (Vanished, Kings, Letters to Juliet), Alan Dale (Lost, Ugly Betty, Newport Beach), F. Murray Abraham...

__________ 

 

20053967

10. 666 PARK AVENUE

 Créé par David Wilcox (Fringe).
Réalisé par Alex Graves (Terra Nova).


Un jeune couple tout juste débarqué du Midwest emmènage dans une résidence new yorkaise très chic de l'Upper East Side dont ils deviennent les gérants. Ce qu'ils ignorent, c'est que tous les habitants ont signé un pacte avec le Diable afin que leurs plus profonds désirs soient assouvis et que leur plus grandes ambitions se réalisent...


Avec Terry O'Quinn (Lost), Vanessa Williams (Ugly Betty, Desperate Housewives), Dave Annable (Brothers & Sisters), Rachael Taylor (Grey's Anatomy, Charlie's Angels), Mercedes Masöhn (The Finder), Robert Buckley (Les Frères Scott, Lipstick Jungle)...

__________

 A vos votes ! (dans cette phase du "Coming Next", vous pouvez voter pour autant de pilotes que vous le souhaitez).



12 avril 2012

Scandal [Pilot]

20036199

Sweet Baby (Pilot) // 7 330 000 tlsp.

44030377

 

What About ?

La vie professionnelle et personnelle d'une experte en relations publiques, Olivia Price, particulièrement réputée pour sa gestion des crises, et de son staff, composé d'avocats débutants et confirmés, d'un expert en litige, d'un hacker et d'une détective. Fitzgerald Grant, le président des Etats-Unis, est un vieil ami d'Olivia qui demande son aide lorsqu'une de ses assistantes fait courir le bruit qu'ils couchent ensemble...

Who's Who ?

Créé et produit par Shonda Rhimes (Grey's Anatomy, Private Practice). Avec Kerry Washington (Ray, Mr. & Mrs. Smith), Henry Ian Cusick (Lost), Katie Lowes (Super 8), Columbus Short (Steppin'), Darby Stanchfied (NCIS, Jericho), Guillermo Diaz (Weeds, Mercy), Jeff Perry (Grey's Anatomy), Tony Goldwin (Ghost, Le Dernier Samouraï)...

So What ?

19740535

   Cela fait des lustres que j'attends de découvrir Shonda Rhimes dans un autre registre que celui du soap médical où, pour moi, elle excelle. Après plusieurs rendez-vous ratés, avec le journalisme notamment -les projets Correspondents et Inside The Box étant restés sans suite- la voilà qui propose enfin quelque chose de différent grâce à Scandal (autrefois connue sous les noms de In Crisis et Damage Control, qui me semblaient mieux convenir d'ailleurs). On pourrait parler de série judiciaire, et c'est bien de ce genre dont elle se rapproche le plus, mais ce serait presque réducteur : elle est aussi en partie policière et politique. Elle est beaucoup de choses à la fois en somme, si bien que le mélange est très original sur le papier, le résultat l'est un tout petit peu moins, l'ombre des horribles cop shows de CBS n'étant jamais loin, surtout sur la forme. Mais on connait Shonda : ce sont ses personnages, plus que les "cas du jour", qui comptent avant tout. Il faudra un peu de temps avant de tous bien les connaître mais ce qu'ils laissent entrevoir de leurs personnalités me donne très envie de découvrir la suite. J'ai l'impression que la bougresse voulait faire son Good Wife à elle et, toutes proportions gardées, je crois qu'elle a réussi...

