21 mars 2013

The Vampire Diaries [4x 16]

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Bring It On // 2 410 000 tlsp.

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   Alors, vous préférez Elena la pleureuse ou Elena la rebelle ? Non je demande parce que j'ai personnellement beaucoup de mal à me décider. Dans tous les cas : c'est une chieuse ! Et c'est ce qu'elle cherche à nous démontrer pendant tout cet épisode inexorablement lourd, dans lequel Nina Dobrev n'a pas d'autre choix que de cabotiner encore et encore. Je ne sais pas ce qui était le plus ridicule : ses sorties de douche moites et volupteuses ? Ses attitudes de cheerleadeuse pourrie gâtée qui s'amuse à faire tomber sa camarade (parce que LOL) ou à racketter une autre (pour un ruban !) ? Vraiment, ça m'ennuie beaucoup tout ça parce que, dans le fond, j'ai envie de la plaindre Elena, j'ai envie de ressentir un peu plus que de la pitié pour elle... Mais elle rend cela impossible dans ce contexte. Combien de temps va durer sa crise ? Impossible à dire. Qu'elle fasse n'importe quoi ne me dérange pas du tout, mais qu'elle le fasse intelligemment au moins ! C'est tout ce que je demande. Pendant ce temps, Caroline et Stefan hallucinent et encaissent. Le frère Salvatore est d'ailleurs tellement obnubilé par son ex qu'il met tout un épisode à faire le rapprochement entre les poches de sang volées à l'hôpital et Silas ! Nous, il nous a fallu quoi ? Une demi-seconde ? Quant à la vampirette blonde, elle a droit à une scène "émouvante" posée un peu n'importe où pour expliquer l'énième absence prolongée de Tyler, qui ne reviendra que quand... bah quand The Originals sera lancé et éloignera Klaus pour un long moment !

   Le spin-off se met en place doucement et ça se voit de plus en plus. Bonjour les amis de la subtilité. Etant donné que Phoebe Tonkin a été inclus au casting régulier de la future série -essentiellement parce que la CW, Kevin Williamson et Julie Plec l'adorent, allez savoir pourquoi- il faut absolument rapprocher Klaus et Hailey. Ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère en les faisant coucher ensemble dès à présent. C'est d'ailleurs assez rare que l'on trouve l'original dans cette position. Honnêtement, si le show doit ressembler à ça, je n'en veux pas. Les scénaristes ont fait de leur mieux pour donner de la matière à leur histoire, mais ça ne fonctionne pas pour moi. Pas pour le moment en tout cas. Ils m'ont plus ennuyé qu'autre chose. Cela dit, Damon et Rebekah, pour la première fois peut-être, ne m'ont pas amusé non plus. Leur intrigue -qui n'en était pas vraiment une- était plate. 

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// Bilan // Face à cet épisode, la question commence à sérieusement se poser : que reste-t-il à raconter dans Vampire Diaries avec ce groupe de personnage ? Et de la même manière, puisqu'il est imminent, le spin-off The Originals est-il vraiment nécessaire ? Sale temps à Mystic Falls...


26 février 2013

Cult [Pilot]

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You're Next (Pilot) // 860 000 tlsp.

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What About ?

Le journaliste d'investigation Jeff Sefton enquête sur la disparition de son frère, Nate. Obsédé par une série télévisée intitulée "Cult", ce dernier se sentait menacé depuis peu. Un pressentiment que ne prenait pas au sérieux Jeff, jusqu'à maintenant. Avec l'aide de Skye, une assistante de production du show de plus en plus suspicieuse quant aux intentions de Billy Grimm, le leader de "Cult", il met à jour les secrets et les zones d'ombre de cet univers entre fiction et réalité...

Who's Who ?

Créé par Rockne S. O'Bannon (Farscape). Produit par Josh Schwartz (Newport Beach, Chuck, Gossip Girl). Réalisé par Jason Ensler (Hart Of Dixie). Avec Jessica Lucas (Melrose Place Nouvelle Génération), Matthew Davis (Vampire Diaries, Damages), Robert Knepper (Prison Break, Heroes), Alona Tal (Supernatural, Veronica Mars)...

What's More ?

 A l'origine développé pour la WB en 2005, le script avait reçu la commande d'un pilote et le premier rôle avait été offert à Matt Bomer, qui est depuis devenu la star de White Collar mais qui n'avait à son actif à l'époque que ses rôles dans Tru Calling et dans le soap Guiding Light. Mais quelques semaines plus tard, les dirigeants de la WB annonçaient l'arrêt de la chaîne pour s'associer à UPN, sa concurrente principale, et former ainsi la CW. Cult ne correspondait alors plus à la ligne édoriale de ce nouveau network et a été abandonné. Warner Bros., le producteur, y croyant dur comme fer, ne l'a pas laissé tomber pour autant et l'a retravaillé pour la CW, qui n'en a toujours pas voulu, l'a ensuite proposé à ABC, qui l'a également refusé au final, jusqu'à ce qu'il réatterrisse chez la CW, qui a changé entre temps de président. Cult a trouvé grâce à ses yeux, ce qui a amené à la commande d'un pilote puis d'une série ! (Vous pouvez reprendre votre respiration !)

So What ?

    Bon eh bien voilà. Cult est la preuve vivante -mais déjà un peu morte quand même- que les idées les plus originales ne sont pas toujours les meilleures ! Mais le plus improbable dans la série finalement, ce n’est pas tant le pitch de base, déstabilisant et alambiqué avec cette mise en abîme ultime du show dans le show, mais le fait que la CW veuille nous faire croire que sa version fictive possède une série qui ait une résonance incroyable dans le pays, vu par des dizaine de millions de téléspectateurs, capable de paniquer les foules sur internet et les réseaux sociaux comme feu-Lost, mais en pire, et que son service marketing soit aussi efficace pour la promouvoir ! Genre le gourou de la secte a droit à ses propres spots publicitaires dans les stations-service ! Certes, c'est bien là que les héroïnes vulgos de Gossip Girl et 90210 auraient eu leur place, ou alors en calendrier coquin dans la cabine des routiers de passage... On ne peut pas reprocher aux dirigeants de la chaîne de ne pas avoir d'humour et de second degré. Parce que là, il leur en fallait beaucoup pour oser se lancer dans cette étrange aventure !

