26 juin 2012

The Big C [Saison 3]

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Saison 3 // 479 000 tlsp.

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   Malgré toute la tendresse que j’ai pour The Big C, et Dieu sait que je l’aime cette série et ce depuis le premier jour, je suis forcé de reconnaître, la mort dans l’âme, que cette saison 3 n’était pas à la hauteur. Pas à la hauteur de mes espérances, pas à la hauteur de l’excellence de la première saison, pas à la hauteur de la deuxième non plus, même si elle-même était un peu moins bonne dans l’ensemble, pas à la hauteur de Cathy Jamison, pas à la hauteur de Laura Linney. Dans le fond, ce qui lui a manqué le plus, c’est de l’émotion. Le parcours de l’héroïne, par essence, est touchant, mais au cours de ces 10 nouveaux épisodes, je ne me souviens pas d’une scène vraiment bouleversante, d’une prestation de l’actrice qui m’a transporté… Il y a eu plein de bons moments, bien sûr, mais rien d’aussi fort. Beaucoup de comédie et peu de drama. Le dosage habituel, à 50/50, était bien plus intéressant. Je ne regarde pas The Big C pour rire comme une baleine. D’autres sont faites pour ça et s’en sortent très bien…

   Pour commencer, je trouve que ce n’était pas une bonne idée cette histoire de rémission. Cathy a passé la saison à ne pas se soucier de son cancer. On en finissait par l’oublier nous-même. Pour autant, on savait très bien qu’il allait revenir plus fort que jamais au final et c’est ce qui semble effectivement arriver. Je n’imagine pas la série se terminer autrement que sur sa mort de toute manière. C’est presque une promesse implicite qui nous a été faite dès le départ. Cancer incurable, ça veut bien dire ce que ça veut dire. L’intérêt de la série, c’est de raconter le parcours d’une femme qui apprend à vivre avant de mourir, avec tout ce que cela peut comporter d’erreurs, de souffrance et de joie. Qu’est-ce que Cathy a vraiment vécu cette saison ? Qu’a-t-elle seulement pu accomplir ? Elle a subi les paroles très dures de son fils, qui reste une sacrée tête à claque et qui a même réussi à foutre en l’air l’une des plus belles scènes de la première saison (lorsqu’il décide de revendre la voiture que sa mère lui avait offert); elle a dû épauler son mari dans sa quête de reconnaissance, qui nous a offert plein de bons moments d’ailleurs, mais Paul n’est pas le héros de The Big C, il a un peu trop occupé le terrain à mon goût avec « sa » Joy; elle a beaucoup traîné dans son bar fétiche, à boire et à s’inventer une vie; elle s’est fait un tatouage à la symbolique forte mais où en est-elle finalement dans son deuil, à quelle étape ? Le déni, c’est censé être fini. La colère aussi. Le marchandage ? Je n’en ai pas vu ici ? La tristesse ? Elle est inhérente mais on ne peut pas dire qu’elle soit si forte que ça chez elle. L’acceptation ? On en est loin ! J’ai un peu l’impression que la série est partie dans tous les sens, que les auteurs n’ont pas suivi le chemin qu’ils avaient tracé au départ. C’est dommage, ça manque de cohérence. Il est arrivé autre chose à Cathy cette année et c’était sans doute la pire idée qui soit : elle a désiré avoir un autre enfant, une lubie qui aurait pu être explorée le temps d’un épisode ou deux sans que ça me choque, mais l’embarquer dans une histoire si bancale en compagnie de ce couple terrible, c’était franchement sans intérêt. La conclusion était « drôle » mais complètement over the top. J’aime bien la fantaisie dont la série fait preuve parfois mais là c’était trop ! Pauvre Mamie Gummer, elle n’a pas été gâtée en plus !

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   La jeune actrice est l’une des innombrables guests que cette saison 3 a vu défiler. J’imagine que quand une série est acclamée par la critique comme c’est le cas de The Big C, certaines stars font des appels du pied pour y participer et si c’est ce qui s’est passé avec Susan Sarandon, je vois mal comment les producteurs auraient pu refuser. De toute façon, chaque invité pris à part était bon, c’est plutôt l’accumulation qui est devenue gênante et cette impression que ce sont les rôles qui ont été créés pour pouvoir accueillir Allison Janey, Tammy Blanchard, Victor Garber… et non l’inverse ! Ce n’est pas censé fonctionner dans ce sens-là. Et je ne pense pas que ce soit ce qui s’est passé avec Idris Elba en saison 1 ou Hugh Dancy en saison 2. Bref, Victor Garber m’a fait beaucoup rire, de même que l’ensemble de l’intrigue de Sean sur sa petite entreprise puis sur son ménage à trois. C’était un florilège de dialogues intelligents et piquants. Les délires d’Andrea dans la peau de son alter ego Ababou ont offert quelques respirations amusantes; j’ai moins aimé les questionnements spirituels d’Adam, traités trop à la légère, sans véritable profondeur; Joy a apporté de bonnes choses et d’autres un peu moins bonnes, mais c’était un plaisir de (re)découvrir Susan Sarandon dans ce contexte; Paul m’a agacé autant qu’il m’a touché, comme d’habitude j’ai envie de dire; et puis il y a eu ce Season Finale, assez réussi sauf sur la fin. Ceux des deux premières saisons avaient mis la barre très haut et là, j’ai eu l’impression que les auteurs s’étaient avoués vaincus d’avance. Ils savaient qu’ils ne pourraient pas faire mieux alors ils ont proposé quelque chose de plus classique, avec des enjeux amenés maladroitement. La fuite de Cathy n’a pas vraiment de sens, c’est juste une nouvelle expression de sa folie et de son déni, et la future possible tromperie de Paul rend le personnage franchement pathétique. 

