02 décembre 2012

Revolution [1x 09 & 1x 10]

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Kashmir // Nobody's Fault But Mine (Mid-Season Finale)

7 020 000 tlsp. // 8 540 000 tlsp.

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   Kashmir. On pourrait considérer cet épisode comme un épisode de transition, ou, pour les esprits les plus chagrins, comme un épisode de remplissage. Je ne le vois pas comme ça. Il est l'occasion d'approfondir encore un peu plus nos héros en les confrontant, à travers des hallucinations, à leurs plus grandes peurs et cela les rend forcément plus touchants pour nous qui avons parfois un peu de mal à nous attacher à eux justement. Cet épisode est donc nécessaire, voire même essentiel. D'ailleurs, c'est certainement un hasard, mais Last Resort a offert la semaine précédente un épisode partant plus ou moins du même principe, et a tout aussi bien réussi son coup ! Nora, la première à subir les conséquences du manque d'oxygène dans les souterrains, hérite de la vision la plus... la moins... bref, elle croit se faire dévorer par un alligator dans les eaux boueuses. Moi aussi j'ai très peur des crocodiles, alors je me suis senti concerné. Mais, au-delà de ça, on va dire que c'était surtout pour introduire la mécanique de l'épisode en nous faisant sursauter. Et puis le précédent épisode lui était dédié après tout. Chacun son tour. La vision d'Aaron est exactement celle que l'on pouvait imaginer, en rapport avec sa femme qu'il a abandonné. Emouvant. Celle de Charlie concerne son père mort, et c'est touchant là aussi, bien que redondant. Visuellement, le réalisateur n'a malheureusement pas fait preuve d'une grande imagination pour rendre ces scènes encore plus fortes. C'est à Miles que l'on doit les passages les plus intéressants et les plus palpitans, alors qu'il se retrouve face à un Monroe suffisamment séduisant par ses arguments pour qu'il envisage de quitter la Milice et reprendre ses bonnes vieilles habitudes. On se doute bien que c'est impossible à ce stade. Il n'y a absolument aucun véritable enjeu, mais ça marche quand même.

   A côté de ça, le retournement de situation en cours d'épisode concernant le personnage incarné par Reed Diamond n'est pas surprenant une seule seconde. D'abord parce que l'acteur est abonné à ce type de rôles; ensuite parce qu'on connait maintenant la formule de la série qui offre un nouveau méchant chaque semaine. Cela ne pouvait qu'être lui. Il apporte quand même un peu d'action là où l'ensemble est assez introspectif donc plutôt lent. Cela évite de sombrer dans l'ennui. Sans surprise, tous les figurants meurent les uns après les autres. Charlie est blessée, mais ce sera la seule conséquence de la bataille. Une conséquence sans grande importance en plus. Tous les personnages ont été à un moment donné écorchés et s'en sont vite remis. Du côté de Monroe, on écoute du Led Zeppelin, histoire de donner un certain cachet à cet épisode un peu spécial; et on rend Rachel encore plus badass que prévu. Le meurtre qu'elle commet de sans froid est glaçant. 

   Nobody's Fault But Mine. Je le craignais et c'est exactement ce qui s'est passé : en écrivant et en tournant cet épisode, les scénaristes de Revolution ne se doutaient probablement pas que la série partirait en pause pendant quatre mois. Résultat : on attendait un cliffhanger énorme, qui donne super envie de revenir, mais on se retrouve avec un cliffhanger seulement correct, qui m'a d'ailleurs fait penser à du Prison Break dans l'esprit. On en a eu d'autres aux épisodes précédents qui étaient plus forts. J'aurais presque préféré qu'il s'achève sur la confrontation entre Miles et Monroe, qui était clairement le point culminant de l'épisode, celui qui m'a fait retenir mon souffle quelques minutes. Justement parce que j'attendais qu'il se déroule quelque chose de très marquant, je croyais en la possibilité que Miles tue vraiment Monroe. J'y ai cru jusqu'au bout. Il était à deux doigts de le faire, mais les auteurs n'ont pas eu de couilles et ont préféré le laisser s'enfuir, beaucoup trop facilement à mon goût en plus. Sans cesse, on nous rappelle combien le héros a été impitoyable par le passé -Rachel s'en occupe cette semaine lors de ses retrouvailles émouvantes avec sa fille- mais on aimerait bien qu'il lui reste encore un peu de ça parfois. Idem avec Neville : là aussi l'affrontement était intense, mais tout ça pour finalement les enfermer dans un placard... Sérieusement ? Après tout ce qu'il vous a fait, vous auriez pu l'exécuter ! Je dis ça, mais je n'ais pas du tout envie de la série perde Giancarlo Esposito ou Kim Raver. Alors que David Lyons... Cela dit, honnêtement, il était parfait dans cet épisode et il n'avait pas Esposito pour lui faire de l'ombre dans des scènes communes; dans les flashbacks, il a même été très convaincant, notamment lorsqu'il se retrouve en larmes face à Billy Burke. Dommage que ces scènes-là étaient mal insérées dans le récit. C'est le seul reproche que je leur ferai. Si leur mission principale était de faire monter la pression et d'éclairer la relation complexe entre les deux personnages, alors c'est réussi. Ce serait arrivé plus tôt, on aurait même davantage apprécier les précédentes interventions de Monroe. 

