22 octobre 2012

The L.A. Complex [Saison 2]

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Saison 2 // 550 000 tlsp. en moyenne

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   "We made something". La phrase de fin de cette 2ème et peut-être dernière saison de The L.A. Complex ne pouvait pas être plus émouvante et sonner plus juste face au travail accompli, pas seulement par les personnages, qui reviennent de loin, mais aussi par les auteurs de la série qui, contre toutes attentes, ont réussi à proposer une suite convaincante à une saison 1 excellente. Je n'ai pas nécessairement ressenti une baisse de qualité globale au cours de ces 13 nouveaux épisodes mais disons que certaines intrigues étaient vraiment plus passionnantes que d'autres. Je n'ai pas non plus eu l'impression qu'une  censure ait été opérée par la CW, désormais co-productrice de la série, entre la partie de jambes en l'air à trois ou l'évocation furtive du thème de l'inceste. Mais je regrette quand même toujours que le monde du porno n'ait pas été exploré suite au départ bien pratique d'Alicia (dont le retour sous forme de clin d'oeil dans le final était sympathique). Cependant, elle ne m'a pas particulièrement manqué. S'il fallait désigner un maillon faible en saison 1, c'était bien elle. A nouveau, les scénaristes n'ont eu de cesse de nous surprendre en amenant leurs histoires dans des directions inattendues. Ils ont bien entendu poursuivi leur étude des travers d'Hollywood, de la Scientologie, aux fausses parapazzades en passant par l'hypocrisie de la télévision religieuse, sans oublier d'égratigner la télé réalité au passage. En revanche, j'ai une petite critique à formuler : les carrières des uns et des autres sont trop souvent passées au second plan et, même si des avancées ont été accomplies pour nombre d'entre eux, je n'ai pas  pris le même plaisir, par exemple, à découvrir les coulisses de la télévision ou de la musique. Cela a davantage servi de toile de fond pour explorer les rapports humains et les amourettes des uns et des autres. 

   Kaldrick. S'il ne fallait retenir qu'une intrigue dans cette saison 2 -ce qui n'aurait aucun intérêt j'en conviens- c'est bien celle de Kaldrick. Les auteurs ont énormément misé sur lui, comprenant peut-être qu'ils avaient créé sans même s'en rendre compte lors de la 1ère saison un personnage extrêmement complexe et inédit en télévision. Il méritait bien toute la place qui lui a été accordée. Il nous a offert scène bouleversante sur scène bouleversante, notamment lorsqu'il est allé retrouver Tariq au Canada, qui a refait sa vie et on est heureux pour lui, ou lorsque Rook lui a dit "I know you since you're 4. I didn't need to watch it" démontrant implicitement qu'il a toujours su que Kaldrick était gay mais que cela ne l'a jamais empêché de veiller sur lui, bien au contraire. Bien sûr, le retour de son père dans sa vie était aussi un moment fort et sa mort lui a permis de s'ouvrir enfin au monde sur qui il est vraiment. Il a désormais Christopher à ses cotés pour l'aider. Si l'on regarde les choses en prenant un peu de hauteur, on peut se dire que les choses sont quand même allées très vite et que ce n'est pas super crédible, mais je suppose que si saison 3 il y a, il en paiera le prix. Le monde du rap ne va plus l'accueillir à bras ouverts. Ce sera intéressant de voir le développement de cette intrigue. 

    Raquel. Comme on pouvait s'y attendre, le personnage de Raquel s'est adouci au cours de cette deuxième saison afin de le rendre encore plus attachant. Elle a appris l'humilité en voyant le peu de carrière qu'elle avait lui échapper encore un peu plus. Elle a appris à faire davantage confiance aux autres et elle s'est embarquée dans une affaire de fraude qui ne pouvait pas se terminer autrement. Va-t-elle laisser Mark croupir en prison sans rien faire ? Mark va-t-il faire le rapprochement et la dénoncer ? Les auteurs se sont mis une belle épine dans le pied et je compte sur eux pour s'en dégager intelligemment par la suite. Oui, je parle toujours de cette hypothétique saison 3. Comment faire autrement ? Le passage de Raquel en "rehab" télévisée était délicieusement piquant et pervers. A son image en somme. Quant à son histoire avec Connor, elle a volontairement été écartée en cours de saison afin de nous faire tous espérer de belles retrouvailles le moment venu. 