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// Bilan // Avec un nombre d’épisodes moindre et des ambitions scénaristiques revues à la baisse, la troisième saison de The Big C gâche un peu ce qui avait été magnifiquement construit lors des deux premières saisons, tant dans les relations entre les personnages que dans le parcours « initiatique » de Cathy vers la vie. Les invités sont venus combler le vide, souvent avec brio, mais ils n’ont pas réussi à effacer l’amertume. Si la série devait s’arrêter là, ce serait une catastrophe, un gâchis énorme. J’ai pu me remettre de l’annulation de United States Of Tara car la conclusion était satisfaisante mais là, je ne pourrais pas. Showtime, please, déconne pas !


29 septembre 2011

The Big C [2x12 & 2x 13]

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The Darkest Day // Crossing The Line (Season Finale)

450 000 tlsp. // 

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    Avant de passer la ligne d'arrivée, essoufflée, notre Cathy Jamison a vécu la nuit la plus longue de l'année au coeur d'un mois de Décembre enneigé, pour accompagner le dernier souffle de son ami Lee. The Darkest Day était le point émotionnel culminant de cette saison 2 de The Big C. La mort de la "mole-mate" de Cathy était évidemment bouleversante, bien qu'attendue, et j'ai trouvé la prestation de Hugh Dancy absolument bouleversante. Mais l'épisode dans son intégralité était un concentré de colère -le thème de la saison, l'étape actuelle vécue par l'héroïne dans sa course contre la mort- et de souffrance. Si le discours de Cathy aux étudiants en médecine n'était pas original car toutes les séries médicales y ont eu recours un jour ou l'autre, il n'en était pas moins fort. Avait-il jamais été exprimé de façon aussi magistrale ? On aimerait parfois pouvoir trouver des mots aussi justes pour dire tout ce que l'on a sur le coeur. Cathy a perdu beaucoup avec son cancer mais elle aussi gagné en franchise, en sagesse, en fureur... Il faudra encore du temps à Andrea pour atteindre le même degré de maturité. Son Myk l'a fait souffrir, comme prévu, et elle n'a pas hésité à informer la police de sa présence illégale sur le territoire américain. Je ne pensais pas qu'elle irait jusque là, c'est surprenant. Mais je ne m'attendais pas non plus à ce que Poppy ait menti à Adam sur son père. Il n'est pas atteint d'un cancer, il est mort depuis deux ans. Le jeune homme ne comprend évidemment pas pourquoi elle en est arrivée là. Mais il se souviendra de ce qu'elle lui a dit le moment venu... C'est peut-être dans cet épisode que The Big C a le plus parlé de la mort et de manière approfondie. Sans la détourner pour s'en amuser. Sauf peut-être quand, ironiquement, le bras mort de Lee frappe le visage de Cathy. Là, c'est un grand éclat de rire qui nous transporte.  

    L'épisode Crossing The Line fonctionne moins sur l'émotion que sur la mécanique. Rétrospectivement, une fois que l'on connaît le cliffhanger de fin de saison, le plan des scénatistes semble particulièrement malin. Je n'avais rien vu venir, et vous ? Pourtant, les indices étaient nombreux : Paul qui se fâche, Paul qui vole, Paul qui a pris du poids, Paul qui prend de la cocaïne... Cela ne pouvait finir qu'en crise cardiaque ! Je me suis souvent plaint de certaines des intrigues du bonhomme cette saison mais maintenant, au moins, elles ont un sens. Au cours même de l'épisode, tous les éléments sont réunis pour nous amener à cette dramatique conclusion. Alors Paul est-il mort ? Je ne le crois pas. Je l'imagine déjà comme un miraculé, qui a cotoyé la mort de près puis qui a réussi à la semer. Je n'imagine pas The Big C sans lui en réalité. Je ne l'aimais pas beaucoup en saison 1 mais la saison 2 a su réhabiliter son personnage et faire du couple Cathy/Paul l'un des plus mignons et crédibles de la télévision. En tous cas, même s'ils y sont allés un peu trop fort à mon goût (la drogue, sérieusement ?), les scénaristes de la série sont parvenus à montrer combien la maladie grave d'un proche peut affecter tout son entourage. Paul en est la plus grande victime, mais Sean -de retour- et Adam ne sont pas en reste. Ce dernier souffrira surtout dans le futur, à cause du manque et de l'absence, tandis que l'autre puise sa force dans celle de sa soeur mais lui en restera-t-il quand elle ne sera plus là ? J'espère que Rebecca, son équilibre, reviendra la saison prochaine. Elle m'a manqué ces derniers temps. Mais du coup, il parlera sans doute moins de vagins. Ce serait dommage.  Paul n'avait pas menti en tous cas : il avait promis qu'il attendrait sa femme à la ligne d'arrivée. Il était bien là. En quelque sorte.

