25 octobre 2012

Revenge [2x 03 & 2x 04]

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Confidence // Intuition 

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   Revenge s'assume et se surpasse en ce début de saison 2 ! Preuve irréfutable : absolument tous les personnages, sans exception, complotent dans leur coin d'une manière ou d'une autre. C'est l'indéniable signe qu'elle a bel et bien basculé dans le monde impitoyable du soap où tous les coups sont permis. Je sais bien que cela ne plait pas à tout le monde, tout particulièrement à ceux qui ont le genre en horreur, mais soyons francs : c'est cela que Revenge aurait dû être dès le départ. Elle a mis une saison de hauts et de bas à prendre ses marques. Elle a joué aux faux semblants. Elle a fait sa timide. Maintenant que les lions sont lâchés, admirons simplement le spectacle et cessons de réfléchir en terme de crédibilité -un soap n'en a pas tellement par définition- et de culpabilité -on peut aimer se détendre devant Revenge et adorer en parallèle Breaking Bad et, soyons fous, Mad Men !- car tout cela n'est que du divertissement. L'important est qu'il soit efficace. Et actuellement, il l'est. 

   Ce qu'il y a de plus réussi, c'est sans conteste les délicieuses vacheries que Victoria et Conrad se balancent à longeur de journée. Madeleine Stowe ne peut dissimuler le plaisir qu'elle prend à les prononcer. Et pour ma part, je ne peux cacher mon enthousiasme dès qu'elle ouvre la bouche ou même qu'elle sourit. Je trépigne. Dans un style plus subtile, les rencontres entre la Reine des Hamptons et Emily Thorne sont toujours aussi enthousiasmantes. Le jour où elles seront obligées de collaborer -et ce jour arrivera forcément, surtout avec cette affaire d'"initiative" à la Caméléon/Prison Break, encore floue, sans doute aussi pour les scénaristes eux-mêmes, mais prometteuse- elles détruiront tout sur leur passage ! En attendant, la conférence de presse organisée par les Grayson était tout à fait surprenante, mettant en lumière Amanda. Un rapprochement qui a abouti sur un drame totalement soapien dans l'esprit, pas original pour un sou mais efficace, variante de "la chute dans les escaliers" nommée "la chute par-dessus la rambarde". Fantastique ! J'ai cru que les scénaristes se dirigeaient alors vers une intrigue de don de sang qui aurait abouti sur la révélation de l'imposture d'Amanda et/ou sur la révélation de la paternité de Jack. Mais finalement non. Pas cette semaine en tout cas. Visiblement, la nouvelle maman a fait son temps dans la série et je ne la vois pas sortir de son coma. Emily aura sa mort sur la conscience et ce sera bien fait pour elle. Le bébé, lui, survivra forcément. Encore, on ne l'aurait pas vu à l'écran, les auteurs se seraient peut-être permis de le tuer mais là, aucune chance pour qu'ils osent toucher à un enfant. Nos amis les pauvres ont été pas mal présents dans ces deux épisodes et leurs histoires sont toujours les plus faibles du lot -quand ce sera le contraire, il faudra vraiment s'inquièter pour la série- mais l'histoire du vol de Declan pourrait finalement déboucher sur quelque chose d'intéressant. Wait & See

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   Nolan poursuit sa propre storyline et on mise cette fois sur l'émotion avec la mort de son père, qui sort un peu de nulle part -autant pour lui que pour nous- mais qui a le mérite de toucher. Gabriel Mann réussit à transmettre une vraie émotion en très peu de temps. Il est vraiment bon. Et puis notre attachement pour le personnage y fait aussi beaucoup. On regrette quand même que ses scènes avec Emily se réduisent comme peau de chagrin et que l'idée de la colocation ait été abandonnée aussi vite ! J'espère qu'il trouvera quand même le temps de se confier sur son père auprès d'elle. Cela dit, Padma me plait toujours bien. Rien de renversant à l'heure actuelle mais on ne nous cache déjà plus qu'elle a de mauvaises intentions. Un rapport avec David Clarke... Cette histoire qui semble un peu déconnectée du reste devrait donc rejoindre prochainement les autres. Au petit jeu des comparaisons, Padma est carrément plus intéressante que l'ennuyeuse Ashley, que l'on pourrait surnommer la girouette. Elle change de camp tous les deux jours et, miracle, le benêt Daniel s'en est rendu compte ! Leur relation devient tout de suite plus alléchante. Mais n'en attendons pas trop non plus... cela reste Daniel et Ashley. 

    Aiden prend encore un peu plus d'importance dans ces deux épisodes, et comme on s'en doutait, il a bien fricoté avec Emily il fut un temps et ne serait évidemment pas contre de recommencer. Barry Sloane ne dégage pas un charisme de fou -la voix bien profonde ne suffit pas- et l'alchimie avec Emily VanCamp n'est pas franchement évidente. Peut-être qu'avec le temps... Mais ce qui nous intéresse de toute façon, c'est le retour de Kara, la mère de notre héroïne. Les auteurs ont apparemment décidé qu'une rencontre devait avoir lieu assez rapidement. Et ils ont bien raison. Pas la peine de faire durer le suspense trop longtemps avec un élément comme celui-là. La relation entre Kara et l'homme aux cheveux blancs était une vraie surprise, de même que le cliffhanger qui se voulait choquant, surtout si on l'interprétait mal, mais que j'ai trouvé juste efficace. Alors comme ça elle a voulu tuer sa propre fille ? Je n'y crois pas une seule seconde. Ce qui se passe clairement, c'est qu'elle n'essaye pas de la noyer mais de la cacher le plus longtemps possible sous l'eau afin qu'on ne les repère pas. Ce "on" se référant certainement à l'Initiative. De façon tout à fait improbable, c'est en la revoyant furtivement qu'Emily se souvient soudainement avec précision de son traumatisme...

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// Bilan // Je prends un malin plaisir à voir Revenge, la série un peu bâtarde, se transformer sous nos yeux ébahis en grand soap de prime-time.


20 octobre 2012

Once Upon A Time [2x 03]

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Lady Of The Lake // 9 450 000 tlsp.

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   Après avoir délaissé Fairytale Land pendant quasiment tout un épisode, les scénaristes de Once Upon A Time rétablissent l'équilibre en s'aventurant avant tout dans le pays magique tant au présent qu'en flashbacks dans cette 3ème pièce de la saison, à nouveau très solide. C'est l'occasion pour Snow et sa petite bande de femmes baroudeuses d'affronter un ogre gigantesque pendant qu'Emma, plus cynique que jamais, essaye maladroitement de tisser un lien avec sa mère à coup de remarques acerbes (très drôles, mais gare à ne pas en abuser non plus !). On ne sait pas qui est la plus badass des deux, mais chacune leur tour, elles montrent qu'elles en ont dans le pantalon ! Once est une série féministe, elle le prouve ici encore un peu plus. A quand une princesse lesbienne, tiens ? Bon par contre, Aurora n'est pas très sympathique pour le moment, même si j'aime bien Sarah Bolger. Il va falloir que Snow et Mulan la matent une bonne fois pour toutes, qu'elle se calme.