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    Connor. J'avoue que j'ai parfois eu du mal à apprécier toutes les intrigues de Connor. Avec sa fausse copine, c'était plutôt amusant. Surtout vu comment les choses ont tourné petit à petit. Avec sa soeur, dont on s'est demandé jusqu'au bout si c'était vraiment sa soeur (et honnêtement, je me pose toujours le question), il y a eu du bon et du moins bon mais c'était de manière générale un peu ennuyeux. Je salue vraiment l'idée, attaquer la Scientologie de manière aussi frontale étant courageux, mais ça sonnait souvent faux, c'était bancal. Les personnages appartenant à l'église étaient tellement caricaturaux... Ca manquait de nuance. Je dis bravo aussi pour avoir osé l'inceste, mais j'aurais préféré que Connor se pose des questions plutôt que de le voir tout de suite rejeter sa soeur. Sa réaction était tout à fait logique mais je m'attendais à ce qu'après coup, cela sème un minimum le trouble dans son esprit. Ce ne sera visiblement pas le cas. A moins que le futur retour de la jeune femme change la donne... En tout cas, grâce à elle et quelque part grâce à eux aussi, il a appris à ne plus se mutiler. C'est indéniablement une victoire.

   Abby. Celle qui était un peu la star des six premiers épisodes de la série s'est vue réduite son temps d'antenne afin de faire plus de place aux autres. C'était la meilleure chose à faire car elle commençait déjà à devenir agaçante. La première partie de la saison d'Abby a donc consisté à la placer dans une affaire de triolisme sur fond de show religieux. C'était très frais, très amusant, très original. A partir du moment où elle a été virée, les scénaristes sont partis sur une piste très faiblarde et pour le coup beaucoup moins original : elle s'est mariée au cours d'une nuit de folie à Las Vegas, elle a divorcé quelques heures plus tard, avant de finalement annuler le divorce et la voilà amoureuse d'un militaire qui passe le plus clair de son temps à l'autre bout du monde ! Si elle restait en Allemagne à ses cotés, j'avoue que ça ne me dérangerait pas trop. Malheureusement, ça n'arrivera pas. Elle va vite redescendre de son petit nuage et retourner à L.A. pour accomplir son rêve. Vraiment pas formidable cette fin de saison pour Abby...

   Nick. J'aimais beaucoup Nick en saison 1, le considérant comme un nouveau Seth Cohen -on laissera définitivement ce rôle à Stiles dans Teen Wolf- mais en saison 2, il m'a juste saoulé. C'est de sa faute, parce qu'il est particulièrement irritant de voir un personnage prendre constamment les mauvaises décisions à cause de sa morale à la con, mais aussi celle des auteurs qui n'ont jamais réussi à nous faire croire qu'il avait vraiment du talent dans le domaine de l'humour. A chaque fois qu'il est monté sur scène ou qu'il a fallu qu'il pitche des idées marrantes au sein de son pool d'auteurs, soit on le montrait à l'oeuvre et c'était tout sauf drôle, juste pathétique, soit on le coupait en plein élan de façon à ne pas avoir à écrire quelque chose de drôle, ce dont ils n'étaient clairement pas capables. Crédibilité : O. Le petit jeu du chat et de la souris entre Nick et Sabrina était divertissant au début, mais il est vite devenu répétitif et ennuyeux. Le personnage de Sabrina ne m'a de toute façon jamais plu. J'espère qu'on ne la reverra plus. Elle a fait son temps. 

