25 juillet 2011

The Big C [2x 03]

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Sexual Healing // 53o ooo tlsp.

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    Entre les pets du Season Premiere et les doigts de pieds pourris de Sean, ainsi que son furoncle "près du trou du cul" dixit l'intéressé, on ne peut pas dire que la saison 2 de The Big C fasse dans la poésie et la distinction. A sa décharge, elle n'en est que plus réaliste ! Car la vie, c'est aussi les pets, les doigts de pieds pourris et les furoncles. Et le cancer. Et l'appétit sexuel, ici présenté plus comme animal qu'autre chose. Il y a celui d'un adolescent en chaleur, qui doit composer avec une petite amie pas encore prête à sauter le pas et qui se tourne donc vers une fille carrément plus open, et puis il y a celui de son père, qui assure ne pas avoir besoin de sexe pour être heureux avec sa femme mais qui se masturbe quand même dès qu'elle a le dos tourné. Un parallèle intéressant que l'on pourrait facilement résumer en une phrase : "Ces hommes, tous les mêmes". Heureusement, la série est plus fine que ça, et Cathy, plus intelligente aussi. Après sa petite escapade sexuelle avec l'ouvrier de la saison 1, elle est bien placée pour savoir que les hormones et les bas instincts sont incontrôlables et elle a trouvé la parade : offrir à Paul un sextoy, et plus précisément un vagin articificiel de toute beauté. On appelle ça un "sleeve" en anglais. Mes connaissances sur le sujet, vrais ou faux vagins, étant plus que limitées, j'ai dû faire quelques recherches et en français, on appelle donc ça soit "vaginette", sans doute parce que ça rend le truc plus mignon qu'il ne l'est vraiment pas, ou un "fleshlight", ce qui ne sonne pas très français j'en conviens. Vous trouverez également en farfouillant un peu des vidéos pour vous expliquer "how to create a fake vagina". Mais ça ne me regarde plus... La scène de masturbation avec accessoire était très crue, très "Sex & The City". On reconnait bien là Jenny Bicks, qui a travaillé sur les deux séries. 

   La relation entre Sean et Rebecca était à contre-pied cette semaine, puisque plus tendre et romantique. Encore que. Je ne vais pas revenir sur les pieds pourris et le furoncle ! Disons que c'était romantique à leur façon et ça m'a beaucoup plu. Un couple solide est effectivement un couple qui est capable d'accepter et même d'aimer les imperfections, physiques ou non, de l'autre. Ils ont atteint ce stade-là, ce qui est très bon signe pour le futur. Du moins tant que Sean prendra ses comprimés, et on sait bien que ça ne durera pas éternellement... Le seul personnage asexué de l'épisode (Dieu nous en préserve ! Oops, c'est méchant) c'est Andrea, qui a élu domicile chez les Jamison grâce à un tour de passe-passe imaginé par les scénaristes qui est hyper facile et pas très crédible mais c'est le résultat qui compte. Et le résultat, il est simple : plus d'Andrea. Vu qu'elle est actuellement le personnage le plus drôle, on ne peut que s'en réjouir ! Je me délecte toujours autant de la moindre de ses répliques. 

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// Bilan // On peut parler de sexe dans une série "sur" le cancer et, en plus, le faire super bien ! C'est la bonne nouvelle du jour. Merci The Big C


15 juillet 2011

The Big C [2x 02]

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Musical Chairs // 58o ooo tlsp.