   Les relations parents/enfants sont plus que jamais au centre des intrigues puisque le King George fait son apparition à Storybrooke et que l'affrontement Cora/Regina s'annonce comme l'un des événements de la saison. On a aussi les retrouvailles entre Jefferson et sa fille, légèrement expédiées malheureusement. Les adieux de Charming à sa mère étaient très émouvants, mais le twist final était en revanche assez prévisible. On commence à bien connaître les tours de passe-passe scénaristiques des auteurs. Je me pose quand même une question : pourquoi Lancelot a-t-il décrété qu'il ne restait plus qu'un coquillage avec un peu d'eau magique ? En cherchant un peu plus, peut-être que... Mais ce n'est qu'un détail (comme le fait que l'épisode s'intitule Lady Of The Lake sans que l'on sache vraiment pourquoi étant donné qu'elle n'apparait pas) Il y a eu plusieurs facilités de ce type qui m'ont gâché le plaisir. Je pense aussi à Charming qui ne cherche pas à fouiller un peu le tombeau de Regina. Ou même à Regina qui ne vient pas prendre Henry la main dans le sac elle-même. C'est expliqué au détour d'une phrase par Charming, mais ce n'est pas convaincant du tout ! Je crois qu'ils ont voulu caser trop de choses dans cet épisode, la cohérence d'ensemble en a donc pâti. 

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// Bilan // Messieurs et mesdames les scénaristes de Once Upon A Time, c'est super de vouloir bourrer à fond les épisodes de ce début de saison 2 parce que du coup on ne s'ennuie pas une seule seconde et on a l'impression que vraiment beaucoup de choses se passent et que les intrigues avancent à pas de géants (d'ogres ?) à chaque fois mais ce serait pas un peu too much par hasard ?

15 octobre 2012

Nashville [Pilot]

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Pilot // 8 930 000 tlsp.

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What About ?

Grandeur et décadence dans le milieu de la musique country à Nashville, aux cotés d'une star montante, Juliette Barnes, prête à tout pour réussir, et d'une autre au plus haut de sa carrière, Rayna James, qui sent que le vent commence à tourner pour elle...

Who's Who ?

Drama créé par Callie Khouri (Thelma et Louise). Avec Connie Britton (Friday Night Lights, American Horror Story), Hayden Panettiere (Heroes), Eric Close (FBI : portés disparus), Robert Wisdom (Sur écoute, Prison Break, Burn Notice), Charles Esten (Enlightened), Clare BowennSam PalladioJonathan JacksonPowers Boothe...

What's More ?

 L'action de la série se déroule à Nashville, comme son nom l'indique, et elle est bel et bien tournée là-bas ! L'état du Tennessee a même accordé une subvention de 7,5 millions de $ à la production pour qu'elle s'y installe puisque cela favorise la création d'emplois et valorise la ville. 

Bien que les prestations soient en playback, ce sont les vraies voix des acteurs et des actrices qui sont utilisées lors des passages chantés.

La créatrice, malgré l'Oscar qu'elle a remporté pour le scénario de Thelma et Louise en 1991, est peu prolifique. Elle a réalisé le film Mad Money en 2008 et signé quelques scénarios mais n'avait encore jamais participé à une série télévisée.

So What ?

   >> Lire la critique du script du pilote <<

   Alors que l'on croyait que Glee et Smash (et Fame et quelques autres) avaient fait le tour du genre de la série musicale, Nashville arrive à point nommé pour nous rappeler qu'aucune d'entre elles n'avait inspecté de près le monde de l'industrie du disque, qui plus est au coeur de Nashville, la capitale de la musique country aux Etats-Unis. Callie Khouri, la créatrice, était sans doute la mieux placée pour s'aventurer dans cette ambitieuse entreprise puisqu'elle partage son quotidien avec T. Bone Burnett, l'un des producteurs de country les plus célèbres, dont elle a d'ailleurs convoqué le talent pour superviser les compositions originales de la série. Pas étonnant donc que le pilote de Nashville respire à ce point l'authenticité, d'autant qu'il a été tourné sur place et que le réalisateur n'a pas hésité à poser sa caméra dans les plus beaux endroits de la ville (l'état du Tennessee n'a pas aligné les billets pour rien !). 

   En réussissant à convaincre Connie Britton d'incarner Rayna James, la papesse de la country qui doit se réinventer dans un univers de plus en plus concurrentiel et de moins en moins profitable, la créatrice a touché le jackpot ! Pas seulement parce que l'actrice était très demandée et que c'était la preuve, a priori, que son projet avait de l'intérêt -et qu'il en gagnerait du coup encore plus vu sa réputation dans le milieu- mais aussi et surtout parce qu'elle apporte au personnage une dimension et une émotion qui n'existaient pas de manière aussi prononcée sur le papier. En lisant le script, j'avais de véritables inquiètudes quant à l'attrait que pourrait avoir cette héroïne auprès du téléspectateur. Je n'en ai plus. Certes, Rayna n'est pas hyper attachante d'emblée, sachant que l'on n'a pas nécessairement envie de la plaindre alors que tout semble lui réussir sur le plan professionnel mais aussi familial et qu'elle peut parfois adopter des attitudes de diva, comme lors de la scène des répétitions. Mais on découvre petit à petit ses peurs et ses failles, notamment lorsque son père est dans les parages ou que son guitariste lui fait les yeux doux, et on tombe finalement assez rapidement amoureux d'elle. Je suis à peu près sûr que cela ne serait pas forcément arriver sans Connie Britton, en tout cas pas aussi vite. Je ne serais pas étonné le moins du monde si elle était nommée dans quelques mois aux Golden Globes (et plus tard aux Emmys, si toutefois la série tient le coup). Elle le mériterait amplement et ce ne serait que justice après avoir été trop longtemps boudée pour son interprétation de Tami Taylor dans Friday Night Lights. Cela ne risque pas d'arriver à cette chère Hayden Pannetiere, parfaite dans son rôle de peste aux dents longues mais dont on devine malgré tout les limites. Le passage où elle est au téléphone avec sa mère défoncée, cachée dans un placard -même si on a l'impression qu'elle est en train de faire caca- est très révélatrice. Elle n'est déjà pas très subtile en soi mais la jeune actrice n'aide pas à la rendre plus crédible. A l'inverse, la scène où elle est en train d'enregistrer un morceau est ridicule dans le sens où la critique du recours de plus en plus courant à l'autotune chez les jeunes artistes (et les moins jeunes aussi d'ailleurs) tombe totalement à plat puisque la Pannetiere chante parfaitement juste, contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire ! Est-ce que Juliette Barnes peut devenir attachante avec le temps ? Oui ! Elle a quand même du potentiel, soit en tant que super garce que l'on adore détester, soit en tant que jeune chanteuse qui apprend l'humilité au contact de son aînée. J'espère que l'on explorera les deux phases. 

   Mais il ne faut pas oublier l'outsider, Scarlett, le troisième personnage féminin fort qui semble totalement déconnecté du reste des intrigues tout le long du pilote, dans son café, mais qui rejoint intelligemment la partie à la toute fin. Le meilleur numéro musical de l'épisode lui revient d'ailleurs haut la main ! Ce If I Didn't Know Better est diablement enivrant, pas particulièrement commercial mais efficace dans son genre. De toute façon, le but de la série n'est clairement pas de vendre des disques et c'est très bien comme ça. Cela évitera certaines dérives et certains pièges dans lesquels Smash a pu tomber parfois. Je ne parle évidemment pas de Glee, qui assume à fond son business. Clairement, le problème de Nashville ne vient de toute façon ni de ses femmes, ni de ses musiques, mais de ses personnages masculins, caricaturaux et/ou inexistants. Eric Close a la lourde tâche de passer derrière Kyle Chandler dans le rôle du mari de Connie Britton. Il n'est pas mauvais, mais le pauvre avait de toute façon perdu la partie d'avance ! L'avenir politique de la série reposera sur ses épaules, ainsi que sur celles du père de Rayna, et je ne suis pas franchement convaincu pour le moment, tant par les interprétes que par l'intérêt que j'y trouve. En plus, je n'aime pas du tout l'opposition machiste qui est instaurée entre les hommes de pouvoir d'un coté, qu'ils fassent partie de l'industrie ou de la politique, bref ceux qui font les trucs sérieux, et les femmes de l'autre, qui sont là pour divertir, pour se montrer, pour séduire. Je suppose que c'est malheureusement une réalité et que la série ne serait pas tout à fait authentique si elle s'en éloignait... 