   Et puis la neige est tombée, l'hiver est arrivé... 

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// Bilan // Lorsqu'une série est acclamée en première saison comme l'a été The Big C, le plus dur est de faire aussi bien voire mieux en saison 2. C'est quasiment impossible mais je croyais pourtant qu'elle en était capable. J'avais confiance et puis... je dois bien avouer que je suis un peu déçu par le résultat. La dramédie de Showtime n'est pas devenue mauvaise pour autant, les prestations de Laura Linney et de l'ensemble du casting n'étaient pas moins brillantes non plus cette année, mais l'écriture n'était pas aussi inspirée, comme si les scénaristes avaient avancé sans trop savoir où ils allaient, en partant d'idées pas toujours bien trouvées. The Big C a perdu un peu de sa magie et de sa beauté mais dans le fond, elle est restée la même : tendre, drôle et unique. Elle compte plus que tout.

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20 septembre 2011

The Big C [2x 11]

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Fight Or Flight // 540 000 tlsp.

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   Pour que cet épisode de The Big C soit considéré parmi les meilleurs de la saison, il aurait fallu que les intrigues d'Andrea et de Paul ne soient pas si ratées. C'était une super idée d'offrir une histoire d'amour à Andrea et, globalement, de lui donner plus d'importance au sein de la série -c'était primordial en fait, suite à la mort de Marlene- mais ça commence à tourner en eau de boudin. Pardonnez-moi l'expression. La demande en mariage de Myk était bien trop précipitée mais ça ne m'étonne qu'à moitié de la part du personnage, toujours très rapide et excessif. En revanche, je ne m'attendais pas du tout à ce qu'Andrea réagisse aussi positivement et sans tellement se poser de questions. Je pense qu'il n'y a pas de soucis à se faire : ils n'iront pas jusqu'au bout. Mais l'amour rend Andrea aveugle et ça me déçoit. Je pensais qu'elle était de celles -rares- qui ne se faisaient pas avoir. On a un peu tendance à oublier qu'elle n'est qu'une ado, cela dit. Elle-même parle souvent d'elle comme d'une "lady". Cathy, en bonne professionnelle, lui rappelle qu'elle a des cours à écouter et des devoirs à terminer. Ce qui ne me plait pas au sujet de la nouvelle intrigue de Paul ? Tout. Quelle idée est passée par la tête des scénaristes ? Le faire prendre de la coke pour maigrir ! A la base, son but était d'être en meilleure santé que sa femme malade, pas d'être maigre et shooté à mort. Là encore, je ne me fais pas beaucoup de soucis : cette histoire n'ira pas bien loin. Mais alors à quoi bon l'avoir imaginé ? Elle n'apportera rien, juste des complications inutiles pour Cathy.

   Tandis qu'Adam part à la recherche de son oncle et fait la rencontre de d'autres SDF pas particulièrement sympathiques, Cathy se retrouve contrainte et forcée de dîner avec son médecin et sa -plus jeune- femme, apparemment pas idiote mais qui préfère montrer ses gros atouts plutôt que de philosopher (un avant-goût de ce que Laura Benanti, son interpréte, nous offrira dans Playboy Club ?). Ses répliques n'étaient pas toujours de très bon goûts mais elles étaient drôles. Cette façon de désacraliser le Dr. Sherman en parlant de son "large penis" et de son goût prononcé pour le cunnilingus, preuve à l'appui sous forme de dégustation de cannoli, était particulièrement jouïssive. La leçon que Cathy en tire, au détour d'une conversation sur les Italiens, est intéressante et me parle beaucoup. "L'art de ne rien faire". Si seulement je pouvais me le permettre... Je crains que le noël en Italie se déroule hors-caméra. En même temps, s'il a lieu, ce sera la saison prochaine théoriquement puisque c'est encore censé être l'automne actuellement, malgré la neige. 