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   C’est l’automne en été dans The Big C, malgré mes dires sur la critique de l’épisode précédent. J’ai dû tourner la tête au moment où la mention « Fall » est apparue à l’écran. Le Season Premiere avait plein de défauts, mais pas celui-là. Je ne regrette donc pas de lui avoir accordé deux étoiles plutôt qu’une après de longues minutes d’hésitation. Tout semble rentrer dans l’ordre dans le petit monde de Cathy, si l’on part du principe que le désordre est aujourd’hui sa norme. Elle est de retour à l’école, accueillie chaleureusement par les plus lèche-culs de ses étudiants et en fait même profiter malgré lui son fils chéri. Adam, qui était relativement discret en saison 1, est désormais au centre de toutes les attentions. Quand on regarde bien, il lui arrive trois histoires différentes dans cet épisode, même si la dernière, celle où il trompe sa petite-amie avec une fumeuse de shit, est plus prometteuse pour la suite. Qu'il soit dorloté par ses petits camarades ou qu'il refuse de totalement grandir, on s’en fiche un peu au fond. Pour le moment en tous cas. On veut juste un peu d’action, qui n’implique pas de préférence des bruits grossiers. J’ai appris à apprécier ce personnage plutôt agaçant à la base et, pour tout vous dire, je l’assimile un peu à mon petit frère. Ils ont quelques traits communs bien que lui ne soit pas roux, fort heureusement (ma croisade anti-roux se poursuit). Non loin d’Adam, Andrea est de retour et j’ai pris un pied monstre à la retrouver. Ses répliques sont cultes, dignes des sitcoms des années 90 type « Une nounou d’enfer » (pas sûr que vous le preniez comme un compliment mais moi, oui). Sa franchise est sa plus grande arme. J’espère qu’elle remplacera d’une certaine manière Marlene dans le rôle de la confidente de Cathy (tandis que le fantôme de la morte restera hors-champ, merci bien).

   Rebecca aurait pu postuler pour le job à plein temps, on peut même considérer qu’elle était la mieux placée ! Mais c’était sans compter son naturel quelque peu… déroutant. Là aussi, j’ai savouré ses répliques, qui étaient, pour le coup, dignes des plus grands soaps des années 80 et 90. Elle jouait évidemment la garce, mais la garce qui s’ignore, dénuée de second degré. Quand elle pense à nommer sa future fille Cathy, elle est sérieuse. Vraiment ? Je suis carrément fan de cette femme et Cytnhia Nixon en aurait presque volé la vedette à Laura Linney ! Par ailleurs, je souhaite officiellement m’excuser auprès des auteurs contre qui j’ai pesté la semaine dernière. Ce n’était peut-être pas une si mauvaise décision que ça de révéler le secret de Cathy à Sean. Ca permet de se débarrasser d’un poids qui serait très vite devenu trop lourd pour se concentrer sur autre chose. Cet autre chose, actuellement, c’est la maladie de Sean. J’ai hâte de découvrir l’autre Sean, celui qui regarde la télé, mais à condition qu’il ne squatte pas son corps à plein temps. On risquerait de le trouver désespérément banal comme frère et futur père. Puis le conflit a débouché sur une jolie scène de réconciliation qui m’a touché. Allez, vous êtes pardonné.

   Dans le couple Jamison, il semblerait que les rôles soient en train de s’inverser. Paul devient le raisonnable du couple tandis que Cathy n’en fait qu’à sa tête, en colère contre la Terre entière et plus particulièrement contre son nouveau médecin, interprété par un Alan Alda très inspiré. J’aime beaucoup la sincérité de son discours, même s’il refuse d’avouer qu’il a menti à la petite mamie en lui faisant croire qu’elle était en parfaite santé afin qu’elle profite au mieux des derniers jours qui lui restaient à vivre. C’est un beau geste, dont on n’aimerait simplement pas être la victime. Dommage que la mort de Nadine ait été si prévisible à partir du moment où elle a donné son numéro de téléphone à Cathy. La scène était alors très claire dans ma tête et le résultat a été fidèle à ce que j’avais imaginé. Le petit numéro de magie était-il indispensable ? Non. Mais Laura Linney y était magnifique et il mettait bien en scène le parallèle entre le médecin et le magicien, pas novateur, certes, mais bien vu.

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// Bilan // Pas de fantôme de Marlene dans The Big C cette semaine, pas de pets non plus, mais une qualité retrouvée malgré quelques maladresses subsistantes. Mes doutes se sont dissipés : la série que j’ai tant aimée en première année semble bien de retour. On a perdu Tara Gregson il y a quelques semaines, mais, Dieu merci, Cathy Jamison est toujours vivante !

12 juillet 2011

The Big C [2x01]

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Losing Patients // 89o ooo tlsp.

