25 février 2014

The Whispers [Pilot Script]

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THE WHISPERS (aka THE VISITORS)

Drama // 42 minutes

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Pilote "X Marks The Spot" écrit par Soo Hugh (Under The Dome, Zero Hour). Adapté de la nouvelle de Ray Bradbury Zero Hour. Produit par Steven Spielberg, Justin Falvey & Darryl Frank (Under The Dome, Falling Skies, The River, Terra Nova). Réalisé par Mark Romanek (Never Let Me Go, Photo Obsession). Pour ABC, ABC Studios, Amblin Television & Grady Girl Productions. 60 pages.

Alors qu'un vaisseau spatial a été retrouvé au beau milieu du désert du Sahara, à des milliers de kilomètres de là, dans les environs de Washington D.C., plusieurs enfants semblent comme possédés par une force invisible qui les pousse à commettre des actes meurtriers sur leur entourage. Deux agents du FBI sont alors chargés de mener l'enquête, ignorant que la course contre une invasion extra-terrestre vient de commencer... 

Avec Lily Rabe (American Horror Story), Milo Ventimiglia (Heroes, Gilmore Girls, Choosen), Barry Sloane (Revenge, Hollyoaks), Derek Webster (Damages, Harry's Law), Brianna Brown (Devious Maids), Catalina Denis (The Assets), Kyle Harrison Breitkopf... 

 

   Il fut un temps où, en manque de X-Files, je surveillais de près tous les projets qui avaient pour toile de fond une invasion extraterrestre ou une grande conspiration. Nombre d'entre eux n'ont pas vu le jour. Mais certains ont réussi à se frayer un chemin jusqu'à l'antenne. Il en est ressorti des choses intéressantes mais pas transcendantes, je pense essentiellement à Surface, Threshold et, dans une moindre mesure, Invasion. Toutes les trois la même année. Celle qui a suivi l'arrivée tonitruante de Lost sur les écrans. Toutes les chaînes voulaient leur série mystérieuse. Et ABC cherchait une compagne cohérente pour son hit. Aucune n'a marché. Puis on a eu toute cette vague de séries high-concept à la FlashForward, The Nine, Day Break... qui n'avaient pas de rapport avec les aliens mais en lesquelles on fondait beaucoup d'espoir et qui nous ont systématiquement déçus, hormis la bonne surprise -éphémère- que fut Prison Break. On pourrait également parler de Heroes. Mais par pitié, ne le faisons pas. Je ne me suis pas encore remis de l'information de son retour en 2015. Le revival cauchemardesque de V est une des pires choses qui soient arrivées à la télévision. J'en pleure encore parfois la nuit, dans le noir. La seule qui a su se distinguer et remettre sur le devant de la scène les aliens avec fraîcheur et modernité, c'est The Event. Prometteuse, elle s'est vite transformée elle aussi en déception mais il y avait de l'idée, de l'ambition... Plus récemment, Falling Skies a fait ce qu'elle a pu. Elle est toujours en vie. Il faut croire qu'elle ne s'est pas si mal débrouillée que ça. Voilà maintenant The Visitors. Malgré le titre, rassurez-vous, elle n'a pas grand chose à voir avec V. Dans ce pilote en tout cas, il n'y a pas de reptiles mangeurs de rats. Mais pas grand chose de neuf à se mettre sous la dent non plus !

   Je ne le sentais pas ce projet. Vraiment pas. Et à défaut de m'avoir convaincu, il a au moins réussi à me tenir en haleine le temps de la lecture. Il faut dire que le scénariste a bien découpé ses scènes, usé et abusé de l'"overlaping", c'est à dire des séquences qui se chevauchent, évitant les temps morts. Un peu à la manière de The Following pour prendre un exemple récent. Mais, pour faire une comparaison culinaire -comme ça, parce que j'en ai envie- The Visitors c'est une table bien dressée, une jolie présentation des mets, c'est appétissant, mais quand on commence à goûter, nos papilles ne s'animent pas. Les ingrédients utilisés ne sont pas frais, ils manquent de saveur, de piquant. Je soupçonne les serveurs d'être en plus hyper maladroits. Milo Ventimiglia, à la limite, on a envie de le pardonner. Mais Barry Sloane ? Derek Webster ? Ils ont le charisme d'une huître. Et perso, j'aime pas les huîtres. Je vais arrêter les métaphores, elles sont franchement ridicules mais il fallait bien se mettre au niveau. Pas que je trouve ce script totalement mauvais au fond. Il est juste d'une grande paresse et l'excitation ne monte jamais vraiment. Si, peut-être au moment où l'on découvre le vaisseau spatial. Mais si ABC fait encore appel aux équipes de V et de Once Upon A Time pour les effets-spéciaux, on est dans la mouise. Rien que d'y penser, ça a cassé le peu d'enthousiasme que j'avais. A bien y regarder, il ne se passe pas grand chose dans ce pilote. La mise en place est efficace mais désespérement vide. Les enjeux ne sont que vaguement définis. La dernière scène nous annonce que le 2 décembre, le Président des Etats-Unis ne sera plus des nôtres. Problème : on ne l'a pas rencontré avant celle-ci. Alors certes, c'est le "Leader of the free world", mais on s'en fiche un peu de lui. De lui et de tous les autres en fait.

   S'il y a bien une chose que rate ce premier épisode -parmi plusieurs possibilités hein- c'est la présentation de ses personnages. Ils sont tous d'un basique à pleurer. Le duo d'agents du FBI est insignifiant. Evidemment, ils ne s'entendent pas et ne sont d'accord sur rien. La belle affaire ! Ils ne dégagent aucune émotion. Pourtant, l'héroïne avait de quoi faire. Elle a un enfant sourd et muet, un mari décédé dans un accident d'avion il y a trois mois et des collègues qui la regardent tous avec pitié. Lily Rabe est excellente, mais elle n'y a rien à faire d'intéressant avec une base si pauvre. Le personnage de Barry Sloane passe son temps quant à lui à s'exclamer. Lui non plus n'a pas de personnalité. Il n'existe pas. Il sert juste à introduire les mystères, face à un fond vert. Et puis il y a tous ces personnages d'enfants. Pitié. Déjà qu'un seul gamin creepy en général c'est lourd et ridicule, mais il y en a au moins 4 ici ! La séquence inaugurale, si elle est bien réalisée, peut éventuellement faire son petit effet -elle sonne très film d'horreur- mais les autres ne sont que des redites moins inspirées. Reste le personnage de Milo Ventimiglia, le seul qui a un peu de potentiel mais essentiellement parce que l'on ne sait pas qui il est vraiment, ou plutôt ce qu'il est devenu. Et lui non plus. Il n'a pas de mémoire. Il ne connaît pas son nom. On soupçonne assez rapidement sa véritable identité. Pas de surprise, il est bien celui que l'on pense. Et maintenant. On fait quoi de tout ça ? Bah sûrement pas grand chose... 

   The Visitors est un énième thriller fantastique produit par Spielberg qui n'a pas d'âme, ni d'originalité, et certainement pas d'avenir. On se laisse prendre au jeu sur le moment, parce que c'est rythmé, bien agencé, mystérieux, puis plus on avance plus on sent le coup foireux arriver. Cette histoire n'a pas le potentiel suffisant, l'envergure nécessaire, pour maintenir l'intérêt sur la longueur et surprendre. Ses héros désincarnés ne sont pas attachants. Il reste bien peu de choses auxquelles se raccrocher. ABC n'a vraiment pas de temps à perdre avec ça. Mais je sens qu'elle va pourtant lui donner sa chance, certainement pour la mi-saison 2015. Et on va tous tomber dans le panneau, se coltiner 3 ou 4 épisodes sans intérêt, peut-être même une saison complète, avant de se dire qu'il est grand temps d'arrêter les frais et se concentrer sur les bonnes séries qui méritent toute notre attention. J'espère me tromper...

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20 février 2014

Black-ish [Pilot Script]

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BLACK-ISH aka KEEPIN' IT REAL!