  De toute façon, à partir du moment où le casting de la série, a été assemblé, il paraissait évident que l'on allait avoir affaire à quelque chose de cheap, de mal joué et de so CW. Jessica Lucas, quoi. Pourquoi elle ? Remarque, je m'étais tellement préparé à la trouver horriblement mauvaise que sa prestation ne m'a pas paru si catastrophique que ça ! Alona Tal ? Mouais. Elle n'a pas de charisme. Elle est juste mignonette. Matthew Davis ? Il était correct dans Vampire Diaries, mais il a dû mal à tenir une série sur ses épaules. Là encore, c'est un problème de charisme, encore plus flagrant lorsqu'il se retrouve face à Robert Knepper. L'acteur a beau délivré toujours le même type de prestation puisqu'il accepte toujours le même type de rôles -et en même temps, il ne serait pas crédible en gentilhomme- il dégage quelque chose de puissant qui écrase tout sur son passage. Si Knepper est un James Purefoy moins subtil, Davis est très très loin d'être ne serait-ce qu'un "petit Kevin Bacon". Mais on ne va pas commencer à comparer Cult et The Following. C'est juste amusant de constater qu'elles sont nées la même année, et qu'elles ont commencé à quelques jours d'intervalle. Les similitudes dans le thème et même à travers certains rebondissements existent, mais l'exécution n'a absolument rien à voir. Leur plus gros point commun au fond, c'est que quoi qu'elles fassent, elles ont du mal à paraitre crédibles. Elles se donnent toutes les deux du mal pour ça. Mais il n'y en a qu'une qui s'en sort à ce petit jeu-là. Et ce n'est pas Cult

   Au bout du compte, c'est la fausse série Cult que l'on aurait aimé voir, puisqu'elle semble si fascinante, pas la vraie !

What Chance ?

 Avec un coup d'envoi sous le million de téléspectateurs, même dans la case maudite de la CW (le mardi 21h), Cult ne devrait pas aller au-delà de la saison 1. En la plaçant là, c'est à se demander si la CW avait vraiment envie de lui laisser une chance. Y'avait-il un duo moins incompatible que Hart Of Dixie/Cult ? La chaîne aurait dû la tenter après Arrow ou même Vampire Diaries. Ce n'est pas comme si Supernatural était une jeunette qui avait encore besoin d'un coup de pouce... Même le vendredi avec Nikita elle aurait été mieux lotie ! 

How ?



23 janvier 2013

The Vampire Diaries [4x 10]

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After School Special // 2 950 000 tlsp.

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    Il m'a semblé clair face à cet épisode que les auteurs de Vampire Diaries cherchaient à réparer les erreurs comises en début de saison. Ils ont donc tenté de faire sortir certaines intrigues des impasses dans lesquelles elles se trouvaient et de redynamiser le tout avec plus ou moins de réussite. Parmi les bonnes idées, on peut citer le retour de Kol. Honnêtement, je ne me souvenais plus très bien des circonstances de son départ, et il ne vaut pas Elijah, mais on s'en contentera en attendant. Bien évidemment, Rebekah lui vole la vedette dans chacune de ses scènes, mais franchement, y'a-t-il de toute façon un personnage plus intéressant et amusant, plus complet, dans la série actuellement à part elle ? Non. Enfin il y a Damon. Mais Damon, on a tendance à s'en lasser. Ce qui était cool aussi, c'était de traiter le triangle amoureux sous un angle référentiel, puisqu'il s'agissait (pour moi en tout cas) à la fois d'un clin d'oeil au mythique The Breakfast Club, mais aussi à l'épisode de Dawson rendant hommage à The Breakfast Club ("Detention", le 1x07) ! Rebekah se retrouvant un peu dans le rôle d'Abby à vouloir (par pur bitcherie) faire cracher le morceau à Elena (Joey) sur ses sentiments réels pour Damon (Dawson). C'était fun et presque touchant. Mais ça, c'est surtout l'effet Snow Patrol, qui ne rate jamais. Du coup, je me suis senti revigorer par la tournure des événements et je serai presque prêt à pardonner les scénaristes pour l'enfer qu'ils nous font vivre avec les trois héros depuis quelques temps. Mais je ne suis pas naïf : Stefan reviendra tôt ou tard à la charge et Elena sera encore toute perdue et insupportable...

   Pendant que Jeremy coupe du bois et tente de faire péter son marcel -en plus de ses deux-trois conneries hebdomadaires- Damon pactise -encore- avec Klaus. Ce qui est plutôt intéressant en ce moment, c'est que l'on n'a pas d'un coté le gentil Stefan et de l'autre le méchant Damon, mais des gentils-méchants Stefan et Damon, qui font des bad bad things, mais toujours par amour. Alors forcément, on les pardonne. L'évolution est subtile. Au fond, les plans des uns et des autres ne m'intéressent pas pour le moment. J'essaye juste de prendre du plaisir à les voir se tirer dans les pattes et se trahir. Comme un bon soap. On verra plus tard si ça tient la route ou non. Par contre, par pitié, débarrassez-nous de Shane dès maintenant ! Vous avez essayé en vain d'en faire quelque chose mais c'est raté. On a bien compris qu'il n'était qu'un intermédiaire avant l'arrivée de ce fameux Silas. Autant accélérer le mouvement ! Please, gardez encore un peu April par contre ! Sa bêtise est trop divertissante pour que l'on s'en prive tout de suite. Laissez-la faire encore de la merde, que ce soit en tant que bonniche de Rebekah ou en tant que pote de Bonnie. Et puisqu'on parle de la sorcière : elle n'aurait pas été un peu utile par hasard cette semaine ? Si si ! Vous avez bien lu. Elle a même servi à introduire un nouveau personnage : après la grand-mère, la mère et le demi-frère, voici le père. Et il devient carrément le nouveau Maire de Mystic Falls ! Alors, combien de temps peut-il survivre sachant que 1/ C'est un adulte 2/ il est noir. Oui, on en sera débarrassé avant la fin de saison... Je ne voudrais pas oublier de parler de Tyler et Caroline. Ecoutez, quand ils étaient à l'écran, j'avais un peu l'impression d'assister à un épisode de Teen Wolf sans budget. Voilà en gros tout ce que j'ai à en dire. Non mais la détresse de Tyler m'a touché bien sûr, c'est juste que Michael Trevino n'est quand même pas hyper doué pour faire passer de l'émotion.

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// Bilan // The Breakfast Club, Dawson, Teen Wolf... cet épisode de Vampire Diaries a su tirer profit de ses références, assumées ou supposées, pour nous divertir efficacement. 

16 janvier 2013

The Carrie Diaries [Pilot]

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Pilot // 1 600 000 tlsp.

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What About ?

La jeunesse de Carrie Bradshaw bien avant qu'elle ne philosophe sur l'amour et le sexe dans "Sex & the City", alors qu'elle est en dernière année de lycée dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre dans les années 80 et qu'elle rêve déjà de New York. Sa mère est morte au début de l'été et elle sait que cette année sera différente pour elle, mais elle est loin d'imaginer que ce sera à ce point...

Who's Who ?

Créé par Amy Harris (Sex & the City, Gossip Girl). Adapté de l'oeuvre de Candace Bushnell. Produit par Josh Schwartz (Newport Beach, Chuck) et Stephanie Savage(Gossip Girl, Hart Of Dixie). Avec AnnaSophia Robb (Jumper, Soul Surfer), Austin Butler (Life Unexpected), Katie Findlay (The Killing), Ellen Wong (Combat Hospital), Brendan DoolingFreema Agyeman (Doctor Who, Londres Police Judiciaire), Matt Letscher (Eli Stone, Brothers & Sisters), Stefania Owen (Running Wilde)...

What's More ?

 Ni Darren Star ni Michael Patrick King, les têtes pensantes de Sex & The City, ne sont impliqués dans cette préquelle. 

Avant d'être un projet pour la CW, il était envisagé de faire de The Carrie Diaries une série pour HBO, puis finalement un film. 