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    Au cours d'une première saison absolument magnifique et, à mon sens, parfaite, The Big C a dépeint avec justesse, mais aussi ce qu'il faut d'extravagance, le combat de Cathy Jamison face à un cancer en phase terminale. Elle était alors en plein déni et refusait même de confier à ses proches son lourd secret. La mort précipitée de Marlene, sa voisine âgée, atteinte d'Alzheimer, a accéléré son besoin de dire la vérité. Le Season Finale était ce que j'avais vu de plus beau la saison passée à la télévision et aurait très bien pu conclure la série. Il était forcément difficile de faire aussi bien pour ce retour mais je m'attendais sincèrement à mieux. On pourrait parler d'épisode de transition pour se rassurer, mais j'ai peur que la vérité soit plus cruelle. Et si la nouvelle étape que s'apprête à passer notre héroïne, logiquement celle de la colère, n'était pas aussi propice à l'excellence ? Il est certain que si la série survit jusque là, "l'isolement et la dépression" ou pour finir en beauté "l'acceptation" seront de bien plus éprouvants et passionnants combats à vivre à ses cotés. 

   D'abord, peut-être m'étais-je monté la tête tout seul mais je pensais que chaque nouvelle salve d'épisodes se déroulerait pendant une saison particulière. La première se situant l'été, j'avais aisément imaginé que la seconde aurait lieu en automne. Il n'y a pourtant aucune réfèrence allant dans ce sens ici. Ce n'est pas grand chose, mais ça me déçoit quand même. De la même manière, j'aurais apprécié que le générique très estival change lui aussi (visuellement). Au-delà de ces complaintes un peu futiles, je peux dire que, comme Cathy, je suis en colère mais moi, contre les scénaristes ! Marlene est morte, c'était un moment très surprenant et poignant, mais il faut savoir la faire partir. J'ignore à l'heure actuelle si ses apparitions en fantôme dureront toute la saison ou juste de temps en temps mais c'est une idée qui ne me plait pas et que l'on a déjà vu mille fois. C'est vrai qu'ici, cela a peut-être plus de sens que n'importe où ailleurs puisque tout à coup, dans l'esprit de Cathy, la mort a un visage et elle peut converser avec elle mais je crois The Big C plus subtile que ça. A tort ?

   Ma colère, qui pourrait presque se confondre avec de la tristesse tant je me suis attaché à la série et à ses personnages, n'a pas faibli quand je me suis rendu compte qu'après la scène mémorable du final où Adam apprenait par lui-même la maladie de sa mère, tout ce qu'il trouvait à faire maintenant était littéralement de péter au nez de ses parents. Non mais sérieusement ? Qui a eu cette idée saugrenue et absolument pas drôle ? J'ai eu mal pour Laura Linney lorsque son personnage doit rendre la pareil à son fils. C'est indigne de son talent, qui transpire par ailleurs de chacune des autres scènes de cet épisode. Je suis déçu par autre chose : que Sean découvre la maladie de sa soeur de cette manière. Déjà d'une, il aurait fallu qu'il ne soit pas au courant encore quelques temps. C'était intéressant d'en faire le seul personnage "qui ne sait pas". Pourquoi ne pas aller plus loin ? Et puis l'apprendre via Rebecca, comme ça, hors-caméra en plus ? Non, c'est du gâchis. A part ça, je suis content de profiter à nouveau des talents de Cynthia Nixon 1/ pour simuler un orgasme comme personne 2/ pour dire des saloperies le sourire aux lèvres et le plus naturellement du monde. Je cite "With all the educated cocks I've had in my mouth, it's cruel irony that my baby daddy is a bipolar dropout !". Ca m'avait manqué tiens !

   Parce qu'il n'y a quand même pas que du mauvais dans cet épisode, loin de là, je dirai que toutes les scènes qui touchent de près à la maladie de Cathy, et non tout ce qui gravite autour avec ou sans lien, sont assez réussies : des adieux au Dr. Mauer, qui nous manquera autant qu'à elle, au trafic de marijuana et à sa consommation en couple. Comment Laura Linney fait-elle pour rire aussi largement avec autant d'assurance ? Ce n'est pas si difficile de pleurer quand on est un acteur, mais de rire... La métaphore avec la mort du chien de Marlene n'était pas des plus subtiles, elle non plus, mais elle m'a séduit dans le fond. Là encore, et comme souvent avec The Big C, l'actrice principale y est pour beaucoup.

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// Bilan // The Big C fait-elle partie de ces séries qui excellent en saison 1 puis qui ne font que décevoir par la suite ? Réponse dans les prochaines semaines. Mais je n'espère vraiment pas, ce serait terrible...