   Beth. Je termine cette revue des effectifs par ce nouveau personnage qui nous a été imposé dès le Season Premiere et qui aura mis énormément de temps avant de véritablement trouver sa place au sein du "complex". Au départ, ses histoires avec son frère étaient complètement déconnectées du reste de la série, en plus d'être peu engageantes. Petit à petit, grâce à Cam surtout -un personnage qui méritera une plus grande place en saison 3 tant il a de potentiel- elle s'est plus ou moins intégrée à la bande. Parfois je l'ai trouvée touchante. Parfois elle m'a franchement mis hors de moi. Son attitude ultra-protectrice envers son frère, bien que totalement compréhensible, était douloureuse à regarder. Et puis on n'a jamais vraiment compris pourquoi elle était venue à Hollywood. Son petit frère n'a jamais montré une envie dingue de faire carrière. Mais je trouve que la conclusion pour Beth était parfaite : elle est venue, elle a vu, elle est repartie dans son Canada natal, la paix familiale retrouvée. Beth aura quand même fait plus de mal que de bien à cette saison 2. On ne la regrettera pas.

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// Bilan // The L.A. Complex n'a pas tellement changé en saison 2 : elle est toujours aussi sympathique, sincère, piquante et surprenante. Assurément, elle mérite d'obtenir une saison 3 pour que les personnages puissent continuer à exister, évoluer et, peut-être, réaliser leurs rêves. Le final, bien que parfaitement exécuté, ne peut que nous frustrer...


24 juillet 2012

The L.A. Complex [2x 01]

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Vacancy // 660 000 tlsp.

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   Après une excellente première saison diffusée au printemps dernier, The L.A. Complex est déjà de retour, simultanément sur sa chaîne canadienne d'origine, MuchMusic, et sur la CW, cette fois pour 13 épisodes. L'inquiètude était de mise avant de découvrir ce Season Premiere : la chaîne américaine allait-elle fourrer son nez dans les intrigues, faire du ménage et polisser l'ensemble, quitte à faire perdre à la série tout son intérêt ? La réponse est non ! The L.A. Complex n'a pas perdu de sa fraîcheur. Esthériquement, elle est toujours aussi convaincante, s'aventurant dans des lieux que la plupart des séries de ce type se déroulant à Los Angeles ne visitent jamais, incapables de sortir des entrepôts qui servent de studios : les collines de la ville, qui offrent une vue imprenable sur son immensité (et sa pollution); Hollywood Boulevard, qui est devenu un cliché pour touristes que l'on ne nous montre finalement plus à l'écran; et puis cette résidence/hôtel, chaleureuse dans ses chambres, ensoleillée en son centre, autour de la piscine scintillante à tout heure du jour et de la nuit, et intime sur son toit, où les couples se font et se défont. C'est un bon compromis entre la réalité de L.A. et le fantasme que l'on s'en fait. Sur la forme, la série n'a donc pas du tout changé. On est loin des filtres de Gossip Girl et 90210. Musicalement, on se régale toujours autant avec ce groupe -dont il faudrait vraiment que je cherche le nom- qui rythme les scènes de leurs chansons tantôt énergiques tantôt mélancoliques, parfois les deux en même temps.