   Encore une fois, Rachel s'est montrée impressionnante lors de l'évasion. Elle d'ailleurs buté Strausser bien comme il faut. Une dimension "amoureuse" a été ajoutée au personnage, puisque l'on sous-entend à plusieurs reprises qu'elle a eu une aventure avec Miles à une époque lointaine et que celui-ci tient encore beaucoup à elle. Je n'y avais pas du tout pensé avant, surtout que la série s'appuie assez peu sur les relations amoureuses (et tant mieux), mais c'est assez logique en fin de compte. Un triangle amoureux, avec deux frères... On en reparlera en temps voulu ! Nora a fait de la figuration dans cet épisode, ce que je regrette un peu. Charlie s'est montrée à la hauteur de Miles, à la hauteur de sa mère aussi. Le personnage a très bien évolué et je n'ai plus du tout envie de la frapper. Je suis conquis par l'actrice en plus. Aaron a eu son rôle à jouer avec la bombe, et c'était ma foi sympathique de penser à lui. Quant à Danny... on va lui donner le bénéfice du doute pour l'instant ! Maintenant qu'il rejoint le groupe, il va peut-être gagner en épaisseur. Mais j'avoue que ça ne m'aurait pas dérangé qu'il périsse au moment de l'évasion. Ironiquement, ça aurait eu de la gueule : ça fait dix épisodes que la bande le cherche et quand ils atteignent enfin leur but, il meurt connement. Ah ça m'aurait plu ça... et ça aurait donné un caractère plus événementiel à ce mid-season finale...

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// Bilan // Revolution méritait de partir en pause prolongée sur un plus gros boom que celui-là. Preuve qu'elle a encore pas mal de chemin à parcourir avant d'être celle que l'on attendait depuis le début. Mais, au fil des dix premiers épisodes, elle a su se construire une mythologie simple mais intéressante, avec des personnages qui ont gagné en potentiel au fur et à mesure jusqu'à devenir attachants pour certains. Je suis optimiste pour la suite car le potentiel est enfin là. Suffit de le saisir pleinement maintenant ! En espérant que NBC n'ait pas tout gâché avec sa programmation controversée...


19 novembre 2012

Revolution [1x 07 & 1x 08]

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The Children's Crusade // Ties That Bind

7 340 000 tlsp. // 7 100 000 tlsp.

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   The Children's Crusade. Tiens, un épisode qui commence par un flash forward... Je déteste le procédé en général, tant il me parait utilisé à tort à travers dans pas mal de séries -Desperate Housewives est la première responsable de mon aversion- mais je dois dire que c'était ici un bon point de départ. On comprend assez rapidement comment Charlie en est arrivée là, mais peu importe, on est pris dans l'action et on se laisse volontiers embarquer dans cette aventure de la semaine qui fait légèrement penser aux Goonies parfois, la référence ultime en la matière, et qui traite, mine de rien, d'un sujet important : que sont devenus les enfants orphelins suite au blackout ? Inéluctablement, comme dans toute bonne série post-apocalyptique qui se respecte, on a droit aux réminiscences des jeunesses Hitlériennes. Revolution ne surprend pas, mais fait son job. L'attachement de Nora pour l'une des petites filles, qui peut d'ailleurs s'expliquer dans l'épisode suivant lorsque sa soeur réapparait, était peut-être de trop. Les répliques amusantes d'Aaron ("hairless Ewoks") ont comme souvent permis de détendre l'atmopshére. Mais Miles -oui, Miles !- a aussi assuré en la matière pour une fois en adressant à Charlie un "It's irritating when a dumb kid tells you what to do, isn't it ?" bien mérité ! A côté de ça, la jeune fille a encore assuré et elle a prouvé qu'elle n'avait vraiment pas peur de souffrir. Cela fait combien de claque/coup de poing qu'elle se prend depuis le début de la série ? On ne compte plus !