18 novembre 2010

The Big C [1x 13]

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Taking The Plunge (Season Finale) // 957 ooo tlsp.

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"Lullaby"

Send a wish upon a star
Do the work and you'll go far
Send a wish upon a star
Make a map and there you are

Send a hope upon a wave
A dying wish before the grave
Send a hope upon a wave
For all this souls you failed to save

And you stood tall
Now you will fall
Don't break the spell
Of a life spent trying to do well
And you stood tall
Now you will fall
Don't break the spell
Of a life spent trying to do well

Send a question in the wind
It's hard to know where to begin
So send the question in the wind
And give an answer to a friend

Place your past into a book
Put in everything you ever took
Place your past into a book
Burn the pages let them cook

And you stood tall
Now you will fall
Don't break the spell
Of a life spent trying to do well
And you stood tall
Now you will fall
Don't break the spell
Of a life spent trying to do well

Send a wish upon a star
Send a wish upon a star

(...)

Sia.

____________

   Au risque de me confondre en niaiseries et de me transformer en drama queen, je ne peux vous cacher que ce dernier épisode de la première saison de The Big C m'a bouleversé, à la fois pour ce qu'il représente, ce mélange d'amertume et d'espoir qui fait le sel de la vie, et pour ce qu'il signifie à titre plus personnel alors que ma propre vie est en train de changer. En espérant qu'elle soit belle... En commençant cette série, je ne pensais pas qu'elle me rendrait si triste et si heureux à la fois. Je ne pensais pas qu'elle serait si bonne même si elle partait avec un atout considérable : Laura Linney. Je ne pensais pas qu'elle me manquerait déjà à peine l'épisode achevé.

   Je n'ai pas envie de faire une critique classique de Taking The Plunge, ce serait le fondre dans la masse alors qu'il est exceptionnel, à l'image de la série. Je n'énumérerai pas tout ce qui m'a plu et tout ce qui ne m'a pas déçu. A vrai dire, je préférerai presque ne rien dire. J'ai peur de gâcher cet instant. Je n'ai pas envie de le salir avec des mots maladroits. Alors je dirai simplement que chaque seconde de chaque scène était merveilleuse, que chaque regard de chaque personnage était éprouvant, que chaque silence de Cathy était une douleur et que chaque minute avant de la retrouver sera terriblement longue. J'espère porter un peu d'elle en moi ces prochains mois car le message de The Big C a beau être le plus simple du monde, il est aussi le plus difficile à suivre jour après jour : profiter de chaque minute comme si c'était la dernière...

   Pour partager malgré tout nos expériences de téléspectateurs, laissez-moi vous dire combien je me suis senti heureux et fier de Sean lorsqu'il a pris la décision de grandir (et de prendre une douche), combien je suis ravi que Cynthia Nixon fasse partie définitivement de l'aventure, combien le passage où Adam découvre tous ses futurs cadeaux m'a déchiré le coeur, et combien la dernière scène m'a arraché ce qu'il en restait, face à une Cathy rayonnante et une Marlene plus vivante que jamais... quelque part... ailleurs... Le choc, le déni, la colère, la dépression et l'acceptation. L'été, l'automne, l'hiver et le printemps. The Big C n'a certainement pas fini de nous émouvoir à la perfection.           

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Il y a Six Feet Under. Puis juste après, il y a The Big C.

13 novembre 2010

The Big C [1x 12]

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Everything That Rises // 8oo ooo tlsp.

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   "When it’s really your time to go, I’ll be waiting on you. But until then, live your life as hard as you can." Rien que pour cette phrase et cette magnifique scène finale, je ne regrette pas que Marlene ait passé l'arme à gauche. C'était totalement inattendu, carrément audacieux aussi puisque les scénaristes perdent là un personnage extraordinaire qui apportait beaucoup tant dans l'humour que dans l'émotion, et tellement poignant. J'ai retrouvé pendant l'espace de quelques secondes, les dernières de l'épisode, ce que je reprochais à la série d'avoir perdu depuis quelques temps : des symboles forts et une réalisation brillante. Le "coucou" de l'horloge sonne comme un "wake-up call" pour Marlene. La dureté de Paul également. Il est temps qu'elle s'en aille car elle n'est plus seulement devenue dangereuse pour elle-même, mais aussi pour les autres, en particulier Adam dans ce cas précis. Elle fait preuve d'un courage exemplaire. The Big C aura parlé de la vieillesse de la manière la plus belle et réaliste qui soit, comme rarement cela avait été fait à la télévision. La perte de mémoire, la perte de contrôle, l'abandon de soi... Marlene nous manquera forcément beaucoup mais c'est une nouvelle page qui se tourne. La série avance à la vitesse de la lumière quand on y pense. J'ignore si c'est une bonne chose sur le long terme mais épisode par épisode, c'est d'une force incroyable !