So What ?

    Le meilleur moyen de ne pas être déçu par un pilote est de ne rien en attendre. Depuis le temps, on le sait. Mais c'est pourtant un piège dans lequel on tombe encore régulièrement. Il y a des projets comme ça, on n'y peut rien, ils nous excitent ! Dans le cas de The Carrie Diaries, je suis passé par différentes phases. L'indifférence d'abord, quand on a appris qu'un projet était développé. Je pensais qu'il ne verrait jamais le jour. La curiosité, au moment où la CW a décidé d'en commander un pilote. Qui va jouer la nouvelle Carrie ? Quid de Miranda, Charlotte et Samantha ? Tout ça tout ça. Puis l'excitation, lorsque la série a été validée et que le premier trailer, pas dégueulasse, a été dévoilé. Et enfin de nouveau l'indifférence, parce qu'on l'a attendue trop longtemps. J'aurais vraiment préféré que la chaîne la lance dès la rentrée, au lieu d'Emily Owens par exemple... Mais il y avait une certaine logique à attendre la fin de Gossip Girl. Pourtant, au final, c'est à Hart Of Dixie que m'a le plus fait penser The Carrie Diaries, pour citer un exemple récent. Cela vient peut-être de la voix-off, ou de la fraîcheur qui se dégage du pilote. C'est un peu l'histoire inverse d'ailleurs : dans l'une, une citadine qui a besoin d'air frais et d'un nouveau départ rejoint la campagne; dans l'autre, elle la quitte, à mi-temps, pour prendre du bon temps à New York. Dans les deux cas, il est question d'une quête indentitaire, d'une adolescente ou d'une jeune adulte, peu importe. Avec une certaine finesse et tout en sobriété, ce premier épisode réussit à rendre mademoiselle Bradshaw attachante et ses réflexions peuvent parler aux télespectateurs de 15 à 35 ans, soit parce qu'on a les mêmes, soit parce qu'on les a eues il n'y a pas si longtemps que ça, soit parce qu'on se souvient avec émotion de l'époque où on les a eues. Loin de moi l'idée de vouloir exclure les plus de 35 ans, mais on va dire que la probabilité pour qu'ils s'intéressent à la série est moindre...

   AnnaSophia Robb est vraiment charmante et douée. Elle a su trouver le ton juste, sans jamais verser dans l'imitation ou la caricature, pour incarner cette icône de la mode et de la télévision en devenir. Et puis disons le franchement : elle est plus agréable à regarder que Sarah Jessica "Poney" Parker. Que j'aime beaucoup par ailleurs, hein... La vraie bonne idée de départ, c'est d'ouvrir sur le deuil de la mère de Carrie. Cela confère d'emblée une atmosphère empreinte de délicatesse et d'émotion. Les scènes entre Carrie et sa soeur -dont on n'a jamais entendu parler dans Sex & The City d'ailleurs, comme le reste de sa famille en gros- sont particulièrement réussies, tout comme celles avec son père, qui m'ont touché. Les séquences avec ses copines de lycée sont très sympathiques aussi. Bien entendu, on ne retrouve pas la même ambiance que dans la série de HBO, ni le même genre de langage hyper cru. Mais c'est logique, vu l'âge des personnages, et on sent quand même la filliation. Je suis moins fan des passages entre Carrie et Sebastian, le garçon sur lequel elle craque. En premier lieu parce qu'elles sont classiques de chez classiques et qu'elles peinent à donner le sentiment qu'il sera vraiment important dans sa vie. Ensuite parce que je ne trouve pas Austin Butler très bon. Déjà dans Life Unexpected, il n'était pas formidable. Et puis il ressemble tellement à Chord Overstreet de Glee, la bouche protubérante en moins... Les copines de Carrie ont l'air fun. J'ai envie de les connaître davantage. Il en va de même pour son pote gay qui ne s'assume pas encore. Son pré-Stanford. C'est là que le contexte des années 80 prend toute son importante. Son évolution sera intéressante. Non parce qu'il faut avouer qu'à part les fringues et la musique, résolumment tournée vers les morceaux phares de ces années-là mais dans des versions plus modernes -et sur ce choix, je suis assez partagé- on ne peut pas dire que l'on se sente très dépaysé. Le charme propre à cette époque a un peu de mal à se dégager, et je trouve en même temps que c'est bien de ne pas en faire trop. L'aspect presque intemporel peut avoir du bon. Et puis il y a tout ce qui se passe à New York. Disons que c'est ce qui donne un souffle plus épique au pilote et qui lui permet aussi de se différencier des autres teen shows du genre. Cette ado qui s'émerveille de cette autre vie, qui se voudrait adulte avant l'âge, qui est déjà ambitieuse et rêveuse... disons que ça m'a vraiment parlé. J'ai envie de la suivre dans son voyage, et tant pis s'il est de courte durée ou s'il vire au plaisir coupable. 

   Ce pilote de The Carrie Diaries est comme un rite de passage. Et il se trouve que l'héroïne, ainsi que les auteurs, l'ont passé haut la main selon moi ! Il ne tombe pas dans les écueils propres à ce genre d'adaptation. Il ne cherche pas à impressionner, juste à raconter une histoire simple mais pas vraiment banale, qui peut parler à tout le monde et qui a du charme. Welcome back Carrie, tu nous avais manqué !

What Chance ?

C'est mal parti pour la série, aprè un lancement très décevant sans effet de curiosité, mais si par miracle elle réussissait à se maintenir autour des 1,6 millions, elle ne serait pas moins bien lotie que pas mal d'autres séries de la chaîne comme Hart Of Dixie, 90120 ou Nikita. Alors, pourquoi pas y croire un peu ? 

How ? 



15 novembre 2012

The Vampire Diaries [4x 05]

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The Killer // 3 020 000 tlsp.

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   Il était fun cet épisode de The Vampire Diaries. Mais évacuons d'abord tout ce qui ne l'était pas et cela se résume en un mot, un prénom devrais-je dire... Elena ! L'apprentie-vampire est encore et toujours dans la plainte, la honte et le remords. Et voilà que le cliffhanger nous annonce qu'elle est en train de basculer dans la folie aussi ! Je comprends bien que les scénaristes ont voulu marquer le coup suite à la transformation de l'héroïne. Elle ne pouvait pas s'accommoder de son nouveau statut facilement, elle ne pouvait pas nous refaire le coup de Caroline. Mais n'y avait-il pas mieux à proposer que cette intrigue qui nous la rend si irritante ? Pouvaient-ils se permettre de la faire basculer du côté obscur de la force, genre 10 épisodes ? Vous imaginez des scènes du type de celle de la danse endiablée dans l'épisode précédent mais multipliée par 5,10, 20 ? Peut-être que CW oblige, on ne peut pas détruire à ce point l'image de la star du show... ou peut-être que les auteurs ne veulent simplement pas l'abîmer sans qu'on ne leur mette aucune pression particulière. C'est compliqué. J'aurais vraiment aimé qu'elle peine à se maîtriser, qu'elle tue en formant un duo d'enfer avec Damon, et qu'elle revienne à la raison plus tard. Au moins, elle aurait été amusante avant de redevenir chiante... Mais qui sait, c'est peut-être l'inverse qui se produira ?  Quand je parle de ne pas abîmer l'héroïne, c'est aussi parce que tout a été fait pour que son premier meurtre soit pardonnable. Elle n'a pas tué n'importe qui : elle a tué LE chasseur de vampire, celui qui menaçait la vie de son frère. On se demande même à un moment donné pourquoi elle se sent si merdeuse alors que c'était limite de la légitime défense ! Et puis quand on regarde bien, ça ne la gêne plus depuis longtemps que sa bande d'amis vampires tue régulièrement. On peut même dire que ça l'a souvent bien arrangée. Hypocrite, Elena ?