   Malgré un certain manque de finesse dans l'opposition entre ses deux personnages féminins principaux, qui devrait s'estomper avec le temps, le premier épisode de Nashville, prometteur, annonce un beau soap riche et intimiste sur l'industrie musicale, la célébrité, la rançon de la gloire, le poids de l'héritage familial, l'ambition politique, le temps qui passe... De quoi faire aimer la musique country même aux plus réticents en somme !

What Chance ?

 Je m'attendais vraiment à ce que Nashville démarre mieux que ça, je suis donc un peu inquiet sur l'avenir que les téléspectateurs lui réserveront. En tout cas, une chose est sûre : elle ne fera jamais le plein sur la cible des 18/49 ans ! Elle n'est pas écrite pour les draguer, ce qui est tout à son honneur mais qui pourrait aussi précipiter sa chute puisque ce sont eux qui font la loi, aussi bien dans l'industrie musicale qu'à la télévision ! Prions pour que Nashville n'arrête pas sa carrière trop tôt...

How ? 


13 octobre 2012

Revenge [2x 02]

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Resurrection // 8 360 000 tlsp.

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   "What now revenger?" La saison 2 de Revenge partait mal avec un Season Premiere raté et, dans un coin de ma tête, je commençais déjà à faire le deuil de tous les espoirs que j'avais fondés en la série. Mais alors avec ce deuxième épisode, pour le coup, les scénaristes m'ont bluffé ! Toutes les impasses dans lesquelles les personnages se trouvaient et qui promettaient de nous ennuyer pendant un petit moment ont été abandonnées au profit de plans machiavéliques absolument d'enfer ! Victoria et Conrad Grayson nous ont offert une scène d'anthologie à coup de répliques délicieusement perverses -"So it's true? Even the devil himself didn't want you?"- et à coup de... coups justement, la reine des Hamptons se retrouvant sérieusement amochée après avoir été frappée par son mari à sa demande, lequel ne s'est pas privé, l'occasion était trop belle ! Inutile de préciser que Madeleine Stowe a sorti le grand jeu pour l'occasion. Les deux personnages ont beau ne plus être ensemble, ils sont unis pour l'éternité par leur soif d'argent et de pouvoir, et quand on dit qu'ils sont prêts à tout pour arriver à leurs fins, c'est presque un euphémisme ! Franchement, Amanda Woodward et Peter Burns ne les auraient pas renié. Je préfère toutefois tempérer ce grand élan d'enthousiasme -je ne suis pas fun je sais- en indiquant qu'au bout du compte, aussi bon soit cet épisode en terme de rebondissements, il a tendance à renvoyer la série à son point départ : Victoria et Conrad complotent, Emily veut à tout prix se venger pour ce qu'ils ont fait subir à sa famille (son père et sa mère), Charlotte est de retour à la maison, Daniel est toujours dans les parages et, clairement, ses sentiments pour Emily ne se sont pas envolés, ni ceux d'Emily à son égard... Heureusement, de nouveaux protagonistes sont là pour pimenter l'affaire.

   On ne sait toujours pas grand chose d'Aiden mais, une chose est sûre, il y a de la tension sexuelle dans l'air comme suggéré lors du premier épisode de la saison avec leur petite bagarre. Dès le début de Resurrection, on savait bien qu'il serait là au bon moment pour l'extirper d'une sale situation donc on peut dire que le cliffhanger était prévisible et pas à la hauteur du reste. Et je ne suis pas particuulièrement content que l'homme aux cheveux blancs soit mort. Les auteurs ont un peu trop tendance à se débarrasser facilement des nuisibles sans qu'Emily ne se salisse les mains. Je me demande d'ailleurs jusqu'où elle est prête à aller au sujet de la grossesse d'Amanda. Comme le fait remarquer Nolan, c'est "very dark", même de sa part, de jouer sur la véritable identité du géniteur du futur bébé et ce pour la simple et bonne raison qu'elle ne le fait pas par rapport à sa vendetta, puisque ce n'est pas du tout lié, mais par pure égoïsme. Elle n'atteint jamais vraiment les personnes à qui elle veut faire du mal, mais elle réussit très bien à en faire à ceux qui n'y sont pour rien. Amanda est clairement celle qui s'en prend le plus dans la tronche depuis le début. Celle qui le mérite le plus pourtant, en dehors de Victoria et Conrad qu'il faut protéger pour des raisons évidentes, c'est Ashley. Vraiment, ce personnage est insupportable malgré sa présence très limitée. C'est quand même intéressant de constater qu'elle joue un double jeu avec Daniel et va tout rapporter à Papa Grayson. Je souhaite vivement que les scénaristes aillent encore plus loin en inventant une histoire entre Conrad et elle. Ce serait soapesque à mort. Fabuleux. Pendant de temps-là, Nolan est toujours en grande forme verbale et l'équipe de la série semble avoir décidé de lui donner plus de place au sein des intrigues. C'est une bonne nouvelle, à ceci près qu'ils ont aussi choisi de lui servir sur un plateau un nouvel intérêt amoureux. Qui est... une femme ! Et là, je ne suis pas d'accord. Certes, on ne nous a jamais dit qu'il était homosexuel. Un mystère a toujours plané sur ses véritables attirances. Mais je n'ai pas envie qu'il soit bisexuel. Je trouve que c'est trop facile et j'ai l'impression que l'ombre de Kalinda Sharma n'est pas loin... En toute bonne foi, j'avoue qu'il y a une bonne alchimie entre Nolan et sa prétendante, laquelle semble être un bon personnage. Donc, wait and see !

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// Bilan // Outrageusement bon, ce deuxième épisode de la saison 2 de Revenge prouve une chose en laquelle je ne croyais plus vraiment : la série peut être un excellent soap si elle veut. Suffit d'en avoir vraiment envie et d'assumer. Espérons qu'elle prenne ce chemin-là...

08 octobre 2012

666 Park Avenue [Pilot]

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Pilot // 6 900 000 tlsp.

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What About ?

Un jeune couple tout juste débarqué du Midwest emménage dans une résidence new-yorkaise très chic de l'Upper East Side, dont ils deviennent les gérants. Ce qu'ils ignorent, c'est que tous les habitants ont signé un pacte avec le Diable afin que leurs plus profonds désirs soient assouvis et que leur plus grandes ambitions se réalisent. Peu à peu, ils découvrent que des forces obscures se jouent dans cet édifice... (AlloCiné)

Who's Who ?

 Créé par David Wilcox (Fringe, Life On Mars). Réalisé par Alex Graves (Terra Nova, Journeyman, The Nine). Avec Terry O'Quinn (Lost), Vanessa Williams (Ugly Betty, Desperate Housewives), Dave Annable (Brothers & Sisters), Rachael Taylor (Grey's Anatomy, Charlie's Angels), Mercedes Masöhn (The Finder), Robert Buckley (Les Frères Scott, Lipstick Jungle), Erik Palladino (Urgences, Over There)...

What's More ?

L'immeuble qui sert de décor à la série n'est pas celui du 999 Park Avenue à New York mais l'Ansonia, situé dans l'Upper West Side, au 2109 de Broadway. Il a déjà été utilisé au cinéma pour JF patagerait appartement ou Hannah et ses soeurs par exemple.