   Il n'y a rien qui soit à jeter dans cet épisode. J'ai ressenti une émotion dans chaque scène. Le message que Cathy laisse sur le répondeur de Mia, la prétendante d'Adam, était fabuleux. Une fois de plus, Laura Linney a été impeccable. Je ne me lasse pas de la voir si bonne, les larmes aux yeux souvent. Il y avait quelques instants plus légers, avec l'apparition de Liam Neeson en renfort. C'était lui le "Bee Man". J'avoue que c'était très drôle bien que le road trip au Canada avait finalement peu d'intérêt dans le fond. Cathy n'y croyait déjà plus alors qu'à la fin de l'épisode précédent, elle était plus convaincue que jamais. Elle est quand même allée au bout de son aventure en compagnie de son cher médecin, qui en a profité pour lui avouer ses sentiments. "Choose the One Who Lives". Ca aussi c'était déchirant. Il semblerait que Cathy prenne les bonnes décisions désormais après sa période fofolle. Mais est-ce vraiment ce que l'on attend d'elle ? La dernière chose qui m'a beaucoup plu, c'est le nouveau Paul, aux petits soins pour sa femme, sans doute trop, qui lui a confectionné un "Vision Board" du plus bel effet. Ca m'a donné envie d'en faire un. J'aime ce que ça représente, la force que cela apporte. Surmonter les jours, que l'on soit atteint d'un cancer ou pas, reste la plus grande épreuve de la vie...

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// Bilan // Et s'il me manquait des mots ?


08 novembre 2010

The Big C [1x 11]

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New Beginnings // 996 ooo tlsp.

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   Comme son titre l'indique, cet épisode sonne comme un nouveau départ pour Cathy et quelque part pour la série aussi. Le nombre de personnes dans l'entourage de Cathy qui ne sont pas au courant de sa maladie se réduit à vue d'oeil. Il reste son fils, Adam, qui pourrait bien être le dernier à l'apprendre, son frère, à qui elle l'a avoué avant de se rétracter (je ne me suis pas encore remis de cette scène magnifique) et puis sa meilleure-amie, Rebecca, qui va visiblement rester dans les parages et je m'en réjouis puisque je l'espérais. Son histoire avec Sean n'a pas plus d'intérêt que ça mais la scène de la rupture était absolument géniale ! Cynthia Nixon est à la hauteur du reste du casting, à la hauteur de Laura Linney. Je ne m'étais pas vraiment imaginé la réaction de Paul suite à l'annonce de Cathy mais je crois que si j'avais pris le temps de le faire, ça serait passé exactement comme ça dans ma tête. Il y a quand même une chose qui m'a surpris et un peu déçu : qu'il ré-emménage si vite. Quelque part, même si c'était la chose la plus sensée à faire, d'un point de vue scénaristique c'est assez risqué. Ca réduit pas mal le champ des possibilités. Je doute fortement que tout rentre dans l'ordre, auquel cas la série n'aurait plus d'intérêt, mais je me demande vraiment comment elle va réussir à maintenir l'intérêt dans ces conditions. C'est un peu la même chose pour Marlene. Son alzheimer est traitée avec beaucoup de justesse et de finesse mais que dire de plus ? C'est la première fois que je ressens une sorte de pessimisme quant à l'avenir de la série et de ses personnages. Je ne sais pas si je suis très clair...