   Bravo à Eric Kripke et son équipe de scénaristes d'avoir osé en révéler autant sur l'origine du blackout aussi tôt dans la saison ! Je n'ai pas été surpris, car il avait rapidement prévenu les téléspectateurs afin d'éviter un effet Lost et attirer les indécis, mais quand même... Sans grande surprise, les Matheson sont plus qu'impliqués dans l'affaire, ils en sont même à l'origine malgré eux puisque c'est en voulant créer une nouvelle forme d'énergie écolo qu'ils en sont arrivés là. Tout est donc parti d'une bonne intention, tombée entre les mains de gens très malintentionnés. Reste à comprendre dans quel but  Randall Flynn a choisi de faire basculer les Etats-Unis dans le chaos le plus total... Si Revolution est amenée à être renouvelée -et c'est bien parti pour, mais méfions-nous de la pause de quatre mois qui l'attend...- on peut toutefois se demander s'il y aura vraiment matière à poursuivre sur plusieurs saisons. Après tout, depuis que Supernatural a atteint le but que le créateur s'était fixé initialement, la série ne ressemble plus à grand-chose parait-il. Et lui est parti... Il ne faudrait pas que ça recommence ici, mais on en est encore loin je suppose ! L'intrigue d'Elizabeth Mitchell était encore une fois très émouvante, très dure. Mais il me tarde de ne plus la voir pleurnicher. On l'aime aussi bad ass ! 

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   Ties That Bind. Vous l'aurez sans doute remarqué, Revolution propose à chaque nouvel épisode un nouveau "big bad" à  combattre, en plus de Neville et Monroe qui sont les cibles ultimes. C'était le personnage de Mark Pellegrino dans le 3ème épisode, le cinglé avec ses chiens ou Drexel il y a quelques semaines, le méchant garde sur le bateau des jeunesses "Monroeiennes" à l'épisode précédent, et c'est cette fois-ci le Sergent Will Strausser, une vieille connaissance de Miles, incarné par le français David Meunier (qui n'a jamais rien fait en France je précise). Vous avez déjà dû le croiser dans Justified ou Jericho. Tiens, Jericho... Un jour, je dresserai des parallèles entre cette horrible série et Revolution, mais pas cette fois. Bref, à la base, je voulais simplement dire que l'on commence à bien connaître la formule de la série, mais elle réussit toujours facilement à nous tenir en haleine pendant 40 minutes. Surtout que cette semaine, les scénaristes se sont plus particulièrement penchés sur le cas de Nora, un personnage que je porte dans mon coeur depuis qu'elle est arrivée mais sans vraiment savoir pourquoi. Je crois que j'aime bien Daniella Alonso en fait (et sans l'avoir encore vue dans Friday Night Lights). Ses flashbacks ont été bien insérés dans le récit et ils étaient suffisamment courts pour ne pas gâcher le rythme. L'histoire avec sa soeur s'annonçait très basique au départ, mais je ne m'attendais pas du tout à sa trahison. Je croyais innocemment que Mia était sincère. C'était d'autant plus intéressant qu'elle n'est pas passée pour une ordure malgré ses agissements plus que discutables. Au final, elle l'a fait pour protéger sa soeur. Nora ne pouvait pas lui pardonner comme ça. Leurs larmes respectives étaient poignantes. Mettre les personnages face à de tels cas de conscience, c'est prouver que Revolution n'est pas qu'un divertissement. Elle a aussi deux trois choses à dire sur la nature humaine et ses complexités et ses paradoxes. Le seul reproche que j'ai à faire dans tout ça, c'est que Strausser, présenté comme le pire des pires, ne s'est pas révélé si terrible que ça.

   Julia. Voilà un personnage qu'il me tarde de voir davantage à l'écran. Pas seulement parce qu'il est interprété par la ravissante et talentueuse Kim Raver (j'en fais trop ?), mais aussi parce qu'elle a prouvé dans cet épisode qu'elle était plus que "la femme de" Neville. On dit que derrière tout grand homme se cache toujours une femme; c'est indéniablement le cas avec elle. Elle a beaucoup d'ambition pour lui, plus qu'il  ne doit d'ailleurs en avoir lui-même, et elle le pousse déjà à prendre la place de Monroe le moment venu. Ses potentiels talents de manipulatrice devraient bien l'aider s'il se lance, et il se lancera. Kim Raver et Giancarlo Esposito forment un couple crédible à l'écran. J'en veux encore ! Sinon, tandis que la petite troupe se rapproche de Philadelphie -on devrait avoir droit à leur arrivée là-bas pour le winter finale- Monroe récupère enfin un pendentif, de quoi faire monter encore un peu plus la pression. Randall, lui, semble avoir les moyens de ses ambitions...

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// Bilan // Après huit épisodes, Revolution se porte bien, de mieux en mieux même. Elle a trouvé son rythme, sa formule, et elle n'a plus qu'à lâcher les lions pour se transformer en une vraie bonne série qui a de l'avenir.

05 novembre 2012

Revolution [1x 05 & 1x 06]

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Soul Train // Sex And Drugs 

8 610 000 tlsp. // 7 900 000 tlsp.