   Pour une fois, la relation entre Sfefan et Damon n'a pas été étudiée qu'à travers le prisme de la jeune femme. J'ai vraiment beaucoup apprécié que le méchant frère Salvatore précise qu'il ne veut pas l'aider par amour pour elle -pas seulement en tout cas- mais par amour pour lui. Il est loin le temps de la saison 1 où l'on racontait comment les deux garçons s'étaient détruits. Ce passage m'a rendu nostalgique de cette période. J'ai l'impression que, depuis, la série n'a plus grand-chose à raconter de manière générale et se contente d'aligner les nouvelles menaces et les rebondissements. Tout cela manque un peu trop de profondeur à mon goût. Après, il faut avouer que le divertissement est souvent efficace et c'était particulièrement le cas ici avec le super plan du super chasseur de vampire Connor, qui est désormais super dead parce qu'à Mystic Falls, on est toujours plus malin que les vilains au bout du compte. Pendant quelques secondes, j'ai trouvé dommage que le personnage nous quitte si tôt, et puis je me suis finalement dit que c'était le meilleur moyen de passer à la vitesse supérieure, surtout concernant Jeremy. C'est lui qui hérite de la tâche de Connor et de ses fameux tatouages. Autant ne pas perdre trop de temps car cette intrigue plutôt alléchante mérite d'être soignée. Même si on sait que le jeune homme a une sacrée dent contre la race vampirique, le voir se transformer en machine de guerre ne peut pas se faire en un épisode, ou même deux. Hâte de voir ce que ça va donner. C'est à ce jour la seule storyline vraiment excitante. 

  Autrement, le triangle amoureux Caroline/Tyler/Hayley pourrait ne pas en être un finalement, et c'est une excellente nouvelle. Je me méfie encore cela dit. Cette Hayley m'inspire confiance et elle peut accomplir de grandes choses dans cette saison 4, j'en suis sûr. Reste à savoir quoi exactement. Elle promet de ne pas être dans le "teenage drama". C'est rassurant déjà. Son plan avec Tyler parait d'ores et déjà bancal. Ils ne font pas le poids face à Klaus, mais je demande de les voir en action quand même, histoire d'en avoir le coeur net. Sinon, Bonnie est ridicule. Je ne vous apprends rien. La voilà en train de se confier totalement à un homme qu'elle connait à peine et qui devrait logiquement lui faire peur. En attendant de jouer avec sa bougie -ça arrivera tôt ou tard- elle joue à allumer et éteindre celle de la pièce. La voilà repartie à zéro, à la redécouverte de ses pouvoirs. C'est chiant. Been there, done that! Pour finir, nul n'aura manqué de remarquer qu'Elena s'est souvenue qu'elle tenait un journal à une époque, qu'il était peut-être temps de le reprendre et que, mince, il y a "diaries" dans le titre de la série ! C'était une jolie touche apportée à l'épisode, même si cela restera sans doute sans suite.

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// Bilan // Malgré mes nombreuses plaintes (Elena's Style), j'ai trouvé cet épisode de The Vampire Diaries divertissant et plutôt bien ficelé. Cela suffira pour cette fois...


22 octobre 2012

The L.A. Complex [Saison 2]

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Saison 2 // 550 000 tlsp. en moyenne

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   "We made something". La phrase de fin de cette 2ème et peut-être dernière saison de The L.A. Complex ne pouvait pas être plus émouvante et sonner plus juste face au travail accompli, pas seulement par les personnages, qui reviennent de loin, mais aussi par les auteurs de la série qui, contre toutes attentes, ont réussi à proposer une suite convaincante à une saison 1 excellente. Je n'ai pas nécessairement ressenti une baisse de qualité globale au cours de ces 13 nouveaux épisodes mais disons que certaines intrigues étaient vraiment plus passionnantes que d'autres. Je n'ai pas non plus eu l'impression qu'une  censure ait été opérée par la CW, désormais co-productrice de la série, entre la partie de jambes en l'air à trois ou l'évocation furtive du thème de l'inceste. Mais je regrette quand même toujours que le monde du porno n'ait pas été exploré suite au départ bien pratique d'Alicia (dont le retour sous forme de clin d'oeil dans le final était sympathique). Cependant, elle ne m'a pas particulièrement manqué. S'il fallait désigner un maillon faible en saison 1, c'était bien elle. A nouveau, les scénaristes n'ont eu de cesse de nous surprendre en amenant leurs histoires dans des directions inattendues. Ils ont bien entendu poursuivi leur étude des travers d'Hollywood, de la Scientologie, aux fausses parapazzades en passant par l'hypocrisie de la télévision religieuse, sans oublier d'égratigner la télé réalité au passage. En revanche, j'ai une petite critique à formuler : les carrières des uns et des autres sont trop souvent passées au second plan et, même si des avancées ont été accomplies pour nombre d'entre eux, je n'ai pas  pris le même plaisir, par exemple, à découvrir les coulisses de la télévision ou de la musique. Cela a davantage servi de toile de fond pour explorer les rapports humains et les amourettes des uns et des autres. 

   Kaldrick. S'il ne fallait retenir qu'une intrigue dans cette saison 2 -ce qui n'aurait aucun intérêt j'en conviens- c'est bien celle de Kaldrick. Les auteurs ont énormément misé sur lui, comprenant peut-être qu'ils avaient créé sans même s'en rendre compte lors de la 1ère saison un personnage extrêmement complexe et inédit en télévision. Il méritait bien toute la place qui lui a été accordée. Il nous a offert scène bouleversante sur scène bouleversante, notamment lorsqu'il est allé retrouver Tariq au Canada, qui a refait sa vie et on est heureux pour lui, ou lorsque Rook lui a dit "I know you since you're 4. I didn't need to watch it" démontrant implicitement qu'il a toujours su que Kaldrick était gay mais que cela ne l'a jamais empêché de veiller sur lui, bien au contraire. Bien sûr, le retour de son père dans sa vie était aussi un moment fort et sa mort lui a permis de s'ouvrir enfin au monde sur qui il est vraiment. Il a désormais Christopher à ses cotés pour l'aider. Si l'on regarde les choses en prenant un peu de hauteur, on peut se dire que les choses sont quand même allées très vite et que ce n'est pas super crédible, mais je suppose que si saison 3 il y a, il en paiera le prix. Le monde du rap ne va plus l'accueillir à bras ouverts. Ce sera intéressant de voir le développement de cette intrigue. 