    En regardant cet épisode, j'ai eu l'impression d'une succession de scènes fortes. Un flot continu d'émotion. A ce petit jeu-là, je crois que c'est la collègue de Paul qui m'a le plus touché. Son petit discours, entre deux portes, rempli de larmes et de résignation, était absolument bouleversant. C'est sans doute la première fois que le cancer a été envisagé comme il est vraiment, et non comme Cathy l'envisage elle. Ca apporte une authenticité à un récit qui en manquait un peu, tout en offrant un autre regard tout aussi intéressant si ce n'est plus puisqu'inédit. Mais la série est peut-être peu à peu en train de rentrer dans la norme dans le sens où Cathy pense maintenant qu'il est préférable de se soigner, au moins d'essayer. Ce n'est pas ce qu'on nous a vendu au départ mais pouvait-on vraiment vivre dans l'illusion plus longtemps ? On garde quand même la part de fantaisie nécessaire puisqu'il s'agit d'une gérison par piqûres d'abeilles... Les scénaristes n'ont pas oublié d'être drôles en envoyant Cathy, Marlene et Rebecca dans un club de strip-tease. Même si c'était très drôle, on sentait déjà le revirement de situation avec une Cathy pas à l'aise du tout face aux hommes quasi-nus. Elle n'avait pas le coeur à s'amuser et à croquer la vie à pleine dent, comme elle tente de le faire depuis le début.

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// Bilan // Cet épisode marque un tournant important dans la courte histoire de The Big C. Ca fait un peu peur car on sait très exactement ce que l'on perd et pas vraiment ce que l'on gagne. Mais je suis confiant...

01 novembre 2010

The Big C [1x 10]

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Divine Intervention // 705 ooo tlsp.

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   Une intervention divine. Il fallait bien ça pour que Cathy tente de réparer les erreurs qu'elle a commises depuis le pilote. Enfin erreurs... Je ne considère pas ses actions de cette façon mais c'est ainsi qu'elles nous sont présentées. L'intervention divine n'est finalement pas celle que l'on croit. La baffe de Marlene est à mon sens le déclencheur, pas une soudaine envie de s'en remettre à Dieu. La rédemption la plus intéressante est certainement celle qu'elle entame avec Andrea. On en découvre beaucoup sur la jeune fille, qui s'est inventée une vie désastreuse alors qu'elle est la petite dernière d'une famille soudée. On est bien loin de Precious donc. Pourquoi a-t-elle menti de la sorte ? Et pourquoi veut-elle faire croire à Cathy qu'elle la déteste alors qu'elle ne parle que d'elle à ses parents ? Sans doute pour attirer l'attention autrement que par son surpoids, et pour excuser un échec scolaire qui n'est dû qu'à sa fainéantise. J'aime beaucoup la Andrea qui se cache derrière une grosse carapace. J'espère la revoir plus souvent, tant qu'elle ne perd pas son humour légendaire. J'ai quand même le sentiment qu'une boucle est bouclée pour le personnage, un peu pour les autres aussi. Ca ressemblait presque à un Season Finale quand on y pense...

   La réconciliation entre Cathy et son ex-future-meilleure-amie s'est faite en douceur, sans temps particulièrement fort. La présence de Cynthia Nixon a suffi à me ravir, mais je reconnais que c'est un peu léger. En revanche, le duo Sean/Rebecca fonctionne très bien ! On en viendrait presque à espérer que leur flirt se prolonge. C'est finalement du coté de Paul que l'épisode ne fonctionne pas du tout. Son histoire avec la catin supporter de rugby n'est pas intéressante tant elle est prévisible, en plus d'être gratuitement vulgaire, un peu à la Californication. C'est digne de Charlie vous voyez. Après un détour par l'église, avec gospel, sourires et larmes, Cathy réalise l'impensable : elle avoue à Paul qu'elle est atteinte d'un cancer. Il faudra attendre le prochain épisode pour connaître sa réaction mais c'est extrêmement surprenant ! Je pensais vraiment que ce serait une des dernières personnes à qui elle l'avouerait avec son fils. Les répercussions seront intéressantes mais je me demande si les scénaristes ne sont pas en train de se tirer une balle dans le pied...   

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// Bilan // Malgré quelques scènes excellentes (le monologue à l'église, le dialogue Cathy/Marlene) et malgré le cliffhanger, j'ai trouvé cet épisode un peu décevant et curieux dans le fond et dans la forme. Cathy est en train de perdre sa liberté chérie alors qu'elle venait à peine de la gagner. Pourquoi partir dans cette direction si tôt ?