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   Soul Train. Après un épisode fort en action et en émotion, Revolution poursuit sur sa lancée et ne ralentit pas le rythme grâce une aventure très début du siècle dont le catalyseur n'est autre qu'un vieux train remis sur pied par la Milice, censé permettre au Capitaine Neville d'amener Danny à Monroe au plus vite, tout en prenant une grosse longueur d'avance sur notre petit groupe. On est à la limite du western et c'est excitant. Les affrontements entre Neville, Charlie et Miles sont très prenants, et le dernier acte, à bord de la locomotive qui fonce à vive allure à travers le pays, est une petite réussite visuelle, qui donne un souffle épique à une série qui en manque parfois malgré ses efforts. On pourrait quand même regretter le rôle très limité de l'invité du jour, Jeff Fahey (Lost), dont j'espérais qu'il soit plus qu'un accessoire scénaristique. Son dernier geste à l'encontre de Nora reste très surprenant et lui donne un peu plus d'envergure. On pourrait également faire la fine bouche sur la conclusion : Danny n'a pas été sauvé et la course-poursuite est stoppée net puisque, même à cheval, nos amis ne pourront pas rattraper ce train, mais ça veut aussi dire que l'intrigue Danny/Neville est sur le point de s'achever et ça, c'est une bonne nouvelle. On en a assez de cet affrontement psychologique quelque peu prévisible vu la faiblesse de l'un comparée à la force de caractère de l'autre. Cet échec est par la même occasion une nouvelle claque pour Charlie, que les auteurs adorent malmener décidément... dans le but évident de la rendre plus forte bien entendu, à la limite de la machine de guerre. 

   Mais là où cet épisode excelle, c'est lorsqu'il se penche sur le passé de Neville alors qu'il n'était qu'un "petit homme", écrasé par son patron, "trahi" par ses voisins, peu de temps avant le blackout qui a littéralement changé sa vie ! Il nous manque encore une pièce du puzzle, celle où il entre dans la Milice. Giancarlo Esposito est évidemment parfait dans ce rôle. Comme dans Breaking Bad, il endosse le costume de celui qui semble calme vu de l'extérieur mais qui bout en réalité de l'intérieur et qui peut exploser à tout moment. On fait également la rencontre de sa femme, incarnée par mon amoureuse, Kim Raver. Je suis évidemment ravi de la retrouver ici. Une série avec et Kim Raver et Elizabeth Michell, c'est quand même le pied ! Je rêve du jour où elles partageront une scène mais j'imagine que ce n'est pas prévu au programme pour le moment. La révélation sur la véritable identité de Nate, qui s'appelle en fait Jason et qui est le fils de Neville, se sentait fortement venir en milieu d'épisode, mais avant cela, je n'y avais jamais pensé. Cela reste donc un rebondissement inattendu et bienvenu. Le personnage trouve enfin une place au sein de la série. Reste à faire fructifier ce potentiel... En plus de tout ça, cet épisode introduit une intrigue au long cours très excitante où l'on découvre que pour que l'électricité revienne, douze pendentifs doivent être réunis. L'hommage appuyé à Harry Potter est d'ailleurs amusant...

   Sex And Drugs. Ne vous fourvoyez pas, contrairement à ce qu'annonce le titre de cet épisode, Miles ne se met pas à sniffer de la coke dans la forêt pendant qu'Aaron se bouffe des champignons hallucinogènes et que Charlie se prostitue afin de subvenir à leurs nouveaux besoins. Non. L'épisode est plus sage que cela, mais il s'en dégage malgré tout une grande noirceur, qui n'a de cesse de me surprendre dans Revolution. Si l'on prend du recul quelques instants, on se rend compte qu'en terme de violence, elle va assez loin pour une série de network, même si elle a l'excuse du 22h. On voit peu de sang, certes, mais quand même... C'est très dur parfois. Je ne veux pas aller trop loin dans la comparaison mais il y un peu de The Walking Dead dans Revolution parfois. Plus que de Lost même ! 

   De la drogue, il y en a donc eu à travers le personnage de Drexel, un vieux pote de Miles, médecin, devenu un roi de la drogue et de la prostitution dans son quartier. Je déteste ce genre de protagoniste en général, mais Todd Stashwick était très convaincant dans ce rôle, quitte à en faire trop, et il a largement été sauvé par son humour avec des tas de répliques bien senties. Celui qui pouvait passer pour un petit rigolo au début de l'épisode s'est transformé petit à petit en un être vraiment dangereux et inquiétant. Tout le passage de Charlie chez le voisin était très intense et on pourra dire ce que l'on veut de Tracy Spiridakos, mais moi je la trouve plutôt bonne ! Ce qui ne m'a pas plu du tout, c'est la facilité avec laquelle ils s'en sont sortis ! Une fois Drexel mort, aucun de ses sbires n'a cherché à le venger, rien. Ils sont restés immobiles. Ce n'était pas très crédible. On peut éventuellement supposer qu'eux-mêmes étaient en quelque sorte ses esclaves et que son assassinat était aussi une libération pour eux, mais cela reste vraiment de la supposition et je crois que les auteurs n'ont juste pas eu envie de se casser la tête ! Du coté des flashbacks, même s'il me paraissait à moi aussi important de se pencher sur le cas d'Aaron, un protagoniste qui manquait de profondeur, je me suis plus ennuyé qu'autre chose. Il n'a fait que ralentir le rythme. Son histoire ne m'a pas paru ni intéressante ni très originale. Pas tellement poignante non plus. Et pour tout dire, je n'ai même pas trouvé la conclusion crédible. Surprenante, oui, parce qu'on s'attendait tous à ce que sa femme finisse par périr d'une manière ou d'une autre, mais je ne peux pas croire une seule seconde que quelqu'un dans sa situation puisse abandonner l'amour de sa vie "pour son bien". En plus, on s'attend pertinemment à ce qu'elle réapparaisse maintenant... Résultat : j'apprécie toujours Aaron, parce qu'il faut un personnage comme lui dans la bande, mais je ne suis pas plus attaché à lui qu'avant.