   L'épisode atteint son paroxysme avec la dernière scène réunissant Cathy et Lee, qui s'engueulent à nouveau mais de manière moins puérile et superficielle que la première fois à Thansgiving. Il s'agit là, ni plus ni moins, d'une question de vie ou de mort. Lee ne veut plus se faire soigner, estimant qu'il est prêt à partir s'il le faut, mais Cathy se refuse à le laisser suivre son choix. On ne peut que la comprendre. Ce n'est pas seulement la peur de perdre un ami qui l'anime, c'est aussi l'effet miroir sur son propre combat. Il est finalement tellement facile de laisser tomber, d'abandonner. Tout patient gravement atteint d'un cancer doit passer par cette phase. Mais si elle dure, là... Non, Lee ne passera pas l'hiver. 

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// Bilan // Malgré ses intrigues secondaires bancales, ce Fight Or Flight met amirablement en lumière le combat de Cathy, sa force, son obstination, alors qu'autour d'elle on fuit (Sean, Rebecca), on abandonne (Marlene, Lee), on choisit la fureur (Andrea). Comment survivre quand tout se meurt ?

10 septembre 2011

The Big C [2x 10]

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How Do You Feel? // 700 000 tlsp.

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    Les départs se suivent mais ne se ressemblent pas dans The Big C. Après Rebecca, c'est au tour de Sean de s'enfuir, discrétement dans la nuit, en ne laissant qu'une seule trace sur un mur : un message qui résume parfaitement sa souffrance et sa personnalité "Weird Baby + Fucking Parents = Made Me Leave". J'aurais apprécié que les auteurs approfondissement plus longtemps et avec plus de nuances la mort de son enfant et le départ de sa bien-aimée. Il le méritait, le personnage en avait besoin. Mais je suppose que Cathy aura bien vite de ses nouvelles et là, peut-être, ils pourront parler à coeur-ouvert sans se perdre dans des querelles stériles. Le voir s'en prendre à ses nouveaux voisins n'était pas passionnant. Un peu comme sa chasse domestique en début de saison. Et Rebecca a été à peine évoquée, comme si son abandon n'avait finalement pas beaucoup d'importance. C'était pourtant ça le plus grave. 

   Hormis cette intrigue et celle, très anecdotique, autour de l'âge du corps de Paul (sans compter ses magouilles avec Myk qui m'inspirent toujours aussi peu confiance), cet épisode nous a offert du Big C correct. A nouveau, la relation entre Cathy et Lee (lequel est donc heureusement déjà de retour) est montée d'un cran dans l'érotisme. Les touche-pipi en solo dans le bain, c'est fini ! Maintenant, Lee lui tripote les seins. J'allais dire "avec son accord" mais c'est plus que ça: elle l'y encourage vivement ! Je trouve toujours cette attirance étrange mais c'est tout ce qui fait sa force. La connexion spirituelle entre les personnages cherche à se transformer en une réunion des corps. J'ignore jusqu'où les scénaristes iront mais j'ai trouvé très sage de s'arrêter là, au moins pour cette fois. Je n'ai pas vraiment envie de les voir coucher ensemble en fait, mais je suppose que cela finira par arriver. Mais le temps presse. L'état de Lee empire et il se pourrait bien qu'il ne passe pas l'automne. Hugh Dancy a d'ailleurs vraiment l'air malade. C'est troublant. 

   Pendant que Cathy batifolait avec son "ami de cancer", son fils passait du bon temps avec la sienne. Pas d'attouchements ni d'indécence d'aucune sorte (je ne sais pas s'il y en aura un jour d'ailleurs), mais une danse, quelques bons mots et quelques sourires, et une jolie petite scarification. On n'a pas échappé aux clichés habituels sur les "High School Reunions", qui donnent systématiquement l'impression qu'aux Etats-Unis les femmes sont et restent des bitches toutes leurs vies et ne vivent que dans le but d'humilier les autres. Mais à part ça... Ce qu'il faut en tirer est simple : 1/ Adam peut être un gamin attachant dès lors qu'il ne péte pas, ne rôte pas et ne baise pas 2/ Parker Posey est vraiment une excellente d'actrice, qui apporte ici avec elle tout un tas de références à la pop-culture, sans nécessairement les citer, juste à travers ce qu'elle dégage. Alors je ne sais vraiment pas où l'on veut nous amener mais la route est belle...

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// Bilan // Après une série de belles réussites, le charme s'est légèrement rompu pour The Big C. Rien d'alarmant. Cette saison 2 est bonne.

31 août 2011

The Big C [2x 09]

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A Little Death // 620 000 tlsp.