23 octobre 2010

The Big C [1x 09]

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The Ecstasy And The Agony //

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   Ce qui est regrettable depuis quelques épisodes de The Big C, c'est que la réalisation est devenue assez passe-partout, assez commune. Il n'y a plus les plans superbes du début. C'est sans doute le seul reproche que je ferais à cet épisode. Il s'y est passé pas mal de choses mine de rien, et des choses inattendues en plus. Je ne pensais pas que Paul tomberait sur Cathy en train de s'acoquiner avec Lenny par exemple, alors qu'ils sont sous ecsta qui plus est. Enfin je me doutais que ça arriverait un jour mais pas si vite ! Et c'est très bien comme ça. Du coup, Paul a demandé le divorce au moment même où Cathy se sentait prête à lui révéler son "combat" contre le cancer. C'est un big step, surtout s'ils vont jusqu'au bout. Et à mon avis, pour le bien de la série, c'est la meilleure chose qui puisse arriver. On ne se débarrassera jamais complètement de Paul -et on n'en a pas vraiment envie de toute façon- mais son rôle doit absolument évoluer et éventuellement passer au second plan. Cathy a trop de choses à vivre sans lui ! Cela dit, je sens que Lenny ne va pas rester dans les parages encore longtemps. On arrive au bout de leur intrigue. Il n'y a plus grand chose à raconter. Ils se sont bien amusés. Et puis voilà. Je crois qu'on a tous une envie : que Cathy tente le coup avec son médecin ! Il est peut-être trop parfait à première vue, mais le duo fonctionne tellement bien que ce serait dommage de ne pas essayer.

   Comme tout fonctionne par duo -comme dans beaucoup de bonnes séries d'ailleurs j'ai remarqué- les scénaristes testent plein de combinaisons et elles réussissent toutes soit à nous émouvoir soit à nous faire rire. J'adore les scènes qui réunissent Paul et son fils parce qu'il s'en dégage toujours quelque chose de tendre et d'amer à la fois. Mais je suis encore plus fan des répliques que s'échangent Andrea et Adam. C'est surtout drôle mais ça a du sens. C'est pas juste pour divertir. On reste sans doute un peu trop en surface par manque de temps mais ça peut être suffisant, développé sur plusieurs saisons. Le duo très atypique Marlene/Sean s'est transformé en un trio décapant avec l'intervention d'un vieux super chaud qui n'avait qu'une envie : serrer la Marlene ! Ah... la sexualité des presque-centenaires... Ca ne fait pas rêver mais c'est bien d'en parler. Marlene est vraiment une femme pleine de surprises !         

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// Bilan // The Big C passe à la vitesse supérieure sans pour autant bâcler ses intrigues. Contrairement à pas mal d'autres dramédies de ce format, elle réussit à être complète et pas frustrante. Un tour de force ! Sinon, je vous ai dit que Laura Linney était géniale ?

16 octobre 2010

The Big C [1x 08]

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Happy Birthday, Cancer // 741 ooo tlsp.

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  J'attendais avec impatience l'arrivée de Cynthia Nixon dans The Big C puisque Sex & The City figure dans ma short-list des séries incontournables, celles dont je ne peux pas me lasser et qui me servent d'anti-déprime. Il y a d'ailleurs beaucoup de ça dans mon rapport à The Big C. J'ai toujours pensé que c'était une actrice formidable un peu sous-estimée à cause du charisme de ses copines et de son personnage de Miranda qui était à la fois le plus authentique mais aussi le moins attachant. La bonne nouvelle, c'est que son personnage ici, Rebecca, n'a rien à voir avec Miranda. Si l'une était un peu vieille fille sur les bords et pas toujours fun, l'autre est très libérée et ne vit justement que pour le fun ! La prestation à fournir est donc totalement différente et Cynthia Nixon s'en sort à merveille. Et ce n'est pas facile d'être confrontée à Laura Linney ! Leur amitié est crédible et enthousiasmante et elle apporte vraiment quelque chose qui manquait jusqu'ici. Sa venue provoque aussi en Cathy le déclic dont elle avait besoin. Celui qui lui faire choisir un camp entre son mariage qui peut encore être sauvé si elle le veut bien et sa relation naissante avec Lenny qui n'a pas forcément de futur mais qui la rend pleinement heureuse pour l'heure. Elle penche pour le deuxième camp mais j'imagine que ce n'est que temporaire. C'est en tous cas celui que je voulais la voir explorer. C'est forcément plus attrayant.