La série est (très) librement basée sur le roman éponyme de Gabriella Pierce.

So What ?

    Certains d'entre vous l'auront peut-être remarqué mais une nouvelle rubrique est apparue au cours de l'été sur le blog, celle des critiques des scripts de pilotes (ICI). Je l'avais inaugurée justement avec celle de 666 Park Avenue (à (re) lire ICI). J'ai donc découvert ce premier épisode en sachant tout ce qui allait s'y passer. Pour cette raison, tous les effets de surprises n'ont pas franchement fonctionné sur moi. J'ai beau avoir une mauvaise mémoire, je me souvenais à peu près de tout. Il faut dire que je l'avais aimé ce script, dévoré même, et j'avais vraiment hâte de voir s'il allait être respecté et si le passage à l'écran, en terme d'effets spéciaux notamment, allait être à la hauteur de son ambition. J'ai désormais toutes les réponses à mes questions. Enfin presque toutes. Et je tenais à vous en faire part...

   666 Park Avenue n'est pas une série d'épouvante, ni vraiment une série fantastique, pas tout à fait un soap non plus, elle est... on ne sait pas très bien ce qu'elle est et c'est ce qui en fait une véritable curiosité. Mais disons que le terme "Thriller surnaturel" semble approprié. Les influences sont évidentes, L'avocat du Diable étant clairement une réfèrence. Mais le but ici n'est pas nécessairement de faire peur -ou alors si ça l'était, c'est complètement raté- mais plutôt d'installer une ambiance à la fois mystérieuse, inquiétante et mystique, classieuse aussi, qui nous hypnotisera suffisamment pour que l'on souhaite traverser les couloirs sombres du Drake semaine après semaine. Ce ne sont pas les lampes capricieuses, les ascenseurs tueurs ou les murs dévoreurs qui me donnent particulièrement envie de rester, bien qu'ils aient leur charme, mais plutôt les quelques pistes mythologiques lancées, notamment autour d'une possible "secte du dragon". Cela tend d'ailleurs à prouver que la série peut tenir sur la longueur qu'elle adopte ou non un format procedural dans les premiers temps avec un nouvel habitant en proie aux facéties du Diable à chaque nouvel épisode. Il y en a plus de 300 nous dit-on dans ce grand et luxueux immeuble...

   L'ouverture de l'épisode pilote est à mon sens une belle réussite car elle parvient, en quelques secondes seulement, à créer une atmosphère tout à fait singulière tout en mettant en avant le personnage le plus envoûtant de la série, le fameux Gavin Doran, et sa femme, l'énigmatique Olivia. Terry O'Quinn est évidemment parfait dans ce rôle qui semble avoir été écrit pour lui. Le phrase "You disappoint me John" qu'il prononce ne peut d'ailleurs qu'être un clin d'oeil au Locke de Lost, que l'acteur a brillamment incarné pendant 6 ans. Il n'a pas besoin d'en faire trois tonnes ici pour faire flipper. Il n'abuse pas des sourires pervers et des voix d'outre-tombe. Plutôt que de menacer à longueur de temps, Gavin agit. Vanessa Williams est plus en retrait, mais elle est tout aussi convaincante. On lui demande à peu près la même chose que d'habitude, en ajoutant peut-être à son jeu quelques nuances de noir plus prononcées. Par contre, dans le script, il se dégageait quelque chose de beaucoup plus touchant de son personnage, notamment quand elle évoque sa fille morte il y a quelques années. Elle était censée avoir les larmes aux yeux. Ce n'est pas le cas ici. Le botox empêche sans doute l'actrice d'exprimer ce type d'émotion, à moins qu'elle n'en soit tout simplement pas capable, chirurgie ou pas... La vraie bonne surprise de ce pilote pour moi, c'est Rachael Taylor ! Je redoutais le pire après ses performances dans Grey's Anatomy et Charlie's Angels et je l'ai trouvé bizarrement bonne ici. Pas extraordinaire, pas incroyable, mais crédible et attachante. Dave Annable m'a en revanche presque déçu. Il était un peu trop mou, pas assez charismatique. C'est sûr que face à Terry O'Quinn, il avait peu de chance d'impressionner mais on sait grâce à Brothers & Sisters qu'il est capable de beaucoup mieux. On va lui laisser le bénéfice du doute pour le moment et se contenter de blâmer son personnage, pas très énergique et un peu trop ravi de la crêche. Le troisième couple de la série, le moins solide, ralentit un peu le rythme de ce premier épisode avec des scènes répétitives et creuses. Dans le script, elles trouvaient leur intérêt dans la sensualité qui s'en dégageait, à la fois par l'aspect voyeuriste mais aussi par le coté exhibitionniste. Visiblement, c'était too much pour ABC qui voulait du sexy, mais du sexy super soft. On s'étonne d'ailleurs de voir les personnages si habillés, les garçons notamment. A l'origine, les passages shirtless étaient au nombre de 3 (oui, je les ai comptés ! Sue me !). Au final, il n'y en a pas un seul. Annable ouvre sa chemise, mais se glisse dans le bain avant qu'on ait le temps de voir quoi que ce soit, et Robert Buckley a toujours un tee-shirt sur lui. A quoi bon prendre des acteurs au physique avantageux si c'est pour ne pas s'en servir ? 

   D'autres modifications ont eu lieu entre la dernière version du script et le pilote : par exemple, lors de la scène où le fantôme se jette du haut de l'immeuble, sa chute est censée être accompagnée d'images en arrière-plan sur l'intérieur des appartements avec les personnages qui vaquent à leurs occupations. C'était sans doute trop ambitieux, pas évident à retranscrire à l'écran et possiblement trop onéreux. Cela dit, on sent que la série n'est pas produite par ABC Studios, comme Once Upon A Time ou Revenge qui la précédent, mais par Warner Bros. Les moyens ont été mis et l'utilisation de fonds verts dégueu limitée. Ce n'est pas cheap, c'est même plutôt très soigné. La toute fin de l'épisode, le cliffhanger en fait, était plus impressionnante sur le papier et, pour le coup, je ne vois vraiment pas ce qui peut expliquer ce changement de dernière minute. La jeune voisine n'avait pas une vision de Jane en train de courir, apeurée, mais de Jane en larmes et en sang, attachée et baîllonnée à une chaise. L'effet était autrement plus réussi, même si dans le fond, l'idée est la même. 

   Le pilote de 666 Park Avenue manque certainement de finesse et n'annonce pas la meilleure nouveauté de la rentrée, mais il parvient à installer une ambiance singulière et des personnages prometteurs dans un contexte fantastique auquel les networks accordent en général peu de place. Divertissant, efficace et visuellement maîtrisé, il augure au pire un guilty-pleasure tout à fait recommandable, au mieux une bonne série de genre. Alors, sans vouloir me faire l'avocat du Diable, je vous conseille vivement de jeter un oeil dans le judas... à vos risques et périls !

What Chance ?

 Je ne comprends pas pourquoi les américains n'ont pas été plus nombreux à découvrir le pilote. 6,9 millions, c'est un score vraiment très faible, et il y a fort à parier que la série avoisinera rapidement les 5 millions. Un mystère de plus en cette rentrée...

How ? 



06 octobre 2012

Revenge [2x 01]

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Destiny (Season Premiere) // 9 740 000 tlsp.