   Dans le fond, on ne peut pas dire que de grands changements ont été opérés pour le moment. Toutefois, deux personnages s'en vont : la danseuse vouée à une grande carrière dans le porno et l'homosexuel de la bande. Dans les deux cas, malgré toute la suspicion que leurs départ peuvent engendrer, les choses se font logiquement, naturellement. Le départ d'Alicia est bâclé en une scène mais si je me souviens bien, elle avait enfin décroché un contrat à la fin de la saison 1 pour suivre Usher dans sa tournée mondiale. C'est donc probablement pour cette raison qu'elle quitte les lieux et rien ne l'empêchera de revenir plus tard. Je suis même à peu près sûr que cela arrivera. La mauvaise nouvelle, c'est que toute la partie "industrie du porno américain" vue de l'intérieur passe aux oubliettes, alors que c'était prometteur et osé. La CW a-t-elle ou non quelque chose à voir dans cet abandon ? Difficile à dire... Dans le cas de Tariq et de sa relation complexe et violente avec le rappeur Kaldrick King, je ne vois pas comment les choses auraient pu se résoudre autrement à vrai dire, si toutefois l'on considère qu'elles sont bel et bien résolues à l'issue de ce premier épisode. Tariq va-t-il vraiment quitter L.A. ? J'ai encore un petit doute. La tentative de suicide de Kaldrick changera peut-être la donne ? On leur doit en tout cas à tous les deux les scènes les plus déchirantes de Vacancy. Cette relation n'a pas toujours été totalement crédible mais ils ont drôlement su nous émouvoir à chaque pas en avant et à chaque pas en arrière. Ils sont arrivés à un point de non retour. Quitte à choisir, j'aurais préféré voir Tariq se reconstruire plutôt que d'assister à la descente aux enfers de Kaldrick mais bon... Car en la matière, on a déjà Connor. L'influence de Raquel sur lui est bonne, mais son influence à lui est-elle bonne sur elle ? C'est beaucoup moins sûr. L'intrigue de la grossesse cachée, vue et revue, n'est pour l'instant pas très palpitante mais c'était chou de les voir ensemble tenter d'être heureux... 

   Après une première saison où les échecs professionnels s'enchaînaient pour nos héros, la chance commence doucement à leur sourire. Mais pour combien de temps ? Trouver un job n'est pas facile dans la cité des anges, mais le garder est peut-être encore plus compliqué ! Abby se retrouve donc à jouer dans un soap chrétien après avoir "triché" à son audition avec malice et panache. Cela peut donner quelques scènes amusantes dans les prochains épisodes. Ce sera intéressant de la voir évoluer dans un univers qui ne lui correspond pas du tout (même si c'est la plus béni oui oui de la série !). Elle a enfin un job mais il ne lui plait pas du tout. Quelle ironie ! La guest d'Alan Thicke, vouée à durer, était sympathique. C'est cool que les acteurs canadiens s'entraident ! Du coté de Nick, la pression monte : il va bosser comme "scénariste" sur un talk show mais n'y connait absolument rien. En plus, il aura Sabrina dans ses pattes. Ce sera sûrement un atout au début, mais après... Et puis sinon, un nouveau personnage répondant au prénom de Beth est introduit. Les auteurs prennent le temps de nous la présenter, même si le mystère subsiste encore sur son talent et son intérêt. A première vue, elle n'a pas l'air très différente d'Abby. Son histoire pourrait être intéressante. On ne demande qu'à en savoir plus. Plus d'importance est accordée à Eddie, le gérant de l'immeuble. Pour le coup, je ne suis pas convaincu du tout. On se passerait bien de sa présence.

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// Bilan // The L.A Complex revient moins différente qu'on ne le craignait. Malgré quelques ajustements, elle est toujours aussi amusante, sympathique et authentique. Une mise en bouche prometteuse pour la suite de la saison 2...

26 février 2012

The L.A. Complex [Saison 1]

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Saison 1 // 44030377


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   "I Feel Like We're On The Edge Of Something Great" est une réplique de The L.A. Complex et probablement ce que j'aurais pu m'exclamer après avoir visionné le pilote de la série, dont j'avais fait une review très positive et je ne le regrette absolument pas. La suite a été à la hauteur des promesses, même si six épisodes seulement, c'est extrêmement frustrant. En une rapidité hallucinante, tous les personnages sont devenus très attachants. Que va-t-il advenir d'eux ? La série n'a que moyennement fonctionné au Canada, son pays d'origine, et ne fera certainement pas des scores incroyables sur la CW dans quelques semaines. Mais la barre n'étant pas très haute, tout est encore possible. On croise les doigts...