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// Bilan // Comme dans d'autres séries avant elles, qui ont reposé sur un système de flashbacks à chaque épisode, Revolution devient très dépendante de ses héros et de leur passé. Il y a des pièges dans lesquels il ne faudra pas tomber à l'avenir, au risque de vite créer de l'ennui là où il n'y aurait pas dû en avoir. Pour le moment, ça passe bien mais nous n'en sommes qu'à un tiers seulement de la première saison... 

14 octobre 2012

Revolution [1x 04]

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The Plague Dogs // 8 010 000 tlsp.

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   Revolution manque toujours de subtilité, tant les auteurs veulent être sûrs que l'on comprenne bien ce qu'ils sont en train de mettre en place alors que franchement, pour le moment, ce n'est pas bien compliqué à suivre en prêtant un minimum d'attention. Cela donne donc des dialogues souvent caricaturaux, parfois ridicules, qui baissent grandement le niveau général alors que, clairement, la série s'améliore d'épisode en épisode du point de vue des intrigues et de notre attachement aux héros. Eric Kripke étant assez cruel -les fans de Supernatural pourront en témoigner- il a choisi de tuer très tôt l'un des rares personnages pour lequel on avait une véritable empathie, à savoir Maggie. Sa mort se sentait venir de loin vu les flashbacks qui lui ont été consacrés et la tournure que les événements ont pris au fur et à mesure mais le résultat n'en était pas moins émouvant. Le combat de cette femme est admirable. J'ai beaucoup aimé la scène où elle rencontre Ben pour la première fois, et pas seulement parce que le décor Dawsonnien était magnifique. Il l'a sauvée, alors qu'elle était prête à se donner la mort, persuadée qu'elle ne pourrait plus jamais rejoindre l'Angleterre et retrouver ses enfants, qu'elle pensait de toute façon déjà morts. Ce renoncement est incroyablement triste. Ses dernières paroles à l'attention de Miles et de Charlie étaient particulièrement touchantes. Après ça et le déchirant "Everybody leaves me" de Charlie, Miles ne pouvait pas faire autrement que d'accepter enfin son rôle. Le personnage garde malgré tout beaucoup de noirceur et continue à nous questionner étant donné que c'est lui qui a exigé que Rachel quitte sa petite famille -au cours d'une autre scène très émouvante- pour venir en aide on ne sait comment à la Milice. Autre point apporté par Maggie qui passerait presque inaperçu : elle indique que tous les bateaux ont disparu à cause "des guerres". Cela donne une ampleur bienvenue au phénomène qui ne semblait jusqu'ici qu'être américano-américain. 

    Au coeur d'un parc d'attractions abandonné -un décor spectaculaire puisqu'un lieu de joie autrefois aujourd'hui encore plus triste que n'importe quel autre- les retrouvailles de la petite bande de survivants est de courte durée lorsqu'ils se retrouvent pourchassés par un vieux fou prêt à les faire dévorer par ses chiens très méchants ou à les transpercer avec ses flêches. Les scènes d'action sont efficaces, même si l'on ne craint pas pour la vie de Charlie, de Miles et des autres. On sait que ce sera Maggie, et personne d'autre. Si eux se rapprochent de Danny, Danny et Neville se rapprochent eux-même de la Milice. Autant dire que dans une poignée d'épisodes, à moins d'un nouveau rebondissement, tout le monde se retrouvera au milieu d'un champ de bataille. Pour distraire le petit blondinet et son bourreau, on nous invente une tempête (électrique ?) plutôt bien fichue à l'écran. Danny prouve une nouvelle fois qu'il n'est vraiment pas malin : il aurait pu se débarrasser de Neville mais s'est laissé convaincre par l'orateur et manipulateur hors pair pour qu'il le sauve. Résultat : il va bientôt se faire torturer sous les yeux de sa mère ! On comprend rapidement que c'est la stratégie mise en place par Monroe pour faire parler Rachel.

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// Bilan // Les enjeux pour les différents personnages sont maintenant un peu plus clairs, cela participe à l'amélioration de Revolution, qui ne gagnait rien à être trop nébuleuse sur certains points d'intrigue. C'est d'autant plus important qu'elle a depuis obtenu une saison complète. Au-delà de ça, cet épisode a procuré des émotions fortes grâce à des flashbacks réussis. Leur utilisation jusqu'ici est parfaitement justifiée et apporte beaucoup.