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   "Destiny has two ways of crushing us... by refusing our wishes... and by fulfilling them. Henri Frederic Amiel". Et s'il y a une série à laquelle je prédisais une grande destinée l'an dernier au bout de quelques épisodes seulement mais qui m'a franchement déçu par la suite, c'est bien Revenge. Je ne vais pas revenir sur les derniers épisodes, qui étaient franchement ratés, mais je constate que les scénaristes, après avoir imaginé des cliffhangers particulièrement décevants aux résolutions évidentes et prévisibles, n'ont malheureusement pas réussi à rattraper le coup au cours de ce Season Premiere ! Etait-il vraiment nécessaire de faire durer le suspense sur la mort de Victoria Grayson alors que nous savions tous pertinement qu'elle était toujours vivante, dans un coin, en train de comploter ? Parce que non seulement le moment de la révélation ne fait du coup strictement aucun effet mais, en plus, on a privé Madeleine Stowe de ses précieuses minutes d'antenne et nous, par conséquent, de ses regards énigmatiques et de ses répliques savoureuses. Un épisode avec si peu de Victoria ne peut foncièrement pas être un bon épisode. Heureusement, le cliffhanger de Destiny est bien plus efficace et relance la machine convenablement. Dommage que ce soit si tardif... Le reste du temps, on s'ennuie un peu, voire beaucoup, puisque la contextualisation est laborieuse alors que plusieurs mois ont passé depuis le crash d'avion, dans lequel on suppose d'ailleurs que Lydia a péri. Pas un mot n'est prononcé à son égard. Je sais bien qu'elle était inintéressante et transparente au possible, mais quand même. Il parait que Conrad l'aimait...

   Les clins d'oeil avec le premier épisode de la série étaient nombreux et la construction elle-même était très proche puisque tout a commencé à nouveau sur un flashforward. Cette fois, il nous a emmené au plus profond des mers, non pas en direction de la carcasse de l'avion mais au plus proche de l'épave de l'Amanda, le bateau de Jack. Un homme -si l'on s'en tient à la main qui nous est présentée en guide de carotte- semble s'être noyé au cours du naufrage. On pourrait émettre quelques hypothèses sur son idendité mais ce serait bien inutile. Il s'agira problablement d'un personnage que l'on n'a pas encore rencontré et dont la mort ne bouleversera les plans de personne et surtout pas ceux d'Emily. Je ne demande qu'à être agréablement surpris, bien entendu, mais je préfère ne m'attendre à rien. J'ai bien compris que Revenge n'était pas le genre de série qui osait. Ce mystère est beaucoup moins excitant que celui du meurtre sur la plage. Il faudra donc se tourner vers un autre élément pour espérer un peu d'action. Cela pourrait venir de Kara, la mère d'Emily qui n'a quasiment jamais été citée au cours de la saison 1 mais qui devient tout à coup LA nouvelle personne à venger pour notre héroïne. Les choses ont été tellement mal amenées que j'ai dû mal, pour le moment, à tirer une quelconque satisfaction de ce nouveau fil rouge. Les détails ne sont pas soignés et la crédibilité est évidemment au niveau zéro. Oui je sais, c'est un soap. Mais créer une certaine forme de logique et de vraisemblance ne fait de mal à personne, même dans une oeuvre ayant pour but premier de divertir. Par exemple, pendant plus de 20 ans, l'hôpital pyschiatrique dans lequel Kara a été enfermée -sans doute grâce à un stratagème machiavélique signé Victoria- est resté intact malgré sa fermeture, avec les dossiers des patients dedans. Comme d'habitude, tout est très et trop facile pour Emily. Elle peut évidemment encore compter sur son fidèle acolyte Nolan, toujours aussi drôle mais moins riche, ce qui l'oblige à entamer une colocation avec elle. La perspective est tout à fait réjouissante, plus que n'importe quelle autre à ce stade.

   Encore et toujours, les personnages secondaires de Revenge sont pour la majeure partie à jeter et ils l'handicapent forcément sur le long terme  : Declan fait du Declan; Charlotte se montre attendrissante mais ne parvient toujours pas à susciter une réelle compassion et un véritable attachement; Jack est terriblement ennuyeux, avec ou sans Amanda à ses cotés, laquelle ne devrait pas tarder à accoucher; le samouraï Takeda déblatère des conneries de grand sage mais il est maintenant accompagné de quelqu'un qu'Emily n'aime pas du tout... jusqu'à ce qu'elle en tombe amoureuse je suppose; Daniel est profondément ridicule, pas tant parce qu'il a replongé dans l'addiction mais parce qu'il est en couple avec Ashley qui se prend pour la nouvelle Victoria. La paire est insignifiante au possible. Il n'y a pas l'ombre d'une étincelle entre les deux interprètes. C'est la cata mais avec un peu de chance, ça ne va pas durer. Reste finalement Conrad, le seul vrai connard de la bande actuellement -Victoria et son complice aux cheveux blancs mis à part- et ça fait vraiment trop peu dans une série qui se prétend être un soap. Où sont les méchants ? Et les couteaux dans le dos ? Les actes les plus répréhensibles ont été commis dans le passé. Au présent, on brasse beaucoup d'air en attendant qu'il se passe enfin quelque chose de croustillant...

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// Bilan // J'aime mes soaps dirtysexy et twisty. Soapy à mort. Revenge est bien trop sage pour être qualifiée de la sorte à l'heure actuelle. Le potentiel est toujours là pour offrir semaine après semaine un divertissement honorable, mais ce premier épisode n'annonce pas une saison 2 mettant la barre plus haut que la première. Elle semble vouloir utiliser les mêmes recettes sans jamais assumer ce qu'elle est, ou ce qu'elle devrait être. Au lieu de passer à la vitesse supérieure, elle fait donc du surplace. Sachant que la moitié des personnages sont à noyer, on se demande bien ce qui pourrait la sauver des eaux !

04 octobre 2012

Once Upon A Time [2x 01]

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Broken (Season Premiere) // 11 360 000 tlsp.

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   "Magic is coming", le slogan de la saison 2 de Once Upon A Time -qui n'est pas sans rappeler le "Winter is coming" de Game Of Thrones- n'était pas mensonger ! La magie est bien de retour à Storybrooke depuis que le sort jeté par l'Evil Queen sur nos héros de conte de fée a été rompu, mais pas sous la forme à laquelle ils sont habitués. Cela complique les choses pour tout le monde, sauf pour Mr Gold bien sûr, le chef d'orchestre de ce grand bouleversement, à qui il arrive parfois d'être dépassé par les événements mais certainement pas cette fois-ci. Il convoque une sorte de Dementor à la Harry Potter, aspirateur d'âmes, pour se débarrasser avec grandiloquence de Regina. Il échoue mais il n'a clairement pas dit son dernier mot. Et ce n'est pas Belle, contrairement à ce qu'elle croit, qui réussira à l'en dissuader. A l'heure actuelle donc, ce n'est plus la mairesse de la ville qu'il faut craindre mais l'antiquaire pervers. Et la perspective de ne plus assister, pendant au moins quelques temps, aux affrontements verbaux et stériles de Regina et Emma, est un véritable soulagement. Les voir faire équipe dans cet épisode était même très plaisant. Ce qui était cool aussi et qui devrait continuer à l'être, c'était de voir la douce Mary Margaret retrouver ses réflexes bad ass maintenant qu'elle est redevenue Snow White. J'attendais avec impatience les "retrouvailles" entre Emma et ses parents et je dois dire que je n'ai pas été déçu. C'était court mais très émouvant. Et drôle aussi lorsque Snow réalise tout ce qu'elle a confié sur sa vie amoureuse et sexuelle... à sa fille ! C'est exactement le genre de situation décalée dont je rafolle dans la série. Cela dit, dans l'ensemble, j'ai trouvé les dialogues faibles. Hormis quelques bonnes répliques disséminées çà et là, on reste dans la caricature et on verse souvent dans la facilité. C'est vraiment dommage. C'est souvent ce qui empêche la série de vraiment décoller. 