Comédie (single-camera) // 22 minutes

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Ecrit par Kenya Barris (Are we there yet?, The Game). Produit par Larry Wilmore (The Bernie Mac Show). Pour ABC, ABC Studios, Principato-Young Entertainment & Cinema Gipsy Productions...

Dre Johnson, marié, quatre enfants, vient d'être promu dans son agence de publicité. Il devrait logiquement tout avoir pour être heureux mais il ne l'est pas à cause... de sa couleur de peau ! Afro-américain, il déplore que les valeurs de son identité culturelle se soient diluées peu à peu dans la société. Sa femme, très libérale, et son père, très vieux jeu, ont bien du mal à le comprendre, sans parler de ses enfants...

Avec Anthony Anderson (New York Police Judiciaire, Treme, Guys With Kids), Laurence Fisburne (Les Experts, Matrix, Apocalypse Now)...

 

   "I'm sorry Dre. Not everything is about you being black!" lance la femme du héros au cours de l'une de leurs nombreuses disputes de ce premier épisode. Merci à elle ! Je peux vous assurer que ça soulage rudement quand elle lâche cette phrase assassine (qui ne semble pas l'être sortie du contexte). Parce que les 10 minutes qui précédent, Dre les passent à geindre encore et encore sur sa pauvre condition d'afro-américain aisé qui ne retrouve pas les repaires de son enfance et de son adolescence, quand les hommes noirs étaients des putains de pros du rap, de la danse et du sexe. Il se présente d'ailleurs ainsi : "Okay, so, I’m just your standard, regular ol’, massively well endowed, Black dude".  Il déplore qu'aujourd'hui des blancs fassent du rap et vendent des millions de disques tandis que des asiatiques dansent comme des dieux devant la Terre entière. La culture de la rue n'est plus une contre-culture. Les noirs ne sont plus à la mode. Les noirs sont des citoyens comme les autres -en tout cas dans son quartier- et lui, ce qu'il voudrait c'est que rien ne change. Bon. Franchement, n'est-ce pas horrible comme point de départ ? Outrageant même ! Ce qu'il dit n'est pas faux, mais pourquoi s'en attrister ?!

   Moi, je l'ai tout de suite trouvé antipathique le Dre. Y'a quelques moments où il est touchant, parce qu'il n'est pas non plus totalement borné, mais il est surtout agaçant 90% du temps. Typiquement le genre de personnage qui a tout pour être heureux mais qui s'évertue de tout faire toujours foirer, de chercher les complications là où il n'y en a pas...  Et je dois dire que de savoir que c'est Anthony Anderson qui allait l'interpréter n'a rien arrangé. Je ne le déteste pas, mais il a une grosse tendance à devenir lourd très vite quand il joue dans une comédie. Il en fait des caisses et là, on lui en laisse clairement toute la liberté ! Les scènes qui se déroulent sur son lieu de travail -en plus d'être des publicités géantes pour Samsung- sont embarrassantes au possible. Après une ouverture pêchue, Black-ish devient rapidement fatigante, usante. On a pitié pour les enfants et la femme du monsieur. Cette dernière, à force d'être obligée de lui tenir tête constamment et de gueuler plus fort que lui pour se faire entendre, devient saoulante aussi. Heureusement, les enfants adoucissent un peu le propos, le nuance puisqu'ils font justement partie d'une autre génération. Ils ne comprennent absolument pas où leur père veut en venir. On s'identifie forcément à eux. Le plus âgé, Andre Jr., est le plus intéressant, dans le sens où il veut faire plaisir à son père sans pour autant trahir sa personnalité. Leur relation est touchante. Le personnage le plus drôle est sans conteste le grand père qui balance régulièrement des saloperies. Problème : c'est Laurence Fisburne qui a été engagé pour l'incarner et côté comédie, il n'a pas vraiment fait ses preuves malgré sa longue carrière. J'ai vraiment du mal à l'imaginer drôle ! En plus, il est questions qu'il ne s'agisse que d'un réccurent, pas d'un régulier. Des épisodes avec lui, j'en veux déjà pas tellement, alors sans lui, n'en parlons pas ! 

   Black-ish me fait penser à toutes ces comédies centrées sur des hommes à la recherche de leur virilité perdue qui sont arrivées par paquet à l'antenne il y a quelques saisons, avec Last Man Standing pour seule représentante aujourd'hui. Sauf qu'ici, on remplace la virilité par la différence culturelle. C'est très rétrograde, même si la scénariste tente de faire passer un peu d'ironie au milieu de tout ça. Les networks manquent certainement de comédies avec un casting majoritairement afro-américain, mais si celle-ci pouvait ne pas être choisie pour remplir le quota, ce serait pas plus mal. Elle a plutôt tendance à desservir la cause qu'autre chose. Seul espoir : que dès l'épisode 2, elle devienne essentiellement familiale, laissant tomber ses amibitions moralisatrices d'un autre temps. Car les dialogues ne sont pas mauvais...

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16 février 2014

Clementine [Pilot Script]

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CLEMENTINE

Drama // 42 minutes

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Pilote "Out of the darkness..." écrit par Dean Georgaris (Paycheck, Un crime dans la tête). Produit par Mark Gordon (Esprits Criminels, Grey's Anatomy). Réalisé par Michael Dinner (Justified, Sons Of Anarchy). Pour ABC, ABC Studios, The Mark Gordon Company. 59 pages.

20 ans après avoir assisté, impuissante, au meurtre de sa mère, Clementine Ross, qui a passé quelques mois en prison pour escroqueries, décide de reprendre sa vie en main et ne plus fuir son passé, en commençant par se rapprocher de sa fille, élevée par son ex-petit-ami et sa femme. Mais Clementine n'est pas une jeune femme comme les autres. Pour elle, rien n'est jamais simple. Elle possède un don... de voyance, héréditaire. Si le secret est bien gardé parmi ses proches, de mystérieux inconnus sont sur sa trace. Et tout se complique quand elle découvre que ses pouvoirs ne s'arrêtent peut-être pas là...

Avec Sarah Snook (Sleeping Beauty, Redfern Now), Kevin Alenjandro (True Blood, Arrow, SouthLAnd), Edwin Hodge (Cougar Town, Jack & Bobby), David Strathairn (Alphas, LA Confidential, Lincoln)... 

 

   Un show sur une voyante, potentiellement procédural. Je pense qu’on est tous d’accord pour dire que cette description est tout sauf bandante. Pourtant, Clementine l’est, bandante… en quelque sorte. La jeune actrice choisie pour l’interpréter, Sarah Snook, semble belle comme jour, fraîche comme le printemps. Ni trop sophistiquée, ni pas assez. Suffisamment en tout cas pour plaire aux hommes et ne pas faire fuir les femmes, qui peuvent s'identifier à elle. C’est important tout ça parce que, comme son nom l’indique, cette série repose entièrement sur les épaules de son héroïne et si quelques personnages qui gravitent autour d’elle ont leur importance, c’est elle qui mène la danse. Je n’ai pas eu un coup de cœur pour ce script, ni pour la série qu’il laisse entrevoir qu’elle va devenir, mais pour Clementine, le personnage. Et parfois, c’est suffisant pour rester et être un peu patient.

   Après tout, quand on analyse le succès de séries policières comme Castle, Mentalist, Bones ou… Medium ( !), à la différence de la génération précédente remplie d’Experts, on ne peut que se rendre à l’évidence : les cas du jour sont simplement là pour faire passer le temps entre deux scènes mettant en avant les héros, leurs relations ambigües et/ou complexes, ou l’exploration de leur passé, leurs blessures, leur intimité en somme. Et souvent, cela s’accompagne d’une bonne dose d’humour qui rend le visionnage encore plus divertissant. La recette est immuable. Clementine entre en partie dans cette catégorie, même si la partie procédurale n’existe pas dans le pilote. D’ailleurs, rien n’indique que la suite ne sera pas entièrement feuilletonnante, mais mon intuition me fait dire que l’objectif est d’amener l’héroïne à travailler en tant que consultante pour la police de Philadelphie. Elle se servirait ainsi de son don de voyance pour attraper les méchants. Il ne faut pas un diplôme en écriture de scénario pour le deviner, d'autant qu'on sait comment les chaînes fonctionnent. Et comme Clementine plait au chef de la police, Ray, ça tombe rudement bien, n’est-ce pas ? Cela dit, je ne demande qu’à être surpris ! 