06 octobre 2012

Revolution [1x 03]

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No Quarter // 8 320 000 tlsp.

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   Persévérer est souvent payant. Dans le cas de Revolution, je me suis vraiment forcé à regarder ce troisième épisode, non pas parce que j'ai la série en horreur mais parce que j'ai le sentiment de perdre un peu mon temps devant elle alors que j'ai des milliers de choses à voir qui me paraissent bien plus excitantes. Mais je ne regrette pas de l'avoir lancé car, pour la première fois, j'ai pris un peu de plaisir pendant le visionnage. Pas tout le temps, c'est sûr, il y a encore des tas de passages ennuyeux mais ça s'améliore petit à petit et on commence doucement mais sûrement à s'attacher à quelques personnages. Le pilote ne m'avait pas donné une mauvaise impression de Charlie, mais les deux épisodes suivants l'ont rendu franchement agaçante. A l'inverse, Miles, très fade au départ, devient de plus en plus intéressant au fur et à mesure que l'on découvre son histoire. Dans cet épisode justement, on nous fait le coup classique des flashbacks pour revenir sur la genèse de la milice Monroe et explorer la relation entre celui qui a donné son nom à la résistance et Miles. Le combat de ce dernier prend donc de l'ampleur. Il ne s'agit pas seulement d'une obligation familiale. J'ai quand même hâte qu'ils retrouvent une bonne fois pour toutes Danny. J'ai l'impression que les intrigues ne pourront décoller qu'à partir de ce moment-là. Pas avant. Et puis les scènes du jeune homme, ici emmerdé par un connard (incarné par Michael Mosley, qui collectionne ce genre de rôles), cassent vraiment le rythme. Le personnage est fade au possible, mais sa rebellion en fin d'épisode laisse un peu d'espoir pour la suite... Ce serait bien que ce soit lui qui retrouve la petite bande et pas l'inverse. A part ça, Nora est un excellent ajout à la série. Je ne saurais pas encore définir ce qu'elle apporte vraiment, mais il y a bien quelque chose. Une teinte romanesque peut-être qui manquait jusqu'ici (l'histoire naissante entre Charlie et Nate ne compte pas tant elle est sans intérêt). 

   Mark Pellegrino a beau s'inviter dans toutes les séries de genre, son charisme reste intact. Les acteurs principaux de Revolution en manque mais les producteurs se rattrapent bien sur les nouveux visages. Jeremy, un des commandants de la milice en dessous de Monroe, fait forte impression dès sa première scène, une impression qui perdure tout du long. Il participe à donner de l'envergure à la milice, à la crédibiliser, et ce n'était vraiment pas de refus, elle en avait besoin. La pression monte donc peu à peu et on sent que le retour de Monroe sera l'un des points culminants de la saison. Les auteurs n'ont pas intérêt à décevoir à ce moment-là... Comme lors de l'épisode précédent, il faut compter sur Aaron et Maggie pour ajouter un peu de profondeur à l'ensemble. Leurs dialogues sont touchants. Résultat : on tient vraiment à eux et le danger qui les entoure a vraiment de l'effet. De plus, ce sont eux qui sont les plus proches à l'heure actuelle du coeur de la mythologie.

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// Bilan // Avec ce troisième épisode, Revolution semble sur la bonne voie. La route est cependant encore longue avant de pouvoir déclarer qu'elle est une bonne série...

27 septembre 2012

Revolution [1x 02]

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Chained Heat // 9 210 000 tlsp.

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   Après un pilote laborieux, Revolution poursuit sur sa lancée et ne parvient toujours pas à convaincre en deuxième semaine. Il semblerait que la phase d'exposition ne soit pas terminée, ce qui se comprend quelque part vu le nombre de personnages mais quand même, on s'ennuie pas mal... Une chose sur laquelle les auteurs souhaitent insister : les morts ne leur font pas peur ! Afin de laisser libre court aux pulsions meurtrières de Charlie, notre héroïne, on explique dès maintenant et à coup de flashbacks -longuets- pourquoi elle n'aura plus de regrets à l'avenir à exécuter ceux qui se mettent en travers de son chemin. C'est l'occasion de revoir Elizabeth Mitchell et de nous offrir le cliffhanger attendu : elle n'est pas morte ! D'ailleurs, pour l'anecdote, dans le premier pilote présenté en mai dernier, il y avait le cliff que l'on connait ainsi que celui-ci. Je ne sais pas si affaiblir le premier épisode et lancer un faux suspense était nécessaire... Entre deux scènes de combat ayant pour but de créer un peu d'action avant de repartir en randonnée, les auteurs ont tâché de donner un peu plus de temps d'antenne à Giancarlo Esposito, dont le personnage, Neville, est le (seul) point fort de la série actuellement. Monroe aussi est un peu plus présent mais il n'impressionne pas autant, voire pas du tout. Le mystère qui l'entoure est trop faible pour véritablement intéresser et si ça doit être lui le grand méchant, il y a de quoi s'inquiéter !