    Son discours face à l'assemblée et face à Paul était un grand moment. On ne l'avait peut-être encore jamais vue aussi franche. On se rend compte, et surtout elle, qu'elle n'a finalement jamais voulu de ce mariage, de cet enfant, de cette vie. C'est arrivé presque par hasard, elle s'est laissée porter. Aujourd'hui elle le regrette, elle veut redevenir la fille de l'époque de l'université (ce qui est utopique) et c'est son cancer qui lui fait en prendre conscience. C'était forcément bittersweet parce qu'on ne peut pas se réjouir de voir Paul dévasté. Il m'agace un peu mais quand même... Il ne mérite pas ça et il ne peut pas comprendre. C'est terrible. J'ai adoré la petite phrase lancée au visage abîmé par la chirurgie de la tante de Paul : "It's a privilege to grow old". C'est dans ces moments-là que The Big C est sublime et profonde, d'autant qu'on a en parallèle l'état de santé de Marlene qui se détériore. Tout se fait écho et la réflexion est passionnante.      

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// Bilan // Semaine après semaine, The Big C continue de me convaincre et de m'emporter. Cette série a vraiment quelque chose de spécial, qui relève quasiment du génie.

10 octobre 2010

The Big C [1x 07]

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Two For The Road // 624 ooo tlsp.

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  Pour la première fois, Cathy a révélé qu'elle était atteinte d'un cancer à un membre de sa famille... avant de se rétracter. Elle l'a dit à son frère et il a fondu en larmes. Elle a dit que c'était une blague. Elle a gagné. J'ai trouvé cette fin d'épisode absolument bouleversante et le reste était déjà pas mal chargé en émotion. Pourquoi Cathy se rétracte-t-elle ? Parce que les larmes de son frère la terrifie ? Parce qu'elle se rend compte à cet instant précis qu'elle est en train de le perdre, que tout ça devient réel plus seulement pour elle mais pour le monde qui l'entoure ? Il y a une part d'égoïsme là-dedans, c'est certain. Cathy est présentée comme une égoïste depuis le début même si c'est bien sûr plus compliqué que ça. Peut-être qu'il fallait cette scène au bord de l'eau pour la comprendre encore un peu mieux et justifier son choix du silence. Après avoir assisté pendant tout l'épisode à leurs chamailleries, à leurs blagues. Après avoir écouté leurs conversations des plus légères aux plus profondes. Après avoir saisi qu'ils s'aiment profondément comme peu de frères et soeurs sont capables de se le dire. Eh bien Cathy ne peut qu'être pardonnée. Et son choix demande bien plus de courage qu'on ne l'imagine, je pense. C'est beaucoup plus simple de l'annoncer et de recevoir l'amour et la compassion de ses proches. Mais alors c'est la mort avant la mort...

   Le petit road-trip de Cathy et Sean était donc génial à chaque instant, tantôt drôle, tantôt touchant. La complicité entre ces deux-là semble si naturelle et si authentique... Laura Linney et John Benjamin Hickey sont exceptionnels. La visite chez leur père a permis à Cathy de lui dire, peut-être pour la dernière fois, tout ce qu'elle avait sur le coeur ainsi que de dire adieu à sa mère, ou ce qu'il en reste. La série réussit ainsi à brasser tout un tas de thèmes passionnants et de creuser les portraits des personnages à l'extrême. Je trouve qu'en simplement 7 épisodes, c'est un véritable tour de force de donner autant et si bien. Les passages avec Paul et son fils n'étaient pas moins intéressants surtout grâce aux interventions de Marlene. On en apprend aussi davantage sur elle. Qu'elle a deux enfants notamment, indignes. Cela dit, si elle leur aboit dessus comme elle le fait tout le temps avec les autres, on peut peut-être les comprendre. C'est un sujet à creuser à l'occasion...   

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// Bilan // La quête de Cathy Jamison est parfaitement passionnante. Dire tant de choses et faire ressentir tant d'émotions en l'espace de 26 minutes, c'est un exercice difficile que The Big C réussit quasiment chaque semaine. Je suis admiratif et emballé comme rarement.