    Raquel. Comme on pouvait s'y attendre, le personnage de Raquel s'est adouci au cours de cette deuxième saison afin de le rendre encore plus attachant. Elle a appris l'humilité en voyant le peu de carrière qu'elle avait lui échapper encore un peu plus. Elle a appris à faire davantage confiance aux autres et elle s'est embarquée dans une affaire de fraude qui ne pouvait pas se terminer autrement. Va-t-elle laisser Mark croupir en prison sans rien faire ? Mark va-t-il faire le rapprochement et la dénoncer ? Les auteurs se sont mis une belle épine dans le pied et je compte sur eux pour s'en dégager intelligemment par la suite. Oui, je parle toujours de cette hypothétique saison 3. Comment faire autrement ? Le passage de Raquel en "rehab" télévisée était délicieusement piquant et pervers. A son image en somme. Quant à son histoire avec Connor, elle a volontairement été écartée en cours de saison afin de nous faire tous espérer de belles retrouvailles le moment venu. 

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    Connor. J'avoue que j'ai parfois eu du mal à apprécier toutes les intrigues de Connor. Avec sa fausse copine, c'était plutôt amusant. Surtout vu comment les choses ont tourné petit à petit. Avec sa soeur, dont on s'est demandé jusqu'au bout si c'était vraiment sa soeur (et honnêtement, je me pose toujours le question), il y a eu du bon et du moins bon mais c'était de manière générale un peu ennuyeux. Je salue vraiment l'idée, attaquer la Scientologie de manière aussi frontale étant courageux, mais ça sonnait souvent faux, c'était bancal. Les personnages appartenant à l'église étaient tellement caricaturaux... Ca manquait de nuance. Je dis bravo aussi pour avoir osé l'inceste, mais j'aurais préféré que Connor se pose des questions plutôt que de le voir tout de suite rejeter sa soeur. Sa réaction était tout à fait logique mais je m'attendais à ce qu'après coup, cela sème un minimum le trouble dans son esprit. Ce ne sera visiblement pas le cas. A moins que le futur retour de la jeune femme change la donne... En tout cas, grâce à elle et quelque part grâce à eux aussi, il a appris à ne plus se mutiler. C'est indéniablement une victoire.

   Abby. Celle qui était un peu la star des six premiers épisodes de la série s'est vue réduite son temps d'antenne afin de faire plus de place aux autres. C'était la meilleure chose à faire car elle commençait déjà à devenir agaçante. La première partie de la saison d'Abby a donc consisté à la placer dans une affaire de triolisme sur fond de show religieux. C'était très frais, très amusant, très original. A partir du moment où elle a été virée, les scénaristes sont partis sur une piste très faiblarde et pour le coup beaucoup moins original : elle s'est mariée au cours d'une nuit de folie à Las Vegas, elle a divorcé quelques heures plus tard, avant de finalement annuler le divorce et la voilà amoureuse d'un militaire qui passe le plus clair de son temps à l'autre bout du monde ! Si elle restait en Allemagne à ses cotés, j'avoue que ça ne me dérangerait pas trop. Malheureusement, ça n'arrivera pas. Elle va vite redescendre de son petit nuage et retourner à L.A. pour accomplir son rêve. Vraiment pas formidable cette fin de saison pour Abby...

   Nick. J'aimais beaucoup Nick en saison 1, le considérant comme un nouveau Seth Cohen -on laissera définitivement ce rôle à Stiles dans Teen Wolf- mais en saison 2, il m'a juste saoulé. C'est de sa faute, parce qu'il est particulièrement irritant de voir un personnage prendre constamment les mauvaises décisions à cause de sa morale à la con, mais aussi celle des auteurs qui n'ont jamais réussi à nous faire croire qu'il avait vraiment du talent dans le domaine de l'humour. A chaque fois qu'il est monté sur scène ou qu'il a fallu qu'il pitche des idées marrantes au sein de son pool d'auteurs, soit on le montrait à l'oeuvre et c'était tout sauf drôle, juste pathétique, soit on le coupait en plein élan de façon à ne pas avoir à écrire quelque chose de drôle, ce dont ils n'étaient clairement pas capables. Crédibilité : O. Le petit jeu du chat et de la souris entre Nick et Sabrina était divertissant au début, mais il est vite devenu répétitif et ennuyeux. Le personnage de Sabrina ne m'a de toute façon jamais plu. J'espère qu'on ne la reverra plus. Elle a fait son temps. 

   Beth. Je termine cette revue des effectifs par ce nouveau personnage qui nous a été imposé dès le Season Premiere et qui aura mis énormément de temps avant de véritablement trouver sa place au sein du "complex". Au départ, ses histoires avec son frère étaient complètement déconnectées du reste de la série, en plus d'être peu engageantes. Petit à petit, grâce à Cam surtout -un personnage qui méritera une plus grande place en saison 3 tant il a de potentiel- elle s'est plus ou moins intégrée à la bande. Parfois je l'ai trouvée touchante. Parfois elle m'a franchement mis hors de moi. Son attitude ultra-protectrice envers son frère, bien que totalement compréhensible, était douloureuse à regarder. Et puis on n'a jamais vraiment compris pourquoi elle était venue à Hollywood. Son petit frère n'a jamais montré une envie dingue de faire carrière. Mais je trouve que la conclusion pour Beth était parfaite : elle est venue, elle a vu, elle est repartie dans son Canada natal, la paix familiale retrouvée. Beth aura quand même fait plus de mal que de bien à cette saison 2. On ne la regrettera pas.

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// Bilan // The L.A. Complex n'a pas tellement changé en saison 2 : elle est toujours aussi sympathique, sincère, piquante et surprenante. Assurément, elle mérite d'obtenir une saison 3 pour que les personnages puissent continuer à exister, évoluer et, peut-être, réaliser leurs rêves. Le final, bien que parfaitement exécuté, ne peut que nous frustrer...

17 octobre 2012

Emily Owens, M.D. [Pilot]

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Pilot // 1 700 000 tlsp.

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What About ?

Diplômée de la Fac de médecine, Emily Owens est heureuse d'entrer enfin dans l'âge adulte. Finis les doutes et l'insécurité, elle est persuadéE qu'en devenant interne au Denver Memorial Hospital, elle passera à la prochaine étape de sa vie. Sans compter qu'elle aura enfin la chance de côtoyer la célèbre cardiologue Gina Beckett, mais aussi de revoir l'inoubliable et charmant Will Rider, croisé lors de ses études. Mais, les années lycée qu'elle a si souvent tenté d'oublier reviennent la hanter comme jamais lorsqu'elle découvre que l'hôpital est la version adulte du lycée où toutes les castes se regroupent à nouveau : les sportifs sont devenus des chirurgiens orthopédistes, les pestes sont en chirurgie plastique, les rebelles sont aux Urgences et cauchemar parmi tous les cauchemars, Cassandra Kopelson, qui lui a mené la vie dure au lycée, est elle aussi interne et semble plus que séduite par Will. Emily est peut-être toujours la geek qu'elle a été mais il se pourrait aussi qu'elle devienne un grand docteur... (AlloCiné)

Who's Who ?