   Elle est bad-ass Clementine : elle a passé quelques mois en prison, elle triche au poker comme personne, elle tue de sang-froid son pire ennemi à la fin. Elle est fun aussi, notamment aux côtés de son meilleur ami gay, pas assez présent dans ce pilote mais qui devrait délivrer son lot de scènes amusantes parce qu’ils forment un chouette duo, soudé. Et puis elle est vulnérable donc attachante : dans les flashbacks la montrant petite fille assister impuissante à l’exécution de sa mère; auprès de sa propre fille, Lucy, qui pense qu’elle est juste sa tante; face à son père, un homme mystérieux qui en sait plus qu’il ne veut bien en dire. Le scénariste aime son héroïne et ça se sent. J'espère juste que Clementine Ross ne se transformera pas en Melinda Gordon, façon Ghost Whisperer

   Avec Clementine, on est en terrain connu : tout est assez conventionnel, de l’introduction jusqu’au twist final. Les amateurs du genre devraient facilement y trouver leur compte, et les téléspectateurs curieux et patients pourraient être récompensés sur le long cours, si toutefois les auteurs prennent soin de s’attacher davantage à développer et explorer l’univers familial de l’héroïne plutôt que ses éventuelles collaborations avec la police. Je ne me vois pas forcément suivre la série pour être tout à fait honnête, mais j’ai d’ores et déjà une certaine sympathie pour elle. Elle est assez réussie dans son genre, mais pas unique en son genre.

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04 février 2014

Sea Of Fire [Pilot Script]

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SEA OF FIRE

Drama // 42 minutes

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Ecrit par Jenna Bans (Desperate Housewives, Grey's Anatomy, Off The Map, Scandal). Adapté de la série danoise Vuurzee. Produit par Laurie Zaks (Castle), Todd Lieberman (La Proposition, Fighter, Clones) & Rob Golenberg (Betrayal). Pour ABC, ABC Studios, Sony Pictures Television, Mandeville Films & Television, VARA. 64 pages. 

A Serenity Falls, petite station balnéaire du Midwest, tout semble aussi paisible que le lac qui dort en son sein. Mais lorsque trois adolescentes apparemment sans histoires s'illustrent dans un film pornographique maison, le calme fait place à la tempète. Le destin de leurs familles et de leurs amis est brisé, tandis que l'une d'entre elles disparaît mystérieusement. L'agent du FBI Leah Pierce est dépêchée sur place pour la retrouver et prêter main forte au shérif local dans son enquête. Un à un, ce sont tous les secrets de la communauté qui sont révélés au grand jour... 

Avec Jennifer Carpenter (Dexter), Jack Davenport (Smash, FlashForward, Pirates des Caraïbes), Jeffrey Nordling (24, Desperate Housewives, Once & Again), Christina Chang (Nashville, 24), Michael Trucco (Battlestar Galactica), Isabelle Cornish (Puberty Blues), Keir Gilchrist (United States Of Tara), Amanda Detmer (What About Brian), Lilli Birdsell... (casting en cours)

 

   Chaque année, tel un marronnier, le retour de Twin Peaks est évoqué dans les médias, un fantasme collectif qui n’aboutira probablement jamais et c’est sans doute mieux ainsi. Pour se consoler, les créatifs américains inventent en parallèle de nouveaux concepts qui ne font que décliner à l’infini l’idée de la petite ville mystérieuse, pleine de secrets, dans laquelle survient un meurtre atroce qui va tout bouleverser. Et à chaque fois, on est tout excité mais on se retrouve avec des séries tièdes, pour ne pas dire mauvaises. Je pense instantanément à Happy Town il y a quelques années sur ABC, mais ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres. Il est toutefois particulièrement parlant ! Ce qui manque en général à ces projets pour qu’il puisse ne serait-ce que pouvoir prétendre être de la même trempe que le show culte de David Lynch, c’est des personnages fascinants, d’excellents acteurs pour leur donner vie, un humour singulier, un goût pour l’étrange et la bizarrerie, un sens aigu du glauque, une certaine liberté et puis… David Lynch tout simplement ? En 2014, c’est Sea Of Fire qui porte d’ores et déjà sur elle l’étiquette "Nouveau Twin Peaks". Est-ce au moins justifié ?

   Oui… mais non. Peut-être que pour les standards danois, Sea Of Fire est ce qui se rapproche le plus de Twin Peaks, mais les américains en ont vu d’autres. Si je devais comparer ce projet à d’autres séries, je dirais que c’est un mélange entre The Killing US –dont on disait déjà qu’elle empruntait à Twin Peaks- et Pretty Little Liars. Et pas seulement parce qu’il y a de la pluie et des jeunes filles qui se textotent des saloperies. Le premier acte du pilote est franchement accrocheur. La suite l’est presque autant, plus classique mais efficace. Le shérif, père de famille paumé, reçoit une lettre anonyme lui indiquant l’adresse d’un site internet : threelittlekittens.com (j’ai checké : le site existe, mais il y est vraiment question de chats !). Il y découvre une vidéo dévoilant sa fille et deux des amies à demi-nues dans des positions lascives, aguicheuses… elles s’embrassent, font l’amour à la caméra… bon, parce qu’on est sur ABC faut pas déconner, la scénariste Jenna Bans précise dans son script : "we go into extreme close ups both to titillate and dodge our good friends at BS&P (broadcasting standarts & practices)". Coquine ! Les plans des ados en chaleur reviennent quand même à plusieurs reprises dans ce premier épisode, notamment à la fin, comme des images subliminales cauchemardesques. Les premières scènes sont ainsi très oppressantes et plantent bien le décor, de même qu’elles présentent efficacement les personnages principaux, répartis en trois familles. On ne peut pas dire qu’ils soient dans l’ensemble très excentriques, mais ils ont pour sûr des qualités indéniables afin de nous offrir du bon soap comme on aime avec mensonges, trahisons et coups de folie.

   On a d’abord la femme du shérif, autour de laquelle le cliffhanger du pilote tourne d’ailleurs –lequel n’est pas aussi choquant que je l’aurais espéré- qui a souvent des absences, ce qui conduit à quelques situations embarrassantes et cocasses, mais qui est surtout franchement dépressive. Elle a justement déjà tenté de se suicider, les marques sur son bras pouvant en témoigner. Elle a de nouveaux coups de sang à revendre ! Et puis sa fille, Merel, est la garce typique, prom queen, qui cache bien son jeu derrière son visage d’ange. Elle a beaucoup de choses à se reprocher, et nombreuses d’entre elles nous sont pour le moment cachées. Elle assume en tout cas pleinement son film amateur et promet de recommencer dès que l’occasion s’en présentera ! La famille de la disparue est quant à elle très religieuse et pour cause : le patriarche est le Révérend du village. Un homme bon, qui croit en la sagesse de ses enfants mais qui ignore clairement tout de leurs agissements : entre sa fille Jane plus que portée sur la chose et son fils qui fricote avec… avec un autre garçon… qui se trouve être le copain… de sa sœur ! Oui, c’est super tordu et c’est ce qui est extrêmement prometteur. La  matriarche est quant à elle très Bree Van de Kampesque, toujours obsédée par les apparences. Je suis moins emballé par la troisième dynastie, dont les contours sont moins définis : la mère est la doctoresse du village, le père est quasi-absent, le fils est drogué et dealer et un peu bi sur les bords –il taille en tout cas une pipe à un garçon pour le détendre- et Sonya a visiblement eu une aventure avec son prof de littérature –ce sont toujours les profs de littérature vous avez remarqué ?- mais c’est de l’histoire ancienne. Il se trouve qu’il n’est pas que prof. Il est aussi cinéaste amateur…

   Au milieu de ce joyeux bordel débarque donc au deuxième acte l’agent Leah Pierce, interprétée par Jennifer Carpenter. Pourquoi a-t-elle accepté de rejouer Debra Morgan ? Je ne sais pas. Elle est dans sa zone de confort en tout cas. C’est une femme beaucoup moins vulgaire, elle est même un peu taiseuse, mais tout aussi directe. C’est le genre de personnage qu’on adore instantanément parce que 1/ On a forcément envie de savoir ce qui l’a rendue comme ça 2/ Elle simplifie les choses et rend l’enquête plus légère, plus fluide, étant donné que ce n’est pas forcément ce qui nous intéresse ici en premier lieu. Elle recadre aussi le shérif, qui a un gros potentiel de casse-couilles moralisateur. Bref, Leah Pierce n’est pas la digne héritière de Dale Cooper, mais on l’aime bien quand même.