   Olivia Pope (inspirée librement de l'experte Judy Smith) n'est pas l'héroïne typique que l'on apprécie instantanément. Elle est froide, concentrée, implacable. Pas très sympathique au premier abord, quoi. Mais plus l'épisode avance, plus on admire sa force de caractère et son intuition, dite "sans faille". Sauf quand ses sentiments entrent en ligne de compte bien sûr. C'est là sa faiblesse, la seule peut-être. Sans conteste, la partie la plus intriguante et fascinante de ce pilote concerne sa relation complexe avec le président des Etats-Unis. Il fallait oser se lancer dans une telle histoire ! Shonda l'a fait et elle ne s'est pas plantée. On arrive à y croire. Ainsi, les méthodes d'Olivia ne rencontrent aucune limite tant qu'elles sont efficaces. On la pardonne : elle est animée par un désir profond de vérité et de justice. Elle n'est pas chaleureuse mais elle est humaine.

   Ses collaborateurs sont ses disciples. Elle est la grande prêtresse. Ou plutôt la grande papesse, si l'on se réfère à son nom. Elle décide et ils suivent. L'introduction à travers les yeux de la nouvelle recrue est un outil scénaristique des plus banals mais qui fonctionne à merveille ici. Quinn, à l'inverse de sa patronne, nous est d'emblée sympathique. Le personnage ressemble d'ailleurs beaucoup à celui de Sarah Drew -April- dans Grey's Anatomy, sans le coté "totally awkward". Je suis déjà assez fanatique d'Abby, à qui l'on doit les meilleurs passages humoristiques (car il y en a quand même quelques uns malgré le ton plutôt sérieux adopté). Les hommes ont plus de mal à se faire une place, comme toujours dans les productions de Shonda, mais Harrison, à travers sa complicité avec Olivia, se présente d'ores et déjà comme l'objet de l'affection de ces dames, et Huck, malgré sa relative discrétion, marque indéniablement des points lorsqu'il vient réconforter Quinn en trouvant les mots justes. Les acteurs sont tous bons, Kerry Washington en tête qui fait forte impression. On ne manquera d'ailleurs pas de souligner l'audace d'offrir le rôle principal à une afro-américaine, chose encore très rare malheureusement. L'affaire principale du jour s'inspire de faits réels, qui ont engendré une polémique il y a quelques mois. Elle s'achève dans une certaine utopie, propre aux meilleures séries judiciaires (je parle bien entendu de celles de David E. Kelley). On est alors en terrain connu. Presque un peu trop. Qu'importe...

   Scandal est une série étonnante, qui ne ressemble que par bribes seulement à ce que Shonda Rhimes fait depuis maintenant 8 ans avec Grey's Anatomy et 5 ans avec Private Practice. Les personnages se lancent dans de grandes tirades à une vitesse incroyable, par exemple. L'une de ses marques de fabrique. Mais elle en a gardé le meilleur pour partir sur quelque chose de complètement différent, très stylé, austère et sexy à la fois, tiré par les cheveux par moment, risible même, mais terriblement prenant et efficace. Scandal n'a pas l'intelligence et la grandeur de The Good Wife mais ses bases sont suffisamment solides pour en être une version allégée plus qu'agréable à suivre ! Shonda a encore frappé. Vive Shonda !

What Chance ?

 En imaginant que la série réussisse à se maintenir au-dessus des 7 millions de téléspectateurs, elle a une petite chance de revenir en 2ème saison... Mais ce lancement tardif, pas plus mérité que ceux de GCB et Don't Trust The B-----, n'est vraiment pas un cadeau de la part d'ABC...

How ?

02 avril 2012

Don't Trust The B----- In Apartment 23 [Pilot]

 20026995

 Pilot // Diffusion le 11 Avril

61074943_bis

 

What ?

June, une jeune fille gentille et honnête tout droit débarquée de sa campagne natale, doit, contre son gré, emménager à New York avec Chloé, qui se trouve être son parfait opposé : une fêtarde invétérée, sans morale et diablement sexy, dont le meilleur-ami n'est autre que... James Van Der Beek, l'ancienne star de "Dawson", particulièrement imbu de sa personne. Pour couronner le tout, leur voisin est un pervers qui ne cesse de les mater ! Le pire dans tout ça, c'est que Chloé est bien décidée à faire de la vie de June un enfer...

Who ?