Créé par Jennie Snyder (90210, Lipstick Jungle). Avec Mamie Gummer (Off The Map, The Good Wife), Justin Hartley (Smallville), Michael Rady (Greek, Melrose Place Nouvelle Génération, Mentalist), Necar ZadeganKelly McCreary...

What's More ?

 Jack Coleman (Dynastie, Heroes, Vampire Diaries) faisait partie du casting à l'origine mais a discrétement été remercié pendant l'été et n'apparait plus dans la version finale du pilote. 

Le titre de travail était First Cut

So What ?

   Emily Owens, M.D., c'est un peu comme si Grey's Anatomy avait été centrée sur le personnage d'April et avait été mal écrite. A l'origine, la série médicale à succès avait aussi un petit coté "l'hôpital, c'est comme le lycée" sauf qu'elle déclinait l'idée de manière plus subtile, sans le dire et surtout sans le répéter toutes les 5 minutes ! Et elle a évolué depuis, mais ça c'est une autre histoire. Je n'ai pas détesté ce pilote honnêtement. Il n'est pas irregardable. Mais je ne m'imagine pas suivre la série de manière hebdomadaire. J'aurais l'impression de régresser. Jusqu'ici, la CW assumait ses séries et ne cachait pas vouloir séduire l'adolescente voire la prè-adolescente, voire la jeune femme pas très mûre et pas très regardante sur la qualité. Là, elle essaye de nous faire croire qu'elle se tourne vers un public plus adulte en s'intéressant à des personnages plus âgés dans un milieu plus sérieux. Or, les héros de 90210 ou de Gossip Girl paraissent plus matures que ces caricatures de jeunes médecins. C'est dire... 

    Au fond, je n'ai pas trouvé cette Emily détestable ou insupportable. Je l'ai juste trouvé très embarrassante. Vous savez, c'est la bonne copine avec qui on a un peu honte d'être vu en public. Mais dans l'intimité, elle nous amuse beaucoup et pas parce qu'on se moque d'elle dès qu'elle a le dos tourné. Emily réfléchit trop tout le temps et la "bonne" idée de la créatrice est de nous faire part de chacune des remarques qu'elle se fait dans sa tête. Honnêtement, à sa place, on aurait tous l'air aussi bêtes ! Par chance, nous ne sommes pas des héros de séries et nos pensées les plus stupides, on les garde pour nous. Plus l'épisode avance, plus on a envie de faire taire Emily. Pour son bien et pour le nôtre. D'un autre coté, j'avoue que quelques réflexions m'ont fait sourire et que, parfois, je l'ai trouvée choupinette. Mais à son âge, quand même, d'en être encore à ce stade, c'est grave ! J'imagine bien que c'est un point de départ et qu'elle grandira tout au long de la série -si on lui en laisse le temps- mais en l'état, tout ça est très gênant. Encore, si elle était tombée amoureuse d'un mec super beau et super charismatique, on aurait pu comprendre qu'elle perde ses moyens. Mais face à Justin Harltey quoi ! Il est transparent au possible. Dans le rôle titre, Mamie Gummer se débrouille bien, parce que Mamie Gummer est une excellente actrice, parce qu'elle a un physique atypique -et je ne suis pas en train de dire qu'elle est laide- parce qu'elle a joué dans The Good Wife et The Big C et parce que quelque part, c'est presque un miracle que les dirigeants de la CW n'aient pas mis leur véto pour que la production choisisse une autre actrice, plus jolie, plus vulgaire, plus CW quoi. Sinon, j'ai toujours bien aimé Michael Rady mais en regardant le pilote, je me suis demandé pourquoi. Globalement, les personnages secondaires ne sont vraiment pas enthousiasmants, mais tout tourne tellement autour de la petite personne d'Emily qu'ils n'ont de toute façon pas beaucoup de place pour exister. La bonne copine black et lesbienne, j'approuve par principe. La nemesis ultra peste mais en fait pas tant que ça, c'est déjà ennuyeux. Les cas médicaux ne sont pas engageants du tout. 

   Dans un monde où Grey's Anatomy n'aurait jamais existé, Emily Owens, M.D. aurait peut-être pu s'installer confortablement dans le coeur des sériephiles à la recherche de douceur, de tendresse, d'une série médicale qui n'en est pas vraiment une et d'un teen show qui ne s'assume pas. Malheureusement pour elle, Grey's Anatomy existe depuis 9 ans et tient toujours la route. Je ne suis pas du genre à espérer qu'une série se plante, même quand je la déteste, mais dans ce cas précis, il est urgent de libérer Mamie Gummer avant que les dommages à sa carrière ne deviennent irréversibles ! 

What Chance ?

Je ne donne pas cher de la peau d'Emily Owens, d'abord parce qu'elle est dans une case meurtrière (remember Melrose Place 2012, Ringer, Life Unexpected...), ensuite parce que c'est sans doute la nouveauté la plus faible de la chaine avec Beauty And The Beast mais elle n'a pas Vampire Diaries en lead-in, elle. Enfin parce qu'il y a déjà une série "médicale" sur la CW (Hart Of Dixie) et qu'elle a beaucoup plus de charme, sans être un chef d'oeuvre non plus. 

How ?

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26 août 2012

Arrow [Pilot Script]

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Imaginé par Greg Berlanti (Everwood, Brothers & Sisters, Green Lantern) et Marc Guggenheim (Eli Stone, FlashForward), d'après les personnages des comic books 'Green Arrow'. Ecrit par Marc Guggenheim et Andrew Kreisberg (Eli Stone, Fringe, Vampire Diaries) pour Warner Bros. Television, Berlanti Television et The CW. 60 pages. 

Les nouvelles aventures de Green Arrow/Oliver Queen, combattant ultra efficace et surtout archer au talent fou, qui appartient notamment à la Justice League. Disparu en mer avec son père et sa petite amie, il est retrouvé vivant 5 ans plus tard sur une île près des côtes Chinoises mais il a changé : il est fort, courageux et déterminé à débarrasser Starling City de ses malfrats...

Avec Stephen Amell (Private Practice, Hung), Katie Cassidy (Supernatural, Harper's Island Melrose Place Nouvelle Génération), Willa Holland (Newport Beach), Susanna Thompson (Deuxième Chance), David Ramsey (Dexter), Paul Blackthorne (The River, Lipstick Jungle), Colin Donnell (Pan Am), Colin Salmon...

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Selon UglyFrenchBoy 

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   À l'instar de Bruce Wayne ou Tony Stark, Oliver Queen est richissime. Comme pour ses parents éloignés, un événement inattendu va bouleverser son quotidien, en l'occurrence un accident en mer. Événement dont les causes seront bien évidemment développées au fil de la saison et dont la conséquence n'est autre que la naissance d'un super-héros. Sur grand écran, la trilogie de Christopher Nolan abordait le sujet avec une certaine noirceur et un premier degré affirmé, tandis que les aventures de Iron Man, elles, faisaient clairement le choix de la dérision. Lors de son pilote, Arrow semble vouloir lorgner du côté de l'un, sans vraiment aller jusqu'au bout de sa démarche, tout en évitant de ressembler à l'autre. Résultat, le script va droit au but sans vraiment laisser entrevoir les intentions. Sur quel tableau va jouer le nouveau héros de la CW ? Difficile de se prononcer à l'issue de ce pilote très introductif.