   Sea Of Fire est entré immédiatement dans le top de mes plus grosses attentes de la saison des pilotes 2014. Ce premier épisode pose une véritable atmosphère, les bases d’un bon soap mystérieux et légèrement déviant, comme le Desperate Housewives des débuts, l’originalité et l’humour en moins (vu comme ça, ça fait beaucoup), et dévoile une belle galerie de personnages. Je les aurais voulus plus fous, moins stéréotypés, mais ils ont beaucoup de potentiel. Pas de révolution ici, mais du juicy.

NEXT : HIEROGLYPH, TIN MAN, THE MIDDLE MAN, CLEMENTINE, CONSTANTINE, HOW TO GET AWAY WITH MURDER, SENSE 8, SECRETS AND LIES, EMPIRE, AGATHA, COERCION, MADAME SECRETARY, STALKERS UNIT, AMERICAN CRIME, EXPOSED, FOREVER, RUNNER, RED BAND SOCIETY, IDENTITY, JANE THE VIRGIN, WARRIORS, THE ASTRONAUT WIVES CLUB, THE ODYSSEY, SALVATION, THE MYSTERIES OF LAURA, iZOMBIE...

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30 décembre 2013

The Black Box [Pilot Script]

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THE BLACK BOX

Drama (13 épisodes commandés) // 42 minutes

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Ecrit par Amy Holden Jones (Mystic Pizza, Beethoven, Proposition indécente). Produit par Ilene Chaiken (The L Word) et Bryan Singer (X-Men, Dr House, Usual Suspects). Réalisé par Simon Curtis (My week with Marilyn, Threesome). Pour ABC, Sierra-Engine Television & Bold Films. 58 pages.

Elizabeth Banks, une célèbre neurologue à qui tout semble réussir, se bat en secret contre une maladie mentale : elle est bipolaire, comme l'était sa mère. Régulièrement, lorsqu'elle ne prend pas ses médicaments, elle est traversée de fulgurance, mais peut aussi se transformer en prédatrice à l'appétit sexuel vorace, ou mettre sa vie gravement en danger. Si sa famille est au courant du mal qui la ronge, son fiancé ignore tout de son état et de ce dont elle est capable. Avec ses patients, elle est en empathie totale, quitte à employer des méthodes peu conventionnelles pour les aider...

Avec Kelly Reilly (L'auberge espagnole, Le casse-tête chinois, Flight, Sherlock Holmes, Eden Lake), Vanessa Redgrave (Les Diables, Le Crime de l'Orient Express, Deep impact Nip/Tuck), Laura Fraser (Breaking Bad, Lip Service), Terry Quinney (Oz, Mentalist), David Ajala (Fast & Furious 6), David Chisum (Sunset Beach), Ditch Davey (Spartacus, Sea Patrol), Ali Wong (Are your here, Chelsea?), Siobhan Williams (Heartland)

 

    Avant la lecture de ce script, j'avais deux remarques en tête. Après avoir lu le script, j'ai mille choses en tête et toujours ces deux mêmes remarques. La première, qui vous paraîtra sans doute futile : "C'est quand même très con d'appeler une série The Black Box quand il y en a une autre qui cartonne sur une chaîne concurrente sous le titre The Blacklist".  Ce serait bête que ça lui porte préjudice, d'autant que ce nom n'est pas représentatif de ce qu'elle propose. Ca lui donne un aspect mystérieux, thrilleresque, qu'elle n'a pas vraiment. Un changement s'impose, ABC. Deuxième remarque : "Kelly Reilly, je t'aime <3". Si vous n'avez pas vu les films que j'ai cités plus haut dans lesquels elle a joué, alors vous ne comprenez pas combien elle méritait depuis longtemps de tenir un premier rôle à la télévision. Il y a bien eu la série policière anglaise Above Suspicion mais je suis prêt à parier, sans l'avoir vue et sans préjuger de sa qualité, qu'elle ne l'utilisait pas au maximum de son potentiel. Elle est ravissante, sexy, drôle, touchante... Elle peut tout faire et le rôle d'Elizabeth Banks, à multiples facettes, va lui permettre de montrer toute l'étendue de son talent ! Tantôt sauvage, tantôt sage comme une image, tantôt chatte, tantôt chienne, tantôt douce, toujours rousse ! Bref, dans quelques mois, vous verrez, vous serez tous amoureux d'elle, si ce n'est pas déjà fait !

   Bon. Avant cela, il va quand même falloir que la série fonctionne et quand on voit tous les flops que s'est ramassée ABC cette saison, on est en droit d'être inquiets. Pour le moment, elle n'a pas de case de diffusion d'annoncée. Va-t-elle débarquer en fin de saison et déborder sur l'été ? Prendre la place de Scandal (puisque sa saison a été réduite à 18 épisodes à cause de la grossesse de Kerry Washington) après Grey's Anatomy ? Ou bien prendre la case maudite du jeudi avant Grey's Anatomy ? Ou se retrouver complètement ailleurs ? Une chose est sûre : ABC y croit suffisamment pour avoir commandé une saison de 13 épisodes sans passer par la case pilote ! C'est le genre d'opération qui est amenée à se multiplier sur toutes les chaînes mais ce n'est tout de même pas anodin. ABC a visiblement vu du potentiel en The Black Box. Et moi aussi. Sa première force, c'est d'avoir une héroïne tout à fait atypique de par sa maladie, à laquelle on ne peut que s'attacher dès les premiers instants. Dans la séquence introductive, elle raconte à sa psy -interprétée par l'excellente Vanessa Redgrave- comment elle a failli mettre fin à ses jours quelques jours plus tôt, et accesoiremment aussi comment elle a copieusement trompé son mec. Mais elle n'était pas tout à fait elle-même. Elle était dans un état second parce qu'elle n'avait pas pris ses médicaments. Elle est pardonnée... sauf qu'elle a choisi de ne pas les prendre ! Et elle répéte l'opération un peu plus tard dans le pilote, ce qui conduit à une séquence très hot qui me fait dire que la série ne peut passer qu'à 22h. Evidemment, une fois tournée, elle le sera un peu moins mais qu'importe ! J'espère quand même que la bipolarité d'Elizabeth ne sera pas que prétexte à la mettre dans tout un tas de situations improbables et qu'un certain réalisme sera conservé.

   L'autre atout de la série, c'est qu'elle est un peu tout à la fois. Le mélange des genres, c'est compliqué à gérer mais The Black Box semble y parvenir honorablement. Elle est donc médicale, puisque l'on suit deux patients d'Elizabeth en plus de tout le reste (un cas sérieux et un autre plus léger, un peu AllyMcBealien mais qui devient tendre au fur et à mesure); elle est aussi familiale, puisque les Banks prennent une place importante, que ce soit le frère, la belle-soeur -incarnée par Laura Fraser, une des révélations de Breaking Bad !-, la nièce mais aussi la mère, décédée mais très présente dans les esprits; Et puis il y a évidemment le côté soap, à la Grey's Anatomy, avec tout plein de beaux médecins qui lui tournent autour, dont son nouveau chef, probablement un addict pour lequel elle finira forcément par craquer. Du coup, son gentil fiancé, je le pressens, va vite devenir un boulet. A moins qu'il ait lui aussi des choses à cacher mais c'est franchement mal parti ! Visuellement, la série se permet quelques excentricités. A plusieurs reprises, la caméra se met du point de vue du patient, dont un qui souffre du syndrôme d'Alice au pays des merveilles et qui voit donc tout ce qui l'entoure de façon déformée. Si c'est bien fichu, ça peut être très amusant. J'espère que les épisodes suivants poursuivront sur cette voie, peut-être même en osant davantage la comédie. L'héroïne n'a pas l'humour d'un Dr House et les gens qui l'entourent ne sont pas tous des excentriques façon cabinet Cage & Fish, mais on pense à ces deux séries. Et tant mieux !