Créée par David Hemingson (How I Met Your MotherKitchen Confidential). Réalisé par Jason Winer (Modern Family). Avec Krysten Ritter (Breaking Bad, Veronica Mars), Dreama Walker (The Good Wife), James Van Der Beek (Dawson), Liza Lapira (Traffic Light, Dollhouse)...

So What ?

   AB(itch)C a encore frappé ! Après les insolentes texannes de GCB (qui me ravissent toujours autant quatre épisodes plus tard), c'est au tour de Don't Trust The B---- In Apartment 23 de faire ses débuts bien tardifs sur la chaîne de l'alphabet. Détail "amusant" : ce sont les deux séries d'ABC qui ont eu les meilleurs retours des publics test lors de la saison des pilotes l'an dernier ! Je ne suis pas étonné le moins du monde. En revanche, je suis plus suspicieux sur la stratégie qui consiste à les lancer en fin de saison. Certes, il est plus facile d'en faire la promotion à cette période alors qu'à la rentrée il y a tellement de nouveautés que le public s'y perd. Mais on voit bien avec GCB qu'ABC n'a pas franchement fait exploser le budget pub ! Il ne restait peut-être plus de sous. Même sanction pour DTTB (pour les intimes) ?

   Ainsi, la première chose à retenir de ce premier épisode très très efficace, c'est que "Le Beek c'est chic" dixit Chloé. On ne peut la contredire : James Van Der Beek est juste excellent ici et il joue à la perfection une version très exagérée de lui-même. Grâce à ses vidéos Funny Or Die, l'acteur avait su casser son image du gentil et rêveur Dawson et Apartment 23 lui donne l'opportunité de le faire à plus grande échelle auprès d'un public plus large. En tant que fan invétéré de la série pour ados, je n'étais que joie et excitation à chacune de ses apparitions, d'autant que les réfèrences à Dawson étaient nombreuses. Preuve qu'elle a marqué toute une génération (les autres risquent par contre de se sentir exclus). L'ensemble du casting est très solide : Krysten Ritter a la bitch attitude dans les veines et ses répliques sont toutes excellentes; je connais moins Dreama Walker et j'étais même assez étonné qu'on la choisisse pour jouer une fille "bien" tant son visage respire la perversion (et le plastique) mais elle s'avère parfaite elle aussi, d'autant que June ne se laisse pas faire, bien au contraire. Et si la pire des garces n'était pas celle que l'on croit ? Je vois bien un retournement de situation de ce type en cours de route. A force de se faire malmener, elle pourrait devenir le bourreau. Une perspective très excitante... Il va de toute façon falloir que la série évolue à un moment donné car le format actuel, aussi efficace soit-il, ne peut pas tenir trois saisons comme ça sans lasser.

   Le pilote de Don't Trust The B---- ne se contente pas de laisser entrevoir du potentiel : il l'exploite à fond ! Les auteurs et les acteurs ont tout donné (et le réalisateur, qui avait déjà inauguré Modern Family, s'en sort comme un chef). Certaines répliques sont franchement osées (une histoire de concombre notamment...). Cette comédie n'a que des atouts. Elle mérite assurément un joli succès !

What Chance ?

   Je crains que Don't Trust The B---- ne soit pas plus compatible avec Modern Family que Cougar Town et Happy Endings. Elle n'est pas assez familiale. En revanche, elle a toutes les chances de cartonner sur les 18/34 ans ! ABC devrait vraiment envisager de lancer un deuxième carré comédie s'adressant à cette cible. Oui mais où le proposer ? Il n'y a pas la place... Etant donné que la série de Courteney Cox a toutes les chances d'être annulée, un duo avec Happy Endings quelque part dans la semaine serait déjà pas si mal...

How ?

29 mars 2012

Once Upon A Time [1x 17]

vlcsnap_2011_11_01_14h34m00s37

Hat Trick // 8 820 000 tlsp.