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    Comme la semaine dernière, j'étais à deux doigts de décerner les sacro-saintes quatre étoiles à cet épisode de The Big C. Mais, comme la semaine dernière, il y a une décision scénaristique qui m'a dérangé. Se débarrasser (momentanément) de Lee est une chose -une triste chose qui me fait bien de la peine- mais en faire maintenant de même avec Rebecca, ça je ne peux pas l'accepter ! Je ne dis pas que son personnage est primordial, d'autant que la série était déjà parfaite avant qu'elle n'arrive, mais se passer des services de Cynthia Nixon et effacer en un épisode seulement l'histoire d'amour de Sean et Rebecca, c'est se tirer une énorme balle dans le pied. Je ne voudrais pas être trop dramatique non plus, je pense quand même qu'elle reviendra assez rapidement. Si ce n'est pas avant la fin de cette saison, ce sera dans la prochaine. En attendant, je m'inquiète beaucoup pour Sean. Que vont-ils faire de lui ? Il avait si bien évolué... 

   Y-a-t-il vraiment des gens quelque part sur cette Terre qui fêtent en grandes pompes la mort d'un bébé foetus (et qui font du morphing sur Photoshop pour voir à quoi l'enfant aurait ressemblé) ? J'ai comme un gros doute. Des gens qui plantent des arbres à cette occasion, ça me paraît effectivement plus plausible. Peu importe de toute façon, l'idée était aussi dérangeante que grandiose ! The Big C a ainsi pu revenir sur ses thématiques principales autour de la vie et de la mort, car tout l'intérêt de la chose était de mettre notre héroïne dans une situation peu banale, que l'on fantasme tous un peu : assister à son propre enterrement ! Je comprends maintenant pourquoi les scénaristes avaient fait ce choix étrange de nommer le futur bébé Cathy. Ce n'était pas juste parce que c'était un peu fou et pas très étonnant de la part de Rebecca: ils avaient déjà cette brillante idée derrière la tête ! Cathy a donc pu se rendre compte qu'elle était populaire et que même ses vieilles amies qu'elle n'avait plus revu depuis ses années lycée/fac avaient fait le déplacement. Mais la plus belle scène, outre l'éloge funèbre poignant parfaitement exécuté par Laura Linney, est celle où Cathy et Paul s'allongent dans un cimetière à l'emplacement où ils pourraient reposer après leurs morts. Cuir au soleil pour l'éternité ? Une belle perspective d'avenir je dois dire. Je veux la même ! 

   Le retour express de Tina, la "rugby slut", n'était pas essentiel et on savait très bien comment cela allait se passer mais le dialogue était fun. Sinon, je suis très heureux que Parker Posey soit associée au personnage d'Adam, cela va peut-être lui permettre d'obtenir enfin une intrigue intéressante qui ne verse pas dans le grotesque. Je soupçonne même une éventuelle émotion poindre à un moment donné. On ne connait pour le moment pas grand chose de cette femme, si ce n'est qu'elle est barrée, qu'elle ressemble à une femme de 30 ans qui ne veut pas grandir et, surtout, que son père est atteint d'un cancer du poumon. Ils ont fait connaissance sur un tchat pour enfants de parents malades. Voilà comment Adam gère aussi bien la situation ! Il en parle avec des inconnus. Une romance va-t-elle naître entre eux ? Je ne sais pas si j'aimerais cela. Cathy, en tous cas, va détester ! De leurs cotés, Andrea et Myk coulent des jours heureux et font l'amour ensemble pour la première fois... dans une camionnette... à la sortie des funérailles. 

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// Bilan // A Little Death enchaîne les situations improbables et osées avec une énergie et une émotion qui ne peuvent pas laisser indifférent. The Big C continue de briller nonchalamment. 


24 août 2011

The Big C [2x 08]

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The Last Thanksgiving // 530 000 tlsp.

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    Après des débuts chaotiques, la saison 2 de The Big C est en train de renverser la vapeur en offrant, à nouveau, un bon épisode. Cela fait même maintenant plusieurs semaines que je trouve que chaque nouvel épisode est meilleur que le précédent. Ce dernier ne déroge pas à la régle, mais j'ai le sentiment cette fois-ci que le prochain aura du mal à être aussi bon ! Est-ce l'effet Thanksgiving ? Certainement. Retrouver tous nos personnages principaux dans une même pièce ou autour d'une même table, c'est du pain béni ! La première à se faire remarquer est sans aucun doute cette chère Andrea, qui bénéficie cette saison d'un portrait plus approfondi. En clair, elle n'est plus seulement "la grosse black qui envoie tout le monde bouler à la moindre occasion". C'est aussi une jeune fille un peu fleur bleue, qui est toute émue par une demande en mariage improvisée ou quand on lui offre un colier en forme de papillon (et tant pis s'il est volé ou acheté grâce à de l'argent volé). Sa réaction au "I Love You" beaucoup trop rapide de son prétendant était là pour nous rappeler que l'amour ne la rend pas pour autant idiote ! J'aime beaucoup cette Andrea plus complexe. Pour revenir un instant sur la demande en mariage, pas si surprenante d'ailleurs, avez-vous remarqué comme moi que les points communs entre Rebecca et la Miranda Hobbes de Sex & The City que Cynthia Nixon interprétait sont de plus en plus nombreux ? Tomber enceinte sans le vouloir lui était arrivé, tout comme demander la main de Steve. J'ignore si c'est fait exprès mais ça ne me choque pas outre mesure. Les deux personnages ont une approche de la vie tout de même très différente, et puis Miranda n'aurait jamais osé demander ce que Rebecca a demandé à Cathy...