   Je ne sais pas si The Black Box parviendra à tenir ses promesses au-delà du pilote -ça pourrait très vite devenir répétitif et ennuyeux si les scénaristes ne font pas très attention- mais elle a vaiment du potentiel. Elle a un côté classique, rassurant, qui pourrait attirer un public qui n'aime pas trop être bousculé, mais elle fait en même temps preuve d'audace à plusieurs reprises, sur le fond comme sur la forme, ce qui pourrait plaire aux plus sériephiles d'entre nous. L'héroïne a absolument tout pour plaire, surtout avec Kelly Reilly pour l'incarner. Je suis plus réservé sur les autres personnages, qui doivent encore faire leurs preuves. J'espère qu'ABC saura lui offrir toute l'attention qu'elle mérite !

 

A VENIR : LINE OF SIGHT, TURN, HIGH MOON, HAPPYLAND, FATRICK, TIN MAN, HIEROGLYPH...


22 juin 2013

Pilotes Mix [Eté 2013 - Partie 1]

MISTRESSES - ABC 

Les amours d'un groupe d'amies d'une trentaine d'années, qui se sont connues à l'université mais dont les vies ont pris peu à peu des chemins différents. Impliquées dans des histoires complexes, parfois secrètes et souvent scandaleuses, elles bravent les tempêtes ensemble...

Créé par K.J. Steinberg (Gossip Girl, The Nine). Avec Alyssa Milano (Madame est servie, Melrose Place, Charmed), Yunjin Kim (Lost), Rochelle Aytes (Forgotten), Jes Macallan, Jason George (Grey's Anatomy, Sunset Beach), Shannyn Sossamon...

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21010107_20130604124537672   On le sait désormais : lorsque le nom d'Alyssa Milano apparaît au casting d'une nouvelle série, il faut fuir. Loin. Et pourtant, on a tellement de sympathie pour elle qu'on l'aime toujours, quand même, et qu'on lui laisse une chance, au cas où. Dans Mistresses, son nouveau chef d'oeuvre, elle est censée être en quelque sorte la madame tout le monde du show. Celle à laquelle la téléspectatrice "de base" d'ABC, qui vient de se coller deux heures de Bachelorette, a le plus de chance de s'identifier. Malheureusement, on découvre très vite qu'elle est avocate, que son mari est un apollon aux faux airs de Simon Baker -sans le charme- et qu'elle est irrémédiablement attirée par un collègue, qui n'est autre que Jason George, qui restera encore et toujours le Michael de Sunset Beach. On nous l'a tellement vendu comme une bête de sexe irrésistible depuis tant d'années dans tout un tas de séries qu'il ne fait plus aucun effet à personne. Pas même à Alyssa Milano pusqu'il n'y aucune alchimie entre elle et lui. La ménagère annoncée n'en est donc pas une et si la chaîne comptait sur l'effet 50 Shades Of Grey pour faire vibrer celles qui sont derrière leur écran, c'est raté ! On ne peut que noter l'effort de proposer un contenu plus osé que la moyenne sur les networks, mais les scènes de sexe n'en restent pas moins aseptisées, pas excitantes une seconde, dignes des téléfilms érotiques des dimanche soirs de M6 à la grande époque... Toujours le même constat lorsqu'une série de ce type débarque : où est passé l'héritage de Sex & The City, nom d'une pipe !? Et je ne parle pas là de la forme, mais bien du fond.

   Deux des quatres héroïnes de Mistresses passent leur temps à se mordre les doigts d'avoir cédé à leurs pulsions, que ce soit avec un collègue ou un patient, ce qui entraîne diverses séances de flagellation et de pleurnicheries. Dommage pour Yunjin Kim, radieuse mais dans le même registre que dans Lost, avec Sun, le personnage qui l'a révélée aux Etats-Unis. La troisième est une femme qui a été trompée et qui porte donc sur ses amis un jugement biaisé. Elle gâche la fête. Quant à la quatrième, elle est célibataire et adepte des promotions canapé, elle est la Samantha Jones de la série, sans l'expérience et sans le pouvoir. Elle est plus agaçante qu'autre chose, peut-être parce que son interprète ne dégage pas grand chose, à part de la putasserie de bas étage. De plus, son intrigue lesbienne avance à pas d'escargots, comme si les scénaristes n'osaient pas. A moins qu'ils ne souhaitent soigner cette histoire plus que n'importe quelle autre ? Au bout de trois épisodes, dont un qui n'en parle pas du tout, on perd patience. On pourrait avoir de la sympathie pour ces quatre femmes, elles pourraient nous bouleverser si seulement elles ne nageaient pas toutes dans le luxe et la volupté, si leurs problèmes ne paraissaient finalement pas si dérisoires. Et puis Mistresses ne manque pas que de réalisme : elle manque aussi d'humour. Si bien qu'elle ne parvient pas non plus à être fun. C'est pourtant tout ce qu'on lui demandait au départ. Au bout du compte, on a envie de découvrir la version anglaise, si ce n'est pas déjà fait, mais certainement pas de continuer cette adaptation sans âme. 

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DEVIOUS MAIDS - LIFETIME


Quatre femmes de ménage d'origine latine travaillent pour de riches familles au coeur de luxueuses villas de Beverly Hills. Lorsque l'une de leurs amies est tuée dans des circonstances mystérieuses, elles s'interrogent sur leurs rêves et leurs espoirs déçus, sur leurs patrons, tous plus névrosés les uns que les autres, et sur leur avenir...

Créé par Marc Cherry (Desperate Housewives). Avec Ana Ortiz (Ugly Betty), Judy Reyes (Scrubs), Roselyn Sanchez (FBI:Portés Disparus), Dania Ramirez (Heroes), Susan Lucci (All My Children), Drew Van Acker (Pretty Little Liars)...

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   Après avoir visionné le pilote de Devious Maids je me suis sérieusement demandé pourquoi ABC ne lui avait pas donné sa chance (rappelons que le pilote a été tourné pour elle à la base). N'était-ce pas le produit parfait pour reprendre la case sinistrée post-Ugly Betty du jeudi 20h ? Elle aurait certainement été plus à sa place que Last Resort et Zero Hour en tout état de cause ! Et elle aurait également davantage mérité d'être retenue que Mistresses ! En gros, j'aurais fait l'inverse à la place des dirigeants de la chaîne : j'aurais envoyé Mistresses chez Lifetime en duo avec l'affreuse The Client List et j'aurais gardé Devious Maids, que ce soit dans l'année ou pour l'été. Cela étant dit, le nouveau soap de Marc Cherry est loin d'être indispensable. Si Desperate Housewives n'avait jamais existé, il aurait pu paraître presque innovant. Mais Desperate Housewives a bien existé, trop existé même, et reprendre la même formule avec moins de conviction et de panache donne sans surprise quelque chose qui a un gros air de déjà vu, à peine sauvé par son très beau casting et ses quelques éclairs de génie. 