44030377


 vlcsnap_2012_03_29_02h12m20s199 vlcsnap_2012_03_29_02h10m57s138

      "Isn't It About Time?" comme dirait le Chapelier Fou d'Alice Au Pays Des Merveilles à Emma. Il était effectivement temps que l'héroïne reprenne une place plus importante dans le récit et quoi de mieux pour cela qu'une prise d'otage qui aboutit, enfin, sur une prise de conscience ? On sent que la fin de saison approche même si on ignore encore ce qui se profile vraiment. L'histoire imaginée par Lewis Carroll est probablement l'une des plus riches qui soit, elle a été sujette à de multiples interprétations, elle sert de référence à énormément d'oeuvres quand elles n'en sont pas directement inspirées. Bref, Once Upon A Time n'a pas cherché à réinventer le mythe, et il valait mieux, mais s'est contentée, avec brio, d'aligner les clins d'oeils plutôt fidèles à l'original : le lapin était là, la chenille aussi, le labyrinthe, la dame de coeur... il ne manquait plus qu'Alice en fait ! Ce sera certainement pour plus tard. Voilà une carte qu'il était préférable de ne pas abattre trop tôt. Sebastian Stan, dans le rôle du Mad Hatter, était formidable et il n'y aucun parti pris là-dedans puisque je ne l'ai pas vu dans ses prestations précédentes, de Kings à Gossip Girl. Il a su jouer la folie avec finesse et les auteurs l'on bien aidé en lui écrivant une partition parfaite ! Il a été boulerversant et drôle. Voilà un personnage profondément triste et désespéré. 

   Cet épisode m'a d'abord surpris par sa noirceur. On pouvait s'attendre à ce que le voyage à Wonderland soit fait de mille couleurs. Il était propice à l'extravagance et à la légéreté. Pourtant, même si les décors regorgeaient de jolis effets (et on peut dire que le résultat était "moins pire" que d'autres fois), le propos, lui, était tout sauf joyeux. Pas le temps de s'émerveiller avec l'Evil Queen ! Elle est venue dans un but précis et elle ne repartira pas tant qu'elle ne l'aura pas atteint, abandonnant "pour l'éternité, ce pauvre Jefferson. La Dame de Coeur n'est pas très sympathique non plus dans son genre. Pourquoi avoir choisi de ne pas nous montrer son visage ? Toutes les explications sont possibles à ce stade : parce qu'on la connait en fait déjà ? Parce qu'elle n'a justement pas de visage ? Parce que la production n'avait pas réussi à trouver l'interpréte idéale en temps et en heure ou n'avait plus l'argent nécessaire pour payer l'actrice, qui se devait de renom ? M'est avis tout de même que cela prendra tout son sens plus tard. On en restera de toute façon pas là avec elle. Le passage de la tête coupée était hallucinant : ridicule et jouissif à la fois. Inattendu en tout cas, ça c'est certain. Le rendu était tel que le public jeune pouvait toutefois ne pas être choqué. J'ai apprécié cette petite audace. Il en faudrait plus souvent. La prise d'otage à Storybrooke, assez violente par moment, n'était pas non plus des plus attendues dans ce type de série "light". Ca laisse présager de très bonnes choses pour la suite... Un truc qui ne m'a pas du tout plu en revanche : la scène de course poursuite dans le labyrinthe à Wonderland. Elle était baclée; les acteurs riaient aux éclats alors qu'ils étaient censés être effrayés. J'imagine bien que c'était fun à tourner (et encore, devant un fond vert, je ne suis pas sûr que ce soit si amusant que ça pour eux) mais un peu de rigueur quand même !