   Vu le cliffhanger de l'épisode, très bien amené et efficace, les liens entre Snow et sa fille devraient rapidement se resserrer et nous offrir de beaux moments de complicité. Elles sont toutes les deux bloquées à FairyTale Land désormais, loin de Charming, d'Henry et des autres, mais accompagnées de deux nouveaux personnages féminins prometteurs : Aurora, la Belle au bois dormant, et Mulan, la guerrière qui a beaucoup à apprendre à ses collègues féminines. Ce quatuor me réjouit d'avance ! Je trouve en plus que les actrices ont été super bien choisies. Je connais mal Sarah Bolger, n'ayant pas suivi Les Tudor, mais je l'ai trouvé convaincante dans ce premier épisode. Idem pour Jamie Chung. Cela compense le ratage Cendrillon de la saison 1. Le seul petit problème que je vois se profiler, c'est que toutes ces princesses vont finir par se rassembler. Elles ne paraissent pas vraiment se distinguer les unes des autres par des caractères différents. On a d'ailleurs le même souci avec leurs alters ego masculins, tous fabriqués dans le même moule et relativement transparents jusqu'ici. Il serait temps qu'un nouvel homme fort et charismatique vienne accompagner Rumplestiltskin, d'autant qu'on ne reverra peut-être jamais Pinocchio. Le triangle amoureux autour d'Aurora, Mulan et le beau Prince Phillip -dont on souhaite vivement la résurrection... on nous a déjà privé du Chasseur... ça suffit !- s'annonce particulièrement croustillant. 

   Bien entendu, ce Season Premiere soulève de nombreuses questions. La première qui me vient spontanément à l'esprit : qui est vraiment ce Dr Whale ? On n'a toujours aucune piste sur sa véritable identité féérique et on ne comprend vraiment pas ses intentions. Et puis visiblement, personne n'a l'air de le savoir. J'imagine bien que dans la logique de la série, tous les personnages ne se connaissent pas forcément mais ça m'étonne un peu qu'ils ne mènent pas leur petite enquête. J'imagine que c'est encore trop tôt... Autre question, toujours basée sur une affaire d'identité : qui est le mystérieux monsieur qui ouvre la saison ? Dans la plus pure tradition Lostienne, l'idée était excellente en tout cas ! J'ai l'impression qu'il faudra attendre au moins la mi-saison avant qu'un début de réponse nous soit donné, et j'aime cette vision des scénaristes sur le long terme. La théorie la plus évidente, c'est imaginer qu'il s'agit du fils perdu de Rumple, envoyé pourrir au milieu de la race humaine dans une grande ville qui n'a absolument rien de magique. Bon et puis il y a les questions tout à fait évidentes qu'il est inutile de lister : comment Snow et Emma vont-elles faire pour retourner à Storybrooke ? Pourquoi une partie de FairyTale Land n'a pas été touchée par la malédiction, du moins pas de la même manière puisque le temps s'est quand même arrêté pendant 28 ans pour ceux qui étaient présents sur ces Terres ? Pourquoi le Petit Loup-Chaperon Rouge Ruby n'a encore servi à rien ? Tout ça tout ça quoi... 

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// Bilan // Si le charme de la Méchante Reine est désormais rompu, celui de Once Upon A Time reste intact. Cette deuxième saison débute sous les meilleurs auspices, avec un premier épisode solide et visuellement convaincant, qui contient ce qu'il faut de changements, de nouveaux personnages et de pistes inédites à explorer pour nous tenir en haleine un bon moment. La magie est revenue à Storybrooke, certes, mais elle n'avait jamais quitté la série !

 

02 octobre 2012

Private Practice [6x 01]

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Aftershock (Season Premiere) // 6 450 000 tlsp.

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   Pour son 6ème (et dernier ?) retour à l'antenne, Private Practice a choisi de surprendre en déployant une structure  d'épisode inhabituelle, chaque personnage obtenant son morceau à lui, le tout rythmé par un cas médical qui touchait chacun d'entre eux d'une manière ou d'une autre, de près ou de loin. Les scénaristes ont parfaitement su mener à bien cette entreprise casse-gueule et aucune partie n'était plus faible qu'une autre. Cela leur a même permis de ménager le suspense sur certaines questions. Mais je m'interroge tout de même sur le but de l'opération. Est-ce une façon de dire : Addison n'est plus l'unique star du show -ce que l'on a pourtant bien compris depuis longtemps- et si on veut continuer sans elle, on le peut ! On a en effet appris pendant l'été que Kate Walsh souhaitait stopper sa participation à la série au terme des 13 épisodes commandés. En cas de renouvellement pour une saison complète, elle quitterait donc l'Oceanside. Chose totalement impensable pour moi, quoique l'on veuille nous faire croire. 

   Violet. C'est avec elle que l'épisode commence et se termine et c'est visiblement sur elle que les auteurs ont décidé de miser en ce début de saison. Je ne suis pas contre. Je l'ai toujours beaucoup aimé. Je me faisais une joie de la voir devenir une femme de prisonnier ! Je trouvais l'idée intéressante et pas si courante. Manque de pot, Shonda Rhimes s'est supposément brouillée avec Tim Daly -qui n'a pas été très malin il faut dire et a déclaré dans une interview que ce job était plus alimentaire qu'autre chose et que si ça devait s'arrêter demain, il n'en serait pas peiné !- du coup Pete ne part pas en prison : il meurt ! Oui, encore un mort dans la série (et je ne compte pas ceux de Grey's Anatomy). Y'a un moment où trop c'est trop. Je n'aimais pas le personnage mais j'aurais préféré qu'il obtienne une "fin" plus originale. Cela dit, l'annonce de Violet à Cooper était originale ! Jusqu'au bout, on ne savait pas bien ce qui lui était vraiment arrivé...

    Addison. Elle a donc choisi Jake. C'est trop bête. Vraiment trop bête. Mais ce n'est pas étonnant : si elle doit terminer la série avec quelqu'un -et le contraire serait étonnant- ce sera avec Sam. C'est en tout cas ce que la logique voudrait. Il faut donc trouver un moyen de rallonger la chose. Jake sert ainsi de passerelle. Addison s'invente des probèmes : Jake serait trop parfait... C'est sans doute vrai. Et c'est certainement pour ça que je le trouve si ennuyeux. J'espère que ses intrigues d'ici à l'épisode 13 ne se résumeront pas à lui. Elle vaut mieux que ça...

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   Cooper & Charlotte. Pas de répit pour la petite famille ! Voilà que Charlotte est enceinte... de triplés ! Combien va-t-elle en perdre ? Vu que sa grossesse est risquée, tout porte à croire que les complications seront nombreuses et douloureuses. Les réactions de Cooper m'ont beaucoup amusé en tout cas. Il est si fier de ses spermatozoïdes ! Charlotte est restée fidèle à elle-même, avec sa grosse carapace de fille dure et autoritaire. Quand elle aura ses bébés dans les bras, elle sera la plus heureuse des femmes, il n'y a pas de doute. 

   Sam. Monsieur a une nouvelle copine, l'infirmière Stephanie, incarnée par Justina Machado. La rebound girl en somme. Elle a l'air tout à fait sympathique mais je me réserve mon jugement pour plus tard, quand on aura mieux appris à la connaître. Physiquement en tout cas, je ne trouve pas qu'ils aillent très bien ensemble. Moralement, le coeur de Sam est toujours occupé par Addison. Il n'a pas besoin de l'exprimer pour qu'on le comprenne. Il est en juste en train de se persuader qu'il est heureux et que tout va bien... 