   Les récentes images et les bonus disponibles sur internet laissent entrevoir une volonté des producteurs de s'appliquer sur la forme. Qu'en est-il du fond ? Ces dernières années, les adaptations de comic-books ont offert des relectures promptes à la réflexion, que ce soit sur le pouvoir (The Dark Knight), la responsabilité (Spider-Man) ou encore la solitude (Superman Returns), tout en bénéficiant d'une dimension allégorique. Sur le papier, Arrow semble loin de ces ambitions, même si, pour une introduction, il est difficile d'insuffler de tels éléments. La faute est-elle à incomber au duo Greg Berlanti et Marc Guggenheim ? On ne peut qu'être déçu du résultat compte tenu de ces deux noms attachés au projet. Les deux hommes remplissent leur cahier des charges, ne manquant pas plusieurs scènes shirtless du héros, une première scène d'action dès la fin du deuxième acte ou encore des références culturelles utilisées parcimonieusement, entre Lost et Twilight.

   Sans pour autant être une excuse, il ne fait nul doute que Berlanti et Guggenheim devaient bénéficier de peu de liberté pour cette adaptation de la mythologie dont tous les aspects doivent être validés par DC Entertainment et Warner Bros. Television. C'est l'inconvénient de s'attaquer à une marque existante. Malgré l'absence du « supplément d'âme », Arrow est à surveiller de près, le véritable test de ce genre de fiction se réalisant sur la longueur...

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Selon moi

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   Le script d'Arrow est le premier que je lis à destination de la CW. Et je suppose que la chaîne n'en reçoit pas d'aussi bons tous les jours, ou alors ses dirigeants n'ont vraiment aucun goût et font des choix étranges quand on voit ce qui se retrouve à l'antenne. Okay, cette théorie est tout à fait probable. Toujours est-il que cette fois, ils n'ont pas eu à se poser beaucoup de questions : l'archer vert a tout d'une star, c'eut été de la folie que de ne pas lui donner sa chance ! Plus sombre que ses séries habituelles, plus ambitieuse aussi, Arrow est prometteuse par bien des aspects. 

   On parle beaucoup d'elle comme du "nouveau Smallville", ce qui est une comparaison logique mais extrêmement réductrice. Je n'ai suivi que de très loin l'évolution de la série pendant ses dix années d'existence et je suppose qu'elle était beaucoup plus adulte sur la fin qu'au début (mais est-elle devenue bonne ?) mais Arrow, elle, est adulte dès le départ. Tous les personnages ont dépassé la vingtaine, à l'exception de la petite soeur d'Oliver Queen, et approchent doucement de la trentaine quand ils ne l'ont pas encore dépassé. Clairement, les auteurs ne souhaitent pas uniquement s'adresser aux ados mais à un public plus large et plus exigeant, qui n'a pas ses habitudes sur la chaîne et qui peut tout aussi bien être féminin que masculin. C'est ainsi que de manière plutôt surprenante, ce n'est pas l'action qui prime dans ce script, puisque la première scène de ce type arrive tard, mais la description de ce héros, qui n'en est d'ailleurs pas un à proprement parler, ce qui le rend encore plus intéressant et attachant -ça et ses scènes en tenue d'Adam- et l'éloigne du trop gentil Clark Kent. Le pilote prend donc le temps d'installer le personnage dans son nouvel environnement et de lui offrir quelques scènes, parfois touchantes, avec les femmes de sa vie (sa mère, sa soeur, son ex). De temps à autre, des pointes d'humour viennent égayer une histoire qui n'a vraiment rien de drôle. On peut notamment compter sur le meilleur ami d'Olivier, Tommy, qui sera sans doute la caution comique du show.

    A coté de tout ça, l'aspect mythologique tente de se frayer un chemin tant bien que mal. A mon avis, les scénaristes auraient dû insister un tout petit peu plus dessus. On sent qu'ils ne sont pas tellement à l'aise avec les notions de mystère et de suspense et laissent donc assez peu d'éléments sur lesquels cogiter. Les opposants de Green Arrow, ceux qui lui veulent du mal, ne sont pas présentés avec une grande finesse, ils manquent d'envergure. Les quelques flashbacks sur la vie d'Oliver sur son île après l'accident sont assez déceptifs mais c'est apparemment là-dessus que les premiers épisodes vont se concentrer. A titre personnel, c'est quelque chose qui m'intéresse plus que tout ce qui peut bien lui arriver dans le présent. Sans doute des réminiscences de Lost (qui est d'ailleurs citée à un moment). On nous montre brièvement le fameux accident également. J'espère qu'à l'image, le rendu ne sera pas trop cheap. C'est un moment fort du pilote et décisif dans le destin du héros. Ce serait dommage de le gâcher avec un fond vert trop voyant. La fin de l'épisode comprend un petit cliffhanger tout à fait sympathique, qui donne envie de voir au moins le deuxième épisode, histoire de comprendre (parce qu'une explication s'impose). 

   Arrow n'est habituellement pas du tout mon genre de série mais le script, comme le casting (Katie Cassidy !!!) et les premières bandes-annonces, m'ont convaincu d'y jeter un oeil attentif. Il se pourrait bien qu'il s'agisse de l'une des meilleures nouveautés de la saison 2012/2013 ! Et, à coup sûr, la CW a enfin trouver un hit ! Elle n'en a plus connu depuis Vampire Diaries, il était temps...

11 mai 2012

Ringer[1x 22]

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Par UglyFrenchBoy

I'm the Good Twin (Season Finale) // 1 200 000 tlsp.

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   Sarah Michelle Gellar entendait prouver qu'une actrice de plus de 30 ans pouvait encore porter une série télévisée sur son seul nom. En débarquant à l'antenne d'une chaîne destinée à un public plus jeune qu'elle, celle-ci avait pour ligne de conduite de ne jamais tomber dans le salace pour attirer le chaland. Sur ce point, l'intéressée est restée intègre: au cours de cette saison, les téléspectateurs n'ont pu trouver le moindre plan dénudé de l'ancienne Buffy Summers en dessous de la poitrine. La grossesse de l'actrice lui a sans doute permis d'imposer plus facilement ses joues charnues et ses vêtements amples au pays des visages émaciés. Mais s'affranchir des règles est aussi respectable que suicidaire. Ringer a clairement subi l'impitoyable loi des audiences, habituellement entérinée par les fameux « 18/49 ans », devenus ici les « moins de 35 ans ». Pour ne pas faciliter la tâche, les scénaristes ont imposé des intrigues en tiroirs, étirées en longueurs et parfois même particulièrement alambiquées. Pour les fidèles, la série aura cependant réservé quelques moments de stupeur. Elle aura également prouvé que des mauvais rôles peuvent condamner leurs interprètes avec. Heureusement, les personnages incarnés par Andrea Roth et Nestor Carbonell ont eu le droit à une évolution inespérée et ces deux acteurs ont montré toute l'étendue de leur talent lors de la deuxième partie de la saison.