   Ce qu'on peut en retenir du point de vue de la mythologie, c'est d'abord que Wonderland semble être un monde à part, éloigné de FairyTale Land et évidemment de Storybrooke. Qu'en ce sens, les personnages qui y vivent n'ont pas été frappés par la malédiction de l'Evil Queen, ce qui explique pourquoi Jefferson se souvient de tout, de qui il est et de qui sont Regina et les autres.  Ca n'explique toutefois pas comment il est arrivé là. Du coup, je me suis demandé si le monde imaginaire de Peter Pan serait lui aussi, dans le futur, un autre monde à part ? Peut-être que la réponse pour le retour à FairyTale Land se trouve dans ces "mondes parallèles" ? La perspective qu'Emma puisse avoir des pouvoirs magiques dont elle ignore encore l'existence et qu'elle n'est capable de maitriser est intéressante. Ca me fait un peu penser à Olivia Dunham de Fringe et ses capacités extraordinaires. J'ai beaucoup aimé les dialogues pour une fois, plus inspirés et plus profonds, n'ayons pas peur des mots. Notamment cette théorie de Jefferson sur nous autres, être humains, qui pensons souvent que l'on aimerait qu'une situation se régle "comme par magie" alors que l'on ne croit précisément pas en la magie. J'ai aimé aussi la scène entre Emma et Mary Margaret sur leur attachement l'une à l'autre. Quand on sait qu'elles sont mère et fille, les répliques prennent une toute autre ampleur. Je suis plus dubitafif quand à l'annonce de l'alliance -temporaire ?- Regina/Mr. Gold. C'est un rebondissement qui me fait peur, parce que je ne veux pas que Once Upon A Time tombe dans ce jeu des masques qui tombent et retombent sans cesse avec toujours des visages différents derrière. Le syndrôme Prison Break, pour être plus clair : "je suis de ton coté", "non je suis du tien", "oh et puis finalement non..." et ça n'en finit plus et c'est lourd.  

vlcsnap_2012_03_29_02h11m36s18 vlcsnap_2012_03_29_02h11m19s101


// Bilan // Je veux plus d'épisodes de Once Upon A Time dans cet esprit-là ! Plus sombres, plus tristes, plus désespérés. Plus riches. Les rebondissements étaient surprenants, la grande histoire a avancé, l'émotion était constamment présente tout comme le bizarre et l'absurde. 

 

28 mars 2012

Desperate Housewives [8x 18]

dnes_season4_dh_lynette_min

Any Moment // 8 700 000 tlsp.

44030377


vlcsnap_2012_03_27_02h00m00s72 vlcsnap_2012_03_27_01h59m04s27

   "Honey: I'm here, You're Queer and I'm Used To It" ! Ceci est la meilleure réplique de cet épisode et je dois dire qu'il y en avait pas mal d'excellentes. Si je devais faire un gros reproche aux storylines d'Any Moment, c'est qu'elles étaient toutes extrêmement prévisibles. Dès la première scène d'exposition, on savait comme elles allaient se conclure. C'est souvent le cas avec Desperate Housewives, certes. Pourtant, cette fois, j'y ai trouvé mon compte. Sans doute parce que il y avait un bel équilibre entre humour et émotion et qu'il s'en dégageait quelque chose de tendre et de sincère. On a souvent l'impression que les auteurs de la série maltraitent leurs personnages avec des histoires qui ne sont pas à la hauteur, ou qu'ils les trahissent en leur refusant toute évolution. Devant cet épisode, j'ai ressenti beaucoup de bienveillance et d'amour. Ou peut-être que je deviens nostalgique à l'approche de la fin...

   On ne se lassera jamais assez de le dire mais Bree est LE personnage qui a le plus évolué au fil de ces huit années. A moins que ce ne soit le seul qui ait évolué ? Son discours de tolérance auprès de son fils, si naturellement maternel, nous renvoyait alors à l'époque de la saison 2, celle où elle abandonnait Andrew au bord de la route parce qu'il était différent et surtout odieux (non parce qu'il ne faut pas l'oublier non plus). Elle en a parcouru du chemin depuis et c'est assurément une belle leçon qu'elle nous offre là. Si seulement elle pouvait être entendue... Si seulement les séries avaient ce pouvoir... Au fond, je crois qu'elles l'ont. Un peu. Ca me rassure de le croire en tout cas. C'était évidemment un plaisir de retrouver Andrew, qui nous avait vraiment manqué malgré ses retours réguliers, et même sa petite amie temporaire a su être touchante lorsqu'elle a avoué à Bree qu'elle savait pertinement qu'Andrew était homosexuel mais qu'elle aimait ce sentiment de normalité, même factice, qu'il lui procurait. Cette illusion d'amour. C'était atrocement triste et plein d'espoir en même temps. Bref, c'était une belle intrigue. Je craignais pourtant le pire au départ... J'espère que la présence d'Andrew chez Bree ne sera pas invisible dans les prochains épisodes. Entre son retour et celui de Julie, il y a comme un air de saison 1 qui se dégage de Wisteria Lane ces temps-ci. C'est agréable.