   Tout commence par un mystère et une piscine ensanglantée, qui ne sont pas sans rappeler Melrose Place et The L Word, entre autres. On nage dans la même ambiance friquée. Savoir qui a tué la femme de ménage et pourquoi nous désintéresse très rapidement et cela ne devrait pas s'arranger dans les épisodes suivants. Mais ce qui sauvera peut-être cette intrigue fil rouge c'est qu'elle n'aura pas à se déployer sur 24 épisodes mais sur moitié moins. Marc Cherry nous a prouvé 7 fois qu'il n'en était pas capable après tout... De manière générale, ce ne sont pas les héroïnes qui nous donnent envie de rester, car elles sont franchement transparentes. Elles n'ont pas l'humour de Gaby, ni la perversité de Bree, et encore moins l'énergie de Lynette et la... drôlerie ? folie ? de Susan. On s'attache surtout à Marisol, parce que c'est le personnage le plus développé pour le moment et qu'on a de la sympathie pour Ana Ortiz. Non, la force de Devious Maids réside plutôt du côté des employeurs ! On retrouve grâce à eux la "patte Cherry", la caricature, le cynisme, le vernis qui craque... On les connaît ses coups de griffe, ils ne nous surprennent plus, mais ils s'attaquent là directement à Hollywood, ses acteurs et ses actrices à l'égo surdimensionné (coucou Nicolette Sheridan ?) et ses millionnaires névrosés. Eux ils nous font marrer. Susan Lucci en fait des caisses, par exemple, mais elle le fait bien. Et on croise ainsi plein de têtes familières que l'on prend plaisir à retrouver (Grant Show, Brett Cullen, Tom Irwin, Mariana Klaveno, Valerie Mahaffey...). Mention spéciale à Melinda Page Hamilton, ancienne nonne cinglée, rivale de Gaby, dans la saison 2 de Desperate Housewives, qui excelle ici en maître d'hôtel autoritaire. On rit de bon coeur et on s'imagine finalement assez bien passer quelques semaines en compagnie de ces gens qui vivent dans un autre monde. Devious Maids n'a capturé qu'un tiers de la magie de son aînée à ses débuts, mais cet été, on devrait pouvoir s'en contenter au bord de la piscine, entre deux séances de bronzage. 

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THE FOSTERS - ABC FAMILY

Un couple de lesbiennes -l'une est policière, l'autre enseignante dans une école privée- sont les heureuses mamans de trois enfants : un fils biologique et des jumeaux adoptés, une fille et un garçon. Leur équilibre familial est bousculé lorsqu'elles accueillent une adolescente rebelle au sein de leur foyer...

Créé par Brad Bedeweg & Peter Paige (Queer As Folk). Produit par Jennifer Lopez. Avec Teri Polo (Mon Beau-Père et Moi, A La Maison Blanche), Sherri Saum (Sunset Beach, Rescue Me), Jake T. Austin (Les Sorciers de Waverly Place), David Lambert (Aaron Stone)...

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o_THE_FOSTERS_POSTER_570   Secret Life Of The American Teenager touchant à sa fin, ABC Family avait besoin de continuer à transmettre ses valeurs positives à travers une nouvelle série et c'est The Fosters qu'elle a choisi. Cette fois, elle a pris un écrin aux allures un peu plus modernes puisqu'à la tête de cette nouvelle famille en quête de perfection on retrouve un couple de femmes. Il convient de se réjouir de cette audace, d'autant que l'une est blanche, l'autre noire et qu'elles élèvent, entre autres, des jumeaux hispaniques ! Grâce à Modern Family ou The New Normal, les téléspectateurs ont pu s'habituer à voir des couples d'hommes mais les lesbiennes n'avaient pas encore trouvé leurs équivalents. C'est chose faite. Teri Polo et Sherri Saum forment un duo convaincant au milieu de cet intéressant melting-pot qui fait plaisir à voir. Et je crois qu'une fois que l'on a dit ça, on a expliqué pourquoi on était si indulgent avec The Fosters. Car, pour être honnête, la série n'a pas grand chose à envier à 7 à la maison. Je ne parle pas des sermonts religieux, car il n'y en a pas -en tout cas dans les deux premiers épisodes- mais de cette manière si polissée de traiter de sujets aussi sérieux que la drogue ou la maltraitance. C'est bien gentil. Bien propre. Plein de bons sentiments. Mais c'est charmant aussi. On a envie de se laisser porter car on sent de la sincérité, une envie de bien faire tout en faisant passer un message de tolérance. The Fosters, c'est un refuge télévisuel où les téléspectateurs peuvent sentir un peu de chaleur humaine. Et Dieu sait qu'on en avait besoin !

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TWISTED - ABC FAMILY

Danny Ryder retourne dans sa ville natale après avoir passé 5 ans en prison pour le meurtre de sa tante lorsqu'il avait 11 ans. Reconnaissant sa culpabilité, il refuse toutefois catégoriquement d'expliquer ce qui l'a poussé à agir ainsi, déclenchant une tempête médiatique. Rejeté par ses pairs, il reprendra contact avec ses anciens meilleurs amis, Jo et Lacey, ayant encore du mal à avancer dans leurs vies après le meurtre. De plus, lorsqu'un étudiant est assassiné, tout le monde soupçonne Danny...

Créé par Adam Milch (Greek). Avec Avan Jogia (Victorious), Maddie Hasson (The Finder), Kylie Bunbury, Denise Richards (Sexcrimes, Starship Troopers), Grey Damon (The Secret Circle, Friday Night Lights)...

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Avan_Jogia_Twisted_Poster   A côté de The Fosters, Twisted passerait presque pour Dexter ! Mais ne nous y trompons pas, sous ses allures de thriller, cette autre nouveauté d'ABC Family n'est finalement qu'une série pour ados de plus, avec ce petit twist d'originalité qui lui permet de sortir du lot... pour le moment ! Je vois effectivement mal comment le show pourrait tenir sur la longueur si le héros se révèle, comme on s'en doute tous, non pas un meurtrier mais un petit garçon devenu un homme qui protége avec une conviction incroyable un secret familial sans doute pas très original. Pretty Little Liars, l'autre série d'ABC Family à être passé du côté obscur de la force, possèdait dès le départ une histoire avec plus d'ampleur et de potentiel, ce qui l'a amené là où elle en est aujourd'hui : 4 saisons et un spin-off à venir, Ravenswood

  S'il n'y avait pas ce personnage principal ambigü et charismatique, brillamment incarné par Avan Jogia -dont le physique loin des stéréotypes étonnerait presque- on s'ennuierait ferme. Parents comme enfants n'inspirent pas grand chose et leurs interprètes ne brillent pas franchement. Les deux anciennes meilleures amies devenues rivales manquent de caractère. Et je ne parle même pas des gens transparents qui les entourent. Non, il faut toujours en revenir à Danny pour se sentir un tant soit peu touché et concerné par ce qui se passe. Mais au-delà du héros lui-même, qui intrigue, c'est l'effet qu'il fait sur les autres qui intéresse. Il suscite crainte et dégoût mais il attire aussi. Le goût du danger, l'attrait du mystère. Il pourrait être un vampire, ou un loup-garou, ce serait la même chose. Mais justement, dans cet univers télévisuel peuplé de monstres, c'est refraîchissant d'avoir affaire à un humain de chair et de sang. Ensuite, il est vrai que le discours sur la différence et sur l'acceptation est inéxorablement le même et qu'on le connait par coeur. Twisted mériterait d'être plus fun et mieux fournie dans sa galerie de personnages secondaires afin de pouvoir jouer dans la même cour que Vampire Diaries ou Teen Wolf

19 mai 2013

Once Upon A Time [2x 22]

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And Straight On 'Til Morning (Season Finale) // 7 330 000 tlsp.