   Raquel. L'actrice trop âgée, prête à tout pour décrocher un rôle. Dès le pilote, je n'ai pas caché que ma préfèrence allait tout naturellement vers elle. C'est probablement le personnage le plus ambigü et surprenant du lot. On ne sait jamais vraiment si elle est sincère ou si un plan se cache derrière ses sourires, ses bonnes actions et ses déclarations d'amour ou d'amitié. Il se trouve qu'elle agit rarement par simple altruisme, mais elle a un bon fond, c'est certain. Elle l'a montré à l'occasion avec Connor d'ailleurs. Son parcours jalonné d'innombrables déceptions est probablement plus authentique que n'importe quel autre... Connor. Alors que le pilote laissait entendre que l'on suivrait son parcours de mannequin (chose finalement pas si courante dans une série), les auteurs ont préféré le confronter à la réalité d'un mannequin devenu acteur grâce à sa belle gueule et ses atouts physiques de taille mais qui n'est pas assez bon pour tenir la distance au sein d'une série médicale à la Grey's Anatomy. Et le propos est finalement encore plus original. C'est sans aucun doute le personnage au parcours le plus sombre et on se pose sérieusement la question de savoir si ce n'est pas la mort qui l'attend au bout du chemin... Sa descente aux enfers est poignante. On regrettera juste qu'il soit trop souvent déconnecté des autres héros. Tariq. J'avoue qu'en regardant le pilote, sans oser le dire, je trouvais un peu dommage qu'il n'y ait pas de personnage homosexuel, ne serait-ce que pour avoir un spectre le plus large possible. On découvre dans le second épisode que c'est lui qui endosse ce rôle et, là encore, les scénaristes n'ont pas choisi un chemin tout tracé, vu mille fois ailleurs. Si le jeune homme s'assume, ce n'est pas du tout le cas de son amoureux... le rappeur star du label où il fait son stage ! Peut-on considérer leur histoire comme réaliste ? Le doute est permis. Les acteurs se débrouillent à merveille pour faire passer les situations même les plus improbables. Il y a quelque chose de franchement excitant dans cette relation sauvage et passionnée, en plus. L'épisode où le couple s'évade à la montagne a toutefois montré les limites de leur histoire. J'aurais vraiment voulu y croire mais c'était too much trop vite. Le tout plein de muscles qui se laisserait presque tenter par un scrapbook... hum. 

   Nick. Le comique qui a du mal à débuter et, effectivement, à aucun moment au cours des épisodes il ne se montre véritablement drôle sur scène. En dehors, en revanche, il l'est vraiment ! A son insu. Je l'aime beaucoup, il m'amuse. Mais je n'arrive pas à m'enlever de la tête que c'est un Seth Cohen bis. Il a les mêmes atouts que le héros de Newport Beach, la même façon de parler (trop), les mêmes mimiques, et il se retrouve plus ou moins dans la même situation à la fin de la saison 1 : lui qui n'arrive jamais à attirer rien qu'un seule fille dans ses filets en a désormais deux qui s'intéressent fortement à lui ! Déjà vu donc, mais sympathique. Abby. Elle est l'une des prétendantes de Nick et, petit à petit, se fond dans la masse après avoir été plus ou moins présentée comme l'héroïne. Je pense que c'est le personnage le plus faible. Elle est "trop parfaite" pour être vraie. Elle a tous les talents (actrice, chanteuse, musicienne). Elle est jeune, jolie, gentille, franche... bref, elle est presque ennuyeuse mais elle trouve quand même le moyen d'être attachante à sa façon. Alicia. A la base, je ne l'aimais pas beaucoup. Elle semblait trop superficielle, la petite danseuse de la bande. A vrai dire, elle l'est. Mais c'est ce qui fait son charme, ça et une certaine innocence. Mais pas tout à fait. Bref, elle est plus complexe qu'il n'y parait. Et son parcours nous entraîne là où on ne l'attendait pas : dans le milieu du porno ! Cela reste assez léger mais, pour une fois, pas de morale à deux balles. Sans être présentée comme un cadre idyllique non plus, l'industrie du sexe -si importante à Hollywood, on a tendance à l'oublier- n'a pas l'air aussi terrible qu'on le dit. On s'y amuse aussi. Très vite cependant, le piège se referme sur Alicia et les conséquences seront intéressantes. Et si elle devenait vraiment une actrice X ?