   Parce qu'évidemment, un dîner de Thanksgiving qui se déroule sans engueulades à la télévision, ça n'existe pas et c'est pour ça qu'on les aime. Dès le début de l'épisode, on sait pertinemment que Cathy va perdre un de ses faux ongles devant Lee à un moment donné et les scénaristes auraient eu tort de se priver de le faire pendant le repas ! Mais j'ai été très désagréablement surpris par la réaction de Lee (ce qui a fait perdre un demi point à l'épisode). Lui qui est censé être si zen, si cool, si compréhensif...  a comme qui dirait perdu ses nerfs. Ca devait bien arrivé tôt ou tard mais était-il nécessaire d'être à ce point blessant envers Cathy ? Ce qui me rend le plus triste en fait, c'est que le personnage a perdu son énorme capital sympathie en quelques secondes alors qu'il avait beaucoup apporté. Je crains qu'il n'y ait pas de réconciliation et qu'il disparaisse de la vie de l'héroïne, donc de la série. J'ai même cru qu'ils allaient le tuer à la fin de l'épisode mais non : c'était "juste" une ambulance venue chercher une Rebecca apparemment mal en point... Ouf, mais triste je suis quand même. 

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// Bilan // Quand chaque réplique de chaque scène semble relever du génie (j'exagère juste un tout petit peu), c'est qu'on a clairement affaire à un grand épisode de The Big C (oui, je disais plus ou moins la même chose dans mon bilan de l'épisode précédent). L'image de Cathy toute tâchée de sang, une dinde morte à la main, va me marquer un petit moment je crois. 

17 août 2011

The Big C [2x 07]

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Goldilocks and the bears // 490 000 tlsp.

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   "Soulmate. Not only is it a cliché, it's the reason millions of women are sitting at home and single." Cette vision pessimiste de l'amour, et très "CarrieBradshawienne" des jours de pluie, est au centre de cet épisode à nouveau très réussi de The Big C. Un hymne à toutes les formes d'amour ? En quelques sortes. Il y a d'abord l'amour adolescente, symbolisée par Adam, qui s'en veut terriblement d'avoir tout fait foirer avec celle qu'il pensait être l'amour de sa vie, jusqu'à ce que son oncle bienveillant, en phase de retrouver toute sa tête à l'idée de devenir père, ne lui explique comment se passent vraiment les choses dans nos petits coeurs d'artichauts. Retiendra-t-il la leçon ? Mais l'amour adolescente est également représentée par la toujours très en haute en couleurs Andrea, qui sort pour la première fois avec le collègue de Paul et qui est toute émerveillée par ce qu'elle vit, au point de ne pas se rendre compte que le garçon qu'elle a en face de lui est un voleur (un peu goujat sur les bords en plus... il dit tout vouloir en très gros, ce n'est quand même pas très... fin de sa part). Andrea a beau être une fille vive et intelligente, ce coup-ci, elle a loupé le coche ! Mais je ne la vois pas s'apitoyer sur son sort très longtemps si d'aventure elle venait à découvrir le pot aux roses...

   La diversité, ce n'est pas ce qu'il manque dans le bar où Lee entraîne Cathy et Paul : des bears partout, qu'ils soient panda ou que sais-je encore (pas retenus toutes les subtilités). Lee n'est pas du genre à s'attacher. Il l'avait déjà annoncé deux épisodes plus tôt mais il le met cette fois en pratique. On ne se permettrait pas de juger, mais c'est tout de même un peu violent de le voir agir ainsi... d'autant qu'il a clairement beaucoup d'amour à donner et il sait y faire ! Il va en faire l'étrange démonstration dans une scène finale tout à fait "awkward" où Cathy se caresse dans son bain au son de sa voix... Cet homme a un drôle de pouvoir, "mole-mate" ou pas. La soudaine apparition de Marlene m'a fait pousser un râle de déception avant que je ne me rende compte que l'utilisation qui en était faite, cette fois, était pertinente. Et puis les scénaristes se sont retenus de la faire apparaître à tous les épisodes. Ils peuvent bien aussi se faire plaisir de temps en temps, si ça leur tient tant à coeur. Les dernières secondes, magnifiques, représentent bien l'amour conjugual dans tout ce qu'il a de plus sain, de plus beau et de plus... naïf ? Cathy aime son mari, à n'en pas douter, mais comment interpréter ce qu'elle a fait juste avant, qu'il l'a conduite à fondre en larmes ? L'amour est une chose bien compliquée, qu'on ne saurait expliquer...