   Reste que les deux seuls enjeux de Ringer à l'issue de son pénultième épisode étaient la révélation de Bridget à Andrew sur son identité et la rencontre entre les deux sœurs. Qu'on se le dise : cette dernière n'a pas lieu lors de ce « I'm the good twin ». Une déception. L'ultime cliffangher est peut-être le moins efficace des 22 épisodes, de quoi accentuer le désappointement quand on sait qu'il s'agit de la réussite de la fiction tout au long de son parcours. L'absence de Catherine et l'inévitable retour de Bodaway Macawi n'annonçaient également rien de bon sur le papier. On peut dire qu'il en est de même à l'écran. Au cours de cette ultime aventure, l'héroïne décide de mettre carte sur table. Une fois de plus, les scénaristes surprennent avec la réaction d'Andrew et celle de Juliet (« You think my mom is an awful person. You are exactly like her. Actually, worse... She's sick. What's your excuse? »). Après la résilience, il est à nouveau question de rédemption. Bridget est touchante de sincérité dans ses aveux pendant lesquels l'absence d'effet dramatique, à l'exception peut-être des notes de piano lors de la déclaration, apporte à la scène un minimalisme aussi agréable qu'efficace. L'ancienne addict avoue que sa vie a complètement changé après sa rencontre avec Andrew, il y a sept mois. Son interlocuteur la coupe alors pour préciser qu'il s'agit de « sept années », persuadé d'avoir affaire à Siobhan (notons que le chiffre, équivalent au nombre de péchés capitaux, n'est probablement pas utilisé par hasard). À mesure que la vérité est présentée à Andrew, il est difficile de ne pas anticiper sa réaction, jusqu'à nous interroger sur notre propre faculté à pardonner. Nul doute, les répliques de l'épisode font mouche et c'est là son principal atout.

   On peut regretter l'annulation quasi assurée de la série. L'évolution du personnage de Bridget, sans le moindre allié et dont le secret est désormais connu, peut être intéressante à explorer, entre la tentation de céder à ses démons du passé et la potentielle guerre psychologique livrée contre sa jumelle. En matière de bataille, Sarah Michelle Gellar a, elle, eu le pouvoir sur ce projet dont l'une des ambitions était de faire oublier une carrière jugée par les plus cyniques comme « en chute libre » depuis l'arrêt de son rôle de tueuse de vampires. Mais la star a nourri à son insu une nostalgie qu'elle s'est d'abord efforcée d'enterrer, puis de déconsidérer.

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// Bilan // Probablement, si on devait compacter vingt-deux épisodes en deux heures destinées aux salles obscures, Ringer n'aurait pas mérité une sortie en grande pompe. Mais en étant traité sur la longueur, le résultat s'avère appréciable, a fortiori si l'on prend en compte sa présence à l'antenne de la CW. Également, l'évolution de la fiction et sa perception confèrent à Ringer un statut singulier: d'aucuns parlent de retour raté de Sarah Michelle Gellar au service d'un scénario paresseux et d'une mise en scène sans génie, d'autres, essentiellement ceux qui seront restés jusqu'au bout, avouent que le tout est bien plus maîtrisé qu'il en a l'air. L'œuvre d'Eric C. Charmelo et Nicole Snyder restera probablement à jamais source de conflits, peut-être davantage auprès des fans de Buffy que de l'ensemble des sériephiles.

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16 avril 2012

Ringer [1x 20 & 1x 21]

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Par UglyFrenchBoy

If You're Just An Evil Bitch Then Get Over It // It's Called Improvising, Bitch! 

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   Avec peu de temps morts, ces deux épisodes proposent l'émergence de l'amorale Catherine. Le premier arrive à convaincre dans l'action, l'autre peut-être plus dans le suspense. Une chose est certaine : Andrea Roth assure dans sa partition. Vindicatif, son personnage sombre dans la folie pour notre plus grand plaisir. Paradoxalement, j'ai trouvé l'actrice plus convaincante avec son sourire machiavélique lors de ce plan où, assise, elle laisse Bridget quitter la pièce péniblement sous l'effet des médicaments, que lorsqu'elle tient en otage Andrew, Bridget et Juliet. La majeure partie de « It's Called Improvising, Bitch » aurait d'ailleurs pu gagner en tension avec ses scènes façon huis clos s'il n'y avait pas les cas de Siobhan et Henry au milieu. La résilience de celle-ci est certes intéressante, mais son évolution tombe un peu à plat et le pénultième épisode aurait très bien pu se passer de « la méchante jumelle » et son accouchement vite expédié. On se doute d'ailleurs qu'elle risque bien de tout perdre lors de la conclusion de la série.

   On peut également reprocher la représentation de « l'homosexualité féminine » (si l'on peut dire). On a la fâcheuse impression que c'est parce qu'elle est bisexuelle (depuis peu ?) que Catherine a des pulsions meurtrières. L'ex-femme d'Andrew avait cependant engagé un homme pour tuer Siobhan avant de connaître Olivia, comme l'expliquent les flashbacks. On s'éloigne légèrement de Basic instinct et ses dérivés: la bisexualité a souvent été associée à la confusion, l'obsession, voire l'absence d'émotion. Plusieurs communautés ont reproché à Hollywood de confondre « biphobie » et « bisexualité ». La relation Catherine / Olivia pourrait elle aussi déranger par quelques aspects, mais vu qu'elle n'est traitée que le temps d'un épisode, on peut difficilement en tirer de telles conclusions. On a toutefois connu plus progressiste. Le bon côté de cette intrigue, au-delà de la surprise (j'avais évoqué cette possibilité sans y croire vraiment), c'est qu'elle permet d'avoir un plan de deux femmes qui s'embrassent. Rien de bien révolutionnaire me direz-vous ? À l'heure où une comédie grand public met en scène un couple gay, parents d'une petite fille adoptée, dont les marques d'affection sont souvent inexistantes et où un prime-time soap particulièrement en vogue procède à une coupe à la seconde même où deux lèvres de garçons sont sur le point de se toucher, voir deux femmes, dont l'une de plus de 40 ans, échanger un baiser en gros plan est un pas en avant.

   L'autre victoire, c'est celle de proposer une dernière scène assez peu tape-à-l'œil. Tout au long de sa diffusion, Ringer aura eu le mérite de réussir ses cliffanghers. Cette fois, pas de fin abrupte pour annoncer la dernière, et probablement ultime, note. Le sort de Catherine Martin est visiblement scellé. L'enquête de Machado ne promet plus aucune révélation. Reste la confrontation très attendue des deux jumelles, même si rien n'indique qu'elle aura finalement lieu. Un peu plus subtile, la dernière réplique « Whose life is so pathetic that they have to live someone else's to be happy? » percute une Bridget qui pourrait ne plus accepter le « confort » de sa situation...

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// Bilan // L'heure des aveux a sonné pour l'héroïne de Ringer et sans doute aussi pour les téléspectateurs : c'est qu'elle risque bien de nous manquer cette série... Dernier épisode la semaine prochaine.