   Amelia & Sheldon. La jeune femme fête sa première année de sobriété. On est content pour elle. Après toutes les épreuves qu'elle a traversé, c'est un véritable exploit. On se demande quand même à quel moment et comment les choses vont se compliquer pour elle. Le peu de choses qui arrive à Sheldon se déroule toujours hors-écran. C'est extrêmement frustrant. Il entretient une relation particulière avec son ex-femme, mais on ne la voit encore pas. Et là, c'est le drame. On nous sort une maladie de nulle part pour monsieur ! Vu sa position dans le bureau de Sam, on peut en déduire qu'il s'agit d'un cancer du colon. Super... Un futur mort de plus à l'Oceanside ? Ils auraient pu trouver mieux pour lui, vraiment. Je sais qu'il n'a jamais vraiment inspiré les scénaristes mais bon...

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// Bilan // Malgré un Season Premiere riche et bien construit, j'ai toutes les peines du monde à trouver encore un véritable intérêt à Private Practice. Cette saison 6 bonus ressemble à la saison de trop. On nous rajoute une couche de drames en tout genres qui n'étaient pas nécessaires. Enfin il fallait bien raconter quelque chose...

01 octobre 2012

Grey's Anatomy [9x 01]

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 Going, Going, Gone (Season Premiere) // 11 730 000 tlsp.

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   Ce qui devait arriver arriva. RIP Mark Sloan. 1968-2012. Comme elle en a pris l'habitude, Grey's Anatomy entame sa 9ème saison sur un deuil, cette fois celui du célèbre McSteamy, dont l'image la plus marquante restera sa sortie de douche légendaire. Ce n'est certainement pas le personnage dont le départ aura été le plus émouvant et ce n'est pas non plus le personnage qui nous manquera le plus. Mais l'hommage qui lui a été rendu tout au long de l'épisode était très touchant et totalement fidèle à l'homme qu'il était. Excellente cette idée d'avoir inséré des petits passages vidéo retraçant son évolution à travers les années. Il a commencé en 1994 par demander à Derek, sur le point de se marier, quel était l'intérêt de jurer fidélité à une seule femme. Puis il a tenté de faire une sextape avec Callie, en 2007. Deux ans plus tard, au mariage de cette dernière et d'Arizona, il avouait espérer vivre la même chose avec Lexie un jour. En 2011, il accueillait chez lui sa petite fille, Sofia, et la berçait pour qu'elle s'endorme. Dès le début de l'épisode, on savait qu'il allait y passer. C'est une bonne chose de ne pas avoir cherché à faire durer le suspense sur la question de sa survie. Avec le départ d'Eric Dane annoncé cet été, il n'y avait absolument aucun autre moyen de le faire partir logiquement. Il ne pouvait décemment pas laisser tomber sa fille, Callie et Arizona dans un moment aussi difficile. Et nous n'aurions pas supporté de le voir passer une saison, ou plus, à pleurer Lexie de toute façon. Shonda Rhimes a fait le bon choix et a réuni là-haut ceux qui s'aiment (pour une fois).

   Bien évidemment, le crash d'avion est encore dans tous les esprits alors qu'une trentaine de jours a passé. Ce saut dans le temps est frustrant car il nous prive des conséquences immédiates de l'accident mais c'est en réalité une technique pas idiote pour miser en ce début de saison sur l'ignorance la plus totale des téléspectateurs. Que s'est-il réellement passé pendant une semaine dans les bois ? On aura la réponse plus tard, possiblement au prochain épisode. Pour l'heure, il s'agit de nous montrer, comme après la fusillade, qu'aucun des personnages n'en est sorti indemne moralement, que ce soit ceux qui ont vécu le drame de l'intérieur ou ceux qui l'ont vécu en tant que spectateur dans un premier temps puis qui en ont subi eux aussi les conséquences ensuite. Jackson a perdu son mentor par exemple et doit maintenant enfin se faire confiance en gardant à l'esprit tous les conseils que Mark lui a prodigués pendant ses années d'apprentissage. C'est triste à dire mais c'es presque ce qui pouvait lui arriver de mieux. Alex, lui, souffre du mal de celui qui a survécu, qui aurait pourtant pu mourir parce qu'il aurait dû être dans cet avion, mais qui est toujours là et qui ne sait plus comment vivre. Alors, Karev Style, il couche avec toutes les nouvelles internes pour oublier. C'est pathétique bien entendu, mais c'est lui dans toute sa splendeur. Meredith, de son coté, ne semble pas si traumatisée que cela en apparence. Elle a pourtant perdu sa soeur. Mais comme le fait remarquer Owen, elle est forte, plus forte que n'importe qui d'autre au Seattle Grace, elle a un rapport avec la mort particulier puisqu'elle n'a cessé de frapper son entourage en plein fouet, et elle a une vie, celle de sa fille, à protéger, le meilleur moyen de continuer à avancer. 

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   Pour Callie, les choses ne sont pas aussi simples puisqu'elle n'a pas seulement perdu son meilleur ami, elle a aussi perdu la confiance de sa femme. On sait encore peu de choses sur l'amputation d'Arizona, dont l'image de la jambe coupée reste un des plus grands chocs que la série nous ait procurés, mais l'on devine que c'est Callie qui a pris cette grave décision et qu'Arizona l'en tient pour responsable depuis. Alors que le couple avait été globalement épargné la saison précédente, il semblerait qu'un chemin sombre et douloureux se dresse devant eux... Et puis il y a aussi Derek, dont la main abîmée ne semble plus vouloir fonctionner tout le temps. Je suis un peu moins sensible à cette intrigue, sans doute parce que le héros me laisse de plus en plus indifférent. Mais il est toujours là, alors on va devoir faire avec. Quelques états plus loin, au beau milieu du Minnesota, dans la neige et le froid, cette chère Cristina galère dans un hôpital où les chirurgiens ont des méthodes archaïques et où ils ne sont pas les stars. Les patients le sont. Or, Cristina est une superstar. Cristina doit donc soit gagner en humilité, ce qui semble peu probable, soit retourner au Seattle Grace, où elle pourra rester elle-même et où on l'aimera pour ça (sauf les nouveaux internes sans doute). Je suis toujours très fan des passages où Cristina n'est pas dans son milieu naturel. On en avait eu beaucoup en début de saison 7 et c'était drôle et émouvant. Vivement que Meredith trouve la force de lui rendre visite ! Et Owen peut-être aussi. En attendant, lui il est parti chercher April, retournée dans la ferme où elle a grandi après ses mésaventures lors des examens de fin d'études. C'était grotesque de la voir traîner ce cochon dans un décor en fond vert, mais j'étais content de la revoir et je la trouve désormais essentielle à la série (mais je l'ai toujours défendue de toute façon). 