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// Bilan // Les meilleurs épisodes de The Big C sont ceux où les dialogues sont truffés de bonnes idées, du début à la fin -et c'est le cas ici- et ceux où l'on peut passer d'un ton à un autre, du plus trivial au plus sérieux en passant par le plus émotif, avec aisance et naturel -c'est aussi le cas ici-. Me happy.

12 août 2011

The Big C [2x 06]

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The Little C // 570 000 tlsp.

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    J'ai du mal à comprendre pourquoi cette saison 2 de The Big C est moins bonne dans le sens où tous les personnages semblent beaucoup plus réels aujourd'hui, même si pour moi ils l'étaient déjà, qu'en saison 1. Paul en est le meilleur exemple. Je le trouvais juste "gross", à peine drôle, légèrement touchant par moment mais je ne comprenais absolument pas ce que Cathy pouvait bien faire avec lui. Aujourd'hui, ils forment le couple le plus assorti au monde, je les trouve géniaux ensemble. Leur façon de gérer la crise familiale autour des morpions apportés par Adam et sa hooker ne pouvait pas être plus drôle et responsable. Cathy qui crie, qui fait les gros yeux puis qui se cache dans son t-shirt... parfaite interprétation de Laura Linney, entre étonnement, honte et colère. Sean est également un personnage en voie de normalisation, même s'il restera toujours des restes de son étrangeté. Et là, c'est beaucoup moins intéressant. Il avait beau en faire trop en saison 1, son étrangeté pouvait bien paraître forcée, il nous faisait vraiment rire et il était, à mon sens, nettement plus attachant que maintenant. Il fait tout un tas d'effort pourtant, mais j'ai vraiment l'impression qu'il fonce tout droit dans le mur et demander en mariage Rebecca est juste la plus mauvaise idée qu'il ait eu ! Oui, sur le coup, elle est séduisante, Cathy est elle-même ravie mais... ils sont trop heureux pour que cela puisse durer. 

   Andrea n'était, à un épisode près (celui de l'église), qu'une machine à répliques tordantes. Aujourd'hui, elle devient un personnage à part-entière qui ne perd pas pour autant sa gouaille. Je pensais que les scénaristes essaieraient de la coller à Adam, ce qui ne me plaisait pas tellement, mais ils ont heureusement trouvé une meilleure idée : lui coller un collègue étranger de Paul ! Ca a toutes les chances de donner quelque chose d'intéressant. En ce qui concerne Adam, je ne blâmerais pas les auteurs pour l'avoir rendu aussi détestable car je crois qu'il fallait en passer par là. Et ce n'est pas fini. En six épisodes, il s'est déjà bien lâché (au sens propre comme au sens figuré). Ce qu'il a dit à sa mère dans cet épisode était cruel mais pardonnable. En revanche, j'espère que sa petite amie Mia ne reviendra pas sur sa décision ! Ca, c'est impardonnable. En ce qui concerne Cathy, j'ai absolument adoré son intrigue de l'épisode qui permettait de prouver encore une fois combien elle est une excellente "brave bitch". Les dernières images la montrant heureuse et conquérante en courant avec ses nageuses m'ont beaucoup touché.

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// Bilan // Pour le meilleur et moins souvent pour le pire, les personnages de The Big C évoluent constamment. Une trop grande place leur est peut-être accordée mais Cathy ne serait rien sans eux après tout. Ils méritent bien que l'on s'intéresse à eux...

03 août 2011

The Big C [2x 05]

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Cats And Dogs // 510 000 tlsp.

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    Malgré les absences conjuguées d'Andrea et de Rebecca (la deuxième semaine consécutive pour celle-ci), ce Cats And Dogs était un délice. On peut remercier pour ça le nouveau pote de Cathy, Lee, avec qui il ne se passera normalement jamais rien d'ordre amoureux et/ou sexuel puisqu'il lui annonce qu'il est gay au cours d'une scène mémorable (on ne se lasse pas des crises de rire de Laura Linney). Mais alors à quoi va-t-il bien pouvoir lui servir ? Des amis, elle en a déjà quelques uns, surtout si l'on considère son mari comme son meilleur ami, mais des amis qui partagent la même souffrance liée à la maladie, non. C'est le premier. En cela, leur discussion sur leur futur enterrement était aussi touchante qu'amusante.  On constate par la même occasion l'évolution de Cathy. La saison dernière, elle voulait mourir comme un oiseau, cachée; aujourd'hui, elle imagine une grande fête avec -c'est le détail qui tue- une fontaine de chocolat ! De plus, ses délires bouddhistes l'aideront peut-être à se calmer en cette période où la colère la ronge. Dans tous les cas, on est gagnant car ce personnage apporte indéniablement sa pierre à l'édifice. Le passage du "braquage" était très drôle aussi, très Big C dans l'âme.