   Curieusement, ce sont les seconds couteaux Aaron et Maggie qui s'en sortent le mieux : lui parce qu'il a de bonnes répliques qui font sourire et détendent un peu l'atmosphère. Comme Hurley en son temps dans Lost, il prend la place du téléspectateur et dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, notamment en matière de théories. Elle parce que la scène où elle parle de ses enfants est très touchante et ne peut que nous parler : la dématérialisation des photos à cause des iPhones et autres appareils photo numériques est bien triste quand on y pense. Voilà, c'était la minute "c'était mieux avant" signée Revolution. A part ça, Nora, la petite nouvelle, a l'air sympathique et Nate, qui ne s'appelle pas Nate, agace déjà grandement. Danny, le petit frère, est toujours aussi insipide. Et Miles... Billy Burke est vraiment mauvais comme un cochon. 

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// Bilan // Randonnées, tortures, menaces et larmes sont au menu de ce deuxième épisode de Revolution où il pourrait bien se passer n'importe quoi de toute façon : pour le moment, on n'est vraiment pas attachés aux personnages. Ce qui leur arrive nous importe peu. C'est à cause des acteurs, c'est à cause de leur manque de profondeur, c'est à cause de l'écriture approximative...  Bref, la série a encore tout à prouver mais je suis prêt à lui laisser encore une chance. La base a toujours du potentiel !

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08 septembre 2012

Revolution [Pilot]

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Pilot // Diffusion le 17 septembre

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What About ?

 Le monde bascule dans une ère sombre lorsque l'électricité cesse soudainement de fonctionner. Sans technologie moderne, les hôpitaux, les transports et les moyens de communication ne sont plus opérationnels. La population doit réapprendre à vivre...

15 ans plus tard, la vie a repris son cours. Lentement. Sereinement ? Pas vraiment. Aux abords des communautés agricoles qui se sont constituées, le danger rôde. Et la vie d'une jeune femme est bouleversée lorsque la milice locale débarque et tue son père, qui semble être mystérieusement lié au blackout. Ces révélations l'amènent à se mettre en quête de réponses sur le passé, dans l'espoir d'un futur meilleur. (AlloCiné)

Who's Who ?

Drama créé par Eric Kripke (Supernatural). Produit par J.J. AbramsRéalisé par Jon Favreau (Cowboys & envahisseurs, Iron Man). Avec Elizabeth Mitchell (Lost, V), Giancarlo Esposito (Breaking Bad, Once Upon A Time), Tim Guinee (Iron Man, Blade, The Good Wife), Billy Burke (Twilight), Graham RogersDavid Lyons (The Cape), Tracy Spiradakos, JD Pardo, Anna Lise Phillips, Maria Howell, Zak Orth...

What's More ?

 A l'origine, c'est Andrea Roth, vue dans Rescue Me et dans l'unique saison de Ringer, qui devait incarner le personnage de Rachel Matheson. Mais, après le tournage du pilote, l'actrice a été remerciée et remplacée par Elizabeth Mitchell, sans doute parce qu'elle était plus connue et déjà habituée à l'univers de J.J. Abrams, un atout indéniable.

Anne Lise Phillips, qui incarne Maggie, devait être régulière à la base mais ne le sera finalement plus. Elle disparaîtra probablement dès le second épisode.

So What ?

    Il y a encore quelques années, J.J. Abrams, c'était le nouveau Spielberg. C'était Dieu. Et j'étais le premier à l'encenser dès que l'occasion se présentait. J'étais un bon disciple et j'y croyais. Et puis il a fait des films, c'était la suite logique. Et ils étaient souvent bons, mais pas ma tasse de thé. Et puis il a produit, produit et encore produit. Il en a oublié d'écrire et de créer. Par conséquent, il a perdu un peu de place dans mon coeur et j'ai préféré reporter mon amour sur Carlton Cuse et Damon Lindelof, ceux à qui l'on doit vraiment Lost et qui en ont drôlement bavé pour accomplir ce qu'ils ont accompli : une oeuvre riche et unique qui marquera la télévision à tout jamais. J.J., pendant ce temps-là, a commis une faute de goût terrible en inventant Undercovers, qui a marqué les esprits non pas par sa médiocrité -il ne faut tout de même pas exagérer- mais par son manque de densité et d'originalité (et son générique ô combien ridicule). Ce n'était vraiment pas digne de lui. Puis il y a eu Alcatraz la saison dernière, une production encore, efficace pour les amateurs de procedurals mais frustrante pour les fans de SF et tous les autres. Alors, si Revolution a bien des défauts, on peut quand même saluer la volonté d'Abrams de ne pas se fourvoyer une nouvelle fois dans un projet sans envergure et on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir mis les moyens suffisants -ce pilote est très beau- mais on ne peut pourtant qu'être déçu par le résultat. NBC et J.J. Abrams, ce n'est définitivement pas une combinaison gagnante !