   Julie, justement, a encore dû faire la maman avant même de le devenir. D'ailleurs, sa grossesse ne semble plus lui poser problème. Comme par hasard... Ca me débecte. Elle a joué le rôle de la mère de sa propre mère mais aussi celui de la mère de son propre frère. C'est elle qui avait raison depuis le début et la détresse psychologique de Susan est une bien trop facile excuse à sa bêtise chronique. Une partie de moi avait donc envie de détester cette intrigue, assez banale qui plus est dans son déroulement. Et puis la scène des pots de confiture est arrivée et là, indéniablement, c'est l'émotion facile qui l'a emporté. C'était important de traiter du deuil à travers M.J. aussi. Je suis content qu'ils l'aient fait. Et puis ça nous a évité que Susan s'apitoie trop sur son sort cette fois-ci. Un répit de courte durée sans doute...

    Chez les Scavo, il y avait de l'espièglerie dans l'air et c'était vraiment fun de voir Lynette et Penny faire équipe pour reconquérir le coeur de Tom alors que les choses sont devenues très sérieuses avec Jane. Je ne m'attendais pas vraiment à ça, d'ailleurs. Je pensais que Lynette allait agir seule, ou éventuellement aidée par Renee. Mais celle-ci était bien trop occupée avec son Ben et sa demande en mariage. Pitié, que la série ne se termine pas sur leur union ! On en veut pas. Enfin on s'en fout disons. Et au fait, pas d'investigation sur le meurtre de Mike ? Rien de plus que la pauvre réplique bâclée de l'épisode précédent ? Et pas de remord de la part de Ben ? Il se sent bien dans sa peau, ça va ? J'ai comme l'impression que si les ménagères s'en sortent au final, en particulier Bree, ce sera "grâce" à lui. Il se dénoncera. A moins que Karen n'abatte sa carte "petite confession avant mon dernier souffle" ? Mais pour en revenir à Lynette, la claque virtuelle qu'elle s'est mangée à la fin était attendue. Elle n'en était pas moins émouvante, comme tout ce qui touche au couple Scavo de toute façon. Notre héroïne n'a peut-être pas été très maligne avec son plan mais elle a réussi, sans nulle doute, à bouleverser Tom. La reconquête est définitivement en marche... et en bonne voie !

    A nouveau, c'est à Gaby que revient la partie la plus faible de l'épisode. Son entrée dans le monde du travail permet toutefois de changer un peu la donne même si, dans le fond, le résultat à l'écran est le même : on s'amuse de ses frasques, de son extravagance, de son incapicité à avoir les pieds sur Terre, mais on regrette toutefois son absence de réalisme. Ce n'est pas étonnant qu'Eva Longoria a tant de mal à émouvoir quand on lui en donne l'opportunité : il n'y a rien de tangible chez Gabrielle. Elle est un personnage et une caricature avant d'être humaine. Je crois qu'il est temps que je fasse la paix avec ce fait. Elle ne sera jamais comme je la voulais. Un peu comme la série dans son ensemble, d'ailleurs. 

vlcsnap_2012_03_27_01h59m41s141 vlcsnap_2012_03_27_02h02m28s20


// Bilan // Un beau moment passé en compagnie des Housewives de Wisteria Lane. Tout était presque parfait.