    Los Angeles. On peut dire qu'il s'agit d'un personnage à part entière. Même si la série n'est tournée qu'en partie dans la cité des anges, les plans de transition et les quelques scènes sur le toit de la résidence font rêver. Enfin, me font rêver du moins. L'énergie de cette ville immense où tout est possible, les pires choses comme les meilleures, est parfaitement retranscrite. Elle vous aspire, elle peut vous détruire, vous porter au sommet... Elle est sans limites. Il est facile d'y entrer mais il est bien plus difficile d'y rester. Les auteurs ont su créer une intimité dans l'immensité grâce à ce Melrose Place bis pour artistes sans le sou. On peut grandement remercier pour cela le petit groupe qui chante plusieurs fois par épisode depuis son balcon. Cela confère une atmosphère très chaleureuse avec une pointe de mélancolie. Les personnages vont et viennent dans cet espace clos où ils se sentent bien, rassurés, protégés, mais où ils ne pourront pas évoluer éternuellement, comme le prouve Raquel lorsqu'elle apprend qu'elle est enceinte. Elle a passé l'âge... Il n'y a pas d'âge pour aimer The L.A. Complex en tout cas ! La série brasse tellemnent de sujets que chacun peut s'y retrouver, même sans avoir l'âme d'un artiste. Les problèmes financiers, l'instabilité émotionnelle, les jeux d'apparence, le besoin d'amour, de reconnaissance, de liberté... cela touche tout le monde et à tout âge de la vie.

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// Bilan // The L.A. Complex aurait pu se contenter d'être sympathique et fun, comme tant d'autres, mais elle ne s'est pas arrêtée là. Elle a choisi d'être sincère, réaliste et authentique, grâce à des personnages vrais, attachants, différents, pas caricaturaux, et en osant parfois plus que n'importe quelle autre série du genre. Elle a absolument tout pour plaire. Elle mérite un parcours plus long... 

19 janvier 2012

The L.A. Complex [Pilot]

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Down In L.A. (Series Premiere) // Audience inconnue

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What About  ?

 Originaire de Toronto, Abby tente de réaliser ses rêves de carrière à Hollywood, hébergée dans un hôtel dans lequel elle rencontre d'autres qui partagent les mêmes aspirations dans divers domaines artistiques. La réalité est cependant loin de ce qu'elle avait pu imaginer. Après une série de déconvenues, la jeune femme s'interroge sur son avenir : rentrer à la maison ou persévérer dans l'espoir que demain on lui laissera enfin SA chance ?

Who's Who ?

Créé par Martin Gero (Stargate Atlantis, Bored To Death). Avec Cassie Steele (Degrassi), Jonathan Patrick Moore (Neighbours, All Saints), Jewel Staite (Stargate Atlantis, Firefly, Coeurs Rebelles), Chelan Simmons (Kyle XY), Joe Dinicol, Benjamin Charles Watson...

So What ?