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   Contrairement à sa compagne d'infortune du dimanche soir, j'ai nommé RevengeOnce Upon A Time a su rattraper une 2ème saison moyenne et souvent ennuyeuse par deux épisodes finaux réussis, qui donnent très envie de découvrir la suite. En espérant toutefois qu’un retour à Storybrooke n’est pas à l’ordre du jour au bout de trois ou quatre épisodes ! L’avantage, c’est qu’à l’heure actuelle, il n’y a plus que Belle qui soit restée dans la ville, laquelle a été sauvée de justesse d’une destruction où la nature comptait bien reprendre ses droits. Et c’était joliment fait. Il reste aussi les personnages secondaires comme les nains, ou le psy, ou encore Ruby. Mais cette dernière n’est pas prête de réapparaitre puisque l’actrice a été recrutée dans une nouvelle série de CBS, Intelligence, certes produite par ABC Studios mais qui devrait l’empêcher de revenir tout de suite. Elle ne nous manquera pas de toute façon. Les auteurs n’ont pas su développer son potentiel et comme le jeu de Meghan Ory est très limité, je crois qu’il ne faut pas avoir de regrets. Ce qui nous attend entre Neverland et Fairytale Land est autrement plus excitant que toutes les promesses qui nous ont été faites jusqu’ici et qui ont rarement été tenues…

   On ne peut pas dire que les scénaristes aient fait preuve d’une grande subtilité à nouveau, mais ils s’en sont bien sortis dans l’ensemble pour nous donner l’impression que les personnages avaient évolué au fil de la saison et qu’ils étaient prêts à embrasser une nouvelle destinée du côté des gentils et non plus des méchants, en restant bien sûr les puissants. J’ai nommé Regina/The Evil Queen et Mr Gold/Rumplestiltskin, liés par leur attachement respectif à leur enfant, qui décident de ne plus agir égoïstement mais pour le bien commun. J’ai été ému par les scènes entre Regina et Henry, et même celles entre Regina et Emma. J’ai eu le sentiment, pour la première fois, que la méchante Reine avait vraiment changé et qu’il n’y avait plus de retour en arrière possible. J’espère que les auteurs vont s’y tenir, mais je ne me fais pas trop d’illusions. Je suis moins emballé par les passages entre Gold et Belle, d’autant que la potion magique pour sauver la jeune femme est sortie de nulle part. J’aurais préféré que Lacey reste parmi nous un peu plus longtemps. Toute seule à Storybrooke, elle aurait fait des ravages. On aurait bien ri. Tant pis. Il y a un passage que l’on aurait trop vite tendance à oublier : en tout début d’épisode, Gold a bien failli tuer son petit-fils en voulant faire rompre la corde de sa balançoire ! Il faut toujours se méfier de The Dark One à mon avis, même si la nouvelle disparation de son fils dans la suite de l’épisode a en partie changé la donne.

   Je n’ai pas beaucoup aimé le fait que Henry se volatilise de la sorte. Trop facile. Mais les révélations qui ont suivi ont fait oublier ce détail. Tamara et Greg travaillent donc pour le compte de Peter Pan ! Lequel n’est apparemment plus un gentil garçon… Intéressant. J’ai beaucoup aimé le fait que Bae soit devenu proche de Hook, même s'il s'est confié beaucoup trop rapidement sur son père. C’était inattendu et cela a donné encore plus d’épaisseur à un personnage qui en avait déjà pas mal. Hook est tout à la fois : malin, amusant, charmant, inquiétant, bon et méchant. Il est devenu une pièce indispensable de la série. Parmi mes vœux les plus chers pour cette saison 3 : faire la rencontre de deux personnages clés chers à mon cœur : la fée Clochette (je propose Annalynne McCord) et surtout Ariel, la petite sirène (et là, malgré son âge, je veux Joanna Garcia !). Ce serait d’excellentes additions. En revanche, je ne tiens pas plus que ça aux retours de Mulan et Aurore. J’espère que ce sera bref. Sauf s’ils trouvent enfin quelque chose à raconter sur elles. Je termine par mon passage préféré de ce dernier épisode : lorsqu’Emma se jette dans les bras de ses parents en l’appelant enfin, pour la première fois, « Mum » et « Dad ». So cute. Elle aussi a évolué. Elle n’a pas servi à grand-chose quand on regarde bien mais ses pouvoirs mystérieux finissent toujours pas sauver tout le monde. Il serait temps de les expliquer. En faire autre chose qu’une solution de facilité en somme…

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// Bilan // Bien souvent, les histoires qui nous été contées dans cette saison 2 de Once Upon A Time n'étaient que digressions pour faire diversion. On s'est ennuyé, impatienté, on a même failli abandonner. Mais le navire a pris le bon cap dans les derniers épisodes, tant et si bien que la saison 3 s'annonce différente, épique et qui sait, meilleure ? Il y a encore tant de mondes à explorer et de personnages mythiques à rencontrer... Faites que la série retrouve sa magie.

15 mai 2013

Coming Next 2013 [And The Winners Are...]

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Votre drama le plus attendu de la saison est...

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AGENTS OF S.H.I.E.L.D. (ABC)

(46%)

Créé par Joss Whedon (Buffy, Angel, Firefly, Dollhouse), Jed Whedon (Dr Horrible, Dollhouse, Spartacus) et Maurissa Tancharoen (Dollhouse). Réalisé par Joss Whedon. Série dérivée du film Avengers.

Les aventures mouvementées des membres de la "Strategic Homeland Intervention, Enforcement and Logistics Division, plus connue sous le nom de "S.H.I.E.L.D.".

Avec Clark Gregg (Avengers, Iron Man, Thor, A La Maison Blanche), Ming-Na Wen(Urgences, Stargate Universe, Eureka), Iain De Caestecker (The Fades), Chloe Bennet (Nashville), Shannon Lucio (Newport Beach, Prison Break), J. August Richards (Angel), Elizabeth Henstridge...

NB : Pas une grande surprise que cette victoire écrasante de S.H.I.E.L.D., à qui l'on souhaite évidemment un bel avenir parce qu'ABC a grand besoin d'un hit et que Joss Whedon mérite de renouer avec le succès à la télévision.  



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HOSTAGES - CBS (17%)

THE HUNDRED - CW (15%)

BOOMERANG - FOX (13%)

THE SIXTH GUN - NBC (9%)

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Votre comédie la plus attendue de la saison est...

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MIXOLOGY (ABC)

(41%)

Ecrit par Jon Lucas & Scott Moore (Very Bad Trip). Produit par Ryan Seacrest. Pour ABC Studios.

Dans un bar branché de Manhattan, le Mix, cinq filles et cinq garçons qui ne se connaissent pas encore tous, qu'ils soient clients ou employés, sont à la recherche de l'amour, pour un soir ou pour toujours...

Avec Sarah Bolger (Once Upon A Time, The Tudors), Vanessa Lengies (Glee, Mes Plus Belles Années), Adan Canto (The FollowingAdam CampbellGinger GonzagaCraig FrankAlexis CarraKate SimsesBlake LeeAndrew Santino...

NB: Malheureusement, il faudra attendre la mi-saison pour découvrir cette comédie high-concept, dans une case encore indéterminée. L'avenir nous dira s'il ne s'agit que d'une série de potes de plus ou d'un futur hit générationnel !


 

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THE CRAZY ONES - CBS (39%)

US AND THEM - FOX (11%)

BRENDA FOREVER  (9%)

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Merci à tous à nouveau pour votre participation massive et rendez-vous, peut-être, l'année prochaine !

Posté par LullabyBoy à 21:33 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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12 mai 2013

Coming Next [La Finale]

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Voici les résultats des différents rounds du Coming Next 2013 ! Rendez-vous un peu plus bas pour élire LE drama et LA comédie que vous attendez le plus, toutes chaînes confondues. Les chaînes américaines nous ont pris de cours en ayant déjà annoncé la quasi-totalité de leurs nouveautés, mais votez quand même pour les projets que vous aviez le plus envie de voir, pris ou pas... 