   En l'espace de deux épisodes, Grey's Anatomy a perdu trois de ses personnages principaux : Lexie, Mark et Teddy, laquelle n'aura d'ailleurs visiblement dit au revoir à personne. C'est un peu moche. Mais la nouvelle génération de médecins est prête à combler comme elle peut ces absences. Il est trop tôt pour dire si les nouveaux internes ont du potentiel mais ils sont en tout cas intégré en douceur. La pire des choses aurait été de nous les imposer avec force dès le premier épisode de la saison ! Jo, incarnée par Camilla Lundington, nous est présentée en quelque sorte comme la nouvelle Meredith. C'est ce que suggère le montage du tout début de l'épisode qui rappelle celui du tout premier épisode de la série, musique comprise. Toutefois, un peu plus tard, elle se transforme en George puisque c'est elle que Meredith a choisie pour être "la victime de la rentrée", celle qui est choisie pour opérer, qui échoue inévitablement et qui doit servir d'exemple pour sa promotion. Là encore, on joue à fond sur la nostalgie avec efficacité. On n'insiste pas trop sur l'idée du recommencement, juste ce qu'il faut pour que cela passe bien. Les scènes à la cafétéria sont dans le même esprit, légères et amusantes. Je me réjouis de la présence de Tina Majorino, même si elle est en retrait pour le moment. Seul le personnage de Gaïus Charles me laisse un mauvais pressentiment. J'ai l'impression qu'il va être chiant... Meredith est devenue "Medusa", la nouvelle Bailey, et cette dernière est désormais surnommée "Booty Call Bailey'. C'est vraiment fun et bien trouvé. J'espère toutefois que le ciel du monde merveilleux de l'ancienne nazie va prochainement s'assombrir car on en a un peu marre de la voir heureuse et rayonnante... 

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// Bilan // "Sometimes things die and there's nothing you can do about it". Si les plus belles années de Grey's Anatomy sont derrière elle, Shonda Rhimes n'a pas dit son dernier mot pour autant et ne laissera pas mourir sa série à petit feu sans se battre. Proposer un Season Premiere de cette qualité au bout de 9 saisons est un véritable tour de force, tout comme parvenir à nous surprendre encore. J'ignore si cette nouvelle salve d'épisodes sera aussi bonne que les précédentes, la logique voudrait que non, mais cette première pièce démontre que la série est encore plein de possibilités, toujours capable d'évolution... 

30 septembre 2012

The Neighbors [Pilot]

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Pilot // 9 220 000 tlsp.

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What About ?

Une famille tout ce qu'il y a de plus "normale" emménage dans une copropriété toute aussi normale en apparence. Mais il s'avère que tous les habitants sont en réalité des aliens, installés sur Terre depuis dix ans, dans l'attente d'instructions de leur planète. Les Weaver sont les premiers humains qu'ils ont l'opportunité de rencontrer. Les deux communautés découvrent que la pression du mariage et les problèmes liés à l'éducation des enfants sont communs à toutes les planètes... (AlloCiné)

Who's Who ?

 Créé par Dan Fogelman (Crazy, Stupid, Love, Cars). Avec Jami Gertz (Twister, Une famille presque parfaite, Ally McBeal, Urgences...), Lenny Venito (La Guerre des Mondes, Men In Black II), Simon Templeman (Voilà!), Toks OlagundoyeTim JoClara Mamet...

What's More ?

 Avant de devenir The Neighbors, le projet a porté les titres de Wonderful World et Down To Earth (mon préféré). 

So What ?

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   Le traumatisme Work It est encore dans tous les esprits, quelques mois plus tard. Les amoureux de la sitcom et de l'humour ne pardonneront jamais ABC de leur avoir infligé ça. C'est peut-être pour ça que The Neighbors a été accueillie avec autant de méfiance par la Terre entière dès les upfronts de mai. Sans oser le dire trop fort, moi je ne l'avais pas trouvé si horrible que ça la première bande-annonce dévoilée à l'époque. Pour être franc, je l'avais même trouvée prometteuse. En fait, je ne vais pas tourner autour du pot plus longtemps. Je vous regarde droit dans les yeux, amis lecteurs sériephiles, et je vous l'avoue : j'ai apprécié le pilote de The Neighbors, qui est bien loin de la catastrophe annoncée. Sont attachants ces aliens cinglés !

   Ce n'est pas la première fois que les extra-terrestres s'invitent à la table familiale : tout le monde se souvient de Alf (que j'ai toujours trouvé ridicule... allez comprendre), ou peut-être de 3ème planète après le soleil, si vous faisiez partie de ces chanceux qui avaient Série Club à la fin des années 90. Il y a aussi eu Loin de ce monde, dont je garde un souvenir très tendre. Et puis Mork And Mindy également, la sitcom -spin-off de Happy Days- qui a révélé Robin Williams dans les années 70 mais qui n'a jamais été diffusée chez nous. Il incarnait justement un alien, et il tombait amoureux d'une humaine. Et ils vécurent heureux et eurent un bel enfant. Et puis je me suis abstenu de citer Salut les Musclés et leur extra-terrestre Hilguege mais oui, il y eu ça aussi... En d'autres termes, The Neighbors, aussi originale soit-elle, n'a rien inventé !

   Elle fonctionne un peu de la même manière que Suburgatory, lancée l'an dernier sur ABC et qui est tout à fait recommandable. Les voisins de Tessa ne sont finalement pas si différents de ces aliens. Leurs obsessions et leurs excentricités ne sont pas tout à fait les mêmes, mais ils se comportent de façon tout aussi déroutante. Sur le long terme, on peut supposer que le but de The Neighbors est à la fois de se moquer gentiment de l'American way of life et de faire passer un message de tolérance, banal peut-être mais qui correspond parfaitement aux valeurs du network de Disney. Cela dit, je ne suis pas certain que les enfants y trouvent vraiment leur compte. Pas mal de blagues, sans être d'une intelligence incroyable, requièrent un minimum de culture générale. Par exemple, si l'auteur n'avait pas insisté lourdement dessus, je n'aurais pas compris que les aliens portaient tous un nom de sportif américain connu, parce que je suis complètement nul en nom de sportif américain connu (et en nom de sportif tout court). Par contre, j'ai tout à fait compris la réplique à double sens qui m'a fait éclater de rire : "I fear our little Dick may have exposed himself again!". Le coup des larmes de liquide vert m'a bien plu aussi. Evidemment, pour se laisser prendre au jeu, il ne faut pas être trop regardant sur les effets-spéciaux, qui ne sont pourtant pas si mauvais pour un budget de comédie. Il ne faut pas non plus s'attendre à des prestations comiques incroyables. Les comédiens qui incarnent les aliens sont plutôt bons, voire très bons. Petit coup de coeur perso pour la mère de famille. Ceux qui interprètent les humains sont moins impressionnants. Jami Gertz et Lenny Venito forment néanmoins un couple simple et sympathique, façon The Middle. Je pense que la série peut tenir sur la longueur. Il y a plein de thèmes à explorer, plein de situations incongrues dans lesquelles embarquer les familles, d'un coté comme de l'autre. Il y a matière à faire de The Neighbors une comédie marquante. 

   Je ne suis pas fou, vous savez. Je n'étais sous l'influence d'aucune drogue en regardant le pilote de The Neighbors. J'ai été sincèrement convaincu par cette entrée en matière excentrique, qui n'a pas oublié d'être attachante. Jamais une comédie n'aura autant mérité d'être qualifiée d'OVNI !

What Chance ?

 Cela fait maintenant 4 ans que l'on attend qu'ABC se décide enfin à diffuser une série familiale aux cotés de Modern Family et non une série "de potes" comme Cougar Town puis Happy Endings et plus récemment Don't Trust The B-----. Maintenant qu'ils se sont enfin décidés, on verra si ça fonctionne mieux. Pour le moment, l'effet curiosité et gros lead-in ont permis d'offrir un bon démarrage à The Neighbors mais rien n'assure que cela va durer. Au pire, la chaîne a toujours dans ses cartons The Family Tools et surtout How To Live With You Parents (For The Rest Of our Life), familiales également, pour prendre la relève...

How ?