   Parmi mes bonnes résolutions de l'année 2012 souvenez-vous, je souhaitais m'intéresser davantage aux séries qui ne sont pas américaines. Alors certes avec The L.A. Complex, c'est presque de la triche puisqu'il s'agit d'une série canadienne mais qui se déroule aux Etats-Unis, à Los Angeles plus précisément, et qui, en plus, sera diffusée dans quelques mois également sur la CW qui vient d'en acheter les droits. On se demande d'ailleurs ce qui a bien pu leur passer par la tête car cette série va bien trop loin pour eux ! Cela veut-il dire que les déclarations du nouveau président ne sont pas de la poudre aux yeux et qu'il a véritablement l'intention de chambouler la grille et l'esprit de la petite chaîne qui descend au lieu de monter ? On aimerait en tous cas que leurs futures nouveautés aient l'efficacité et surtout la décontraction de The L.A. Complex

   La série commence un peu comme Melrose Place première génération (et la première version de la première génération pour être plus précis) sauf que les héros sont un peu plus jeunes à l'exception notable du personnage le plus intéressant à mon sens, une certaine Raquel, une actrice bitchy qui commence à veillir, toujours en quête du rôle de sa vie depuis que sa série a été annulée après quelques épisodes seulement. J'aime bien cette idée qu'elle tombe sous le charme du pilote écrit par ses voisins et qu'elle y croit suffisamment pour se sentir prête à le défendre avec eux. De grandes séries sont nées de cette manière. C'est rare, certainement, mais réaliste quand même. Et c'est ce qui transpire de The L.A. Complex dans sa globalité, sous ses airs légers voire superficiels. C'est le style canadien, c'est le Degrassi des artistes. Chaque personnage est donc intéressant à sa manière, explorant parfois des domaines moins exploités en télé comme le stand-up, dont l'un des personnages tente tant bien que mal d'en faire son métier. L'apparition de Mary Lynn Rajskub en guest est d'ailleurs un sympathique clin d'oeil, puisque elle est elle-même canadienne et qu'elle a commencé sa carrière en sillonnant les café-théâtres. La chanteuse, la vraie héroïne de la série, est attachante même si son parcours nous est forcément plus familier tant on en a vu des filles de ce type en fiction. Idem pour la danseuse, qui est pour le moment le personnage que j'aime le moins. Le cas du mannequin de la bande est différent parce qu'il n'y a finalement pas eu tant de séries que ça sur le milieu de la mode du coté des modèles et elles n'ont jamais duré bien longtemps en plus (The Beautiful Life et Models, Inc., justement spin-off de Melrose Place). Bref, on adhère aux personnages très rapidement, donc le plus gros du travail est fait !

   Sans dire non plus que The L.A. Complex fait preuve d'une audace incroyable, elle a le mérite de traiter de sujets délicats sans détour : l'héroïne se drogue lors d'une soirée, couche avec un bel inconnu sans se protéger et décide de se procurer au réveil la fameuse pilule du lendemain. Voilà comment en une seule intrigue, le scénariste traite de trois tabous des séries pour adolescents américaines : la fille "facile" qui couche par pur plaisir, sans trop se poser de questions et sans même prendre de précautions, et qui se drogue à l'occasion par dessus le marché ! La CW va-t-elle couper ces passages pour la diffusion sur son antenne ? Peu probable, ce serait quand même compliqué de proposer un épisode qui tient la route sans ces scènes ! Au-delà du contenu, avec sans doute peu de moyens (en tous cas moins que 90210 et Gossip Girl), la série tient carrément la route visuellement, tournée entre Los Angeles pour quelques passages et en studio à Toronto. Les plans de transition de la ville sont d'ailleurs très réussis. 

   En bref, The L.A. Complex n'est certainement pas la série du siècle mais elle a du mérite ! Sympathique, dynamique et amusante, elle traite avec sincérité et réalisme, sans abus de paillettes (pour le moment du moins) et de clichés, de thèmes qui n'ont rien d'original mais qui ont toujours fasciné la jeunesse et plus encore aujourd'hui : l'épanouissement personnel et l'accomplissement artistique, associés à la quête de la gloire. 

How ?

Posté par LullabyBoy à 14:12 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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