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Dramas


MARVEL'S AGENTS OF S.H.I.E.L.D. (22%) - GOTHICA (15%) - ONCE UPON A TIME: WONDERLAND (14%) - RESSURECTION (10%) - BETRAYAL (9%) - WESTSIDE (7%) - LUCKY 7 (6%) - BIG THUNDER (5%) - MIND GAMES / RECKLESS / MURDER IN MANHATTAN (3%)- DOUBT (2%) - KILLER WOMEN (1%)

Comédies

MIXOLOGY (24%) - TROPHY WIFE (20%) - SUPER FUN NIGHT (19%) - THE GOLBERGS (14%) - KEEP CALM AND KAREY ON (7%) - PULLING (US) (6%) - DIVORCE: A LOVE STORY (4%) - BAD MANAGEMENT / BACK IN THE GAME / SPY (US) (2%)

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Dramas

THE SIXTH GUN (20%) - BELIEVE (17%) - HATFIELDS & MCCOYS (15%) - CRISIS (14%) - THE BLACKIST (9%) - SECRET LIVES OF HUSBANDS & WIVES / I AM VICTOR (7%) - BLOODLINES / THE NIGHT SHIFT / WONDERLAND (3%) - IRONSIDE (2%)

Comédies

BRENDA FOREVER (20%) - MJF (15%) - ABOUT A BOY (13%) - ASSISTANCE / UNDATEABLE (11%) - GATES (7%) - WELCOME TO MY FAMILY / HOLDING PATTERNS (5%) - SEAN SAVES THE WORLD (4%) - FAMILY GUIDE / JOE, JOE & JANE (3%) - UNTITLED CRAIG ROBINSON (2%) - JOHN MULANEY SHOW (1%) - UNTITLED DANIELS & PADNICK PROJECT (0%)

 

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Dramas

HOSTAGES (27%) - INTELLIGENCE (18%) - ANATOMY OF VIOLENCE (10%) - THE SURGEON GENERAL (9%) -  THE ORDAINED (7%) - BACKSTROM / RECKLESS / THE ADVOCATES (6%) - NCIS:RED (5%) - BEVERLY HILLS COP / SECOND SIGHT (3%)

Comédies

THE CRAZY ONES (19%) - BAD TEACHER / SUPER CLYDE (18%) - MOM (16%) - MOTHER'S DAY (9%) - THE MCCARTHYS (8%) - FRIENDS WITH BETTER LIVES (5%) - THE MILLERS (3%) - WE ARE MEN (2%) - TAD QUILL PROJECT / JACKED UP (1%) - GAFFIFAN (0%)

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Dramas

BOOMERANG (32%) - DELIRIUM (16%) - ALMOST HUMAN (14%) - THE LIST (13%) - SLEEPY HOLLOW (10%) - RAKE (7%) - GANG RELATED (5%) - WILD BLUE (3%)

Comédies

US AND THEM (27%) - TO MY FUTURE ASSISTANT (17%) - SURVIVING JACK (16%) - DADS (12%) - BROOKLYN 99 (10%) - ENLISTED (8%) - TWO WRONGS / THE GABRIELS (5%) 

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THE HUNDRED (24%) - THE SELECTION 2.0 (21%) - STARCROSSED (14%) - THE TOMORROW PEOPLE (13%) - THE ORIGINALS (11%) - REIGN (9%) - BLINK (6%) - COMPANY TOWN (2%)

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Attention, vous ne pouvez voter que pour un seul projet par catégorie ! 

 

 

09 mai 2013

Grilles Imaginaires 2013/2014 [ABC]

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Dans un peu moins d'une semaine, ABC dévoilera à la presse et aux annonceurs sa grille de la saison 2013/2014. Parce que je suis un peu cinglé, je vous dévoile aujourd'hui la mienne. J'ai essayé d'être aussi réaliste que possible. Je vous laisse en juger et je vous invite à vous exprimer en commentaires, m'insulter si vous le souhaitez et imaginer vos propres grilles. Enjoy !

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  • Le dimanche soir, malgré sa baisse, Once Upon A Time doit rester en place. A mon sens, Gothica est un OUAT plus adulte et plus soap, il est facile à marketer. Le duo serait donc compatible. Mais aux dernières nouvelles, la série n’est pas bien partie (en tout cas pour un lancement à l’automne). Le spin-off de OUAT arrivera donc peut-être dès la rentrée. Ou alors elle misera sur Big Thunder, et à mon avis c’est une grosse erreur… Oui donc c’est le choix qui va être fait ! Revenge doit être reléguée à 22h de toutes urgences, probablement pour y mourir tranquillement.

 

  • Le lundi, inutile de changer une équipe qui gagne, même si la tentation de bouger enfin Castle est grande.

 

  • Le mardi, à cause de ce satané « results show » de DWTS, difficile de proposer quelque chose de cohérent. Autant miser à fond sur les vieux. Ils auraient pu être sensibles à Murder In Manhattan. Oui mais il y a Nashville qui ne mérite pas tout à fait d’être annulée. Je la vois bien là, pour 12-13 épisodes. Body Of Proof reprendra ensuite sa place à la mi-saison, à moins que Murder In Manhattan ne soit tentée. Body Of Proof peut-être reléguée un peu n’importe où dans la grille, notamment le vendredi à 21h (là où elle aurait dû commencer lors de la saison 1 d’ailleurs). Quant au déplacement de Shark Tank du vendredi au mardi, c’est risqué puisque le vendredi est satisfaisant en l’état, mais la compatibilité avec DWTS est indéniable. Inutile de placer là des comédies, ABC a pu constater cette année ce que ça avait donné. Seul un déplacement de The Middle aurait pu assurer des audiences satisfaisantes mais c’est très improbable.

 

  • Le mercredi soir, les bonnes audiences surprenantes de How To Live With Your Parents… -enfin pas tant que ça d’ailleurs puisque c’est la première fois qu’ABC se décidait enfin à mettre une série familiale aux côtés de Modern Family…- empêchent un peu le lancement de plus d’une nouveauté. Mais je pense quand même que la chaîne préférera garder la série avec Sarah Chalke en joker pour plus tard ou pour le vendredi. How The Hell Am I Normal? possède un script formidable, elle est très compatible avec The Middle et elle est produite par ABC Studios. Bref, c’est une évidence. Pour Back In The Game, j’y vais à l’aveugle. J’aurais nettement préféré Trophy Wife, mais on dirait bien qu’elle n’emballe plus tant que ça ABC. Comme elle le fait chaque année, ABC peut proposer des programmations bancales à partir de Janvier afin de lancer une ou deux nouveautés avec des commandes réduites en fin d’année. Possiblement Super Fun Night ou Trophy Wife. A 22h, ABC peut tenter d’imposer un soap, comme elle l’a fait deux ans plus tôt avec Revenge. Westside est le plus faible des deux à mon sens, mais Betrayal est peut-être trop sombre et « câblée » pour fonctionner sur ABC. Et comme S.H.I.E.L.D. et Big Thunder sont sombres aussi… Mais je vais miser sur Betrayal quand même.

 

  • Le jeudi soir, pas de changements nécessaires à 21h et 22h. La case de 20h ne peut qu’être dédiée à S.H.I.E.L.D., malgré le peu de compatibilité avec les deux autres séries signées Shonda Rhimes. C’est là qu’ABC pourra en profiter le plus en termes de revenus publicitaires, surtout en cas de succès. Les grands studios hollywoodiens se battront pour que leurs films soient exposés pendant les pauses publicitaires du show…

 

  • Le vendredi soir, je trouverais stupide d’annuler Malibu Country qui parvient à faire des scores tout à fait corrects compte tenu de la case. Mais si ABC veut placer au moins une nouveauté, alors King John sera proposée en duo avec Last Man Standing à la rentrée et Malibu Country pourra toujours revenir plus tard si elle ne marche pas. J’enchaînerais à 21h avec deux autres comédies, single-cam cette fois : How To Live…, même si elle n’est sûrement pas assez solide encore; et Suburgatory, qui a montré ses limites le mercredi mais qui ne mérite pas non plus d’être purement et simplement annulée.

 

  • J’ai pris Lucky 7 pour une éventuelle diffusion à l’été 2014, à la manière de Mistresses cette année. A moins que la chaîne n’ait besoin d’elle avant. Un duo féminin Super Fun Night/Trophy Wife pourrait se glisser le mardi en l’absence de DWTS. Et j’ai fait une croix sur Gothica, à contrecœur, ainsi que sur Influence, qui n’aurait sans doute pas marché mais qui avait l’air de qualité. Et je ne suis pas content de cette grille au final. Vraiment pas. Parce que je ne suis pas satisfait des commandes probables…

 

Posté par LullabyBoy à 16:30 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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