   Puisqu'il faut désigner un responsable, laissez-moi vous le livrer directement sur un bûcher : Eric Kripke ! Je n'ai rien contre cet homme, même si je n'ai jamais regardé Supernatural, mais son script aurait dû être brûlé tant il est paresseux. Il donne l'impression d'avoir été forcé de l'écrire. On sentait bien en découvrant le pitch qu'il y avait quelque chose de bancal dans toute cette histoire de disparition des sources d'énergie mais on ne pouvait pas s'empêcher d'être excité rien qu'en imaginant ce à quoi cela pouvait ressembler. Après des ouvertures comme celles de Lost ou de Fringe, ou même celles de FlashForward et The Event pour sortir de l'écurie Bad Robot, et en sachant que c'est Jon Favreau qui est derrière la caméra, on était en droit d'attendre de Revolution quelque chose d'un peu plus spectaculaire. Bien sûr, on l'a eu notre avion qui s'écrase, c'est la moindre des choses. Mais à part ça, une jolie petite famille mange sa dernière glace alors que le monde est en train de s'écrouler. C'est aussi bête que ça. Il faudra s'en contenter -et c'est tout ce que l'on verra de l'excellente Elizabeth Mitchell- puisque le scénariste a probablement préféré garder le reste en stock pour de futurs flashbacks. Rater son entrée sur une série comme celle-là, alors que tant d'autres ont échoué auparavant en faisant pourtant mieux à ce stade du pilote, c'est de très mauvais augure. La suite n'a fait que confirmer la première impression : c'est mou et on s'ennuie, comme si Jericho, à l'époque, ne nous avait pas suffi...

   Dans un deuxième temps, on nous présente sans grande conviction un monde post-apocalyptique ressemblant furieusement au Moyen-Age ou carrément à l'âge de pierre. Nos nouveaux héros vagabondent en se faisant autant chier que nous -on les comprend dans un sens, il n'y a vraiment rien à faire dans le coin- en particulier la petite fille du prologue qui a bien grandi et qui est devenue, forcément, une belle et jolie jeune femme. Si le personnage en lui-même est tout sauf original et intéressant (on pense forcément à l'héroïne de Hunger Games en plus de toutes les autres), la débutante choisie pour l'incarner s'en sort admirablement bien. Tracy Spiradakos est dans la plus pure tradition des actrices Abramsiennes. Elle parvient à toucher à plusieurs reprises et démontre un certain potentiel. Il ne reste plus qu'à lui donner matière à l'exploiter. La plupart des autres personnages ne possédent pour le moment strictement aucune épaisseur, au point où cela en devient embarrassant. Ils n'ont pas de personnalité. On ne peut même pas parler de caricatures : ils n'existent même pas. Et ils ne nous donnent certainement pas envie de les suivre dans leurs aventures. L'arrivée de Neville, le gros méchant de l'histoire -pour le moment- permet de secouer un peu tout ça. Merci à Giancarlo Esposito pour sa classe inimitable et son charisme. A partir de ce moment-là, l'interminable exposition cesse enfin pour laisser place à une troisième phase où les personnages ont enfin un but : il faut retrouver Miles et sauver le petit blondinet qui sera très certainement super tête à claques dans les prochains épisodes et dont on regrettera amèrement le sauvetage. Le rythme s'accélère alors et le mystère s'épaissit, à coup de cliffhangers attendus mais qui donnent irrémédiablement envie de revenir en deuxième semaine, et plus si affinités. La triste (?) réalité, elle est là : on a beau trouver ce pilote partiellement raté et complètement dénué d'humour, on se laisse quand même prendre au jeu au bout du compte. 

   Le pilote de Revolution prend son temps pour poser le décor et la situation mais oublie complètement de soigner les portraits de ses protagonistes principaux. En clair : il passe à coté de l'essentiel et annonce une série tout sauf... révolutionnaire (elle était facile) ! Elle mérite toutefois qu'on lui laisse une seconde chance, ne serait-ce que pour son actrice principale, pour Elizabeth Mitchell aussi et par principe : ne pas regarder une nouvelle série hyper feuilletonnante de network c'est encourager la prolifération des procedurals. Alors mobilisons-nous et croisons les doigts ! Il se cache peut-être quelque chose de bien tout là-bas dans le noir...

What Chance ?

L'avantage de Revolution, sans doute le seul, c'est d'être programmée après The Voice, soit la seule case potable de toute la grille de NBC tant en nombre de téléspectateurs total qu'en points sur les 18/49 ans. Est-ce que cela sera suffisant pour la sauver d'une petite mort inéluctable ? Pas sûr, d'autant que Smash revient en Janvier et que cette case c'est assez logiquement la sienne aussi...

How ?