 

   Les deux intrigues parallèles de Sean et Adam ne sont vraiment devenues intéressantes que lorsqu'elles se sont rejointes : Sean a ainsi prouvé qu'il pouvait être un adulte responsable après s'être ridiculé au parc et Adam... Adam a juste prouvé qu'il était vraiment aussi con qu'il en avait l'air ! Deux choses à retenir: on peut payer une pute avec un vase un peu cher, elle acceptera; marcher avec une tenue de dominatrice 100% cuir, c'est pas facile: à éviter. Les déboires de Paul sont peu passionnants à suivre jusqu'à la scène finale, mignonne comme tout, qui nous rappelle combien il est le compagnon idéal, malgré son physique repoussant.

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// Bilan // De bons dialogues, de bons acteurs et le tour est joué ! Tant pis si les situations dans lesquelles ils se retrouvent ne sont pas des plus inspirées.

30 juillet 2011

The Big C [2x 04]

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Boo! // 620 000 tlsp.

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   L'épisode sur le sexe, c'est fait. L'épisode sur Halloween, c'est cette semaine et c'est forcément moins fun. Quoique. A vrai dire, ce "Boo!" cumule les maladresses, dont la première, la plus grande, porte un nom : Sean. Moi j'aimais bien le Sean clochard dégueulasse qui se lavait sans aucune pudeur sur un parking, quand il se lavait. J'aime bien aussi le Sean étrangement calme et romantique découvert il y a peu en compagnie de Rebecca. Comprendre le Sean sous médication. Mais le Sean paniqué qui prend une vieille chouette pour Marlene qui, certes, en était une belle dans son genre, je ne l'aime pas. Je le trouve stupide et pas drôle. La seule scène réussie de cette intrigue, c'est celle dans laquelle Andrea intervient. Elle doit avoir un pouvoir magique Gabourey Sidibé. La tenue d'ange... Quel grand moment ! Cela dit, je lui en veux quand même un peu d'avoir conforté Sean dans ses fantaisies. C'était pas très malin. La symbolique de l'envol de l'oiseau à la fin était... comment dire... d'une simplicité déconcertante. Et ce n'est pas un compliment. Puis ce qui m'a le plus agacé, c'est qu'il ne fouille pas avant le grenier. Un détail sans doute, mais qui démontre que cet épisode n'était pas soigné. Il ne faut pas que les scénaristes se sentent obligés de développer à outrance chacun des personnages secondaires. C'est Cathy la star, c'est Cathy qui a un cancer. C'est elle la "brave bitch". Vous ne serez donc pas étonné que j'estime les passages consacrés à Adam superflus et peu engageants mais pas inintéressants, surtout qu'on veut clairement nous amener quelque part. Reste à savoir où et surtout quand...

   Sans surprise, il faut donc se tourner vers notre héroïne pour tirer le meilleur de cet épisode. Sa colère ne faiblit pas et elle s'en prend un peu à tout le monde. Sa nouvelle vie n'est déjà pas follichonne mais la voilà en plus embarquée dans une journée pourrie, émaillée de mauvaises nouvelles à n'en plus finir. Que son traitement soit repoussé d'une journée, c'est agaçant mais pas dramatique. Que Paul se fasse virer par contre, c'est autrement plus problèmatique et je me demande si les scénaristes ne sont pas allés trop loin. Ca fait beaucoup et c'était assez mal amené. Mais quel pied de voir Oliver Platt se mettre dans tous ses états, plus injurieux que jamais ! De manière générale de toute façon, Paul est un personnage que j'apprends peu à peu à aimer après m'avoir laissé une drôle d'impression en saison 1. Il est attachant à sa manière et le duo qu'il forme avec Cathy est de plus en plus efficace en toutes situations. J'aime bien aussi le petit nouveau, Lee, incarné par Hugh Dancy. Mais à la place de Paul, je me méfierais de lui. Je ne sais pas si les scénaristes feront de lui le nouvel intérêt amoureux de Cathy mais pourquoi le choisir si mignon et si charmant alors si ce n'est pas leur intention ? Un sympathique moche aurait tout aussi bien fait l'affaire, s'il s'agissait juste d'égayer un peu ses chimios. Curieux donc de voir la suite des événements mais je pressens que Cathy refusera ses avances, s'il en fait. Histoire de ne pas en faire un Lenny 2, le partage de la maladie en plus. 

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// Bilan // The Big C est en train perdre son âme en accordant plus d'importance aux personnages secondaires qu'à Cathy. Ils ont tous beaucoup d'énergie à revendre et ils font souvent rire mais l'impression de passer à coté de l'essentiel est tenace.